FRB243226101_PZ_1357.pdf
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* Jë an-chrétien macheüo de prémeaux ,
parla permission divine, et par l’autorité du Saint-Siège
apostolique , Evêque de Pcrigueux, Conseiller du Roi en
tous ses Conseils. A tous Curés, Vicaires , Catéchistes ;
aux Pères & Mères, et tous autres chargés du soin de
l’instruction , & à tous hes Fiddles de notre Diocèse ;
Salut & bénédiction en Notre-Seigneur.
Il est juste que nous nous rendions à vos instances, mes
très-chers Frères: il est juste de faire cesser la diversité
■incommode de ces d’.fférens Catéchismes auxquels on a
été obligé jusqu’ici d’avoir recours dans ce Diocèse , et il
est temps de vous en donner un.qui maintienne l’unifor
mité de Doctrine, en fixant pour toujours la manière de ■
l’enseigner.
Lf Catéchismeque nous vous présentons aujourd’hui est
pour les enfahs, & généralement pour tous ceux qui ont
besoin d’apprendre les premiers élémens de la Religion. Il
servira à le* endre capables peu à peu des instructions plus
solides que nous réservons pour un autre plus étendu , et
cependant lasemence précieuse des vérités que celui-ci ren
ferme ne laissera pas de produite les fruitées bonnes ceulü ;-Oîlï
i
CE LA ViLl.E
! DE PEFÜGUr L
1
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y res 5 wcrne dans les plus simples c-t dans les plus grossiers,
si vous tâchez de consacrer leur cœur par l’amour de Dieu,
en formant leur esprit par la connoissance des Mystères.
C’est donc à vous, mes très-chers Frères, qui êtes avec
nous, les Ministres fi JfsVS-Christ et les dispensateurs
des Mystères de Dieu (j) ; c’est à vous tous premièrement
que nous nous adressons dans les mêmes circonstances ,
et avec les mêmes expressions que Saint Augustin emplqyoit autrefois en écrivant à un Diacre de l’Eglise de
Carthage , qui lui avoit demandé une méthode pour ca
téchiser ceux qu’il disposoit au Baptême, Fous, nous ave?
demandé, disoit-il , (/) zzzz ouvrage qui puisse vous être
utile pour instruire ceux dont le salut vous est confie': nous
nous y sommet, appliqués avec joie j et en cela noire satis
faction est d'autant plus grande , que nous avons l’avantage
de donner à ceux qui sont associés à une partie du Minis •
tire, dont la plénitudefait la gloire de l Episcopat, le moyen
d'exercer avec plus de facilité leur file pour L’instruction,
Ainsi, mes très chers Freres , nous vous conjurons, par la
bonté que Jesus-Christ a témoigna pour les petits enfans,
et par tout ce qu’il a fait pour leur salut et pour le nôtre,
de vous appliquer vous même à l’instruction de ces petits
(<r) à qui le royaun.e des Cieux appartient.
Vous ne devez pas ignorer ce que le Concile cle Trente
prescrit sur cela aux Evêques: Ils auront soin , dit-il (z/)
qu’au moins les Dimanches & les Fêtes les Enfans soient
instruits dans chaque Paroisse des principes de la Foi , Gt
de Cobéissance quils doivent à Dieu , à leurs parens ; 6*
s’il en est besoin , ils contraindront, même par les Censu
res ecclésiastiques, ceux qui sont charge's de cet emploi , à
s’en acquitter fidelletnent. Il ne nous arrivera pas, comme
pous l’espérons, d’être forcés d’en venir à cette extrémité;
mèis nous nous croyons obligés, mes très chers Freres, de
vous avertir que pour remplir comme il faut une partie
(a) Cor. c. 2. jf. i,
(b) I.ih. de Catech. rud,
(c) Mat. c io. P 14.
(d) Ses. 4, de reform, c, 4.
aussi essentielle de votre Ministère , vous devez vous y ap
pliquer sérieusement et constamment : vous devez Vous y
appliquer dans la vue de faire goûter les vérités que vous
enseignerez; et à cet effet, vous devez vous y appliquer
avec affection et avec joie.
Cette disposition , de votre part , est nécessaire pour ne
pas céder à l’ennui et au dégoût auxquels vous êtes exposés
dans l’exercice d’üne fonction pénible, & souvent même
désagréable ; mais fonction néanmoins qui doit vous être
infiniment chere : en sorte que si la grossièreté de ceux
que vous avez à instruire est capable de vous rebuter; si
leur stupidité ou la légèreté et le peu de consistance de
leur esprit vous obligent de répéter sans cesse les mêmes
choses ; s’il arrive , malgré vos soins, que le succès ne
réponde pas à Votre travail-, bien loin de vous décourager;
bien loin d’abandonner une œuvre également méritoire e'c
excellente , sous prétexte peut être de vaquer à d’autres
fonctions plus importantes en apparence, mais dans le
fond plus flatteuses et plus conformes à l’amour propre ,
vous devez penser avec Saint Gregoire le Grand, que (.<)
jamais la charité n’est plus agréable aux yeux de Dieu ,
que lorsque pour exercer la miséricorde , elle s’abaisse à ce
qu’il y a" de moins éclatant dans le service du prochain :
elle doit donc vous rendre compatissans envers ceux qui
sont encore dans la foiblesse de l’enfance: elle doit vous
faire condescendre à leur infirmité : (/) elle doitvous ins
pirer pour eux la tendresse d’un amour , non seulement
fraternel, mais tel encore , dit Saint Augustin , qu’est
celui des pires et des mires envers leurs enfans', d’où il
s ensuit que s’ils ont droic à vos instructions dès qu’ils
commencent à être capables d’en profiter, votre assiduité
a les instruire doit être bien plu; grande , et votre appli
cation à le faire avec zèle , doit être tout autrement atten
tive , lorsqu’il s’agit de les préparer à recevoir les Sacrefa) I. Ep. 25.
U’) Jam verb si usitata & part ulis congruentia sœpi rcpetere
fastiiimus , congruamus éis per fraternum, pàiernurn maternumque
amorem, Lib. de Catech. rud.
A 3
6
mous. C’est aussi cans cette vue que nous avons traité
plus en détail , à la suite de cotre Catéchisme, ce qui
regarde les Sacremens de Pénitence , de Confirmation &
de l’Eucharistie.
Et vous, ô peres & meres & chefs de famille, compre
nez la force de ces paroles de Saint Paul : Si quelqu'un de
■vous, dit il , (j) n’a pus soin des siens , et particulière
ment de ceux de sa maison , il a renoncé à laj'oi , et il est
■ pire qu’un infidellc, Sachez donc que vous devez ctre les
premiers et les principaux Catéchistes de vos enfans :
sachez que c’est à vous à leur faire apprendre par cœur
les premiers principes de notre foi, à les leur faire en
tendre , & à les leur répéter continuellement : sachez,
enfin que le Catéchisme doit se faire encore plus dans
les maisons , & en particulier, que dans l’Eglise. Mais
comment pourriez-vous instruire ceux qui sont à'verre
charge , si vous mêmes fi’êtes pas instruits ? Hélas, pcutctre n'avez-vous jamais bien su ce que vous devriez ap
prendre à vos enfans! Hélas! quoique dans un âge déjà
avancé, peut être avez-vous besoin de reprendre avec
eux' le premier lait de la Doctrine chrétienne que vous,
avez sucé dans l’Eglise au temps de votre enfance : n’ayez
point honte de vous y assujettir ; venez et assistez au Ca
téchisme avec autant de soin que vos enfans mêmes ;
c’est pour un grand nombre d’entre vous l’unique moyen
d’apprendre et de savoir ce qu’il ne vous est pas permis
d’ignorer , ou do vous en rappeler le souvenir , si vous
l’avez oublié; au moins est-il certain qu’il n’y a point de
pere ni de mere de famille qui ne doivent so'uvent repasser
sur leur Catet hisme , quand ce ne seroitque pour être en
état d’en insnuire leurs enfiins & leurs domestiques.
Ainsi, mes très chers & vénérables Freres les Pasteurs
& les Prêtres , nous v us en conjurons , tenez la main
à ce que les peres & meres & les chefs de famille rem
plirent fidellement ce devoir, qui est un des principaux
de leur état: veillez pareillement sur tous ceux qui dars
(c) i. Timoth.
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jf. ?..
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vos paroisses ont charge d’instruire et d’enseigner la jeu
nesse faites en sorte qu’ils exercent cecte importante
fonction comme ils doivent , principalement en ce qui
. concerne la Religion : ayez, soin qu’ils se servent du
Catéchisme que nous donnons aujourd’hui à notre Dioéese;
faites-leur observer les Réglemens qui sont à la suite de
notre présent Mandement, & conformez vous y vousmêmes en ce qui regarde votre ministers.
Sur tout ne vous relâchez point de l’obligation qui vous
est imposée , d’interroger ceux qui se présentent pour la
Confession , pour le Mariage , ou pour être parrains ou
marraines, & ne les recevez pas s’ils ne savent leur Çatéchisme. En vous comportant de la sorte , vous ne tarderez
pas à recueillir le fruit de votre zele et de votre vigilance ;
bientôt vos Paroisses seront renouvelées dans la piété.:
les jeunes-gens instruits St affectionnés au Catéchisme ,
devenant eux-mêmes peres & meres de famille dans la
suite , ne manqueront pas d’inspirer à leurs enfans le
même goût; et par ce moyen le bien s’entretiendra & sa
perpétuera d’âge en âge à l’édification de l’Eglise & à la
gloire de la Religion.
A CES CAUSES , Nous Ordonnons que l’on se servira
de notre présent Catéchisme pour instruire les enfans ,
& défendons d’en enseigner aucun antre dans tout notre
Diocese au préjudice de celui-ci. Donné à Périgueux ,
le jour de la Sainte Trinité vingt-quatrieme Mai mil sept
cent c-tnquante.
t J. C. Evêque de Périgueux,
P.ir Monst'gntur :
LOMERE, Secrétaire.
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' 1."£i Catéchisme doit se foire dars la maison aux petits enfin?
oui commencent à parler, & qui à cause de la faiblesse de leur
‘âge , ne peuvent se retidre aux instructions communes, soit à l’Egii.o
-bu‘âiîië'üïsi ,y;’• u? *-• a •
: t U'* -îi\.r/rno-j nd lisl $2
IL C’est aux pères & mères, ou à ceux qui cri tiennent-la place,
<fapprendre aux enfans les premiers élér.-.ms de la Religion,, & ils
doivent s'acquitter de ce devoir avec jcU & atfectiôn, & dâns la'
vue de plaire à Dieu.
-.'••••'•
JH. Le petit Catéchisme qui est immédiatement à la suite de
ces Reglemeris, contient le précis des vérités que les enfans doi
vent apprendre dès le plus bas âge : oo's’ën' servira donc pour les
instruire , &’ non d’aucun autre, celui-ci étant pour L’usage propre
♦Tès toriririëriçans.
IV. Ceux qui instruiront ces petits enfans éviteront tout ce qui
.poûrroit les rebuter &' leur donner du dégoût & de l’élôign'emenr
peur le Catéchisme, & aii contraire, ils tâcheront de leur inspirer
de l’affection pour cet exercice, de le leur rendre aimable, en les
instruisant avec douceur & patience.
V. Gn commencera toujours le .Catéchisme par la prière, comme
il esj marque. A cet effet, on aura soin que les enfans se mettent
Lgenoux, qu’ils aient les mains jointes,, qu’ils se tiennent dans tinqposture décente, & on les accoutumera a faire ainsi leur prière ,
que l’on fera aussi avec etix & pour eux, mais posément & distincte--ment, afin qu’ils apprennent a faire de même.
VI. Avgfjt d’interroger les enfans, on leur fera faire le signe de
la Croix, en leur apprendra à le bien faire, & on aura atrënticn
qu’ils ne s*2ccôuturi»èï.t poii'.t à le faire trop vite, & à ne pas bien
prononcer les paroles qui doivent accompagner cet acte de Religion.
VII. Oa fera les demandes telles qu’elles sont marquées dans
le petit Catéchisme, & on apprendra aus enfans les réponse? telles
aussi qu’elles «ont marquées. ; car c’est, afin qu’ils puissent com
prendre les unes Si les autres, que l'on a renfermé les demandes
dans les réponses.
V1M. Il ne faut pas dans les comtr.çncemens faireun grand nombre
de demandes, ni employer de suite un temps considérable au Caté
chisme de ses petits enfans, qui ne sont .pas çap^les. d’une longue
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attention ; maïs on doit faire en sorte qu’ils retiennent lé peü qu’c'ii
'reM‘-''âpp:'Fe'hd^4'â4^'',^ià'eèt^ffe^îLvâAmie^x4eiïWalî^-.soùvfei7t
le Catéchisme.
ÏX? Ôik fiîIjiÆu3uK5le"^af4clSne èf(àtânt -'dsre^uxj^nfan®
le Pater & l’z4vé; ils le diront à genoux, tantôt en latin , tanta*
en français : on lesîaecoiXtumèraqi prqnqnCler ^oséfaent 8e distincte*
ment les paroles : on ne se lassera” point de les l’eur-répéter & faire
répéter jusqu’à ce qu’ils les sachent, & qu’ils puissent les. dirq.sepls-/
&Sa.4a fin-ils^îeroht le signé1 de îa.Croixé
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:. X: Lorsque les enfans sont en état d’aller au Catéchisme > .qui
se fait en commun, ou à l’Eglise, ou ailleurs, leurs.garçns h,e
4qi v,çi|fi ç^^paanquer de les y envoyer, & de s’assurer s’ils . y .vont
effectivement ; & même autant qu’ils le pourront', ils feront fbi,çn
de les y accompagner.
XI. Dans les Ecoles que tiennent les Régens 8c Régentes avec
: approbatipn et. permissi on, on fera le Catéchisme au moins .trois
fois la. semaine, ,et même plus souvent s’il/est nécessaire, et On ne
se servira point d’autre Catéchisme que de celui-ci..
XII. On aiira une attention particulière..pour instruire &-,çUygr.
dans les principes de la Foi catholique les enfans desReligiqqnairqSo
Qn leur fera apprendre le (Catéchisme du Diocèse, & on tiendra
la main à. ce qu’ils viennent à l’Eglise avec les autres, qu’ils y assis
tent, à la Messe 8ç aux instructions qui leur sont propres,, qïi’iîs
fassent le. signe de la Croix, & qu’ils aient un grand respect.pour
le très-saint Sacrement.XIII. Quand les enfans sont assemblés dans les Classes où on leur,
apprend à lire, les. Régens ou Régentes doivent leur faire montrer
leur Catéchisme avant que de commencer, car chaque enfant doit
avoir le, sien : il faut prendre garde s’ils le tiennent propre, & les
avertir de ne le, point perdre, 8c de ne p'ohif le’laisser' gâter ni
déchirer.
XIV. On divisera en plusieurs classes les enfàns éb Catéchisme
qui te fait en .commun : on proportionnera à leur capacité l’instruc
tion qu’on leur fera, selon qu’ils seront plus ou moins avancés s
et. on aura soin de ne leur rien apprendre du second Catéchisme,
qu’ils ne sachent bien le premier : et parèilïemenr de ne leur appren
dre ce qu’il y a de plus difficile dans lé second Catéchisme que lors
qu’ils sauront bien ce qu’il y a de plus facile.
XV. Le Catéchisme qui se fait à l’Eglise ou ailleurs par le propre
Prêtre, est véritablement 8c à juste titre Tihstrùctioh pastorale
que les Ministres dé Jésus-Christ doivent regarder comme une de
leurs plus importantes fonctions, & à laquelle les vèrés 8c mèreschrétiens ne peuvent soustraire leu:5 enfahs sans manquer à un deteurs principaux devoir?»
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10
XV-Ï. C’est principalement aux jours de Dimanches de de Fê/es;,qu’est attachée i’obligatjpn de faire le Catéchisme dans l’Eglise, selon
le Concile de T rente. L’heure à laquelle on doit le faire régulièrement
est avant les Vêpres, afin que les pères & mères puissent en profiter,
& on ne doit point le faire à une autre heure sans nécessité ou
raison de plus grande utilité.
XVII. On doit faire aussi le Catéchisme durant le cours de la
semaine, en. A-vent & en Carême; cfe lorsqu’il faut préparer les
er.fanspour la Confirmation ou pour la première Communion. St
les enfans dans les campagnes ne peuvent que très-difficilement se
rendre au Catéchisme en été, parce qu’ils sont employés à la garde
des bestiaux, on tâchera de les rassembler durant l’hyver, & on
piendra les- temps les plus commodes pour les instruire.
XVIII. En quel tems que le Catéchisme se fasse dans l’Eglise,
le peuple de -la Paroisse en doit être averti; ainsi il y aura une
heure marquée pour cela : on l’annoncera au prône : on sonnera»
quelques coups de cloche un quart d’heure au moins avant que de
commencer, afin que tous puissent s’y rendre.
XIX. . Dans les Paroisses de la campagne qui sont plus étendues,
on ne doit pas se contenter de faire le Catéchisme à l’Eglise, on
doit le faire aussi dans les Villages., où on rassemblera à cet effet,
les bergers du Canton et ceux que l’éloignement empêche de se
rendre assiduement à l’Eglise.;’et si on ne peut faire ces Catéchis
mes dans des lieux & en des temps différens pour les garçons &
pour les filles, on aura grande attention au moins à les placer sépa
rément les uns des autres.
XX. On peut employer très-utilement à faire le Catéchisme dans
les Villages quelque femme ou fille pieuse, qui soit en état d’içs —
truite les personnes du sexe, et pareillement s’il-se trouve quelque
homme capable de faire la même chose par rapport aux garçons,,
en pourra l’en charger, sans néanmoins que le Curé, qui est le
propre Pasteur, puisse se croire dispensé de veiller sur cette partie
de-son Troupeau, en s’assurant par lui-même, de tems en tems,
si ces pauvres gens sont instruits de leur Religion.
XXL On ne peut trop accoutumer les enfans qui viennent au
Catéchisme dans l’Eglise, à s’y tenir modestement-, & on ne dew
point soufirir qu’zis y causent, qu’ils courent çà & làÿ & fassent
plusieurs autres choses semblables, qui sont l’effet trop ordinaire de.
peur légéreté naturelle.XXII. On leur assignera à chacun une place pour le Catéchisme,
& on aura soin qu’ils n’en changent point, afin qu’on puisse plusaisément les reconnaître. On placera les garçons d’un côté, et les
filles de l’autre, & on veillera à ce qtvils ne se familiarisent point,
;soir en allant & venant, soit à l’Eglise; à quoi les parens sont
avertis de tenir U main aussi de leur côté.
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XXill. On commencera toujours le Catéchisme dans l-Égiise par
la prière du matin , pour apprendre aux enfans à la faire, & on fuira
par la prière du soir. Tandis qu’on fera la prière iis seront à genoux ,
tournés vers l’Autel, & auront les mains jointes : elle doit se faire
posément et distinctement pour les accoutumer à la faire de même
en leur particulier.
XXIV. Avant que de commencer les interrogations, celui qui fait
le Catéchisme doit exciter l’attention des enfans, en leur représen
tant qu’ils sont en la présence de Dieu ; que c’est pour leur bonheur
qu’ils sont assemblés, & qu’il leur importe infiniment de profiter
de l’instruction qu’on va faire, mais on doit leur dire cela en peu
de mots, & de manière qu’ils sentent qu’on ne cherche efFectiverment qu’a procurer leur avantage.
XXV. On prendra par écrit les noms-de baptême & de famille'
de tous ceux qui viennent au Catéchisme & on les rappellera toujours
par leurs noms lorsqu’on les interrogera, afin de réveiller leur atten
tion. Ce catalogue servira aussi à .marquer ceux qui manqueioient
de venir au Catéchisme, pour s’informer des raisons de leur absence»
XXVI. Pour soutenir l’attention des enfans lorsqu’ils sont au Caté
chisme, il ne faut pas les interroger de suite comme ils sont rangés ,
mais il les faut prendre de côté & d’autre; demander quelquefois à
ceux qui sont à une extrémité , qu’est-ce que l’on dit à l’autre bout,
pour voir, s’ils sont attentifs, ou, lorsque celui qui est. interrogé, ne
répond pas bien, il faut en appeler un autre des mieux instruits qui
donne la réponse , afin d’exciter l’émulation. Celui qui-sera interrogé
commencera par faire le signe de la Croix ayant que de répondre©
XXVII. Quoique dans le Catéchisme iiy ait quelquefois des chcsesqu*
surpassent la capacité des enfans, on ne laissera pas de les leur faire
apprendre, parçequ’avec le temps, ils en açquérercnt L’intelligence;
mais pour y réussir, il faut aller par ordre, & n’exiger que ce qu’ils
peuvent retenir, eu égard à leur âge & à i’ouverture de leur esprit»
XXVIII. L’ordre que l’on doit observer à cet égard , est celuici: i.° lorsque les enfans commencent à avoir l’usage de la raison, •
11 faut leur apprendre de suite & sans se presser, les leçons du *
Catéchisme qui traitent de la fin de l’homme & de la qualité de
chrétien, de Dieu & de ses perfections, des principaux Mystères &
du Symbole; 2.° lorsqu’ils sont instruits suffisamment de la foi desf
Mystères, on leur apprendra L’explication du Pater & de l’/ipe,Ia
doctrine des Sacremer.s <Sc les Commandemensde Dieu & de l’Eglise;
3.° lorsqu’ils seront d’un âge plus avancé, & capables de faire des
réflexions plus sérieuses, on leur apprendra ce qui regarde la Grâce’»:
la Prière , le Péché et les Fins dernières.
XXIX. Comme on ne fait pas le Catéchisme seulement afin que
Les enfans l’apprennent par cœur, mais afin qu’ils connoissenv les
A 6
1 II
.rqrNffùtsfc deJa rreligion , & que cette* cdnnaissanoe produise eifeux le
-u<#QB£ fk
de-Dtea^ à cet, îdffètïiaura soin de
ôü£3wfe8dïPr tÊtmp^îdfcntplœÿèndc xdqrccÿ réfiexiôrtS-^uî-^oiô'iitnà'teur
portée, & qui. soient propres à leur inspirerqtïer/iÿpn's^septifâens,
tomme, par exemple, apiès leur avoir appris que Dieu est partout
C< qu’il voit tout, on peut ajouter : il faut donc se comporter panent
pli l'on pdïsc.ftre, comme (tant teneurs sous les yeux de Dieu qui
voit tout. De m.cnie apres leur avoir appris que le fils de Dieu s’est
fai: homme pour nous racheter de l’esclavage du péché , & des peines
ce i’er.fcr que nos péchés mé/itûient^ on peut ajouter : Quelle obii—
gj-îcii n avons-neu> pas à un Di.u qui nous a tant aim.: î mais qu'elle
horreur ne devons-nous pas avoir du pnlie, qui a causé la mor: au
tils de Dieu irDme'i, D ainsi du reste.
■
.XXX. Un des moyens- que Ton peut employer plus utilement‘dans.
, les ..Catéchismes -, soit pour y attirer les enfans ,-soit pour empêcher
; «pois:ne s’y ennuient, e t d’y faire chanter des Cantiques. L’üsàge
en.est ctabltdans beaucoup de paroisses de ce Dioicèse: il est de grande
conséquence de.s’ÿ conformer ^généralement j les anciens Pères de
i’Egîisé Pont .ainsi pratiqué avec s.uççès. Pour le faire a leur.exemple
on doit expliquer aux enfans le sujet des Cantiques que l’on, chantera,
,’j on d.oit avoir soin qu’ils.les appr.ennent-par cœur, et-leur recommander,.ainsi qu’à leurs pepe. et.mère,, de.ies chanter pendant leur travail,
e'n garfeir leurs troupeaux
autrement?, au, lieu de ces chansor.3
profanes malheureusement trop communes,.losquellcs-sont-., ou.tonjours licencieuses et . contraires aux bonnes mœurs, ,oa au moins
• ridi.ctilé^ et ipfîig’nes. de servir d’exercice à des bouches-chrétiennes
.
XXXI. 11 faut partager le temps que l’on employera à faire Je
Catéchisme,■ïfoteüe sorte que la moitié au moins soit sur les Mysrère 3
A' les. Sacre.nens, év l’autre monté sur les Commandcmens de Dieu
. éy deJ’E&Hsc, & sur les fins dernières.
•
4
XXXII, On employera à faire le Catéchisme le tems nécessaire
A suffisant,- afin que chacun des enfans qui y assistent* puisse répon
dre sur une certaine quantité de Questions plus ou-moins, selon
seront • en nombre pllts ou moins grandi
.ulf. On donneca*. quelque réponse ou . quelque marque ? dé
stion à ceux qui seront- les plus sages, 8c qui sauront, mieux
Jûtéchismc; mais s’il s’en trouve d’indociles qui ne veulent rien
apprendre & qui. détournent les autres, on. ne commencera pa-s-p?.?
•les renvoyer du Catéchisme 8c de L’Eglise, ce qui ne doit se foire
que rarement & à toute extrémité , mais on les séparera des autres,
©n les fera tenir à genoux pendant un certain temps, afin que cette
confusîôn serve’ à les corriger.
iSxiV. .S’il se trouve des jeunes gens avancés en âge, lesquels
à cause de leur grossièreté et de leur peu de disposition naturelle,
knt peine à comprendre & ne puissent rien retenir'j&i; mcmcira>
i■ *?
i on. ks instruira en particulier, ec on leur -cfonnfera foal fenretops
si-, nécessaire pour.cela,iîans se-JaiseK.niicsesrébfeàfjàîa^ obatf'Situjiiofiêntiranspjfatpeîtitià'UftèicfersiplrK efccclleritp*'«ùn*!$»3le‘$iâlïrfê>iîue
•l’otMtpWSseKfd-ajJçuer». . . i
h f. -.'jiqOTq Injioviiip * ,9-»aoq
juoitt^xOSV’.'Wr-r^fiBffir ecu* queVon prŸp^ëfa^OuVlà.XÎojifi^ia■ tlbn, oh- observera' te qui est marqué dans'.’ihstfu'trioiiépanicüliere.nicer destinée..polir lis disposer à recevoir'te Sacrement. Comme
' cette instruction est plus étendue quc'le Catéchisme , On ne doit pas
exiger de tous cens que 'l'on préparera à la Confirmation; qu’ils
sachent par cœur ôi qu ils puissent répéter tout'ce qu’elle renferme,
-rhâirfil faut ;àu moins'que tous sachent le dogm'é touchant la rià'tUre
et les effets de-ce S'aïremerit, comme aussi to.uchati’rtes dispositions
nécessaires pour le recevoir avec finit; & quand à cé'qhi est"aun
plus; grajîd détail pour l’intelligence & la prafiqtre>.de ce qtû-â rap
portai! Sacrement, on en fera le sujet de y-dtffépentàs .instructions
■ : simples , .familières & à la,portée., des enfans; car.c’est alors surpour
-, qu’il faut tâcher de leur inspirer des sèntimens de piété et de religion.
-■
XXXV1 .Ce qui vient d’etre dit de la Confirmation doit' aussi ayoir
•lieu à-l’cgard de ceux que l’on prépare'pour'la'première Commu
nion : ainsi pour les y disposer, on se servira' dé l’instructioh dressés
à cct effet; et quoiqu’il y soit dit que l’âge le jftus; Ordinaire pour
faire faire la prem;ère Communion est celui de qJatô’ixe ar.s pour
lés garçons, et de douze pour les filles, riëannwihs^c'ômme to fis ceux
• de cet âge ne doivent pas être admis à communier’précisément à
cause de leur âge, aussi on en pourra faire com’munier quelquefois
de moins âgés, lorsqu’on les jugera capables .- tels sont céux'qui
joignent à un heureux naturel cultivé par. k bonne education, un
jugement formé, & .encore plus des mœurs pures & innocentes»
XXXVIL Comme la première Communion a de t rès - gra ndes siji tes
pour tonte la vie, & par rapport au salut élefnè':, selon qcfèlîè est
bien ou mal faite, les Pasteurs & les Co.nfess.eurA doivent atfoïr*grandsoin d’y préparer ceux qui la doivent faites&Jlsaverrircntl.es pères
& mères de l’obligation où ils sont de procurer à. leurs enfans ,?par
tous les moyens possibles, le bonheur de communier-dès-qu’ils-ont
atteint l’âge de discrétion, comme parle l’Eglise, mais encore plus
celui de faire saintement une action si importante.
XXX-VIII. Pour leur procurer cet avantage-, on doit observer ce
que le Clergé de France prescrit sur cela dans rassemblée, de Melun
i en i . 70,. lorsqu’il dit : « il faut que les jeunes gens qui.-veulent-être
.
admis à la réception du-Sacrement d’Eucharis.tie,,s.çiepr éprouvés
. ?? pendant quelque temps, et insuuits dans les principe* d’une, foi
» véritable, pour recevoir avec fruit.un Sacrement siaugpmi « Or,
, , on. peut aisément s’assurer si les enfans sont instruits des vérités de la
..Foi et des devoirs des Chrétiens, puisque un examen de quelques
momens suffit pour celai mais il n’en est pas de même de l’épreuve
dont il. s’agit..
.
■
XXXIX. Cette épreuve regarde l’état de l’anie de celui qui doit
communier, èt les* dispositions dè son 'cœur : c’est donc par rapport
à ces deux objets principalement qu’à été dressée l’instruction qui doit
servir de préparation à la première Communion ; ainsi l’usage qu’on
en doit faire n’est pas de vculoir qu’on apprenne mot à mot & par
cœur tout ce qu’elle contient, mais c’est d’expliquer les dispositions
dans lesquelles on doit être pour bien communier ; c’est deànarquer
les moyens que l’on doit prendre pour cela;, c’est de présenter les
motifs qui doivent y porter : c’est enfin de remplir ceux qui se pré
parent a la Communion ; des sentimens de piété & de religion qui sont
nécessaires pour bien faire une si sainte action.
XL. Mais comme toutes les dispositions nécessaires pour bien
communier sont renfermées, en quelque sorte, dans la Confession qui
doit précéder immédiatement : comme c’est par elle que l’on en doit
juger, & que ce jugement doit être la règle de i’épieuve dont il vient
d’être parlé, on doit prévenir le temps destiné pour la première
Communion, en sorte que ceux qui doivent la faire, se confessent
au moins un mois . auparavant. L’expérience n’apprend que trop
qu’il n’en est presque point qui ne doivent alors faire une Corfession générale : or, on trouvera dans l’instruction préparatoire à la
première Communion, art. lï-, ce qui regarde plqs particulière
ment la Confession générale : on insistera beaucoup sur cet article:
on ne négligera rien pour l’expliquer, & pour en faire sentir toute
l’importance, & on s’appliquera à faire’mettre en pratique ce qui y
est rapporté, comme étant ce qu’il y a de plus essentiel & de plus
indispensable.
PREMIER CATÉCHISME
QUE L’ON DOIT APPRENDRE AUX ENFANS
Dans la maison dès qu’ils commencent à parler
et à pouvoir retenir quelque chose.
Voyez ce qui est dit dans le Mandement qui est à la
tête de tout le Catéchisme et dans les RégTemcns
qui sont à la suite.
Premièrement, il leurfaut apprendre à faire le signe
de la Croix en leur disant-:
D. Faites le signe de la Croix ?
R. Au nom du Père, ÿ et du fils, et fin
Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
D. Dites ces paroles en latin ?
11. In nomine Patris, •f et Fi lit, et Spiritus
Sancti. Amen.
11 faut avoir soin, 1.° qu’ils prononcent distinctement
et posément ces paroles; 2.° qu’ils forment bien te
signe de la Croix ; et à cet eüet, qu’ils portent la
main droite au front, ensuite à l’estomac/puis à
l’épaule gauchej et enfin à l’épaule droite, en pro
nonçant ces paroles : Au nom du Père, -}- et du
Fils , et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
5.° Quant ils commencent à concevoir, il leur faut
faire les demandes suivantes, et leur en apprendre
les réponses tes unes après les autres , selon qu’ils
les peuvent retenir, peu à peu et sans se presser.
D. /“NUi vous a créé ?
R. Ml C’est Dieu qui m’a créé.
D. Etes-vous Chrétien ?
R. Oui, je suis Chrétien par la grâce de Dieu.
D Q u’est-ce que Dieu ?
R, Dieu est créateur de toutes choses.
Il ne leur faut point faire d’autres demandes îïr
Ifcor ajSjjr-feïSârè^‘leà Vépoflsé?, 'fpu’ite'ne .sachent
bien* ces trois; pieinSieres' derüaùiasi 93-589 éÜ ,Q
DbsY a-t-il^pittKO&rs Dieux &iiï oJ juaid .R
R. Non.,.fil,-n’y a qu’un , seul? Dieu. bî ah
D. Où est Dieu ?
tnnoO ,Q
R. Dieu est par-tout.
îœmod
D. Dieu voit-il tout ?
i'ï 9j ,R
R. Oui, Dieu voit tout.
i 37ÎOpî
D. Dieu a-t-il un Corps? •olicu jp-xuoq .a
R. Non, Dieu n’a point de Corps , c’est un
pur esprit.
Il faudra encore n’aller point au-delà qu’ils ne Sachent
les réponses à ces quatre demandes, ainsi que celles
aux trois premières, et ne point se lasser de les ré
péter pour les leur apprendre ; ce. que l’on obser
vera pareillement, à mesuré qu’on avancera, parrapport aux demandes suivantes.
D. Y a-t-il plusieurs Personnes en Dieu ?
R. Oui, il y a en Dieu trois Personnes.
D. Quelles sont-elles ces trois Personnes?
R. Ces trois Personnes sont le Père, le Fils et
le Saint-Esprit.
D. Le Père est-il Dieu?
R. Oui, le Père est Dieu.
D. Le Eils est-il Dieu ?
R. Oui, le Fils est Dieu.
D. Le Saint-Esprit est-il Dieu ?
R. Oui, le Saint-Esprit est Dieu.
D. Sont-ce trois Dieux que ces trois Personnes?
R. Non, ces trois Personnes ne sont qu’un
seul et même Dieu.
D. Y a-t il quelqu’une de ces trois Personnes
divines qui ser soit fait homme ?
R. Oui, c’est la seconde Personne,
■, nient Dieu le Fils qui
D. Où est-ce qùe Dieu le Fâfesfetfoit homnife ?
R. Dieu le Fils' s’estfait homme dans le sein
de la sainte Vierge Marie sa .mère.
•
D. Comment s’appelle le Fils de Dieu fait
homme ?
R. Le Fils de Dieu fait homme s’appelle
Notre Seigneur Jésus-Christ.
D. Pourquoi le Fils de Dieu s’est-il fait homme?
R. Le Fils de Dieu s’est fait homme pour nous
racheter.
D. Comment Notre Seigneur Jésus-Christ nous
a-t-il rachetés ?
R. Notre Seigneur Jésus-Christ nous a rachetés
en souffrant et mourant pour nous sur la
Croix.
D. Qu’aurions - nous été si Notre Seigneur
Jésus-Christ ne nous avait rachetés ?
R. Si Notre Seigneur Jésus-Christ ne nous avoit
rachetés, nous aurions été damnés éterneller
nient.
1. ° A mesure qu’ils avancent et qidils sont capables
de retenir, il faut leur apprendre premièrement le
Credo, ensuite le Pater, et lV/oe Mai ia, tant en latin
qu’en français, ne leur apprenant que peu à la fois ,
et avoir soin qu’ils pronoilcenl bien, et sans se presser.
2. ® Quand une fois ils sauront bien ces prières, on
aura soin de lès leur faire dire à genoux, le matin et
le soir, devant le Crucifix, ou devant quelque Image,
commençant toujours parle signe de la Croix, et on les
accoutumera à se tenir modestement, ayant les mains
jointes, et à ne pas regarder alors de côté çt d’autre,
L’Enfaut étant à genoux, on lui dira :
D. Faites vos prières ?
R. Au nom du Père, -f et du Fils, et du SaintEsprit. Ainsi soit-il.
Dites le Pater en français.
Otre Père qui êtes aux Cieux, que votre
Nom soit sanctifié, que voire règne arrive,,
que votre volonté soit faite en la terre comme
au Ciel, donnez-nous aujourd’hui notre pain,
quotidien, et nous pardonnez nos offenses
comme nous pardonnons à ceux qui nous ont
offensés, et ne nous induisez point en tentation.
Mais délivrez-nous du mal. Ainsi soit-il.
N
Dites le en latin.
JÀter noster qui es in Cœlis , sanctificétur noniert
luum , adveniat regnum tuum , fiat voluntas tua
sicut in Cœlo et in Terra , panem nostrum quotidiauum da nofiis liodie, et dirnitte nobis débita nostra
sicut et nos dimittimus debitoribus nostris, et 11e
nos inducas in lentationcm :
Sed libera nos à malo. Amen.
Dites /’Ave Maria en français.
E vous salue Marie, pleine de grâce, le Sei-
J
«J gueur
est avec vous, vous êtes bénie entre
1
toutes les femmes, Jésus le fruit de vos entrail
les est béni.
Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour
nous pécheurs, maintenant etàl’lieure de notre
mort. Ainsi soit-il.
Dites-la en latin.
Ve Maria gratiâ plena, Dominas tecum, bcnedicta tu in mulieribus , et benedictus fruclus
ventris lui Jesus.
Sancta Maria Mater Dei, ora pro nobis peccatoribus hune et in fiorâ mortis noslræ. Amin,
A
’9
Vites le Credo en française
'E crois en Dieu le Père Tout-Puissant,
Créateur du Ciel et de la Terre, et en JésusChrist son FilsuniqueNotre Seigneur, qui a été
conçu du Saint-Esprit, est né de la Vierge
Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été cru
cifié, est mort et a été enseveli, est descendu
aux enfers , le troisième jour est ressuscité des
morts, est monté aux cieux, est assis à la droite
de Dieu le Père Tout-Puissant, d’où il viendra
juger les vivans et les morts.
Je crois au Saint-Esprit, à la sainte Eglise
catholique, la Communion des Saints, la rémis
sion des péchés, la résurrection de la chair, et
la vie éternelle. Ainsi soit-il.
J
Vites-le en latin.
Redo in Deum Patrem omnipotentem, Crealorem Coeti et Terras, et in Jesum Christum Filinm
ejus unicum Dominum nostrum , qui conceptus est
de Spirilu Sanclo, nains ex Maria Virgine, passas
sub Pontio Pilalo , crucifixus , mortuus et sepultus,
descendit ad inferos, terliâ die resnrrexit à mortuis,
ascendit ad Coelos, sedet ad dexteram Dei Patris
omnipotentis; indè venturns est judicare vivos et
ihortuos.
Credo in Spiritum Sanctum , Sanetam Ecctcsiain
Catholicam , Sanclorum Coinmunionem, remissionem peccatorum , carnis resurrectionem , vilain
æternam. Amen.
C
On leur apprendra ensuite les Commandemens de
Dieu et de l’Eglise, mais on ne lenr apprendra rien
du Catéchisme suivant, qu’ils ne sachent le Credo , le
Paler et l’Ave Maria , tant en latin qu’en français',
et les. Commandemens do Dieu et de l’Eglise.
1
20
Dites les Commandemens de Died.
1. TTN seul Dieu tu adoreras et aimeras parfaitemeut.
2. Dieu en vain tu ne jureras ni autre chose pareil
lement.
3. Les Dimanches tu garderas en servant Dicn
dévotement.
4- Père et mère honoreras, afin que tu vives
longuement.
5. Homicide point ne feras de fait ni Volontairement.
6. Luxurieux point ne seras de fait ni de coti
sent entent.
7. Le bien d’autrui tu ne prendras, ni retiendras
à ton escient.
8. Faux témoignage ne diras , ni mentiras aucune
ment,
9. L’œuvre de la chair ne désireras qu’en mariage
seulement.
10. Les biens d’autrui tu ne convoiteras pour les
avoir injustement.
Dites les Commandemens de l’Eglise.
1. T Es Dimanches Messe ouiras , et Fêtes
B i de commandement.
2. Les Fêles tu sanctifieras, qui le sont de com- '
mandement.
3. Tous tes péchés confesseras à tout le moins une
fois l’an.
4. Ton Créateur tu recevras, au moins à Pâques
humblement.
5. Quatre-Temps, Vigiles jeûneras, et le Carême
entièrement.
6. Vendredi chair ne mangeras, ni le Samedi pareil
lement.
Ilfaut accoutumer les petits Enfans, autant qi? on le
peut, cifaire le signe de la Croix quand on les lève , et
quandon les couche, avant'et après leur repas, en disant :
An nom du Père, -f- et du Fils, et du Saint-Esprit.
Ainsi soit-il.
21
CATÉCHISME
Qui se doit faire à ceux qui commencent à avoir
l’usage de la raison, jusqu’au temps où on les
juge capables de recevoir la Confirmation , ou de
faire leur première Communion.
Avant cjue de commencer le Catéchisme , sur-tout dans
l’Eglise ou dans l’Ecole , on fera mettre à genoux
les enfans, et on dira :
Au nom du Père , -{• et du Fils, et du Saint-Esprit,
Ainsi soit-il.
Enez, Esprit Saint, remplissez les cœurs
de vos fidèles, et allumez-y le feu sacré
de vplre divin amour.
V
Envoyez, Seigneur, votre Esprit, et
tput sera créé.
9. Et vous renouvellerez la face de la terre.
PRIONS.
Dieu ! qui avez instruit les cœurs de vos
Fidèles par la lumière du Saint-Esprit,
donnez-nous ce même Esprit qui nous fasse
goûtçr Jes choses saintes, et qui répande tou
jours en nous la joie de ses consolations :
Nous vous en prions par Jésus-Christ Notre
Seigneur. Ainsi soit-il.
O
On fera alternativement la Prière une fois en
français et une autre fois en latin, pour accoutqqier les Enfans au langage de l'Eglise.
V
Au nom du Père, f et du Fils, et du SaintEsprit. Ainsi soit-il.
Eni , Sancte Spiritus , repie tuorum
corda fidelium, et tui amoris in eis
iguém aceende.
ÿ, Ernitte Spiritum tuum, et creabuntur.
Et renoyabis faciern terræ.
OREM U S.
Eus , qui corda fidelium Sancti Spiritûs
illustratione docuisti, da nobis in eodeni
Spiritu recta sapere, et de ejus semper c
solatione gaudere. Per Christum Dominum
nostrum. 9. Amen.
V
D
On commencera à apprendre le Catéchisme par la
leçon suivante , et on continuera par les autres qui
sont après, en observant de 11e rien apprendre
de ce qui suit, que lorque les enfans sauront
bien qui ce précède.
LEÇON I.
De la fin de l'homme, et de la qualité du Chrétien,
ARTICLE
I.
D. gjt Ai tes le signe de la Croix ?
R. .JL' Au nom du Père, ÿ et du Fils, et du
Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
D. Etes-vous Chrétien ?
R. Oui, par la grâce de Dieu.
D. Qu ’est-ce qu’un Chrétien ?
R. C’est celui qui ayant été baptisé croit et
fait profession de la Religion chrétienne.
a3
D. Quel est le signe d’un Chrétien ?
R. C’est le signe de la Croix.
P. Comment fait-on le signe de la Croix ?
R. On le fait en portant la main droite an
front, ensuite à l’estomac, puis à l’épaule
gauche, et enfin à l’épaule droite.
D. Que faut-il dire en faisant le .signe de la
Croix ?
R. Il faut dire : au nom du Père, -f- et du.
Fils, et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.
D. Rites ces Paroles en latin?
R. In nomine Patris, f et Filii et Spiritus
Sancti. Pimen.
D. Pourquoi faisons-nous si souvent le signe
de la Croix?
R. C’est pour nous ressouvenir que notre
Seigneur Jésus-Christ est mort pour nous
sur la Croix , et que nous avons été bap
tisés au nom des trois Personnes divines,
Père, Fils, et Saint-Esprit.
Article II.
D. Qui est-ce qui vous a créés et mis au monde ?
R. C’est Dieu qui nous a créés et rnis au monde.
D. Qu’est-ce à dire que Dieu nous a créés ?
R. C’est-à-dire que Dieu par sa puissance et
par sa bonté nous a tirés du néant.
D. Sommes-nous bien obligés à Dieu de nous
avoir tirés du néant ?
R. Oui, puisque non-seulement nous serions
encore dans le néant, si Dieu ne nous en
avoit pas tirés, mais en nous créant, il nous
a aussi comblés de ses bienfaits.
D. Est-ce que Dieu, lorsqu’il nous a créés,
a fait en notre faveur autre chose que de
nous tirer du néant?
R. Oui sans doute, car outre qu’il nous a tirés
du néant, il nous a de plus créés à son
image et à sa ressemblance, et destinés à
le posséder éternellement dans le Ciel.
D. En quoi sommes-nous créés à l’image et
à la ressemblance de Dieu ?
R. En ce que nous avons un ame raisonnable
et immortelle qui est esprit comme Dieu.
D. Pourquoi Dieu nous a-t-il créés et mis au
monde ?
R. C’est pour le connoître, l’aimer et le servir,
et par ce moyen obtenir la vie éternelle.
D. Comment apprend - on à connoître et à
servir Dieu ?
Pt, C’est par le Catéchisme qu’on apprend à
connoître, à servir Dieu, et à remplir tous
les devoirs de la vie chrétienne.
D. Que faut-il faire pour vivre en bon Chrétien?
R. Il faut faire trois choses : i.° Croire tout ce
que Jésus-Christ a enseigné ; 2.° Pratiquer
tout ce qu’il a ordonné ; 5.p Recevoir les
Sacremens qu’il a institués.
LEÇON II.
De Dieu et de ses perfections.
ARTICLE I.
D. <~ïU’est-ce que Dieu ?
R.
C’est le Créateur du ciel et de la terre,
et le Souverain Seigneur de toutes choses.
25
D. Y a-t-il plusieurs Dieux ?
R. Non , il n’y a qu’nn seul Dieu, et il ne
peut y en avoir plusieurs.
D. Pourquoi dites-vous que Dieu est le Créa
teur du Ciel et de la Terre ?
R. C’est qu’il a fait de rien le Ciel, la Terre
et toutes les autres Créatures visibles et
invisibles.
D. Qu’entendez-vous en disant que Dieu est
le souverain Seigneur de toutes choses ?
R. J’entends qu’il règle toutes choses par sa
providence , et que rien n’arrive dans le
inonde sans son ordre ou sans sa permission.
D. Où est Dieu ?
R. 11 est au Ciel, en la Terre et en tous lieux ,
par son immensité.
D. Dieu voit-il tout ?
R. Oui, rien ne peut lui être caché , et il
connoît tout jusqu’aux plus secrètes pensées
de nos coeurs.
Article II.
D. DIEU a-t-il un Corps ?
R. Non, Dieu est un pur Esprit^nfiniment
parfait, et qui ne peut tomber sous les sens.
D. Pourquoi dites-vous que Dieu est infini
ment parfait ?
R. C’est qu’il possède toutes les perfections, et
que ses perfections n’ont point de bornes.
D. Quelles son t les perfections de Dieu ?
R. Les principales perfections de Dieu sont
d’etre Saint , Éternel, Tout-puissant, im
muable et indépendant.
B
26
D. Qu’entendez-vous , en disant que Dieu
est Saint ?
R. C’est-à-dire qu’il aime souverainement la
justice , et qu’il a une souveraine horreur
du péché.
D. Dieu a-t-il commencé d’etre?
R. Non , Dieu est Éternel ; il n’a point eu de
commencement, et il n’aura jamais de fin.
D, Qu’est-ce à dire que Dieu est tout-puissant?
R. C’est-à-dire qu’il peut tout ce qu’il veut,
et que rien n’est impossible à sa puissance.
D. Qu’est-ce à dire qu’il est immuable?
R. C’est-à-dire qu’il n’est sujet à aucun chan
gement.
D. Qu’entendez-vous, quand vous dites que
Dieu est indépendant ?
R. J ’entends que Dieu ne tient l’être que de
lui-même, et qu’il ne peut dépendre d’auCune cause.
LEÇON III.
Des principaux Mystères de la Religion Chrétienne.
D. Z^Uels sont les principaux Mystères de
\ / la Religion Chrétienne ?
R. Il yen a trois, savoir, le Mystère delà sainte
Trinité, le Mystère de l’Incarnation, et le
Mystère de la Rédemption.
»
ARTICLE I.
Du Mystère de la Sainte Trinité.
D. Qu’est-cequele Mystère de la sainteTrinité?
R, C’est un seul Dieu en trois Personnes.
27
Tï-
D. Il y a donc trois Personnes en Dieu ?
R. Oui, il y a trois Personnes en Dieu.
D. Comment appelle-t-on ces trois Personnes?
R. On les appelle le Père, le Fils et le SaintEsprit.
D. Le Père est-il Dieu ?
R. Oui, le Père est Dieu.
D. Le Fils est-il Dieu ?
R. Oui, le Fils est Dieu.
D. Le Saint-Esprit est-il Dieu ?
R. Oui, le Saint-Esprit .est Dieu.
D. Ces trois Personnes sont-elles trois Dieux?
R. Non , ce ne sont pas trois Dieux ; ce sont
trois Personnes qui ne font qu’un seul et
même Dieu.
D. Y a-t-il quelqu’une de ces trois Personnes
qui soit plus ancienne ou plus puissante que
l’autre ?
R. Non : ces trois Personnes sont égales en
toutes choses ; elles ont toutes trois la même
puissance, et sont de toute éternité.
D. Pourquoi ces trois Personnes divines sontégales en toutes choses ?
R. C’est parce que ces trois Personnes ont la
même nature et la même divinité.
ARTICLE II.
Du Mystère de l’Incarnation.
D. Qu’est-ce que le Mystère de l’Incarnation ?
R. Le Mystère de l’Incarnation est le Fils
de Dieu fait Homme.
B 2
?8
D. Qu’entendez-vous par le fils de Dieu fait
Homme ?
R. J’entends que Dieu le Fils, la seconde
Personne de la Sainte Trinité, a pris un
corps et une ame semblables aux nôtres.
D. Où est-ce que le Fils de Dieu a pris son
Corps et son Ame ?
R. Dans le sein de la bienheureuse Vierge
Marie sa mère, par l’opération du Sain t-Eprit.
D. Pourquoi le Fils de Dieu s’est - il fait
Homme ?
R. C’est pour nous racheter de l’esclavage du
péché et des peines de l’Enfer, et pour nous
mériter la vie éternelle.
D. Comment appelle-t-on le Fils de Dieu fait
Homme ?
R. On l’appelle notre Seigneur Jésus-Christ.
D. Qpe signifie ce Nom : Jésus-Christ ?
R. Jésus veut dire Sauveur, et Christ signifie
Oint ou Sacré.
D. Notre Seigneur Jésus-Christ est-il Dieu ?
R. Oui, notre Seigneur Jésus-Christ est Dieu.
D. Notre Seigneur Jésus-Christ est-il Homme.
R. Qui,notreSeigneur Jésus-Christ estHomme?
D. Notre Seigneur Jésus-Christ est donc Dieu
et Homme tout ensemble ?
R. Oui, notre Seigneur Jésus-Christ est Dieu
et Homme tout ensemble, parce qu’il a
tout ensemble la nature divine et la nature
lin maine.
p. Combien y a-t-il de Personnes en JésusChrist ?
.
.;
a9
R. Il n’y a en Jésus-Christ qu’une Personne;
qui est la Personne de Fils de Dieu.
D. Combien y a-t-il en Jésus-Christ de natures ?
R. Il y a deux natures en Jésus-Christ; savoir:
la nature divine et la nature humaine.
D. Quel jour notre Seigneur Jésus-Christ estil né ?
R. Il est né le jour de Noël à Bethléem dan#
une étable.
•
D. Quel jour lui a-J-on donné le nom de Jésus ?
R. On lui a donné le nom de Jésus le jour de
la Circoncision, le huitième après sa nais
sance.
D. Quel joura-t-il été adoré par les Mages?
R. Il a été adoré par les Mages le jour de l’E
piphanie qu’on appelle le jour des Rois.
D. Qu’a fait notre Seigneur Jésus-Christ étant
sur la Terre?
R. Il a appris aux hommes à vivre sainte
ment, et il leur a mérité la grâce.
ARTICLE III.
Du Mystère cle la Rédemption.
SECTION I.
D. Qu’est-ce que le MysLère de la Rédemption?
R. Le Mystère de la Rédemption est notre
Seigneur Jésus-Christ mort en Croix pour
nous racheter.
D. De quels maux Jésus-Christ nous a-t-il
délivrés en nous rachetant ?
R. Notre Seigneur Jésus-Christ, en nous ra
chetant , nous a délivrés du péché et de la
damnation éternelle.
.
B 3
D. Que serions-nous devenus si Jésus-Clirist
ne nous eût pas rachetés ?
R. Si notre Seigneur Jésus-Christ ne nous eût
pas rachetés, nous aurions été tous damnés
éternellement.
D. Pourquoi aurions-nous été tous damnés
éternellement ?
R. C'est parce que le péché d’Adam notre pre
mier père nous avoit tous rendus coupables.
D. Qu’est-ce que le péché d’Adam a fait à
notre égard ?
R. Le péché d’Adam a fail que nous naissons
tous dans le péché, et que nous l’appor
tons tous en venant au monde.
D. Comment notre Seigneur Jésus-Christ nous
a-t-il rachetés ?
R. Î1 nous a rachetés en souffrant pour nous
comme homme, et en donnant comme
Pieu , un prix infini à ses souffrances.
P. Notre Seigneur Jésus-Christ a-t-il souffert
comme Dieu ?
R. Non : comme Dieu il ne pouvoit pas souf
frir, mais il a souffert comme Homme.
SECTION II.
D. Qu’est-ce que notre Seigneur Jésus-Christ
a souffert pour nous racheter ?
R. Il a souffert jusqu’à mourir pour nous sur
la Croix.
P. Pour qui est-ce que notre Seigneur JésusClirist est mort ?
R. Il est mort pour tous les hommes en géné
ral , et pour chacun de nous en particulier.
Si
D. Quel jour notre Seigneur Jésus-Christ estil mort ?
R. Il est mort le jour que nous appelons le
Vendredi-Saint.
D. Quel jour notre Seigneur Jésus-Christ estil ressuscité ?
R. Il est ressuscité le troisième jour après sa
mort, que nous appelons le jour de Pâques.
D. Quel jour notre Seigneur Jésus-Christ estil monté au Ciel ?
R. Il est monté au ciel le jour de l’Ascension ,
quarante jours après être ressuscité.
D. Qu’est-ce qu’a fait Jésus-Christ pendant
ces quarante jours ?
R. Il a souvent apparu à ses Disciples pour
leur montrer qu’il étoit véritablement res
suscité, et il a commencé, en les instruisant,
à former par eux son Eglise.
D. Quel jour notre Seigneur Jésus-Christ a-t-il
envoyé le Saint-Esprit sur ses ^pôtres ?
R. Notre Seigneur Jésus-Christ a envoyé le
Saint-Esprit sur ses Apôtres le joui' delà
Pentecôte.
D. Qu’ont fait les Apôtres après avoir reçu le
Saint-Esprit ?
R. Ils se sont dispersés par toute la Terre,
pour prêcher l’Evangile, et pour attirer les
hommes à la Religion chrétienne.
D. Qu ’est-ce que la Religion chrétienne ?
R. La Religion chrétienne est celle que notre
Seigneur Jésus-Christ a établie.
B 4
52
LEÇON IV.
Du Symbole des Apôfaes.
D. ZYU est-ce que sont compris les prin,
cipaux articles cle la Foi ?
R. Les principaux articles de la Foi sont
compris dans le Credo , ou autrement ls
Symbole des Apôtres.
D Qu’est-ce que le Symbole des Apôtres ?
R. C’est une formule de profession de Foi
qui nous vient des Apôtres.
D. Faut-il savoir le Symbole des Apôtres ?
R. Oui, il faut le savoir, parce que ce Sym
bole contient les articles de la Foi d’où,
dépend notre salut.
D. Combien y a-t-il d’articles au Symbole ?
R. Il y en a douze.
D. Récitez-les ?
R. Je crois en Dieu le Père tout-puissant}
Créateur du Ciel et cle la Terre, etc.
EXPLICATION DU SYMBOLE.
ARTICLE I.
D. ZYU’en tendez-vous par ce premier mot
du Symbole : Je crois ?
R. Ce premier mot veut dire : Je me soumets
de coeur et d’esprit aux vérités renfermées
dans le Symbole.
D. Qu’est-ce à dire > Je crois en Dieu ?
R C’est-à-dire, je suis certain, par une Foi
ferme, qu’il y a un Dieu : je mets en lui
toute mon espérance.
55
D. Qu’entendez-vous par ce mot de Père ?
R. Par ce mot de Père , j’entends qu’il est ert
Dieu plusieurs personnes, dont la première
s’appelle le Père.
D. Pourquoi l’appelez-vous le Père ?
R. Parce que de toute éternité, il a engendré
un Fils qui est un même Dieu avec lui.
D. Pourquoi l’appelez-vous Tout-Puissant ?
R. Parce que sa Puissance est infinie , et qu’il
fait tout ce qu'il lui plaît.
D. Est-ce que la Toute-Puissance n’appartient
pas au Fils et au St.-Esprit comme au Père?
R. Oui : ces trois Personnes n’ont qu’une même
Toute-Puissance.
D. Pourquoi la Toute-Puissance est-elle attri
buée particulièrement au Père ?
R. C’est que Dieu le Père étant le principe
des deux autres Personnes, il leur commu
nique sa nature, et avec elle sa Toute-Puis
sance et toutes ses autres perfections.
ARTICLE II.
D. Rapportez le second article du Symbole?
R. Et en Jésus-Christ son FiP
'
Seigjieur.
D. Qu’entendez-vou0 n?
Jésus-Christ !
R. J’entend°
Him
c<
D
■r
54
.
D. Que signifie ce mot de Consubstantiel 7
II. Ce mot signifie que te Fils de Dieu a la même
substance et la même nature que Dieu son
Père.
D. Pourquoi dites-vous : Son Fils unique ?
R. C’est parce qu’il n’y a que lui qui soit
engendré du Père Eternel.
D. Pourquoi appelons - nous Jésus - Christ
Notre-Seigneur l
R, C’est que nous sommes à lui, non-seulement
parce qu’il nous a créés, et qu’il nous conser
ve, mais encore parce qu’il nous a rachetés,
.
ARTICLE lit.
Qui a été conçu du Saint-Esprit ; est né de
la Vierge Marie.
D. Qu’entendez-vous par ces mots : Qui a été
conçu, du Saint-Esprit ?
R. J’entends , i.° que le Fils de Dieu s’est fait
homme comme nous-; 2.° que le Corps
qu’il a pris, a été formé de la substance
d’une Vierge, par l’opération du St.-Esprit.
c'-onilient ces autres paroles : rVd cle la
•>
’eux choses : i.° qu’une
enfanté le Fils de
’■ monde comme
deineue?
’a
D. La Sainte Vierge est-elle Mère Dieu?
Pu Oui : la Ste. Vierge est Mère de Dieu, parc©
qu’elle a conçu et mis au monde un Fils qui
est Dieu.
ARTICLE IV.
A souffert sous Ponce Pilate , a été crucifié>
est mort et a été ensêveli.
D. Expliquez ce que signifie : A souffert?
R. C’est-à-dire que Jésus-Christ a été chargé
d’opprobes, fouetté, couronné d’épines eî
attaché à la Croix.
D. Que veut dire : Sous Ponce Pilate ?
R. C’est-à-dire que Jésus-Christ a soulïërt, et a
été crucifié sous un Juge nommé Ponce
Pilate, qui était Gouverneur des Juifs pour ’
les Romains.
D. Expliquez ce que veut dire : Est mort ?
R. C’est-à-dir© que l’anie de notre Seigneur
Jésus-Christ a été véritablement séparée de
sou Corps.
D. La divinité a-t-elle été aussi séparée dit
corps de Jésus-Christ après sa mort ?’
R. Non : la divinité est toujours demeurée
unie au corps et à l’anie de notre Seigneur
Jésus-Christ quoique séparées l’une de l’autre.;
D. Qu’est-ce à dire : A été enseveli ?
R. C’est-à-dire qu’après la mort de notre Sei
gneur Jésus-Christ, son Corps fut détaché
de la Croix et mis dans le Tombeau.
D. Pourquoi le corps de notreSeigneur JésusChrist fut-il enseveli etmis dans le Tombeau ?
B 6
R. Pour assurer toute la Terre de la vérité de
sa mort, et par conséquent prouver la vé
rité de Sci résuirection.
ARTICLE V.
Est descendu ctux Enfers, le troisième jour
est ressuscité des Morts.
D. Que signifient ces paroles : Est descendu
aux Enfers ?
R. Elles signifient que l’ame de notre Seigneur
Jésus-Christ étant séparée de son corps,
descendit aux Enfers.
D. Qu’entendez-vous par les Enfers où des
cendit l’ame de notre Seigneur ?
R. J’entends les Limbes, c’est-à-dire lieux où
» étaient les âmes des Justes, morts dans la
grâce de Dieu depuis la création du monde.
D. Pourquoi l’ame de Jésus-Christ descenditelle aux enfers ?
R. Elle y descendit pour consoler les âmes des
Justes par l’espérance de monter bientôt
au Ciel avec lui.
•
D. Q u’entendez-vous en disant : Ee troisième
jour est ressuscité des morts ?
R. J’entends que notre Seigneur Jésus-Christ
ressuscita le troisième jour après sa mort.
D. Qu’est-ce à dire qu’il ressuscita ?
R. C’est-à-dire que Jésus-Christ ayant réuni
son Ame à son Corps, il sortit du tombeau
glorieux et plein de vie.
D. A-t-on vu notre Seigneur Jésus-Christ
après sa résurrection ?
R. Oui : ses Apôtres et ses Disciples , au
nombre de plus de cinq cent tous ensemble,
l’ont vu, et il a fait toucher à plusieurs son
corps et ses plaies pour confirmer la vérité
de sa' résurrection.
ARTICLE VI.
Est monté aux Cieux, est assis à la droite de
Dieu le Père Tout-Puissant.
D. Expliquez-nous ces paroles : Est monté
aux Cieux ?
R. Ces paroles signifient que notre Seigneur
J. C., quarante jours après sa résurrection,
s’est élevé dans le Ciel par la vertu de sa
divinité.
D. Qu ’est-ce que notre Seigneur Jésus-Christ
fait au Ciel pour nous?
R. Il intercède pour nous auprès de son Père,
D. Notre S. J. C. n’est-il plus sur la terre ?
R. Il est encore sur la Terre par sa présence
réelle et corporelle dans l’Eucharistie, mais
il est caché sous les voiles du Sacrertient.
D. Qu’est-ce à dire : Est assis à la droite de
Dieu le Père Tout-Puissant 7
R. C est-à-dire qne J. C. comme Dieu étant
égal à son Père , il est comme Homme audessus de toutes les créatures par la gran
deur de sa gloire et de sa puissance.
ARTICLE VII..
D ’où il viendra juger les vivans et les morts.
D, Q u’entendez-vous par ces paroles : D’où il
-, viendra juger?
.
,l5 "
7
R. J’entends que J. C. descendraduCiel,etqu’il
paraîtra visiblement pour juger les hommes.
D. Quand sera-ee que J. C. viendra juger les
hommes ?
K. Ce sera à la lin du monde.
D. Qu’entendez - vous par : Les vivons et les
morts?
R. J’eglendsqueJ.C. jugera non-seulement ceux
qui seront morts avant sa venue, mais encore
ceux qui se trouveront vivans lorsqu’il viendra
,D. Tous les hommes seront-ils jugés ?
R. Oui, tous les hommes, sans exception ,
seront jugés, et aucun ne pourra éviter le
jugement.
D. Sur quoi les hommes seront-ils jugés ?
R. Rs seront jugés sur le bien et le mal qu’ils
auront fait.
D.. Comment appelle-t-on le jugement qui s'efera à la fin du monde ?
R. On l’appelle le jugement général.
D. Qu’arrivera-t-il d’abord après le jugement
général ?
R. D’abord après ce jugement, les bons iront
en corps et en ame dans le Paradis, et. les
méchans iront en corps et en ame dans l’En
fer, et cela pour toute l’éternité.
ARTICLE VIII.
Je 'crois au Saint-Esprit.
D. Que veut dire cet article : Je crois au
Saint-Esprit ?
R. Il signifie deux choses; i.® Je crois qu’il
y a en Dieu une troisième Personne qu’on
appelle le St. Esprit ; 2.° je crois au SaintEsprit comme au Père et au Fils.
D. Que fa ut-il croire du Saint-Esprit ?
R. 11 faut croire qu’il procède du Père et du
Fils, et qu’il a avec eux une même nature.
D. Qu’entendez-vous en disant que le SaintEsprit procède du Père et du Fils ?
R. J’entends que de toute éternité le Père et
le Fils produisent le Saint-Esprit.
D. Le Saint-Esprit est-il Dieu comme le Père
et le Fils ?
R. Oui : il leur est égal en tontes choses, parce
qu’il a la même nature et la même divinité
que le Père et le Fils.
D. Le Père et le Fils ne sont-ils pas SaintEsprit comme la troisième Personne.
R. Oui : ces trois personnes sont un tnêmeEsprit
et ont la même Sainteté; mais c’est pour dis
tinguer la troisième des deux autres que nous'
l’appelons Saint-Esprit, comme la Foi nous
l’enseigne.
D. En quoi le nom de Saint-Esprit distinguet-il la troisième Personne des deux autres?
R. En deux manières : 1. ° parce que le SaintEsprit procède de l’amour mutuel du Père
et du Fils : or, cet amour est la Sainteté
même; 2.0 parce que notre sanctification, *
est particulièrement attribuée au SaintEsprit, comme ay principe de l’amour qui
nous unit a Dieu.
ARTICLE IX.
La Ste. Église Catholique, la Communion des Saints.
section I,
D. Que faisons-nous profession decroireparces
paroles :
Sainte Eglise Catholique ?
R. C’est-à-dire nous croyons, i.° qu’il y a une
Eglise établie de Dieu ; 2.° qu’il n’y en a
qu’une seule qui soit véritablement l’Eglise
de Dieu; 3-9 que celle Eglise est sainte et
catholique. .
D. Qu’est ce que l’Eglise ?
R. C’est l’assemblée des fidèles, qui, sous la
conduite du Pape et des Evêques, ne font
qu’un même corps dont J. C. £st le Chef.
D. Peut -on être sauvé hors de l’Eglise?
R. N on : hors de l’Eglise il n’y a point de salut.
D. Pourquoi dites-vous que l’Eglise est
?
R. i.° C’est parce que ceux qui sont dans l’E
glise professent une même foi; 2.° ils partici pent aux mêmes Sacremens; 5.° ils ontentr’eux une société de prières; 4.° ils ont un
même chef invisible, qui est Jésus-Christ, et
un même chef visible qui est le Pape, Vicaire
de J. C. et Successeur de Saint Pierre.
D. Pourquoi dites-vous que l’Eglise est Sainte?
R. C’est parce que i.° J. C. son Chef est la
source de toute sainteté ; 2.° sa Doctrine et
ses Sacremens sont saints; 5.Q il n’y a de
Saint que dans la société.
D. Qu ’est-ce à dire : l’Eglise Catholique 1
R. C’est-à-dire l’Eglise universelle, qui n’est
• bornée ni par les tems ni par les lieux.
4t
. .
,
. .
D. Est-ce un avantage particulier à l’Eglise
d’être universelle ?
R. Oui : c’est un avantage qu’aucune des Sectes
qui se sont séparées d’elle, n’a jamais eu et
n’aura jamais.
SECTION >11-
D. Qu’entendez-vous par La Communion des
Saints ?
R. C’est-à-dire que les biens spirituels de
l’Eglise sont communs entre les fidèles.
D. Quels sont les biens spirituels de l’Eglise ?
R. Ce sont les mérites de J. C. et de tous les
Justes qui ont été et qui sont dans le monde.
D. Comment se fait la participation à ces biens
spirituels ?
R. Elle se fait en ce que les fidèles étant unis
à Jésus-Christ comme à leur Chef, ils sont
aussi unis entr’eux comme les membres
» d’un même Corps.
D. Pourquoi les fidèles sont-ils appelés Saints l
R. Parcequ’ilssontappelésàlasainteté, etqu’ils
ont été consacrés à Dieu par leur Baptême.
D. Avons-nous une Communion avec les Saints
qui sont dans le Ciel ?
R. Oui : nous participons à leurs mérites ; nous
les invoquons , et ils intercèdent pour nous.
D, Avons-nous aussi quelque union avec les
âmes du Purgatoire ?
R. Oui : uous les soulageons par nos bonnes
oeuvres et par nos prières.
D. Qui sont ceux qui sont hors de l’Eglise et
de la Communion des Saints ?
R. Ce sont les Infidèles, les Hérétiques, lea
Schismatiques, les Apostats et les Excom
muniés.
ARTICLE X.
La Rémission des Péchés.
D. Q u’entendez-vous en disant: Je crois la
rémission des péchés l
R. C’est-à-dire, je crois que Jésus-Clirist a
a donné à son Eglise le pouvoir de remettre
toutes sortes de péchés.
D. Comment l’Eglise remet-elle les péchés ?
R. C’est par le moyen des Sacremens.
D, Comment appelle-t-on la grace de la rémis
sion des péchés ?
R. On l’appelle Sanctification ou Justifient ion.
D. Qu’entendez-vous par ces mots : Sanctifi
cation et Justification 1
R. J’entends que de pécheurs, nous sommes
faits saints et justes par la grâce de Dieu.
D. Pouvons-nous par nous-mêmes mériter
cette grâce?
R. Non : Dieu nous la donne gratuitement
par Jésus-Clirist.
ARTICLES XI et XII.
La Résurrection de la chair, la vie éternelle.
D. Q u’est-ce à dire : je crois la Résurrection
de la chair l
R. C’est-à-dire, je crois que tous les morts
ressusciteront un jour.
D. Qu’entendez-vous en disant que les morts
ressusciteront ?
45
R. J’entends qne les âmes seront réunies à
leurs corps pour leur rendre la vie, et n’en
être plus séparées.
D. Quand cela arrivera-t-il ?
R. Cela arrivera à la fin du monde, avant le
Jugement dernier.
D. Pourquoi les morts ressusciteront-ils ?
R. Us ressusciteront pour être éternellement
récompensés ou punis en corps et en ame,
selon le bien ou le mal qu’ils auront fait en
cette vie.
D. Qu ’entendez-vous par la vie éternelle ?
R. J’entends que la résurrection sera suivie
d’une vie qui ne finira jamais.
D. Quelle sera cette vie ?
R. Cette vie sera une vie éternellement heu
reuse pour les bons , et éternellement mal
heureuse pour les méchans.
LEÇON V.
DES SACREMENS.
ARTICLE I.
Des Sacremens en général.
SECTION
I.
D. /<~\U’est-ce q’un Sacrement?
R.
C’est un signe sensible institué par
notre S. J. C. pour nous sanctifier.
D. Pourquoi dites-vous qu’un Sacrement est
un signe sensible ?
44
Iî. i.° C’est un signe, parce qu’il fait connaître
la grace invisible qu’il produit dans nos
aines; 2.° il est sensible, parce qu’il tombe
sous les sens.
D. Qu’est-ce à dire que les Sacremens nous
sanctifient ?
R. C’est-à-dire qu’ils nous donnent la grace,
en nous appliquant les mérites de notre Sei
gneur Jésus-Clirist.
D. D’où est-ce que les Sacremens ont le pou
voir de nous sanctifier?
R. Us ont ce pouvoir par la vertu toute-puis
sante de Jésus-Christ, qui a attaché la grâce
à ces choses sensibles.
D. Comment est-ce que les Sacremens nous
sanctifien t ?
R. Us nous sanctifient en ce que, i.° les uns
nous donnent la grace que nous n’avions pas,
comme le Baptême et la Pénitence; 2.° les
autres augmentent la grace que nous avions
déjà, et produisent celle qui leur est parti
culière.
D. Combien y a-t-il de Sacremens ?
R. U y en a sept; savoir, le Baptême, la
Confirmation, la Pénitence, l’Eucharistie,
l’Extrême-Onction, l’Ordre et le Mariage.
SECTION
II.
D. Tous ceux qui reçoivent les Sacremens,
reçoivent-ils la grâce?
R. Non : ceux qui reçoivent les Sacremens
indignement, ne reçoivent pas la grâce du
Sacrement.
45
D. Est-ce un grand péché de recevoir les Sa
cremens indignement ?
R. Oui : c’est un grand péché que l’on nomme
Sacrilège.
D. Qu’entendez-vous par un Sacrilège ?
R. J’entends la profanation d’une chose sainte.
D. Peut-on recevoir les Sacremens plusieurs
fois ?
R. Oui, excepté ceux qui impriment caractère,
lesquels on ne peut recevoir qu’une fois.
D. Qu’entendez-vous par caractère ?
R. J’entends une marque spirituelle imprimée
dans l’aine , laquelle nous consacre à Dieu
pour toujours.
D. Quels sont les Sacremens qui impriment
caractère ?
R. R y en a trois; savoir, le Baptême, la
Confirmation et l’Ordre.
D. Pourquoi l’Eglise emploie-t-elle plusieurs
Cérémonies dans l’administration des Sa
cremens ?
R. i.° C’est pour nous en faire connaître
l’excellence et la sainteté; 2.° c’est pour
nous exciter à les recevoir avec plus de
respect et de dévotion.
ARTICLE
II.
Du Baptême.
SECTION
I.
D. Qu’est-ce que At Baptême ?
R. C’est un Sacrement qui efface le péchéoriginel, et qui nous fait enfans de Dieu et de
l’Eglise,
46
D. Gomment donne-t-on le Baptême?
R. On verse de l’eau sur la personne qni est
baptisée, et en même temps on dit : Je te
baptise au nom du Père, + et du Fils , et
du Saint-Esprit.
D. Le Baptême est-il nécessaire au salut?
R. Il est si nécessaire, que les enfans qui meu
rent sans le recevoir, ne peuvent être sauvés.
D. Le Baptême ne peut-il pas être suppléé
dans le cas d’une extrême nécessité ?
R. Oui : i.° dans les enfans il peut être sup
pléé par le martyre; 2.° dans les adultes
il peut être suppléé aussi par le martyre,
ou par un acte de charité, avec le désir de
recevoir ce Sacrement.
D. Qui sont ceux qui peuvent baptiser ?
R. 1'oute personne peut baptiser en cas de né
cessité; mais hors ce cas, ce doit être le Prêtre.
D. Quelle intention doit-on avoir en baptisant?
R. On doit, quand on baptise, avoir intention
de faire ce que l’Eglise fait.
D. Peut-on être baptisé deux fois ?
. R. Non : le Baptême imprime un caractère qui
fait que l’on ne peut être baptisé qu’une
seule fois.
SECTION
II.
D- Quels effets produit en nous le Baptême ?
R. lien produit quatre : i.° il efface le péché;
3.° il nous donne la vie spirituelle de la
grâce ; 5.° il nous fait enfans de Dieu et
de l’Eglise ; 4.° il imprime dans l’ame un
caractère qui ne peut jamais être effacé.
D. LefiaptemeeffaCe-t-il toutes sortes de péchés?
Dans les enfans il efface le péché originel ,
re
et dans les adultes, outre le péché originel,
il efface tous les péchés actuels commis
auparavant.
it D. Le Baptême remet-il toutes les peines dues
le
au péché ?
I Vi R. A l’égard du péché actuel, il remet toutes
pi
les peines éternelles et temporelles.
D. Et à l’égard du péché originel, quelles
peines remet le Baptême ?
l'I
ill R. Il remet les peines éternelles, mais il n’ôte
pas les suites de ce péché, qui sont l’igno
71
rance, la concupiscence, les misères de cette
ri
vie, et la mort.
D. Pourquoi ces peines restent-elles après que
ni
le péché originel est effacé ?
itr f R. C’est pour servir d’exercice à notre vertu
que les peines demeurent, quoique le péché
ml
originel soit effacé.
til
SECTION III.
if R.
q> D. Qu’entendez-vous, endisantqueleBaptéme
nous donne la vie spirituelle de la grâce ?
im
R. J’entends que la grâce sanctifiante, qui
nous est donnée au Baptême, nous unit à
Dieu,
qui est la vie de notre ame, com
il
me
notre
ame est la vie de notre corps.
bi
D. Comment est-ce que le Baptême nous fait
enfans de Dieu ?
u R. C’est qu’en vertu de la grâce sanctifiante
que nous recevons au Baptême, Dieu nous
&
4-8
adopte pour ses enfans, et nous donne droit
au Ciel , comme à notre véritable héritage!
D. Comment le Baptême nous fait-il enfans!
de l’Eglise ?
R. En ce qu’il nous donne droit de participer
aux Sacremens, aux prières et aux autres
biens spirituels de l’Eglise.
D. A quoi nous engage le Baptême ?
R. Il nous oblige; à deux choses: i.° à croire
en J. C. ; 2.0 à renoncer au Démon , à ses
pompes et à ses oeuvres.
D. Qu’est-ce que renoncer au Démon ?
R. C’est déclarer solemnellement qu’on aban
donne le parti du Démon pour se soumettre
à la Loi de Jésus-Christ.
D. Qu’est-ce que l’on entend par les pompes
du Démon et par ses oeuvres ?
R. Par les pompes du Démon , on entend les
maximes et les vanités du monde, et par ses
oeuvres on entend toutes sortes de péchés.
D. Comment perd-on la grace du Baptême ?
R. On la perd par le péché.
Ceux qui apprendront le Catéchisme, surtout aux
enfans . auront soin de leur inspirer une sincère recon
naissance envers Dieu pour le bienfait inestimable de
la grâce qu’ils ont reçue au baptême et une grande crain
te du malheur qu’ils auraient de la perdre par lepéché,
ARTICLE III.
De la Confirmation.
D. Qu’est-ce que la Confirmation ?
R. C’est un Sacrement qui nous donne le
Saint-Esprit avec l’abondance de ses grâces,
et qui nous rend parfaits Chrétiens.
49
D. Qu’est-ce à dire que la Confirmation nous
rend parfaits Chrétiens ?
R. C’est-à-dire que ce Sacrement nous rend
forts et courageux pour confesser la foi de
Jésus-Christ, même au péril de notre vie.
D. Comment donne-t-on la Confirmation ?
R. C’est par l’imposition des mains de l’E
vêque jointe à la prière., et par l’Onction
du Saint Chrême jointe aux paroles qui
expriment l’effet de ce Sacrement.
D. Le Sacrement de la Confirmation est-il ab
solument nécessaire pour être sauvé ?
R. Non : mais ceux qui négligent de la rece
voir offensent Dieu , et se privent des grâces
- que ce Sacrement communique.
D. Peut-on recevoir la Confirmation plusieurs
fois ?
R. Non : ce Sacrement imprime caractère, ce
. qui fait qu’on ne peut le Recevoir qu’une
seule fois.
D. Dans quelles dispositions faut-il être pour
recevoir la Confirmation ?
R Il faut, i.° être instruit des principaux
mystères de la Foi ; 2.° être en état de
grâce; 3.° désirer ardemment de recevoir
le Saint-Esprit, et produire des Actes de
Foi, d’Espérance et d’Amour de Dieu.
D. Es t-ce un grand mal de recevoir la Con
firmation en péché mortel ?
R. Oui : celui qui aurait ce malheur com
mettrait un sacrilège, et ne recevrait pas
le Saint-Esprit.
C
I
5o
D. A quoi est-on obligé quand on a reçu la
Confirmation ?
R. On est obligé sur-tout à ne point rougir
de professer la Foi de Jésus-Christ ni de sui
vre les maximes de l’Evangile.
On portera les enfans qui n’ont point encore été
confirmés , à désirer de recevoir le Sacremen t de Con
firmation : niais on les exhortera encore plus à tâcher
de devenir des temples du Saint-Esprit ; et à cet effet,
on leur parlera souvent du bonheur qu’ils auront d’être
confirmés comme de la récompense de leur sagesse et
de la pureté de leurs mœurs.
ARTICLE IV.
De l’Eucharistie.
SECTION I.
Eu Sacrement de l’Eucharistie.
n. Qu ’est-ce que l’Eucharistie?
R. C’est un Sacrement qui contient réelle
ment et en vérité le Corps, le Sang, l’Ame
et la divinité de notre Seigneur J. C. sous
les espèces ou apparences du pain et du vin.
D. Qu’entendez-vous par les Espèces ou Ap
parences ?
R. J’entends ce qui paraît à nos sens comme
la figure, la couleur et le goût.
D. Qui est-ce qui a institué le Sacrement de
l’Eucharistie ?
R. C’est Notre Seigneur Jésus-Clirist qui l’a
institué la veille de sa mort, que nous
appelons le Jeudi-Saint.
Q. Que fit notre Seigneur lorsqu’il voulut
instituer ce Sacrement ?
5i
R. Il prit du pain, il le bénit et le distribua
à ses Apôtres, en disant: Ceci est mon Corps.
D. Que fit-il encore ?
R. Il prit le Galice plein de vin , il le bénit, et
le donna à ses Apôtres, en disant: Ceci est
mon Sang, faites ceci en mémoire de moi.
D. Quel miracle notre Seigneur fit-il en disant :
Ceci est mon CorpsCeci est mon Sang ?
R. Il changea véritablement le pain en son
Corps, et le vin en son Sang.
D. Qu’est-ce que Jésus-Christ a prétendu en
disant : Faites ceci en mémoire de moi ?
R. Il a donné à ses Apôtres et à leurs succes
seurs , et par eux à tous les Prêtres jusqu’à
la fin du inonde, le pouvoir de changer le
pain et le vin en son Corps et en son Sang.
D. Quand est-ce que les Prêtres exercent ce
pouvoir ?
R. C’est au tems de la consécration, lorsqu’ils
célèbrent le saint Sacrifice de la Messe.
SECTION
II.
D. Comment le pain et le vin sont-ils changés
au Corps et au Sang de notre Seigneur J. C. ?
R. Ce changement se fait par la vertu toutepuissante des paroles de Jésus-Christ, que
le Prêtre prononce en son nom.
D. Comment appelle-t-on ce changement ?
R. On l’appelle Transubstantiation, c’est-àdire , le changement de substance en une
autre.
D. Ne reste-t-il ni pain ni vin dans l’Eucha
ristie après la Consécration ?
-
'
C 2
02
R. Non , il ne reste plus que les espèces ou
apparences.
D. Jésus-Clirist est-il tout entier sous l’espèce
du pain ?
R. Oui, Jésus-Christ est tout entier sous l’es
pèce du pain.
B. Est-il aussi tout entier sous l’espèce du vin ?
R. Oui, Jésus-Christ est aussi tout entier sous
l’espèce du vin.
D. Quand l’Hostie est partagée après la Con
sécration , le Corps de Jésus-Christ est-il
aussi partagé ?
R. Non: le corps de Jésus-Christ n’est point
partagé, mais il est tout entier sous chaque
partie de l’Hostie.
D. Celui qui ne reçoit qu’une partie de l’Hos
tie, ou qui ne reçoit qu’une espèce, reçoitil Jésus-Christ tout entier?
R. Oui, parce que Jésus-Christ est tout entier
sous chaque espèce et tout entier sous cha
que partie de chaque espèce.
B. Jésus-Christ quitte-t-il le Ciel pour venir
dans l’Eucharistie ?
R. Non : mais il est tout à la fois au Ciel et
dans l’Eucharistie.
B- Comment cela se peut-il ?
R. C’est par la toute-puissance de Dieu^ qui
peut tout ce qu’il veut.
SECTION
III.
R. Pourquoi Notre Seigneur J. C. a-t-il ins
titué le Sacrement de l’Eucharistie ?
55
_ ,
R. Notre Seigneur Jésus-Christ a institué ce
Sacrement poui' deux fins : i.° pour être la
nourriture spirituelle de nos âmes; 2.° pour
continuer le Sacrifice qu’il a offert pour
nous sur la Croix.
D. Comment J C. dans l’Eucharistie est-il
notre nourriture dans nos âmes ?
R. C’est lorsque nous le recevons en nous
par la Communion.
D Qu’est-ce que communier ?
R. C’est recevoir et manger le Corps de notre
Seigneur J. C. dans l’Eucharistie.
D Quels sont les effets de la Communion ?
R II y en a quatre : 1.° elle nous unit intimérnent et nous incorpore à J. C. qui devient
réellement notre nourriture; 2.° elle aug
mente, elle affermit et conserve en nous la
vie spirituelle de la grâce; 5.° elle affaiblit en
nous la concupiscence, et modère la violence
de nos passions ; 4.° elle nous est un gage de
la vie éternelle et de la résurrection glorieuse.
D. L’Eucharistie produit-elle tous ces effets
dans tous ceux qui communient ?
R. Elle les produit dans ceux qui communient
dignement ; mais ceux qui communient
indignement en sont privés, et ils cpmmettent un horrible sacrilège.
SECTION
IV.
D, Qu’est-ce communier indignement?
R. C’est communier avec la conscience souil
lée par le péché mortel.
C 5
D. Ceux qui communient en péché mortel
reçoi vent-ils le corps de Notre Seigneur ?
R. Oui, mais en le recevant, ils mangent leur
jugement et leur condamnation.
D. Quelles sont les dispositions nécessaires
pour bien communier ?
R. Il y en a de deux sortes : les unes regardent
l’ame , et les autres le corps.
1). Quelles sont les dispositions de l’ame?
R. La première et la principale est d’être en
état de grâce.
.D. Que faut-il faire avant que de communier
pour tâcher de se mettre en état de grâce ?
IL II faut s’éprouver soi-même; si l’on se
sent coupable de péché mortel, il faut avoir
recours au Sacrement de Pénitence.
D. Quelles autres dispositions, par rapport à
l’ame, sont encore nécessaires pour com
munier ?
R. Il faut avoir une foi vive ; une ferme espé
rance , une ardente charité, et des sentimeii's d’une profonde humilité, d’adora
tion et de reconnaissance.
D. Quelles sont les dispositions du corps?
R. Il faut être à jeun , si ce n’est que l’on
communie en viatique étant malade, else
présenter à la sainte table avec un extérieur
modeste et recuejlli, et à genoux.
D. En quel tems est-on plus étroitement
obligé de communier ?
R. A Pâques, et quand on est en danger de
mort.
SECTION
V.
Dès que les enfans ont assez de discernement pour
concevoir quelque idée de l’excellence de l’Eucharistie,
on doit leur parler souvent de cet auguste 'Mystèrepour
leuren imprimer delà vénération, et aussipourles dis
poser de loin àfaire un jour leur première Communion;
à cet effet, on leur apprendra soigneusement ce qui
suit par rapport à la Cojnmunion.
D. Sera-ce pour vous un grand bonheur de
communier un jour.
R. Oui, ce sera le plus grand bonheur qui me
puisse arriver dans la vie, pourvu que je
communie dignement.
D. Lorsque vous aurez le bonheur de commu
nier , qu’est-ce que vous recevrez ?
Pt. Lorsque j’aurai ce bonheur, je recevrai
Je corps de notre Seigneur Jésus-Christ
avec son sang , son ame et sa divinité.
D. Dési r82**VOU-5 s rdemment d’avoir un jour,
le bonheur de communier ?
R. Oui, parce qu’en recevant le corps de
N. S. J. C. j’espère qu’il me communi
quera son esprit, ses mérites et ses grâces.
D. Serait-ce un grand mal de communier
indignement.
Pt. Oui, ce serait le plus horrible de tous les
sacrilèges, et j’aimerois mieux mourir mille
fois que de commettre un péché si énorme.
D. Que voulez-vous faire jusqu’au temps
que vous aurez le bonheur de communier,
pour vous y préparer?
R. Je veux avec la grâce de Dieu , éviter jusC 4
56
qu’aux moindres péchés, et pratiquer le plu3
de bonnes oeuvres qu’il me sera possible.
D. A qui vous adresserez-vous après Dieu,
pour obtenir la grâce de bien communier ?
R. Je m’adresserai particulièrement à la Sainte
Vierge que Notre Seigneur Jésus-Christ a
choisie pour sa mère, et dont il a pris soin
lui- même de préparer l’ame et le corps pour
en faire une demeure digne de lui.
D. Que vous proposez-vous d’imiter dans la
Sainte Vierge pour pouvoir un jour com
munier dignement ?
R. Je me propose d’imiter particulièrement
son humilité, sa modestie, son giand amour
pour la pureté et son application à la prière.
D. A qui encore vous adresserez-vous pour ob
tenir la grâce de communier dignement.
R. Je m’adresserai à mon St Ange gardien, et
je le prierai chaque jour de s’intéresser pour
moi auprès de Dieu , afin que je vive de telle
sorte que je fasse une bonne communion.
SECTION
VI.
D. L’Eucharistie est-elle un Sacrifice ?
R. Oui , et c’est l’Eucharistie comme Sacrifice
que nous appelons le Sacrifice de la Messe.
D Qu’est-ce que le Sacrifice de la Messe?
R. C’est l’offrande du Corps et du Sang de
notre Seigneur Jésus-Christ sous les espèces
du pain et du vin, faite à Dieu par le
ministère du Prêtre.
D. Pourquoi offre-t-on le Sacrifice de la Messe?
R. On l’offre en commémoration du Sacrifice
5/
_
de la Croix, et pour nous en appliquer la
vertu.
D. Le Sacrifice de la Messe est-il le même que
celui de la Croix ?
R. Oui : c’est le même Sacrifice quant à la
victime ; il n’y a de différence que » lans
la manière dont elle est offerte.
D. Montrez que le Sacrifice de la Messe es t le
même quant à la Victime que celui de la
Croix ?
b
R. C’est que la Victhnè est Jésus-Christ q ni
s’offre à la messe , comme il s’est offert su ?
la Croix.
D. Faites voir la différence qui est entre le
Sacrifice de la Messe et le Sacrifice de la
Croix ?
R. C’est que sur la Croix Jésus-Christ s’est
offert d’une manière sanglante en mourant
véritablement pour nous, au lieu qu’à la
Messe sa mort est seulement représentée
par la séparation apparente de son corps
et de son sang.
D. Y a-t-il encore quelqu’autre différence ?
R. Oui : sur la Croix Jésus-Christ s’est offert
lui-même à son Père en sacrifice, et à la
Messe il s’offre par le ministère du Prêtre.
D. Quand est-on obligé d’assister à la Messe ?
R. On est obligé d’y assister les Dimanches et
les Fêtes, et c’est une pratique bien salutaired’y assister aussi tous les jours autant qu’oiï
le peut,
.
.
C5
5b
SECTION
VII.
D. CtfFre-t-oh lé Sacrifice de la Messe à la
Sal inte Vierge et aux Saints ?
R. N on : on n’offre le Sacrifice qu’à Bien seul.
D. P ourquoi fait-on mémoire des Saints au
Sa crilice de la Messe?
R. J Jour deux raisons : i.° c’est pour louer et
r< 'mercier Dieu des grâces qu’il leur a accord ées et de la gloire dont il les a couronnées;
t î.q c’est pour les engager à joindre leurs
intentions à nos prières.
D . Pour qui offre-t-on le Sacrifice de la Messe?
F i. On l’offre pour la sanctification des fidèles
Vivans sur la terré et pour le soulagement
des âmes qui sont en purgatoire.
D. Comment faut-il assister au St. Sacrifice
de la. Messe ?
R. On doit y assister avec modestie et dé
votion , et s’offrir à Dieu eii Jésus-Clirist
et avec Jésus-Christ.
D. Que doit-on faire en assistant à la Messe?
R; Oudoit i.° adorer Dieu; 2.° le remercier de
sesbienfaits ; 5.° lui demander pardon de ses
péchés, et. lés grâces dont on a besoin.
D. De quoi encore cônvient-il de s’occuper
pendant la Messe ?
R. De l’état de Jésus-Christ souffrant et mou
rant sur le Calvaire, et s’attendrir par le
souvenir de sa mort.
D. Quels péchés commet-on ordinairement
en assistant à la Messe?
5g
R. Les péchés les plus ordinaires sont d’y
causer, ,de s’y tenir dans une posture in
décente , et d’y être sans attention.
ARTICLE V.
Du Sacrement de Pénitence,
SECTION
I.
D. Qu’est-ce que le Sacrement de Pénitence ?
R. C’est un Sacrement qui remet les péchés
commis après le Baptême.
D. Le Sacrement de Pénitence remet-il tous
les péchés commis après le Baptême ?
R. Oui, il les remet tous sans en excepter
aucun quelque énorme, qu’il soit.
D. Qu’est-ce à dire que le Sacrement de
. Pénitence remet tous les péchés ?
R. C’est-à-dire qu’il les. efface quand à la
coulpe et qu’il change la peine éternelle
due au péché en peine temporelle.
D Comment obtient-on la rémission de cette
peine temporelle ?
R. On l’obtient par la ferveur delà charité y
par les œuvres de pénitence et par les indul
gences.
D. Le Sacrement de Pénitence est il néces' saire pour être sauvé ?
R. Oui : et si quelqu’un manquoit par sa faute
à le recevoir après être tombé dans, le péché
mortel depuis son Baptême, il séroit damné.
D. Peut-on recevoir plusieurs fois le Sacre
ment de Pénitente?
C 6
6o
R. Oui ; et pourvu qu’on soit bien disposé, on
peut le recevoir tout autant de fois qu’on a
eu le malheur de tomber dans le péché.
D. Le Sacrement de Pénitence a-t-il quel
qu’autre effet que d’effacer le péché ?
R. Oui : il reconcilie le pécheur pénitent avec
Dieu, en lui rendant la grâce sanctifiante.
Q, Quels sont les avantages de cette récon
ciliation ?
.
R. Il y en a trois principaux : 1. ° elle rétablit
dans le droit au paradis qu’on avoit perdu
pat le péché; 2.° elle donne la force pour ne
plus retomber dans le péché; 3.® elle fait
revivre le mérite des bonnes oeuvres passées.
SECTION
II..
D. Comment nomme-t-on ordinairement le
Sacrement de Pénitence ?
R. On l’appelle la Confessioji, parce qu’on
y confesse ses péchés pour en recevoir
l’absolution.
D. Combien faut-il de choses pour faire une
bonne Confession ?
R. Il en faut cinq : 1.° il faut examiner sa cons
cience; 2.® il faut être marri d’avoir offensé
Dieu; 3.° il faut faire un ferme propos de
ne plus l’offenser ; 4.® il faut confesser tous
ses péehés au Prêtre ; 5.® il faut être dans
la disposition de satisfaire à Dieu et au
prochain.
D. Qu’est-ce qu’examiner sa conscience?
R, C’est rechercher exactement, et rappeler
6i
dans sa mémoire les péchés que l’on a
commis.
D. Comment faut-il faire cet examen ?
R. i.° Il faut implorer les lumières du St. Es
prit; 2.° il faut tâcher de se souvenir en quoi
on a péché, par pensées,'paroles, actions et
omissions.
D. Sur quoi faut-il s’examiner ?
R. Il faut s’examiner sur les commande
mens de Dieu et de l’Eglise, sur les pé
chés capitaux, sur les mauvaises habitu
des et sur les devoirs de son état.
D. Que faut-il considérer pour bien faire
cet examen ?
R. Il faut considérer les lieux où l’on a été,
les personnes que l’on a fréquentées, les
affaires dont on a été occupé, les emplois
que l’on a exercés.
D. Est-il nécessaire d’examiner sa conscience
avant de se confesser ?
R. Oui ; car si l’on manquait à s’examiner , on
s’exposerait à faire une mauvaise Confession.
D. Que faut-il faire après avoir examiné sa
conscience ?
R. Il faut i.° demander pardon à Dieu de
ses péchés; 2.° faire un ferme propos de
ne plus l’offenser ; 3.c s’approcher hum
blement du tribunal de la pénitence.
SECTION
III.
D. Quelles sont les parties du Sacrement de
pénitence ?
62
R. Il yen a trois, savoir; la Contrition, la
Confession et la Satisfaction.
D. Qu’est-ce que la Contrition ?
R, C’est une douleur et un regret d’avoir
offensé Dieu, avec une ferme résolution
de ne plus l’offenser.
D. La Contrition est-elle nécessaire pour
recevoir l’absolution ?
R. Oui : elle est si nécessaire, que sans la
Contrition , on ne peut recevoir le par
don de ses péchés.
D. Quelles qualités doit avoir la Contrition
pour être bonne ?
R. Elle doit en avoir quatre, qui sont, i.° d’être
intérieure; 2.° d’être surnaturelle;.3.Q d’être
souveraine; 4.° d’être universelle.
D. Qu’entendez-vouspar Contrition intérieure!
R. Par Contrition intérieure, j’entends celle
qui est dans le cœur et non pas seule
ment sur les lèvres.
D. Qu ’entendez-vous par Contrition surna
turelle?
R. Par Contrition surnaturelle , j’entends
celle qui est excitée en nous par un mou
vement du Saint Esprit , et non par un
mouvement de la nature.
D. Qu’entendez-vous par Contrition souve
raine l
R Par Contrition souveraine , j’entends celle
qui fait que le pécheur pénitent est plus
fâché d’avoir offensé Dieu , que de tous
les maux qui pourroient lui arriver.
63
D- Qu’entendez-vous par Contrition univer
selle ?
R. Par Contrition universelle, j’entends celle
qui s’étend sur tous les péchés que l’on d
commis, et particulièrement sur les pé
chés mortels.
section
IV.
D. Que faut-il faire pour concevoir une
véritable Contrition de ses péchés ?
R. r.° Il faut en demander à Di'eu la grâce;
- 2.° il faut se représenter les motifs pro
pres à l’exciter.
D. Quels sont ces motifs?
R. l^es voici : i.° la bonté infinie de Dieu
que nous avons offensé ; 2.° ses bienfaits
envers nous et notre ingratitude à son
égard ; 5.° la Passion de notre Seigneur
Jésus-Christ dont nos péchés sont la cause ;
4.° l’Enfer que nous avons mérité, et le
Paradis que nous avons perdu.
D. Combien y a-t-il de sortes de Contrition ?
R. Il y en a de deux sortes ; savoir : la Contri
tion parfaite, et la Contrition imparfaite
que l’on appelle Attrition.
D. Qu’est-ce que la Contrition parfaite?
R. C’est une douleur d’avoir offensé Dieu
parce qu’il est souverainement bon et sou
verainement aimable.
D. Quel est l’effet de la Contrition parfaite?
R. C’est de reconcilier le pécheur avec Dieu,
avant même de recevoir le Sacrement de
64
pénitence, pourvu qu’on ait un désir sin
cère de recevoir ce Sacrement.
D. Qu’est-ce que la Contrition imparfaite on
Attrition ?
R. C’est une douleur qui est conçue com
munément par la considération de la lai
deur du péché, ou par la crainte de la
damnation éternelle.
D. Quel est l’effet de la Contrition imparfaite ?
R. C’est de disposer le Pécheur à recevoir la grâ
ce de Dieu dans le Sacrement de pénitence.
D. Dans quelle disposition faut-il être pour
recevoir l’absolution ?
R. i.° R faut espérer en la miséricorde ‘de
Dieu, et aux mérites de Jésus-Christ son
Fils ; 2.0 il faut avoir une volonté sincère
de ne plus pécher ; 3.° il faut commencer
à aimer Dieu comme source de toute justice.
D. Qu’est-ce à dire commencer à aimer Dieu
comme source de toute justice ?
R. C’est désirer ardemment de participer à
la justice et à la sainteté de Dieu même
comme étant le modèle, le principe et la
source de tout ce qu’il y a de juste et de
saint dans les Créatures.
SECTION
V.
.
D. Q u’est-ce que la Confession?
R. C’est une accusation que l’on fait de ses
péchés au Prêtre, pour en recevoir l’ab
solution.
D. Quelles qualités doit avoir la Confession
pour être bonne ?
65
A
B. La Confession pour être bonne, doit être
humble, sincère et entière.
D. Qu’est-ce à dire que la Confession doit
être humble ?
R. C’est-à-dire qu’il faut déclarer ses péchés
avec une grande confusion d’avoir offensé
Dieu.
D. Qu’est-ce à dire que la Confession doit
être sincère ?
R. C’est-à-dire qu’il faut déclarer ses péchés
comme on les connaît, sans les augmenter,
ni les diminuer, ni les excuser.
D. Qu’est-ce à dire que la Confession doit
être entière ?
R. C’est-à-dire qu’on doit s’accuser au moins
de tous les péchés mortels qu’on a commis,
-sans en excepter aucun, autant qu’onlepeut.
D. Celui qui cacherait volontairement un
seul péché mortel , ferait-il une bonne
Confession ?
R. Non, il ferait un horrible sacrilège, quand
même il déclareroit tous ses autres péchés.
D. A quoi serait-il obligé ?
R. Il seroit obligé à recommencer sa Confes
sion, et à déclarer particulièrement le crime
qu’il auroit commis en cachant son péché.
SECTION VI.
t-
D. Est-ce assez de déclarer les différentes sortes
de péchés mortels qu’on a commis ?
R. Non : il faut de plus en déclarer le nombre
autant qu’on le peut, et les circonstances
considérables.
D. Que doivent faire ceux qui ont oublié quel
que péché mortel dans leurs Confessions?
R. Ils doivent s’en confesser avant de com
munier, s’ils s’en souviennent.
D. S’ils ne s’en souviennent qu’après la Com
munion, que doivent-ils faire ?
R. Ils doivent s’en accuser dans la première
qu’ils feront ensuite.
D. Quand on est aux pieds du Prêtre, que
faut-il faire ?
R. Il faut faire Je signe de la Croix, 'et dire
au Prêtre en s’inclinant : Bénissez - moi
mon Père parce que j’ai pèche.
D. Tandis que le Prêtre d-onne la bénédic
tion , que faut-il dire ?
R. Il faut dire le Confiteor jusqu’à meci çülpu,
ou eu latin ou en français.
D. Ensuite que faut-il dire ?
R. i.° Il faut dire depuis quel temps on ne
s’est point confessé; 2.° averlir.si on a
reçu l’absolution ou non ; 3.° déclarer si
on a manqué à faire la pénitence imposée
dans la dernière Confession.
D. Que doit-on faire après cela ?
R. Il faut déclarer tous les péchés dont on
se souvient, sans rien cacher de ce qui peut
charger la conscience,
D. Après avoir déclaré ses péchés , que doiton faire?
R. i.° Il faut achever le Confiteor', 2° il faut
écouter avec docilité et humilité les avis
du Confesseur ; 3.° il faut accepter la péni
tence qu’il impose.
u'/
D. Lorsque le Confesseur donne l’absolution
que faut-il faire ?
R, Il faut s’humilier intérieurement,*en même
temps qu’on se baisse pour la recevoir, et
faire de tout son cœur un acte de Contrition.
D. Faites un acte de Contrition ?
R. Mon Dieu, j’ai un extrême regret de
vous avoir offensé, parce que vous êtes
infiniment bon, que le péché vous dé
plaît : je me propose avec le secours de votre
grâce de ne plus vous offenser à l’avenir,
et je vous prie de me pardonner par les
mérites de Jésus-Christ mon Sauveur.
ARTICLE V.
D. Qu’est-ce que la Satisfaction ?
R. C’est une réparation que l’on doit faire
à la justice de Dieu pour l’injure qu’on
lui a faite par le péché.
D. Faut-il être résolu de satisfaire à Dieu
pour faire une bonne Confession ?
R. Oui : cela est si nécessaire , que sans celte
résolution , on ne reçoit point l’absolution
de ses péchés.
D. Est-on obligé de satisfaire à Dieu après
que le péché est pardonné ?
R. Oui : car la peine éternelle due au péché ,
est alors changée en peine temporelle qu’il
faut souffrir en celte vie ou en l’autre.
D. Y a-t-il d’autres raisons encore qui nous
engagent à faire pénitence, après que le
péché est pardonné ?
68
R. Oui, nous y sommes obligés : i.° p0Ur
détruire nos mauvaises habitudes ;
pOuy
nous rendre plus précautionnés contre le
péché ; 3.° pour imiter Notre Seigneur
Jésus-Christ qui a souffert pendant sa vie
et a satisfait pour nous.
D. Comment pouvons-nous satisfaire à Dieu?
R. C’est en pratiquant des oeuvres de péni
tence avec la grâce de Jesus-Christ par qui
seul nous pouvons mériter et satisfaire.
D. Quelles sont les oeuvres de pénitence par
lesquelles nous satisfaisons à Dieu ?
R. X?e sont les Jeûnes, la Prière, l’Aumone
et sur-tout la Pénitence imposée par le
Confesseur.
D. Est-on obligé d’accomplir la Pénitence
itnposée par le Confesseur ?
R. Oui : on est obligé, sous peine de péché,
d’accomplir cette pénitence, et on doit
l’accomplir le plutôt possible.
D. Est-ce assez de satisfaire à Dieu ?
R. N on : il faut encore satisfaire au prochain,
si on l’a offensé.
D Qu’est ce à dire satisfaire au Prochain ?
R. C’est réparer le tort qu’on lui a fait dans
sa personne, dans son honneur et dans
ses biens.
D. Est-ce que cette réparation du tort fait
au Prochain , est nécessaire pour recevoir
le Sacrement de Pénitence ?
R. Oui : elle est si indispensable, que sans
une volonté sincère de réparer le toit et
69
.
'
l’injure que l’on a fait au Prochain, on ne
peut recevoir la rémission de ses péchés.
ARTICLE VI.
De l’Extrême - Onction.
D. Qu’est-ce que l’Extréme-Onction ?
R. C’est un Sacrement institué pour le soula
gement spirituel et corporel des malades.
D. Pourquoi appelle-t-on ce Sacrement Ex
trême-Onction ?
R. Parce que c’est la dernière des Onctions
que reçoit un Chrétien.
I). Comment l’Extrême-Oncticn soulage-telle spirituellement les malades?
R. Elle le fait en trois manières : i.° elle
achève la rémission des péchés dont elle
purifie les restes ; 2.° elle donne aux mala
des la force contre les tentations et contre
les horreurs de la mort ; 3. ° elle les fortifie
dans la Foi, et excite dans leurs cœurs le
désir et l’espérance de posséder Dieu.
D. Quel soulagement corporel l’ExtrêmeOnction procure-t-elle aux malades ?
R. Elle leur rend la santé du corps, s’il est
expédient pour leur salut, et fait supporter
la maladie avec patience.
D. A qui doit-on donner 1 Extrême-Onction ?
R. On doit la donner aux malades qui sont
en danger de mort.
D. Faut-il attendre qu’on soit à l’extrémité
pour recevoir ce Sacrement ?
. 70
R. Non : car en différant trop, on s’expose
à ne le recevoir point du tout; d’ailleurs
on le reçoit avec plus de fruit, quand ou
a encore une entière connaissance.
D. En quelles dispositions faut-il recevoir
l’Extrême-Onction ?
R. Si on est en péché mortel, il faut se
confesser auparavant quand on le peut;
et si on ne le peut pas , il faut s’exciter
à la Contrition et demander l’absolution.
D. Comment donne-t-on l’Extrême-Onction?
R. C’est par les Onctions et les prières qne
le Prêtre fait sur le malade pour deman
der à Dieu qu’il lui pardonne les péchés
qu’il a commis par ses sens extérieurs.
D. De quoi doit s’occuper le malade pen
dant qu’on lui donne l’Extrême-Onction?
R. Il doit autant qu’il peut, s’unir auxdis
positions de Jésus-Christ agonisant, et aux
prières que le Prêtre fait pour lui au nom
de l’Eglise.
D. Que doit faire le malade qui a reçu l’Extcême-Onction ?
R. Il doit remercier Dieu , ensuite lui offrir
le Sacrilice de vie, avec résignation, et
enfin s’abandonner à sa miséricorde avec
amour et confiance.
ARTICLE VII.
De l'Ordre et du Mariage.
D. Qu’est-ce que l’Ordre ?
R. C’est un Sacrement qui donne le pouvoir
71
de faire les fonctions ecclésiastiques et la
grâce de les faire dignement.
D. Dans quelle disposition faut-il être pour
recevoir ce Sacrement ?
R. i.° Il faut être appelé de Dieu ; 2.° il faut
avoir en vue de procurer sa gloire et le
salut du Prochain ; 5.° il faut être en état
de grâce.
D. Quels sont les devoirs des fidèles envers
les Ecclésiastiques ?
B. Ils doivent respecter leur personne et leur
caractère , et les honorer comme les Minis
tres de Jésus-Christ.
D. Qu’est-ce que le Mariage ?
B. C’est un Sacrement qui sanctifie l’alliance
■légitime de l’homme et de la femme.
, D. Tous ceux qui reçoivent le Sacrement de
Mariage , reçoivent-ils la grâce de ce Sacre
ment ?
B. Non : parce que tous n’y apportent pas
les dispositipns nécessaires pour le rece
voir chrétiennement.
D. Quelles sont les dispositions nécessaires
pour recevoir chrétiennement le Sacrement
du Mariage ?
B. i.° Il faut s’y préparer par la prière et
par les bonnes oeuvres ; 2.° il faut avoir
intention de servir Dieu dans l’état du
Mariage ; 5.° il faut être en état de grâce;
et à cet effet se confesser avant que de
recevoir la bénédiction nuptiale.
D. Où doi t-on recevoir la bénédiction nup
tiale ?
72
R. Dans la paroisse de son propre Curé.
D. Qui a institué le Mariage?
R. C’est Dieu qui l’a institué au commence
ment du monde, et c’est Jésus-Christ qui
l’a élevé à la dignité de ce Sacrement.
D. Quelles sont les obligations des personnes
mariées ?
R. C’est i .w de vivre ensemble dans une sainte
société; 2.° de s’aimer chrétiennement et
de s’aider dans les besoins ; 5.° de donner
une éducation chrétienne à leur famille.
LEÇON VI.
Des Commandemens de Dieu.
ARTICLE I.
D. OUffit-il d’être baptisé, et de croire en
Jésus-Christ pour être sauvé?
R. Non : pour être sauvé, il ne suffit pas
d’être baptisé, et de croire en Jésus-Christ;
il faut;de plus garder les commandemens
de Dieu.
.
D. Pourquoi cela ?
R. C’est parce que la Foi, sans les bonnes oeu
vres, est morte et ne peut pas nous justifier.
D. Quelle récompense Dieu promet-il à ceux
qui gardent ses Commandemens ?
R. Il leur promet la vie éternelle.
D. Quelle sera la punition de ceux qui ne
gardent pas les commandemens de Dieu ?
R. Leur punition sera d’être éternellement
damnés.
I). Comment viole-t-on les Commandemens
cle Dieu ?
R. C’est par le pëclié.
D. Combien y a-t-il de commandemens de
Dieu ?
R. Il y en a dix.
D. Dites-les ?
1 T 7 N seu^
tu adoreras et aimeras parvJ faitement. 2 Dieu en vain tu ne jureras
ni autre chose pareillement. 5 LeS Dimanches
tu garderas en servant Dieu dévotement.
4 Père et mère honoreras, afin que tu vives
longuement. 5 Homicide point ne feras de
fait ni volontairement. 6 Luxurieux point ne
seras cle corps ni de consentement. 7 Le bien
d’autrui tu ne prendras ni retiendras à ton
escient. 8 Faux témoignage ne diras ni men
tiras aucunement. 9 L’œuvre de chair ne dé
sireras qu’en mariage seulement. 10 Lesbiens
d’au Irai tu 11e convoiteras pour les avoir
injustement.
ARTICLE IL
Explication du premier Comiriàindemènt.
D. A quoi nous oblige le premier Comman
dement : Un seul Dieu lu adoreras et
aimeras parfaitement l
R. Ce premier Commandement nous oblige
à quatre choses; i.° à croire en Dieu ; 2.° à
espérer en lui ; 5.° à l’aimer parfaitement;
4.° à l’adorer lui seul.
D. Quelle est la vertu qui nous fait croire en
Dieu ?
D
74
.
.
R. La vertu qui nous fait croire en Dieu,
est la Foi.
D. Quelle est celle qui nous fait espérer en
Dieu ?
R. La vertu qui nous fait espérer en Dieu,
est l’Espérance.
D. Quelle est celle par laquelle nous aimons
Dieu parfaitement ?
R. La vertu par laquelle nous aimons Dieu
parfaitement, est la Charité.
D. Comment appelle-t-on ces trois vertus?
R. On les appelle Ferlas théologales.
D. Qu’est-ce à dire Vertus théologales?
R. Les Vertus théologales , sont celles qui
ont Dieu pour objet.
D. Combien y a-t-il de Vertus théologales?
R. Il y en a trois, savoir : la Foi, l’Espé
rance et la Charité.
SECTION
I.
De la Foi.
D. Qu’est-ee que la Foi ?
R, La Foi est un don de Dieu , par lequel
nous croyons en lui, et à tout ce qu’il a
révélé à son Eglise.
D. Où est-ce qu’est contenu ce que Dieu a
a révélé à son Eglise ?
R. Tout ne que Dieu a révélé à son Eglise,
est contenu dans l’Ecriture et dans la
Tradition.
D. A qui Dieu a-t-il confié le dépôt de l’Ecri
ture de la Tradition ?
,
75,
■
.
,
R. Il a confié ce dépôt à son Eglise à qui il
en a donné l’intelligence et le pouvoir de
la proposer, par un jugement infaillible
et avec une autorité souveraine.
P. La Foi est-elle absolument nécessaire?
R. Oui : elle est si nécessaire que sans elle,
nous ne pouvons plaire à Pieu ni être sauvés.
D. Comment pèche-t-on contre la Foi ?
R. On pèche contre la Foi en plusieurs maniè
res ; i.° en rejettarit intérieurement ou exrérieurement quelque vérité-révélée et pro
posée par l’Eglise comme telle ; 2.° en dou
tant volontairement de quelqu’une de ces
vér ités ; 5.° en négligeant des s’instruire de
celle dont la-connaissance est si nécessaire
au salut.
P. Que faut-il faire pour conserver la Foi ?
R. i.° Il faut demander souvent à Pieu d’aug
menter en nous la Foi ; 2.° il faut faire sou
vent des actes de Foi; 3.° il faut éviter tout
ce qui peut affoiblir en nous la Foi, comme
les conversations et les lectures dangereuses.
P, Faites un acte de Foi ?
R. Mon Dieu, je crois fermement tout ce
que vous avez dit et révélé comme le croit
et l’enseigne la Sainte Eglise, parce que
c’est vous, ô mon Dieu, qui l’avez dit.
SECTION II.
De l’Espérance.
D. Qu’est-ce que l’Espérance?
R, L’Espérance est un don de Pieu, rr
D 2
H
lequel nous attendons de sa bonté, avec
une ferme confiance, les biens qu’il nous
a promis.
D. Quels sont les biens que Dieu nous a
promis ?
R. Les biens que Dieu nous a promis sont
la vie éternelle, et les moyens d’y par
venir par les mérites de Jésus-Christ.
D. Comment péche-t-on contre l’Espérance ?
R. On pèche contre l’Espérance i.u en déses
pérant de son salut; 2.° lorsqu’au lieu d’ai
mer , de désirer et de demander à Dieu les
biens qu’il nous a promis, on n’a pour ces
biens que du dégoût et de l’indifférence;
5.v lorsqu’en présumant de la bonté de Dieu,
on désire sa conversion; 4,° lorsqu’en comp
tant sur ses propres forces, on s’expose
aux ocasions cle pécher.
D. Est-ce un grand péché de désespérer de
son salut ?
R. Oui : c’est faire injure à la bonté infinie
de Dieu , qui nous ordonne d’espérer eu
lui, et qui veut sincèrement que nous
soyons sauvés.
D. Sommes-nous obligés de faire souvent des
actes d’espérance ?
R. Oui : nous y sommes obligés, et c’est le
moyen de conserver cette vertu.
D. F aites un acte d’Espérance ?
R. Mon Dieu, j’espère de votre infinie bonté,
vos grâces et mon salut selon votre pro
messe, par les mérites infinis de JésusChrist mon Sauveur.
. 77
SECTION
III.
De la Charité.
D. Qu’est-ce que la Charité?
R. La Charité est un don de Dieu qui nous
le fait aimei' pour lui-même par - dessus
toutes choses, et notre prochain comme
nous mêmes pour l’amour de Dieu.
D. Qu’est-ce qu’aimer Dieu ?
R. Aimer Dieu, c’est nous attacher à lui
de tout notre cœur, comme au souverain
bien et notre fin dernière ?
D. Comment devons-nous aimer Dieu ?
R. Nous devons l’aimer de tout notre coeur,
de tout notre esprit, de toute notre ame,
et de toutes nos forces.
D. Est-ce aimei' Dieu comme il faut, que
d’aimer quelque chose autant, que lui ?
R. Non : poux- aimer Dieu comme il. faut,
il faut l’aimer plus que tous les biens dn
monde et plus que ce que nous avons de
plus cher.
D. A quoi fait-on connaître- que l’on aime
Dieu de tout son cœur et par-dessus toutes
choses ?
R. On le fait connaître i.° en observant fidè
lement ses Commandemens ; 2.° en crai
gnant plus de commettre un péchémortel que
tousles maux qui pourraient nous arriver.
D. Comment perd-on la Charité ?
R- On la perd eu commettant un péché mortel.
IL Peul-oix être sauvé sans la Charité ?
D 3
0
7s
R. Non : sans la Charité nous sommes les
ennemis de Dieu , et il faut faire souvent
des actes de cette Vertu ?
D. Faites un acte de Charité ?
if. Mon Dieu, je vous aime de tout mon
coeur et plus que toutes choses, parce
que vous êtes infiniment aimable : j’aime
aussi mon Prochain comme moi-même,
même pour l’amour de vous.
SECTION
IV.
De la Charité envers le Prochain.
D. A quoi la Charité nous oblige-t-elle envers
le Prochain ?
R. Elle nous oblige de l’aimer comme nousmêmes pour l’amour de Dieu.
D. Qu’entendez - vous par le Prochain que
nous devons aimer comme nous-mêmes?
R. J’entends tous les hommes, même nos
ennemis et ceux qui nous font du mal.
D. Qu’est-ce qu’aimer son Prochain comme
soi-même ?
R. C’est lui vouloir et lui procurer en effet,
autant qu’on le peut, le même bien qu’on
désire pour soi-même.
D, Qu’est-ce qu’aimer son Prochain pour
l’amour de Dieu ?
R. C’est, l’aimer en la manière que Dieu le
veut et conformément à sa Loi.
D. Qn’est-ce que la Charité nous défend
envers le Prochain?
R. Ellenous défend i.° de le mépriser ; 2.° de
$
79
le hair; 5.° de lui nuire, soit dans son ame,
soit dans son corps, soit dans sa réputation,
soit dans ses biens.
D. Est-ce assez de ne point faire de mal au
Prochain ?
R. Non : il faut de plus pratiquer à son égard ,
autant qu’on le peut, les oeuvres de miséri
corde, tant spirituelles que corporelles.
D. Quelles sont les oeuvres de miséricorde
que l’on appelle spirituelles ?
R. Il y en a sept, savoir : i.° instruire les
ignorans; 2.° corriger les défaillans : 5.° con
seiller ceux qui sont en peine; 4.° consoler
les affligés ; 5.° supporter les défauts et les
humeurs du Prochain ; 6.° pardonner les
injures ; .7.° prier Dieu pour les vivans et
les morts, et même pour ses ennemis.
D. Quelles sont les oeuvres de miséricorde
corporelles ?
R. II y en a sept pareillement , savoir :
i.° donner à manger à ceux qui ont faim ;
2.0 donner à boire à ceux qui ont soif;
3.° vêtir ceux qui sont nuds; 4.° loger
les pèlerins et les étrangers ; 5.° visiter
les malades ; 6.° délivrer ou secourir les
prisonniers; 7.° ensevelir les morts.
SECTION
v.
Suite du premier Commandement.
D. Qu’est-ce que le premier Commande
ment nous ordonne par ces paroles :
seul Dieu tu adoreras ?
D 4
So
, R., Il nous ordonne d’aderer Dieu , et de
n’adorer que lui seul.
. ’
D. Qu’est-ce qu’adorer Dieu?
R. C’est lui rendre le culte et l’hommage
que nous lui devons comme à notre
Créateur et Souverain Seigneur.
.D. Comment devons-nous adorer Dieu ?
R. Nqus devons l’adorer en esprit et en vérité.
D. Qu’est - ce qu’adorer Dieu en esprit et
en vérité ?
R. C’est i.° nous soumettre aux ordres de
sa providence; 2.° vouloir lui plaire dans
tontes nos actions ; 5.° être fidèles à garder
ses Commandemens. ,
D. En combien de manières devons-nous
adorer Dieu ?
R. Nous devons l’adorer en deux manières,
intérieurement et extérieurement.
D. Qu’entendez-vous pqr adorer Dieu inté■ rieuremenl ?
R. C’est nous attacher à lui par les sentimens,
intérieurs de notre coeur, commyà notre
Souverain Seigneur.
D. Expliquez ce que c’est qu’adorer Dieu
extérieurement ?
R, D’est lui témoigner par quelques actions
extérieures, ou par les mouvemens de
notre corps, le respect que nous avons
pour lui.
D. Quels sont les péchés contraires à l’ado
ration qui n’est due qu’à Dieu seul ?
R. Il y en a d-e trois sortes’, savoir : l’hlolatrie, le Sacrilège et la Superstition.
&
D. Comment péche-t-on par l’ïdolatrie ?
R. C’est lorsqu’un rend à la‘créature le culte
qui n’est dû qu’à Dieu seul, comme lors
qu’on a recours au Démon pour en obtenir
la santé ou la connaissance des choses
cachées.
D. Qjiand est-ce qu’on pèche par sacrilège?
R. C’est lorsqu’on profane les choses saintes,
comme les Sacremens, les Eglises, les
Reliques, les Croix, les Images et autres
choses semblables.
D. Qui sont ceux qui pèchent par supers^
tition ?
R. Ce sont ceux qui mettent leur confiance
en des choses vaines : par exemple, qui
observent des jours heureux ou malheu
reux, pu qui tentent de guérir des hommes
ou des animaux, par des paroles ou des- ..
pratiques que l’Eglise n’approuve pas.
IlC TI O N VI.
“ Suite du premier Commandement.
/). Est-il permis d’adorer les Saints ?
R. Non : il ne faut adorer que .Dieu seul,!
mais nous honorons les Saints comme les
amis de Dieu.
T). Adorons-nous la très-Sainte Vierge ?
R. Non : il n’est pas plus permis de l’adorer
que les autres Saints, mais nous l’honoronsd’une manière plus particulière , parce
qu’elle est Mère de Dieu.
D. Peut-on invoquer les Saints ?
D 5
O
R. Ouï : il est bon et très’-utiîe de les invoquer, car ils peuvent beaucoup nous
aider par leurs intercessions.
/?. Comment prions-nous les Saints ?
R. Nous les prions, non pas de nous don
ner les grâces j mais de les demander pour
nous et avec nous, par les mérites de
Notre Seigneur Jésus-Christ.
D. Est-ce avec raison que nous honorons
les Reliques des Saints ?
R. Oui : car il est bien juste d’honorer les
précieux restes des corps qui ont été les
Temples vivans du Saint-Esprit, et qui
doivent ressusciter à la gloire.
/?. Pourquoi honorons-nous les Images ?
Il, Nous honorons les Images à cause de
ce quelles nous représentent, et non pour
elles-mêmes.
D. Que prétendons-nous en nous découvrant,
ou en nous prosternant devant la Croix ?
R. C’est pour adorer Notre Seigneur’ JésusChrist crucifié, que la Croix nous repré
sente.
ARTICLE III.
Explication du second Commandement.
SECTION
I.
S). Qu’est-ce qui est défendu par le Com
mandement,: lïieu'en vain tu ne, jureras,
ni autre chose pareillement ?
R. Il est défendu j .° de juî;er-sans raison;
a.0 de blasphémer; 5.° de faire des ira-
S?
précations ; 4.° de trangresser les vœux
que l’on aurait fait.
D. Qu’est-ce que jurer?
R. C’est prendre Dieu à témoin ou par luimême, ou'par quelque chose qui ait rapport
, à lui, de la vérité de ce que l’on dit, ou
de ce que l’on promet.
D. Est-il quelquefois permis de jurer ?
R. Oui : pourvu qu’il y ait nécessité , et
qu’on le fasse selon la vérité et la justice.
D. Quand est-ce que l’on pèche en jurant?
‘R. i.° C’est l’orsqu’on jure contre la vérité,
ce qui s’appelle parjure j 2.° lorsqu’on jure
selon la vérité, mais sans nécessité; 3.° lors
qu’on jure de faire quelque chose de cri
minel.
D. Est-on obligé de faire une mauvaise action
à laquelle on se seroit engagé par serment ?
R Non : on n’y est pas obligé ; un pareil
serment est un péché en lui-même, et
en l’accomplissant, on feroit un nouveau
péché.
D. Si on a juré de faire quelque bonne action,
est-on obligé de garder son serment ?
R. Oui : on y est obligé, si en -cela on île
fait point tort au prochain.
SECTION
II.
D. Qu’entendez-vous par blasphémer ?
R- C’est dire quelque parole injurieuse contre
Dieu, contre les Saints ou contre la Religion
D. Le Blasphème est-il un grand péché ?
D 6
84,
Iî, Qui- r et l’on peut dire que c’est le pé
ché des Démons, qui blasphèment sans
cesse contre Dieu.
• D. Qu ’est-ce que faire des imprécations ?
K. C’est dire par colère ou autrement qu’on
se souhaite ou aux autres, la mort, la dam
nation éternelle, ou quelqu’autre malheur,
D. ^Pèche-t-on en n’accomplissant pas les'vœux qu’on a faits ?
R. Ou* : on pèche contre la majesté de
Dieu que l’on "doit honorer par la fidélité
à accomplir les voeux qu’on a faits.
Z). Qu’est-ce qu’un Vœu ?
.
R. C’est une promesse faite à Dieu librement,
par laquelle on s’engage à faire quelques
bonnes actions qui soient pour un plus
grand bien.
/>. Est-’ce une chose agréable à Dieu de faire
des vœux ?
R Oui: c’est en soi-même une bonne chose ;
mais on n’en doit pas faire légèrement et
' sans précaution.
D. Quelle précaution faut-il-prendre avant
que de faire un vœu ?
R. Il faut recourir à Dieu par la prière, et
consulter un prudent confesseur.
ARTICLE IV.
Explication du troisième Commandement.
D. Qu’est-ce que nous ordonne le troisièmeCommandement : les Dimanches tu garde
ras en servant Dieu dévotement'!
85R. Ce Commandement nous ordonne de sane1'
tifier un jour de la semaine que l’on appelle
le Dimanche.
D. Que faut-il faire pour sanctifier le
Dimanche ?
R. Il faut en ce jour pratiquer des oeuvres
de piété et de religion , et s’abstenir d’oeu
vres serviles.
D. Quelles sont les œuvres de piété et de
religion qu’il faut pratiquer les jours de
Dimanches ?
R. Il faut entendre la Messe ; et si l’on ‘y
manque volontairement, on fait un péché
mortel; 2.° il faut l’entendre toute entière
et y assister avec attention et dévotion ;
3.° il faut de plus, autant qu’on le peut,
assister au Prône et aux Offices de l’E
glise, sur-tout dans sa paroisse, et s’occu
per saintement le reste de la journée.
D. Qu el péché commet-on plus communé
ment contre la sanctification des Diman
ches ?
R. i.° C’est de passer ses saints jours en dé
bauche, au Jeu, aux Danses et au Caba
ret ; 2.0 de ne point assister aux Instruc
tions et au Service divin.
D. Qu’entend-ort par les œuvres serviles dont
on doit s’abstenir le Dimanche?
R. On entend par œuvres serviles tout ouvrage
que font les gens de service, les Artisans,
ou ceux qui gagnent leur vie en travail
lant des mains.
•
SG
D. Qui sont ceux qui pêchent sur cela con
tre le troisième Commandement ?
K. Ce sont ceux qui, sans nécessité et'sans
dispense des Supérieurs (pouvant la de
mander), vaquent aux oeuvres serviles.
ARTICLE V.
Explication du quatrième Commandement.
• ■
SECTION
I.
D. A quoi nous oblige le quatrième Com
mandement : Père et Mère honoreras,
afin que tu vives longuement ?
R. Il nous oblige à quatre choses qui sont :
i.° d’aimer nos père et mère; 2.° de les
respecter ; 5.° de leur obéir ; 4.° <Je les
assister dans leurs besoins.
D. Qu’est-ce qu’aimer son père et sa mère ?
R. C’est leur vouloir et leur procurer effec
tivement tout le bien que l’on peut,
. Qui sont ceux qui manquent à ce devoir?
Ce sont ceux qui haïssent leur père' et
mère, qui ne peuvent vivre avec eux ou
qui désirent leur mort.
D. Qu’est-ce que respecter ses père et mère?
R. C’est leur rendre l’honneur que la nature
et la bienséance exigent.
D. Comment péche-t-on contre le respect
dû à ses père et mère ?
R. i.° C’est lorsqu’on les méprise, ou qu’on
les raille ; 2.° lorsqu’on publie leurs ^dé
fauts; 3.° lorsqu’on leur parle avec fierté,
insolence et dureté.
f—■-------
~ï""~
v/
D. Qu’est-ce qu’obéir à ses père et mère?
R. C’est faire avec joie et promptitude ce
qu’ils commandent.
D. Qui sont ceux qui pèchent contre cette
obligation ? •
R. Ce sont ceux i.° qui ne font pas ce que
leurs père et mèïe leur ordonnent, ou qui
ne le font qu’avec dépit et en murmurant $
2-° ceux qui les abandonnent, qui s’en
fuient de leur maison, qui vont à la guerre,
ou se marient sans leur consentement ;
5.° ceux qui n’exécutent pas leur testament, *
D. Que doit-on faire pour assister ses père
et mère ?
•
i
R. i.° On doit les secourir dabs leurs be
soins», les consoler dans leurs afflictions ,
f » les .servir dans leur vieillesse et dans leur
infirmité ; 2.° on doit, lorsqu’ils sont mala■ des dangereusement , leur procurer de
bonne heure l’avantage de recevoir les
Sacremens ; 5.° on doit prier et faire prier
Dieu pour eux après leur mort.
SECT I ON
11.
D. Quelle est la récompense promise à ceux
qui honorent leurs père et mère ?
R. C’est de vivre long-temps sur la terre, si
cela leur est avantageux pour leur salut,
et de vivre éternellement dans le Ciel.
D. Qu’est-ce que doivent craindre ceux qui
manquent d’honorer leurs père et mère ?
K Ils doivent craindre d’attirer sur eux la
OO
.f
malediction de leurs, parens, qui est ordî-’
’ nairement suivie de celle de Dieu même.
D. Le quatrième Commandement regarde-t-il
seulement les obligations des enfans envers ’
leurs père et mère?
R. Il regarde aussi les devoirs des inférieurs
envers les supérieurs, et réciproquement
ceux des supérieurs envers leurs inférieurs,
et en particulier ceux des père et mère
envers leurs enfans.
D. Qui sont ceux que nous devons hono
rer comme nos supérieurs ?
R. Les uns sont ecclésiastiques et les autres
séculiers.
Les Supérieurs Ecclésiastiques sont : le
Pape, l’Evêque, le Curé et le Confesseur.
Les supérieurs séculiers sont : le Roi, le
Magistral, le Maître que l’on sert, et les
personnes chargées de notre conduite ou
de notre instruction.
®
D. Quels sont les devoirs des inférieurs envers
les supérieurs ?
R. Ils doivent les respecter, leur garder la
fidélité et leur obéir en tout ce que ceuxci ont droit 3e leur commander.
D. A quoi sont obligés les père et mère envers
leurs enfans ?
R. Ils sont obligés de les nourrir, de les
instruire, de les corriger, de leur donner
bon exemple, et de pourvoir à leur éta
blissement autant qu’ils le peuvent.
D. Qu ’est - ce que les supérieurs doivent à
leurs inférieurs ?
R. Ils leur doivent le soin, le bon exemple,
l’attention à ne leur commander rien de
mauvais, et enfin la protection et la jus
tice selon la nature et le degré d’autorité
qu’ils ont.
ARTICLE VI.
Explication dn cinquième Commandement.
SECTION
I.
D. Qu’est-ce que Djeu nous défend par le
cinquième Commandement : Homicide
point ne feras, de fait ni volontaire
ment ?
.
R. Il nous défend de nuire à la vie de notre
prochain , et'même d’en avoir la volonté :
comme aussi de nous ôter la vie à nousmêmes.
D. Y a-t-il plusieurs sortes de vies auxquelles
on puisse nuire ?
R. Oui : i.° il y a une vie naturelle, qui
est celle du corps ; 2,° il y a une vie spi-’.
rituelle, qui consiste dans la sainteté de
l’anie ; 5.° il y a une vie civile, qui est la
réputation.
D. Comment offense-t-on le Prochain par
rapport à la vie naturelle ?
R. i.° Par pensées en le haïssant, ou lui
souhaitant du mal ; 2.° par paroles , en le
.querellant , ou lui disant des injures ;
5.° par actions , en le frappant injuste
ment, ou lui donnant la mort.
D. A quoi est-on obligé quand o-n a insulté
ou frappé son Prochain ?
9°
R. On est obligé à réparer, s’il se peut,
l’injure qu’on kji a faite, et tout le tort
qui s’en est ensuivi.
D. ‘Comment peut-on nuire à la vie spiri
tuelle du Prochain ?
R. En le portant à offenser Dieu , qui est
ce que l’on appelle le péché de scandale,
D. Donnez un exemple du péché de scandale?
R. Par exemple, ceux qui conseillent ou qui
apprennent aux au tres à dérober, à men
tir , à désobéir ; ceux qui par leurs rail
leries , détournent de la piété ; ceux qui
tiennent des discours libres, sont tous des
scandaleux.
D. Le scandale est-il un grand péché ?
R. Oui : c’est un péché énorme, puisque
le scandaleux travaille avec le Dériion à
perdre les aptes que Jésus-Clirist a rachetées,
SECTION
II.
D. Qu’est-ce que nuire à la vie civile du
Prochain ?
• R. C’est blesser sa réputation.
D. En combien de manières blesse-t-on la
* réputation du Prochain ?
R. En deux manières, savoir : par la calom
nie et par la médisance.
D. Expliquez ce que c’est que la calomnie?
R. C’est lorsque par malice on accuse quel
qu’un d’un crime qui est faux, ou qu’on
lui impute le mal qu’il n’a pas fait.
D. Qui sont ceux qui pèchent par médisance ?
9*
R. Ce sont ceux qui découvrent le maî que
quelqu’un a fait, mais qui n’était pas connu.
D. Est-ce un grand mal que la médisance ?
R. Oui : car elle nuit tout-à-la-fois à celui
qui médit, à celui de qui on médit et à
ceux devant qui on médit.
D. Est-il permis d’écouter la médisance, d’y
prendre plaisir ?
R. Non : par là on se rendroit coupable du
péché que commet le médisant.
D. A quoi sont tenus ceux qui ont fait des
calomnies et des médisances ?
R. i.° Le Calomniateur est obligé absolument
de se dédire ; 2.° il est obligé de réparer
le tort qu’il a causé par ses calomnies ;
5.° celui qui par ses médisances a fait in
justice au prochain doit aussi la réparer.
ARTICLE VII.
Explication du sixième et neuvième Com
mandement.
D. Quel est le sixième Commandement ?
R. Le sixième Commandement est celui-ci ;
Luxurieux point ne seras de corps ni de
consentement.
D. Y a-t-il quelqu’autre Commandement de
Dieu qui ait rapport à celui-ci ?
R. Oui: c’est le neuvième, savoir: L’œuvre
de chair ne désireras qu’en mariage seu
lement.
D. Qu’est-ce que Dieu nous défend par ces
deux Commandemens ?
92
R. Il défend toutes les actions, paroles, dé
sirs et pensées ' déshonnêtes , et générale
ment tout ce qui porte au péché d’impureté
D. Qu’est-ce qu’on entend par actions, pa
roles, désirs et pensées déshonnêtes?
Jl. On entend généralement toutes les actions,
paroles désirs et pensées contraires aux
sentimens qu’inspirent la pudeur, et la
retenue en ce qui concerne le corps.
SECTION
I.
D. Le péché d’impureté est-il un grand péché?
R. Oui : i.° c’est un péché horrible que Dieu
déteste, et qu’il punit très-rigoureusement
en ce monde et en l’autre; 2.° c’est un'
péché honteux qui déshonore l’homme, et
qui le rend semblable aux bêtes ; 5.° c’est
un péché énorme dans les Chrétiens qui
sont particulièrement consacrés à Dieu par
le Baptême.
D. Quels sont les effets les plus ordinaires
de cet horrible péché?
R. Ce sont l’oubli de Dieu, l’aveuglement de
l’esprit, l’endurcissement du cœur, sou
vent l’irreligion, les vols et les meurtres.
D. Que faut-il faire pour résister aux tenta
tions déshonnêtes ?
R. Il faut en rejeter promptement les pre
mières pensées, recourir à Dieu par la
^prière et fuir les occasions.
D. Les pensées déshonnêtes sont-elles des
péchés ?
'
95
Oui : ces pensées sont des péchés, si l’on
s’y arrête volontairement.
D. Si on résiste à ces pensées sont-elles des
péchés ?
R. Non : tout au contraire, c’est un mérite
d’y résister.
D. Les mauvais désirs que l’on n’exécute
pas, sont-ils des péchés?
Pi. Oui : tout mauvais désir est un péché ,
quoiqu’on ne l’exécute pas, parce qu’il
renferme le consentement à la mauvaise
action.
Dj Quelles sont les actions lés plus ordinai
res du péché d’impureté?
Pi'. Ce sont l’oisiveté, la compagnie des liber
tins , la lecture des mauvais livres ,»les dan
ses , les assemblées, les tableaux déshonz nêtes, les excès dans le boire et dans le
manger, et les amitiés trop familières entre
personnes de différent sexe.
6ICTION
II.
D. Quelles sont les vertus dont la pratique
nous est plus particulièrement recomman- '
dée par le sixième et neuvième Comman
dement ?
P». Ces vertus sont la Chasteté, la Modestie, la
Tempérance et la Mortification du corps.
D. Q u'est-çe que la Chasteté ?
Pi. C’est une vertu qui nous éloigne de l’a
mour des choses déshonnêtes.
D. Tout Chrétien doit-il avoir un grand
éloignement de choses déshonnêtes ?
94
R. Oui : tout Chrétien y est étroitement obligé,
D. Pourquoi cela ?
R. C’est que par le Baptême il est enfant
de Dieu, membre de Jésus-Clirist, et le
Temple du Saint-Esprit.
D. Qu’est-ce que la Modestie?
R. C’est une vertu qui règle l’extérieur du
Chrétien selon l’honnêteté, la pudeur et
la bienséance.
D. Qu’est-ce que la Tempérance?
Pt, C’est une vertu qui fait user modérément
des choses du monde.
D. Qu’est-ce que la Mortification du corps?
R. C’est une vertu qui retient le corps dans
un parfait assujétissement à l’esprit. .
D. Comment s’exerce la Mortification du
corps ?
..
R. P-aivle. retranchement de ce qui flatte les
sens, parle jeûne, l’abstinence et le travail,
D. Quels moyens faut-il encore employer.
pour se garantir du péché contraire à la
pureté ?
.R. Il faut vivre dans la retraite, s’exercer
à la Prière, fréquenter les Sacremens, et
avoir une dévotion particulière à la Sainte
Vierge.
ARTICLE VIII.
Explication du septième Commandement.
) ' . SEC T.I ON I.
D. Qu’est-ce que défend le septième Com
mandement : le bien d’autrui tu ne pren
dras ni retiendras à ton escient.
95 '
R. Il nous défend de faire tort au Prochain
dans ses biens.
D. En combien de manières peut-on faire
tort au Prochain dans ses biens ?
R. En trois manières: i.Q en prenant injus
tement ce qui -lui appartient j 2.° en le
retenant malgré lui; 5.° en lui causant
quelqu’autre dommage, c’est-à-dire en lui
faisant perdre ce qui lui appartient, quoi
qu’on ne prenne, ni le retienne.
I). Comment prend-on 'injustement le bien
d’autrui ?
R. En plusieurs manières : i.° par violence,
comme les voleurs; 2.° par adresse et en
se cachant, comme ceux qui dérobent en
secret; 3° par fraude, comme ceux qui
trompent dans leurs ouvrages ou leurs mar
chandises ; 4.° par usure, comme ceux*
qui, sans titre légitime, prennent des in
térêts d’argent prêté ; 5.° par usurpation,
comme ceux qui plaident de mauvaise foi ,
font des chicanes, et autres semblables
injustices.
D. Combien- y aH-il de manières de retenir
injustement le bien d’autrui ?
R. Il y en a plusieurs : i.° de pas ne restituer
ce que l’on a pris, le pouvant faire; 2.° ne
point payer les gages de ses Domestiefues ,
ou le salaire des Ouvriers, ou même les
faire trop attendre ; 5.° ne payer ses dettes,
le pouvant faire, ou ne point travaillera
pouvoir les acquitter; 4,° ne pas rendre
S6,
le bien qu’on a trouvé ou le dépôt qui nous
est confié; 5.° négliger de rendre compte
des biens dont on a eu l’administration.
D. Quelles sont les différentes manières de
causer du dommage au Prochain dans ses
biens ?
/
R. Il y en a plusieurs : i.° détruire ou gâter
ce qui lui appartient ; 2.° ordonner ou
conseiller à d’autres de lé faire ; 5.° Jes
aider ou leur en apprendre les moyens;
4. ° ne pas empêcher qu’on le fasse quand
on en a l’autorité ou la commission;
5. ° l’empêcher injustement de gagner sa
vie ou celle de sa famille.
SECTION
II.
D. A quoi sont tenus 'ceux qui ont fait tort
au Prochain dans ses biens ?
R. Ils sont tenus de restituer ce qu’ils lui ont
pris ou retenu injustement et de réparer
tout le dommage qu’ils lui ont causé.
D. L’obligation de restituer est - elle bien
pressante ?
R. Oui : sans la volonté sincère de restituer
promptement, on 11e peut être sauvé ni
recevoir l’absolution.
D. Quand faut-il restituer ?
R. Il faut restituer le plutôt possible.
O. A qui faut-il restituer ce que l’on a.pris
ou retenu injustement ?
R. A celui qui a souffert le dommage ; ou
s’il est mort, à ses héritiers.
D. Quand on ne connoît pas celui qui a souf
fert le dommage , à qui faut-il restituer ?
Pi. Après une exacte recherche, si l’on n’a
pu le découvrir, il faut restituer aux pau
vres.
D. Est-on obligé de restituer] ce dont on
n’a pas profité ?
I». Oui : il suffit qu’on ait.fait tort injuste
ment au Prochain, pour être obligé à le
dédommager de tout le tort qu’on lui a fait.
D. Suffit-il de restituer ce que l’on a pris
ou retenu injustement?
Pi. Non : il faut le dédommager de tout le
tort que l’on a causé, en prenant ou re
tenant injustement le bien d’autrui.
D. Apportez-en un exemple ?
Pt. Par exemple : si l’on a pris à un Ouvrier
ses outils, ce n’est point assez de les lui
rendre, il faut le dédommager du gain
qu’on l’a empêché de .faire,
ARTICLE IX?
Explioation du huitième Commandement.
'
SECTION
I.
D. Qu ’est-ce que défend le huitième Com
mandement : Faux témoignage tu ne diras
ni mentiras aucunement ?
, Pu Ce Commandement défend trois choses :
î-°lefaux témoignage; 2.° le mensonge ;
5.° le jugement téméraire.
D. Qu’est-ce tm’uri’faux témoignage?
.
T
, • . 9S • .
Fi. C’est une déposition faite en justice contre la vérité.
P. Le faux témoignage est-il un grand péché ?
R." Oui : car il est contraire à la vérité, à
la justice, à la religion et à l’o'béissance
. ' qui est due aux Juges.
P. En quoi le faux témoignage est-il con
traire à la religion ? '
R. En ce que l’on prend Dieu à témoin, pour
assurer comme vrai ce qui ne l’est pas.
P. Comment péche-t-on encore contre le
Commandement qui défend le faux té' moignage ?
R. On pèche en plusieurs manières : r.° en subornantdes témoins; 2.° en fabricant de faux
titres et de faux contrats; 5.° en supposant
un crime à un innocent ; 4.° en privant un
accusé dès jus tes moyens de se défendre.
P. Qu’est-ce que suborner des témoins ?
R. C’est.lés empêcher de déposer la vérité,
ou lés sôlliciler à déposer contre la vérité. I
JD. À quoi est obligé celui qui a porté un
faux témoignage ?
J
R À réparer tout le tort, qu’il a causé au p
Prochain par son faux témoignage.
Y - SECTION II.
D. Qu’est-ce que mentir ?
R. C’est parler contre sa pensée.
D. Celui qui dit une chose fausse, la croyant
. vraie, filit-il un mensonge?
R. Non : il se .trompé, mais il ne ment-pas,
parce qu’il ne parle point contre sa pensée.
D. N’est-il jamais permis de mentir ?
I R. Non ; le mensonge est mauvais de sa nafure,
et aucune raison ne peut l’excuser.
D-. Ne peut-on pas mentir pour rendre ser
vice au Prochain ?
'
■ R. Non : quand même ce seroit pour lui
sauver la vie.
D. Que doit-on penser des enfans qui men
tent à tout propos pour s’excuser , ou pour
éviter quelque correction ?
R. On doit penser, i.° q’i’ils offensent Dieu
• continuellement; 2.° qu’ils sont d’un mau
vais caractère ;
qu’il y a tout lieu do
craindre qu’ils ne deviennent des libertins
et de mauvais chrétiens.
D. Qu’est-ee que le jugement téméraire ?
5 R.. C’est un jugement désavantageux que l’on
fait au Prochain sans fondement légitime.
. D." Donnez-en un exemple ? ■ ‘
l R. Par exemple : celui qui attribue au Pro
chain de mauvaises intentions, ou qui con
I damne des actions innocentes sur de légè
res apparences, fait un jugement téméraire.
D. Le jugement téméraire est-il un grand
péché ?
R. Ce péché est plus ou moins'considérable,
selon la grandeur du mal qu’on attribue
au Prochain.
D- Quelle est la cause de ce péché ?
R. C’est la malignité et la corruption du
cœur, naturellement plus porté à croire
le mal que le bien.
£ 2
ioo
ARTICLE X.
Explication du dixième Commandement.
D. Quel est le dixième des Commandemens
de Dieu ?
R. Le dixième Commandement est celui-ci;
Biens d’autrui ne convoiteras, pour les
a voir injustement.
D. Qu’est-il défendu par ce Commandement?
R. Il est défendu de désirer injustement U
bien d’autrui.
D. Ce Commandement ne défend-il que L
désir injuste des biens d’autrui?
R, Il défend encore tout attachement-désordonné aux richesses. .. D. Pourquoi ce Commandement ne parle-til que du désir injuste du bien d’autrui?
R C’est parce que ce désir injuste est l’effet
ordinaire de l’amour déréglé des richesses.
D. Qui sont ceux qui pèchent contre le
dixième CommandemenL ?
IL Ce sont : i.° ceux qui portent envie à
’la fortune et à la prospérité des autres;
s.° ceux qui se proposent d’acquérir du
bien par des voies injustes; 5.° ceux qui
souhaitent la disette pour débiter plus
chèrement ce qu’ils ont à vendre.
D. A quoi nous oblige ce Commandement?
R. Il nous oblige à nous contenter de l’état
où Dieu nous a mis, shns eiivier celui
des autres.
IO!
D. Suffit—il de ne pas envier les biens de son
Prochain ?
R. Non : il faut aussi avoir compassion dans
ses maux , et l’assister dans ses besoins.
LEÇON VIIDes Commandemens de l’Eglise.
ARTICLE I.
Des Commandemens de l’Eglise en général.
‘D. Suffit-il, pour être sauvé, de garder les
Commandemens de Dieu ?
R. Non : il faut aussi garder les Commande
mens de l’Eglise.
D. L’Eglise a-t-elle le pouvoir de foire des
Commandemens ?
|R. Oui : Jésus-Clirist lui a donné ce pouvoir,
et il nous a ordonné de lui obéir.
► D. Sous quelle peine les Commandemens de
l’Eglise obligent-ils? '
R. Us obligent, ainsi que les Commandemens
de Dieu , sous peine de péché mortel.
D. Combien ÿ a-t-il de Commandemens de
l’Eglise ?
R. Il y en a six principaux, qui obligent
tous les Fidèles.
D. Dites les Commandemens de l’Eglise?
R- i.° Les Fêtes tu sanctifieras qui te sont
de commandement. 2.° Les Dimanches
Messe ouïras et les Fêtes pareillement,
o.° Tous tes péchés confesseras à tout le
f
AF
I. .'0.- ■'
DF- î-A '
102
moins une fois-l’an. 4. ° Ton créateur tu
recevras au moins à Pâques humblement.
5.° Quatre-temps, Vigiles jeûneras et le
Carême entièrement. 6.° Vendredi chair
ne mangeras ni le Samedi mèmement.
ARTICLE
II.
Du premier Commandement de l’Eglise.
D. A quoi nous oblige le premier Comman
dement de l’Eglise : Les Fêtes tu sanctifieras - qui te sont de Commandement?
B. Il nous oblige à deux choses : i.° â
nous abstenir des oeuvre^ serviles les jours
de Fêles commandées ; 2.° à passer sain
tement ces jours-là en les employant au
service de Dieu.
D. Quelles sont les Fêtes instituées par
l’Eglise?
R. Il y en a de deux sortes : i.° les unes
pour honorer les mystères de notre Sei
gneur ; 2.° les autres pour honorer la
mémoire de la Sainte Vierge et des Saints.
1). A quoi faut-il employer les Fêtes consa
crées aux Mystères de Notre Seignenr
Jésus-Christ ?
B. Il faut les employer i ° à méditer ses
Mystères; 2.° à remercier NotreSeigneur
de ce qu’il a fait pour nous dans ses Mystè
res ; 3.° à tâcher de participer aux grâces
qui Ipi sont attachées.
D. Que faut-il faire aux jours de Fêtes de
ia Sainte Vierge et des Saints ?'
IOO
R. j .° Il faut remercier Dieu des grâces qu’il
leur a faites et de la gloire dont il les a
couronnés ; 2.° il faut considérer attentive
ment leurs vertus , et nous les proposer
pour modèles ; 5.c il faut les prier d’in
tercéder pour nous auprès de Dieu.
ARTICLE III.
Du second Commandement.
D. A quoi nous oblige le second Comman
dement : les Dimanches IIIesse ouïras et
les Fêtes pareillement^
R. Il nous oblige d’entendre la sainte Messe
les jours de Dimanches et les Fêtes.
D. Comment doit-on entendre la Messe pour
accomplir ce précepte ?
R. On doit l’entendre entièrement avec at
tention modestie et dévotion.
D. A quelle Messe principalement l’Eglise
désire-t-elle que l’on assiste les jours de
Dimanches et les Fêtes ?
R. A la Messe de Paroisse.
D. Pourquoi cela ?
R. i.° C’est que la Messe de Paroisse se
dit plus particulièrement pour les Parois
siens,7 s.° C’est que les prières du peuple
jointes à celles du Pasteur, ont plus de
force auprès de Dieu ; 5.Q C’est qu’on
doit savoir plusieurs choses dont on ne
peut être instruit qu’à la Messe de Paroisse.
B. Quelles sont ces choses ?
R. Ce sont toutes celles qui se publient au
E- 4
Prône, comme les Fêtes, les Jeûnes, les
Bans de mariages , les Monitoiitçs, les
Ordonnances épiscopales, et autres sem
blables dont Fignorance donne lieu à bien
des péchés.
Article IV.
Du troisième Commandement.
D. Qn’est-ce que l’Eglise nous ordonne par
ce troisième Commandement : Tous tes
péchés confesseras , à tout le moins une
fois l’an ?
R. Elle nous ordonne de confesser, au moins
une fois chaque année , tous nos péchés
au Prêtre, pour en recevoir l’absolution.
D. A qui doit-on faire cette Confession an
nuelle ?
R. A son propre Pasteur, ou avec sa per
mission, à un Prêtre approuvé.
D. En quel temps faut-il faire cette Con
fession ?
R. Il la faut faire à Pâques, afin qu’elle serve
de préparation à la communion pascale.
D. A quel âge est-on obligé au ;irecepte
de la confession annuelle ?
Pi. Lorsqu’on a atteint l’usage de' raison.
D. Que doit-on penser de ceux qui ne se
confessent qu’une fois l’an?
R. Qu’ils s’exposent à faire de mauvaises
confessions, et qu’ils mettent leur salut
en danger.
ARTICLE V.
Du quatrième Commandement.
D. À quoi oblige le quatrième Commande
ment de l’Eglise : Ton Créateur tu rece
vras, au moins à Pâques humblement ?
R. IL oblige tous les fidèles qui ont l’âge, de
communier chaque année dans la quin
zaine de Pâques,
D. A quel âge est-on obligé de communier ?
R. Lorsque les Pasteurs jugent qu’on a assez
de discernement pour s’y bien préparer.
D. Satisfairoit-on au précepte de la Commu
nion pascale en communiant indignement ?
R. Non : car l’Eglise, en nous ordonnant de
communier à Pâques, veut que nous ap
portions tous nos soins pour faire une
bonne Communion.
D, Où faut-il'faire la communion Pascale?
R, Chacun doit la faire dans sa paroisse y
s’il n’a une permission particulière de la
faire ailleurs pour de bonnes raisons.
E. De quelle peine l’Eglise menace-t-elle
ceux qui ne communient point à Pâques?
R. De lés priver de l’entrée de l’Eglise pen
dant leur vie, et de la sépulture ecclésias
tique après leur mort.
D. Doit-®n se contenter de communier une
fois l’an ?
R. Rien n’est plus à désire’’ qué de le faire
plus souvent, aussi l’Eglise souhaite-t-elle
que tous les fidèles vivent si chrétienneE 5
io6‘
nient', qu’ils puissent communier souvent
et avec fruit.
ARTICLE VI.
Dli cinquième Commandement.
D. Quel est le cinquième Commandement
de l’Eglise?
R. C’est celui-ci : Quatre-Temps , Vigiles
jeûneras et le Carême entièrement.
D. A quoi oblige ce Commandement ?
R. Il oblige à jeûner certains jours quand
on a l’âge, et qu’on n’a pas d’empêche
ment légitime.
S ICTION
I.
13. Que faut-il faire pour jeûner comme
l’Eglise l’ordonne ?
R. Il faut faire trois choses : i.° s’abstenir
de viande ; 2.° ne faire qu’un repas dans
la journée; 5.° le faire environ l’heure de
midi.
33. Peut-on, outre ce repas, prendre quelque
nourriture dans la journée ?
R. L’usage a introduit une légère collation le
soir, et il est permis de suivre-cet usage;
D. De quelle disposition faut-il accompagner
le jeûne pour le rendre agréable à Dieu ?
R. Il faut jeûner en esprit de pénitence, et
joindre au jeûne la Prière et l’Aumûne
autant qu’on le peut.
D. A quel âge commence-t-on d’être obligé
au précepte du jeûne ?
R. A l’âge de vingt-un ans accomplis..
i‘o7
D. Peut-on, en certains cas, être dispensé
clu jeûne ?
R. Oui, quand on a des raisons légitimes
pour' cela : tels sont, i.° les malades, les
femmes enceintes, les nourrices; 2.° les
pauvres qui n’ont pas le moyen de se pro
curer un repas suffisant dans la journée ;
5.° ceux que leur travail dur et assidu
exposeroit à être totalement incommodés
par le jeûne.
SECTION
II.
D. Pourquoi jeûne-t-on les quatre temps?
R. C’est pour conserver par quelques jours
de pénitence les quatre saisons de l’année.
D. Pourquoi encore ?
»
Pt. C’est pour demander à chaque Ordination
de dignes Ministres de l’Eglise.
D. Qu’entendez-vous par les Vigiles ?
R. On entend des Jeûnes ordonnés pour la
veille de certaines Fêtes.
D. Qu’est-ce que le Jeûne du Carême ?
R. C’est un Jeûne de quarante jours ordonné
par l’Eglise.
D. Pourquoi le Jeûne du Carême a-t-il été
-institué ?
R. Pour honorer et pour imiter le Jeûne de
Notre Seigneur Jésus-Christ.
D. Pourquoi encore?
R. Pour nous préparer à bien célébrer la
Fête de Pâques.
EÛ
io8 ’
ARTICLES VII.
Du sixième Commandement.
D. Qu’est-ce que l’Eglise défend par le sixiè
me Commandement : Vendredi chair ne
mangeras, ni le samedi mèmement ?
R. Elle défend de manger de la viande le
Vendredi et le Samedi.
D. Pourquoi l’Eglise défend-elle de manger
de la viande le Vendredi ?
R. C’est en mémoire de la mort douloureuse '*
que Notre Seigneur a souffert le Vendredi.
D. Pourquoi ordonne-t-elle l’abstinence le
Samedi ?
R. Pour honorer la sépulture de Notre
Seigneur, et le jour qu’il y demeura,
qui fut le Samedi.
D. Pourquoi encore l’abstinence est-elle or
donnée ces deux jours ?
R. Pour nous préparer par la pénitence çfl
bien célébrer le saint jour de Dimanche. '
D. Est-ce un grand mal de violer les lois du
Jeûne et de l’abstinence aux jours prescrits,
par l’Eglise ?
R. Oui : on ne peut, violer ces lois sans com
mettre un péché mortel.
D. Péche-t-on seulement contre la tempé
rance, en n’observant pas le Jeûne et l’abs
tinence que l’Eglise ordonne ?
R. Non seulement on pèche contre la tem
pérance , mais on pèche aussi d’une ma
nière scandaleuse contre la Religion.
IO9
P, Comment-cela?
R. C’est que c’est un grand scandale, sur
tout de la part d’un Catholique, de déso
béir aux lois de l’Eglise.
LEÇON VIII.
Du Péché.
H. <NÜ’est-ce que le péché ?
R.
C’est une désobéissance à la Loi de
Dieu?
D. Combien y a-t-il de sortes de péchés ?
R. Il y en a de deux sortes, savoir : le péché
originel et le péché mortel.
ARTICLE I.
Du Péché Originel.
D. Qu’est-ce que le péché originel ?
R. C’est un péché dans lequel nous sommes
conçus, et dont Adam notre premier Père
nous a rendus coupables par la désobéis
sance.
D. Le péché d’Adàm a-t-il passé jusqu’à nous ?
R. Oui : et nous naissons tous véritablement
pécheurs.
D. Quelles sont les suites du péché originel ?
IR Ce sont i.° l’Ignorance ; 2.° la Concupis
cence, c’est-à-dire l’Inclination au mal;
3.° les misères de la vie ; 4.° la nécessité
de mourir.
P. Quel est. le remède du péché originel ?
t
»
rro
B. -
B. C’est le Sacrement de Baptême.
D. Le Baptême ôte-t-il les suites du péché
originel ?
R. Non : mais il donne des grâces pour les
vaincre ou pour les supporter.
ARTICLE IL
1
Du Péché Actuel.
j
t.
D. Qu’est^gq que le péché actuel ?
R. C’est un péché que nous commettons,
par notrtqprôpre volonté, depuis que nous
avons ÿtfeint l’usage de la raison.
D. En combien de manières commet-on ce
péché ?
R. En quatre manières, savoir: par pensées,
paroles, actions et omissions.
D. Qu’appelez-vous péché d’Omission ?
R. C’est un péché que nous commettons en
négligeant de nous acquitter de nos obli
gations.
T). Donnez-nous en un exemple?
R. Un enfant, par exemple, qui ne rend
point à ses père et mère l’honneur, le ser
vice et l’assistance qu’il leur doit, fait un
péché d’omission.
D. Quels sont les principaux péchés d’o
mission ?
R. Ce sont ceux par lesquels on néglige ce
que l’on doit à Dieu , comme de l’adorer ,
de l’aimer, de penser à lui, et dele prier.
D. Combien y a-t - il de sortes de péchés
actuels ?
I ï ï
R. Il y en a de deux sortes, savoir: le péché
- mortel et le péché véniel.
ARTICLE III.
Du Péché Mortel.
D. Qu’est-ce que le péché mortel ?
R. C’est un péché qui nous lait perdre la
grâce de Dieu et qui nous rend dignes de
la damnation éternelle.
D. Pourquoi l’appelle-t-on mortel?
R. Parce qu’il donne la mort à notre ame,
et qu’il mérite l’enfer, qui est la mort
éternelle.
D. Comment le péché mortel donne-t-il la
mort à notre ame?
R. En la privant de la grâce sanctilianld qui
est la vie spirituelle.
D. Quand est-ce qu’un péché est mortel ?
R. C’est lorsque la matière est considérable
et qu’on le commet avec un parfait con
sentement.
D. Combien faut-il de péchés mortels pour
être damné ?
R. Il n’en faut qu’un seul, quand même celui
qui le coinmettroit auroit vécu comme
un Saint.
D. Devons - nous bien craindre le péché
mortel ?
R. Oui : i,° parce qu’il est le plus grand de
tous les maux ; 2.° parce qu’il nous prive
du plus grand de tous les biens , qui est
la grâce de Dieu; 5.° parce qu’il nous rend
ses ennemis et nous fait mériter l’enfer.
ira
ARTICLE IV.
Du Péché Véniel.
I
D. Qu’est-ce que le péché véniel?
R. C’est un péché qui affoihlit en nous la
grâce, quoiqu’il ne nous l’ôte pas, et qui
dispose au péché mortel.
D. Quand est-ce qu’un péché est véniel ?
j
R. C’est lorsque la matière est légère, ou [>
' que le consentement est imparfait.
I). Le péché véniel est-il fort à craindre ?
R. Oui : plus que tous les maux de la vie. jD. Pourquoi cela?
Pt. i.° C’est qu’il offense Dieu ; 2 ° c’est qu’il j
mérite d’être sévèrement puni ; 5.° c’est j
que souvent il arrive qu’en croyant ne
pécher que véniellement, on pèche inor- , j
tellement.
p
D. Quelle peine mérite le péché véniel ?
R. Il ne mérite pas l’enfer, mais il mérite p
des peines temporelles qu’il faut souffîir
en ce monde ou en l’autre.
|p
ARTICLE V.
Des Péchés Capitaux.
D. Qu’est-ce que l’on entend par les Péchés ,
Capitaux ?
R. On entend des péchés dont chacun est
la source de plusieurs autres.
j
D. Combien y a-t-il de Péchés Capitaux ?
R. 11 y en a sept, savoir1 : l’Orgueil, l’Ava
rice, la Luxure, l’Envie, la Gourmandise,
la Colère et la Paresse.
,
■
I IO
SECTION
I.
D. Qu’est-ce que l’Orgueil ?
R. C’est un amour déréglé de sa propre
excellence, qui fait qu’on méprise les au
tres , et que l’on veut s’élever au-dessus
d’eux.
D. Quels sont les effets de l’Orgueil ?
R. Ce sont la vaine estime de soi-même, la
présomption, le mépris du Prochain, l’am
bition et l’hypocrisie.
D. Quelle est la vertu opposée à l’Orgueil?
R. C’est l’humilité.
D. L’humilité est-elle nécessaire au salut ?
R, Oui : elle est si nécessaire, que sans elle
il n’y a point de vertu Chrétienne.
D. Qu’est-ce que l’Avarice ?
R. C’est un amour déréglé des biens de la
terre.
D. Quels sont les effets les plus ordinaires
de l’Avarice ?
R. Ce sont i.° l’injustice envers le Prochain;
2.° la dureté envers les pauvres ; 5.° une
application continuelle aux moyens de s’en
richir, qui fait qu’on ne pense ni à Dieu,
ni à son salut.
section
II.
D. Qn’est-ce que la Luxure ?
R. On appelle ainsi le vice de l’impureté qui,
selon Saint Paul, ne devroit pas même être
nommé parmi les Chrétiens.
D. Quelle est la vertu opposée à ce vice?
n4
R. C’est la vertu de Chasteté.
D. La Chasteté oblige-t-elle tous les Chré
tiens ?
R. Oui : elle est si nécessaire , que chacun
doit la garder conformément à l’état de
vie où il est engagé.
D. Qu’est-oe que l’Envie ?
R. C’est un déplaisir que l’on ressent du bien
de son Prochain.
D. A quelle vertu l’envie est-elle opposée ?
R. Elle est opposée à la charité, qui se ré
jouit du bien de son Prochain , et s’afflige
de son mal.
D. Quels sont les effets de l’Envie ?
R. C’est i.° de ressentir de la joie du mal
qui arrive au Prochain, et des médisances
que l’on en fait ; 2.° de chercher à dimi
nuer sa réputation ou son crédit; 5.° d’in
terpréter malignement ses actions, ou de
lui attribuer de mauvaises intentions.
SECTION
III.
D. Qu’est-ce que la Gourmandise ?
R. C’est, un amour déréglé du boire et du
manger.
D. Quelle espèce de gourmandise est la plus
commune et la plus dangereuse ?
R. C’est l’ivrognerie, qui rend l’homme sem
blable aux bêtes.
D. Quelles sont les suites de ce vice ?
R. Ce sont les impuretés, les querelles, la
dissipation des biens, la perte du temps,
et les scandales.
D. Qu’est-ce que la Colère ?
R. C’est un mouvement de l’ame, qui nous
fait rejeter avec horreur ce qui nous dé
plaît , et qui nous porte à nous venger.
D. Quels sont les effets de la Colère?
R. C’est i.° de s’occuper’ avec dépit des in
jures qu’on croit avoir reçues ; 2.° de dire
des injures au Prochain, de lui faire des
menaces, de le frapper ; 5.° de former le
dessein de se venger dans l’occasion.
P, A quelle vertu la colère est-elle opposée?
R. A la douceur que Jésus-Christ nous a tant
recommandée, et dont lui-même nous a
donné de si grands exemples.
section
IV.
D. Qu’est-ce que la Paresse ?
R. C’est une négligence des devoirs de son
état, et un dégoût des exercices de piété
et de religion.
D. Donnez un exemple de ce que chacun
doit faire pour remplir les devoirs de son
état.
R. r.° Un enfant doit s’appliquer à l’étude
et faire ce que ses père et mère lui ordon
nent; 2.° les domestiques doivent avoir
soin de ce que leurs maîtres leur confient;
o.° un ouvrier doit travailler avec fidélité
pour gagner son salaire.
D- Quelles sont les vertus opposées à la
Paresse ?
R. Ce sont i.° une vraie pieté ; 2.° l’amour
116
de ses devoirs, principalement ceux de la
religion ; 5.° l’activité à les bien remplir.
D. Qu’est-ce que l’on entend par les péchés
de rechute ?
R. Ce sont les péchés dans lesquels on re
tombe souvent.
R. Que doit-on penser des péchés de rechute?
R Qu’ils sont très funestes, i.u à cause de
la mauvaise habitude qui est l’effet des
fréquentes rechutes ; 2.° parce que la mau
vaise habitude est suivie, pour l’ordinaire,
de l’impénitence finale et de la mort dans
le péché.
D. Que faut-il faire pour ne pas retomber
dans le péché ?
R. i.° Il faut éviter 1^5 occasions, veiller sur
soi-même ; 2.° il faut combattre et morti
fier ses passions ; 3.° il faut mener une vze
pénitente et laborieuse.
LEÇON IX.
De la Grâce.
D. TT'sE quoi avons-nous besoin pour obJL/ server les Commandemens de Dieu,
et p our éviter le péché ?
R. Nous avons besoin du secours de la grâce
de Dieu.
D. Qu’est-ce que la Grâce ?
■R. C’est un don surnaturel que Dieu nous
accorde par sa pure bonté, en vertu des
mérites de notre Seigneur Jésus-Christ,
pour obtenir la vie éternelle.
•î 1.7
D. Combien y a-t-il de sortes de Grâces ?
R. R y en a de deux sortes , savoir: la grâce
habituelle, la grâce actuelle.
ARTICLE I.
De la Grâce habituelle.
D. Qu’est-ce que la Grâce habituelle ?
R. C’est une Grâce, qui de pécheurs nous
rend justes.
D. Pourquoi l’appelle-t-on habituelle ?
R. Parce qu’elle demeure en nous après qu’elle
nous a été donnée.
D. Comment perd-on cette grâce ?
R. On' la perd par le péché mortel.
D. Doit-on bien craindre pai’ la perte de Ir
grâce habituelle ?
R. Plus que la perte de tous les biens du
monde, qui ne sont rien en compa
raison des avantages que cette grâce nous
procure.
D. Quels sont ces avantages ?
R. 1.° C’est de nous unir intimement à Dieu ;
2.° c’est de nous élever à la qualité de ses
enfans adoptifs g 5.° c’est de nous donner
droit au Paradis.
D. Quand nous recevons la grâce habituelle,
qne recevons-nous avec elle?
R. Nous recevons les dons du St. Esprit et les
habitudes infuses des vertus Chrétiennes.
SECTION II.
De la Grâce actuelle.
D. Qu’est-ce que la Grâce actuelle?
R. C’est une grâce par laquelle Dien nous
n8
porte à faire le bien , et qui agit avec nous
lorsque nous le faisons.
D. Pourquoi la grâce actuelle nous est-elle
donnée ?
B. Afin que nous évitions le péclié et que
nous fassious le bien comme il faut pour
le salut.
D. Ne pouvons-nous pas sans la grâce faire
le bien comme il faut pour être sauvés?
R. Non : de nous-mêmes nous ne pouvons
rien faire de bien pour le Ciel.
D. Est-çe assez pour faire le bien, de Rece
voir la grâce ?
R. Non : ce n’est point assez, il faut de plus
en suivre les mouvemens.
D. Pouvons-nous résister aux mouvemens de
la grâce?
îl. Oui : c’est une vérité que la Foi nous
enseigne, et que l’expérience ne confirme
que trop.
D. Comment obtient-on la grâce ?
R. Par la Prière.
LEÇON
X.
De la Prière.
SECTION
I.
De la Prière en général.
D. /"AU’est-ce que la Prière ?
R.
C’est une élévation de notre ame
vers Dieu pour l’adorer, et pour lui de
mander nos besoins.
S3
”9
D. Est-il nécessaire de prier?
R. Oui : c’est un de nos devoirs le plus
essentiel.
t-S
D. Quand faut-il prier ?
R. Le plus souvent que l’on peut, mais on
H
n’y doit pas manquer, i.° le matin et le
P»
soir ; 2.° avant et après le repas; 5.° quand
on assiste à la sainte Messe et aux Offices
fai
de l’Eglise ; 4.° lorsqu’on doit recevoir les
rés
.
Sacremens;
5.° enfin dans les tentations et
ra
dans les dangers.
reo D. Comment faut-il prier?
R. Ï1 faut prier avec attention, humilité,
confiance et persévérance.
P1'
D. Qu’est-ce à dire prier avec attention ?
isi R. C’est-à-dire qu’il faut que l’esprit et le
cœur ayent part aux prières que l’on fait
à
Dieu.
noi
D.
R
ne suffit donc pas de prononcer des
ira .
paroles pour prier ?
R. Nen : Dieu rejette la prière qui se fait
des lèvres seulement.
M
ARTICLE II.
:I
inü
Je-
4"|
De Oraison Dominicale.
D. Quelle est la plus excellente de toutes
les prières ?
R. C’est l’Oraison Dominicale, ou autrement
le Pater.
D. Qu’est - ce que le Pater ou l’Oraison
Dominicale ?
R. C’est une Prière que notre Seigneur JésusChrist lui-même nous a enseigné.
T 20
ï). Pourquoi dites - vous que c’est la pl.Us
excellente de toutes les prières.
R. C’est qu’elle contient en abrégé tout ce
que nous pouvons demander à Dieu.
D. Dit es le Pater en latin ?
Pt, i lP%Ater noster qui es in cœlis, sanctificetur nomen tuum. 2 Adveniat
regnum tuum. 3 Fiat voluntas tua sicut
in cœlo et. in terra. 4 Panem nostrum
qüotidianum da nobis liodiè. 5 Et dirnitte
nobis débita nostra, sicut et nos dimitti
mus debitoribus nostris. (i Et ne nos inducas in tentationem. 7 Sed libera nos à
malo. Amen.
D. Dites-le en français ?
R. 1 7VT Otre Père qui êtes aux Cieux, que
votre Nom soit sanctifié. 2 Que
votre règne arrive. 5 Que votre volonté
soit faite en la Terre comme au Ciel,
4 Donnez-nous aujourd’hui notre pain
quotidien. 5 Et nous pardonnez nos
offenses comme nous pardonnons à ceux
qui nous ont offensés. 6 Et ne nous in
duisez point en tentation. 7 Mais délivreznous du mal. Ainsi soit-il.
SECTION
I.
Explication dp Pater.
D. Pourquoi Dieu veut-il que nous l’appe
lions Notre Père ?
,
R, Pour nous inspirer à son égard la confiance
qu’un fils doit avoir pour son Père.
12,1
P. Dieu est-il notre Père ?
R. Oui : i.° c’est lui qui nous a créés ; 2.° c’est
lui qui nous conserve et qui nous donne
tout ce que nous avons ; 5.° c’est de lui
que nous attendons tout ce que nous de
vons espérer.
D. Pourquoi disons-nous notre Père et non
pas mon Père ?
R. C’est pour nous faire comprendre que
nous sommes tous frères, et que nous
devons prier les uns pour les autres.
D. Puisque Dieu est par-tout, pourquoi disonsnous : qui êtes aux deux ?
R. C’est que nous regardons le Ciel comme
le trône de la gloire et comme le lieu où
nous devons aspirer.
D. Combien y a-t-il de demandes au Pater ?
R R y-en a sept.
D. Que demandons-nousen disant : votre
Nom soit sanctifié ?
R. Nous demandons que Dieu soit connu ,
servi et glorifié par tous les hommes, et
par nous en particulier.
SECTION
II.
D. Que demandons-nous à Dieu par ces
paroles : Que votre règne arrive ?
R. Nous lui demandons qu’il règne sur nos
cœurs par sa gloire, et qu’il nous fasse
régner éternellement avec lui dans la gloire.
D. Que demandons-nous, en disant : votre
volonté soit faite en la Terre comme au
Ciel ?
F
122
R. Nous demandons pour nous et pour tous
les hommes la grâce d’etre soumis à la
volonté de Dieu, et cle l’accomplir avec
autant cle zèle que les Anges et les Saints
le font dans le Ciel.
D. Que demandons-nous par ces paroles:
donnez-nous aujourd’hui noire pain quo
tidien ?
R. Nous demandons à Dieu ce qui nous est
nécessaire chaque jour pour la vie cle l’ame
et du corps.
D. Que demandons-nous lorsque nous disons;
pardonnez-nous nos offenses ?
R. Nous demandons à Dieu qu’il nous ac
corde la grâce d’une véritable pénitence
et qu’il nous pardonne nos péchés.
D. Pourquoi ajoutons-nous : comme nous
pardonnons à ceux qui nous ont offensés?
R, C’est que le pardon que nous accordons
aux autres doit être la règle et la mesure
de celui que nous demandons pour nousmêmes.
D. Que demandons-nous par ces paroles:
et ne nous induisez point en tentation ?
R. N ous demandons à Dieu de nous pré
server des tentations, et de nous donner
la grâce de les surmonter.
D. Que demandons - nous eu disant : mais
délivrez-nous du mal ?
R. Nous demandons d’être délivrés de toutes
sortes de maux en ce monde et en l'autre,
mais principalement du péclié et de- la
damnation éternelle,
125
ARTICLE III.
De la Salutation Angélique.
D. Quelle est la principale entre les prières
que l’Eglise adresse à la Sainte Vierge ?
R. C’est la Salutation Angélique, ou autre
ment l’z/ce Maria.
D. Dites \'Ave Maria en latin?
R. A Ve Maria, gratia plena, Dominus
ïi tecum : benedicta tu in mulieribus et
benedictus Fructus Ventris tui Jesus.
Sancta Maria , Mater Dei, ora pro no
bis peccatoribus nunc et in liorâ mortis
nostræ. Amen.
D. Dites la même Prière en français?
R. JE vous salue Marie, pleine de grâce,
le Seigneur est avec vous : vous êtes
bénie entre toutes les femmes, et Jésus
le fruit de votre Ventre est béni. Sainte
Marie, mère de Dieu, priez pour nous,
pécheurs, maintenant et à l’heure de notre
mort. Ainsi soit-il.
D. Pourquoi la sainte Eglise appelle-t-elle
la Sainte Vierge mère de Dieu ?
R. Parce qu’elle a conçu et enfanté JésusCh rist qui est Dieu.
D, Que doit-on se proposer, en disant YAve
Maria ?
R. i.° De remercier Dieu du Mystère de
l’Incarnation ; 2.° de féliciter la Sainte
Vierge en ce que ce Mystère s’est accom
pli ; 3.° de lui demander son intercession
F 2
124
auprès de Dieu pendant noire vie et à
l’heure de notre mort.
D. Pourquoi supplions-nous la Sle-Vierge
de nous assister, particulièrement à l’heurç
de notre mort ?
R. C’est que la plus importante de toute?
les grâces, est celle de bien mourir, puis
que de là dépend notre éternité.
LEÇON XI.
Des Fins dernières.
D. Z"|U’est-ce que l’on entend par les Fins
dernières ?
J
R. Ou entend les circonstances de l’état de
l’homme, tel qu’il demeure fixé au dernier
moment de sa vie pour toute Péternité.
P. Faut-il penser souvent aux Fins dernières?
R. Oui : c’est le moyen d’éviter le péché,
comme Dieu lui-même nous en a assuré.
P. Combien y a-t-il de Fins dernières ?
R. Il y en a quatre, savoir ; la Mort, le ;
Jugement, l’Enfer et le Paradis.
ARTICLE
I.
De la Mort.
P. Qu’est-ce que la Mort ?
R. C’est la séparation de l’ame et du corps.
P. Devons-nous mourir un jour ?
R. Oui : nous mourrons tous, mais nous ne
savons ni l’heure ni le jour de notre mort.
P. A quoi nous oblige l’incertitude où nous
çmmes de l’heure de notre mort?
125
R. À nous préparer sans cesse, afin d’éviter
une mauvaise mort, et de nous en procu
rer une bonne.
D. Qu’est-ce qu’une bonne mort ?
R. C’est la mort de celui qui est en état de grâce.
D. Qu’est-ce que la mauvaise mort ?
R. C’est la mort de celui qui est en péché
mortel.
D. Que devient le Corps après la mort ?
R. Il est mis en terre où il se corrompt et
réduit en poussière.
D. Et l’ame que devient-elle ?
R. Quand à l’ame qui est immortelle, elle
va paroître devant Dieu pour être jugés
selon ses oeuvres.
ARTICLE
II.
Du Jugement.
D. Q u’entendez-vous parle Jugement?
R. J’entends la Sentence que Dieu porte sur
le compte que chacun de nous devons lui
rendre d’abord après notre mort ?
D. Comment appelle-t-on le Jugement qui
se fait de chacnn de nous d’abord après
notre mort ?
R. On l’appelle le Jugement particulier.
D. Pourquoi l’appelle-t-on ainsi ?
R. Pour le distinguer du Jugement général
qui se fera de tous les hommes à la fin
du monde, après qu’ils seront ressuscités.
D. Sur quoi chacun doit-il être jugé?
R. Sur le bien ou le mai qu’il aura fait pen
dant 1a vie.
F5
126
D. Que devient l’ame après le Jugement
particulier ?
R. Elle va en Paradis ou en Purgatoire , ou
en Enfer, selon le bien ou le mal qu’elle
a fait.
D. Puisque chacun est jugé en particulier
d’abord après la mort, pourquoi y aura-t-il
un Jugement général à la fui du monde?
Pi. Ce sera pour manifester avec plus d’éclat
la confusion des médians, la gloire des
Saints et l’autorité de Notre Seigneur
Jésus-Christ.
->
ARTICLE
III.
Zte l’Enfer.
D. Qu’est-ce que l’Enfer?
R. C’est un lieu de supplices où les médians
seront éternellement punis avec les Demons,
D. Qu’est-ce que les médians souffrent en
Enfer ?
R. Ils souffrent deux sortes de peines, savoir;
la privation de Dieu et le tourment du
feu qui les brûle perpétuellement.
D. Est-ce que les âmes qui sont présente
ment en Enfer souffrent la peine du feu?
R. Oui : elles souffrent les peines du feu
quoiqu’elles soient séparées de leurs corps.
D. Comment cela se peut-il faire ?
R. Par la toute puissance cle Dieu.
D. Les peines de l’Enfer ne finiront-elles
jamais ?
R. Non : elles n’auront jamais de fin, et
dureront tant que Dieu sera Dieu.
127
D. Les damnés auront-ils au moins quelque
soulagement ?
R. Non : ils souffriront sans relâche, sans
consolation et sans espérance d’aucun
soulagement.
D. Qui sont ceux qui vont en Enfer ?
R. Ce sont ceux qui meurent en péché
mortel.
D. Combien faut-il de péchés mortels pour
aller en enfer ?
R. Il n’en faut qu’un seul, si on meurt sans
avoir fait pénitence.
ARTICLE
IV.
Du Paradis.
D. Qu’est-ce que le Paradis ?
R. C’est un lieu de délices où les Saints jouis
sent d’un bonheur éternel.
D. En quoi consiste ce bonheur ?
R. Il consiste dans l’exemption de toutes
sortes de maux dans la vue et la posses
sion de Dieu, et dans la joie que les Saints
en ressentent.
D Combien durera le bonheur des Saints
dans le Paradis ?
R. 11 durera éternellement, c’est-à-dire qu’il
11e finira jamais.
Q. Les Saints dès-.à-présent sont-ils en corps
et en ame dans le Paradis ?
R. Leurs âmes seulement y sont quant à
présent, et leurs corps y entreront après
la résurrection générale.
F4
raS
D. Qui sont ceux qui vont en Paradis ?
R. Ce sont ceux qui meurent en état de
grâce.
D. Que faut-il faire pendant cette vie pour
aller en Paradis ?
R. Il faut aimer Dieu de tout son cœur et
accomplir ses Commandemens.
ARTICLE V.
Du Purgaloire.
D. Qu’est ce que le Purgatoire?
R. C’est un état de souffrances par lequel
les âmes des Justes achèvent d’expier leurs
péchés , avant que d’entrer en Paradis.
I). Les peines, du Purgatoire sont-elles bieu
grandes ?
R. Oui : et plus grandes que tout ce que
nous pouvons imaginer de plus rigoureux
sur la terre.
D. Quelle est la plus grande des peines dti
Purgatoire ?
R. C’est d’être privé de la vue de Dieu.
D. Qu’est-ce qui console les âmes du Purga
toire dans leurs peines ?
R. C’est l’amour qu’elles ont pour Dieu , et
l’espérance de le posséder un jour.
D. Les âmes du Purgatoire peuvent-elles être
soulagées?
.
R. Oui : elles peuvent être soulagées parle
saint Sacrilice de la Messe, par les Priè
res , les Aumônes et les autres bonnesœuvres des fidèles.
Ia9
ï), Que devons-nous faire pour éviter d’aller1
en Purgatoire ?
R. Nous devons expier nos péchés par notre
amour pour Dieu, par notre pénitence et
par le moyen des indulgences.
INSTRUCTION POUR PRÉPARER
à la Confirmation et à la première Communion.
On choisira entre les enfans au-dessous de neuf
ans ceux qui sauront bien leur Cathéchisme et qui
seront les plus sages , afin de les instruire encore
plus particulièrement , et de les préparer plus pro
chainement à recevoir le Sacrement de Confirmation.
Si parmi ceux qui sont au-dessous de cet âge, il y
en a qui soient bien instruits-, et qui par leur sagesse
donnent lieu de penser quils sont en état de recevoir
avec fruit le Sacrement de Confirmation, on les y
préparera: comme les autres dont on vient de parler.
Comme parmi ceux que l’on croirait devoir' pré
pare/ pour la Confirmation, il pourvoit y en avoir
qui par leur peu de disposition feraient juger que,
dans un âge plus avancé , ils auraient encore moins
d’ouverture d’esprit pour comprendre et. moins de
facilité pour retenir, on les instruira en particu
lier; on prendra plus de temps pour leur expliquer'
ee qui regarde ce Sacrement, et l’on tâchera de leur
apprendre ce qu’il y a d’essentiel dans l’instruction
suivante, c’est-à-dire, Ce que c’est que la Confir
mation , quids effets produit ce Sacrement, dans
quelles dispositions il faut le recevoir, ce que l’on
doit fa re après l’avoir reçu, et leur bien faire
entendre que l’on ne peut le recevoir qu’une fois.
F5
INSTRUCTION
Pour préparer à la Confirmation.
On commencera par avertir les enfans , i.° qu’on,
les a choisis pour être bientôt confirmés ; 2.° qu’on
va les instruire pour les préparer à la Confirmation ■
S.° qu’ils doivent se rendre plus assidus au Caté
chisme f et plus attentifs à L’instruction qu’ils n’ont
encore été, après quoi on leur fera la demande
suivante.
D. Quel est le Sacrement que vous devez,
bientôt recevoir ?
JR. C’est le sacrement de Confirmation.
Comme entre les dispositions nécessaires pour
recevoir le Sacrement de Confirmation , une des
principales est d’être instruit des principaux Mys
tères de notre sainte Religion, et de ce qui est
contenu dans le Credo , on les interrogera souvent
sur les Mystères et sur les dijferens articles dit sym
bole , lorsqu’on les préparera pour être confirmés.
ARTICLE I.
Explication clu Sacrement cle Confirmation.
D. Qu’est-ce que le Sacrement de Confir■ malion ?
R. C’est un Sacrement qui nous donne le
St. Esprit avec l’abondance de ses grâces,
pour nous rendre parfaits chrétiens et
nous faire confesser la Foi de Jésus-Christ
même au péril de notre vie,.
D. Pourquoi ce Sacrement est-il appelé Con
firmation ?
R. Parce qu’il nous confirme et nous affer
mit dans la possession de la Foi.
lûl
D. Le Sacrement de Confirmation est - il
absolument nécessaire pour être sauvé ?
R. On peut absolument être sauvé sans avoir
reçu ce Sacrement ; mais ceux qui par
paresse ou par mépris négligent de le rece
voir, se rendent coupables d’un grand pé
ché et se privent des grâces que ce Sacre
ment communique.
D. Qui sont ceux qui peuvent recevoir la
Confirmation ?
R, R n’y a que ceux qui sont baptisés qui
puissent recevoir ce Sacrement.
D. Quels sont les effets du Sacrement de
Confirmation ?
R. R y en a cinq : i.° il nous donne le SaintEsprit ;
2.° R nous le donne avec l’abondance de ses
grâces ;
5.° R nous rend parfaits chrétiens ;
4.° R nous donne la force de confesser libre
ment la Foi de Jésus-Christ;
o.° R imprime dans notre ame un caractère
qui ne s’efface point.
I). Qu’entendez - vous quand vous dites que
le Sacrement de Confirmation nous donne
le Saint-Esprit ?
R J’entends que la troisième personne de
la Sainte Trinité vient d’habiter d’une
manière particulière dans ceux qui reçoi
vent le Sacrement de Confirmation.
R. A-t-on donné de tout temps la Confir
mation ? *
F 6
I~2
R. Ouï : il. est rapporté dans la Sainte Ecri
ture, au Livre c!es actes des Apôtres
qu’ils la donnaient à ceux qui avaient
reçu le Baptême.
D. Q u’àrrivoit-il au temps des Apôtres
lorsqu’ils donnaient la Continuation?
R. Il arrivait souvent que le Saint-Esprit
descendoit d’une manière sensible sur ceux
qui recevoient ce Sacrement.
D. Le Saint-Esprit descend-t-il encore visi
blement sur ceux qui le reçoivent aujour
d'hui?
R. Non : mais il vient visiblement dans leurs
âmes.
D. Pourquoi ce miracle ne se fait-il plus
maintenant ?:
R. C’est parce que les miracles étaient néces
saires au commencement pour la conver
sion des infidèles, mais à présent nous n’a
vons pas besoin dë miracles pour croire
ee que la Foi nous enseigne.
D. N ’avons-nous pas déjà reçu le Saint-Esprit
dans le Baptême ?
R. Oui : nous l’avons reçu , mais non pas
avec une aussi grande abondance de grâces,,
que nous le recevons dans la Confirmation,
ARTICLE II.
Des Dons du Saint-Esprit.
D. Quelles sont les grâces que l’on reçoit
plus particulièrement dans le Sacremeat
de Confirmation ?.
r3î
R. Ce sont celles qu’on appelle les Dons da>
Saint-Esprit.
D. Combien y a-t-il de Dons du St.-Esprit ?
E. Il y en a sept, savoir : la Sagesse , l’In
telligence, la Science, le Conseil, la Piété,la Force et la crainte du Seigneur.
D. Qu’ est-ce que le Don de Sagesse?
R. C’est un Don qui nous fait goûter les
vérités de notre sainte Religion, et qui
nous fait régler toutes nos actions selon la
volonté de Dieu.
D. Qu’est-ce que lé Don d’intelligence ?
R. C’est un Don qui rend notre Esprit capable
de comprendre les mystères de la Foi,
autant qu’il est nécessaire pour notre salut.
D. Q u’est-ce que le Don de Science?
R C’est' un Don qui nous fait juger des
choses créées, et qui nous apprend l’usage
que nous devons en faire par rapport à
notre salut;
D. Qu’ est-ce que le Don de Conseil ?
R. C’est un Don qui nous fait discerner ce
qui convient dans differentes rencontres de
la vie, et qui nous fait exéeuter les des
seins de Dieu sur nous.
D. Qu’est-ce que le Don de Piété ?
R. C’est un Don qui nous porte à être reli
gieux envers Dieu et miséricordieux envers
le Prochain.
D. Qu’est-ce que le Don de Force ?
R. C’est un Don qui nous fait résister cou
rageusement au mal, et qui nous fait
-.54
entreprendre avec ardeur les choses les plus
difficiles dans le service de Dieu.
D. Qu’est-ce que le Don de crainte ?
R. C’est un don qui nous fait appréhender
souverainement de déplaire à Dieu et d’être
séparés de lui.
D. D’où vient que tant de Chrétiens ont reçu
la Confirmation, sans néanmoins avoir les
Dons du St.-Esprit?
R. C’est qu’étant mal disposés, ils n’ont pas
reçu la grâce du Sacrement, ou qu’ils
l’ont perdue après l’avoir reçue.
ARTICLE III.
Suite des effets du Sacrement de Confirmation.
D. Comment la Confirmation nous rend-elle
parfaits Chrétiens ?
R. En augmentant et fortifiant en nous la
grâce du Baptême.
D. Quelle différence y a-t-il entre un Chré
tien qui n’est que baptisé, et celui qui
est confirmé ?
R. Cette différence consiste en ce que par la
Confirmation, nous devenons tout autre
ment forts , courageux et éclairés dans la
Foi que nous l’étions après le Baptême.
D. Quel est le quatrième effet de la Confir
mation ?
R. C’est de nous donner la force de con
fesser la Foi de Jésus-Christ, même au
péril de notre vie.
D. S’il y avait aujourd’hui comme autrefois
des Tyrans qui fissent mourir ceux qui
professent la Foi de Jésus-Christ, que
devrions-nous faire ?
R. Nous devrions, à l’exemple des Martyrs,
mourir plutôt que de dissimuler tant soit
peu notre Religion.
I). Qu ’est-ce qui nous donne la force d’endu
rer les tourmens et la nrort ponr la Foi
de Jésus-Christ ?
R. C’est la grâce qui nous est conférée,
particulièrement à cet effet par le Sacre
ment de Confirmation.
D. Ce Sacrement est - il encore nécessaire
aujourd’hui qu’il n’y a plus de Tyrans
qui persécutent les Chrétiens ?
R. Oui : parce qu’il y a toujours des liber
tins qui méprisent et qui raillent ceux qui
pratiquent les maximes de l’Evangile.
D. À quoi sert la grâce de la Confirmation
par rapport aux railleries des libertins ?
R.. Elle donne la force de les mépriser et
de pratiquer le bien , sans s’embarasser de
leurs jugeinens ni de leurs discours.
D. À quoi sert encore la vertu du Sacre
ment de Confirmation ?
Pi. Elle sert à trois choses : i.° â éloigner
des plaisirs du monde ; 2.° à mortifier ses
sens et ses passions; 5.° à résister aux tentatations du Démon.
D. Quel est le cinquième effet du Sacrement
de Confirmation ?
R. C’est d’imprimer dans nos âmes un carac
tère ineffaçable.
156
»
D. Q'u’est-ce qu’opère en nous ce caractère?
R. Il nous marque pour être les Soldats'de
Jésus-Clirist et les ennemis du Démon,
et il empêche que l’on ne puisse retirer
le Sacrement de Confirmation.
D. Est-ce que l’on ne peut recevoir le Sacre
ment de Confirmation qu’une fois ?
R. Non : celui qui, le sachant, le recevroit
plus d’une fois , feroit un sacrilège.
ARTICLE IV.
Des dispositions nécessaires pour* recevoir
le Sacrement de Confirmation.
D. Quelles sont les dispositions nécessaires*
pour recevoir le Sacrement de Confirma
tion ?
R. Il y en a quatre : i.° il faut être instruit
des principaux mystères de la Foi , et en
particulier de ce qui regarde lé Sacrement
de Confirmation.
2.° Il faut être en état de grâce.
5.° Il faut s’approcher de ce Sacrement
avec de véritables sentimens de pieté et
de religion.
4.P 11 faut s’y présenter avec un exté
rieur modeste et décent.
D. Celui qui recevrait le Sacrement de1 Con
firmation'en étal de péché mortel, feraitil mal ?
R. Oui : il commettrait un grand sacrilège,
et il ne recevroit pas la grâce du Sacre
ment!
.
,5V
D. Que fauf-il donc faire avant que de rece
voir la Confirmation , si on est coupable
de quelque péclié ?
R. Il faut avoir grand soin de purifier son
ame par le Sacrement de Pénitence.
D. Quels actes faut-il produire plus parti
culièrement, lorsqu’on est sur le point de
recevoir la Confirmation ?
R. Il faut produire des Actes de Foi, d’Humilité et d’Amour envers le Saint-Esprit
qui veut bien venir en nous, et avoir ungrand désir de le recevoir.
D. Que faut-il observer a l’extérieur quand
on doit recevoir la Confirmation ?
R. i.° II faut être modestement vêtu, s’être
lavé le visage et sur-tout le front.
2. ° Il faut se mettre à genoux, devant
l’Evêque, avoir les yeux baissés} la tête
droite et le front découvert.
3. ° Il est bon de tenir entre ses mains
le Clirêmeau ou linge pour essuyer le
Saint Chrême, comme aussi le billet du
Prêtre qui aura marqué le nom de Baptême
de celui qui aura été confirmé.
D. A quoi doit-on prendre garde quand on
a reçu l’Onction que fait l’Evêque ?
R. i.° H ne faut pas se toucher le front de
peur de profaner le Saint Chrême ; mais
attendre qu’il ait été essuyé par le Prêtre
ou que l’on ait attaché le bandeau.
s.° Il ne faut pas non pins s’en aller
tout aussitôt j mais attendre que l’Evêque
i38
ait fait les prières et donné la bénédiction
par où finit la cérémonie.
D. Quand on a reçu la Confirmation, que
faut-il faire?
R. Il faut se retirer à l’écart pour prier Dieu
avec plus de recueillement et de dévotion.
D. De quoi faut-il s’occuper alors ?
R. i.° 11 faut remercier Dieu de la grâce que
l’on vient de recevoir; 2.° se consacrer
entièrement au St.-Esprit ; 5.° lui deman
der de conserver en nous l’abondance de
ses grâces; 4.° faire une ferme résolution
de pratiquer les maximes de l’Evangile
sans respect humain.
ARTICLE V.
Des Cérémonies de la Confirmation.
D. De qui doit-on recevoir la Confirmation ?
R. C’est de l’Evêque qu’on doit la recevoir.
D. Comment l’Evêque confère-t-il ce Sacre
ment ?
R. Par l’imposition des mains avec la prière,
et par l’Onction du St.-Chrême jointe aux
paroles qui l’accompagnent.
D. Que signifie l’imposition des mains ?
R. Elle signifie que le Saint-Esprit vient
reposer dans l’ame de celui qui étant
bien disposé, reçoit ce Sacrement.
D. Pourquoi l’Evêque fait-il des prières en
imposant les mains ?
R, C’est pour attirer les grâces de Dieu sur
ceux qu’il va confirmer.
ï3g
D. Qu’est-ce que le St. Chrême dont on se
sert pour la Confirmation?
R. C’est de l’huile d’olive mêlée de Baume
que l’Evêque consacre le Jeudi-Saint avec
beaucoup de prières et de cérémonies.
D. Pourquoi emploie-t-on l’huile dans la
Confirmation ?
R C’est pour signifier l’abondance, la dou
ceur et la force de la grâce que le St.Esprit répand en celui qui est confirmé.
D. Que signifie le Baume mêle avec l’huile?
R. 11 marque par sa bonne odeur les bons
exemples que le Chrétien confirmé doit
donner en tout lieu.
D. Pourquoi l’Onction se fait - elle sur le
front et en forme de Croix ?
R. C’est pour marquer que le Chrétien con
firmé ne doit point rougir de professer la
Foi et la Doctrine de Jésus-Christ crucifié.
D. Pourquoi l’Evêque forme-t-il le signe
de la Croix sur celui qui est confirmé ?
R. C’est pour marquer que toute la vertu
du Sacrement vient de la Croix et des
• souffrances de Jésus-Christ.
D. Que signifie le petit soufflet que l’Evê
que donne à celui qu’il a confirmé, en
lui disant la paix soit avec vous?
R. x.° Ce soufflet apprend au Chrétien con
firmé qti’il doit être prêt à tout souffrir
pour la Foi de Jésus-Christ.
2.° La paix lui est promise comme une
récompense de son courage et de sa fidélité.
ïzjo
..
D. Qu’esf-ce que l’Evêque demande à Dieu
par les prières qu’il récite après avoir
donné la Confirmation ?
R. 11 1 ui demande d'affermir ce qu’il vient
d’opérer en ceux qui ont été confirmés,
et de faire que leurs coeurs soient des
Temples où le St.-Esprit ne cesse point
d’habiter.
D. Pourquoi fait-on réciter le Pater, V Ave
et le Credo à ceux qui viennent d’être
confirmés ?
R. C’est afin qu’ils commencent de remplir
l’obligation qu’ils viennent de contracter,
qui est de vivre désor mais d’une vie de foi
et de prières.
ARTICLE VI.
Des moyens de conserver la grâce du Sacre
ment de Confirmation.
D. Est-il bien important de conserver la grâce
que l’on a reçu avec le Saint-Esprit dans
la Confirmation ?
R Oui sans doute , et ce serait un grand
malheur que de perdre un si grand bien.
D. Pourquoi dites-vous que ce seroit un grand
malheur que de perdre la grâce de la
Confirmation ?
R. Pour trois raisons : i.° parce que c’est
le trésor le plus précieux que l’on puisse
posséder.
2.° Parce qu’il est bien difficile de rece
voir cette grâce après l’avoir perdue.-
’4i
fi.° Parce qu’on ne reçoit qu’une fois
le Sacrement qui la donne.
D. Que l’aut-il faire pour conserver celte
grâce ?
R. Il faut faire trois choses : i.° la demander
à Dieu souvent et avec ferveur.
2.° Renouveler souvent le souvenir du
Sacrement qu’on a reçu, mais principale
ment chaque année à pareil jour que celui
auquel on a été confirmé.
5.° Eviter particulièrement les péchés
opposés à la grâce du Sacrement de Con
firmation.
D. Quand est-ce qu’il faut principalement
demander à Dieu qu’il conserve en nous
la grâce de la Confirmation ?
R. C’est sur-tout dans les tentations et dans
les occasions dangereuses où l’on se trouve
de la perdre.
D. Quels sont les péchés plus particulièrement
opposés à la grâce de la Confirmation ?
R. Voici les principaux : i.° de parler sans
respect des mystères de notre Religion et
souffrir que l’on en parle aussi en noire
présence.
2.° Avoir honte de pratiquer les bonnes
oeuvres; et à cause de cela, les omettre
quoiqu’elles soient d’obligation, ou s’en
cacher.
o.° Manquer à ses obligations dans la
crainte de souffrir quelque dommage ou
quelque mauvais traitement.
4.° Dissimuler sa Foi et sa Pteligion,
D. Celui qui dissimulèrent sa Foi ou sa
Religion devant les fidèles ou les hérétiques
sans vouloir néanmoins y renoncer dans
son cœur , ferait-il un grand péché ?
R. Oui : car il n’est pas permis de dissimuler
ainsi sa. Foi, non plus que d’y renoncer.
D. Qu’est-il convenable de faire chaque an
née à pareil jour que celui auquel on a
.été con firm é ?
R. Il convient de passer ce jour là dans la
pratique de toutes sortes de bonnes œuvres,
et dans un plus grand recueillement, et
même si onde peut, d’approcher des Sacre
mens de Pénitence et d’Eucharistie.
D. De quoi doit-on particulièrement s’occu
per ce jour là ?
R. On doit i.° remercier Dieu de la grâce qu’il
nous a fait de recevoir la Confirmation.
2.° S’examiner sur les péchés contraires à
la grâce de ce Sacrement; et si on est coupa
ble, s’en humilier, en concevoir une contri
tion sincère, et en demander pardon à Dieu.
5.° Renouveler sa consécration au St.Esprit, et prendre une ferme résolution
d’être plus fidèle à ses grâces.
INSTRUCTION
Ponr préparer à la première Communion.
Comme pour bien communier il faut savoir discer
ner le Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ, on ne doit
rien négliger, afin que ceux qui communieront pour
la première foi sachent faire ce discernement j à cet
effet ;
i43
T.° On n’aura pas seulement égard à Vâge par
rapport à ceux qu’on choisira pour La première com
munion, mais encore plus à ce qu’ils soient capables.
de comprendre ce que l’on jait en communiant , et ce
qu’un doit faire pour bien communier.
2. ° Quoique l’âge défaire la première communion
soit plus ordinairement de quatorze ans pour les gar
çons et de douze ans pour les filles, on n’y doit
admettre, même à cet âge , que ceux qui ont la
crainte de Dieu, du respect pour les choses saiutts
et du goût pour la piété, qui d’ailleurs sont dociles
et obéissons à leurs parens et à leurs maîtres , fidèles
a leurs devoirs, et en qui on remarque des mœurs
pitres et une conduite chrétienne.
3. ° On prendra un temps suffisant pour les pré
parer à bien faire leur première Communion , et
celte préparation, qui sera ou éloignée ou prochaine ,
eu immédiate, doit se rapporter principalement à
deux choses :
i.o A faire une bonne Confession, laquelle, par
rapport à la plupart, doit être générale.
2.o A concevoir des sentimens sincères d’humilité,
de confiance et d’amour envers Notre Seigneur JésusChrist dans l’Eucharistie, avec un grand désir de
s’unir à lui par la sainte Communion , pour vivre
ensuite d’une manière qui réponde en quelque sorte
tt lv sainteté d’un si grand mystèie.
ARTICLE I.
De la première Communion.
Ce que c’est, et des raisons pour se préparer à la
bien faire.
D. Qu’est-ce que faire sa première' Com
munion ?
R. C’est recevoir pour la première fois le
Sacrement de l’Eucliaristie.
B. Devez - vous beaucoup désirer de faire
votre première Communion ?
i44
11 Oui : car c’est le plus grand bonheur qui
puisse arriver en cette vie.
D. Pourquoi sera-ce un si grand bonheur ?
K. Parce que la Sainte Communion produira
en nous des effets admirables.
D. Quels sont les effets de la Communion!
R. R y en a quatre principaux : i.° elle nous
unit intimement à Jésus-Christ qui devient
réellement notre nourriture; 2 ° elle nous
fait croître en sainteté et augmente en
nous la vie spirituelle de la grâce; 5.° elle
modère la violence de nos passions et
affaiblit la concupiscence ; 4.° elle est un
gage de la vie éternelle et de la résurrec
tion glorieuse.
P. Que faut-il faire pour avoir part à tous
ces avantages en communiant?
R. Il faut s’y préparer avec grand soin, de
même que si l’on se préparait à recevoir
un Roi, s’il daignait venir dans notre maison.
D. Est-ce le vrai Corps de Jésus-Christ qu’on
reçoit dans la Communion ?
R Oui : c’est le même que Jésus-Christ a pris
dans le sein de la Sainte Vierge sa mère;
le même qui a été attaché à la Croix, et
qui est maintenant dans le Ciel.
D. Est-il important de bien faire sa pre
mière Communion ?
R. Oui, et ceux qui ne l’ont point faite en
core ne peuvent pas trop y penser et s’y
préparer.
■
D. Quelles raisons particulières doivent vous
145
engager à tâcher de bien faire votre pre
mière Communion ?
R. Il y en a plusieurs qui peuvent être con
sidérées ou par rapport à Notre Seigneur,
ou par rapport à nous-mêmes.
D. Sur quoi sont fondées ces raisons con
sidérées par rapport à Notre Seigneur ?
R. Elles sont fondées sur la grandeur et la'
dignité infinie de ce divin Sauveur, et sur
le désir ardent qu’il a de venir prendre
possession de nos coeurs.
D. Quels motifs avez - vous par rapport à
vous-mêmes pour tâcher de bien faire votre
première Communion?
Pi 11 y en a deux : le premier est notre
propre avantage à cause des grandes grâces
que nous recevrons , si nous faisons comme
il faut notre première Communion
Le second est que , de la première Com
munion bien ou mal faite, dépendent en
quelque sorte des Communions que nous
ferons dans la suite.
ARTICLE II.
De ce que l'on doit faire pour se préparer
à la première Communion.
D Comment faut-il se préparer pour sa pre
mière Communion ?
R- Il faut faire principalement quatre choses :
î.° purifier son coeur de tout péchq par
une bonne Confession ; 2.° corriger ses
uiauYaises habitudes $ 5.° orner son ame
G
14S
par la pratique des vertus chrétiennes;
4.° demander souvent à Notre Seigneur la
grâce de le recevoir dignement et le prier
qu’il veuille à cet effet nous remplir de
son amour.
D. Quelle Confession doivent faire ceux qui
se préparent à leur première Communion ?
R.. Il est à propos qu’ils fassent une Confes
sion générale de toute leur vie.
D. Pourquoi cela ?
R. Pour trois raisons : t.° pour réparer les
autres Confessions qu’ils pourraient avoir
mal faites ; 2.° pour s’exciter à une plus
grande contrition , en rappelant le souvenir
de tous les péchés que l’on a commis de
puis l’âge de raison ; 3.° pour s’humilier et
pour obtenir par ce moyen une parti
cipation plus abondante des miséricordes
divines.
D. Que doit-on observer pour bien faire une
Confession générale ?
R. i.° Il faut savoir ce que le Catéchisme
enseigne par rapport au Sacrement de Péni
tence , et gi on ne le sait pas, il faut le
bien apprendre; 2.° il faut avpir un désir
sincère de bien faire cette Confession, en
demander à Dieu la grâce par des prières
ferventes et fréquentes; 5.° il faut prendre
tout le tems nécessaire pour se bien exa
miner devant Dieu et pour tâcher de se !
rappeler de tous ses péchés.
D. Après s’être examiné, que faut-il fairç?
*47
R. Il faut s’exciter à la haine et à la détes
tation de ses péchés.
D. Que faut-il considérer pour concevoir la
haine de ses péchés ?
R. Il faut considérer, i.° les effets du péché
qui mérite l’enfer et qui est cause des souf
frances et de la mort de Notre Seigneur
Jésus-Christ; 2.° l’énormité du péché qui
déshonore Dieu et qui l’outrage:indigne
ment; 5.° l’énormité jointe à la bonté in
finie de ce grand Dieu, qui au lieu de nous
punir éternellement , comme nos péchés
le méritaient, nous a attendu pour nous
faire miséricorde, et nous rendre son amitié.
D. A quoi sur-tout doit-on prendre garde
pour déclarer comme il faut ses péchés
dans une Confession générale?
R. 1.? On doit déclarer les Confessions qu’on
auroit mal faites et dans lesquelles on att
rait manqué volontairement de s’accuser
de quelque péché mortel ; 2.° on doit décla
rer tous ses autres péchés comme on les
connoît, et ne rien cacher ni dissimuler
de ce qui fait de la peine, et inquiète la
conscience; 5.° on doit déclarer plus par
ticulièrement ses péchés d’habitude, . sa
passion dominante, les doutes que l’on peut
avoir, et les circonstances dangereuses dans
lesquelles on seroit par rapport au salut.
D. Que peut-on penser de ceux qui feraient
une mauvaise Confession, lors même qu’ils
doivent faire leur première Communion ?
G2
ï48
R. On n’en peut dire autre chose, si non
que ce sont des hypocrites et des impies
qui n’ont ni foi ni religion, et que leur
salut est en grand péril.
ï
D. Comment cela ?
1
R. C’est qu’en tout temps une mauvaise Con
fession est un grand sacrilège, mais la cir
constance de la première Communion rend
ce sacrilège bien plus énorme; 2.° si c’est’
une Confession générale, le mal est pres
que sans remède, puisque la Confession
générale elle-même doit être le remède
des Confessions mal faites.
Ore aura grand spin d’apprendre tout ce qui dp
dit à l’article P du Catéchisme concernant le Sa?.re~
fnent de Pénitence.
ARTICLE III.
Suite cle ce que Von doit faire pour se prépa- \
rer à la première Communion.
J■
D. Qui sont ceux qui ne doivent point être ■
reçus à faire leur première Communion? p
Jd. Ce sont i.° ceux qui ne savent pas suffi
samment leur Catéchisme, et en particu- 1
lier ce qui regarde le Sacrement de l’Eu
charistie; 2.° ceux qui n’ont ni piété ni 1
dévotion , et qui ne se soucient guère de j
communier; 3.° ceux qui ne veulent se .
corriger de leurs mauvaises habitudes ,
comme de jurer, de mentir, se querel
ler, etc. ; 4.° ceux qui fréquentent toujours
de mauvaises compagnies; 5.° ceux qui
.
' t9 ,
sont toujours aussi désobéissans à leurs
parens et à leurs maîtres.
Ici on rpapellera ce qui est dit dans les quatre pre
mières sections cle l’article ZZ7" du Catéchisme con
cernant le Sacrement de PEucharistie, et on l’ap
prendra jusqu’il ce qu’on le sache comme il faut.
D. Pourquoi ceux qui ne se soucient guère
de communier, et qui n’ont ni piété ni
dévotion , ne doivent-ils pas être reçus à
faire leur première Communion ?
R. C’est que non-seulement ils sont indignes
de communier, et ils Communieront indi
gnement en cet état, mais de pins, c’est
que pour faire la première Communion,
il faut être pénétré de vifs sentimens de
Religion envers la sainte Eucharistie.
D. Qu’est-ce que corriger ses mauvaises
habitudes ?
R. C’est réprimer et tâcher de détruire les
inclinations qui nous portent au mal, et
qui nous font commettre le péché avec
plaisir et facilité.
D. D’où viennent en nous ces inclinations
au mal ?
R. Il y en a de deux sortes : les unes sont
naturelles et viennent du péché originel
par la concupiscence qui les produit, sans
que notre volonté y ait part ; 2.° les autres
sont contractées par notre faute, et elles
se forment par les Actes libres et réitérés
de notre volonté, comme lorsque nous
nous accoutumons à jurer, médire, etc.
G 3
D. Pouvons-nous être entièrement quittes
en celle vie des inclinations vicieuses qui
viennent du péclié originel?
R. Non : elles viennent toujours en nous
pour servir d’exereice à notre veTtu -}
mais nous pouvons avec la grâce, et nous
devons nous efforcer continuellement de
les soumettre à la raison.
D. Les mauvaises habitudes que nous con
tractons par notre faute se forment-elles
en nous facilement?
R. Oui : parce que celles qui nous viennent
du péché originel leur servent de dispo
sitions, et que nous en portons toujours
le principe au dedans de nous-mêmes,
D. Est il bien facile de se corriger de ses
péchés d’habitude ?
„
R. Non : et c’est ce qui doit faire craindre
de contracter de telles habitudes ; mais
cependant on peut s’en corriger avec la
grâce, et c’est à quoi on doit s’appliquer.
D. Que faut-il faire pour se corriger de ses
mauvaises habitudes ?
R. i ° Il faut veiller sur soi-même , c’est-àdire, sur tout son cœur et sur ses sens;
2.° il faut éviter les occasions du péché,,
comme les mauvaises compagnies, les fami
liarités dangereuses, les cabarets; 3.° quand
on a eu le malheur de tomber dans le péché,
il faut aussitôt s’humilier devant Dieu
lui demander pardon , s’exciter à la contri
tion et s’imposer une pénitence.
«
Iî
«
j[
in
j
t
„____
i5t
D. D’où vient qu’avant de communier, il faut
. s’être corrigé de ses mauvaises habitudes ?
R. C’est que la prière et la principale dis—
position nécessaire pour communier, est
d’être exempt, au moins de péché mortel,
par conséquent d’affection à le commettre :
or, il n’y a point d’affection au péché plus
forte que celle qui vient de l’habitude à
le commettre.
Article IV.
i
Suite de ce que Von doit faire pour se pré
parer à sa première Communion.
D. Quels Actes de vertu doit-on faire plus
particulièrement pour se préparer à sa
première Communion ?
R. On doit faire souvent des Actes de Foi,
d’Ëspérance, de Charité et de Religion.
On apprendra les Antes des Vertus Théologales
ainsi qu’ils sont dans le Caléchisme, Leçon VT,
art. Il, section I, Il et III; mais comme cés actes
ainsi que tous les autres dont il sera parlé ci-après,
ne sont proprement que des formules , ceuv qui
feront le Catéchisme tâcheront d’en donner l’intel
ligence autant qu’ils en trouveront capables les
sujets qu’ils auront à instruire.
D. Quel est le premier entre les Actes de
Charité ?
R. C’est l’Acte d’Àdoration.
! D- Faites un Acte d’Adoration ?
R. Mon Dieu, je vous reconuois pour le
Créateur et le souverain Seigneur de toutes
G 4
-----------
-
M
I 32
choses, je vous reconnois en particulier
pour le premier principe de mon être et
pour ma lin dernière : faites-moi la grâce
de vous servir, de vous aimer et de vous
glorifier tous les jours de ma vie et pen
dant t.oute l’éternité.
D. Quand on fait ces sortes d’Àctes , com
ment les doit-on faire ?
R. On doit les faire avec la disposition sin
cère d’un cœur qui veut se conformer aux
sentimens que ces formules expriment.
D. Expliquez ce que vous entendez par Là?
K. Par exemple, quand je dis : mon Dieu
je vous reconnois pour le premier Prin
cipe de mon être et pour ma fin dernière -,
j’entends que c’est Dieu qui m’a mis an
monde, et qu’il m’a créé par lui-même,
et en conséquence je désire véritablement;
de le servir,, de l’aimer et de le glorifier
maintenant à jamais.
D. Continuez de rapporter ce qu’il faut obser
ver quand on se prépare à faire sa pre
mière Communion ?
R. i.° Les enfans doivent demander pardon
à leurs parens des sujets de chagrin et de
mécontentement qu’ils leur ont causé, les
prier de leur donner leur bénédiction.
2.° Si on a eu quelque quérelle ou ini
mitié contre quelqu’un, on ne doit pas
manquer de se réconcilier sincèrement avec
lui.
5.° Si on a pris quelque chose ou fait
155
tort au prochain, il faut restituer ou réparer
le dommage qu’on a causé, et suivre sur
cela l’avis de son Confesseur, parce que la
charité envers le prochain est particuliè
rement nécessaire pour bien communier.
D. Qu’est - ce que doivent encore pratiquer
ceux qui se préparent à la première Com
munion ?
R. Ils doivent se recueillir , autant qu’ils
peuvent, aux approches du jour destiné
pour leur première Communion , faire
souvent des actes d’Humilité et de Con
trition, et tâcher, par leurs bonnes oeuvres,
d’attirer sur eux les grâces de Dieu.
D. A quelles bonnes oeuvres doivent-ils s’ap
pliquer alors ?
R. A édifier par leurs bons exemples pour
réparer le scandale qu’ils auront donné,
à exercer la charité envers le Prochain,,
à faire l’aumône s’ils peuvent, enfin à
prier Dieu sans cesse pour obtenir 1®
grâce de bien communier
D. Q uelle prière voulez-vous faire plus par
ticulièrement à celte intention ?
R. Celle que l’Eglise elle - même fait en
disant :
Nous vous prions, Seigneur, de visiter nos eonssciences pour les purifier, et de faire que Notre'
Seigneur Jésus-Christ votre Fils venant en nous,.
7 trouve une demeure préparée pour le recevoir^
G 5
ARTICLE V.
Des dispositions prochaines pour Ta pre
mière Communion , et de ce qu’il faut ob
server la veille et le jour' qu’on doit la
faire.
D. Que faut-il observer la veille du jour
auquel on doit faire la première Commu
nion ?
R. i.° Il faut achever sa Confession si on ne
l’a pas encore fait, ou s’il revenoit à l’esprit
quelque péché que l’on auroit oublié, ou
quelque chose qui inquiétât la conscience,
il faut s’adresser à son Confesseur pour
se réconcilier ; 2.° il faut s’entretenir tout
le reste du jour en de bonnes pensées, et
le soir sur-tout il faut renouveler les Actes
de Foi, d’Humilité, de Contrition, de Con
fiance, d’Amour de Dieu et de désir de
recevoir Notre Seigneur par la Sainte Com
munion, et s’endormir dans ces dispositions.
D. Dès le matin du jour auquel on doit
communier, que faut-il observer?
R. Il faut, dès qu’on se réveille, offrir son
esprit et son cœur à Dieu, penser que
Notre Seigneur nous dit comme à Zachée :
hâtez - vous, car c’est chez vous que je
loge aujourd’hui , et s’occuper du grand
bonheur qu’on recevra ce jour-là.
D. Quelles sont les dispositions prochaines
pour la Communion ?
R. Il y en a de deux sortes : les unes regar
dent l’ame, les autres regardent le ccrps.
j 55
D. Commencez par rapporter les dispositions
qui regardent le corps ?
R. i.° Il faut être à jeun, c’est-à-dire, n’avoir
ni bu ni mangé depuis minuit; 2.° il faut
être vêtu modestement et décemment, par
respect pour Notre Seigneur Jésus-Christ
que l’on doit recevoir ; 5.° il faut avoir un
extérieur recueilli, et éviter tout ce qui
porteroit à la dissipation.
D. Que faut-il faire pour avoir un extérieur
recueilli ?
R. Il faut aller à l’Eglise, avoir les yeux
modestement baissés , sans affectation ,
néanmoins se tenir à genoux et à l’écart.
D. Par rapport à l’ame, dans quelles dispo
sitions faut-il être ?
R. i.° Il faut s’être bien confessés, et avoir
reçu l’absolution ; 2.0 il faut s’exciter à la
dévotion nécessaire pour bien communier.
D. Que doit-on faire pour s’exciter à cette
dévotion ?
R. i.° Il faut en demander à Dieu instam
ment la grâce; 2.° il faut penser à la bonté
infinie de Notre Seigneur Jésus-Christ qui
veut bien se donner à nous par la sainte
Communion ; 5.° il faut produire les différeris Actes de Foi, d’Humilité et les autres
dont on a parlé, et renouveler les vœux
de son Baptême : car c’est alors que l’on
doit témoigner à Dieu tous les sentimens
d’un cœur pénétré de son amour et rem
pli de Religion.
G6
'
156
D. En quels temps sur-lout faut-il produire
ces Actes ?
R. C’est immédiatemen t avant la Communion,
et pendant la Messe qui la précède.
ARTICLE VI.
De ce que l’on doit faire immédiatement
avant la Communion et pendant la Messe*
qui la précède.
D, De'q uoi faut-il s’occuper durant la Messe
à laquelle on doit communier ?
R. Il faut s’occuper de la grandeur du Sa
crement que l’on va recevoir, demander
à Dieu la grâce d’en approcher dignement,
et produire dans son cœur des Actes de
Foi, et les autres qui doivent servir de pré
paration immédiate à la sainte Communion.
D. Comment, fait-on l’Acte de Foi avant que
de communier ?
R. Mon Sauveur Jésus-Christ, je crois plus
fermement que si je le voyois des yeux
du corps, que c’est vous-même que je dois
recevoir en recevant le très-saintSacrement,
D, Comment fait-on l’Acte de Contrition ?.’
R. O mon Sauveur, qui mon content d’avoir
répandu votre Sang précieux pour moi
misérable pécheur,. daignez encore vous
donner à moi qui ai mérité l’enfer par un
nombre infini de péchés , je vous en de
mande pardon très-humblement, et. je les
déteste de tout mon coeur pour l’amour de
vons, je proteste que je veux plutôt mourir
que de vous offenser jamais.
l57
D. Comment fait-on l’Acte d’Humilité ?
R, Mon Dieu, je suis infiniment indigne que
vous entriez en moi : dites seulement une
par.ole et mon ame sera guérie.
D. Comment fait-on l’Acte de confiance?
R. O mon Dieu, je n’oserois m’approcher
de vous pour vous recevoir, mais vous le
commandez: j’espère en votre bonté infinie,
qu’oubliant mes misères, ma bassesse et
nies péchés , vous viendrez véritablement
en moi pour mé consoler de vos béné
dictions.
D. Comment fait-on l’Acte d’Amour ?
R. Mon Dieu, je vous aime de tout mon
cœur et par-dessus tout ce que j’ai de
plus, cher au monde.
D. Comment fait-on l’Acte de Désir ?
R. Venez, ô divin Jésus, venez dans mon
cœur, délivrez-le de tous ses maux, comblez-le de vos grâces et de vos biens : il
désire ardemment de vous recevoir.
D. Quels sentimens faut - il concevoir en
produisant ces dilférens Actes ?
R. Il faut concevoir les sentimens que ces
Actes expriment ; aussi en faisant l’Acte de
désir, il faut être véritablement affamé'
de Ja sainte Communion , et il en doit être
de même des autres.
D. De quoi faut-il encore s’occuper pendant
la Messe à laquelle on doit communier?
R. On doit rappeler dans son esprit la mé
moire des souffrances et de la nrort de Notre
Seigneur Jésus-Christ.
158
r
- D. Pourquoi cela ?
R. Parce que c’est une des fins pour les
quelles ce divin Sauveur a institué le Sa
crement de l’Eucharistie, et d’ailleurs rien
n’est plus propre à exciter en nous un
grand amour pour lui.
ARTICLES VII.
De la manière d’approcher de la sainte Table
et d’y recevoir la sainte Communion.
D. Lorsque le moment est venu d’appro
cher de la Sainte-Table, que faut-il faire?
R. Il faut venir les yeux baissés avec une
contenance modeste, et se mettre à genoux
devant l’Autel où l’on doit communier?
D. Où faut-il se mettre à genoux ?
R. Devant le balustre de l’Autel, ou s’il n’y
a point de balustre , il faut se tenir à terre
au bas du marche-pied , et prendre avec
respect la nappe de la Communion ?
D. Comment faut-il tenir la nappe de la Com
munion ?
R. 41 faut l’étendre sur les mains, de manière
qae si par malheur l’Hostie venoit à tom
ber, ce fut sur la nappe et non à terre
ni sur les habits.
H. Qu’est-ce que l’on dit alors ?
R. On récite le Confiteor, le Prêtre donne
l’absolution.
D. Pourquoi cela ?
R. C’est ainsi qu’étant purifié de plus en plus
de ses péchés-, on soit mieux disposé à rece
voir notre Seigneur Jésus-Christ.
I
D. Que fait ensuite le Prêtre ?
R. i.° Il se retourne en tenant la Sainte
Hostie élevée, et il dit ; Voici VAgneau
de Dieu , voici celui qui ôte les péchés du
monde ; 2.° il parle au nom de chacun
de ceux qui vont communier, et il dit par
trois fois, Seigneur, je ne suis pas digne
que vous entriez en moi , mais dites seule
ment une parole, et mon ame sera guérie-,
S.° il porte la Sainte-Hostie à la bouche
de celui qui communie, et il dit : Que
le Corps de Notre Seigneur Jésus-Christ
conserve votre ame pour la vie éternelle.
D. De quoi faut-il s’occuper alors ?
R. Il faut se conformer intérieurement aux
intentions de l’Eglise, et aux paroles qu’elle
met en ce moment dans la bouche du Prêtre,
et s’abstenir de prononcer aucunes prières
vocales.
D. Quand le Prêtre présente la Ste-IIostie
comment faut-il la recevoir ?
R. J1 faut ouvrir la bouche médiocrement,
et avancer un peu la langue sur la lèvre
de dessous.
D. Quand on a reçu la Sainte Hostie, que
faut-il faire ?
R. 11 faut la laisser humecter un peu sur la
langue, sans néanmoins attendre qu’elle
soit entièrement fondue dans la bouche ,
et l’avaler aussitôt avec révérence.
D. A quoi faut-il prendre garde alors ?
R. A ne point cracher de quelque temps,
et à ne point essuyer les lèvres avec la
i6o
nappe tie Communion , ce qui seroit in
décent.
D. Si la Sainte-Hostie s’attachait an palais,
que faudroit-il faire ?
R. Il faudroit ne point s’en troubler, mais
la détacher doucement E^vec la langue,
sans y porter les doigts.
D. Si le Prêtre donnoit deux hosties an lieu
d’une, ou qu’il n’en donnât que la moitié
d’une , devroit-on s’en troubler ?
R. Non : parce qu’on ne reçoit pas plus en
deux hosties qu’en une, ni moins en la
moitié qu’en une hostie toute entière.
ARTICLE VIII.
De ce qu’il faut faire après la Sainte Com
munion , et cle l’action de grâces.
D. Dès qu’on a reçu la Sainte Hostie, que
faut-il faire ?
R. i.° Il faut adorer profondément Notre
Seigneur, et lui témoigner avec toute la
ferveur dont on est capable, la joie que
l’on ressent d'etre avec lui ; 2.° il faut se reti
rer à l’écart pour faire ron action de grâces.
D. Combien de temps Notre Seigneur restet-il avec nous présent réellement après la •
sainle Communion ?
R II y reste jusqu’à ce que les espèces soient
consommées , ce que l’on croit pouvoir aller
environ à un quart d’heure.
D. A quoi faut-il employer ce temps?
R, A s’entretenir avec Jésus-Christ, à l’adorer,
]e remercier, lui demander ses besoins,
s’offrir tout à lui, et former des résolutions
efficaces de le mieux servir à l’avenir.
D. Que faut-il faire pour adorer Notre Sei
gneur Jésus-Christ après avoir communié?
R. Il faut le reconnaître humblement pour
son Créateur et pour son Dieu , lui offrir
les adorations que les Anges et les Saints
lui rendent dans le Ciel , s’unir à celles
qu’il rend lui-même à la sainte Trinité
dans ce Sacrement.
D. Faites,un Acte qui renferme tout cela?
R. Mon Sauveur, je vous adore comme mon
Créateur, je m’unis aux adorations pro
fondes que les Anges et les Saints vous
rendent dans le Ciel, et j’offre à 1a Sainte
Trinité toutes-celles que vous lui rendez
dans le très-saint Sacrement.
D. De quoi faut-il remercier notre Seigneur ?
R. Il faut le remercier, i.° de, tout ce qu’il
a fait et souCàrt pour notre salut et celui
de tous les hommes ; 2.° de toutes les grâces
que l’on a reçues de son infinie bonté ;
3.° mais en particulier de la grâce incom
préhensible qu’il vient de nous faire en
se donnant à nous.
D. Faites un acte de remercîment. qui ren
ferme tout ce que vous venez de dire ?
R. Mon Sauveur, je vous remercie de tout
mon coeur de tout ce que vous avez fait
et souffert pour mon salut et celui de tous
les hommes, comme aussi de toutes les
r
i'Ôi
grâces que j’ai reçues de vous, mais par
ticulièrement de la bonté infinie avec la
quelle vous avez bien voulu donner à un
pauvre pécheur comme inoi qui en suis
indigne.
D. Que faut-il demander à Notre Seigneur ?
K. 'll faut, i.° lui demander pour soi-même
son amour, et le prier qu’il nous fasse
part de son esprit, comme il nous a donné
son Corps; 2.° il faut le prier pour les
besoins de l’Eglise, pour ses parens et ses
amis, ses ennemis, ses bienfaiteurs et ses
supérieurs.
D. Faites un Acte qui renferme toutes ces ;
demandes ?
R. Divin Sauveur qui m’avez donné voire
Corps adorable, donnez-moi aussi votre
esprit : vous connaissez les besoins de mon
ame, remédiez à sa faiblesse et à sa pau
vreté, et sur-tout augmentez en moi votre
amour : secourez, Seigneur, votre sainte
'Eglise dans tous ses besoins , sanctifiez tous
ceux qui sont dans son sein, et sur-tout
mes parens, mes amis, mes ennemis, mes
supérieurs et mes bienfaiteurs.
ARTICLE
IX.
Suite de l’action de grâces après la sainte
Communion.
D. Que doit-on offrir à Notre Seigneur après
la sainte Communion ?
R. i.° Il faut s’offrir soi-même à lui avec tout
II
i63
ce que l’on désire et tout ce que l’on
possède, afin qu’il en dispose selon sa sainte
volonté; 2.° il faut offrir Jésus-Christ luimême à la sainte Trinité, pour l’expia
tion de nos péchés.
D. Faites un Acte qui renferme tout cela ?
R. Mon Sauveur, recevez! l’offrande que je
vous fais de tout ce que je possède, disposez;-en selon votre bon plaisir , et souf
frez qu’en m’offrant à vous, je vous offre
vous-même à la Sainte-Trinité , pour l’ex
piation de mes péchés et de ceux de tous
les hommes.
D. Quelle résolution faut-il prendre avant
que de faire l’action de grâces ?
R. Il faut prendre i.° celle de se corriger
des fautes auxquelles on est le plus sujet ;
2.° celle de pratiquer les vertus dont on
a plus de besoin ; 5.° de sacrifier à JésusChrist tout ce qui nous empêche de le
servir uniquement et en demander la grâce.
D. Seroit - ce un grand mal de sortir de
l’Eglise aussitôt après la Communion, et
sans prendre le loisir de faire son action
de grâces ?
R. A moins qu’il n’y eut des raisons pres
santes d’en user ainsi, ce seroit une indé
votion marquée, qui exposeroit à perdre
le fruit de la Communion, ce qui seroit
un grand mai.
D. Que doivent faire ceux qui par leur
grossièreté ou leurs distractions, ne peu
vent s’occuper de tous ces dilférens Actes ?
164
ïî. Après avoir adoré Jésus-Christ du fond
de leur coeur et lui avoir demandé leut
besoin, ils ne peuvent rien faire de mieux
que de réciter l’Oraison dominicale, en
s’arrêtant et réfléchissant sur chaque de
mande de cette sainte prière.
D. Que faut-il faire le reste du jour auquel
on a communié?
R. Il faut le passer dans le recueillement j
autant qu’on le peut et en oeuvres de piété,
comme étant véritablement le jour d’une
fête t.oute sainte et toute spirituelle.
D. Quelles oeuvres de piété doit-on pratiquer
plus particulièrement ce jour-là ?
R. i.° Il faut venir à l’Eglise après midi, si
on le peut, assister aux Offices et aux
Instructions s’il y en a, et passer quelque
temps en prière devant le frès-Saint Sacre
ment ; 2° si on a occasion de témoigner à
Jésus-Christ son amour dans la personne
des Pauvres, comme en visitant quelque
malade ou autrement, n’y pas manquer;
5.° dans la prière du soir, remercier Notre
Seigneur particulièrement de la grâce qu’il
nous a faite ce jour-là, lui demander celle
de ne point mourir sans recevoir le Saint
Viatique, et le prier qu’après avoir eu le
bonheur de le recevoir dans nos cœurs
sur la terre, il daigne nous recèvoif
un jour dans son Paradis pour toute l’é
ternité.
i65 ‘—
ARTICLE X.
De ce que'l’on doit faire après la pre
mière Communion, et des moyens d’en
conserver la grâce.
D. A quoi doivent principalement s’appliquer
ceux qui ontfait leur première Communion?
R. A conserver soigneusement la grâce qu’ils
ont reçue en communiant pour la pre
mière fois.
D. Pourquoi doit-on tâcher de conserver
soigneusement cette grâce?
R. Pour deux raisons principalement : i.° par
ce qu’elle est un moyen infaillible du salut;
2.° parce que le Démon, parses tentations,
met tout en usage pour la faire perdre.
D. De quel moyen peut-on se servir pour
conserver celte grâce importante?
R. Le principal et celui qui renferme tous
les autres, est. de mener une vie vraiement
chrétienne, c’est-à-dire, une vie conformer
celle que Notre Seigneur J. C. a menée.
D. N’est-ce pas trop exiger de ceux qui ont
fait leur première Communion , que de leur
proposer la vie de Jésus-Christ à imiter ?
R. Non : parce que Notre Seigneur Jésus-Christ
lui-même parlant de l’Eucharistie, dit:
Celui qui me mangera vivrçi de ma propre
•nze, comme je vis de celle de mon Père.
D. Qu’est-ce que les jeunes - gens doivent
principalement se proposer à imiter dans
la vie de Notre Seigneur Jésus-Christ j*
j66
'
B. Sis doivent principalement se proposer
pour modèles les exemples qu’il leur a
donnés dans son enfance, comme nous
voyons dans l’Evangile.
D. Rapportez ce que l’Evangile nous apprend
sur cela ?
R, Il est dit : i.° que Notre Seigneur alloit
au Temple avec sa Sainte Mère et Saint
Joseph en la fête de Pâques, et qu’il assis
ted aux sacrifices et aux instructions que
faisoient les Prêtres et Docteurs de la loi ;
2.° qu’étant à Nazareth avec Saint Joseph
et la Sainte Vierge, il leur étoit soumis
et obéissant, et qu’il se rendoit sujet
comme un serviteur et un apprentif ;
5.° qu’il croissoit en âge, en sagesse et en
grâce devant Dieu et devant les hommes,
D. Comment ceux qui ont fait leur première
Communion, doivent-ils imiter Notre Sei
gneur en ces trois choses ?
R. En ce qu’ils doivent i.e se rendre assidus
au service divin dans leurs paroisses les
Dimanches et les Fêtes, et continuer d’as
sister au Catéchisme , au moins pendant
quelque temps, et aux autres instructions;
2.° être ohéissans à leurs parens, et sur
tout ne rien entreprendre en ce qui con
cerne leur établissement ou un état de vie,
que par leur conseil et de leur consente
ment ; 3.° tâcher de croître en grâce, en
vertu et en science, et de vivre toujours
de
mieux en mieux,,
î
167
P. Que faut-il faire pour tâcher de croître
en vertu et en grâce ?
R. Il faut se proposer un réglement de con
duite pour vivre chrétiennement, être fidèle
à l’observer , et mettre en pratique les avis
suivans.
AVIS POUR SERVIR A LA CONDUITE
De ceux qui ont fait leur première Com
munion.
I, TKt E passer aucun jour sans prier Dieu le matin.
et le soir, sans faire son examen de cons
cience , prier Dieu avant et après le repas, et faire
pcs actions, non par coutume et par manière d’ac
quit, mais avec piété et religion.
II. Assister les Dimanches et les Fêtes au service
divin et aux Instructions de la Paroisse.
III. Se confesser au moins une fois tous les deux
piois ou aux Fêles solemnelles, et même plus sou
vent. , selon le besoin que l’on en aura , le faire avec
le même esprit de pénitence et les autres dispositions
qu’on a fait la Confession générale.
IV. Se mettre en état de communier au moins
aux principales Fêtes de Notre Seigneur et de la
Sainte Vierge, faire toutes ses Communions avec la
même ferveur que la première, ou comme si c’étoit
la dernière avant que de mourir , et ne communier
que selon le jugement de son Confesseur.
V. Continuer d’aller au niêipe Confesseur auquel
on a fait la Confession générale, et. n’en point chan
ger aisément ; et si quelque raison ou la nécessité y
oblige, en choisir un auquel on a fait une entière
confiance.
VI. Avoir une grande horreur du péché; et si
par malheur on y toinboit, travailler à s’en releva^
iC8
au plutôt, en faisant de dignes fruits de pénitence,
et pratiquant ce que l’on a dit en parlant des péchés
d’habitude.
VIL Eviter soigneusement l’oisiveté et la fénéanîise et s’occuper , chacun selon son étal, ou à l’étude
ou à un métier, ou à quelque travail honnête.
VIII. Fuir les mauvaises compagnies et tout ce
quipeut être une occasion d’oflenser Dieu, et aimer
d’être avec ceux dont les discours et les bons exem
ples peuvent édifier et porter à la vertu.
IX. Avoir une grande dévotion pour le très-saint
Sacrement de l’Autel, le visiter souvent, se tenir à
l’Eglise avec recueillement el modestie, surtout pen
dant la Messe, et n’y assister qu’avec de vrais sentiinens d’humilité, d’amour et de reconnaissance.
X. Avoir aussi une dévotion tendre et respec
tueuse envers la très-Sainte Vierge , ne manquer au
cun jour sans l’honorer par quelque prière, et surtout
par l’imitation de quelqu’une de ses vertus.
XI. Honorer son Ange Gardien , le respecter et le
prier avec confiance sur-tout dans les occasions dan
gereuses pour l’âme, pour le corps , et invoquer pa»
jeillenient le Saint dont on porte le nom et le Patron
de la Paroisse et du Diocèse où l’on a pris naissance.
XII. Se comporter en tout temps et en tout lieu,
tant à l’extérieur que pour l’intérieur , comme étant
sous les yeux de Dieu, qui doit être le Juge , après
avoir été le témùin de nos actions et de nos pensées,
et lui demander avec ferveur la grâce de la persé-,
yérance.
s?9
PRIERE DU MATIN.
An nom du Père, -p et du Fils, et du SaintEsprit. Ainsi soit-il.
In nomine Patris, -j- et Filii et Spiritus sancti.
Amen.
Demandons Vassistance du saint Esprit.
Enez, Esprit-Saint, remplissez les cœurs de
vos fidèles, et allumez-y le l’eu sacré de votre
divin amour.
La même en latin.
'Eni sancte Spiritus, repie tuorum corda fidelivun , et tui amoris in eis ignem accendit.
Mettons-nous en la présence de Dieu, adorons-le
et le remercions de tous ses bienfaits.
On Dieu, je vous adore ici présent, je vous
reconnois pour mon Créateur et mon souve
rain Seigneur , et je me soumets entièrement à vous.
Je vous remercie, ô mon Dieu , de m’avoir créé
1 et mis au monde, de m’avoir donné votre cher Fils
Jésus-Christ pour Sauveur, de m’avoir fait enfant de
l’Eglise catholique, de m’avoir tant de fois pardonné
mes péchés qui méritoieiit l’enfer, et de toutes les
grâces que j’ai reçues de vous pendant toute ma vie
pt particulièrement cette dernière nuit; je vous en
remercie par Jésus-Christ Notre Seigneur.
Offrons-nous à Dieu et tout ce que nous ferons
aujourd’hui.
E vous offre, ô mon Dieu, mon corps et mon
àme, tontes mes puissances , tout ce que je pen
drai , tout ce que je dirai, tout-ce que je ferai, tout
Cequeje souffrirai; et afin que cette offrande vous
V
V
J
iyo
soit agréable , permetlez-moi cîe l’nnîr aux méritej
tic mon Sauveur Jésus-Christ ; de joindre mon cœur
à son cœur, mon intention à son intention ; et dans
cette union, recevez, s’il vous plaît, l’offrande que je
vous fais, qui n’a d’autre motif ni d’autre fin que
votre gloire.
Fa nons un ferme propos d’éviter le péché et de
pratiquer la vertu.
E proteste, ô mon Dieu ! moyennant votre sainte
grâce , de passer cette journée sans vous offenser,
d’éviter toutes les occasions qui pourroient me
porter au péclié, de fuir toutes les personnes qui
pourroient m’y solliciter, et de résister fortement
aux tentations des ennemis de mon salut. Ah, mou
Dieu ! plutôt mourir dès l’heure même que de rien
faire aujourd’hui qui vous.déplaise; je veux au con
traire, pour l’amour de vous , pratiquer les vertus, la
charité , l’humilité, la patience , et tâcher d’accom
plir en toutes choses, votre sainte et divine volonté.
Demandons à Dieu le secours de sa grâce.
’Avoue, ô mon Dieu, que je ne puis rien sans
vous, quelque bonne résolution que je fasse,
mais avec vous je puis tout, je vous conjure d’ap
puyer mes bons désirs, et de les faire tous réussir
à votre plus grande gloire. Floignez de moi toutes
les occasions dit péché : aidez-moi à pratiquer les
actions de vertu : ne me refusez pas voire grâce
dont j’ai un extrême besoiu; je l’implore par les
mérites de mon Sauveur Jésus-Christ.
Prières à la très-Sainte Fierge,
Ainte Vierge, ma très-bonne Mère, continuezmoi, s’il vous plaît, aujourd’hui votre puissante
protection : ohlenez-moi de votre cher Fils les grâces
qui me sont nécessaires pour mon salut, la grâce de
ne l’offenser jamais , la grâce de faire en toutes
choses sa sainte volonté , et à la fin de mes jours une
(bonus mort.
J
J
S
On bon Ange Gardien, grand Saint Joseph
et vousinôn St. Patron N...., tous les Saints
et Saintes du Paradis , tousles Anges bienheureuÿ ,
intercédez pour moi ; obtenez-moi la grâce de vivre
toujours dans la crainte de Dieu et de mourir dans
son amour ; pour le glorifier à jamais dans le temps
et dans l’éternité bienheureuse. Ainsi soit-il.
Pater, Ave, Credo et les Commandemens de Dien
et de l’Eglise , pag. 18, 19, 20, 21 et 22.
M
Les Litanies du St. Nom de Jésus.
Vrie eleïson.
Christe eleison.
Kyrie eleïson.
Jesu audi nos.
Jesu exaudi nos.
Pater de Coelis Deus,
Miserere nobis.
Filii Redemplor, mundi
Deus Miserere nobis.
Spiritus Sancte Deus,
SanctaTrinitasunusDeus,
Miserere hobis.
Jesu Filii Dei Vivi, Mis.
Jesu splendor Patris,
Jesu candor lucis æterna?,
Miserere nobis.
Jesu Hex vloriæ, Mis.
Jesu Sol justitiæ,, Mis.
Jesu Filii Marias Virgiriis,
Jesu admirabilis, Mis.
Jésus Deus fortis, Mis.
Jesu Pater futuri sæculi,
Jesu magni consilii A11gele, Miserere nobis.
Jesu potentissime, Mis.
Jesu obedientissime,
K
Jesu mills èthnmilis cor
de, Miserere nobis.
Jesu amalor castitatis,
Ab omni peccato, Libera
nos Jesu.
Ab ira tuâ, Libera nos J.
Jesu amator noster, Mis.
Jesu Deus pâtis, Mis.
Jesu anctor vitæ, Mis.
Jesu exemplar virtntum ,
Jesu zelalor animarnm,
Jesu Deus noster, Mis.
Jesu refugium nostrum,
Jesn paler patiperum,
Jesu thésaurus fidelirim,
Jesn bone Pastor, • Mis»
Jesu lux vera
Mis»
Jesu sapientia æterna,
Jesu bonitas infinita,
Jesu via et vita nostra,
Jesn gaudium Angelorum , Miserere nobis.
Jesu magister Apostoïorum , Miserere nobis.
Jesu Doctor Evangelistarum, Miserere 110b»
H 2
ïesu fortitude Martÿrum,
Jesu lumen Confessorum,
Jesu pnritas Virginuin ,
Jesu corona Sanctorum
omnium ,
Miser.
Pronitius esto', Parce nobis Jesu.
Propitins esto, Exaudi
nos Jesu.
Per Crucem et Derelictionem tuam , . Lib.
Per langores Iuqs,
Ab insidiis; Diaboii,
A spiritu fornicationis,
À morte perpétua, '
72
•
.
-, i
Per infantiam t. am ,
Per diyinissinian vitanr
tuam,
Libera
Per Labores tubs,
Per Agoniam et Passionem tuam , Libera.
Per mortem et scpntluram tuam ,
Libera.
P erResu rreo t i one ni t u am
Per Ascensionem tuam ,
Pei- gaudia tua ,
Per gloriam tuam, Libera.
nos, Domine.
Agnus Dei, etc. S J'ois.
Jesu audi nos.
A neglectu inspiratio- Jesu exaudi nos.
num tuarum , Libera.
Per mysterium Sanctælncârnationis tuæ, Lib.
Per nativitatem tuam ,
ÿ. Sit nomen Domini
benedictniri.
iji. Ex lioc nunc et us»
que in sæcnlum.
ORE AI U S.
Online Jesu Christe , qui dixisti, petite et accipietis , quœrite et invenietis , pulsate et ape1 ietur rebis, quæsnmus, a nobis petentibus divinis
erai lui amoris affectum, ut te toto coide, ore et
opéré diliganius, et à tua unnqnam lande cessemus.
D
J Umanitatis tuæ ipsà divinitate unclæ, Domine
j* Jesu-Christe, timorem pariter et amorem fac
noshabere perpetuum qui nunquam tuâgubernatione
destituis quos insoliditate tuæ dilectionis instiluis,
qui vivis et régnas in sæcula sæculoruni. Amen.
Ï
Quand la cloche sonne le matin , à midi et le soir
pour l’Angelûs.
A ïîgelus Domini nunliavit Mariæ, et concepit
jfîL de Spiritu Sanclo, Ave Maria, etc..
Ecce Aucilla Domini, fiat mihi secundum Verbum
tuutn. Ave Maria, etc.
Et Verbum caro factum est, et liabitavit in nobis.
Ave Maria, etc.
O R E M U S.
R.at.iam tuam , quæsumus Domine , mentibus
nostris infunde, et qui Angelo nuntiante
Christi Filii tui incarnatioiiem cognovimus,
passionem ejus et Criicem ad resurrectionis gloriain
perducamur. Per eundem Christum Dominum nos
trum. Amen.
In nomine Patris, -j- etc. ou Au nom dtuPère, etc.
G
er
Prière avant le Travail.
Révenez-nous, Seigneur, par votre grâce et
qu’elle nous aide à bien faire nos actions j afin
que tout ce que nous disons et faisons commence
et finisse toujours par vous.
P
La meme en latin.
Ctiones nostras, quæsumus Domine aspirando
præveni et adjuvando prosequere, ut cnncta
notra oratio et operatio à te semper, et per te
cæpta fiuiatur.
A
Prière après le Travail.
Dieu Tout-Puissant et Eternel , réglez tontes
nos actions selon votre bon plaisir, afin qu’au
nom de votre Fils bien aimé, notre vie soit abondante'
en toutes sortes de bonnes oeuvres. Ainsi soit-il.
O
La même en latin.
Mnipotens sempiterne Deus, dirige act us nos
tros in beneplacito tuo, ut in nomine dilectî
Filii tui mereamur bonis operibus abundare. Amen,
FI 5
O
’74
Prière avant le Pepas.
|Enissez. Que ce soit le Seigneur. Que la mai»
de Jésus-Christ nous bénisse et la nourriture
que nous allons prendre. Au nom du Père, etc,
La même en latin.
Enedicile Dominus. Nos et ea quæ snmns smnpturi benedicat dextera Christi. In nomine , etc.
Prière apres le Pepas.
Ous vous rendons grâces de tous vos bienfaits,
ô Dieu Roi tout-puissant, qui vivez et régnez
dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
La même en latin.
B
N
Gimus tibi gratias , Rex omnipotens Deus , pro
universis benelleiis tuis, qui
in sæcula sæculorum. Ainen.
PRIERE DU SOIR.
Au nom du Père , ttc.
In nomine Patris, etc.
Venez Esprit-Saint, etc. Pèni sancte Spiritus, etc.
Comme à la Prière du matin , pag. 16y.
Mettons-nous en la présence de Dieu , adorons-le
de tout notre coeur et le remercions de tous ses
bienfaits.
On Dieu, je vous adore ici présent, je vous
reconnois pour mon Créateur et mon souve
rain Seigneur, et je me soumets entièrement à vous.
levons remercie, ô mon Dieu : de m’avoir créé
et mis au monde, de m’avoir donné votre cher Fils
Jésus-Christ pour Sauveur ; de m’avoir fait enfant de
l’Eglise catholique, de m’avoir tant de fois pardonné
mes péchés qui méritoient l’enfer, et de toutes
les grâces que j’ai reçue» de vous pendant ce jour:
je vous en remercie par Jésus-Christ Notre Seigne -r.
M
Demandons à Dieu les grâces nécessaires pour'
connaître et détester nos péchés.
Onnez-moi, ô mon Dieu ! les lumières qui me
sont nécessaires pour èonnoître le nombre et la
griéveté de mes offenses ; faites que j’en conçoive
toute l’horreur et la contrition que je dois en avoir.
D
Examinons notre conscience sur les péchés que nous,
avons commis pendant ce jour.
E nous sommes-nous point laissés aller au men
songe, à la haine, aux jugemens téméraires,
à la médisance, aux injures., à la vengeance.
Avons-nous résisté aux mauvaises pensées, aux
,mauvais désirs , aux mouvemens de la chair ? Y at-il eu des regards dangereux, des discours libres,
des actions immodestes.
Avons nous évité les compagnies eL les lieux qui
sont pour nous des occasions d’offenser Dieu ?
Avons-nous manqué aux devoirs de notre état?
Enfin qu’avons-nous fait- aujourd’hui pour expier
nos péchés, pour plaire à Dieu , et pour nous as
surer le salut ?
N
Demandons pardon à Dieu.
Mon Dieu ! serai-je toujours pécheur et retom
berai-je toujours dans de nouvelles fautes ! S
mon Dieu et mon Père, j’ai péché contre vous et en
votre sainle présence : je ne mérite pas d’être appelé
votre fils : je suis marri de tout mon coeur de vous
avoir offensé : je déteste souverainement mes péchés
parce qu’ils vous déplaisent et que vous êtes infini
ment bon: je promets, moyennant votre sainte grâce,
de ne les plus commettre , d’en éviter les occasions,
d’en faire pénitence et de mieux vivre à l’avenir : j’es
père que vous me ferez miséricorde , par les mérites
de mon Sauveur Jésus-Clirist votre Fils, qui m’aaimé
et qui s’est livré pour moi à la mort de la Croix.
O
Souvenons-nous que nous pouvons mourir cette nuit ;
voyons si nous sommes prêts à paraître devant
Dieu : tâchons de nous mettre dans l’état au
quel nous désirerions être trouvé à l’heure de la
mort.
On Dieu, je sais que je mourrai, et peut-être
n’ai-je que peu de momens à vivre, peut-être
ne sortirai-je point dn lit où je nie coucherai cette
nuit : aussi m’avertissez-vous d’y entrer comme d .ns
mon tombeau : à l’heure de la mort que je voudrais
avoir vécu sans péché et vous avoir toujours aimé :
mettez- moi dfes-à-présent dans ces saintes disposi
tions. Oui, mon Dieu, je déteste le péché : je
crois tout ce que la Sainte Eglise m’enseigne, je
mets en vous toute mon espérance : je vous aime de
. tout mon cœur : je veux vivre et mourir dans votre
amour : je vous remets mon ame qui vous a tant
coûté : ne permettez pas qne le sang précieux que
vous avez versé pour elle lui soit inutile.
M
On bon Ange Gardien , veillez , s’il vous plaît,
autour de moi: grand St.-Joseph, mon St-Patron N...., Saints et Saintes du Paradis, priez pour
moi, et vous sur-tout Vierge Sainte, mère des mi
séricordes , refuge des pécheurs , ne m’abandonnez
pas s’il vous plaît, à. l’heure de la mort.
Mettons-nous sous sa sainte protection.
M
I.itanies de la Sainte yierge.
Vrie eleïson.
Christe eleïson.
K
Kyrie eleïscn.
Filii Redemptor mundi
Deus,
Miserere.
Spiritus Sancte Deus ,
' ,
Miserere nobis.
Christe audi nos.
Christe exaudi nos.
Pater de coelis Deus ,
Miserere nobis.
Mater inviolata ,
Mater intemerata,
Mater amabilis,
Ora.
177
Sancta Trinitas units
Causa nostræ lætiliæ,Deus, Miserere nuisis. Vas spirituale,
Ora.
Sancta Maria ,
Ora Vas bônorabile,
pro nobis. Vas insigne devol'ionis,
Rosa mystica ,
Sancta Dei genitrix ,’
Sancta Virgo_ Virginnm, Tunis davidica,
Mater Christi ,
Ora. Tun is eburnea,
Stelia matutina ,
Mater divinæ gratiæ.
Ora pro nobis. Saius infirinorum, Ora,
Refugium peccaforunj,
Mater purissiina,
Consolat'rix arflictoruni,
Mater castissima,
Regiua Angeloruni,
Doinus aurea ,
Regina Patriarchal-uni,
Foederis area,
Regina Propbelarum,
Janua coeli ,
Regina Apostoloruro,
Mater admirabilis,
Mater C realoris,
C Regina Martÿrum , Ora.
Regina Confessorum ,
Mater Salvatoris,
Virgo prndentissima, >3 Regina Virginnm,
Virgo veneranda ,
“ Regina Sanctorum om
nium, Ora pro nobis.
Virgo prædicanda,
Agnus Dei, etc. 5fois.
Virgo potens,
ÿ. Ora pro nobis sancta
Virgo clemens,
Dei genitrix.
Virgo iidelis ,
r>. Ut digni efficiamuy
Speculum jnstitiæ,
promissionibus .Christi.
Sedes Sapientiæ,
Ore M U S.
Efende quæsnmus Domine, beata Maria semper
Virgine intercedente illam ab omni adversitafe
familiam, et toto corde tibi prostrata ab bosliuin
tuere propitins clenienter insidiis. Pereundem , etc.
Notre Père , etc. Je vous salue , eïc. pag. ifi et ig.
D
La Confession générale en français.
E me confesse à Dieu le Père tout-puissant, à
la bienheureuse Marie toujours Vierge, à St. Mi
chel Archange, à St. Jean-Baptiste, aux Apôtres
St. Pierre, St. Paul, à tous les Saints et à vous mou
J
''
' .
'
Père, que j’ai grandement péché par pensées , paro
les et oeuvres : c’esl. ma faute , c’est ma faute, c’est
ma très-grande faute; c’est pourquoi je supplie l'a
bienheureuse Marie toujours Vierge , St. M ichel Ar
change, St. Jean-Baptiste , les Apôtres St. Pierre,
St. Paul , tous les Saints et vous mon Père de prier
pour moi le Seigneur notre Dieu.
Que le Dieu Tout-Puissant nous fasse miséri
corde, et que nous ayant pardonne, nos péchés,
il nous conduise à la vie éternelle.
Que le Seigneur Tout-Puissant et tout miséri-.
cordieux nous accorde le pardon, l’absolution et
la rémission de nos péchés.
La Confession générale en latin.
^Onfileor Deo omriipotenti bealæ Mariæ semper
) Virgini, beato Michaeli Archangelo, beato
Joanni Baptistæ, sanctis Apostolis Petro et Paulo,
omnibus sanctis, et tibi Pater, quia peccavi nimis
cogitatione, verbo et opéré : meâ culpâ, meâ culpâ,
meà maxima culpâ : ideo precor beatain Mariam
semper Virginem, beatum Michaelem Archangel uni,
beatum Joanneni - Baptistam, sanclos Apostolos
Petrum et Panlum , omnes Sanctos et te Pater oraie,
pro me ad Dominum Deum nostrum.
Misereatur nosLri omnipotens Deus et dimissis
peecatis nostris, perdueat nos ad vitain æternam.
Amen.
Indulgentiani , absolutionem et remissioncm peccatorum nostrorum tribua nobis omnipotens et misericors Dominus. Amen.
C
Prions pour les dmes du Purgatoire.
lE profundis clamayi ad te Domine : -* Domine
exaudi vocem meam.
Fiant aures tuæ intendentes : * in vocem depre ■
çationis meæ.
Si iniquilales observaveris Domine: * Domine,
quis sustiimbit.
. . ,79
Quia a pud te propitiatio est : et propter legem
Juarii sustinui te Domine.
Sustiuuit anima mea in veibo ejus : * speravit
anima mea in Domino.
A custodia matutina usque ad nOctetn : * speret
Israel in Domino.
Quia apud Dominum misericordia : * et copiosa
apud euin redemptin.
Et ipse redimet Israel : * ex omnibus iniquitatibus ejus.
Requiem ælernam doua eis Domine : * et lux
perpétua luceat eis.
ÿ. Reqnieseanl in pace, 152. Amen,
ÿ. Domine exaudi orationem meara.
jÿ. Et clamor meus ad te veniat.
O R E M U S.
J^idel ium , Deus omnium conditor et Redenrptor,
,ï_ ctMiinabulus famularum famularumque tuarum ,
jemissionem cunctorum tribue peccafornm , ut indnlgentiarii quant semper optaverunt piis supplicatioriibus consequantur. Qui vivis, etc.
Ceux qui ne savent pasle latin diront ce qui suit.
ÿ. Seigneur, donnez, jetons prie, le repos éternel
aux aines qui sn. ' '.f
!>•. Et fai*
gloire qu’
Mon L
leur de
Vos serviteur
péchés : bât
qu’elles obli
la Religion üx
toujours désiré,
qui
les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
O
oaus tons
Prions Dieu pour Monseigneur noire ÊviqucJiïR
Dieu fqui êtes le pasteur et le conducteur de
tons les fidèles , regardez favorablement votre
serviteur qu’il vous a plu nous donner pour Evê
que, faites-lui la grâce de remplir dignement ses
devoirs: afin qu'il arrivé à la vie éternelle avec le
troupeau dont vous lui avez donné la conduite. <j
O
Offrons à Dieu le repos de la nuit,
, J
Onniez le repos nécessaire à mon corps, ô mon
Dieu ! mais faites que mon cœur ne cesse!
point de veiller pour vous : veillez Vous-même su
moi, Seigneur, soyez' ma lumière au milieu des
ténèbres : préservez-fnoi des embûches dn Démon :
dissipez les mauvais songes et les fantômes impurs
de la nuit : habitez en moi comme en votre saint
Temple, afin que me reposant en vous , et me ré
veillant ponr vous, je vous honore toujours.
f.
-Ainsi soit-il.
D
An nom du Père, etc. ou In nomine Patris , etc.
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Fait partie de Mandement de Monseigneur l’Évêque de Périgueux
