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A. DUJARRIC-DESCOMBES
EX-LIBRIS ET FERS DE RELIURE
DE LA FAMILLE
MACHECO DE PRÉMEAUX
EXTRAIT
DES
ARCHIVES DE LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE DES COLLECTIONNEURS d’eX-LIRRIS
MACON
PROTAT
FRÈRES,
1905
IMPRIMEURS
EX-LIBRIS ET FERS DE RELIURE
DE LA FAMILLE
MACHECO DE PRÉMEAUX
’EST un véritable service à rendre à la science archéologique
et bibliographique que de faire connaître les emblèmes de
toute sorte que l’on peut rencontrer sur les livres provenant
des bibliothèques publiques et privées. Rien, en effet, ne
saurait plus vivement piquer la curiosité des érudits et des
chercheurs que la description et l’explication de ces devises,
chiffres, monogrammes, armoiries et autres symboles laissés par les ama
teurs sur leurs livres.
Les fers figurant sur les plats et les Ex-libris collés sur les gardes des
volumes sont devenus une source d’études qui forment tout l’attrait de cette
Revue. Dans certaines familles anciennes, ces fers de reliures et ces Ex-libris
étaient assez nombreux. Un de leurs interprètes faisait ici remarquer que si
l’on recherchait toutes les pièces sur lesquelles se trouvent soit les mêmes
noms, soit les mêmes armoiries, cette réunion permettrait, d’une part, de
faire ressortir les différences qui les distinguent et, d’autre part, de les attri
buer à telle ou telle personne plutôt qu’à telle autre. On arriverait ainsi à
composer sur l’ensemble des marques de propriété de la même famille un
article d’un très grand intérêt. C’est ce que nous avons cherché à faire pour
les divers Ex-libris et fers de reliure de la famille bourguignonne de
Macheco de Prémeaux.
Déjà, dans son Armorial du bibliophile, uniquement consacré aux
marques figurant sur les reliures, M. Guigard a inséré deux notices concer
nant des armoiries trouvées sur les plats de volumes ayant appartenu à des
membres de la famille de Macheco : D'azur, au chevron d'or accompagné de
trois têtes de perdrix arrachées du même 1.
1. Armorial du bibliophile, II, p. 83-4.
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Cette famille, originaire de Nuits, a donné autrefois à l’Eglise et à la
magistrature toute une série d’hommes remarquables par leur science et leurs
vertus, dont la bibliophilie du xvnie siècle doit retenir les noms. Leur auteur
était un conseiller au parlement de Bourgogne, Bénigne Macheco, seigneur
de Prémeaux. De son mariage avec Anne Le Cocq, fdle du marquis de Goupillières, qu’il avait épousée le 23 juin 1680, ce magistrat eut entre autres
enfants les deux évêques du Couserans et de Périgueux et l’abbé de SaintMar tin-lez-Troy es, trois bibliophiles dont nous allons parler.
Le premier, Jean-François, né à Dijon en 1692, abbé doyen de l’église
collégiale de Saint-Paul à Narbonne et du monastère de Sainte-Marguerite
au diocèse d’Autun, fut nommé, en 1720, agent général du clergé. Le jeune
abbé semble s’être préoccupé de bonne heure du choix d’une bibliothèque.
C’est un volume relié contenant le Procès-verbal de Vassemblée générale du
clergé de France tenu à Saint-Germain-en-Lnye, au chasteau-neuf, en l'an
née 1680 (Paris, Léonard, 1684) qui nous a fait connaître le fer de reliure
et VEx-libris dont il se servait pour les ouvrages de grand format. Sur les
plats de ce volume in-folio, que M. le chanoine Mayjonade, secrétaire de
l’évêché de Périgueux, a bien voulu mettre à notre disposition, se trouve un
grand écusson ovale, aux armes de Macheco, surmonté d’une couronne de
comte, avec mitre et crosse, et entouré de l’inscription : Jean-François de
Macheco, abbé de sainct Paul et de Ste Marguerite. Ce fer mesure 94 milli
mètres de hauteur sur 77 de largeur.
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L’abbé de Macheco en possédait un autre, que l’on rencontre sur des
ouvrages de petit format. Celui-ci n’a que 53 millimètres de haut sur 45 de
large. Nous reproduisons ci-après celui qui se trouve sur les gardes d’un
ouvrage qu’a bien voulu nous prêter notre ami M. Charles Aublant, secré
taire de la Société historique et archéologique du Périgord : Lettres du cardinal d'Ossat (Amsterdam, 1714).
A l’intérieur du Procès-verbal de l’assemblée du clergé de 1680 se trouve
l'Ex-libris de l’abbé de Saint-Paul et de Sainte-Marguerite. Ce sont toujours
les armes de Macheco, dans un cartouche surmonté de la couronne comtale,
avec mitre et crosse à chaque extrémité. Il se distingue par le défaut d’ins
cription et surtout par les supports. Le bibliophile avait eu l’idée de les
emprunter aux armes parlantes de sa famille maternelle, les Le Cocq : ce sont
deux superbes coqs portant la queue en panache et les ailes rabattues, et
posant une patte sur le cartouche. Cet Ex-libris mesure 85 millimètres de
largeur sur 62 de hauteur.
Son possesseur déploya dans les assemblées ordinaires du clergé des talents
si remarquables que, le 6 avril 1726, le roi le promut à l’évêché du Couse-
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rans. Ce siège, ainsi que celui de Comminges, ne porte pas le nom d’une
ville ; l’évêque résidait à Saint-Lizier, dans le Couserans, aujourd’hui départe
ment de l’Ariège.
Nous ne connaissons à l’évêque de Saint-Lizier-de-Couserans qu’un fer de
reliure, ayant 53 millimètres de haut sur 42 de large avec cette légende :
IOAN. FRANC. MACHECO DE PREMEAUX, EPIS. AUSTRIENSIS CONSORANORUM.
L’écu est surmonté du chapeau épiscopal brochant sur la couronne de
comte. Nous l’avons relevé dans un petit livre appartenant à M. C. Aublant,
et intitulé : Réfutation des anecdotes adressées à leur auteur, par Lafiteau,
évêque de Sisteron (1734), et dans un autre appartenant à M. Paul de
Fleury, ancien archiviste de la Charente : Les nouvelles tragicomiques de
M. Scarron (1701).
Sacré le 12 janvier 1727, l’évêque du Couserans mourut dans son diocèse
le 29 avril 1752, à l’âge de 60 ans.
A Saint-Lizier, dans le dallage du chœur de l’ancienne cathédrale, une
plaque en marbre blanc, placée du côté de l’évangile, en avant de l’autel,
rappelle la sépulture du prélat bibliophile. Dans un encadrement formé d’une
bande ondulée incrustée en marbre noir veiné, se lit l’inscription suivante :
Hic jacet illustrissimus et reverendissimus Joannes Franciscus de Macheco
de Premeaux, episcopus Couseransis, sui gregis exemplar et pastor opti
mum, qui semper novit pacem in sua diocesi. Rétribuat illi Deus in sua
æternitate. Obiit die XXIX aprilis an. MDCCLII.
Les armoiries, le chapeau et les glands qui précédaient cette épitaphe ont
été arrachés et sont restés en creux. On a proposé de rétablir ainsi l’écusson :
D azur, au chevron d'or, accompagné de trois têtes de perdrix de même,
arrachées, becquées et allumées de gueules.
Le frère puîné de l’évêque du Couserans, Jean-Chrétien de Macheco, naquit
également à Dijon, le 15 mai 1697. Successivement chanoine de Soissons et.
grand vicaire de l’archevêché de Sens, il fut nommé évêque de Périgueux le
29 décembre 1731. Sacré le 25 mai 1732, il fit son entrée solennelle et prêta
le serment accoutumé le 8 septembre suivant.
Il s’acquit une réputation de science, de prudence et de vertu qui attira les
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regards de Boyer, ministre de la feuille. L’archevêché de Bordeaux étant
venu à vaquer le 29 juin 1743 par la mort de François-Honoré Lancelot de
Maniban de Casaubon, ce siège lui fut offert, mais il ne voulut pas s’éloigner
de Périgueux où il était aimé et faisait du bien.
Lagrange-Chancel, dans la dédicace qu’il lui adressa de son Histoire du
Périgord, restée manuscrite, n’a pas manqué de rappeler ce trait honorable
du prélat, dont il loue le zèle à maintenir la pureté de la foi. On cite surtout
la fidélité de Macheco de Prémeaux à la loi de la résidence, n’ayant « pen-,
dant un règne de quarante ans environ fait que trois absences de courte
durée et pour l’intérêt de la religion », comme aussi sa grande charité qui
lui fit trouver « dans ses épargnes des ressources abondantes pour entretenir
de jeunes lévites et pour contribuer à l’établissement de plusieurs écoles » L
Une de ses absences fut nécessitée par la maladie de l’évêque du Couserans, son frère aîné, qu’il vit expirer entre ses bras « après lui avoir admi
nistré lui-même les derniers sacrements, sans que sa tendresse fût capable
de lui faire perdre courage » ; il acheva son sacrifice en lui rendant encore
lui-même les devoirs de la sépulture. Les archives de la Visitation de Péri
gueux, d’où nous avons extrait ce détail, renferment cet éloge de l’évêque
qui lui témoigna une affection particulière ayant lui-même au monastère
de Dijon des religieuses de sa famille : « Ce digne prélat réunissait en sa
personne toutes les qualités propres à faire le bonheur de son diocèse et à le
rendre agréable aux yeux de Dieu, la gloire duquel l’occupait uniquement;
son zèle à la procurer était infatigable, dans les temps mêmes où ses forces
étaient le plus affaiblies par une suite d’infirmités qui ne lui laissaient pas
un moment de repos. »
Macheco de Prémeaux mourut à Château-l’Évêque le 28 novembre 1771,
regretté de tout son diocèse, après quarante ans d’épiscopat. Un de ses
prêtres, Louis Dubois, curé de Saint-Martin de Périgueux, crut devoir « in
doloris levamen », mentionner son décès sur le registre paroissial, en ajou
tant : « Quem virtutis cumulatissimum præsulem nunquam poterunt pii
flere satis. »
Ce serait une vie édifiante à raconter que celle de cet évêque, qui ne rem
plit pas seulement avec distinction tous les devoirs de sa charge pastorale ;
il donna aussi l’exemple d’une grande charité, ayant toujours été au premier
rang dans toutes les circonstances où il s’agissait de venir en aide aux
pauvres. Il fut, de plus, un homme instruit et très cultivé. Il avait des goûts
archéologiques, dont il a laissé divers témoignages. Non content de faire
réimprimer les livres liturgiques de son diocèse, il s’était plu à réunir les
livres sortis des premiers ateliers typographiques de Périgueux. On peut en
citer au moins trois: Missale Petragoricense (1541), in-4° ; Breviarium
Petragoricense (1559), 2 volumes in-16, et un Rituel de Périgueux de la
même année (in-8°).
Il avait une belle bibliothèque, qui fut vendue en 1777, Le catalogue qu’en
dressa le chanoine Leydet, deux ans après la mort de l’évêque, ne compre
nait pas moins de 243 pages in-4°. On peut en voir un extrait dans les
1. Nouvelles ecclésiastiques, 9 avril 1772, p. 60.
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papiers du Chanceladais au Fonds Périgord de la Bibliothèque nationale
Chaque volume était ordinairement richement relié, aux armes de Macheco
de Prémeaux. Deux fers, de dimension différente, ont servi à les appliquer.
Ce qui les caractérise c’est la couronne de marquis surmontant l’écu.
Le plus grand mesure 9 centimètres de hauteur sur 8 de largeur ; le plus
petit, 55 millimètres de haut sur 50 de large. Au-dessous du chapeau épisco
pal, avec lambrequins, sont dessinées la crosse et la mitre. Autour de l’écus
son, on lit : Christianus de Macheco episc. Petrocorensis. On trouve l’un et
I. Bulletin de la Société historique et archéologique du Périgord, IV, pp. 202-5. Le grand
séminaire de Périgueux possède le portrait peint de Macheco de Prémeaux.
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l’autre sur de nombreux ouvrages de la bibliothèque publique de Périgueux.
Nous avons relevé le premier sur le Procès-verbal de Vassemblée générale
extraordinaire du clergé de France tenue à Paris au couvent des GrandsAugustins en l'année mil sept cent quarante-deux (Paris, Simon, 1742, in
fol.), qui appartient à la bibliothèque de l’évêché de Périgueux.
Le second a été reproduit d’après le fer appliqué sur un petit livre de la
bibliothèque de notre collègue de la Société historique et archéologique du
Périgord, M. Edmond Lespinas, ancien magistrat : Décisions des matières qui
regardent les curez (Paris, Et. Michallet, 1682).
Nous ne connaissons pas à notre prélat d'Ex-libris.
Macheco de Prémeaux n’exerçait pas seulement autour de lui l’ascendant que
lui donnaient sa dignité et son mérite. Il sut inspirer aussi l’amour des livres.
Il avait appelé à Périgueux un de ses frères, Joseph de Macheco de Pré
meaux, qu’il avait nommé chanoine de sa cathédrale. Le siège d’abbé de
Saint-Martin-ès-Aires, au diocèse de Troyes, étant venu à vaquer par la mort
de Jacques-Charles-Alexandre L’Allemant de Betz (6 avril 1710), le roi dési
gna le chanoine de Prémeaux pour le remplacer. C’est à lui qu’il faut vrai
semblablement attribuer le fer de reliure que Y Armorial du bibliophile
place sous le nom de son frère aîné, l’abbé de Saint-Paul et de Sainte-Mar
guerite. L’écusson y est simplement surmonté d’une crosse en place de cou
ronne nobiliaire. Aucune inscription n’accompagne l’écu encadré d’un
enroulement de tiges fleuries en forme de rinceaux, avec deux palmes pour
supports.
M. Lespinas possède l'Ex-libris reproduit ci-dessus, qui devait appartenir
aussi à l’abbé commendataire de Saint-Martin-lez-Troyes.
Au-dessus du cartouche la couronne de comte ; la crosse à gauche, la
mitre à droite, avec les deux palmes dont les tiges se rejoignent au bas,
il mesure 45 millimètres de hauteur sur 30 de largeur. Pas d’inscription.
L’abbé n’eut pas le temps de recevoir ses bulles d’investiture canonique
et de prendre possession de son abbaye ; car la mort vint le surprendre à
Périgueux le 22 février 1741.
Les vicaires généraux de Mgr de Prémeaux n’échappèrent pas davantage
à la passion qui animait leur évêque pour les beaux livres. Deux d’entre eux
voulurent avoir un Ex-libris particulier à l’exemple du prélat bibliophile,
dans l’intimité duquel ils avaient vécu.
Le premier, l’abbé Charles-Prudent de Bec-de-Lièvre, était issu de la
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branche des seigneurs du Bouexie. Né à Nantes en 1705, il devait être élevé
au siège épiscopal dé Nîmes en 1737. Il fut sacré le 12 janvier de l’année
suivante.
Voici son Ex-libris, dont nous devons aussi la connaissance à M. le cha
noine Mayjonade.
Ce sont, dans un encadrement carré assez ordinaire (30 x 50), les armes
imprimées du prélat : De sable, à deux croix tréflées, au pied fiché d'argent,
accompagnées d'une coquille de même en pointe', au-dessous, celte inscrip
tion : C. P. de Becdelièvre, ep. Nem. Couronne de comte, surmontée du
chapeau.
Charles-Prudent de Bec-de-Lièvre est mort en 1784, sous-doyen des
évêques de France. Il se montra dans le midi de la France digne de Macheco
de Prémeaux ; plusieurs établissements de charité fondés par lui y sub
sistent encore.
Le second des vicaires généraux qui partagea les goûts intellectuels de
notre évêque fut Henri-Joseph-Claude de Bourdeille, né le 7 décembre 1720
dans le diocèse de Saintes. Il avait servi quelque temps dans les mousque
taires avant d’être ordonné prêtre (1746). Le roi le nomma abbé de la Tri
nité de Vendôme en 1753, et évêque de Tulle en 1762. Transféré à Soissons
deux ans après, il continua à édifier les fidèles, malgré son train de grand
seigneur, par sa régularité, sa piété, ses charités. Nous donnons ci-contre
son Ex-libris que M. Aublant a bien voulu nous communiquer.
Comme on le voit, c’est l'Ex-libris de l’abbé de Vendôme, vicaire géné
ral du diocèse de Périgueux (83 X 86). Magnifique cartouche, surmonté de
la couronne de marquis, entre la mitre et la crosse, avec deux griffons au
naturel pour supports. Armes : D'or, à deux membres de griffons de gueules
onglés d'azur, posés en contrebande, l'un sur l'autre. Au dessous, ces mots :
Ex bibliotheca D. D. abbatis de Bourdeille.
Mgr de Bourdeille n’eut pas, comme son collègue de Nîmes, la consola
tion de mourir sur son siège épiscopal. On le vit, en 1791, déployer à Sois
sons une vigueur extraordinaire pour résister au schisme. Il fut forcé de
s’enfuir à l’étranger. Ayant donné sa démission en 1801, il rentra en France,
et mourut à Paris le 12 décembre de l’année suivante.
Le goût des livres devait être dès lors héréditaire dans la famille de
Macheco. Le filleul de l’évêque, Jean-Chrétien, né le 24 mars 1752, le per
pétua dans le parlement de Bourgogne où il siégeait.
L.' Armorial du bibliophile, qui donne le dessin de son fer de reliure, rap
pelle que « la collection de cet amateur était assez nombreuse et contenait
des livres de prix ».
Le neveu des évêques du Couserans et de Périgueux et de l’abbé de SaintMartin-lez-Troyes est mort à Riom au mois de décembre 1803.
Son fer consistait, dans un écusson ovale, surmonté d’un casque grillé
avec lambrequins, portant au-dessous la devise : J'ai bon bec et bon ongle.
Le conseiller de Dijon avait, en outre, un superbe Ex-libris, que nous
reproduisons d’après la photographie prise par M. Charles Durand, vice-pré-
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sident de la Société historique et archéologique du Périgord, sur un livre de
la bibliothèque de Périgueux, intitulé: Forma, cleri, par Louis Tronson,
supérieur de Sain t-Sulpice (1727).
L’écusson est surmonté de la couronne de marquis, ayant pour supports
les deux coqs que nous avons déjà rencontrés dans l'Ex-libris de l’évêque du
Couserans. Ici, ces gallinacés ont les ailes déployées et n’ont pas la queue
en panache, il sont chacun sur un tertre. Cet Ex-libris mesure 93 milli
mètres de largeur et 70 de hauteur.
Terminons cette notice, déjà trop longue, en mettant en garde les collec
tionneurs tentés d’attribuer à la famille de Macheco des Ex-libris, qui, malgré
certaines ressemblances, ne lui appartiennent pas.
Citons notamment l'Ex-libris de la famille Bitaut, du Maine, portant les
armes ci-après: D'argent, au chevron d'azur, à trois têtes d'oiseau (53 X 47).
Ce joli Ex-libris est signé Chaumier. Nous en devons la connaissance à
M. l’abbé Chrétien, curé-doyen de Ressons-sur-Matz (Oise).
A. Dujarric-Descombes,
Vice-Président de la Société historique et archéologique
et de l’École félibréenne du Périgord.
foifasfe
Fait partie de Ex-libris et fers de reliure de la famille Macheco de Prémeaux..
