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extracted text
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CATÉCHISME
IMPRIMÉ
PAR ORDRE DE
MONSEIGNEUR
1,'lLLUSTRISSIME & RÉ V ERE N DIS SI MM
J E A N - C H R,É TIEN
DEPREME AUX,
ÉVÊQUE DE PÉRIGUEUX,
à l'ufage de fon
Diocèfe.
•
DE LA
LILLE
PÉ RJGU L US
A P Ê RI G U E
\m-'t
du Roi &
l'Évêque.
Chez D a l v v , Imprimeur
de ^-feigneur
e.f.
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MANDEMENT
MONSEIGNEUR L'ÉtÉQUE
DE
PÉRIGUEUX.
jean-chrétien
de macheco de
premaux par la permiflion divine, &
DE
j
j
l'autorité du St. Siège apoftolique ,
Evêque de
du Roi en tous Tes Confeils.
A tous Curés, Vicaires, Catéchiftes_; aux Pères 8c
Mères
6c cous autres chargés du foin de l'ir.ftruction 6c à tous les fidèles de notre Diecèfe : falut Se
béne'diétion en notre Seigneur.
Il eft jufte que nous nous rendions à vos infiances ,
très-chers Frères : i 1 eft jufte.de faire cell'er la diverficé incommode de ces différens Catéchifmes aux¬
quels on a été obligé jufqu'ici d'avoir recours dans ce
Diocèfe ôc il eft tems de vous en donner un qui
maintienne l'uniformité de Doélrine , en fixant pour
toujours la manière de l'enfeigner-
par
Périgueux , conseiller
,
,
mes
,
préfentons aujour¬
généralement pour tous
premiers élémens
de la Religion. 11 fervira à les rendre capables peu à
peu des inlltuélions plus folides que nous refervons
pour un autre çlus étendu , 6c cependant la femence
pre'cieufe des vérités que celui-ci renferme ne laiffera
Le Catéchifme que nous vous
d'hui eft pour les enfans , 6c
ceux
qui ont befoin d'apprendre les
pas de produire les fruits des
bonnes œuvres ,
dans ie« plus limples &
même
dans les pius
greffiers (r
de cou.facrer leur cœur
par l'amour de
Dieu , en formant leur
efpric par ia comioillànce
des Myltercs.
vous tâchez
,
C'eftdonc à vous, mes très-chers
Frères, qui êtes
les Miniftres de
Jesus-Christ & l'es
difpenfateurs des Myfiires de Dieu ; ( a
) c'eft a
avec nous
vous
tous
premièrement que nous
dans les mêmes circonltauces
,
&
adrélfons
nous
avec les mêmes
expreflions que Saint Auguftm
employoit autrefois
tn écrivant à un
Diacre de l'Eglife de
Cartage ,
qui lui avoit demandé une
méthode pour catéchiler ceux
qu'il difpofoit au Baptême- Vous
nous
aveq demandé , lui difoit-il , ( b
) un ouvrage qui
puijfe vous être utile pour injlfuire ceux
_
vous
dont
eft confié
joie ; &
grande
,
:
nous
en
cela
que
nous
le
nous
falut
y fommes appliqués avec
fatisfaéiion eft d'autant plus
avons
notre
l'avantage de donner à
qui font ajJbeiés à une
partie du Miniftère ,
la plénitude
fait
la gloire de
le moyen d'exercer avec
l'Epifcopat
plus de facilité leur
file
pour
ceux
dont
,
l'inftruéiion. Ainlï
,
mes
très - chers
nous vous
conjurons par la bonté
Christ a témoigné pour les
que
Frères
,
J[e s u s-
petits^ entants ,
<5e
Î>arnôtre
tout cede qu'il aappliquer
fait pour leur mêmes
falut 6c pour
à
e
,
vous
tructlon de ces petits (
deux appartient.
vous -
c
) à qui le
l'infRoyaume des
Vous ne devez pas ignorer ce
que le Concile
de Trente preferit fur cela aux
Evêques Ils au¬
ront foin
dit - il
( d ) qu'au moins les Dimanches
S- les Rites les
enfans fotent inftruits dans chay
»
( a j Cor. c. î. t( b ) Lib. de Caréch. rud.
{ c ) Mat. c.
io'
t-
14-
( dj Sef. 4 decc. de reform: c.
4-
Paroijfe des principes de la
Foi, & de l'obéijfance
leurs parensles; Cenj
& s'ûresil enécclefléfiafiiques ceux qui font chargés de cet emploi , à s'en
acquitter fidèlement. 1! ne nous arrivera pas , comme
l'efpérons, d'être forcés d'en venirà cette extré¬
mité' rpais nous nous croyons obligés , mes très-chers
Frères, de, vous avertir que pour remplir comme il
faut
partie aulli effentielle de votre minillère »
devez vous y appliquer fe'rieufement 6c conftamment : vous devez vous y appliquer dans la vue
de faire goûter les véricés que vous enlcignerez ;&à
effet, vous devez vous y appliquer avec affec¬
que
qu'ils doivent à Dieu , à
befoin , ils contraindront, même par
,
nous
;
une
vous
cet
tion Se avec joie.
de votre part, e(t ne'ceflaire pour
à l'ennui & au dégoût auxquels vous
l'exercice d'une fonction
6c fouvent même défagréabie ; mais fonction néan¬
moins qui doit vous être infiniment chère : en forte
que il la groffîèreté de ceux que vous avez
elt capable de vous rebuter ; Il leur ftupidité ou
Cette difpofition,
pas céder
êtes expofés dans
ne
pénible;
à iniiruirela
légèreté & le peu de conilftanee de leur efprit vous
obligent de répéter fans celfe les mêmes chofes , s'il
arrive,malgré vos foins,que le fuccès ne réponde pas
travail bien loin de vous décourager , bien
loin d'abandonner une œuvre également méritoire Se
excellente fous prétexte peut-être de vaquer à d'aufondions plus importantes en apparence , mais
le fonds plus flatteufes & plus conformes à l'a¬
propre vous devez penfer avec St- Grégoire le
Grand que ( a ) jamais la charité n'ejl plus agréable
de Dieu que lorfque pour exercer la miféricor
elle s'abaijfe à ce qu'il y a de moins éclatant dans
fervicc du prochain : elle doit donc VOUS rendre
compatilfans envers ceux qui font encore dans latbiblelle de l'enfance ; elle doit vous faire condefcendre
à votre
,
,
rres
dans
mour
,
,
aux
de
yeux
,
le
C «
) i. Ep. j.
6
à leur infirm'té:( a
) elle doit vous
tendrejfe d'un amour non feulement infpirer pour eux
la
fraternel3
tel encore, die
Saint-Auguftin 3 qu'etî celui des mais
& des mères envers leilrs
pères
enfans
; û'oil il s'enfuit
s'ils ont droit à vos
qqe
inftruciions dès qu'ils commen¬
cent à être
capables d'en
3
les inftruire doit être bien profiter , votre aljiduité à
,& votre ap¬
plication à le faire avec zèle ,plusgrande
doit être tout autrement
attentive i lorfqu'il s'agit de les
préparer à recevoir
les
Sacremens. C'elt auflî dans cette vue
que nous
plus en détail, à la fuite de
chifme, ce qui regarde les Sacremens de notre CatéPénitence ,
de Confirmation <5c de
avons traité
l'Euchariltie.
Et
vous , ô pères & mères
Se chefs de famille !
comprenez la force de ces paroles de
Saint Pau! rSê
quelqu'un de vous die-il C b ) n'a
pas befoin des fiens
& particulièrement de
ceux de
fa maifon , il a renoncé
à la foi 3 & il
ejl pire qu'un infidèle. Sachez
donc
que vous devez
être les premiers Se les
principaux
Catéchiftes de vos enfants : fâchez
que c'eft à vous à
leur faire apprendre
par cœur les premiers
de notre foi , à les leur
principes
faire entendre , Se. les
leur ré¬
péter
3
3
,
rr.e
continuellement : fâchez enfin que le Caréchif-
doit fe faire encore
plus dans les
maifons Se en
particulierque dans.i'Eglife- Mais comment
pourriez
vous
inftruire ceux qui font à votre
n'êtes pas inftruits ï Hélas ! charge fi vouspeut-être n'avezjamais, bien fu ce que vous devriez
apprendre
tànts ? Hélas ! quoique dans un
n .ares
"v : :ij
a vos
ce
,
,
,
,
jpieut-étre avez-vous
âge déjà avan¬
befoiti de reprendre avec eu x
le premier lait de
la Doéfrine chrétienne
vous
ayez fuccé dans l'Eglife au tems de votre que
enfance :
n'ayez point honte de vous y
alfujettir : venez
6c
(a ) Jam vero fi.
repetere fafiidimus
paternum
,
af-,
ufitata & parvulis congruentia fatpe
eis per fraternum
congruamus
maternumque amorem3
Lib. de Cath nid.
<4)i Tiiv.oth. i. V. 8.
3
7
.
.
Catcéhifme avec autant de foin que
vos f n-
un grand nombre d entre
apprendre
8t de lavoir e
qu'il nevouseit pas permis d'ignorer , ou de vous
rappeler le fouvcnir, il vous l'avez oublie ; au
fiftez au
mêmes , c'eft pour
fans
vous
l'unique moyen d
en
iroins eft-il
de pcrerepai
m deer
fouvent
feroi&t lque
enfans
eurspour
Uo-
certain qu'il n'y a point
famille qui ne doivent
Catéchifme, quand ce ne
d'en inltruire leurs
mère de
fur leur
être en état
mcitiques.
Paf- •
tenez
chefs
eltfurdetous
desfa¬
d'inftrui
re Se.
exercent
importante fontlion comme ils doivent . princi¬
en ce qui concerne la Religion : ayez foin
fe fervent du Catéchifme que nous donnons
aujourd'hui à notre PJiocèfe ; faites leur obferver les
qui font à la fuite de notre préfent Man¬
Ainfi.mes très-chers
8c les Prêtres ,
la main à ce que les
Se vénérables Freres les
nous vous en conjurons,
pères & mères & les
mille rempiiffent fidèlement ce devoir , qui
un
principaux de leur état : veillez pareil ement
qui dans vos pa'oilfes font chargés
d'enfeigner la jcuneflè; faites en forte qu'ils
feurs
ceux
cette
palement
qu'ils
Règlemens
dement, & conformez-vous-y
qui regarde votre
miniltère.
Sur-tout ne vous
eft impofée ,
vous-mêmes en ce
relâchez point de l'obligation qui
d'interroger ceux qui fe préfsntent
pour la Confeffion pour le Mariage , ou pour
parrains ou marraines , & ne les receyez pas
ae
lavent leur Catéchifme. En vous comportant de la
forte vous ne tarderez pas à recueillir le fruit de vo ¬
zèle Se de votre vigilance : bien-tôt v-s Paroiffes
feront renouvellées dans la piété : les jeunet gens inftruits & affeêtionnés au Catéchifme , devenant euxmêmes pères & mères de famille-dans la fuite
ne
manqueront pas d'infpirer à leurs enfans le' même
s'ilsêtre
vous
,
tre
goût , & par ce moyen
le bien s'entretiendra Se fe
l'édification de l'Eglife Se
perpétuera
d'âge en âge-à
de la gloire de la Religion.
A 4
/
A CES
CAUSES, Nous
lêryira de notre
Ordonnons que l'on
préfent Catéchifme
enfans ; 6e
f.i :
pour
défendons d'en
dans tout
instruire les
notre
enfeigner
aucun
Dioeèfe au
Donné à
autre
de
Pe'rigueux le jourpre'judice
de la Sainte celui-ci.
vingt-quatrième
mai mil
fept cent cinquante. Trinité
J. C. Evéque
de
Par
Périgueux.
Monfeigneur :
LOLIERE, becrétaire.
AVIS ET
RÈGLEMENS
pour faire le
I. T
Catéchifme.
E
Catéchifme doit fe faire
JL^ petits
dans la maifôn
qui à caufe de enfans qui commencent
aux
à
ia foiblelïe
parler, 8e
de leur
rendre aux
âge , ne peuyent
inftruélions
fe
ailleurs.
communes foità
l'Eglife,oi»'
II. C'efl
aux
pères 8c
tiennent la
mères, ou à ceux qui ett
d'apprendre aux enfanslles
éiémens de place,
la
Religion
ce
premiers
Se
ils doivent
devoir avec
s'acquitter de
plaire à Dieu. joie 6c affeétion, ôc dans
la vue de
,
III. Le
à la fuite petit Catéchifme qui efl
de ces
immédiatement
vérités que les
Règlemens, contient
le
bas âge : on enfans doivent apprendre précis des
s'en
dés le plus
fervira
non
donc
pour les
d'aucun autre ,
inltruire ,6c
celui-ci étant
pre des
pour
commençans.
IV. Ceux
tout ce
l'ufage pro¬
qui inftruiront
ces petits
qui pourrait
les rebuter 6c enfans éviteront
leur donner du
dé;
y
v
goût & de réloigrement pour
contrai re ils tacheront de leur
-
leinfpirer
Carëchifme
, & ait
de 1 affection
aimabl
. en les
"
txeicice , de le ltur rendre
«iltruifant avec douceur &. patience.
peur cet
Catéchifme i»
efièt aura foin
qu'ilspoiiure
aient dé¬
les
leur prière
V. On commencera toujours le
par
prière . comme il ell marque'. A cet
on
que les enfans fe mettent à genoux ,
mains jointes , qu'ils fe tiennent dans une
cente ; & ou les accoutumera à faire ainli
que l'on fera auifi avec eux & pour eux ,
ment & dilbnctement , afin qu'ils apprennent
maispoféà faire
de même.
on leur fera
apprendra à le bien
faire & en aura attention qu'ils ne.^s'accoutument
point à le faire trop vite , & à ne pas tien prononcer
VI. Avant d'interroger les enfans,
faire le ligne de la Croix i on leur
,
les paroles qui doivent
Religion,
accompagner cet aide de
VII. On fera les demandes
telles qu'elles font mar¬
apprendra
aux
marquées;
quées dans le petit Catéchifme , & on
enfans les reponfes telles qu'elles font
car c'eft afin qu'ils puilïenr comprendre
les autres , que l'en a
les reponfes-
les unes &
renfermé les demandes dans
VIII- 1-1 ne fàut pas dans
faire un grand nombre de
de faite un tems confidérable
les commencemens
demandes
employer
au Catéchifme de
petits enfants , qui ne font pas capables d'une
longue attention ; mais on doit faire enfoTte qu'ils
retiennent le peu qu'on leur apprend à la fois, &c
à
effet il vaut mieux leur faire fouvent le
ees
cet
Catéchifme,
faifant
tireur à
IX. On finira toujours le Catécfufme en
dire aux enfans le Paur Se PÀve\ ils le
genoux tantôt en latin 5
en
: on
tantôt
françois
A
y
les
TO
accoutumera à prononcer pofément Si
1« paroles : on ne fe lallèra
point de les leur
ter & faire
répé¬
répéter jufqu'à ce qu'ils les
qu'ils puiffent les dire feuis , & à la tachent , Se
fi.i
ils
le
feront
diftin&emenr
ligne de la Croix-
X.
Lorfque les enfans font en état d'aller au
Catéchifme , qui fe fait en commun
,
ou à
ailleurs, leurs pareus-ne doivent pas l'Egiife
ou
,
manquer
de s'affûter s'ils
tivement; & même autant qu'ils le y vont effec¬
pourront, ils
feront bien de les y
accompagner*
de les
y envoyer
XI. Dans les Ecoles
que tiennent
les RegenfS
Regenles avec approbation & perrniffion
on
fera
&
leCaréchifmeau moins trois toisde la femaiue
,
& même plus
fe fervira
celui ci.
ne
XII.
,
Couvent s'il eft nécelfaite
& on
point d'autre Cate'chifme que de
,
On
aura une attention
particulière pour
inflruire Se élever dans les
principes de la Foi Ca¬
tholique les enfans des Religionnaires-On leur fera
apprendre le Catéchifme du Diocefe Se on- tiendra
la main à ce qu'ils viennent
à l'Egiife avec
Jes au¬
tres , qu'ils
y alîiftent , à la Méfié & aux inftructions qui leur font
propres
, qu'ils
faffent
le
ligne
de la Croix , Se
qu'ils aient un grand refpett pour
leTrès-faint Sacrement.
,
XIII. Quand les enfants font
aiTemblés dans les
Claffes cri on leur apprend à tire
les
ou
Regentes doivent leur faire montrer leurRegents
Catéchif,
me avatrt
que de commencer
doit avoir le fieu : il faut
chaque en fan 8
prendre
tiennent propre , Se les avertir de ne garde s'ils le
le pdir.t per¬
dre , de de ne point le laitier
gâter ni
,
car
déchirer.
XIV. Oi dm fera en
plulîeurs cla'Tes les
duCatéchifne qui fe fait en commun ; ou enfans
propor*
11
capacité l'inltruétion qu'on leur fera ;
plus moins avancés ; & on aura
apprendre du fécond Catéchifme ,
bien le premier : & pareillement
qu'il y ade p!us_ difficile dans
fionnera à leur
félon qu'ils feront
ou
foin de ne leur rien
Qu'ils ne fâchent
de ne leur apprendre ce
le fécond Catéchifme , que
qu'il y a de plus facile.
XV. Le
lorfqu'iis l'auront bience
Catéchifme qui fefait à l'Eglife ou
ailleurs
titre
Prêtre, eit véritablement & à juiie
l'inflruétion paftorale que les miniftrcs de 3- C. doiveutregarder comme une de leurs plus importantes
fonctions Si à laquelle les pères & mères chrétiens
par le propre
,
fouitraire leurs enfans fans manquer a un
devoirs.
XVI. C'elt principalement aux jours de Diman¬
ches & de Fêies , qu'elt attachée l'obligation de faire
le Catéchifme dans l'Eglife , félon le Concile de
Trente. L'heure a laquelle on doit le faire régu¬
lièrement eit avant les Vêpres • afin que les poètes
& mères puilTent en profiter , & on ne doit point
le faire à une autre heure fans néceliité ou raifon
de plus grande utilité.
ne
peuvent
de leurs principaux
XVII. On
le cours de la
doit faire auffi la Catéchifme
lorfqu'i! fautpréparerles enfans pour
ou pour
durant
femaine , en Avent .& en Carême, Si
la Confirmation
la première Communion. Si les
les campagnes ne peuvent
rendre au Catéchifme en
enfans dansfe
que très-difficilement
été , parce qu'ils font em¬
ployés à la garde des béftiaux , 0:1 tâchera de les raffembler dura t i'hyver, & on prendra.les tems les
plus commodes pour les inftruïte.
le Catéchifme fe fa Te
marquée pour cela :
formera quelques
coups ue cloche un quart d'heure au moins avant
A (5
XVIII. En quelque rems que
peuple de la ParoifTe en doit être
da is l'Eglife , le
averti ; ainfiil y aura une heure
on
1 annoncera au Prône : 0:1
12
de commencer
que
rendre.
,
afin que
tous
puiflent s'y
XIX. Dans les Paroifiesde
la campagne
qui font
plus étendues , on ne doit
fe contenter de taire
Catéchifme à l'Egiife onpas
doit le taire aulïi dans le
les
Villages ,où on rall'emblera à cet effer les
,
Canton & ceux que
bergers du
l'éloignement empêche de fe
rendre afiidument à
l'Egiile ; Se li on ne
cesCatécfiifmes dans des lieux & en des
peut
faire
tems dififéles garçons &
grande attention au moinspour les filles , on aura
à les placer
les uns des autresfeparément
rens
pour
XX.
Onnepeur
très-utilement à faire le
Catéchifme dans lesemployer
Villages quelque femme ou fille
pieufe qui foit en état d'inftruire
les
,
perfonnes du
fexe & pareillement s'il fe
trouve quelqu'homme
capable à taire la même chofe
par rapporpaux gar¬
çons, on pourra l'en
charger (ans néanmoins que te
Curé , qui elt le
propre Patteur
fe croire
difpenfé de veiller fur cette partie ,depuiffe
fon troupeau ,
en f'afiurant
par lui-même , de tems en tems
, fi ces
pauvres gens font inftruics de leur
religion.
,
,
XXI. On ne peut
trop accout
viennent au catéchifme dans umer les enfans qui
l'Egiife , à s,y tenir
modeftement, & on ne doit point fouffrir
qu'ils y
caufent qu'ils courent
ça & la Se falfenc plufieurs
autres chofes
feablables,qui
font
l'effet
trop ordi¬
naire de leur légèreté
.
,
naturelle.
XXII.
On leur affignera à
chacun une place
Catéchifme
& on aura foin
qu'ils n'en
changent point, afin qu'on puiife
plus aifémeru les
reeonuoitre. On placera les
garçons d'un côté Se les
filles de l'autre 6c on
liar fe point foit en veillera a ce qu'ils ne fe famiallant & venant foit à
l'E¬
giife ; à quoi les
parens font avertis de tenir la
aufli
main
pour le
,
,
,
,
de leur côté.
IJ
XXÏ1I. On commencera toujours
le Catéchifme'
prière du matin ,-pour apprendre
enfans à la faire . & on finira par la prière du foir.
M Tandis qu'on fera la prière ils feront à genoux , tourq': ne's vers l'Autel-> & auront les maitis jointes : elle
doit fe faire pofe'ment Scdiftinftem'ent pour les accou5ij tumer à la faire de même en leur particulier.
■y.
««
li
XXIV". Avant que de commencer les interroga-Ssj {ions ; celui qui fait le Catéchifme doit exciter l'attention des enfans en leur repréfentant qu'ils font en la:
préfence de Dieu ;que c'elt pour leur bonheur qu'ils
dans i'Eglife par la
aux
,
fontailémblés , & qu'il leur importe infiniment de
profiter de l'inllruétion qu'on va faire ; mais on
leur dire cela en peu de mots , Se de manière qu'ils
fenrent qu'on ne cherche effectivement qu'à- procurer
doit
leur avantage.
XXV. On prendra par-écrit les noms
de baptême
qui viennent au,Catéchifme
appeiera toujours par leurs noms lorfqu'on
les interrogera, afin dereveiltfer leur attention. Ce Ca¬
talogue fervira auflià marquer ceux qui manqueraient
& de famille de tout ceux
& on les
de venir au catéchifme . pour
de leur abfence.
XXVI.
s'iufcirner des raifons
Pour foirtenfr l'attention des
enfans lorf-
qu'i-is font au Catéchifme , il ne faut pas les interroger
de fuite-comme ils font rangés , .ma;s il les faut pren¬
dre de côté & d'autre: demander quelquefois à ceux
qui- font à une extrémité ; qu'eft-ce que l'on dit &
l'autre bouc pour voir s'ils font attentifs, ou, lors¬
que celui qui eft interrogé 11e répond'pas bien , il faue
,
inflruits qui donne
fémularion. Celui qui fera
interrogé commencera par faire le ligue de-la croia
appeler un aun'e des mieux
k répoiife ; afin d'exciter
en
'
avant que
de répondre.
-XXVII. Quoique dans le Catéchifme il y ait
quelquefois des chofcs qui furpalicnt la capacité des
tnfans
, on ne laiffera
pas de les leur faire
apprendre:
parce qu'avec le rems, ils en
ce ;
acquerreront
réufiir, il'faut aller parl'intelligen¬
ordre, &
peuvent retenir, eu
égard à
âge & à l'ouverture
mais pour y
n'exiger que ce qu'ils
leur
de leur efprir.
XXVIII. L'ordre que
égard ,ell celui-ci, i<>.
_
l'on doit
obferver à cet
lorfque! es enfans
l'ufage de la raifon ,-il faut leur commencent
apprendre de
luire Se fans fe
prefi'er
les leçons du Catéchifme qui
traitent
à avoir
,
de la fin de l'homme
& de la qualité de
chré¬
tien , de Dieu &de fes
eétions , des principaux
Myflères & du Symbo le pet
;
lorfqu'ils font inftruits
fuffifamment de la loi des Myftèrcs
, on leur appiendra l'explication du Pater
Si de l'Ave la
doctrine des
Sacremens , & les
Commandemens
de Dieu & de
l'Eglife ; 3°. lorfqu'ils feront d'un
âge plus avancé,
& capables de faire des
reflexions plus férieufes , on
leur apprendra ce
qui regarde la Grâce, la Prière
le Péché & les Fins
,
dernières.
,
XXIX. Comme on ne fait
pas le Catéchifme feu¬
lement afin quelesenfans
afin qu'ils connoiiïent les l'apprenent par cœur -, mais
vérités de la religion Se
que
cette connoiffance
produifeen eux le goût de la
pieté
& l'amour de Dieu
, à cet effet on aura
foin de tems
,
en
d'employer de courtes reflexions qui foiei.f
qui foient propres à leur
infpirerde
bons fentimens, comme
,
avoir appris que Dieu eft par exemple, après leur
partout & qu'il voit tout,
on peut
ajouter ; IL faut donc fe comporter
partout où
l'on pulffe être
comme étant toujours
fous les yeux dè
Dieu quivoit tout. De
même après leur avoir ;
ppris
que le fils de Die us'eft fait
homme pour nous racheter
de l'efclavag«du péché , Sc'des
peines
de
l'enfer
que
nos
échés méritoieut, on peut ajouter:
Quelle obli¬
gation n'avons-nous pas à un Dieu
qui nous a tant ai¬
mes ? mais
quelle horreur ne devons nous , pas avoir
du péché, qui a
caufé La mort au Fils de Dieu-même' ?
Se ainlidu perte.
tems
à leur portée , &
,
k
Mil.
■M
.
,
IlljjpJj! Iip" "l'I,
.,1.
,
M
XX^- Utl des moyens que l'on peut
plus utilement dans les
tirer tes enfstns ,foit pour empêcher
employer
Catéchifmes qu'ils
foit pour
ne s'yy at¬
en¬
nuient, eftd'y taire chanter des Cantiques. L'ufage
eftétabli dans beaucoup de paroiffesde ce D ocile:
il eft de grande conféquence de s'y conformer généra¬
lement les anciens Pères de PÉglife l'ont ainfi pratiquéavec fticcès. Pour le faire à leur exemple , on doit
expliquer aux enfans le fujet des Cantiques que l'on
chantera on doit avoir foin qu'ils les apprennent par
& leur recommander , ainii qu'à leurs pères Se
mères ,de les chanter pendant leur travail,en gardant
leurs troupeaux Seautrement ; au lieu de ces chanfons
en
;
:
cœur ;
profanes malheureufement trop communes ,
lefquel-
licentieufes & contraires aux
ridicules & indignes de
chrétiennes-
font ou toujours
bonnes mœurs , ou au moins
fervir d'exercice àdesbouches
1 es
XXXI-11 faut partager le rems que
l'on employer.!
telle forte que la moitié an
les Sacremens , & l'an¬
à faire le Catéchifme , de
moins foit fut les Myftères&
moitié fur les Commandemensde Dieu 3c
glife , 6c fur les Fins dernières.
tre
XXXII. On emploiera à
de l'E- "
faire le Catéchifme le
nécelfaire & fuffifant , âiin que chacun des enfans qui y affilient puiife répondre fur une
quantité de Queftions plus ou moins,félon qu'ils
tems
feront eu nombre plus
certaine
ou moins grand.
XXXIII. On donnera quelque repoofe ou
quelque
qui feront les plus fag.s ,
6cqui fauront mieux leur Catéchifme ; mais s'il s'en
trouve d'indociles qui ne veulent rien apprendre Se
qui détournent les autres,, on ne commencera pas par
les renvoyer du Catéchifme & de l'Egiifé, ce qui ne
doit fe taire que rarement ce à toute extrémité, mais
les féparera des autres, on les fera tenir à genoux
"pendant un certain tems , aîin que cette coatuiion
marqué dedifunçtion à ceux
on
ferve aies corriger.
/
t
XXXIV. S'il fe frctr-t des jeunes
avancés en
âge , lefqutls à caufe de leur grofiièretégens
& de leur peu
de difpolicion naturelle , aient
peine à comprendre &
rrepuiffentrien retenir par mémoire on
les iniiruira
en particulier
& on leut donnera tout letems
réceffaire pour cela , fans fc laifer ni
fe rebuter , niais on
le fouviendra
que e'elt - là une des plus
excellentes
œuvres de chariré que l'on
puill'e
(0
1 j,
1
,
,
pratiquer.
XXXV. Par rapport à ceux que l'on
préparera pour
la Confirmation , on
obfervera ce qui eit
l'inllruction particulièrement deitinée marqué dai s
peur les difpoferà recevoir ce Sacrement- Comme
cette mltrnélion
eft plus étendue que le
Catéchifme, on ne doit pas ejigerde tous ceux
que l'on préparera à la Confirmation
qu'ils fâchent par cœur & qu'ils puillcnt
répéter tout
ce qu'elle renferme ;
mais il faut au moins que tous
fâchent le dogme touchant la nature &
les effets de ce
Sacrement, comme aulli touchaint les dépolirions
nécellàires pour le recevoir avec fruit
; & quant à ce
qui elt d'un plus grand détail pour
l'intelligence Si
la pratique de ce quia
rapport au Sacrement, on en
fera le fujet de différentes
inilruCirons
fami¬
lières & à la portée desenfàns ; car- c'efifrmples
alors furtour
qu'il faut tâcher de leur inff&er des fent-inrens
de
,
piété & de religion.
XXXVI. Ce qui vient d'être air de la
tion doit auffi avoir lieu à
Confirma¬
l'égard de ceux que l'on pré¬
pare pour la première Communion : aitifr
les y
difpofer,onfe fervira del'inllruclion drqlîèe apour
cet t fiet;
& quoiqu'il y foit dit
que l'âge le plus ordinaire pour
foire faire ta première Communion
eft
celui de qua¬
pour les garçons & de douze
néanmoins comme tous ceux de cet pour les filles »
âge ne doivent
pas être admis à communier
préu'fément à caufe de
leur âge , ainlr on en
pourra faire communier quel»
torze ans
fuefois
moins âgés
lorfqu'onà les heuicuxnacu^
jugera capaleS telsdefont
qui ,joignent
:
ceux
tel cultivé par
un
la bonne éducation, un jugement
jf
1!
1
>
«
*7
fariné
,
Se encore
plus des mœurs
pures
Se in¬
nocentes.
XXXVII. Comme la première Communion a de
très-grandes fuites pour toute la vie, 6e par rapport
falutéternel félon qu'elle eft bien ou mal - laite ,
lesPafteurs Se les Confeffeurs doivent avoir grand
foin d'y préparer ceux qui la doivent taire, 6c ils
avertiront les pères Se mères de l'obligation où ils
au
,
font de procurer à leurs enfans, par tous
les moyens
poffibles, le bonheur de communier dès qu'ils ont
atteint l'âge de diferétion, comme parle l'Eglife ,
mais encore plus celui de faire faintement une adtion
il impoiranre.
XXXVIII. Pour leur procurer cet avantager on
doit obferver ce que le Clergé de France preferit fur
cela dansl'aflembféedeMelunen IJ70 ,lorfqu'il dit :
»11 faut que les jeunes gens qui veulent étre admis
» à la réception du
Sacrement d'Eucharillie , foient
éprouvés pendant quelque tems , & inftruits dans
principes d'une foi véritable , pour recevoir
avec
fruit un Sacrement fi augufte. » Or , on
peut aifément s'affûter fi les enfarrs font inftruits ,
des vérités delà Foi Se des devoirs des Chrétiens ,
puifque un examen de quelque moment fuftit pour
cela
mais il n'en elt pas de même de l'épreuve
dont il s'agit.
»
»
les
»
,
XXXIX. Cette épreuve regarde l'état de l'amede
celui qui doit communier , & les difpofitions de fon
cœur : c'etl donc par rapport à ces deux objets prin¬
cipalement qu'à été drellée l'inftruéfionqui doit fervir
préparation à la première Communion_ ; ainfi
l'ufage qu'on en doit faire n'elt pas de vouloir qu'on
apprenne mot à mot Se par cœur tout ce qu'elle
■«le
contient ; mais c'eft d'expliquer_ les difpofitions dans
lefquelles on doit être pour bien Communier ; c'eft
dennarquer les moyens que l'on doit prendre pour
cela ; c'eft de préfenter les motifs qui doivent y
porter : c'eft enfin de remplir ceux qui fe prépa*
i8
rentà la Communion
de religion qui
fàinte aftion.
des'fentimens de piété
font néceffaires pour bien faire &
,
une
XL. Mais comme toutes les difpofitins
néceflaires
pour bien communier font renfermées , en
forte, dans la Confeffion qui doit précéder quelque
diatement : comme c'eft par elle que l'on enimmé¬
juger , & que ce jugement doit être la règledoit
l'épreuve dont il vient d'être parlé : on en do't de
venir le tems deftiné
nion
,
en
forte
pour la première
que ceux qui doivent la
pré¬
Commu¬
faire , fe
confeifenr un mois au moins auparavant.
rience n'apprend que trop qu'il n'en eft L'expé¬
prefque
point qui ne doivent alors faire une Confeffion
générale : or , on .trouvera dans l'inftr.uétion
pré¬
paratoire à la première Communion arr. 11
ce
qui regarde plus particulièrement la Confeffion
nérale : on infif era beaucoup Ifur cet article ; gé¬
on
re néglige ta T'en
pour l'expliquer & pour en faire
fenrir t. :.ue l'importance > & on
s'appliquera à
faire
,
,
pratique ce qui y eft rapporté
ce qu'il y
a de plus effentiel Si de
plus iudifpenfable.
mettre
ooran-e
en
,
étant
4*
>)f~ê
*
* *
«■ Sg,
&V
eî
PREMIER CATÉCHISME
QUE L'ON DOIT APPRENDRE AUX
4) enfans dansia msifon dès qu'ils commencent à
't
puler & à pouvoir retenir quelque chofe.
i Voye^ce qui cfl dit dans le Mandement qui e(l à lu
tête de tout
le Catéchifme
<S> dans les Réglane n s
quifont à la fuite.
Premièrement,illeur faut apprendre à faire lefigne
!
delà croix , en leur difanf.
D. Faites le figne de la Croix ?
R. Au nom du Pèref & du
Fils & du Saint»
Efprit Ainfi foit-il.
D, Ditesces paroles en latin ?
? XR. In romine Patris f & Filii
S an flil Amen.
Il faut avoir foin, xô. qu'ils prononcent
& Spiritus«
di(linclementj
pofément ces paroles, 2°. qu'ils forment bien le
Jîgne de la croix ; & à cet effet, qu'ils portent la
main droite au font, enfuite à l'ejlomac , puis à
dépaule, gauche , <S" afin à répaule droite , en pro¬
nonçant ces parolest Au nom du pèr;« f & du
f"
Fils & du Saint-Efprit. Ainfi foit-il.
f. Quand ils commencent à concevoir , il leur faut
,
-
faire les demandes fuivar.tes , & leur en apprendre
les réponfes les unes après les autres, félon qu'ils
le peuvent retenir , peu à peu 6- fans fe prejjer,
D.
Ui vous a créé ?
R.
C'eft Dieu qui m'a créé.
ÏO
D. Étes-rous Chrétien ?
R. Oui , je fuis Chrétien
de Dieu.
par la
grâoj ^
D.«Qu'eft-ce que Dieu ?
R. Dieu eft
créateur de toutes
chofes.i
Il ne leurfaut point faire d'autres
demandes ni leur
apprendre Us réponjes , qu'ils ne fâchent
bien
trois premières demandes.
D. Y a-t-il
plufieurs Dieux ?
R. Non , il
n'y a qu'un feul Dieu.
D. Ou eft Dieu d
R. Dieu efl par- tout.
D. Dieu voit-il tout ?
R. Oui, Dieu voit tout.
D. Dieu a-t-il un
Corps ?
R. Non , Dieu n'a
un
pur
point de Corps
efprit.
,
c'efl
Il faudra encor e rialler
point au-delà qu'ils ne fâchent
les rtponfes à
cesqualres demandes , aiv.fi
aux trois
que celles
premières & ne point fe Ufjcr de les répéter pour leur apprendre ; ce que l'on
pareillement, àmef'ure qu'on avancera , obftrvera
aux
,
demandesfuivanles.
par rapport
D. Y a-t-il
plufieurs perfonnes en Dieu ?
R. Oui, il y en a en Dieu
trois perfonnes.
D. Quelles font - elles ces
trois perfennes }
R: Ces trois perfonnes
font le Père ,1e
Fils & le
Saint-Efprit.
II
D. Le Père
eft-iî Dieu t
fR. Oui le Père eft Dieu.
,D. Le Fils eft - il Dieu ?
R. Oui le Fils eft Dieu.
'
\
riijD. Le Saint-Efprii eft-il Dieu ?
jjR. Oui le Saint-Efprit eft Dieu.
•D. Sont-ce trois Dieux que ces
a
trois
R. Non ces trois Perfonnes ne font qu'un
Perfonnes ?
,
feul&même Dieu.
]
de ces trois Per¬
foit faite Homme ?
R. Oui, c'eft la fécondé Perfonne , ou
autrement Dieu le Fils , qui s'eft fait
j
Homme,
D. Y a-t-il quelqu'une
fonnes divines qui fe
s'eft fait
!-.R R.Dieu le Fils s'eft fait Homme dans le
fein de la Sainte Vierge Marie fa Mère.
Tj D. Comment s'appelle le Fils de Dieu
fait Homme ?
R. Le Fils de Dieu fait Homme s'appelle
feu
notre Seigneur Jéfus-Chrift.
D. Pourquoi le Fils de Dieu s'eft - il fait
alia
Homme ?
J R. Le Fils de Dieu s'eft fait Homme pour
,ci;
s D.
Où eft-ce que Dieu le Fils
Homme ?
|
l"d
;
i
™
mes
e■
,!fi|
nous racheter.
| D. Comment notre Seigneur
nous a-t-il rachetés?
j! v
¥
%
Jéfus-Chrift
xz
R. Notre
Seigneur Jéfus-Chtift
nous 4
rachetés en fouffrant & mourant
pc^i •
nous fur la Croix.
KU
D. Qu'aurions-nous été fi
notre
Seigneur};
Jéfus-Chrift ne nous avoit rachetés?
R. Si notre
Seigneur Jéfus-Chrift ne nous
avoit rachetés, nous aurions
été dam¬
nés éternellement.
Si
1°. A
mefure qu'ils avancent & qu'ils font
cap a.
Iles de retenir , il
faut leur apprendre premièrement
le Credo ,
enfuile le Pater & l'Ave Maria , tant en
latin qu'en françois , ne leur
apprenant que peu à U
fois, & avoir foin qu'ils prononcent bien &
fansfe
preffer.
2«, Quand une
fois ils fauront bien ces prières
on aura
foin de leur faire dire à genoux, le matin
& le foir ,devant le
Crucifix
ou devant
Image , commençant\tou]ourspar lefigne delàquelque
croix,
& on les accoutumera
dfè tenir modefiement, ayant
les mains
jointes & à ne pas regarder alors de
,
,
coté 6* d'autre.
L'Enfant étant à genoux, on lui dira '•
D. Faites vos
prières?
R. Au nom du Père
f & du Fils}& du Sainte
Efprit. Alnfi foit-il.
Dites le pater
en
latin.
PAter nofter qui
in Cœlis fanûiês
ficeiur nomen .uum
,
,
Dites
le en françois.
~hT0tre
Pcre 1UI ius
aux Cleuxi?"T
que votre Règne arrive s j
que votre volonté folt
iidyeniat regnura tuum, faite en la terre comme
fiât volutas tua,
fient
au
ciel
;
donnez-nous
inCœlo & in Terra» aujourd'hui notre pain
, &• nous parpanem noflrum quo- quotidien
donne^nos offenfes com¬
îidîanuro,da nobis ho-
me
pardonnons à
nous
die , & dimitte no¬ ceux qui nous ont of
bis débita nofira,
ferfés , & ne nous incut & nos
duifez point en tentation.
Mais délivre^ - nous
fidimittimus debitoribus noldu mal
tris, & ne nos inducas
•
in
Sed
,
Ainfi foit-il.
tentationem :
libéra nos
à
fiîalo. AmenPites l'Ave Maria en latin
Dites - le en françoisi
JtE vousfalucMaric >
tiâ Maria
AVe
p'enâ graDo- pleine de grâce, le Sei¬
,
m.inus
teçum
bene- gneur ejl avec vous ,
difta tu in mulieri- vous êtes bénie entre
toutes les femmes, Jefus
bus , Se benediftus
le
de vos entrailles
fruftus ventris
tui ejlfruit
béni.
Jefii.
Sainte Marie , mère
Sanfta Maria, Ma¬
Dei , ora pro
ter
nobis
peccatoribus
in horâ mortis noflrœ.
nunc &
Amen.
pliez PottTpécheurs , main¬
tenant & à L'heure de
de Dieu
nous
notre mort.
Ainfifoit-il,
Dites le credo
14
en
latin. Dites - le en
franço'ui
Redo in Deum T
i
Patrem omnipo- J
JE
crois en Dieu à î
tentem
,
Creatorem
6c in
Cœli & Terra:
Pu'flnt .1
u^Tene "& ^
JefumChriftumFilium
,
cAr/j? fo'n Fils
/ ,r
uÉjùt
ejus unicum Domi- notre Seigneur
qui t
noftrum
qui ''(conçu du Samt-E{.\
conceptuseft deSpiri- pnt if^"e dt L*rVl"'
8e Marit
,
num
r
,
a
a
Sanfto , natus ex
[ouffert
fous Ponce
Maria Virgine,
paffus
, ejl mon ,&■ 4
iub Pontio PilatOjCru- crucifié
été enfeveli.efi defeeniu
CrbxUSjIîlOrtUUS & fe- aux Enfers le troidefeendit ad
tpultus ,
)our f reMciti
'
^-a
des
morts-,ejl monte aux
inferos, tertia die recieuX,eft
à la iroitt
furrexit a morîUlS,al- de
Dieu le père Toutcedit ad Cœlos , fedet
Puijfant,d' où il viendra
ad dexteram Dei Pa- i"6tr lts vivons & les
tris omnipotentis, in- mortSê
de venturus eft
judicare vivos Se
mortuos.
tu
,
Pila,e,Lté
,
r
■rfme
i-
ajis
Credo in Spirifum
San£him,Sanftam Ecclefiam Catholicam
Je crois au S t
Efprlti
à la fainte
Eglife ca¬
tholique, la communion
Commu-
des Saints , la
des péchés , la rémijfion
peccatorum , Carnis
vie
Sanûorum
,
réfurrecnionem, remiffionem tionde la chair,
& la
*5
reftirre&ionem vitam vu cterndlt.
.
.
œternam.
Amen.
,
Ainjî Joit-il.
de
On leur apprendra enfuite les Commandemens
Diau & de i'Egiife , mais on ne leur apprendra rien,
''i
Credo le
Cathichifme fuivant quils ne fâchent le
,
Pater & l'Ave Maria , tant en latin qu'en frartçois ,
& Us Commandemens de Dieu & de I'Egiife.
r,
du
Dites les Commandemens de
,(-■ i,T TN feul Dieu
h]>
Dieu.
tu adoreras & aime-
V/ ras parfaitement.
2.
Dieu envain tu ne jureras ni autre
f'
chofe pareillement.
Les Dimanches tu garderas en
fervant
Dieu devotement.
il 4.
Père & mère honoreras, afin que tu
vives
«If
5.
6.
7.
longuement.
Homicide point ne feras de fait ni
volontairement.
Luxurieux point ne feras de fait ni de
confentement.
Le bien d'autrui tu ne prendras, ni
retiendras à ton efcient.
$fj1 8. aucunement.
Faux témoignage ne diras, ni mentiras
r
m,
m ■
u 1'
o.
?
L'œuvre de la chair ne defireras qu'en
T
.
mariage teulement.
10. Les biens d'autrui tu ne convoiteras
pour les
avoir injuftemenr.
B
Dites les
Commandemens de
PEgliftî
Es Dimanches MefTe ouïras , Se
Fêtes de commandement.
2.
Les Fêtes tu fanélifîeras, qui te font
de commandement.
ï.
T
I
3.
>
Tous tes péchés confefTeras à tout le
moins
4.
5.
6.
une
fois l'an.
Ton Créateur tu recevras au moins
à Pâques humblement.
Quatre - Temps, Vigiles jeûneras &
le Carême entièrement.
Vendredi chair ne mangeras , le
medi pareillement,
11 faut accoutumer
Sa¬
les petits enfans , autant qu'on
Le peut, à faire le figne de la Croix quand on les
lève, 6* quand on les couche , avant & après leur
repas , en
difant :
Au nom du Père, f & du Fils, & du Saint-
Efprit. Ainli foit - il.
i
|
CATECHISME
Qui fe doit faire à ceux qui commencent à avoir
l'ufage de la raifon , jufqu'au temps où on les
juge capables de recevoir la Confirmation , ou
de faire leur première Communion.
vivant que de commencer le Catcchifme , furtout dans
lEçli/e ou dans CEcole, on fera mettre à genoux les
Enfans , & on dira :
Au nom du Père
t 8t du Fils, & du Saint
,
Efprit. Ainfi foit-il.
VEnez Efprit Saint , rempliffez les
cœurs de vos fidèles , & allumez y le
feu facré de votre divin amour.
•fy. Envoyez , Seigneur, votre Efprit ,
créé.
& tout fera
Bl. Et vous
renouvellerez la face de
la terre.
PRIONS.
ODieu ! qui avez inftruit les cœurs
de vos Fidèles par la lumière da
Saint - Efprit , donnnez-nous ce même Ef¬
prit , qui nous faffe goûter les chofes fain¬
es
& qui répan de toujours en nous la
,
Bz
28
joie de fes confolations , nous vous en
prions par Jéfus-Chrifi: notre Seigneur.
Ainli foit-il.
On fera alternativement la F riere une fois en françois
6* une autre fois en latin , pour accoutumer les
Enfans au langage de ïEglije,
Au
nom
Fils & du Saint-
du Père, f & du
Efprit Ainft foit-il.
T7Eni , Sanfte Spiritus ,reple tuorum
V corda fidelium , & tui amoris in eis
ignem accende.
Emite Spiritum tuum , &
crea-
buntur.
Et renovabis faciem terra.
Oremus,
nobisSpi
inritus
DEus qui cordadocuifii,
fideliumdaSanôi
iiluftratione
co¬
dera Spiritu reftafapere , & de ejus femper
confolatiene gaudere.
minum noftrum.
Per Chrsflum Do-.
1^. Amen.
On commencera à apprendre le Catichifme par la leçon
Juivante ,& on continuera par les autres qui jont
après, en obfervant de ne rien apprendre de ce qui
Juit, que lorjque les enfans [auront bien ce qui
précède.
1
~
■■
■
:#1
*9
jL-?fcjW .gJ^V, .s?_
^ tlJ^S itïJ&M.
I.
LEÇON
& de la qualité du Chrétien.
ARTICLE I.
Di la fia de l'homme ,
Croix ?
du Fils,
D. T71 Aites le ligne de la
Jl
Au nom du Père , f Se
& du Saint-Efprit. Ainfi foit-il.
D. Etes-vous Chrétien ?
de Dieu.
qu'un Chrétien?
R. C'eft celui qui ayant été baptifé croit Se
fait profeffion de la Religion Chrétienne»
D. Quel eft le figne d'un Chrétien ?
R. C'efl: le figne de la Croix.
D. Comment fait-on le figne de la Croix ?
R. On le fait en portant la main droite au
R. Oui, par la grâce
D. Qu'eft-ce
front, erifuite à l'eltomac , puis à l'épau¬
enfin à l'épaule droite.
dire
faifant le figne
le gauche , &
D. Que faut-il
en
de la Croix?
R. Il faut dire: au nom du Père, f
Fils Se du Saint-Efprit. Ainfi foit-il.
& du
?
Dites ces paroles en latin
R. In nomine Patris , f &
Sunfli. Amen.
D. Pourquoi
Filii , &Sfiritus-
faifons - nous fi fouvent le
ligne de la Croix ?
B3
R, Ceft pour nous
reftbuvenir que notre
Seigneur Jéfus-Chrift eft mort pour nous
fur la Croix, Si que nous avons été
baptifés au nom des trois perfonnes di¬
vines, Père, Fils & Saint Efprit.
ARTICLE
II.
Ui eft ce qui vous a créés & mis
monde ?
au
R. Ceft
au
Dieu qui
nous a
créés & mis
monde.
D. Qu'eft-ce à dire Dieu nous a créés?
R. C'eft-à-dire que Dieu par fa puiffance
& par fa bonté nous a tirés du néanr.
D. Sommes - nous bien obligés à Dieu de
nous avoir tirés du néant ?
R. Oui , puifque non feulement nous fe¬
rions encore dans le néant, ft Dieu ne
ne nous en avoit
pas tirés, mais en nous
créant, il nous a auffi comblés de fes
bienfaits.
D. Eft-ce que Dieu , lorfqu'il nous a créés,
a fait en notre faveur autre chofe
que
de nous tirer du néant ?
R. Oui, fans doute , car outre qu'il nous a
tirés du néant,il nous a de plus créés à
fon" image & à fa reffemblance , & deftinés à le
le Ciel,
pofféder éternellement dans
D. En quoi
&
fommes-nous créés à l'image
à la reffemblance de
R, En ce
Dieu ?
avons une ame rai-
que nous
fonnable & immortelle, qui eit efpric
comme Dieu.
Dieu nous a-t-il créés &
D. Pourquoi
mis au monde ?
R. C'eft pour le
le fervir, & par
connoître , l'aimer &
obtenir la
à connoître &C
R. C'ell par le Cathéchifme qu'on apprend
à connoître
à fervir Dieu & à remplir
ce moyen
vie éternelle.
D. Comment apprend-on
à iervir Dieu}
,
tous
D. Que
de la vie chrétienne.
faut-il faire pour vivre en bon
les devoirs
Chrétien ?
chofes ; i°. croire tout
Jéfus-Chrift enieigné ; i°. prati¬
qu'il ordonné ; 30. rece¬
R. Il faut faire trois
que
a
quer tout ce
a
voir les Sacremens qu'il a
ce
inllitués.
LEÇON IL
De Dieu
& de [es
Ptrfiilions,
ARTICLE I.
D. /""% U'eft-ce que
Dieu ?
C'eft le créateur du
Ciel & de
la Terre & le Souverain
toutes
Seigneur de
choies.
D. Y a-t-il plufîeurs Dieux ?
R, Non il n'y a
qu'un feul Dieu , 6c il ne
plufîeurs.
D. Pourquoi dites-vous
que Dieu eft le
peut y en avoir
Créateur du Ciel & de la Terre?
R. C'eft qu'il a fait de rien le
Ciel , la
Terre & toutes les autres Créatures
vifîbles & invifibles.
D. Qu'entendez-vous en difant
que Dieu
efi le Souverain
Seigneur de toutes chofes?
R. J'entends qu'il
règle toutes les chofes par
fa providence , &
que rien
n'arrive
dans le monde fans ion ordre ou
fans
fa permiffion.
D. Où efî Dieu ?
R, Il eft au Ciel, en la Terre &
en tous
lieux par fon immenfité.
D. Dieu voit-il tout?
R. Oui , rien ne lui
peut être caché , 5c
il connoit tout
jufqu'aux
penfées de nos cœurs.
plus fecrettes
ARTICLE
D. fT\ Jeu a-t-il un
Corps ?
R. IL/ Non, Dieu eft un
II.
pur
Efprit
infiniment parfait, ôc
qui ne peut tom¬
ber fous les fens.
4\
principaux articles de la Foi font
compris dans le Ckedo , ou autrement
le Symbole des Apôtres.
| D. Q u'eft-ce que le Symbole, des Apôtres ?
R. C'eft une formule de proftffion de Foi
t•' qui nous vient des Apôtres.
'1J D. Fau-t-il lavoir le Symbole des Apôtres ?
"IJ'R. Oui: il faut le favoir , parce que ce
®!
Symbole contient les articles de la Foi
,
81 R. Les
d'oii
dépend notre falùt.
D. Combien y a-t-il
lk' R. Il y a en douze.
d'articles au Symbole?
D. Récitez-les.
R. Je
crois en Dieu le Père tout-PuiJfant, Créateur
du Ciel 6' de la Terre , (le*
EXPLICATION DU
ARTICLE
D.
titff
I.
Uentendez-vous par ce premier
Vjf mot de Symbole : Je crois ?
jf R. Ce premier mot veut dire : je me foumets de cœur &
d'efprit aux vérités
renfermées dans le
ail
SYMBOLE
Symbole.
Dieu ?
foi
D. Qu'eft-ce-à-dire : Je crois en
R. C'eft-à dire , je fuis certain , par une
ferme , qu'il y a un Dieu ; je mets en
lui toute mon efpérance.
D. Qu'entendez-vous par ce mot de
"Père
4i
R. Par ce mot de Pére , j'entends
qu'il
eft en Dieu plufieurs Perf'onnes
, dont
la première
s'appele le Père.
le Père ?
P. Pourquoi l'appelez-vous
R. Parce que de toute éternité , il a
engendré un Fils qui eft un même Dieu avee
lui.
D. Pourquoi l'a ppelez - vous Tout-Puissantî.
R. Parce que fa Puiffance eft
infinie, &
qu'il fait tout ce qu'il lui plait.
D. Eft-ce que la T^oute-Puiffance
n'appartient pas au Fils & au Saint-Efprit
comme au Père ?
R. Oui : ces trois Perf'onnes n'ont
qu'une
même Toutc-Puiffance.
D. Pourquoi
la Toute-Puiffance eft-elîs
attribuée particulièrement au Père ?
R. C'ell que Dieu le Père étant le
principe
des deux autres Perfonnes , il leur com¬
munique fa nature & avec elle fa Tou,
te-Puiffance & toutes fes
tions.
ARTICLE
autres
perfec¬
II.
D. Rapportez
R' El en
D.
le fécond art. de Symbole ?
Jéfus-Chriflfon Fils unique notre Seigneur,
Ç\ U'entendez-vous par ces paroles:
Et
en
R. J'entends
Jésus-Christ ?
que je crois au Fils de Dieu
45
.
& que je mets en lui
toute ma confiance.
P. Que veulent dire ces paroles : son fils.
R. C'efi: à dire que de toute éternité, le
Fils de Dieu eft engendré du Père , êc
qu'il lui eft Confubftanciel.
fait homme ,
D, Que
tiel ?
fignifie ce mot de consuestan-
fignifie que le Fils de Dieu a
la même nature
que Dieu fon Père.
D. Pourquoi dites-vous son fils uni¬
R. Ce mot
la même fubfîance &i
que ?
R. Cell parce
qu'il n'y a que lui qui foit
engendré du Père éternel.
D. Pourquoi appelions-nous Jéfus-Chriil
notre
seigneur?
à lui , noncréés, &
qu'il nous conferve , mais encore parce
qu'il nous a rachetés.
R. C'eft que nous lommes
feulement parce qu'il nous a
III.
ARTICLE
Qui a cie conçu du
Sainl-Efprit, efl ni de la
Vierge Marie,
D. /~\ U'entendez-vous par ces
Sl a été conçu du
R. J'entends , i°. que
fait Homme
mots : qui
st. esprit ?
le Fils de Dieu s'eft
comme nous , z°.
Corps qu'il a pris} a été
que le
formé de la
44
fubftance
d'une Vierge , par
l'opéra
Saint-Efprit.
M
D. Que fignifient ces autres
paroles ;
tion du
NÉ de la Vierge Marie ?
R. Elles fignifient deux chofes, i°.
qu'uni
Vierge appellée Marie a enfanté le Fif1']
de Dieu, 2.0. qu'elle l'a mis au monde
comme
elle l'avoir conçu ,
demeurant toujours
D. JéfusCdbrifl , en tarif
t-il un Père ?
en
c'eft-à-diri
!<'
Vierge.
qu'Homme, s.
R. Non : Jéfus-Chrift, .en tant
qu'Homme,
n'a point de Père, mais feulement une
Mère qui a toujours été Vierge.
D. La Ste. Vierge eft-elle Mère de Dieu ?
R, Oui : la Ste. Vierge efl Mère de Dieu ,
!•
parce qu'elle a'conçu & mis au monde
Fils qui eft Dieu.
un
ARTICLE
A
foujfcrt fous
IV.
ponce Pilate , a été
& a été enfcveli.
crucifié, cfl
mon
D. F? Xpliquez ce que fignifie : A
souf-^
JL-j fert ?
R. C'eft à-dire que Jélus - Chrifl a été
chargé d'opprobres, fouetté, couronné
dépines 8c attaché à la Croix.
D. Que veut dire Sous Ponce Pilate ?
R. C'eft-à-dire que Jéfus - Chrift a fout- f
fert, 8c a été crucifié fous un Juge nom» J
45
mé Ponce Pilate, qui etoit gouverneur
des Juifs pour les Romains.
.
,
.
Expliquez ce que veut dire Est mort?
de notre Seigneur
véritablement léparée
1. C'eft-à dire que l'ame
Jéfus-Chrill: a été
de fon corps.
D. La divinité at- elle été
auffi féparée du
J. C après fa mort ?
il. Non : la divinité eft toujours demeurée
unie au corps & à l'ame de notre S. J. C.
quoique féparée l'une de l'autre.
D' Qu'eft ce- à dire : A Été enseveli ?
CC'eft-à-dire qu'après la mort de notre
Seigneur J. C. fon corps fut détaché de
la Croix & mis dans le Tombeau.
D. Pourquoi le corps de notre S. J. C. futil enfeveli Si mis dans le Tombeau?
Dis
R. Pour affurer toute la terre de la vérité
Kl;
de fa mort, & par conféquent prouver
corps de
"•
la vérité de fa réfurreûion.
A R T I C
L E V.
Eft defcendu aux Enfers , le troifième jour
rcjfufcité des Morts.
soi
eft
QUe fignifientauxcesenfers
parol?es : Est
j l.Elles lignifient que l'ame de notre Seigneur. étant féparée de fon corps, defdescendu
lTE :
ouim
cendit aux enfers.
46
D. Qu'entendez - vous par les Enfers q
defcendit l'ame de notre Seigneur? ^
R. J'entends les Limbes , c'eft-à-dire, lieu,
ou étoient les ames des
Juftes, mortj ff
dans la grâce de Dieu depuis la créai P
tion du monde.
D. Pourquoi l'ame de Jéfus-Chrift defcen. f
dit-elle aux Enfers?
R. Elle y defcendit pour confoler les ames *![
des Juftes par l'efpérance de monter
bien-tôt au ciel avec lui.
D. Qu'entendez-vous en difant : Le troi.
sième Jour est ressuscité des
Morts ?
R, J'entends crue notre Seigneur Jéfus.
Chrilt reffu/cita le troifième jour après
'L
.
fa mort.
D. Qu'eft-ce-à-dire qu'il refiufcita ?
R. C'eft-à-dire que Jéfus - Chrift ayant
réuni fon ame à fon corps, il fortitdu
Tombeau glorieux & plein de
vie.
D. A-t -on vu notre Seigneur Jéfus-Chrift
après fa réfurreâion?
R. Oui : fes Apôtres & fes Difciples 4
au nombre de
plus de cinq cent tous
enfemble , l'ont vu , & il a fait toucher à plufieurs fon corps & fes plaies
pour
confirmer la vérité dç fa réfur-
reâion.
I'
47
se{,:l
J
S
ARTICLE
[.jOEj? montté aux
deux ejï a(fis à la droite de
Dieu le père Tout-PU:Jfant.
pi
■•i D. 17 Xpliquez-nous
ces
paroles : Est
ï®% i_j monté aux cleux ?
R. Ces
tyil
paroles fignifient que notre Sei-*
gner Jéfus Chrift , quarante Jours
fa réfurreâion, s'eft élevé
après
dans le ciel
«M
par la vertu de fa divinité.
h D. Qu'eft-ce que notre Seigneur
Chrift fait au ciel pour nous,
ti li R. Il intercède pour nous auprès de
;sci î
Père.
D. Notre S. J. C. n'eft-il plus fur la terre?
R. Il eft encore fur la terre par fa préfence réelle & corporelle dans l'Euchariftie , mais il eft caché fous les voiles
du Sacrement.
D. Qu'eft-ce - à-dire : Est assis a la
droite
de
dieu le pere tout-
Jéfus-
fon
puissant?
R. C'eft-à-dire que J.C. comme
Dieu étant
égal à fon Père, il efl comme Homme
au-deffus de toutes les créatures par la
grandeur de fa gloire &C de fa puiffance.
VI.
les vivons & les rnartsl
U'entendez-vous par -ses paroles
ARTICLE
D'où il viendra juger
D.
^ D'où il viedra Juger?
■ \
■m
!
48
R. J'entends que J. C. defcendra du ciel
& qu'il paraîtra viiiblement pour
juger
les hommes.
D. Quand fera - ce que
Jéfus - Chrift
viendra juger les hommes ?
R. Ce fera à la fin du monde.
D. Qu'entendez-vous par : Les Vivans
et les Morts ?
R. Jentends que J. C. jugera non feule¬
ceux
qui feront morts avant fa ve¬
mais encore ceux qui fe trouve¬
ront vivans
lorfqu'il viendra.
ment
nue ,
D. Tous les hommes feront-ils jugés ?
R. Oui, tous les hommes , fans excep¬
tion , feront jugés, 6c aucun ne pourra
éviter le Jugement.
D. Sur quoi les hommes feront-ils jugés ?
R. Ils feront jugés fur le bien Se le mal
qu'ils auront fait.
appelle-t-on le Jugement
qui fe fera à la fin du monde ?
R. On l'appelle le Jugement général.
D. Qu'arrivera -1 - il d'abord après le
le Jugement général ?
R. D'abord après ce Jugement, les bons
D. Comment
iront en corps & en ama dans le Pa¬
radis , 8c les méchans iront en corps
8c en ame dans l'enfer, 8c cela
pour
toute l'éternité.
Je crois
r
49
ARTICLE
VI il.
Je crois au St. Efptil.
Ue veut dire cet article : Je crois
au
St. Esprit ?
chôïes ; i.° je crois qu'il
| y a en Dieu une troifième Peribnne qu'on
! appelé le St. Efprit ; z.° je crois au SaintEfprit comme au Père Si au Fils.
R. Il lignifie deux
;
-
P. Que faut-il croire du Saint-Efprit ?
R 11 faut croire qu'il procède du Père êz
| du Fils , & qu'il a avec eux une même
[ nature.
difant que le St.
I Efprit procède du Père Si du Fils ?
R. J'entends que de toute, éternité le Père
E
Si Se Fils produifent le Saint-Efprit.
m,D. Le Saiut-Efprit eft-il Dieu comme le
D. Q u'entendez-vous en
Père Si le Fils ?
ItR. Ouï, il leur efl égal en toutes chofcs ,
S parce qu'il a la même nature Si la même
[" divinité que le Père Si le Fils.
D. Le Père & le Fils ne font-ils pas Saint-
Efprit comme la troifième Performe ?
boa|ft Ouï : ces trois Perlonnes font un même
: Pa
efprit , Si ont la même Sainteté1 ; mais
f
orp!
joui
.c'ait pourdiflingiier la troifième des deux
'antres que nous l'appelons le S,r.
i comme la Foi nous l'erifeigne.
roilt-
En quoi le nom de St.
Efprit,
Efprit diftingue-tr
s
il la tfoifième Perfonne des deux autres 1
R. En deux manières i i.° parce que le
(
St] Il
Efprit procède de
l'amour mutuel di
f
Père 6c du Fils : or, cet amour eft Ij)
"Sainteté même ; a.0 parce que notre fane,
tification eft particulièrement
attribuée) é
Saint-Efprit, comme au principe de e
l'amour qui nous unit à Dieu.
i
ARTICLE IX.
j
Ia Sue. Eglife Catholique , la Communion des Saints. <
•au
|
j
SECTION I.
profelîion de croire ,
Sainte Eglisï
Catholique?
f
R. C'eft-à-dire nous croyons : i.° qu'il
y a une Eglife établie de Dieu ; i.° qu'il f
n'y en a qu'une feule qui foit véritable- '
ment l'Eglife de Dieu ; }.° que cette '
D.A Ue faifons-nous
par ces paroles. La
,
Eglife eft fainte & catholique.
D.Qu'eft-ce que l'Eglife ?
R, C'eft l'affemblée des Fidèles , qui fou
la conduite du Pape & des Evêques l
ne font qu'un même corps dont
Chrift eft le Chef.
t>. Peut-on être fauve hors de l'Eglife ?
R. Non : hors de l'Eglife il n'y a point d ,
Jéfusj
Salut.
D. Pourquoi dites - vous que
Une }
l'Eglife ef,
,
f|
R, i0. C'eft parce que ceux qui font <fans
l'Eglife profeffent une même foi ; x.° ils
participent aux mêmes Sacremens 3.°
,
ils ont entr'eux une fociété de
prières ;
4.0 ils ont un même chef invifible qui
eft Jéfus-Chrïft, Se un même chef viflble, qui efl: le Pape , Vicaire de Jéfus-,
Chrift & fucceffeur de St. Pierre.
D. Pourquoi dites - vous
que l'Eglife efl:
,
Sainte ?
•R. C'eft parce
que ; i-.6 J. C. fon Chef efl:
la fource de toute fainteté ; x.° fa Doc¬
trine & fes Sacremens font Saints;
n'y a de Saint que dans la focieté.
j.° il
D. Qu'eft - ce - à - dire : l'Eglise
tholique ?
R. C'eft-à-dire l'Eglife
ca¬
universelle, qui n'eft:
bornée ni parles terns, ni parles lieux.
D. Eft-ce un avantage particulier à
l'Eglife
d'être univerfeîle ?
R. Ouï : c'eft un
avantage qu'aucune des
Seûes qui fe font
féparées d'elle
jamais eu & n'aura jamais.
,
n'a
SECTION II.
D.f\ U'entendez-vous
par LA COMMU-]
ni
on des Saints ?
I. C'eft-à-dire que les biens
fpirituels de
l'Eglife font communs entre les fidèles.
Ci
51
.
biens ïpirituels de l'Eglif».
D. Quels font les
R. Ce font les mérites
de tous les Jufi.es qui ont
dans le monde.
de Jéfus-CBrift &
été &c qui font
D. Comment fe fait
biens fpîrituels
la participation à ces
?
fidèles étant,
Chef ,
les
fait en ce que les
unis à Jéfus-Chrift comme à leur
ils font auffi unis entr'eux comme
membres d'un même corps.
R. Elle fe
fidèles font - ils appelés
D. Pourquoi les
Saints ?
R. Parce qu'ils font
& qu'ils ont
appelés à la Sainteté,
été confacrés à Dieu par
leur Baptême. '
D. Avons-nous u-ne
Communion avec les
Saints qui font dans le
Ciel ?
R. Oui : nous participons
nous
à leurs mérites:]
les invoquons , Si ils
intercèdent
pour nous.
D. Avons-nous aiifii
lés âmes du Purgatoire ?
R. Oui : nous les foulâgéons par
nes œuvras & par nos prières.
D. Qui font ceux qui font
& de la Communion des Saints
quelque union avec
nos-bon¬
hors de l'Eglife
?R, Ce font les Infidèles, les Hérétior^s J,
les Schématiques les Apofiats i>.> ,j|
,
Exccn-.rn unies.
ARTICLE
X.
Remijjton des péchés.
la
D. f\
U'enteridez-vousen
dilant: Je crois
la remission des péchés?
je crois que Jéfus-Cbtift a
R. Ceft à-dire ,
donné à fon Eglife le pouvoir de remet¬
tre toutes
fortes de péchés.
remet-elle les péchés?
des Sacremens.
appelé -1"\ • on la crâce de la
D. Comment l'Egiife
R. C'efl par le moyen
D. Comment
/
-i
/
rémliîion des pèches ?
/
R.
Sanctification ou
î'appele
On
Justification.
D.Q u'entendez-vous par ces mots : Sanc¬
tification & Justification ?
R. J'entends que de pécheurc, nous fomrnes
faits faihts &;ufîespar l a grâce de Dieu.
D. Pouvons-nous par nous mêmes mériter
cette
g-mce ?
R. Non : Dieu nous la donne gratuitement
par
jéfus-Chrift.
ARTICLES XI & Xri.
La Réfurreélion de 'la Chair , la -vie éternelle,
D./~\U'eft-ce à-dire : je crois la Rlsur\s£RECTION de la CflAIR ?
R. C'efi-à-dire
je crois que tous les
,
reffufci feront un jour.
D. Qu'entendez vous en difant
morts reffulciteront ?
morts
C3
que
les
ïl. J'entends que les ames feront réunies
à
leurs corps pour leur rendre la vie
,
5c
n'en être plus féparées.
D. Quand cela arrivera - t il ?
ïl« Cela arrivera à la fin du monde
, avant
-
le Jugement dernier.
D. Pourquoi les morts rtffufciteront-ils
?
R. Ils reftufciteront
être éternelle¬
pour
ment
en
récompenfés ou punis en corps 8c
ame, félon le bien
auront fait en cette
ou
vie..
le mal qu'ils
D. Qu'entendez-vous
par la vie éternelle ?
R, J'entends que la relurreftion ftra fuivie
d'une vie qui ne finira jamais.
P. Quelle fera cette vie ?
R. Cette vie fera une vie éternellement
heureufe pour les bons , & éternelle¬
ment malheureufe
pour les méchans.
trTrrTTTg
w
M!tj&wsa!iSfuuua
LEÇON y.
DES S AC REMENS.
ARTICLE h
général.
SECTION h
Des Sacrement en
D.y^v U'efl ce
R. Se. C'eft un
-
qu'un Sacrement ?
figne fenfibîe inftitué
notre SJ.C. pour nous
fanâifter.
pat
Sacrement
R. i°. Ceft un ftgne parce qu'il fait connoître la grâce invifible qu'il produit
*D. Pourquoi dites-vous qu'un
eft un
figne-fenfible ?
,
dans nos ames ;
z°. il eft fenfible , parce
qu'il tombe fous les fens.
D.
Qu'eft-ce-à-dire que les Sacremens
fanâifient ?
C'eft-à-dire qu'ils roits donnent
grâce , en nous appliquant les
de notre Seigneur Jefus-Chrift.
nous
R.
la
mérites
ont
de
fanftifkr ?
par la vertu toute
puiffante de Jéfus-Chrift. qui a attaché
la grâce à ces chofes fenlioles.
D- D'où eft-ce que
le pouvoir
nous
R, Ils ont ce pouvoir
les Sacremens
eft-ce que les Sacremens
fanâifient?
R. Ils nous fandifîent en ce que,i°. les
D. Comment
nous
uns nous
donnent la grâce que nous n'a¬
le Baptême Se la
augmentent la
vions pas , comme
Pénitence ; a°. les autres
grâce que nous avions déjà , Se
fènt celle qui leur eft particulière.
produi-
de Sacremens ?
fept; lavoir, le Baptême , la
Confirmation , la Pénitence , l'Euchariftie l'Extrême - Or.éfcon, l'Ordre Se
D. Combien y a-t-il
R. 11 y en a
,
le Mariage,
€4
5-6
SECTION
II.
D.HTOus ceux qui reçoivent les Sacre¬
ra. iTrens
reçoivent-ils la grâce ?
,
8. Non : ceux
'
qui reçoivent les Sacremens
indignement, ne reçoivent pas la grâce
du Sacrement.
D. Eft-ce vin grand
péché de recevoir les
Sacremens indignement ?
R. Oui : c'eil
grand péché que l'on
SacrilègeD. Qu'énttnde/.-vous par un
Sacrilège ?
R. J'entends la profanation d'une chofe
un
nomme
fainte.
D. Peut-on recevoir les
fieurs fois.
Sacremens
p'iu-
R. Oui
excepté ceux' qui impriment
;
caraftèrê , kiquels on ne peut recevoir
qu'une fois.
D.Q u'emendez-vous par caraélère ?
R, J'entends une marque lpirimelîe im¬
primée dans l'âme laquelle nous conia?
cre à Dieu
pour toujours.
D. Quels font les Secremens
qui impriment
,
caraflère ?
R. Il y en a trois; favoir, le
Baptême
la Confirmation & l'Ordre.
D. Pourquoi
,
i'Eglife emploie-t-elle plu-
fieurs Cérémonies dans l'adminiflration
des Sacremens ?
R. i°. C'efl
pour nous en faire conneîfre
l'excellence & la fainteté ; i.° c'efl
pour
nous exciter à les
recevoir avec
plus de
refpeél & de dévotion,
ARTICLE
II.
Du Eaptant.
SECTION
I.
D./^ U'eft-ce que le Baptême ?
R.
\f_ CefJ un Sacrement
péché originel
,
qui efface le
& qui nous fait enfans
de Dieu
^c de l'Egide.
D. Comment
donne-t-on le Baptême ?
R. On verfe de l'eau fur
la perfonne
qui eft
baptifée , & en
te
même tems on dit : Je
baptise au nom
du pere
,
du fils
f et
el du St.
Esprit.
D. Le Saptême eft-il
rtéceffaire
au falut ?
R. Il efl fi néceffaire
, que les
enfans qui
meurent fans
le-recevoir,
ne
peuvent
être fauvés.
D, Le
Baptême ne peut-il pas être
fuppléé
dans le cap d'une
extrême riéceffîté ?
Pv. Oui, ï.° dans les
enfans il
être
fuppl'éé par le martyre ; 2..0 peut
dans leS~
adultes il peut être
fûppléë suffi
martyre ou par un stie de charitépar le
avec
le défir de recevoir
ce
Sacrement.
D. Qui font ceux
qui peuvent baptifer ?
1. Toute
ê
perfonne peut bsptifer en cas de
G -5.
T*
doit être
D. Quelle intention doit-on avoir en bap¬
tisant ?.
R. On doit, quand on baptife , avoir in¬
.
néceflité; mais hors ce cas , ce
le Prêtre.
tention de faire ce que
D. Peut-on
R, Non : le
l'Eglife fait,
être baptifé deux fois.
Baptême imprime un cara&èra
être baptife
qui fait que l'on ne peut
qu'une feule fois.
SECTIO N I l
D s~\ Uels effets produit en nous
le
Il
produit quatre ; i°. il efface le
péché ; 2.° il nous donne la vie fpirituelde la grâce ; 3.° il nous fait enfans
Dieu & de l'Eglife ; 40. il imprime
l'ame un caractère qui ne peut ja¬
mais être effacé.
Le Baptême effaee-t-il toutes fortes de
Péchés ?
Dans les enfans, il efface le péché ori¬
ginel, ôcdans les adultes, outre le pé¬
ché originel il efface tous les péchés
aftuels commis auparavant.
Baptême remet-il toutes les peines;
V Baptême ?
R.
en
le
de
dans
D.
R.
,
D. Le
dues au péché
ï.
rt. A l'égard du péché
tes,
afluel , il remet to;
les,peines éternelles
6ctemporelle
IX Et à
l'égard du
peines remet le péché originel,
quelles
R. Il remet
Baptême ?
les peines
n'ôte pas les
mais il
l'ignorance , lafuites de ce péché, qui font
fères de cette
,
les mivie , & la
D.
mort.
Pourquoi ces peines
que le
reftent-elles après
R. C'eft péché originel aft
effacé ?
pour fervir
tu
d'exercice
à notre
que les
peines
ver¬
le' péché
originel foit effacé.
quoique
D.
éternelles,
Concupifcence
demeurent,
SECTION III.
U'entendez-vous
le
difant
en
que
nous,
fpirituelle deBaptême
donne la vie
la grâce ?
R.
J'entends que la
nous eft
grâce
fanftifïante, qui
Dieu,
qui
eft la vieBaptême nous unit
me
de
à
donnée au
,
notre ame eft
notre
Comment eft-ce la vie de notreame,com¬
corps.
fait
que le
Baptême nous
R. C'eftenfansde Dieu ?
D.
qu'en vertu de
la grâce
recevons au
fanflifianre
nous
adopte
Baptême,
pour
fes
en
donne droit au
fan s & Dieu
que nous
D.
ritable
héritage.
Comment
ciel, comme &
,
nous
notre vé¬
le
Baptême nous
l'Églife
?
fait-il enfants
R, En ce
qu'il qcus
donne droit de
de
C 4
*-
■r
I
^
-
•=!
partiel»
6o
p?r aux
Sacremens, aux prières & aux
Spirituels de l'Églife.
autres biens
D. A
quoi nous engage le Baptême
R. Il nous
?
oblige à deux chofes ;
i°. à
à renoncer au Dé¬
à fes pompes & à Tes œuvres.
D.Qu'efl-ce que renoncer au Démon ?
R. C'efl déclarer folemnellement qu'on
abandonne le parti du Démon pour fe
foumettre à la Loi de Jéflis-Chrifl.
D.Q u'fft.-ce que l'on entend par les pom¬
pes du Démon & par fes œuvres ?
R. Par les pompes du Démon , on entend
croire en J. C. 2°.
mon
,
& les vanités du monde,
œuvres on entend toutes
fortes de péchés.
D. Comment perd - on la grâce
les maximes
par fes
&
du
Baptême ■
péché.
Catèchrfmt , furtoul auxinfpireri unefiricère reconncifiance envers Dieupour le bienfait inefi rnable de la
grâce qu 'ils ont reçue au baptême & une grande crainte
malheur qu'ils auraient de la perdre par l péché.
.ARTICLE
III.
la Confirmation.
la perd par le
Ceux qui apprendront le
enfirns, aurontfoin de leur
R. On
du
De
Confirmation ?
dont,
grâf
parfaits chrétkq|f|
Ueft-ce que la
C'efl un Sacrement qui nous
ne le St. Eforit avec l'abondance de fes
ses, & qui nous fend
D.
R.
6t
D.
Q u'eft-ce à dire que la Confirmation
nous rend
parfaits Chrétiens ?
R. G'eft-à-dire , que ce Sacrement
nous
rend forts &
courageux pour confeffer la
foi de J. C. même au
péril de notre vie.
D. Comment donne-t-on la
confirmation ?
R. C'eft par
l'impofition des mains de l'E-
vêque jointe à la prière, &par l'Ônftion
du faint Crème jointe aux
paroles qui ex¬
priment l'effet de
ce
Sacrement.
D. Le Sacrement de la
Confirmation efi-il
abfolument néceffaire
pour être fauvé ?
R. Non
:
mais
qui négligent de la
Dieu, & le privent des
ceux
recevoir offenfent
grâces que ce Sacrement
communique»
Peut-on recevoir la Confirmation
piufieurs fois ?
t. Non : ce Sacrement
imprime cara&ère >
qui fait qu'on ne peut le recevoir
qu'une feule foisL Dans
quelles difpofitions faut-il être
ce
pour recevoir la Confirmation t
R. Il faut : i°. être inftrui:
des principaux
myItères de la Foi : z°. être en état de
grâce, 30. défirer ardemment de rece¬
voir le St.
Efprit , & produire des Aâes
de foi,
d'efpérance
Zl d'amour de Dieu.
D. Eft-ce un
grand mal de recevoir la
Confirmation en péché mortel J
62
quiauroit ce malheur corn»
facrilège , & ne recevreit
R. Oui : celui
mettroit un
pas le St.
R.
Efprit.
quand on a reçu
On eft obligé fur-tout à ne point rougir
profefler la Foi de J. C. ni de [fuivre
maximes de l'Evangile.
D. A
la
quoi eft * on obligé
Confirmation ?
de
les
porteraits tnfans qui n'ont point
On
encore été co.'H
recevoir le Sacrement
de confidermaplus à tacher
de¬
venir des temples du Sainl-Efprit : & à cet effet, on
parlera fiouvenl du bonheur qu'ils auront d'être
confirmés comme de la ricompenfc de leurJagef e & de
firmés , à défirer de
tion : mais on les exhortera encore
leur
la.purété
de leurs mœurs,
A R T I C L E
De
IV.
l'Euchariftie.
SECTION I.
Du Sacrement
de ?Eucharifiie.
^'e^"ce ciue
l'Euchariftie ?"
C'eft un Sacrement qui
R.
réellement & en
Sang , l'Ame &
contient
vérité le Corps, le
la divinité-de notre Sel*
apparen¬
ou
gneurJ.C. fous les efpèces ou
ces du pain & du vin.
D. Qu'entendez-vous par les Espèces
Apparences a
R.
fens coin-,
le goût»
J'entends ce qui paroît à nos
figure ,1a couleur ôc
are l'a
I
D. Qui eft-ce
qui a inftitué
de l'Euchariftie ?
le Sacrement
R. C'eft N. S. J.
C. qui l'a inftitué la
veille
de fa mort,
que nous appelons le Jeudi
St.
D. Que fit
notre
Seigneur
inftituer ce Sacrement ? lorfqu'il voulut
R. Il
prit du pain, il le bénit & le
diftribua
à l'es
Apôtres
en
mon Corps.
D. Que fit
R. Il prit le
-
difant : Ceci
est
il encore ?
Calice plein de vin
il le bénit 9
& le donna à
(es Apôtres
,
en difant ï
Ceci est mon
SAng , faites ceci
,
en
mémoire de moi.
D. Quel miracle
notre
Seigneur fit-il en
difant : Ceci est
mon Corps
,
ceci
est mon
Sang ?
R. 11
changea véritablement le
pain en fon
Corps, Si le vin en fon
D. Qu'eft-ce
Sang.
que
en
de
Jéfus-Chrift a prétendu?
ceci en
mémoire
difant : Faites
?
moi
R. Il a donné à
fes
Apôtres & à leurs fusceffeurs & par eux
à
les Prêtres
jufqu'à la fin du mondé ,tous
le pouvoir cié
changer le pain & le vin en fon
&
,
en fon
©. Quand Sang.
Corps
eft-ce que les
Prêtres exçreenî?
pouvoir l
<$4
R. C'efl au temps
de la co^xÇéçration, lorf-
qu'ils célèbrent le faint
,
Meffe.
facrifice de la
SECTION î L
vin font-ils
de
Seigneur JéÇ^-Gnrift ?
R. Ce changement fç /ait par la vertu tou¬
puiffante des paroles de Jéfus-Cbrift,
que le Prêtre prononce en (on nom.
D". Comment apppie-t-on ce changement?
D.
V_>
Omment îc pain & le
changés au Corps & au Sang
notre
te
c'efl-
Tranfubflantiation ,
changement de fubflance en
R. On l'appele
à-dire
,
une autre.
P. Ne refte-t-il
ni pain ni vin dans l'Eq-
charillie aprqs la
Confécration ?
il ne relie plus que
ou apparences.
R. Non,
D.
Jéfus - Chrift
les efpèces
efl - il tout entier fpus
l'efpèce du pain ?
efl tout entier fous
D. Efl-'il auffi tout entier fous l'efpèc.e
du ,vin ?
R. Oui
Jéfus- Chriû efl aufli tout entier
R.
Oui, Jéfus-Chrifl
l'efpèce du pain.
,
vin.
l'Hoflie eft partagée après la
(Conléçraiion , le Corps de Jéfus-Chriflefl-il aufli partagé ?.
fous l'efpèce du
,D. Quand
^5
I
ifR. Non : le corps de Jéfus-Chrift .n'eft
point partagé , mais-il eft tout entier
tous chaque partie de l'Koftie.
/>. Celui qui ne reçoit qu'une partie de
l'Hoftie ou qui ne reçoit qu'une efpèce»
.
.
•
,
reçoit-il Jéfus-Chrift tout entier ?
Ç. Oui, parce que Jéfus-Chrift eft tout entier fous chaque efpèce & tout entier fous
chaque partie de chaque efpèce.
D. Jéfus-Chrift quitfe-t-il le Ciel pour
"rt venir dans l'Euchariftie ?
1l!lR, Non : mais il eft tout à la fois au Ciel
dans l'Euchariftie.
m
-
D. Comment cela fe peut-il ?
ft. C'eft par-la touteipuiffance
de Dieu
qui peut tout ce qu'il veut.
M
SECTION
III.
p. |3 Ourquoi N» S. J. C. a-t-il inftitué le
ijf F Sacrement de l'Euchariftie ?
Seigneur Jéfus-Chrift a inftitué
pour deux fins ; ipour
être la nourriture Spirituelle de nos ames:
l'|| a.0 pour continuelle Sacrifice qu'il a
offert pour nous fur la croix.
t. Notre
ce Sacrement
m
!
,
Comment J. C. dans l'Euchariftie eft-il
la nourriture Spirituelle de nos ames ?
C'eft lorfque nous le recevons en nous
djXf par la Communion.
Qa'eft-ce que communier ?
,
,
66
R. Ceft
notre
D
recevoir & manger le corps
Se gne ur J. C. dans
'Euchariiiie.
Communion ? [ cf
i.° elle nous unit inti- B(
nie ment x6i nous incorpore à J. C. qui kl
devient réellem nt notre nourriture I
i°. elle augmente , elfe affermir & con. ),Ç
Quels font les effets de
R. Il y en a quatre :
ferve en nous la vie fpir'tuelle de 'a grâ¬
w
}.° elle affoihlit en nous la concuoif& modère la violence de nos
pallions ; 4..0 elle nous eff un gage de la
vie éternelle & de la réfurreâion glo»
ce ;
cence
,
rieufe.
D. L'Etichariffie produit-elle tous ces effets,
dans tous ceux qui communient
?
R. Elle les produit dans-ceux qui commu¬
ait nt dîgn; ment, mais ceux
commu-,
nient indignement en font privés , & ils
qui
commettent un Horrible Sacrilège.
SECTION
IV.
Z>,Q C'eff-cel que communier indigne»
ment
R.
C'éff communier avec là
confcience
fouillée par le péché mortel.
D. Ceux qui communient en péché
mortel,
reçoivent-ils le corps de notre Seigneur? ' f 1
R. Oui, mais en le recevanr, ils mangenl
leur jugement & leur condamnation.
J). Quelles font les difpofiiions ntceffal
pour bien communier ?
ftj. I! y en a de deux fortes ; les unes regafdent l'ame & les autres le corps.
Bf. Quelles font les difpofitions de l'ame ?
j,[l La première & la principale eû d'être
res
ai
en
r
état de grâce.
;j|. Que faut-il faire avant que de commu¬
ai nier, pour tacher de fe mettre en état
de grâce.
Il faut s'éprouver foi-même ; & fi l'on
,J fe fent coupable de péché mortel , i!
y faut avoir recours au Sacrement de
I Pénitence.
■test Quelle* autres difpofitions, par rapport
à l'ame
font encore nécefiaires pour
itf
[K
^
j „,
,
,
communier.
ii coi
H faut avoir une foi vire , une
ferme
efpérance,
une
ardente
charité
, & des
va,
fentimens d'une profonde humilité ,
Jèjfc d'adoration & de reconnoifiance»
l
Quelles font les difpofitions du corps ?
r inc
Il faut être à jeun
fi ce n'èlî que l'on
communie en viatique étant malade , &
fe préfenter à la fainte Table avec un ex¬
uico:
,
,
térieur modefte & recueilli, & à genoux.
hé m' En
quel tems eft-on plus étroitement
obligé de communier }■
ls n1" A
Pâque , & quand on çft eij danger,
iijrio de mort.
jofâ
63
SECTION V.
Disque les en/ans ont affe^ de difcernerrtem p0K
concevoir quelque idée de l'excellence de l'Euckqrifiii
doit leurparlerfouvenl de cet augufle Myfleie pet
on
imprimer de les vénération , auff pour les di
pofer de loin à faire un)ourlew première communior,
à cet effet, on leur apprendra foigneujcment ce quifu
par rapport à la communion
leur en
t
D Q Era-ce pour vous.un
j
vj? de comhntnier un jour ?
!
R. Ouï : ce fera le plus grand bonheur qu
grand bonheu
.
i
me
puifi'c arriver dans la vie , pour?)
que je communie clignement
D. Lorique vous aurez le bonheur
de com
munier, qu'eit-ce que vous recevrez ?
3L Lorfque j'aurai ce bonheur, je recevra
le corps de notre Seigneur Jéfus - Çhri .
avec fer) fang , fon ame & fa divinité. " u
P. Délirez « vous ardemment d'avoir jour le bonheur de communier ?
R. Oui, parce qu'en recevant le corps
N. S. J. C j'efpère qu'il me commun:qu<
ra fon efprit, fes mérites & fes grâces,
'i
D. Seroit-ce un grand mal
l
de camniinn
indignement.
R. Oui
ce fereit le plus horrible de tôt
les facrilèpes ,&j'aimerois mieux mo
rir mille fois que de commettre un pé '
,
fi énorme.
D. Que voulez-vous faire jufqu'au tfra
î'1
69
;H
.
de
fil -que vous aurez le bonheur
. commu¬
.ia nier pour vous y préparer ?
,
•
R. Je veux , avec
fa grâce de Dieu, éviter
jiuqu'aux moindres péchés, & pratiquer
le plus de bonnes œuvre's qu'il me fera
'
;
LJ pomble.
U'D. A qui vous adrefferez-vous après Dieu,
Air pour obtenir la grâce de bien communier?
j
'R. Sainte
Je rhacfreffeVai particulièrement à la
Vierge que notre Seigneur Jéfusthrifta choiTie pour fa mère , &l dontil
pris foin lui-même de préparer l'ariie,&
B0f
le corps pour en- faire une demeure digne
.b
.1
-
a
;,Rt
de lui.
lefnl' D.
Que vous propofez - vous d'imiter
dans
fil l'a Sainte Vierge pour pouvoir un jour
'f| communier dignement,
nier'i R. Je me propofe d'imiter particulièrement
f'6ir fonhumilité, fa modeflie , fon grand
10
pour la pureté 6c fon application
amour
•
la
à la prière.
;CC© D. A "qui encore
1
ribjt
vous
âdrefferez - vous
obtenir la grâce de communier
dignement ?
pour
,
inisf R. Je m'a'dre'fférai à mon St. Ange Gardien,
■ttref
& je,le prierai chaque jour de
...
■
s'inîAeffer
Dieu afin que" je
pour moi auprès de
,
vive de telle forte que je fa fié une bonne
I; communion.
7°
S B C T 1 O N
t).T
VI.
'Euchariftie eft-elle un Sacrifice ?
R. 1_j Oui, & c'eft l'Euchariftie comir,»
Sacrifice que nous appelons le Sacrifia
de la Meffe.
D. Qu'eft-ce que le Sacrifice de la Meffe ?
R. C'eft l'offrande du Corps & du
Sang6
dj
Seigneur Jéfus-Chrift fous les efpi 'l
ces du Pain & du Vin
faite à Dieu psi fi
notre
-,
le miniftère du Prêtre.
D. Pourquoi offre-t'on le Sacrifice de 1 JiO
Meffe ?
û
R, On l'offre en commémoration du Sacri s
fice de la Croix, &
pour nous en appli.
quer la vertu.
D. Le Sacrifice de là Meffe eff-il le mêmi
que celui de la Croix ?
R. Oui : c'eft 3e même Sacrifice
quant à 1
viftime : il n'y a de différence
que dan
la manière dont elle eft offerte.
fa
Montrez que le Sacrifice de la Meflè es
le même quant à la Viétirtie
que celui de
la Croix ?
R. C'eft que la Viftime eft Ïéfus-Chrrft
qi
s'offre à la Meffe comme il s'eft offert fi
la Croix.
D. Faites voir la différence
qui eft entre il8'1
Sacrifice de la Meffe & le Sacrifice
P
la Croix ?
Me
7*
Croix Jéfus-Chrift s'eft
R, C'eft que fur la
offert d'une manière
rant
fanglante en mou¬
véritablement pour nous , au lieu
qu'à la Meffe fa mort eft feulement re-
prélentée par la réparation apparente de
fon corps Si de fon fang.
quelqu'autre différence?
J. C. s'eft offert luimême à fon Père en facrifice, Si à la Mef¬
fe il s'offre par le miniftère du Prêtre.
D. Y a-t-il encore
R. Oui : fur la Croix
D. Quand
eft-cn obligéd'affifter à la MeîTe ?
affilier les Dimanches
pratique bien
falutaire d'y affilier auffi tous les jours
R. On eft obligé d'y& les Fêtes , & c'eft une
qu'on le peut.
SECTION VIL
Ffre-t-on le Sacrifice de la Mefle
v_y à la Sainte Vierge Si aui: Saints ?
R. Non : on n'-offre le Sacrifice qu'à Dieu
autant
feul.
D. Pourquoi
fait-on mémoire des Saints
Sacrifice de la Meffe ?
R. Pour deux raifons ; i.° c'eft pour
& remercier Dieu des grâces qu'il leur a
accordées & de la gloire dont i!
a
couronnés ; a.° c'eft pour les engager
au
louer
les
de
_
joindre leurs intentions à nos prières.
). Pour qui
Meffe }
offre-t-on le Sacrifice de la
74
R. On l'offre pour la fanctificationcks fidè.
les vivants fur la terre &
pour le foula
1?
gementdes amesqui font en purgatoire. ifl
D. Comment faut-il affilier au St. Sacrifia
de la Meffe ?
R. On doit y affilier avec modeffie & dé
votion , & s'offrir à Dieu en Jefus-Chrift
& avec Jefus-Chriff.
II
D. Que doit-on faire en affiliant à la Meffe}
R. On doit, i °. adorer Dieu , z°- le re
mercier de fes bienfaits ; 30. lui deman
der pardon de fes péchés, & les
grâces
dont on a befoin
D. De quoi encore convient-il de s'occu¬
per pendant la Meffe ?
R. De l'état de Jefus-Chrift fouffrant &
mourant
fur le Calvaire
,
& s'attendrir
par le fouvenir de fa mort.
D. Quels
péchés commet - on ordinaire¬ ;é
ment en affiliant à
la Meffe ?
Eli
R. Les
péchés les plus Ordinaires font d'y
çaufer , de s'y tenir dans une pollurc iir
décente, & d'y être fans attention,
ARTICLE
V.
Du Sacrement de Pénitence.
S E CT i ON 1.
P.A UVll
-
ce
que
le
Sacremeffi de
Pénitence ?
R. C'ell un Sacrement
qui remet les
h
El!
73
chés commis après le Bapteme.
). Le Sacrement de pénitence remet-il tous
les
..
péchés commis après le Baptême?
Oui : il les remet tous fans en
excepter
qu'il foit.
fftjj, Qu'eft-ce à dire que le Sacrement de
L aucun quelque énorme
,
«
Pénitence remet tous
les péchés?
|t. C'eft-à-dire qu'il les efface quand à la
coulpe & qu'il change la peine éternelle
au
péché en peine temporelle.
Comment obtient-on la rémifficn de
due
cette
L. On
peine temporelle ?
1'o.btient par la
ferveur de la cha¬
rité , par les œuvres de pénitence & par
les i Indulgences.
|j). Le Sacrement de Pénitence eft il néife ceffaire pour être fauvé ?
: Oui, Se fi quelqu'un manquoit par fa
faute à le recevoir après être tombé dans
le péché mortel depuis fom baptême,il
feroit damné.
>. Peut-on recevoir
crement
plufieurs fois le Sa¬
de Pénitence ?
Oui, & pourvu qu'on foit bien difpofé , on peut le recevoir tout autant de
fois qu'on a eu le malheur de tomber
dans le péché.
m rit.
i-Le Sacrement de Pénitence a-t-il que!qu'autre effet que d'effacer le péché?
t tes
,
D
..74
réconcilie le pécheur pénitent
Dieu
en lui rendant la grâce
R. Oui:il
avec
,
farâifiante.
D. Quels
font les avantages de cette ré.
conciliation !
R. Il y en a trois
principaux ; i°. elle réta.
blit dans le droit au paradis qu'on avoit
perdu par le péché ; 20. elle donne la
force pour ne plus retomber dans le péché ; 3°, elle fait revivre le mérite des
bonnes œuvres paffées.
SECTION
II.
D. lT~^ Omment
nomme - t - on
ordi.
nairement le Sacrement de Pé.
nitence ?
il
R. On l'appele la Confession , parce
qu'on
y
confeffe fes péchés pour en
recevoir l'abfolution.
chofes pour faire D
bonne Confeffion ?
R. Il en faut cinq ; i°. il faut examiner fa i
confcience ; 2°. il faut être marri d'avoir
offenfé Dieu ; 30. il faut faire un ferme
propos de ne plus l'offenfer ; 40. il faut
confeffer tous fes péchés au Prêtre; 5° il
faut être dans la difpofition de fatisfaire 1
à Dieu & au prochain,
D. Combien faut-il de
une
D
D.Q u'eft-ce qu'examiner fa confcience M «
R, G'eft rechercher exa&ement , & rap«
::
peler dans fa mémoire les péchés que
l'on
a
commis.
D. Comment faut-il faire
cet examen ?
R. i°. Il faut implorer les lumières du
S. Efprit ; z°. il faut tâcher de fe fouU
venir en quoi on a péché , par penfées,
sçc
paroles , aftions &C omifîions.
D. Sur quoi faut-il s'examiner ?
;::R,Ilfaut s'examiner fur les Commandeitse
mens de Dieu & de l'Eglife , fur les
pé¬
chés capitaux , fur les mauvaifes habituI[
des & fur les devoirs de fon état,
:
•on
su
jgl
^■1
D. Que faut-il confidérer pour bien faire
cet examen ?
R. Il faut confidérer les lieux oit l'on a été,
les perfonnes que l'on a fréquentées
les affaires dont on a été occupé, les
emplois que l'on a exercés.
,
D. Eft-il néceffaire d'examiner fa confi¬
dence avant de fe confeffer?
JjR. Oui ; car fi l'on manquoit à s'examiner,
on
s'expoferoit à faire
une
mauyaife
Confefïion.
? D.
Que faut-il faire après avoir examiné
ij., fa confidence ?
'^R.Ilfes faut i°. demander pardon à Dieu de
péchés ; z°. faire un ferme propos de
plus l'offenfer ; j°. s'approcher humblement du Tribunal de la pénitence.
ne
D 2
76
III.
Utiles font les parties du Sacre-
SECTION
D.
ment
pénitence ?
de
favoir , la Contrition,
R. Il y en a trois ;
la Confeffion & la
fatisfaftion.
n.Qu 'eft ce que la Contrition ?
R. C'eft une douleur Sl un regret
ofFenfé Dieu
tion de
ne
avec une
,
d'avoir
ferme réfolu-
plus l'offenfer.
eft-elle néceffaire pour
D. La Contrition
recevoir l'abfolution ?
R. Oui : elle eft
Contrition
,
fi néceffaire, que fans la
peut recevoir le
on ne
pardon de fes péchés.
doit avoir la Contri¬
tion pour être bonne ?
R. Elle doit en avoir quatre, qui font ,
D. Quelles qualités
i°. d'être intérieure ; t°. d'être furnaturelle ; 30. d'être fouveraine; 40. d'être
u niver telle.
D.Q u'entendez-vous par Contrition in- i
térieure ?
R. Par Contrition
intérieure j'entends
,
i
celle qui eft dans le cœur & non pas
feulement fur les lèvres.
Z>.Q u'entendez-vous par Contrition surnaturelle ?
R. Par Contrition surnaturelle , j'entends celle qui eft exxitée en nous par
j
j
!
I I
V
un mouvement du St. Efprit, & non par
J|j
un
;;
mouvement
de la nature.
D. Qu'entendez - vous
par
Contrition
Souveraine?
jmj.
R. Par Contrition Souveraine , j'entends
celle qui fait que le pécheur pénitent
eft
plus fâché d'avoir offenfé Dieu , que de
Jr tous les maux qui pourroient lui arriver.
D. Qu'entendez - vous
par Contrition
I
Universelle ?
R. Par Contrition
"
Universelle , j'entends celle qui s'étend fur jous les pé¬
chés que l'on a commis & partieulièrerement fur les péchés mortels.
section IK
I
""
;
D.
Ç\
Ue faut-il faire pour concevoir une
^
véritable Contrition de fes péchés?
R. i°. Il faut en demnder à Dieu la grâ-
•{!*
ce ;
2l°. il faut fe rspréfenter les motifs
4'
propres à l'exciter.
D. Quels font ces motifs ?
"'"•'R. Les voici, i°. la bonté infinie de Dieu
que nous avons offenfé , i°. fes bienfaits
& notre ingratitude à (on
i'etS
i"*1!
envers nous
;
égard, 3°. la Pafïion de notre Seigneur
J. C. dont nos péchés font la caufe , 40.
l'Enfer que nous avons mérité , & le
Paradis que nous avons perdu.
t,lD, Combien y a-t-il de fortes de Contrition
D 3
R. Il y en a de deux fortes ; lavoir la Con¬
trition parfaite,
la Contrition impar¬
faite que l'on appelé Attrition.
D. Qu'eft-ce que la Contrition parfaite ?
R. C'eft une douleur d'avoir offenfé Dieu
parce qu'il eft fouverainement bon &
fouverainement aimable,
D. Quel eft l'effet de la Contrition parfaite}
R. C'eft de réconcilier le pécheur avec
Dieu, avant même de recevoir le Sa¬
de pénitence , pourvu qu'on
défir fincère de recevoir ce Sa¬
crement
ait
un
crement.
D, Qu'eft-ce que la Contrition imparfaite
ou Attrition ?
R. C'eft une douleur qui eft conçue com¬
munément par la confidération de la lai¬
deur du péché , ou par la crainte de la j
damnation éternelle.
D. Quel eft l'effet de Ja Contrition im¬
parfaite ?
R. C'eft de difpofer le Pécheur à recevoir j
la grâce de Dieu dans le Sacrement de ,
pénitence.
D. Dans quelle difpofttion faut-il être pour
recevoir l'abfolution ?
R. iD. Il faut efpérer en la miféricorde de
Dieu , & aux mérites de Jéftis-Chrift fon
Fils -, z°. il faut ayoir une volonté fincère
jLi.-
19
lj '
r
de né plus pécher ; 30. il faut comme»*
cer
à aimer Dieu comme
juftice.
toute
'
.
\D. Qu'eft-ce-àdire
fource de
commencer à aimer
Dieu comme fource de de
toute
jtiftice à?
participer
la jufiice & à la fainteté de Dieu même
vrjU
R. C'eft défirer ardemment
''
comme étant le modèle, le principe &c
fal* la fource de tout ce qu'il y a de jufte &C
dans les Créatures.
SECTION r.
U'eft-ce que la Confeffion?
C'eft une accufation que l'on fait
de faïnt
D.
™!IR
'
.
de fes
péchés au Prêtre , pour en rece*
voir l'abfolution.
1Ef
D.
Quelles qualités doit avoir la Confef-
fion pour être bonne ?
R. La Confeffion pour être bonne, doit
M
être humble, fincère & entière.
BÇ*'
D. Qu eft ce-à-dire que la Confeffion doit
être humble ?
R- C'eft à - dire qu'il faut déclarer fes
'àffff péchés avec une grande confufton d'areffii
voir offenfé Dieu.
D.Q u'eft-ce-à-dire que la confeffion doit
lèirt! être fincère ?
R, C'eft-à-dire qu'il faut déclarer fes pé«
IricDff cnés comme on les connoît, fans les aug.fliril menter , ni diminuer, ni les excufer.
,
[rit®
-
\0
D4
8o
D.
Qtt'eft-ce-à'dire que la Coafeffion doit
être entière ?
R.C'eft,-à-dire qu'on doit s'accufer au
moins de tous les péchés mortels
qu'on'
commis fans en excepter aucun,'au.!
a
tant
qu'on le peut.
D. Celui qui cacheroit volontairement un
feul péché mortel, feroit-il une bonne
Confeffion ?
R. Non : il feroit un horrible
facrilège,
quand même il déclareroit tous fes au¬
péchés.
D. A quoi feroit-t-il obligé ?
R- Il feroit
obligé à recommencer fa Con¬
feffion , & à déclarer particulièrement
le crime qu'il auroit commis en cachant
fon péché.
tres
D.
SECTION V.
St-ce afsès de déclarer les
MZj rentes fortes de péchés mortels
diffé-j
qu'on a commis ?
R. Non : il faut de plus en déclarer le
nombre autant qu'on le peut, & les cir- '
confiances confidérables.
D.Qu e doivent faire ceux qui ont oublié !
quelque péché mortel dans leurs Confeffions ?
R. Ils doivent s'en confefler
avant de com*
munier, s'ils s'en fouviennent.
|
ne s'en fouvïennent qu'après l'a
Communion , que doivent-ils faire ?
R. Us doivent s'en accufer dans la première
JD. S'ils
I
'•
•
qu'ils feront enfuite.
'
on eft aux pieds du Prêtre 3
faut-il faire ?
:'R. Il faut faire le figne de la Croix , & dire
D. Quand
' que
,
:, L
au
Prêtre
en
s'inclinant : Bénissez moi
père parce çve jai peche.
D. Tandis que le Prêtre donne la bénémon
-
diftion , que
R. Il faut dire le
cuipa , ou
■
faut-il dire ?
Confiteor jufqu'à mea
en latin ou en
françois.
faut-il dire ?
.• ;R. i°, Il faut dire depuis quel temps on ne
lisat
s'efi point confeflé ; i°. avertir fi on a
reçu l'abfolution ou non ; 30. déclarer fi
l ' on a manqué à faire la pénitence impoD. Enfuite que
fée dans la dernière
rerls
Confefîion.
faire après cela?
•|ifS k-P. Que doit-on
R. Il faut déclarer tous les péchés dont on
fe fou vient fans rien cacher de ce qui
peut charger la confcience.
D. A près avoir déclaré fes péchés, que
0-..
.
&j;
'
doit-on faire ?
j.(U
jR. i°. Il faut achever le Confiteor ;
2°. il faut écouter avec docilité & hunfilité les avis du Ccnfefîair ; 30. il faut
-
•
*1
a
ccepter la
pénitence qu'il impofe.
D 5
8i
D. Lorfque le Confeflfeur
donne l'abfolu- I
tion que faut-il faire ?
R. Il faut s'humilier intérieurement
,
en
même temps qu'on febaifle pour la rece¬
voir , & faire de tout fon cœur un
acte de Contrit'on.
D. Faites un aéle de Contrition.
R. Mon Dieu , j'ai un extrême
regret de
vous avoir offenfé
, parce que vous êtes
infiniment bon , que le péché Vous dé¬
plaît : je me propofe avec le fecours de
votre
grâce de ne plus vous offenferà
l'avenir, & je vous prie de me pardon¬
ner
par les
mérites de Jéfus-Chrift more
Sauveur.
ARTICLE V.
U'eft-ce que la Satisfaction ?
D.
R.
«l. C'eft une
réparation que l'on
doit faire à la juftice de Dieu pour l'in¬
jure qu'on lui a faite par le péché.
D. Fau -il être refolu de fatisfaire à Dieu
pour faire une
R. Oui : cela eft
bonne Confeffion ?
fi
néceffaire, que fans
réfolution , on ne reçoit point
l'abfolulion de fes péchés.
D. Eft-on obligé de fatisfaire à Dieu après
cette
que le péché eft pardonné ?
R. Oui : car la peine éternelle due au
pé¬
ché, «ft alors changée en peine tempo-
.
fanéfifîe l'alliance
légitime de l'homme 6c de la femme.
R C'eft un Sacrement qui
"O. Tous ceux qui reçoivent le Sacrement
de
:•
Mariage , reçoivent-ils la grâce de
Sacrement ?
lr Non : parce que tous n'y apportent pas
,t
les difpofxtions néceffaires pour le rscem
voir chrétiennement.
; D. Quelles font les difpofxtions néceffaires
(t
1
ce
pour recevoir chrétiennement le Sacre'
im ment du Mariage ?
c|fC i°. Il faut s'y préparer par la prière &
; y;
par les bonnes oeuvres ; a°- il
Kg
faut avoir
intention de fervir Dieu dans l'état du
Mariage ; 30- il faut être en état de grâ¬
ce ; & à cet effet fe confefier avant que
Dij de recevoir la bénédiélion nuptiale.
D. Où doit-on recevoir la bénédi&iort
jjj
:
-
nuptiale ?
pjj,;
-R. Dans la
'
paroiffe & de fon propre Curé.
inftitué le Mariage ?
|0J;R. C'eft Dieu qui l'a inftitué au commen'
D. Qui a
(i.
cernent du monde , 6c c'eft J. C. qui l'a
gjL'D.élevé
à la dignité de ce Sacrement.
Quelles font les obligations des perfonnes mariées?
R. C'eft , i°. de vivre
I
.
II
enfemble dans une
lainte fociété ; 20. de s'aimer chrçtiennem«nt, 6c
de s'aider dans les befoins :
3°. de donner
!
éducation chrél
une
tienne à leur famille.
StSE=§§g=,^|&j
LEÇON
VI.
s
Des commandement de Dieu.
a
rTîcl e
i.
D. £ Uffit-il d'être
baptifé j & de croire
\3 en Jélus Chrift pour être fauve ?
R. Non : pour être fauVé , il ne
luffit
-
pas d'être baptifé, & de
Chrift ; il faut de plus
mandemens de Dieu.
D. Pourquoi cela.
croire en Jéfus-
garder les Corn-
R. C'eft parce que la Foi, fans les bonnes
œuvres
eft morte &
ne
peut pas nous
juftifier.
D. Quelle
récompenie Dieu promet-il à
ceux
qui gardent fes Commandemens ?
R. Il leur promet la vie éternelle.
D, Quelle fera la punition de ceux
qui ne
gardent pas les Commanderaens de Dieu?
R. Leur punition fera d'être éternellement
damnés.
D. Comment vio)e-t-on
mens de Dieu?
R. C'eft par le
péché.
D. Combien
de Dieu ?
y a-t-il
les Commandt-
de Commandeffiens
k
.
.
R. II y en a dix.
Ë9
«D. Dites-les ?
adoreras & aimeras
parfaitemenr. i Dieu envain tu ne
-jureras ni autre chofe pareillement. 3 Les
Dimanches tu garderas' en fervant Dieu
t,dévotement. 4 Père &: mère honoreras
r(jafin que tu vives longuement. 5 Homicide point ne feras de fait ni volontaire'i 1* T N feul Dieu tu
#
.
! ment. 6 Luxurieux point ne feras de corps
I
"
jni de confentement. 7 Le bien d'autrui tu
prendras ni retiendras à ton efcienr.
8 Faux témoignage ne diras ni mentiras
.aucunement. 9 L'œuvre de chair ne déTireras qu'en mariage feulement, 10 Les
biens d'autrui tu ne convoiteras pour les
ne
,
1
avoir injuftement.
ARTICLE II.
Explication du premisr commandement.
■f'
»*?
!<w
nei'ï
D.
A Quoi nous oblige le premier Corn£%. mandement : Un seul Dieu tu
adoreras
R. Ce
ni0
et
aimeras
parfaite-
ment ?
premier
Commandement nous
oblige à quatre chofes ; i°. à croire en
Dieu; 2°. à efpérer en lui ;j°. à l'aimer
parfaitement ; 40. à l'adorer lui feul.
•0 D. Quelle eft la vertu qui nous fait croire
4
en
Dieu ?
90
R. La vertu qui nous fait
croire en Dieu
.
eft la Foi.
D. Quelle eft celle
qui nous fait efpérer
en Dieu ?
R. La vertu
qui nous fait efpcreren
Dieu]
eft l'espÉranc.e.
D. Quelle eft celle
par laquelle nous
aimons Dieu parfaitement ?
R. La
vertu
par
laquelle
aimons
Dieu parfaitement, eft la
Charité.
D. Comment
appele-t-on cestrois
R.
On
les
logales.
D.
Queft • ce
vertus?
appelé ,
-
à dire
nous
Vertus théo¬
,
logales ?
R. Les Vertus
Vertus théo¬
Théologales font celles
qui ont Dieu pour objet.
D. Combien
y a-t-ilde Vertus Théologales.
R. Il y en a trois
; favoir , la Foi,
l'Efgé»
rance
,
& la Charité.
SECTION
1.
Dt la Fo i
D.
U'eft-ce que la Foi ?
R. v*£ La Foi eft un don
de Dieu ,
lequel nous croyons
par
lui,& à tout
ce
qu'il a révélé à fon Eglife.
D. Où eft-ce
qu'eft contenu ce que Dieu
a révélé à
fon Eglife ?
R.
en
Tout ce que Dieu a révélé à
fon Eglife,
I
eft contenu
9*
dans l'Ecriture & dans la
.
uTradition.
jj
confié le dépôt
de l'Ecriture de la Tradition ?
1.11 confié ce dépôt â Ton Eglife à qui il
|jen a donné l'intelligence & le pouvoir
delà propofer, par un jugement infailli*
qui Dieu a - t - il
). A
,f.;
a
ble & avec une autorité Souveraine.
La Foi efl-elle absolument néceffaire
.1. Oui : elle eft fi néceffaire que Sans elle,
:i»«
, .
'
nous ne pouvons plaire a Dieu ni çtre
j;a
?
f
'
'
Sauvés.
la Foi?
^[) Comment péche-t-on
la Foicontre
en plufieurs ma¬
T. On pèche contre
"
nières;!0. en rejettant intérieurement
ou extérieurement quelque vérité
lée & propofée par l'EgliSe comme
;
révé¬
telle
M
1
quel-
°| 2°. en doutant volontairement de
qu'une de ces vérités; 30. en négligeant
de s'inftruire de celle dont la connoiffaneft fi néceffaire au Salut.
'»
ce
D. Que faut-il faire pour
,sl'i<
*J11
_
en
conferver la Foi ?
demander Souvent à Dieu
d'augmenter en nous la Foi ; 20. il faut
faire Souvent des aéles de Foi ; 30. il faut
/y»- * 1- 1 '
"
éviter tout ce qui peut affoiblir en nous
R. i°. Il faut
.
..
,
_
_
Foi, comme les converfations ôc
leûures dangereufes.
®
P. Faites un acte de Foi ?
K
J
la
les
9*
R. Mon Dieu ,
je crois fermement
toiu
que vous avez dit & révélé
comme
croit &
l'enfeigne la St.
c'eft vous, ô mon Dieu Eglife, parce
qui l'avez dit 1 f
SECTION II.
D.
R.
r
De lEfpérance.
f~\ U'eft ce que
V^/ L'Efpérance eftl'Efpérance?
don de
un
par lequel nous attendons de
fa
avec une ferme
nous a
promis,
Diotj
bonté 1
confiance, les biens qu'i
Z>. Quels font les
biens
que
Dieu
nous
promis ?
R. Les biens
que Dieu nous a
promis font
la vie
éternelle,
& les moyens
d'y par
venir
par les mérites de
Jéfus-Crift,
D. Comment
péche-t-on contre l'Efpérance?
R. On pèche
contre
l'Efpérance ; i°. en
défespérant de fon falut ; a°.
lieu d'aimer de
lorfqu'atr
défirer & de
demander
à Dieu les
biens
n'a pour fes biensqu'il nous a promis, oa
que du dégoût & de
l'indifférence ; 30.
lorfqu'en
préfumant
de la bonté' de
Dieu, on defire fa converfion ; 40.
lorfqu'en comptant fur fes
propres forces, on
s'expofe aux ccca
fions de pécher.
,
D. Eff
■
ce
un
de fon falut ?
grand péché de
défefpérer
:
■
iî; Oui :
c'efl: faire injure à la bonté infinie
ï-de Dieu, qui nous ordonne d'efpérer en
lui, & qui veut iincèrement que nous
foyons fauves.
/j, Sommes-nous obligés de faire fouvent
:
des a£les d'efpérance ?
n!
Oui : nous y fommes obligés ,
c'efl
conferver cette vertu.
Faites un a£le d'efpérance?
le moyen de
..
....
,s|? Mon Dieu , j'efpère de votre infinie
bonté, vos grâces & mon faîut félon
votre promefle par les mérites infinis
"
,
y
"
de J. C.
mon
Sauveur.
SECTION
De la
U'efl-ce
°s!
que
s-Cri \£ La Charité
III.
charité.
la Charité?
eft
un
don de Dieu
%qui nous le fait aimer pour lui - même
i -par deffus toutes choies , &£ notre proe:
i®chain comme nous - mêmes pour l'amour
«iKde Dieu.
'remit Qu'efl-ce
qu'aimerDieu ?
gci ri Aimer Dieu, c'efl nous attacher à lui de
notre cœur , comme au fouverain
& notre- fin dernière,
nt/iir, Comment devons nous aimer Dieu ?
riiatout
e lâibien
sur n
Nous devons l'aimer da tout notre
, de
tout notre efprit , de toute
cœur
é/ê/jxinotre ame 8c de toutes nos forces.
94
D. Efi-ce
aimer Dieu
comme il
failt
que d'aimer quelque chofe autant eu,
lui ?
'
Ii
R. Non : pour aimer Dieu comme il
failt
il faut l'aimer
plus que tous les biens di';
monde & plus que ce
que nous avons d;
plus cher.
I
D. A quoi fait - on connoître
que l'on aime 1
Dieu de tout fon cœur ôc
par - deffus
toutes chofes ?
R. On le fait connoître: i°. en
obfervanf
fidèlement fes Commandemens; i°.
■
en
craignant plus de commettre un péché
mortel que tous les maux
qui pourraient
nous arriver.
D. Comment perd-t-on la Charité ?
R. On la perd en commettant un
péché
mortel.
D. Peut-on être fauve fans la Charité?
R. Non : fans la Charité nous fommes
lesennemis de Dieu, & il faut faire
fouvent
des aéles de cette Vertu.
D. Faites un aéle de charité ?
R. Mon Dieu, je vous aime de tout mon
cœur &
plus que toutes chofes, parce
que vous êtes infiniment aimable : jaime auffi mon Prochain
comme moi-?
même pour l'amour de vous,
SECTION
IV.
De la Charité envers le Prochain.',
D.
 Quoi la Charité nous obîige-t-elle
TT\. envers le prochain ?
iéR. Elle nous oblige de l'aimer comme nousOiii
mêmes pour l'amour de Dieu.
D. Qu'entendez-vous par
le Prochain que
nous devons aimer comme
jwlt
nous-mêmes ?
tpit'R. J'entends tous les hommes , même nos
ennemis & ceux qui nous font du mal.
nsD. Qu'eft ce qu'aimer fon Prochain comme
D®;
foi-même.
t:eR. C'eft lui vouloir & lui procurer en effet
ni pu autant qu'on le peut , le même bien
qu'on défire pour foi-même ?
j:3ril;D. Qu'eft-ce qu'aimer fon Prochain pour
nt B
l'amour de Dieu ?
R. C'eft l'aimer en la manière que Dieu le
Qjj veut & conformément à fa Loi.
lujjtD. Qu'eft-ce que la Charité nous défend
j
1^0
envers le Prochain ?
défend : i.° de le méprifer ;
'
R. Elle nous
z° de le haïr ; j.° de lui nuire , foit dans
jet01# fon
ame, foitdans fon corps ,foit dans
fa réputation foit dans fes biens.
m'D. Eft ce affez de ne point faire de mal au
inW
)
,
.
,
,
,
Prochain ?.
3DllI,tR. Non : il faut de plus pratiquer à fon
égard , autant qu'on le peut , les oeuvres
,
;
9(5
de miféricorde , tant
porelles.
fpirituelles que cor.
uelles font les œuvres de
miféricorde 1
que l'on appelle fpirituelles ?
R. Il y en a fept ; favoir , x.°
inflruire
les!
ignorans ; r.° corriger les défaillans;
3,0 confeiller ceux qui font en peine;;
4.0 confoler les affligés ; 5.0 fupporter
les défauts Si
les humeurs du Prochain
;
6° pardonner les
injures; j.° prier
Dieu pour les vivans & les
morts, 8i
même pour fes ennemis.
D. Quelles font les œuvres de
miféricorde
corporelles ?
R. Il y en a fept
pareillement ; favoir
1,° donner à
manger à ceux qui ont faim ;
2.0 donner à boire à ceux
qui ont foif';
3.0 vêtir ceux qui font nuds ; 4.0 loger
les pelerins & les
étrangers; <j°. vifiter
les malades ; 6.° délivrer ou
fecourirles
prifonniers ; y.° enfevelir les morts.
,
SECTION
F.
Suite du premier commandement.
U'eft-ce que le premier Commandement nous ordonne
par ces parolës : Un seul Dieu tu adoreras?
R. Il nous ordonne d'adorer
Dieu, ôc de
n'adorer que lui feul ?
D. Qu'eft-ce qu'adorer Dieu?
D.
C'ert
iftl
R. C'en lui
yi
rendre le culte & l'hommage
que nous lui devons comme à
® Créateur & Souverain Seigneur.
ttj
notre
|UjD. Comment devons-nous adorer Dieu ?
Nous devons l'adorer en cfprit &c en
vérité.
af
Qu'eft- ce qu'adorer Dieu en efprit
jlT
en vérité ?
tR. C'eft x.° nous
foumettre aux ordres de
-jjjj, fa providence ; z.° vouloir
dans toutes nosaèlions ;
lui plaire
3'° être fidèles
g"der ^cs Commandemens.
de manières devons-nous
i ifétil
D. En combien
gp adorer Dieu ?
_
,
il. Nous devons l'adorer en deux manières,
intérieurement & extérieurement,
,
.
'""p..
Qu'en tendez-vous par adorer Dieu in4'"
terieurement ?
.1 ' v. G'efl nous attacher à lui par les fentif
mens
intérieurs de notre cœur, comme
l0rK't à" notre Souverain Seigneur.
0. Expliquez ce que
extérieurement ?
Cout .■ c'eft lui
c'eft qu'adorer Dieu
"■
témoigner par quelques aûicns
ou par les mouVemens de
DOH0 notre corps , le rtfpeèRque nous avons
eu,S pour lui.
?. Quels font les péchés contraires à l'ado¬
ration qui n'eft dûe qu'à Dieu feul ?
larcei
extérieures
,
.
98
I
.
favoir
®
II. I! y en a de trois fortes ;
, l'idola- ;
trie , le Sacrilège & la Superftition.
D. Comment jé.he-t-on par l'Idolâtrie }
R. C'eft lorsqu'on rend à la créature le cul¬
qui n'eft dû qu'à Dieu feul , comme* '
lorfqu'ôn a recours au Démon pour en. {
te
'
obtenir la fan té ou la connoiffance des
chofes cachées.
D. Quand eft-ce qu'on pèche par facrilègeh >
R. C'efl lorfqu'on prophane les chofes fain- ^
îes
les
comme les Sacremens , les Eglifes",
Reliques, les Croix , les Images ôc j
,
chofes femblables.
autres
D.
Qui font ceux qui pèchent par fuperf-j '
I
tition ?
R, Ce font ceux qui mettent leur confiance
en
des chofes vaines : par exemple ,
'
qui ohfervent des jours heureux ou mal¬
heureux , ou qui tentent de guérir des ■
"hommes ou des animaux , par des pa- '
roks ou des pratiques que i'Eglife n'ap- •
prouve pas.
SECTION
IV.
Suite du premier Commandement.
P.
St-il
I\ 1_ Non
feul
,
permis d'adorer les Saints ?
: il ne faut adorer
que Dieu
mais
nous
comme les amis de
honorons les Saints i
Dieu.
D. Adorons-nous la très-Sainte
Vierge ?
i
I
■9?
R, Non : il n'efl pas plus permis de l'adorer
que les autres Saints , mais nous
l'hono¬
particulière ,
.parce qu'elle eft mère de Dieu.
rons
d'une manière plus
D. Peut-on invoquer les Saints ?
R. Oui : il eft bon & très-utile de les invo¬
quer , car ils peuvent beaucoup nous ai¬
der par leurs intercédions.
D. Comment prions-nous les Saints ?
R. Nous les prions , non pas de nous
ner
des grâces
don¬
mais de les demander
,
pour nous & avec nous,
de notre
par les mérites
Seigneur Jéfus-Chrift.
D. Efl-ce avec raifon que nous honorons
les Reliques des Saints ?
R. Oui : car il ed bien jufte d'honorer les
précieux relies des corps qui ont été les
Temples vivans du Saint-Efprit , & qui
doivent reffufeiter à la gloire.
D. Pourquoi honorons-nous les Images ?
R. Nous honorons les Images à caufe dree
qu'elles nous repréfentent, & non pour
elles-mêmes,
D. Que prétendons-nous en nous décou¬
vrant , ou en nous
profternant devant la
Crpix ?
^"Cj R. Chrift
C'eftpour adorer notre Seigneur Jéfuscrucifié
*
,
repréfente.
:
que
la Croix nous
e z
100
ARTICLE
III.
Explication du fécond Commandement,
SECTION I.
D iT\ U'eft - ce qui eft défendu par
\c Commandement :
Dieu en
le
vain
tu ne jureras
,
ni autre chose
pareillement ?
R. Il eft défendu r.° de jurer fans raifon ,
z.° de blafphémer ; 3.0 de faire des im¬
^
précations ; 4.0 de transgreffer les vœux
que l'on auroiî fait,
I?. Qu'eft-ce que jurer ?
R. Ç'eft prendre Dieu à témoin ou par luimême , ou par quelque c'nofe qui ait rap¬
port à lui, delà vérité de ce que l'on
dit
ou de ce que l'on promet.
D. Eft-il quelquefois permis de jurer ?
,
K. Oui
pourvu qu'il y ait néceffité , &
qu'on k faite félon la vérité & h juftice.
D. Quand efl-ce que l'on pèche en jurant ?
:
R. t.° C'eft
lorfqu'on jure contre la vé¬
rité, ce qui s'appele parjure ; z.° lorf¬
qu'on jure félon la vérité mais fins néceffité t 3.0 lorfqu'on jure de faire quel¬
que chofe de criminel.
D. Eli on obligé de faire une maiïvarCe.
a£lion à laquelle on fe feroit engagé par
ferment ?
R, Non: on n'y eft pas obligé ; un pareil
ICî
péché en lui-même j
l'accompliffant, on feroit un nou¬
veau
péché.
D. Si on a juré de faire quelque bonne
aéiion
eft-on obligé de garder l'on
ferment eft
Si
un
en
,
ferment l
R. Oui : on y eft obligé , fi en cela on ne
fait point tort au prochain.
SECTION II.
D.fs b 'entendez-vous par blafphémer ?
R. x? C'eft dire
quelque parole injurieufe
contre Dieu
contre les Saints ou contre
,
la Religion.
D. Le Blafphême eft-it un grand péché ?"
R. Oui : & l'on peut dire que c'eft le pé¬
ché des Démons , qui blafphêmenî fans.
I ceffe contre Dieu.
D.Q u'eft-ce que faire des imprécations ?
R. C'eft dire par colère ou autrement
qu'on fe fouhaite ou aux autres , lamcrf,,
la damnation.éternelle on quelqu'autre
,
malheur.
D. Péche-ton
.
j
^
13
,
en
n'accompliflant pas les
voeux qu'on a faits ?
R. Oui : on pèche contré l'a
majefté de
Dieu que l'on doit honorer par la fidélité
à accomplir les vœux qu'on a faits.
,j D, Qn'eft-ce qu'un Vœu ?
'
R. C'eft une promeffe
faite à_JDietLlibf©.
^BËiDTHEQUE
Ci LA VILLE
DE
PÉRH3UEU'
101
in?nt, par
laquelle on s'engage à faire
quelques bonnes avions qui foient pour
un
plus grand bien.
D. Eft-ce une chofe agréable à Dieu de
faire des vœux ?
R. Oui : c'eft en foi-même une bonne
chofe ; mais on n'en doit pas faire légè¬
rement & fans
précaution.
D. Quelle précaution faut-il prendre avant
que de faire un vœu ?
R. Il faut recourir à Dieu par la prière , Si
confulter un prudent Confeffeur.
article IV.
Explication dutro'Jiéme, Commandement.
U'efl - ce que nous .ordonne lè
NL troifième Commandement : les.
Dimanches tu garderas en ser.
dévotement ?
ordonne cle.
Lnciiner un jour de la femaine que l'on
vant
dieu
R. Ce Commandement nous
appelé le Dimanche.
faut - il faire pour fanâsifîer le
D. Que
Dimanche ?
R. Il faut en ce jour pratiquer des œuvres
de piété & de religion , Si
d'œuvres ferviles.
D. Quelles font les œuvres de piété & de
s'abftenlr
re'igion cu'i! faut pratiquer les jours de
Dimanches ?
i°3
Ton;
«ti[ ïl. i.°I! faut entendre la Meffie ; & fi
.ji v manque volontairement , on fait un
péché mortel ; z.° il faut l'entendre
|I' toute entière , & y affilier avec attention & dévotion ; 30. il faut de plus
"
Prône
dans
fa Paroifie & s'occuper faintement la
autant qu'on le peut , affifter au
^ aux .Offices de l'Eglife , fur-tout
w [j
foi#-
,
refie de la journée.
plus
"
D. Quel péché commet - on
çotnmunément contre la fanâification des
..
F&
Dimanches
j "' R. débauche
i.° C'eft deaupaffer
ces faints jours en
Du aux Danfes cl au-:
,
.
"l
,
2.0 de ne pusîïvf affilier aux.
inflruôions & au Service divin.
Cabaret ;
/9,
Qu'entend-on par les œuvres fer*
le Diman-
viles dont on doit s'abfteâir
.
■J- che ?
,ro0"sR. On entend par oeuvres fer vil es tout ou~
"i1"1 vrage que font les gens de Service , les
Artifaris , eu ceux qui gagnent leur vie
iflâ# en travaillant des mains.
,,
D. Qui font
ceux'qui pèchent fur cela con-
Commandement ?
fans néceffité & fans
difpenfe des Supérieurs ( pouvant la demander) vaquent aux oeuvres ferviles..
tre le troifièrne
I sW'R. Ce font ceux , qui
d{S®j
$
piélt®
(S
jo*"
E 4
10 A
ARTICLE V.
Explication dit quatrième Commandement.
SECTION 1.
D.
A Quoi nous oblige le quatrième !
jt% Commandement : PÈRE & Mère !
HONORERAS
LONGUEMENT
AFIN
,
QUE
TU
VIVES
?
j
R, Il nous oblige à quatre chofes qui font M
i.° d'aimer nos père & mère , i.° de les
refpeâer
,
3.0 de leur obéir ; 4.0 de les
affilier dans leurs befoins.
D. Qffi'eft ce qu'aimer fon père & fa mère H
R. C'eft leur vouloir Se leur
procurer effec¬
tivement tout le bien que l'on peut.
D. Qui font ceux qui
manquent à ce
devoir ?
R. Ce font ceux qui haïffent leurs père Se
mère , qui ne peuvent vivre avec eux ou
qui délirent leur mort.
D. Qu'eft-ce que refpecler les père & mère?
R. C'eft leur rendre l'honneur que la nature
& la bienféance
exigent.
D. Comment péche-t-on contre le
refpeft
dû à fes père 6c mère ?
R. i.° C'eft
lorfqu'on les méprife , ou
qu'on les raille ; 2.0 lorfqu'on publie
lorfqu'on leur parle
avec fierté, infolence & dureté.
D. Qu'eft-ce qu'obéir à les père 6c mère ? ;
leurs défauts , 3.0
1
105
joie & promptitude ce
qu'ils commandent,
D. Qui font ceux qui pochent contre cette
,V R. C'cft faire avec
i
,.yV obligation ?
R. Ce font ceux ;
-
i.° qui ne font pas ce
que leurs père & mère leur ordonnent,
jj,;.
qui ne le font qu'avec dépit & en
i.° ceux qui les abandonnent
qi i s'enfuient de leur mailon , qui
t ou
murmurant ;
V
,
'*vent à la guerre , eu fe mar'ent fans leur
contentement ; 30. ceux qui n'exécutent
.
pas leur teteament.
!.
"
D. Que doi'-on faire
*■$1.. & mère ?
pour affilier fes père
"f* R. i.° On doit les tecourir dans leurs be-
foins , les confoler dans leurs,affligions ,
les fervir dans leur vieilltffe & dans leur
3
'
i
;re^.
nelaï
ii «termite ; ï°. on doit ,
prier Dieu p-Qjjr eux après leur mort.
S E C
;
1erfqu'ils font
malades dangereutement , leur procurer
de bonne heure l'avantage de recevoir
les .Sacremens ; 3.0 on doit prier & faire
T ION
IF.
iO'D./-A Uelle efî: la récompenfe promife
Ne à ceux qui honorent leurs père Si.
-
:véi
mère ?
l'onf R. G'eft de vivre long-tenus fur la terre , te
leurp
cela leur tft avantage vx peur leur falut
îé. : :
Si. de vivre éternelledrcnt dans le Ciel,.
:& *
Ej
io 6
D. Qu'eft-ce que doivent craindre ceux qui
manquent d'honorer leurs père & mère ? ;
R., Ils doivent craindre d'attirer fur eux la
malédidion de leurs parens , qui eft ordinairement fuivie de celle de Dieu même,
D. Le quatrième Commandement regardet-il feulement les obligations des enfans;
envers
leurs père& mère ?
R. 11 regarde auffi les devoirs des inférieurs
envers les
fupérieurs, & réciproquement 1
ceux dès fupérieurs en vers leurs inférieurs
& en
envers
particulier ceux des père & mère
leurs enfans.
D. Qui font ceux que nous devons honorer
comme nos
Supérieurs ?
R. Les uns font eccléfiaftiques & les autres
féculiers.
~
»
.
Les fupérieurs
Eccléfiaftiques font, le
Pape , l'Evêque , le Curé & le Confeffeur. Les fupérieurs féculiers font, le Roi,;
le Magiftrat , le Seigneur du lieu
le
Maître que l'on fert , & les perfonnes
chargées de notre conduite ou de notre
,
inftruéfion.
Quels font les devoirs des inférieurs
fupérieurs ?
R. Ils doivent les refpeéler, leur garder îa
D.
envers les
fidélité& leur obéir en tout ce que ceux-.
ci ont droit de leur commander.
S
£>. A quoi
'10-77
font obligés les père & mère
envers leurs
enfans ?
nourrir , de les inf-
R. Ils font obligés de les
les corriger , de leur donner
™!:
bon exemple , & de pourvoir à leur éta■'"l bliffement autant qu'ils le peuvent.
Qu'eft-ce que les fupérieurs doivent à
leurs inférieurs ?
,
siiisR. Ils leur doivent le foin , le bon exemjfrap pie , l'attention à ne leur commander
|sie rien de mauvais, & enfin la proteftion
jtriï
la juftice félon la nature 6c le degré
W
truire , de
.
•
d'autorité cu'ils ont.
ARTICLE
oasis
VI.
Explication du cinquième Commandement.
SECTION I.
D./"^ U'efficeque Dieu nous défend par
les foi.
le cinquième Commandement :
leo Homicide point ne seeas, de faitt
cml|. ni volontairement ?
j.j |j()R. I! nous défend de nuire à la vie de notre'
^ lest
er[, prochain, & même d'en avoir la volonJjd ténous-mêmes.
; comme suffi de nous ôter la vie à
jn|,D. Y a-t-il plufietirs fortes de vies aux*
s
,S
quelles ort ptiiffe nuire ?"
Oui : i.° 11 y a une vie naturelle, qui'
eft celle du corps ; 2.c il y a une vie fpi-
jR.
11
%
Jf''
f
rituelle, qui
confffie dsnsla faïntetédfc-'
'
lÉBMi
E 6,
ioB
Pâme ; 3.0 il y a une
la réputation.
vie civile, qui fjj
D Comment offenfe-t-on le Prochain
par
rapport à la vie naturelle.
R. 1.° Par penfées, en
le haïïTant, ou !u| f
fouhaitant du mal, 2.0 par paroles
,
en
le quèrelant, ou
f.° par aidions
,
'
lui d! l'an t. des injures;
en le frappant injufte- ®
lui donnant la mort.
D. A quoi eft-on obligé quand on a infultél '
ment , ou
frappé Ion,Prochain ?
à réparer, s'il fe peut,
l'injure qu'on lui a faite , Se tout le tort
qu'il s'en etl enfuivi,
D. Comment peut - on nuire à la vie fpirw
tnelle du prochain ?
R. En le portant à oifenler Dieu qui eftcfc
que l'on appelé le péché de (caudale.
D. Donnez un exemple du^ pée'né de
-
ou
R, On e H: obligé
,
fcaadale ?
R- Par exemple , ceux
qui conseillent oit
qui apprennent aux aiures à dérober, à
mentir, à dé (obéir ceux qui par leurs
railleries détournent de la pieté, ceux
qui tiennent des di(cours libres font
,
,
tous des fcandateux,
D. Le (caudale eil-il un graad
péché.
4j
R. O ii : c'elt u a péché énorme , puifque
le iiiiidaledx travaille avec le Démon à
g
109
perdre les ames que J. C. a rachetées."
SECTION IL
D.-/^VÙ'cft-cé que nuire à la vie
«£•
civile
du prochain ?
m,f R.Ç'ell bleffer fa réputation.
D. En combien de manières
[»!:
bleffe-t-on
la réputation du prochain ?
rntï R. En deux manières : favoir , par la calai
lomnie&par la médifance.
irt,
onij D. Expliquez ce que c'eft que calomnie ?
R. C < û torique par malice on accufe quel-
qu'un d'un crime qui eil faux , ou qu'on
lui impute le mal qu'il n'a pas fait,
D. Qui font ceux qui pèchent par médi|H1,
fance ?
R. Ce font ceux qui découvrent le mal
Igl
que quelqu'un a fait , mais qui n'étoit
»,
)
pas connu.
D. Eft - ce un grand mal que la médifance ?
R. Oui .• c?ar elle nuit tout à la fois à celui
n
1
jMl qui médit à celui de qui on médit &
,
à ceux devant qui on médit,
0
d'écouter la médifance
d'y prendre plaifir ?
R. Non : par-là on fe rendrait coupable du
'l!l '
péché que commet le médi fan t.
,D. A quoi lont tenus ceux qui ont fait des
.
' .1 D. Eft-il permis
■
calomnies &c des médifances
i°. Le Calomniateur eft obligé
abfolu-
MO
ment de
fe dédire ; z°. il eft
obligé de
réparer le tort qu'il a caufé par fes ca¬
lomnies ; 3°- celui qui par fes médifances a fait
injuftice au prochain doit auffi
la réparer.
ARTICLE
VII.
Explication du Jîxictne & neuvième Commandement.
D./cn Uel eft le fixième Commandement?
R.
Le fixième Commandement eft ce¬
lui-ci : Luxurieux point ne seras
de corps ni de consentement.
D. Y a-t-il queiqu'autre Commandement:
de Dieu qui ait rapport à celui-ci?
R, Oui : c'eft le neuvième , favoir : L'œu¬
vre
de
chair
ne
desireras
qu'en:1
mariage seulement.
D. Qireft-ce que Dieu nous défend par ces,
deux Commandemens ?
R-Il défend routes les atlions , paroles,
délits & penfées déshonnêtes , & géné¬
ralement tout ce qui porte au péché
d'impureté,
E>.Qu'eft-ce qifon- entend par aâions , pa¬
roles défirs Si penfées déshonnêtes ? :
,
R. On entend
généralement toutes les
aélions, paroles, défirs & penfées con¬
traires
aux
fentimens qu'infpirent
la pu¬
deur, & la retenue en ce qui concerne le
corps.
.
I
ii r
.
S E CT 1 <XN
■'■D.T
1.
E péché d'impureté eft-il un
JLu péché ?
:!s
grand
R. Oui : i°. c'efi un péché horrible que
Dieu détefie, & qu'il punit très-rigou!•
reufement en ce monde &. en l'autre ;
.
2°. c'ell un péché honteux qui déshonore
l'homme » &l qui le rend femblable aux
k,
»
bêtes ; j°. c'eft un péché énorme dans
les Chrétiens qui font particulièrement
nentt
Si
confacrés à Diet-i par le baptême.
0. Quels
font les effets les plus ordinaires
•(lun de cet horrible péché ?
.1. Ce 'font l'oubli de Dieu , l'aveuglement
-
de l'efprit, l'endurciiTernent du coeur, fouvent l'irréligion, les vols, &!es meurtres.
fJiS
). Que faut-il faire pourréfifter aux ten¬
tations déshonnêtes?
À. Il faut en rejetter promptement les pré-
,'jl mières penfées , recourir à Dieu par la
j prière & fuir les occafions.
). Les
'
'
'■
4
penfées
a «■g
déshonnêtes font - elles
des péchés?
penfées font des péchés , fi
s'y
arrête
volontairement.
K"
>. Si on réfifte àces penfées fpnt-elles des
ui Oui : ces
10,1
,eI,ls
l'on
j,
péchés ?
i;reC 4. Non .• tout au
d'y réfifter.
contraire, c'efi: un mérite
î lï
D. Les mauvais
pas font-ils
defirs que l'on n'exécute
des péchés ?
R. Oui : tout mauvais défir elb un péché |
quoiqu'on ne l'exécute pas , parce qu'il
renferme le contentement à la mauvaifd
aélien.
D.
Quelles font les aftiens les plus ordi-
naires du péché d'impureté ?
R, Ce font l'oifiveté , la compagnie des
liJ
bertins , la ltâure des mauvais livres,les,
danlès les aflemblées r les tableaux déshonnêtes , les excès dans le boire & dans;
,
le manger , & les amitiés trop
entre
familière]
perfonnes de différent lexe.
SECTION
IL
V.f\ Uelies font les vertus dont la pra-Jj
tique nous elb plus particulière,
ment
recommandée par le fixième
neuvième Commandement ?
R. Ces vertus font ta Chadcté ,
la Modefi j
tie, la Tempérance Si la Mortification,
du corps. .
D. Qu'efl-ce que la
Çhadtté ?
R. C'efb une vertu qui nous éloigne tlffl
l'amour des choies déshonnêtes.
D. Tout Chrétien doit-il avoir un grar.t,
éloignement des choies déshonnêtes ? (
tout Chrétien y eû étroiterr.en |
obligé i
R. Oui :
■
ir5
.
cela ?
t. C'efl que par le Baptême il efï enfant
J de Dieu
membre de Jéfus-Chrift ,
& le Temple du St. Efprit.
). Qu'efl ce que la Modefiie?
j'C'fft une vertu qui règle l'extérieur du
1 ' chrétien félon l'honnêteté , la pudeur
D. Pourquoi
,
i.
& 'a bienféance.
m
). Qu'cfl-ce que la
C'efl une vertu
Tempérance ?
qui fait ufer modè-
rément des chofes du monde.
).
-P
Qu'eft-ce que la
Mortification dti*
corps ?
Iail. C'eit une vertu qui retient le corps
dans un parfait affujettifTenient à l'efi c!; prit.
F5®. Comment s'exerce la Mortification du
,
■' 1:g
1
corps}
Par le
.
retranchement de ce qui flatte
y les fens , par
Moriî ja travail.
.
1
le jeûne , l'abflinence Se
Quels moyens faut-il encore "employer pour fe garantir du péché"con-
é!of traire à la pureté.
n5tcs.Il faut vivre dans la retraite, s'exercer
oirti'à la Prière, fréquenter les Sacremens,
tient'' &c avoir une dévotion particulière à la
[
s
çjiof Sainte Vierge»
I!4
ARTICLE VII L
Explication ditfcptiàne Commandement,
SECTION
D.
I.
Q U'eft
- ce que défend le feptiènJî',
Commandement
:
TRUI
TU
NE
lé bien
PRENDRAS
DRAS A TON ESCIENT.
NI
d'au. 11
RETIE^,
I 1'!
îitl
R. Il nous défend de faire tort au
Prochain
dans fes biens.
D. En combien de manières
peut-on faire L
tort au Prochai 11 dans fes
biens ?
Y
R. En trois manières
; i.° en prenant injuL.1,'
.
,
tentent ce
retenant
qui lui appartient ; a.° en le]
malgré lui ; 3.0 enlui caufàru
quelqu'autre dommage *, c'efbà dire en ^
lui faifant perdrê ce
qui lui apppartiéil ,
quoiqu'on ne le prenne nile retienne. J
D. Comment prend - on
injustement le
bien d'autrui ?
j
R. En
l
plufieurs manières ; i.° par violerrcomme les voleurs ; 2.0
par aclreffe"
& en fe cachant, comme ceux
qui clércw:
bent en fecret ;
j, 0 par fraude
cornait
ceux
qui trompent dans leurs ouvrage:
ou leurs marchandifes
; 4.0 par ufure.
comme ceux
qui, fans titre légitime
prennent des intérêts d'argent prêta
5.°par ufurpation comme ceux qu
plaident de mauvaife foi ,font des chica
ce
,
,
,
115
femblables injuftices.
Combien y a-t-il de manières de fete;(i.nir itijullement le bien d'autrui.
lI
•gnes , & autres
*
plufieurs i°. ne pas refiituer
pris, le pouvant faire ,
les gages de fes Doaneftiques , ou le faîaire des Ouvriers ,
bu même les faire trop attendre ; 3°. ne
payer fes dettes , le pouvant faire , ou
point travailler à pouvoir les acquit-»
""''ter ; 40. ne pas rendre le bien qu'on a
tSE
. a
•
/1
r'
'rouve ou ie dépôt qui nous elt confie *
l'j0. négliger de rendre compte des biens
Il y en a
,
v ce que l'on a
2°. ne point payer
"
.ne
'
>
j
"lônt on a eu l'adminifiration.
Quelles font les différentes manières de
;'i
1
l
mïaufer du' dommage au
prochain dans
s i'
'/T'fes biens ?
gâter
:e qui lui appartient ; z°. ordonner ou
P)r':onfeiller à d'autres de le faire ; j°. les.
'/ultlJji yen a plufieurs ; 1®. détruire ou
)
F'fider 011 leur en apprendre les moyens;
qu'on le faffe quand
commiflion ,
tirs0)0, l'empêcher injuftement de gagner fa
■Vvie ou celle de fa famille.
:re îff
SECTION II.
rgttt'f A Quoi font tenus ceux qui ont fait
i(,A tort au prochain dans fes biens ?
artfeHls font tenus de reftituer ce qu'ils lui ont:
ne
u«ibn en
pa;s empêcher
a
l'autorité ou la
1?
IHl
^
j. 1
■
T ] 6
pris ou retenu injuftement & de
répat(
tout le
dommage qu'ils lui ont caufé p
D. L'obligation de reftituer
eft-elle [J(pi
preffante ?
fi'
R. Oui : fans la volonté fincère
de refis'3
tuer
promptement , on ne peut êt ffJ
fauve ni recevoir l'abfolution.
| p
D. Quand faut-il reftituer ?
R. Il faut reftituer le
plutôt poftibîe.
Et A qui faut-il reftituer ce
que l'on a ptj
injuftemen-t ?
A
R, A celui qui a fouffert le
dommage,#1/
s'il eftmort , à les héritiers.
1 Si
D. Quand on ne connoît
pas celui qi G'
a fouffert le
dommage , à qui faut 41
ou retenu
reftituer?
|
s;
R. Après une exaéfe recherche
, fi l'onn'î
pu le découvrir ,
pauvres..
il faut reftituer
auj '
ït
D. Eft-on
obligé de reftituer ce dont et"'
n'a pas profité ?
I.e i
R. Oui : il luffit
qu'on ait fait tort
ment au
prochain
le dé le
mmager de
injulle-
,
lui a fait.
D. Suffit - il de reftituer
ou retenu
tort
que
M
ce
injuftement ?
R. Non : il faut le
■
pour être obligé |f
tout le tort qu'oij
que l'on a prt
dédommager de tout I
l'pn a caufé , en
prenant çi
■
i ?7
S'êtenant
injuftement le bien d'autrui.
Apportez - en un exemple ?
Par exemple : fi l'on a pris à un Ouvrier
fe outils, ce n'eft point affez de les lui
•;
,
pendre , il faut le dédommager du gain
ju'on l'a empêché de faire.
IX.
A RT1CLE
à;
Explication du huitième Commandement.
SECTION
I.
S:|T\ U'eft - ce que défend ^le
Commandement
moignage
tu
ne
:
diras
huitième
Faux
té¬
ni
mem-
aucunement ?
Commandement défend trois choas ; i°. le faux témoignage ; 20. le men;,{oi>ge ; j°. le jugement téméraire.
iîitmQu'eft ce qu'un faux témoignage ?
h'eft une dépofuion faite en juflice
!c'iras
qui Ce
Rentre la vérité.
Le faux
tortféché ?
témoignage eft - il un grand
rsepui : car iléft contraire
tor;ï juftice , à la religion
:ui eft dûe aux Juges.
à la vérité , à
& à l'obéilïance
■
,
1
l'jjEn quoi le faux témoignage eft - il coll'aire à la religion ?
xjîn ce que l'on prend Dieu à
^eur afturer comme
ce
as.
vrai
témoin,
qui ne l'eft
1I3
D. Comment péche-t-on
le Commandement qui
encore com ,$
défend le fa,
témoignage ?
R. On pèche en plufieurs manières ; i,
fubornant des Témoins ; i ° en fa|
|oi
quant de faux titres & de faux contra.) ,0s
3.0 en fuppqfant un crime à un inn toi
privant un accufé des
moyens de fe défendre.
■
D. Qu?eft-ce que fuborner des témoins' Il
R. C'eft les empêcher de dépofer la véri§,(
rii(
ou les folliciter à
dépofer contre la véri
D. A quoi eft obligé celui qui a porté
faux témoignage ?
R. A réparer tout le tort qu'il a caufé
cent ; 4.0 en
prochain par fon faux témoignage.
D.
SECTION II.
C'eft-ce que mentir ?
R.
\^£ R. C'eft parler contre fa penfée,
D. Celui qui dit une chofe fauflè ,
la cri
yant vraie , fait-il un menlonge ?
j
R. Non : il fe trompe , mais il ne mei
pas , parce qu'il ne parle point cont
fa penfée.
D N'eft-il jamais permis de mentir ?
R. Non : le menfongë eft mauvais de fan
ture ,
D. Ne
& aucune raifon ne peut l'excuf
peut-on pas mentir pour refit
fei vice au prochain ?
qo
j®1!. Non : quand même ce feroit pour lui
& fauver la vie.
5; Que doit-on penfrr des enfans qui mentent
à tout propos pyur s'excufer , ou
}• f pour éviter quelque correction ?
On doit pen'fer ; i.° qu'ils offenfent Dieu
continuellement ; x°. qu'ils font d'un
ciléÉ 'mauvais caractère ; 3.0 qu'il
y a tout
lieu de craindre qu'ils ne deviennent des
est»; libertins & de mauvais chrétiens,
oléti ?. Qu'eft-ce que le jugement téméraire ?
e àa
ontierj C'eft un jugement cléfavantageux que
ui ap l'on fait au prochain fans fondement lé¬
gitime.
i'|l0- Donnez-en u.n exemple?
ooijK- Par exemple : celui qui attribue au pro['l, chain de mauvaifes intentions ou qui
r) condamne des aflions innocentes fur de
,
refap légères apparences , fait un jugement
auffe, téméraire.
ifoaet'- Le jugement téméraire efl-ii un grand
ùs il»
,
pécbé,?
,
,
poini.. Ce péché efh plus ou moins conftderable,
'
i
,
félon la grandeur du mal qu'on attribue
^ au prochain.
;.jC Quelle eft la caufe de ce péché ?
JV'tf(j. C'eft la malignité.& la
corruption du
PeU .1 coeur naturellement plus porté à croire
,
P
le mal que le bien.
'
I io
ARTICLE X.
Explication du dixilme Commandement.
D
Ld elt le dixième des Comman.
xl demens de Dieu ?
R. Le dixième Commandement efl celui-ci;
Biens d'autrui ne convoiteras :
POUR LES AVOIR INJUSTEMENT.
D.
Qu èfl-il défendu par ce Commande.j
ment.
R. II efl défendu de délirer inutilement li
bien d'autrui.
D. Ce Commandement ne défend-t-il
qufc
le défir injulle des biens d'autrui ?
R. Il défend encore tout attachement dél
fordonné
aux
richefTes.
D. Pourquoi ce Commandement ne parlet
t-il que du déiir injufh du bien d'autrui?
R. C'ell parce que ce défir injulle ell l'effet
ordinaire de l'amour déréglé des rich,etTei
D. Qui font ceux qui pèchent contre te
xième Commandement ?
R. Ce lotit ;
51
di|
i.° ceux qui portent envie à 1
la fortune & à h profpérité des autresl
z.° ceux qui fe propofent d'acquérir du
bien par des voies injulles ; 3.0 ceux qui
fouhaittent la difette pour débiter plus
chèrement ce qu'ils ont à vendre.
D. A quoi nous oblige ce Commandement]
R. Il nous oblige à nous contenter de l'étal
où
i
L
i il
I
où Dieu nous a mis, fans envier celui
-
«J
,
7
.
des autres.
D. Suffit-il de ne pas
fon prochain
envier les biens de
î
R. Non : il faut auffi avoir compaffion dans
fes maux , &c l'affilier dans fes befoins.
LEÇON
VII.
R
Des Commandemens de l'Egîife.
■ta
ARTICLE
lf®|
I.
Des Commandemens de l'Egîife en général,
D. Q Uffit-il , pour
,
gar<3 der les Commandemens de Dieu ?
être fauvé de
-1
:tr;' R. Non : il faut auffi garder les Commannflt demens de l'Egîife.
*ri
D.
L'Egîife a^t-elle le pouvoir de faire
des Commandemens ?
ontre r Qffi
Jéfus-Chrifl lui a donné ce pou-
es,ltll
■■£ voir, & il nous a ordonné de lui obéir.
des a1
Sous quelle peine les Commandemens
de l'Eglile obligent-ils ?
jcqi-R. ils obligent, ainfi que les Ccrrmande#
mens de Dieu,fous peine de péché mortel.
0
lébi'i'Z?. Combien y a-t-il de Commandemens
itlre.
de l'Eglile ?
laif'-R U y en a fix principaux ,
tous les fidèles.
qui obligent
F
Dites les Corr.mandemens de l'Egllfe }
T>.
R, i.° Les Fêtes tu
L
fanûifieras qui te font 3
de commandement. 2° Les Dimanches
Meffe ouiras & les Fêtes pareillement,
M
3°. Tous tes péchés confefferas à tout le
moins une fois l'an. 40. Ton Créateur tu
moins à Pâques humblement.
y° Quatre-te m s vigiles jeûneras & Ie l
Carême entièrement. 6.° Vendredi chair
ne mangeras ni le Samedi mêmemenr.
i {,
recevras au
ARTICLE II
Commandement de l'Eglife.
Quoi nous oblige le premier Com-j
A mandement de l'Eglife : Les Fê¬
Du premier
D.
A
tes
de
tu
sanctifieras quï te
sont i
commandement ?
;
chofes ; i.° à nous j
ahftenir des oeuvres fer viles les jours de j
Fêtes commandées ; 2.0 à paffer fainte-E
ment ces jours-là en les employant au ,
fervice de Dieu.
1
D. Quelles font les Fêtes inûituées parji
R. SI nous oblige à deux
l'Eglife ?
fortes ; i.° les unes i
honorer les myftères de notre !
Seigneur ; 20. les autres pour honorer j
la mémoire de la-Sainte Vierge &*dsll
R. Il y en a de deux
pour
Saints.
D. A quoi
faut-il employer les Fêtes ccn4
113
facrées aux Myftères de notre
Seigneur
Jéfus-Chrift ?
R. 11 faut les
employer ; ï°. à,méditer fes
Myftères ; 2° à remercier notre Seigneur de ce qu'il a fait pour nous dans
fes Myftères ; 3.° à tacher de
participer
aux grâces qui lui font attachées,
ishte»
iii||
itijs! D. Que faut-il faire aux
jours de Fêtes de
à»
Sainïe Vierge & des Saints ?
œ®"R. i.° Il faut remercier Dieu des
grâces
.qu'il leur a faites 8C de la gloire dont
il les
a
couronnés ; 2.0 il faut confi¬
ât dérer atientivement leurs vertus
6c
[6 nous les propofer
pour modèles ; y? il
faut les prier d'intercéder
pour nous
auprès de Dieu.
,
.
ARTICLE 11 L
Du fécond Commandement.
A Quoi nous
oblige le lecond ComL-j*'■ xa. mandement : les Dimanches
Messe
Ijj'p
•
'
ouïras
et
les
Fêtes
pa¬
reillement ?
rûtués
Il nous
,
n
oblige d'entendre la fainte Mefte
les jours de Dimanches & de
..#v Comment doit-on entendreFêtes»
la Mefle
s
oour
tlll
accomplir ce précepte ?
'j. On doit l'entendre
er5£
entièrement avec
attention , modeftie & dévotion.
,
ir
A
quedle Mefte principalement i'Eglife
î
14
défife-t-elle que l'on affilie les jours
Dimanches & de Fêtes ?
R. A la-Meffe de Patoilîé.
?
D. Pourquoi cela
R. i.° C'eft que la
j
Meffe de Paroiffe
les Pa.
dit plus particulièrement pour
roiffiens ; 2° C'eft que les prières du
peuple jointes à celles du Pafteur , ont
plus de force auprès de Dieu ; 3.0 C'eû
qu'on doit favoir plufieurs chofes dont
on
ne
peut être
de 'Paroiffe,
inftruit qu'à la Mefït
chofes ?
D. Quelles font ces
R. Ce font toutes celles qui fe
Prône ; comme les Fêtes , les
les Bancs de mariage , les
les Ordonnances épifcopales , & autre?
pubîient-aij
Jeûnes!
Monitoiresl
femblables dont l'ignorance donne lie»,
à bien des péchés.
D.
ARTICLE IV.
Du troifiémt Commandement.
«
U'eft-ce que l'Eglife nous ordonti
troilième Commandement
XL pat es
Tous TES PÉCHÉS
TOUT EE MOINS UNE
CONFESSERAS , '
FOIS L'AN ?
1
R. Elle nous ordonne de confeffer , r
moins une fois chaque année , tous a
péchés au Prêtre , pour en
l'abfolution.
recevtf'
LI
.
—
%
I25
I). A qui doit-on
annuelle ?
taire cette Confeffion
R. A
fa per-
p. D. En
quel tems faut-il faire cette Con-
Ton propre Pafteur , ou avec
mifiion , à un Prêtre approuvé.
jUj . fefiion ?
R. Il la faut faire à Pâques, afin qu'elle
de préparation à la
D. A quel âge
au
"
ferve
communion pafchale.
précepte de
efi-on obligé
.
a
|jR, laLorfqu'on
confefiiona annuelle
?
atteint l'ufage de raifon.
Que doit-on penfer de ceux qui ne fe
D.
confeflènt qrv'une fois l'an ?
,R. Qu'ils s'expofent
S
à faire de mauvaifes
confeflîons & qu'ils mettent leur falut en
Si daneer-ARTICLE
»
Du quatrième
eClD.
V.
Commandement.
A Quoi oblige le quatrième ComJ_\. mandement de l'Egjife : Ton
Créateur tu recevras , au moins
Pâques ^humblement ?
[#'R. Il oblige tous les fidèles qui ont
,
il# de communier chaque année dans la
■ï$! quinzaine de Pâques,
A quel âge eft-on obligé de communier ?
I V.
r»"
a
l'âge
s
Lorfque les Pafteurs jugent
néei1
afsès de difcernement pour
efl:
préparer.
qu'on a
s'y bien
F 3
I2Ô
D. Satisfairoit-on
au
précepte de la com.
munion paichale en communiant
indi¬
gnement ?
R. Non : car
l'Eglife , en nous ordonnant
de communier à
Pâques, veut que nous
apportions tous nos foins pour faire une
bonne Communion.
D. Où faut-il faire la Communion
Pafcbale ?
R. Chacun doit la faire dans fa
Paroiffe,
s'il n'a une permiffion
particulière de la
faire ailleurs pour de bonnes raifons.
D. De quelle peine
l'Eglife menace-t-el!e
qui ne communient point à Pâques ?
R. De les priver de l'entrée de
l'Eglife pen¬
dant leur vie & de la
fépulture eccléfiaftique après leur mort.
ceux
,
D. Doit-on fe
contenter
fois l'an ?
R. Rien n'eli
plus à délirer
de
communier
une
plus fouvent
que de le
faire
auffi l'Eglife fouhaite-telîe
que tous les fidèles vivent fi chré¬
tiennement, qu'ils puiffent communier
fouvent Si avec fruit.
,
ARTICLE
VI.
Du cinquième Commandement.
D r\ Uel eft le cinquième
ment
de l'Eglife ?
Commander
I27
R.
C'eft celui-ci :
giles
jeuneras
Quatre-Tems viet le
carême
entierement,
D. A quoi
oblige ce Commandement ?
R.11 oblige à jeûner
certains jours quand
& qu'on n'a pas d'empê¬
chement légitime.
on a
l'âge
,
SECTION
I.
Ue faut-il faire pour jeûner comme l'Eglife l'ordonne ?
R. îf faut faire trois choies; i°. s'abftenir
de viande ; 2°. ne faire qu'un repas
clans la journée , 30. le faire environ
D f\
l'heure de midi.
outre ce reps , prendre
quelque nourriture dans la journée ?
R. L'ufage a introduit un légère collation
le foir, & il eil permis de fuivre cet ufage.
D. Peut - on
,
faut-il accom¬
le rendre agréable
I à Dieu ?
R. Il faut jeûner en efprit de pénitence ,
& joindre au jeûne la Priere &C l'Au¬
D. De
quelle difpoiition
pagner le jeûne pour
le peut.
quel âge commence - t - on d'être
obligé au précepte du jeûne ?
R. A l'âge de vingt - un ans accomplis,
D. Peut - on , en certains cas , être difpenfé du jeûne ? *
mône autant qu'on
D. À
F 4
118
R. Oui : quand on
a
des raifons légitimes
pour cela : tels font , t0, les malades
,
les femmes enceintes
, les
nourrices ;
2°. les pauvres
qui n'ont pas le moyen
de fe procurer un
repas fuffifant dans la
journée ; 30. ceux que leur travail dur
& affidu
expoferoiï à être totalement
incommodés par le Jeûne.
SECTION II.
D.
T) Our quoi jeûne-t-on les quatre tems?
R Jl
C'eft pour conferver
par quelques
jours de pénitence les quatre faifons de
.
l'année.
D. Pourquoi encore ?
R. C'efl pour demander à
chaque Ordina¬
tion de dignes Minières de
PEglife.
D.
Qu'entendez-vouspar
les Vigiles ?
R. On entend des Jeûnes
ordonnés pour
la veille de certaines Fêtes.
D. Qu 'eft - ce
que le Jeûne du Carême?
R. C'eft un Jeûne de
quarante jours or¬
donné par l'Eglife.
D. Pourquoi le Jeûne du
Carême a-t-il
été inftittié ?
R. Pour honorer &
pour imiter le Jeûne
de notre
Seigneur Jéfus-Chrift.
D.
Pourquoi encore ?
R. Pour nous
préparer à bien célébrer la
v
Fête de
Pâques,
I
défend par
"eft-ce que l'Eglife
Commandement :
fixième
ne
mangeras ,
R. Elle défend de manger
de la viande le
Vendredi
ni
le
chair
samedi
memement >
Vendredi & le Samedi.
D.
Pourquoi l'Eglife défend-elle de man¬
ger de la
R. C'eft en
viande le Vendredi d
mémoire de la mort doulou-
fouffert le
l'abflinence
reufeque notre Seigneur à
Vendredi.
D. Pourquoi ordonne -1 - elle
le Samedi ?
R. Pour honorer la fépulture
Seigneur , & le jour
y
qu'il
de notre
derrteura ,
qui fut le Samedi.
D. Pourquoi encore l'abflinence eft ordonnée ces deux jours ?
R. Pour nous préparer par la pénitence à
.bien célébrer le St. jour de Dimanche.
elle
D. Efl-ce un grand
du Jeûne &
mal de violer les loix
de l'abflinence aux jours,
prefcrits par l'Eglife ?
violer ces loix fans,
péché mortel.
R. Oui : on ne peut
commettre un
P. Pèche -1 - on feulement
contre la tem¬
FfJeûne ô£
pérance , en n'obErvant pas le
*1°.
î'abiKnence que l'Eglife ordonne ?
R. Non feulement on
pèche contre la tem¬
pérance mais on pèche auffi d'une ma¬
nière fcandaleufe contre la
Religion.
D.
,
Comment cela ?
R.C'eft que c'eftun
grand fcandàle , furtout de la
part d'un Catholique , de défobéir aux loix de l'Eglife.
LEÇON
DU
D. /^vU'eft
R.
C'eft
-
ce
P
VIII.
É C H É.
que le péché ?
une
défobéiffance à la Loi de
Dieu.
D. Combien y a -1 - il de fortes de
R. Il y en a de deux fortes
;
péchés?
favoir, le pé¬
ché originel & le péché mortel.
ARTICLE I.
Du Péché originel.
D. /"'V U'eft- ce que le
péché ori ginel.
R. Ni C'eft un péché dans
lequel nous
fommes conçus , & dont Adam notre
premier Père nous a rendus coupables
par la défobéilTance.
D. Le péché d'Adam a -1 - il
paffé jufqu'à
nous ?
R. Oui : & nous naiffons tous
véritable-;
ment
pécheurs.
D, Quelles font les fuites du
péché originel i
I31
l'Ignorance , a0, la Con¬
cupiscence , c'elt à-dire l'inclination au
mal, 30. les miières de la vie ,4°. "la
R. Ce font, i°.
néceffité de mourir.
péché originel ?
D. Quel eft le remède du
R. C'efl le Sacrement de Baptême.
D. Le Baptême ôte-t-il les
originel ?
R. Non : mais il donne
Suites du péché
des grâces pour les
vaincre ou pour les fuppo'rter,
ARTICLE IL
Du péché Âéluel.
D./^v U'eft-ce que le péché
R.
aétuel ?
péché que
nous com¬
notre propre volonté , de¬
puis que nous avons atteint l'ufage de
C'eft
un
mettons , par
la raifon.
D. En
ce
combien de manières commet-on
péché»
favoir, par penfées,
paroles , actions & omiffions.
D. Qu'appelez-vous péché d'Omiffion ?
R. C'elt un péché que nous commettons
en négligeant de nous
acquitter de nos
obligations.
D. Donnez nous en un exemple ^
R. En quatre manières;
,
-
R. Un enfant
,
par exemple , qui
ne rend
point à les père & mère l'honneur , le
lervice & l'affiftance qu'il leur doit,
F 6
\3}
fait un péché d'omiftion."
D. Quels font les principaux
péchés d'Omillion ?
R. Ce font ceux par
lefquels on néglige
ce
que l'on doit à Dieu , comme de
l'adorer, de l'aimer
de penfer à lui &
,
de le prier,
D. Combien
y a-t-il de fortes de péchés
-aétuels ?
R. Il y en a de deux fortes ;
favoir, le pé¬
ché mortel & le péché véniel.
ARTICLE
III.
Du pichi mortel.
D./^vU'eft-ce que le péché mortel ?
R.VC'eft un péché qui nous fait per¬
dre la grâce de Dieu &
qui nous rend
dignes de la damnation éternelle.
D. Pourquoi l'appele-t-on mortel ?
R. Parce qu'il donne la mort à notre ame
& qu'il mérite l'enfer
qui eft la mort
,
,
éternelle.
D. Comment le péché
la mort à notre ame ?
R. En la privant de la
mortel
donne-t-il
grâce fanclifiante
qui eft la vie fpirituelle<
D.Quand eft-ce qu'un péché eft mortel?
éR.C'eft lorfque la matière eft confidérable
&c qu'on le commet avec un
parfait
contentement.
D.
Combien faut - ii de
péchés mortels
pour être damné ?
R, Il n'en faut qu'un feul , quand même
celui qui le commettroit auroit vécu
comme un
Saint.
D. Devons - nous bien craindre le, péché
mortel ?
R. Oui ; i.° parce qu'il eft le plus
de tous les maux ; 2.° parce qu'il nous
grand
prive du plus grand de tous les biens ,
qui eft la grâce de Dieu ; 3.0 parce qu'il
nous rend fes ennemis Se nous fait mé¬
riter l'enfer.
ARTICLE
IV.
Du péché Véniel.
véniel ?
affoiblit en
D.C"\ U'eft-ce que le péché
R. xl C'eft un péché qui
nous la grâce , quoiqu'il ne
nous l'ote
difpofe au péché mortel.
D. Quand eft-ce qu'un péchéeft véniel?
R' C'eft lorfque la matière eft légère , ou
pas , &c qui
que le confentement
D. Le
eft imparfait.
péché véniel eft-il fort à crain¬
dre ?
R. Oui : plus que tous
les maux de la vie ?
D. Pourquoi cela ?
R. C'eft qu'il offenfe
Dieu ; 1c'eft
qu'il mérite d'être févèrement puni ;
3.0 c'eft que fouvent il arrive qu'en
croyant ne
pécher que vénieïïement,
pèche mortellement.
D. Quelle peine mérite le péché véniel ?
R. 11 ne mérite
pas l'enfer , mais il mérite
des peines temporelles qu'il faut foufîrir
on
en ce monde
ou en l'autre.
ARTICLE V.
U'eft
Des péchés capitaux.
ce
que
l'on entend
Se Péchés Capitaux.
par les
R. On entend des péchés dont chacun eft
la iburce de
plufieurs autres.
D. Combien y a-t il de péchés Capitaux ?
R. Il y en a lèpt ; fa voir , l'Orgueil, l'Ava¬
rice , la Luxure , T'Envie , la Gourmandilé , la Colère
la Parefte.
SECTION
1.
D./^\ U'eft-ce que l'Orgueil ?
R.VC'eft
un
déreg;é de fa pro¬
fait qu'on méprife
que l'on veut s'élever au-1
amour
pre excellence , qui
les autres , &
deffus d'eux.
D. Quels font les effets de l'Orgueil ?
R. Ce font la vaine eftime de foi-même ,
la pré'fomption , le mépris du Prochain,
l'ambition & l'hypocrifie.
D. Quelle eft la vertu oppofée à
l'Orgueil?
R C'eft l'humilité.
D. L'humilité eft - elle nécefîarre au falut ?
;î?.. R. Ouï, elle eft fi nécefîaire, que fans elle
il n'y a point de vertu Chrétienne.
D. Qu'eft-ce que l'Avarice ?
R. C'eft un amour déréglé des biens de la
-
terre.
D. Quels font les effets les plus ordinaires
de l'Avarice ?
R, Ce font ; t.° l'injuftice envers le ProP
*
chain; 2.° la dureté envers les Pauvres ;
application continuelle aux
s'enrichir , qui fait qu'on ne
penfe ni à Dieu , ni à Ion falut.
3.0
une
moyens de
SECTION
II.
U'eft-ce que la Luxure?
'
loe R y On appelle ainfi le vice de l'impu¬
reté qui, félon St. Paul, ne devroit pas
même être nommé parmi les Chrétiens.
D. Quelle eft la vertu oppofée à ce vice ?
;
R. C'eft la vertu de Chafteté.
m® D. La Chafteté oblige -1 - elle tous les
m
Chrétiens ?
R. Oui : elle eft fi néceflaire , que chacun
eili
doit la garder conformément à l'état de
m
vie où il eft engagé.
[fi; D. Qu'eft-ce que l'envie ?
R. C'eft un déplaifn que
!'0tf
l'on reffent du
bien de fon Prochain.
D. A quelle vertu l'envie eft-elle oppofée ?
jiiP R. Elle eft oppofée
à la charité , qui fe
réjouit du bien de. fon Prochain , &
s'afflige de fon mal.
D. Quels font les effets de l'Envie ?
R. C'eft x°. de reffentir de la joie du mal
qui arrive au Prochain,& des médifances
que l'on en fait ; a.° de chercher à dimi¬
nuer fa
réputation ou fon crédit; 3,°d'in¬
terpréter malignement fes aftions , ou de
,
lui attribuer de mauvaifes intentions.
III.
SECTION
D./^\ U'eft-ce que la Gourmandife ?
C'eft un amour déréglé du boire
R.
& du manger.
D. Quelle efpèce
de gourmandife efl la
plus commune & la plus dangereufe ?
R. C'eff l'hyvrognerie , qui rend l'homme
femblable aux bêtes.
D. Quelles font les fuites de ce vice r
R, Ce font les impuretés, les querelles, la
diffipation des biens, la perte du temps,
& les icandales.
V.Q u'eft-ce que la Colère ?
R. C'eft
nous
nous
un
mouvement
de l'ame f qui
fait
rejetter avec horreur ce qui
déplaît, & qui nous porte à nous,
venger.
D. Quels font les effets de la Colère ?
R, C'eft ; i.° de s'occuper avec
]
dépit des :
l
■ I
'37
injures qu'on croit avoir reçues ; 2.® de
dire des injures au Prochain , de lui faire
des menaces, de le frapper ; 30. de former
le deffei'n de fe venger dans l'occafion.
til
à
i : D. A
quelle vertu la colère eft-elle oppofée ?
s,:: R. A la douceur que Jéfus-Chrift nous a
.
H)j,|
tant recommandée , & dont lui-même
nous a donné de fi grands exemples.
SECTION
IV.
|i
D n U'eft-ce que la Parefie ?
[ni I R- fon état
C'eft une
négligence des devoirs de
& un dégoût des exercices
,
r
il
1
p,
de piété Se de religion.
D. Donnez un exemple de ce que chacun
doit
faire pour remplir les devoirs de
fon état.
R. i.° Un enfant doit s'appliquer à l'étude
& faire ce que fes père & mère lui ordon¬
nent ; 2.0 les domeftiques doivent avoir
11W
foin de ce que leurs maîtres leur con¬
fient ; 30. un ouvrier doit travailler avec
fidélité pour gagner fon falaise.
.
D. Quelles
if:î
Pareffe ?
font les vertus oppofées à la
tei1' R, Ce font, i°. une vraie piété ; 20. l'a¬
mour de fes devoirs, principalement ceux
de la religion ;
(lifil1
remplir.
3° l'activité à les bien
13S
D. Qu'eft-ce que l'on entend par les Péchés
de rechute ?
R. Ce lont les péchés dans lefquels on re¬
tombe Couvent.
D. Que doit - on penfer des péchés de
rechute ?
R. Qu'ils <ont très-funefïes ; t.° à caufe
de la mauvailè habitude qui eit l'effet
des fréquentes rechutes ; 2° parce que la
mauvaife habitude eft fuivie , pour l'or- J
dïnaire , de l'impénitence finale & de la
mort dans le
péché.
D. Que faut-il faire pour ne pas retomber
f
|
dans le péché ?
y
R. i.° Il faut éviter les occafions, veiller
fur foi- même : 2.0. il faut combattre Si
mortifier fts pa filon s ; 3.0 il faut mener
une vie
pénitente & laborieufe.
LEÇON NEUVIÈME.
DE
LA
GRACE.
E
quoi avons - nous befoin pour
obferver les Commandemens de
Dieu , & pour éviter le péché.
R. Nous avons- befoin du fecours de la
grâce de Dieu.
D.Q u'efi-ce que la Grâce ?
R. C'efl: un don furnatureî que Dieu nous
i
139
accorde par fa pure bonté, en vertu des
mérites de notre Seigneur Jéfus » Chrift,
pour obtenir la vie éternelle.
P. Combien y a-t-il de fortes de Grâces ?
R. Il y en a de de deux fortes (avoir , la
grâce habituelle , la grâce aéhielle.
ARTICLE
I.
De la Grâce habituelle.
D A U'eft-ceque la grâce habituelle ?
C'efl: une
nous rend
grâce , qui de pécheurs
juftes.
D. Pourquoi l'appele-t-on habituelle ?
R. Parce qu'elle demeure en nous
après
qu'elle nous a été donnée,
D. Comment perd-on cette grâce?
R. On la perd par le péché mortel.
D. Doit-on bien craindre par la perte de
la grâce habituelle ?
R. Plus que la perte de tous les biens
l du monde qui ne font rien en comparaifon des avantages que cette grâce
,
nous procure.
D. Quels font ces avantages ?
R, t.°C'eft de nous unir intimément à
Dieu ; 1° c'eft de nous élever à la qua¬
lité de fes enfans adoptifs ; j.° c'eft de
nous donner droit au Paradis.
D. Quand nous recevons la grâce habituel¬
le, que recevons-nous avec elle?
É
140
D. Nous recevons les dons du St.Efprit &
les habitudes infuies des vertus chré¬
tiennes.
SECTION 11.
Du péché aHiiel.
D./"\ C'eft-ce que la Grâce aûuelle ?
R.^c C'eft une grâce par laquelle Dieu
le bien , & qui agit
lorfque nous le fa'dons.
D. Pourquoi la grâce aûuetle nous eftnous
■
porte à faire
avec nous
eîle donnée ?
R. Afin que nous évitions le péché &
que nous faffîons le bien comme il faut
pour le falut.
D, Ne pouvons nous pas fans la grâce faire
le bien comme il faut pour être fauvés?
R. Non : de nous-mêmes nous ne pouvons
rien faire de bien pour le Ciel.
D. Eft- ce afsès pour faire le bien, de
recevoir la grâce ?
R. Non : ce n'eft point affez , il faut de
plus en fuivre les mouvemensD. Pouvons • nous réfifter au mouvement
de la grâce ?
R. Oui ; c'eft une vérité que la Foi nous
, & que l'expérience
ne con¬
firme que trop.
D. Comment obtient-on la grâce ?
R. Par la Prière.
enfeigne
i4i
Tv*&wi.iRg3iLtjiuaE.' M/Btui. ,ijft-vwASEreag^
apwsM
LEÇON DIXIEME.
DE
L A
SEC
PRIERE.
xTo N
I.
De la Prière en général.
D. /~\ Ueft-cc que la prière ?
R.
C'eft une élévation de notre ame
vers Dieu pour
l'adorer, & pour lui
demander nos befoins.
D. Eft-il néceftaire de prier ?
R. Oui : c'eft un de nos devoirs
effentiel.
D. Quand faut-il prier ?
R. Le plus fouvent que l'on peut,
le plus
mais on
n'y doit pas manquer ; i.° lè matin &
le foir ; z.° avant &i après le repas ;
3.0 quand on affilie à la Sainte Meffe 6C
aux'Offices de l'Eglife ^4.° lorfqu'on
doit recevoir les Sacremens ; y° enfin
dans les tentations & dans les dangers.
D. Comment faut-il prier ?
R. Il faut prier avec attention ,
confiance & perfévérance.
humilité,
attention ?
l'efprit & le
cœur ayentpart aux prières que l'on fait
D. Qu'eft-ceà dire prier avec
R. C'eft - à • dire qu'il faut que
à Dieu.
D. Il ne fuffit donc
141
pas de prononcer des
paroles pour prier ?
R. Non : Dieu
rejette la prière qui fe fait
des lèvres feulement.
ARTICLE I I.
De l'Oraifon
Dominicale.
eft la
plus excellente de
toutes les
prières ?
Uelle
R. C'eft i'Orailon
ment
D.
le I'ater.
Dominicale, ou autre-
Queft-ce que le Pater ou l'Oraifon
licaic ?
R. C'eft une prière
que notre Seigneur
Jétus Chrift lui-même nous a en
feigne.
D. Pourquoi dites-vous
que c'eft la plus
excellente de toutes les
prières?
R. C'eft qu'elle contient en
om-
abtëgé tout ce
que nous pouvons demander à Dieu.
D. Dues le Pat er en latin ?
R. i. 1
Ater noftcr qui es in ccelîs
aï
,
tificetur notnrn tuum
2.
fane-
Adve-
niat regnum tuum.
3. Fiat voluntas tua
licut in co-lo & in t rra.
4. Panem noftrum quotid anum da riobis
hodiè. 5. Et
dimitte nobis d
buanoftra, fieuf & nos
dimittimus debitoribus noftris. 6. Et ne
nos
nos
inducas in tentâtionm.
à maîo.
Amen.
D. Dites- le en françois ?
7. Sed libéra
,143.
Pere qui êtes aux Cieux :
i.^ que votre Nom ion fan&ifié.
i. Que votre règne arrive, j. Que votre
R- j. TVT Otre
volonté loit faite en la terre comme au
Donnez-nous aujourd'hui notre
pain quotidien. 5. Et nous pardonnez
nos ofFenfes comme nous pardonnons à
ceux qui nous ont offenfés. é.Et ne nous
induifez point en tentation. 7. Mais déli¬
vrez- noxts du mal. Ainfi (bit-il.
Ciel. 4.
SECTION ï.
Explication du Pater,
DOurnnoi Dieu veut-i! que nous
l'appelions notre Pekb.
R. Pour nous infpirer à fon égard la confian¬
ce qu'un fils doit avoir pour fon Père
D.
1
D. Dieu eft-il notre Père ?
R. Oui, i.°
lui qui nous
;
2.0 c'eft lui qui nous conferve &
nous donne tout ce que nous
avons;
à créés
qui
c'eft
3.° c'eft de lui que nous attendons tout
efpérer.
ce
que nous devons
D. Pourquoi difons-nous
notre père ,
Pèret?
R. C'eft pour nous faire comprendre que
& non pas mon
frères , & que nous de¬
prier les uns pour les autres.
D. Puifque Dieu eft par - tout, pourquoi
difons-nous : Qui êtes aux Cieux ?
nous fommes tous
vons
Il
I
144
R. C'efl que nous regardons le Ciel comm«
le trône de la gloire & comme le lieu ou
nous devons
afpirer.
D. Combien y a -1 - il de demandes au
Pater ?
R. Il y en a fept.
D.
Que demandons ■ nous , en difant '
soit sanctifié ?
votre nom
R. Nous demandons que Dieu foit connu,
fervi & glorifié par tous les hommes, &
par nous en particulier.
SECTION
D
Ue demandons -
II.
nous
à Dieu par
Vc ces paroles : Que votre régne
arrive?
R. Nous lui demandons qu'il régne fur nos
par fa gloire , & qu'il nous fade j
régner éternellement avec lui dans la i
w
gloire.
D. Que demandons - nous , en difant : I
coeurs
votre
volonte
terre
comme
soit
au ciel
faite en laj
?
R. Nous demandons pour nous & pour e
tous les hommes la grâce d'être fournis à m
la volonté de Dieu , & de l'accomplir* lus
avec autant de zèle que les Anges & les
Saints le font dans le Ciel.
D. Que demandons - nous par ces paroles : j ïc
ï
\
donnez
-
nous
aujourdhui
no¬
tre
I
tre
145
pain
s
quotidien ?
R. Mous demandons â Dieu
ce
qui nous
eft néceflaire
chaque
jour
pour
la vie
de l'Ame & du
Corps.
D. Que demandons nous
lorfque nous
-
difons : Pardonnez
fenses
-
nous
?
nos
of¬
R. Nous demandons à Dieu
qu'il nous ac¬
corde la grâce d'une véritable
pénitence
& qu'il nous
pardonne nos péchés.
D. Pourquoi
ajoutons - nous : Comme
nous
[
pardonnons
nous ont offensés?
R. C'eft que le pardon
a
ceux
qui
que nous accordons
[ aux autres doit être la règle & la me-
j fure de celui que nous demandons pour
| nous-mêmes.
D. Que demandons-nous
et
ne
nous
par ces paroles :
induisez
point
en
tentation ?
R. Nous demandons à
Dieu de nous
ferver des tentations, & de nous prédon¬
ner la
grâce de les furmonter
fï (^ne demandons-nous en difant : mais
3
ï deuvrfz'nous du mal?
ù Nous demandons d'être
délivrés de
toutes fortes de maux en ce
monde &
l'autre , mais principalement du
pé¬
ché
Se de la damnation éternelle.
ïrf
en
[
G
I4<$
'ARTICLE I M.
De la Salutation Angélique.
Celle elt la principale entre les
prières que l'Eglife adreffe à la
Sainte Vierge ?
R. C'eft la Salutation Angélique , ou auP.
I'Ave Maria.
trement
D. Dites I'Ave Maria en latin.
R. A VeMaria, gratiâ plenâ , Dominus
htenediâa tu in mulieri»
benedictus Eruélus Ventris tui
tecurn :
bus &
Jefus.
Sandta Maria , Mater Dei , ora pro
nobis peccatoribus nunc Se in horâ
tnortis noftrœ. Amen.
D. Dites la même Prière en françois ?
R. ï E vous falue Marie, pleine de grâ-'J
J ce le Seigneur eft avec vous ; vous!
êtes bénie entre toutes les femmes, Sa
Jéfus le fruit de votre Ventre eft béniJd
Sainte Marie , mère de Dieu , prieai
,
pour nous, pécheurs
,
maintenant & àî
l'heure de notre mort. Ainfi foit-il.
D. Pourquoi la fainte Eglife appelle-t-eM
la fainte Vierge mère de Dieu ?
R, Parce qu'elle a conçu & enfanté JéfttSw
Chrift qui eft Dieu.
D- Que doit - on fe
I'Ave Maria?
j(
propofer , en difaijll
!
.,47.
R. i°. De remercier Dieu du
Myflère de
l'Incarnation ; i°. de féliciter la Sainte
Vierge en ce que ce Myllère s'eft ac¬
compli ;j°. de lui demander fon interceffion auprès de Dieu
pendant notre
vie & à l'heure de notre mort.
D. Pourquoi fupplions-nous la
S'te-Vierge
de nous affilier ,
particulièrement à
l'heure de notre mort?
R, C'eft que la plus
importante de toutes
les grâces eft celle de bien mourir
, puifque de-là dépend notre éternité.
1!!
)
LEÇON
Il ■
*
ONZIÈME.
Des Fins dernières.
D.
■:'
U'eft
ce
que l'on entend par
les Fins dernières?
es. R. On entend
les circonftances de
-
: v;
l'état
lit i de l'homme, tel
qu'il demeure fixé au
f dernier moment de fa vie
pour toute
nth l'éternité.
|
,
il, P. Faut-il penfer
e-V
nières ?
) R. Oui : c'eft le
fouvent
aux
Fins
der-
moyen d'éviter le péché ,
té H comme Dieu lui-môme nous en a affuré.
JP. Combien y a-t-il de Fins dernières ?
fljh 11 y en a quatre ; favoir
n,
l
,
la Mort , le
Jugement, l'Enfer ôc le Paradis.
G a
t4§
ARTICLE
DE
LA
I.
MORT.
U'eft-ce que la Mort ?
C'eft la féparation de
D.
R.
l'ame &
du corpr.
D. Devons-nous mourir un jour ?
R. Oui : nous mourrons tous , mais nous
ne
favons ni l'heure ni le jour de
notre
D. A
mort.
quoi
nous oblige l'incertitude où
de l'heure de notre mort?
nous Tommes
R, A nous préparer fans
ter
une
mauvaife
ceffe, ahn d'évi¬
mort
,
«
& de nous
en procurer une bonne.
D. Qu'eft-ce qu'une bonne mort ?
R, C'eft la mort de celui qui eft en état j
de grâce.
||
D, Queft-ce que la mauvaife mort?
R. C'eft la mort de celui qui eft en pé-J
ché martel.
D. Que devient le corps après la mort?.
R. Il eft mis en terre où il fe corrompt &
réduit en pouffière.
D. Et l'ame que devient-elle ?
qui eft immortelle, elle
paroître devant Dieu pour être
jugée félon les œuvres..
R. Quant à l'ame
va
149
ARTICLE
II.
Ù JUGEMENT.
D.
U'entendez-vous par le Jugement ?
R.
J'entends la Sentence que Dieu
porte fur le compte que chacun de nous
devons lui rendre d'abord après notre
D
mort.
appelle-t-on le Jugement
qui fe fait de chacun de nous d'abord
après notre mort ?
R. On l'appelle le Jugement particulier.
D. Pourquoi l'appelle-t-on ainfi?
R. Pour le diflinguer du Jugement gé¬
néral qui le fera de tous les hommes à
la fin du monde après qu'ils feront
D. Comment
,
reffufcités.
D. Sur quoi chacun doit-il être jugé ?
R.Sdr le bien ou le mal qu'il aura fait
pendant la vie.
devient l'ame après le Jugement
particulier?
R. Elle va en Paradis ou en Purgatoire,
ou en Enfer
félon le bien ou le mal
D. Que
,
qu'elle a fait.
D. Puifque chacun cft jugé en particulier
d'abord après la mort, pourquoi y
aura-t-il un Jugement général à la fin du
monde ?
R. Ce fera pour manifefler avec plus d'éclat
G 3
IJO
la confufion des
méchans, la
gloire des
Saints &c l'autorité de N. S. J. C.
ARTICLE
D E
D.
R.
U'eff-ce que l'Enfer?
C'eft un lieu de fupliees oit les
méchans feront éternellement
avec les
D.
IIL
V E N F E R.
punis
Démons.
Qu'éft - ce que les méchans fouffrent
en
Enfer?
R. Ils fouffrent deux fortes de
peines ; favoir la privation de Dieu & le
tourment
du feu qui les brûle
perpétuellement.
D. Eff-ce que les amcs
.
qui font préfente-
Enfer fouffrent la
peine du feu?
R. Oui : elles fouffrent les
ment en
peines du feu
quoiqu'elles foient féparées de leurs
corps.
D. Comment cela fe peut-il faire.
R. Par la toute
puiffance de Dieu.
D. Les peines de l'Enfer
ne
jamais,
finiront-elles
R. Non telles
n'auront jamais de fin , &
dureront tant que Dieu fera Dieu.
D. Les Damnés auront ils au moins
-
quelque loulagement ?
R. Non : ils fouffriront fans relâche , fans
confolation &, fans elpérance d'aucun
■
foulagement.
( P Qui font ceux qui vont en Enfer?
R. Ce font ceux qui meurent en péché
i
mortel.
i
D. Combien
mortels
faut-il de péchés
pour aller en Enfer ?
| R. 11 n'en faut qu'un leul , fi on meurt
fans avoir
fait pénitence.
IV.
PARADIS.
ARTICLE
'
DU
I P. f \ U'eft-ce que le Paradis ?
R.
G'eft un lieu de délices où les
Saints jouiflent d'un bonheur éternel.
P. En quoi confifte ce bonheur ?
R. Il confifie dans l'exemption de toutes
fortes de maux clans la vue Si lapo'ffeflion de Dieu, & dans la joie que les
Saints en reffeatent.
D. Combien durera le bonheur des Saints
dans le Paradis ?
R. Il durera éternellement,
c'eft-à-dire
qu'il ne finira .jamais.
D. Les Saints des-à-préfent font-ils en corps
& en ame dans le Paradis ?
R. Leurs ames feulement y font quant à
prélent, & leurs corps y entreront après
la réfurreéfion générale.
D. Qui font ceux qui vont en Paradis ?
R. Ce font ceux qui meurent en état de
grâce.
G 4
'51
D. Que faut-i! faire
.
pendant
pour aller en Paradis?
R. 11 faut aimer Dieu de tout
Cette
vie
fon cœur &
accomplir fes Commanclemens.
A R T I C L E V.
DU
PURGATOIRE.
D. f\ U'eff-ce
que le Purgatoire?
R.
C'eft un état de
fouffrances par
lequel les âmes des Jufles achèvent d'ex¬
pier leurs péchés, avant que d'enrrer en
Paradis.
D. Les peines du
grandes ?
Purgatoire font-elles bien
R. Oui : &
nous
plus grandes que tout ce que
pouvons imaginer de plus
reux fut
rigou¬
la terre.
D. Quelle eft la
plus grande des peines
du Purgatoire :
R. C'eft d'être
privé de la vue de Dieu,
D. Qu'eft-cequi confole les Ames du
Pur¬
gatoire dans leurs peines ?
R. C'eft l'amour qu'elles ont
pour Dieu ,
& l'efpérance de le
pofféder un jour.
D. Les ames du
Purgatoire
être foulagées ?
peuvent-elles
R, Oui : elles
peuvent être foulagées par
le Saint Sacrifice de la MetTe
par les
Prières, les Aumônes Si les autres bon¬
nes oeuvres des fidèles.
,
5
53
D. Que devons nous faire
d'aller en Purgatoire ?
pour
éviter
R. Nous devons expier nos peches par no¬
pour pieu, par notre péniten¬
par le moyen des indulgences.
tre amour
ce &
INSTRUCTION POUR PRÉPARER
à la Confirmation & à la Ire Communion.
ON choifira
les en/ans
deffous de neuf
entre
ans ceux
qui
fauront bien leureuCatéchifme & qui
feront les plus Juges, afin de les inflruht encore plus
particulièrement, & de les préparer plus prochainement
à recevoir le facrement de Confirmation.
Si parmi ceux qui font au-ce£ous de cet
a
âge, il y en
qui Joie ni bien infirmes , & oui par leur JageJfc don¬
nent
lieu de penfer qu'ils font tri etst de recevoir avec
fruit le facrement de confirmation , en les y préparera
comme
les
autres dont
envient devarler.
Comme parmi ceux que l'on crovroh devoir préparer
pour la confirmation, ii pourrait y en avoir qui par leur
peu de dijpofition feroient juger que dans un âge plus
avarice
ils aUTol.nl encore moins d'ouverture a ejprit
,
pour comprendre & moinsde fini te peur retenir,on les
injliuira en particulier', on p r.dra plus de temps pour
leur expliquer et qui regarde ce Sacrement, t l'on tâ¬
cher a de leur apprendre ce eu'il y a d'tfer.tul dans
VinflriSioh fuivente . c'cfi-à-dire, ce que c'efi que la
confirmation , quels effets prcduit.ce Sacrement, dans
quelles difpo f irons il faut le recevoir , ce que l'en doit
faire après lias oir reçu , & leur lier, fire entendre que
l'or, ne peut'
f
L
le recevoir qu'une fois,
G 5
——
M4
I N S TRUCTI O.N
Pour préparer à la Confirmation.
ON
commencera
lesconfirmés
erifeins , i.o qu'on
ckoifispourpar
p.Yeavertir
bientôt
qu'on I
les
les
a
2.0
,
infiruire pour les préparer à la
Confirmation ;
3.0 qu'ils doivent fie rendre
plus affidus au Catechifme i
& plus attentifs à
l'infiruftion qu'ils n'ont encore été i
après quoi on leut fera la demânde fuivante.
va
10.
f 1 Uel elt le Sacrement que
vous
devez bientôt recevoir ? '
R, Cett le Sacrement de
Confirmation.
comme ■entre les
difpàfit ions
le facrtment de
confirmation
d'être infiniit des
nèceffaires
une
pour recevoir
des
principales efi. L
notre fainte. Il
Religion & de ce qui efi contenu dans le Credo
on les
I
interrogera fouvent fur Us /vfyfières & fur les ?diffèrens
1
articles du fymbole ,
lorfqu'on Us préparera pour être |l
confirmée
3
principaux Myfières de
ARTICLE
I.
Explication, du facrement de confirmation
1
<
D.
U'cft-ce que le Sacrement de
Confirmation ?
R. C'dt un Sacrement
qui nous donne le
St. efprit avec l'abondance de
Tes grâces,
pour nous rendre parfaits chrétiens &Z.
nous
au
faire confefîcr la Foi cle J. C.
péril de notre vie.
D. Pourquoi
ce
Confirmation ?
même
Sacrement efl-il appelle
115
affer¬
R, Parce qu'il nous confirme & nous
mit dans la pofftfîion de la Foi.
D. Le Sacrement de Confirmation efl-il
abfolument néceffaire pour être fauvé ?
R. On peut absolument être fauvé fans
avoir reçu ce Sacrement ; mais ceux qui
par pareffe ou par rocptis
recevoir
,
négligent de le
lé rendent coupables d'un
grand péché & fe privent des grâces
oue ce Sacrement communique.
D. Qui font ceux qui peuvent recevoir la
Confirmation ?
n'y a que ceux qui font baptifés qui
ptiiffent recevoir ce Sacrement.
D. Quels font les effets du Sacrement de
R. Il
Confirmation ?
R. Ilyen a cinq , i°. 11 nous
Saint- Efprit.
2°. Il nous le donne avec l'abondance
de fes grâces.
donne le
j0. 11 nous rend parfaits chrétiens.
4°. Il nous donne la force de confeffer '
librement la Foi de -Jéfus-Chrift.
5°. Il imprime dans notre ame un carafîère qui ne s'efface point.
D. Q'uentendez - vous quand vous dites
que
le Sacrement de Confirmation
nous donne le S.-Efprit ?
R-J'i-ntends que
la troffitme perfonne
de
G 6
.
.
,
.
T56
la Ste. Trinité vient d'habiter d'une ma-
nière particulière dans ceux
qui reçoi¬
vent le Sacrement de Confirmation.
D. A- t on donné de tous
temps la Con¬
firmation ?
R. Oui.-ileft
rapporté dans la Ste, Ecri¬
Aftes des Apôtres,
qu'ils la donnoient à ceux qui avoient
reçu le Baptême.
D Qu 'arrivoit-il au
temps des Apôtres ,
lorfqu'ils donnoient la Confirmation ?
R- Il arrivoit fouvent
que le St. Efprit defture
,
au Livre des
cendoit d'une manière fenfîble fur ceux
qui recevoient ce Sacrement.
D. Le St. Efprit defcénd-il encore vifiblement fur ceux
qui le reçoivent aujour¬
d'hui ?
R. Non : mais il vient vifibîement dans
leurs
arnes.
D. Pourquoi ce miracle ne fe fait-il
pli.'s
maintenant ?
Pv. C'eft parce que les miracles étoient né-
ceffaires au commencement pour la converfion des infidèles, mais à préfent nous
n'avons pas befoin de miracles
pour
croire ce que la Foi nous
enfeigne.
D. N'avons nous pas déjà
reçu le Saint
-
Efprit dans le Baptême ?
R. Oui : nous l'avons reçu
, mais non pas
avec
une aufti
.grande abondance de
grâces, que nous le recevons dans la
Confirmation.
ARTICLE
II.
Des Dons du
Saint-Efprit.
D.
é^~\ Uelles font les grâces que l'on re-
\v£ çoit plus particulièrement clans le
Sacrement de Confirmation ?
R. Ce font celles
qu'on appelle les
du Ssint-Efprit.
Dons
D. Combien y a-1-il de Dons du
St.-Efprit?
R. Il y en a fept ; favoir, la
Sageffe , l'Intel¬
ligence ,1a Science, le Confeil la Piété,
la Force & la Crainte du
Seigneur.
D. Qu'eft-ce que le Don de
Sageffe ?
R. C'eft un Don qui nous fait
goûter les
vérités de notre fainte Religion, & qui
,
nous fait régler toutes nos aérions félon
la volonté de Dieu.
D. Qu'eft-ce que le Don d'Intelligence ?
R. C'eft un Don qui rend notre Efprit ca¬
pable de comprendre les myftères de
la Foi
,
notre
faîut.
autant qu'il eft
néceffaire pour
D.Q u'eft-ce que le Don de Science?
R. C'eft un don qui nous fait juger des
chofes créées , & qui nous apprend
î'ufage que nous devons en faire par
rapport à notre falut.
^
î
58
25. Q u'eft-ce que le Don de Cônfell.
R. C'eft un Don qui nous fait difcerner ce
qui convient dans différentes rencon¬
tres de la vie, & qui nous fait exécuj
ter les deffeins de Dieu fur nous.
D. Qti'eft-ce que le Don de Piété?
R. C'eft un Don qui nous porte à être re- J
ligieux envers Dieu & miféricordieux j
envers le Prochain.
D. Qu'eft-ce que le Don de Force ?
R. C'eft un Don qui nous fait réfifter cou-
j
rageufement au mal, & qui nous fait en- j
treprendre avec ardeur les chofes les plus
difficiles dans le fervice de Dieu.
D.Q u'eft-ce que le Don de Crainte ?
R. C'eft un Don qui nous fait appréher.der fouverainement de déplaire à Dieu
év* d'être féparés dg lui.
D. D'oit vient que tant de Chrétiens ont
reçu la Confirmation
fans néanmoins
avoir les Dons du St. Lfprit ?
R. C'eft qu'étant mal difpofés , ils n'on-t pas
reçu 1-a grâce du Sacrement , ou qu'ils
l'ont perdue après l'avoir reçue.
,
,
ARTICLE
III.
■Suites des effets du Sacrement de Confirmation.
D. if""* Gmment la Confirmation nous
rend-elle parfaits Chrétiens ?
jl
.
j
159
R. En augmentant Si fortifiant en nous
,
la
.
grâce du Baptême.
D. Quelle différence
y a t-il entre un
Chrétien qui n'eft
que baptifé,& celui
qui eft confirmé ?
R, Cette différence confifte en
la Confirmation
autrement
ce
que pat*
nous devenons
,
tout
forts , courageux Si éclairés
dans la Foi
que nous l'étions après le
Baptême.
D. Quel eft le quatrième effet delà Con-
firroation r
R. C'eft de nous donner la force de
feffer la Foi de Jéftis-Chrift
,
péril de notre vie.
D. S'il y avoit aujourd'hui
con-
même au
comme autre¬
fois , des Tyrans qui fifiént mourir ceux
qui profefîent la Foi de Jéfus-Chrift
que devrions-nous faire ?
R, Nous
s
devrions, à l'exemple des Mar¬
plutôt que de difiimuler
tyrs mourir
tant foit
peu notre Religion.
D. Queft- ce qtii nous donne la force
d'en¬
durer les tourmens & la mort
pour
Foi de Jéfus-Chrift ?
R, C'eft la
grâce
la
qui nous eft conférée,
particulièrement à cet effet par le Sa¬
crement de Confirmation.
D. Ce Sacrement eft-il encore
V
i
■.
néceffaire
1
îéo
aujourd'ui qu'il ny a plus de Tyrans
qui perfécutent les chrétiens ?
R. Oui : parce qu'il y a toujours des liber¬
tins qui méprifent & qui raillent ceux
qui
pratiquent les maximes da l'Evangile.
D. A quoi iêrt la
grâcè de la Confirmation
par rapport aux railleries des libertins?
R. Elle donne la force de les reéprifer &
de pratiquer le bien , fans s'embaraffer J t
de leurs jugemens r.i de leurs difeours,
D. A quoi fert encore la vertu du Sacre¬
ment de Confirmation ?
R. Elle fert à trois chofes ; i°. à éloigner
des plaifirs du monde ; i°. à mortifier
fes fens Si fes paffions ; 30. à réfifter aux
tentations du Démon.
D. Qu<'el eft le
cinquième effet du Sacre¬
ment de Confirmation ?
3iCs
R. C'cft
d'imprimer dans nos amies un lot
caraftère inéfaçable.
iro
D. Qu'eft-ce
qu'opère en nous ce caractère? tu
R. 11 nous marque pour être les Soldats de il
Jéfus-Chrift & les ennemis du Démon ,
& il empêche que l'on ne puiffe rétirer f
le Sacrement de Confirmatiori.
ilI :ev
D. Eft -ce que l'on ne peut recevoir le Sa¬
crement
de Confirmation cm'une fois ?J fat
K. JNon : celui
qui le fachant le r< cevtoitJi Itp:
plus d'une fois, feroit un faerilège.
Ni
!
,
16 r
ARTICLE
Des
IV.
dhfpojztions nécejfaires pour recevoir le
Sacrement de
Confirmation.
D' /"""V Uelîes font les difpofitions néeeffaites pour recevoir le Sacrement
de Confirmation ?
R. Il y en a quatre ; i°. il faut être inftnuî
des principaux myftères de la Foi, & en
particulier de ce qui regarde le Sacre¬
de Confirmation.
2.0. Il faut être en état de
ment
grâce.
3°. Il faut s'approcher de
ment avec
ce Sacre*
de véritables fentimens de
piété Se de religion.
4°. Il faut s'y préfenter avec un exté¬
rieur modeffe 5c décent.
D. Celui qui recevroit le facrement de
Confirmation en état de péché morte!»
feroit il mal ?
R. Oui : il commettront un grand facrilège»
& il ne recevroit pas la grâce du Sacre¬
ment.
D.Q ue faut-il donc faire avant que de
recevoir la
.
Confirmation, fi on eft cou¬
pable de quelque péché ?
Il faut avoir grand foin de purifier fon
ame par le facrement de Pénitence.
Quels Aétes faut-il produire plus par»
1
i6%
ticulièrement, lorfqu'on eft fur le point
de recevoir la Confirmation ?
R. Il faut produire des Ades de Foi, d'Hu¬
milité & d'amour envers le St-Efprit
qui
bien venir en nous, & avoir un L
veut
grand défir de le recevoir.
D, Que faut-il obferver à l'extérieur quand
on doit recevoir la Confirmation ?
R. i°. 11 fa ut être modeftement vêtu,!
s'être lavé le vifage & fur-tout le front.
2°. Il faut fe mettre à genoux devant
l'Evêque , avoir les yeux bailles, la têts
droite & le front découvert.
-
3°. Il eÛ bon de tenir entre fe s mains
1« Crêmeau ou linge pour efluyer le St.
Crème, comme auffi le billet du Prêtre'D,
qui aura marqué le nom de Baptême de
celui qui aura été confirmé,
D. A quoi doit-on prendre garde quand en H
a reçu l'Onction
que fait l'Evêque ?
R. i° Il ne faut pas fe toucher le front de
peur de profaner le St. Crème ; mais
attendre qu'il ait été effuyé par le Prêtre
ou que l'on ait attaché le bandeau.
2°. 11 ne faut pas non plus s'en aller
tout auffi-tôt
mais attendre que l'Evê¬
que ait fait les prières & donné la Béné-j fe
diôion par oit finit la Cérémonie.
D. Quand on a reçu la Confirmation f
,
r
l63
que faut-:! faire?
R, Il faut fe retirer à l'écart pour prier
Dieu avec plus de recueillement & de
dévotion.
D. De quoi faut-il s'occuper alors ?
R. i°. Il faut remerier Dieu de U grâce
que l'on vient de recevoir ; i°. fe confacrer entièrement au St. Efprit ; t°. lui
demander de conferver en nousi'abon*
dancedefes grâces; 40. faire une ferme
réfolution de pratiquer les maximes de
l'Evangile fans refpeft humain
ARTICLE
V.
Des cérémonies de la Confirmaliorf.
D.
E qui
doit-on recevoir la Con-
firmation ?
R. C'tu de l'Evêque qu'on doit la recevoir.
D, Comment
l'Evêque confère - il ce
.
Sacrement i
R, Par
l'impofition des mains avec la
prière , & par l'onftion du St. Crème
jointe aux paroles qui l'accompagnent.
D. Que lignifie l'impofition des mains?
Elle lignifie que le St. Efprit vient repofer dans l'anae de celui qui étant bien
difpofé, reçok ce Sacrement.
D. Pourquoi PEvêque fait-il des prières en
impofant les mgins ?
104
R. C'eft pour attirer les grâces de
.
Dieu fur '
r
ceux qu'il va confirmer.
D.Q u'eft-ceque le faint Chrême dont on fe L
fert pour la Confirmation ?
R, C'eft de l'huile d'olive mêlée de Beaurue
j
que l'Evêque confacre le Jeudi Saint I
avec
baucoup de pricres &c de céré¬
monies.
'
D. Pourquoi emploie-t-on l'huile dans la ir
Confirmation ?
•
R. C'eft: pour fignifier l'abondance , la dou- I
■ceur & la force de la
grâce que le St. £f- ;L
prit répand en celui qui eft confirmé.
1 ;
D. Que fignifie le Beaume mêlé avec j L
l'huile?
R. Il marque par fa bonne odeur les bons li
exemples que le Chrétien confirmé doit M
donner en tout lieu.
I
D. Pourquoi l'Onflion fe fait- elle fur le
jy
front éc en forme de Croix ?
iJl
R. C'eft pour marquer que le
confirmé ne doit point rougir de profef-j
fer la Foi & la Doctrine de Jéfus-Chriftl !e
crucifié.
D. Pourquoi l'Evêque forme-t-il le
de la Croix fur celui qui eft
confirmé?!"1
R. C'eft pour marquer que toute la
du Sacrement vient de la Croix
Chrétienjj»
J'
^
fouffrances de Jéfus-Chrift.
jr
fignejj
vertuji
des]y j
i6j
D. Que fignifie le petit foufflet que l'Evêque donne à celui qu'il a confirmé , en
lui difant la paix foit avec vous ?
R, i°. Ce foufflet apprend au Chrétien
confirmé qu'il doit être prêt à tout fouffrir pour la Foi de Jéfus-Chfift.
z°. La paix lui eft promift comme une
recompenfe de fon courage Si de fa fi¬
délité.
D.
_
Qu'eft-ce que
l'Evêque demande à
après
Dieu par les prières qu'il recite
avoir donné la Confirmation ?
R. 11 lui demande d'affermir ce
qu'il vient
d'opérer en ceux qui Ont été confirmés,
& da faire que leurs coeurs foint des
Temples où le St. Efprit ne ceffe point
d'habiter.
D. Pourquoi fait-on reciter le Pater ,
I'Ave Si Credo à ceux qui viennent
d'être confirmés ?
.R. C'eft afin qu'ils commencent de remplir
l'obligation qu'ils viennent de contrac¬
qui eft de vivre déformais d'une vie
de foi Si de prières.
ter ,
ARTICLE
VI.
de conserver la grâce du' Sacrement
de Confirmation..
D. T? Eft-il bien important de conferver
JZi la grâce que l'on a reçu avec le
Des moyens
ï6 6
Saint-Efprit dans la Confirmation ?
R. Oui fans
doute, & ce leroit un grand
malheur que de perdre un fi
grand bien, '
D. Pourquoi dites-vous
que ce fercit un
grand malheur que de perdre la
grâce de
la Confirmation ?
R. Pour trois railons ; i°.
parce que c'eft
j
le tréfor le
plus
pofféder.
précieux que l'on puiffe «
2°. Parce
qu'il eft bien difficile de re- i
grâce après l'avoir perdue. '
30. Parce qu'on ne reçoit
qu'une fois i
le Sacrement
qui la donne.
D. Que faut-il faire
pour conferver cette
grâce ?
cevoir cette
R. 11 faut faire trois
chofes ; i°. la de¬
mander à Dieu fouvent
& avec fer¬
veur.
x°. Renouveler
fouvent le fouvenir
qu'on a reçu mais princi¬
palement chaque année à pareil jour
que
celui auquel on a été
confirmé,
y. Eviter particulièrement les
cppofésà la grâce du Sacrement depéchés
Con¬
firmation.
D. Quand eft ce
qu'il faut
du Sacfement
,
principalement
demander à Dieu
qu'il conferve en nous
la grâce de la
Confirmation ?
R. C'eft fur-tout
dans les tentations Si
i
G-j
dans les occafions dangereufes où
fe trouve de la perdre.
D. Quels font les
ment
l'oa
péchés plus particulière¬
oDpoies à la grâce de la Confir¬
mation ?
R. Voici les principaux ; i°. de parler fans
refped: des myftères de notre Religion
& touffrir que l'on en parle aulii en
notre préfence.
a°. Avoir honte de pratiquer les bon¬
nes oeuvres ; & à
caufe de cela , les
omettre quoiqu'elles foient d'obligation,
ou s'en
cacher.
3°, Manquer à fes obligations dans la
crainte de fouffrir quelque dommage ou
quelque mauvais traitement.
4°. Diffimuler fa foi & fa Religion.
D. Celui qui diffimuleroit fa Foi ou fa
Religion devant les fidèles ou les héréti[ ques fans vouloir néanmoins y renoncer
! dans fon cœur', feroit-il un grand péchéd
R. Oui : car il n'elî pas permis de diffimuîer
ainfi fa foi non plus que d'y renoncer.
,
[D. Qu'efî il convenable de faire chaque
année à pareil jour que celui auquel on
a
.
été confirmé ?
paffer ce jour-là dans la
pratique de toutes fortes de bonnes œu¬
vres , ôc dans un plus grand recueille^
Il convient de
'68
ment
,
&C même fi on le peut, d'appro¬
cher dei Sacrements de Pénitence 8c
d'Euchariftie.
D. De quoi doit-on particulièrement s'oc¬
cuper ce jour-la ?
R, On doit; i°. remercier
Dieu de
la
grâce qu'il nous a fait de recevoir Ir
Confirmation.
2°. S'examiner fur les
péchés contrai¬
grâce de ce Sacrement ; & fi on
efl: coupable , s'en humilier en conce¬
res à la
,
voir une contrition fincère , 8c en de¬
mander pardon à Dieu.
j°. Renouveller fa confécration au St.
Efprit, 8c prendre une ferme réfolution
d etre plus fidèle à fes grâces.
INSTRUTION
Pour
préparer à la Ire. Communion.
COmmele pour
communier
d'tfcercorps bien
de N.
S.J.C. il faut [avoir
doit rien
né¬
net
on ne
gliger, afin que ceux qui communieront pour Is premiè¬
re
fois fâchent faire ce discernement ; à cet effet: <
l°. On n'aura pat feulement
égard à Idge pari
rtpport à ceux qu'on choifira pour la première com—1
munion mais encore
plus à ce qu'ils [oient capablesîi
d- comprendre ce
que l'on fait en communiant, <S* «j ')■
qu'on doit faire pour bien communier.
,
53US
169
?.o-.
Quoique l'âge de faire la première Cotxnunion joit plus
Ordinairement de quatorze dnspour les garçons & de dou-pe ans
pour les filles » on n'y doit admettre j même à cet âge, que ceux
qui ont la crainte de Dieu , du refpeft pour les chofes fiantes &
du goût pour La piété 3 qui d'ailleurs font dociles & obéijfans à
leurs parens & à leurs maîtres 3 fideles à leurs devoirs , & en
qui on remarque des mœurs pu res & une conduite chrétienne.
3 . On prendra un temps fujffant pour les préparera bien
faire leur première Communion s & cette préparation , qui fera
ou
éloignée ou prochaine . ou immédiate ^ doit fe rapporter
principalement à deux chofes :
i°. A faire une bonne
Confejfion , laquelle , par rapport à
*
I laplupart y doit être générale.
t 20. A concevoir des fentimens fine ères d'humilité, de confiait~
ce & d'amour envers N. S* J. C.
dans VEuçharifiie , avec
\un grand défir de s'unir à lui par la fainte Communion pour
vivre en fuite d'une
manière qui réponde en quelque forte à la
faintetéd'un fi. grand myfiere.
ARTICLE I.
j
L
De la
première Communion.
Ce queceft, & des
JL jD.
raifonspour fe préparer à la bien faire.
U'eff • ce que faire fa première
I
Communion?
R. ^ elt recevoir pour la première fois le
Sacrement de l'Eucharifiie.
D. Devez-vous beaucoup délirer de faire
votre
première Communion }
grand bonheur qui
R. Oui : car c'eff le plus
puiffe arriver en cette vie.
ID. Pourquoi fera-ce un fi gratd bonheur ?
Ih Parce que la Sainte Communion pro¬
duira en nous des effets admirables.
,$0. Quels font les effets de la Communion?
h II y en a quatre principaux ; i°. elle
nous unit intimement
à Jéfus-Chriff qui
H
!
170
■devient réellement notre nourriture ; a,0
elle nous fait croître en faintèté &ç aug
mente en nous la vie fpirituelie de la
grâce. 30. elle modère la violence de nos
paffions & affoiblit laconcupifçence ; 4.0
elle eft un gage de la vie éternelle &, de
la réfurreâion glorieufe.
jL j
D. Que faut-il faire peur avoir part à tous
ces avantages en communiant ?
R, 11 faut s'y préparer avec grand foin , de
même que fi l'on fe préparoit à recevoir
tin Roi , s'il daignoit venir dans notre
T>
maifon.
l
D. ElE ce le vrai corps de J. C. qu'on reçoit
mi
dans la Communion ?
R. Oui : c'eft le même que J. Ç. a pris dans
le fein de la Sainte Vierge fa mère , la j irr
même qui a été attaché à la Croix , &
ju
■'
qui eft maintenant dans le Ciel.
jj
Z?.EIî-il important de bien faire fa première
Communion ?
R. Oui, &r ceux qui ne l'ont point faite
cote ne
peuvent pas trop y penfer &.
Ep
s'yjj fa
le
Quelles raifons particulières doiventi!?f «
préparer.
D.
engager à tacher de bien faire votrej m;
première Communion ?
R. Il y en a p'ufieurs qui peuvent être con-Lj.
C.
! '
fidérées ou par rapport Xà notre Seigneur
A, fut
vous
OJ '
'
ou par
...
rapport a neus-niemçs.
I
; je
fi
171 *
D. Sur quoi font fondées ces
rodons confidérées par rapport à notre
R. Elles font fondées fur la Seigneur,
grandeur & la
dignité infinie de ce divin Sauveur , &c
j.
la
fur le défirardent qu'il a de venir
prendre
poffeffion de nos cœurs.
D, Quels motifs avez-vous
par rapport à
o®
vous-mêmes
4,0
de
1
di
*oiî
yr[
!
çci
pour tâcher de bien faire
votre première
Communion ?
premier eft notre propre avantage à caufe des
grandes grâqrs
que nous recevrons, fr nous taifons ccm»
me il faut notre
première Communion,
Le fécond eft que , de la première Com¬
R. Il y en a deux : le
munion bien ou mal faite
dépendent en
jli) quelque forte les Communions que nous
lij ferons dans la fuite.
,
,
,11
ARTICLE
que
II.
l'on doit faire pour fe préparer à la
première
Communion.
Omment faut-il fe
préparer pour fa
première Communion ?
il (. Il faut faire
principalement quatre ehofes, t.-° purifier fon cœur de tout péché
<]vi> par une bonne Confeffion ; r.° corriger
vo les mauvaifes habitudes
; 3*° Orner ion
ame
par la pratique des vertus chrétien¬
ee
4° demander fouvent à notre Sei¬
le recevoir dignement
<k le prier
qu'il veuille à cet effet nous
H z
nes ;
gneur la grâce de
T7l
I
remplir dS Ton amour.
doivent faire ceux oui
première Communion ?
qu'ils faffent une Confeffron générale de toute leur vie.
D. Quelle confefficn
fe préparent à leur
R. Il eâ à propos
?
D. Pourquoi cela
H. Pour trois raifons ; 1.° pour
I
jm
JIj
jl{
réparer les 11
Conférions qu'ils pourroient avoir j i
mal faites ; i.° pour s'exciter à une plus
h
autres
I
fil
grande contrition , en rappelant le fouv« nir de tous les péchés que l'on a cornpi
mis depuis l'âge- de raifon ; 3.0 Pour s'bupo
ir.ilier Ôt pour obtenir pàr ce moyen une [m
participation plus abondante des
cordes divines.
I pu
D. Que doit - on obferver pour bien faire
une Confeffion générale ?
«.
miféri-M,.b
lm
R, i.° Il faut favoir ce que
le Catéchifme cu'01
enfeigne par rapport au Sacrement dt j en 2
faut s'xa
faut avoir un Ion tic
Pénitence ; & f on ne le fait pas, il
le bien apprendre ; 2.0 il
défir fincère de bien faire cette
ConfefJuomg
Dieu là grâce palMl5
ferventes & fréquentes ; }.°il ipuià
le
néceffaire pour direr
& pour —j,;,,
tâcher de fe rappeller de tous ses péchés,
D. Après s'être examiné , que faut-il faire -/tances d
R. SI faut s'exciter à la haine Si à la déte^lrcitpar
fion , en demander à
cLes prières
faut prendre tout
tems
fe bien examiner devant Dieu
tation de fe s
péchés.
flP^pei
'■73.
D.
Qne faut-il confiderer pour concevoir
la haine de fes péchés ?
R. 11 faut confiderer , i.° les effets du
pé¬
eft caufe des
ché qui mérite l'enfer & qui
fouffrances & de la mort de notre Sei¬
gneur J. C. ; i.° Rénormité du péché
qui déshonore Dieu &C qui l'outrage in¬
dignement ; 3.° L'énormité jointe à la
bonté infinie de ce grand Dieu,qui au lieu
de nous punir éternellement, comme nos
péchés le méritoient , nous à attendu
miléricorde , & nous
pour nous faire
rendre fon amitié.
,
D. A quoi fur-tout doit - On
prendre garde
déclarer comme il faut fes péchés,
dans une Confeffion générale ?
pour
déclarer les Confeffions
qu'on auroitmal faites & dans lefqueîles
on auroiî manqué volontairement de
s'acculer: de quelque péché mortel ; i.°'
R. i.° On doit
on
'
doit déclarer tous ùs autres péchés
les connoît, & ne rien cacher
comme on
ni diffimuler de ce qui fait de "la
peine , &C
inquiète la confcience ; .3 0 on doit dé¬
clarer plus particulièrement fes péchés
d'habitude, fa paffion dominante, les dou¬
tes
que l'on peut avoir, S: les circonftances dangereufes dans lefqueîles on fe~
roit par rapport au falut,
D.Qite pc-ut-on penfer de ceux qui feraient'.
une
i74
mauvnue
Confeffion , lors même
qu'ils doivent faire leur première
Com¬
munion
?
R.On n'en peut dire autre
chofe, finon que
font des
hypocrites ÔC des impies qui
n'ont ni foi ni
religion , St que leur falut
eft en grand
ce
péril.
D. comment cela ?
R. C'eft qu'en tout
tems
une
Confeffion eft un
grand
mauvaife
, mais
facrilège
lacirconftance delà première
Commu¬
nion rend ce
bien plus énorme ;
i.° Si c'eft une
Confeffion générale» le
mal eft
facrilège
prefque fans remède ,
Confeffion générale elle-mêmepuifque la
le remède des
doit être
Confeffions mal faites.
On aura grand foin
d'apprendre tout ce qui efl dit à l'art»ydu Catéchifme concernant
le fac rement, de
Pénitence.
article
fuite de ce que l'on doit
iii.
faire pour fe prépare* à la
première
Communion..
D./"\ Ui font ceux qui ne doivent
point
être reçus à faire leur
première Com¬
munion ?
R, Ce font l.° ceux
qui ne favent pas fuffifammsnt leur Catéchifme
& en parti¬
culier ce qui
regarde le Sacrement de
l'Euchariftie ; i°. ceux
qui n'ont ni piété
ni dévotion &
qui
ne fe fondent guère
de communier ;
50. ceux qui ne veulent
jl|i
,
,
h
a
J7f
fe corriger de leurs mauVdif.s habitudes ,
comme de jurer, de mentir', fe querel¬
ler , &c. ; 40. ceux qui fréquentent tou¬
jours de mauvaifes compagnies ; s ceux
qui font toujours auffi défobéiffans à leurs
parens &c à leurs maîtres.
Ici on rappelera ce qui ejl dit dans les quatre première.?
ferions de l'art. IV. du Catéckifme concernant le facrement
de VEucharijîie & on l'apprendra jufquà ce qu'on le fâche
comme il faut.
,
D. Pourquoi ceux qui ne fe fondent guère
de communier, & qui n'ont ni piété ni
dévotion , ne doivent-ils pas être reçus
à faire leur première Communion ?
R. C'eft que non feulement ils font indignes
de communier, & ils commumeroient in¬
dignement en cet état, mais de plus, c'efl
que pour faire la première Communion »
il faut être pénétré de vifs fentimens de
Religion envers la fainte Euchariftie,
D- Qu'eft-ce que corriger fes
habitudes ?
R. C'eft réprimer & tâcher de
mauvaifes
détruire les
inclinations qui nous portent au mal, ôc
qui nous font commettre le péché avec
plaifir & facilité.
D D'où viennent en nous ces inclinations
au mal ?
fortes
i.° les
R. Il y en a de deux
;
unes
font naturelles & viennent du péché ori-
H4
-5J| ■
gineï pgs-jîa-' concupifcence qui les
pro¬
duit , lians
que notre volonté y ait
part ;
2.° les autres font
contractées par notre
j
faute , & elles fe
forment par les Aûes
libres & réitérés de notre
volonté, com- I
lorfque nous nous accoutumons à f
jurer, médire &c*
me
,
D, Pouvons nous être
entièrement quittes
inclinations vicieufes qui
viennent du péché
originel ?
R.Non;
j
en cette vie des
elles viennent
toujours en
pour ïervir
mais nous
d'exercice à
notre
nous
I
vertu ;
j
pouvons
avec la
grâce , &e *
efforcer continuellej
ment de les foumeître à
la raii'on.
nous devons nous
D. Les mauvaifes
habitudes que nous con¬
trarions par notre faute fe
en
nous facilement?
forment-elles
R. Oui : parce
que celles qui nous vieil-.
nent du
péché
originel leur fervent de
dilpofition & que nous en portons tou¬
jours le principe au dedans de
nous,
mêmes.
D. kii-ii bien facile de
fe corriger de fes
péchés d'habitude ?
R. Non: &t c'eff ce
qui doit faire craindre
de cor.trafter de telles
habitudes
,
mais
cependant on peut s'en corriger avec la.
grâce, oi c'eft à quoi on doit
s'appliquer.
1
.
'
D. Que faut - il faire
pour fe corriger de fèV
ntauvaifes habitudes.
y
R. i.° 11 faut veiller (ur foi-rr.ême
, c'eft-à-
dire,fur tout fon cœur & furies fens ; z.°
il faut éviter les cccafions du
me les
péché, com¬
ma'uvaifes compagnies, les familia¬
rités dangereuses, les
cabarets; 3.0 quand
eu le malheur de tomber
dans la
en a
péché , il faut aufli-tot s'humilier devant
Dieu , lui demander
pardon , s'exciter à
la contrition &
s'irnpofer une pénitence.
D. D'où vient,
qu'avant de communier ,,
il faut s'être
corrigé de fes mauvaifes
habitudes ?
R. Ceft que
.
la prière & la principale
difpofuicn néceffaire pour communier,
eft d'être
exempt, au moins de péché
mortel ; par
conféquent d'affeâion à le
commettre : or i!
n'y a point d'affcction
au péché
plus forte que celle qui vient
de
l'habitude à le commettre.
A R T I C L E
fuite de ce que l'on doit faire pourfe
Communion<
D /X Uels Aétes dje
IV.
préparera fa premières
vertu
doit-on faire
P'us particulièrenu nt pour fe pré¬
parer à fa première Communion?
R. On doit faire fouvent des Aéles de
Foi
a'Èfpérance de.Ç harité & déHeliglon.
?
o apprendra le<aftes/'.S vertus
font dans le CatecftfaTe
>
Théologales ainji^ quils
Leçon VI3 art. IL fellïon /. Il &
III ; mais comme c^s ailes ainfi
que tous les autres dont il fera,
parlé ci après s ne font proprement que des formules , ceux qui
feront le Cathéchifme tâcheront d'en donner l'intelligence autant
qu'ils en trouveront capables les fujets qu'ils auront àinftriiire..
D. Quel eft le premier entre les
de Charité ?
R. C'eft l'Aéte d'Adoration.
£>. Faites un Aéle d'Adoration ?
R. Mon Dieu
3
A&es
je vous reconnois pour le Créateur & le fouverain
feigneur de toutes chofes : je vous reconnois en particulier
pour le premier principe de mon être & pour ma fin derniere :
faites - mois/la grâce de vous fervir, de vous aimer & de vous
glorifier tous les jours de mavie & pendant toute l'éternité.
D. Quand on fait ces fortes d'Aéles
, com¬
ment les doit-on faire ?
R. On doit les faire avec la
difpofition fin-
cèred'un cœur qui veut fe conformer aux
lentimens que ces formules
D. Expliquez ce
R. Par exemple,
expriment.
que vous entendez par là ?
quand je dis : mon dieu je
vous reconnois
pour
le
premier
Principe de mon être et pour
fin derniere
ma
j'entends que c'eft Dieu
qui m'a mis au monde &C qu'il ma créé
par lui-même & en conféquence je dé¬
,
,
,
lire véritablement de le fervir
,de l'aimer
& de le
glorifier maintenant & à
jamais.
qu'il faut
prépare à faire fa
D. Continuez de
rapporter ce
obferver quand on fe
première Communion ?
i.T9
R. i°. leS enfans doivent demander par¬
don à leurs parens des fujt's de
chagrin
& de mécontentement qu'ils leur ont
caufé, les prier de
leur donner leur
bénédi&ion.
2.°. fi on a eu quelque
querelle ou
mitié contre quelqu'un , on ne doit
manquer
avec lui.
3.
ini¬
pas
de fe reconcilier fincèrement
fi on a pris quelque chofe ou fait tort
au
prochain il faut reflituerou réparer
,
le dommage qu'on a caufé , Se fuivre fur
cela l'avis de fon ConfefTeur , parce que
la charité envers le prochain eft
parti¬
culièrement néceffaire pour
munier.
bien com¬
D
Q u'eft-ce que doivent encore prati¬
quer ceux qui fe préparent à la première
communion.
R. Ils doivent fe recueillir , autant qu'ils
peuvent, aux approches du jour deftiné pour leur première Communion
faire fouvent des aftes d'Humilité & de
Contrition , & tâcher , par leurs bonnes
cevres
Dieu.
,
d'attirer fur eux les grâces de
D. A quelles
bonnes
s'appliquer alors ?
oeuvres
doivent-ils
R. A édifier par leurs bons exemples pour
Hfi
■
réparer
{ptjSàle qu'ils auront don¬
né , à exe' Cer la charité
chain
envers le
Pro¬
à faire l'aumône s'ils peuvent ,
enfin à prier Dieu fans cefTe
pour obte¬
nir la grâce de bien communier.
D. Quelle Prière voulez-vous faire
plus
particulièrement à cette intention ?
,
R.Celle que l'Eglife elle-même fait en difànt:
Nous vous prions,
Jeigneur, de vifiternos confidences pour
les purifier , & de
faire :pi e N.'s. /. t. votre F'ils venant eu
nous
y trouve une demeure préparée pour le recevoir«
,
ARTICLE
V
Des difpofitions prochaines
pour la première Communion, &
de ce qu'ilfaut obferver la veille & le jour
qu'on doit la faire,,.
D. Côj Ce faut-il obferver la veille du
Ni jour auquel on doit faire la
pre¬
mière Communion ?
R. i.°Il faut achever fa Confeffion fi on
ne l'a
pas encore fait , ou s'il revenoit à
Ol
.
;
l'efprit quelque péché que l'on auroit ou¬
blié , ou quelque chofe qui
inquiétât la
confidence , il faut s'adrefîer à fon Confeffeur pour fe réconcilier ; z.° il faut i
s'entretenir tout le refte du jour en de.
jrieurre
bonnes penfées
le foir fur tout il faut; {ilfaur.
renouveler les A fies de Foi, d'Humilité,
3ioéfte)
de Contrition , de Confiance , d'Amour
néin^j
de Dieu & de défir de recevoir
notrepr
Seigneur par la Ste. Communion, & s'en-
r5j).
•I 8 <
dormir dans ces difpt^'ipn?.
D. Dès le matin du jour
on
doit
communier , que faut-il obfeirver ?
R. Il faut, dès qu'on fe reveille , offrir fon
efprit & fon cœur à Dieu penfcr que
notre Seigneur nous dit comme à Zachée :
hâtez-vous
car c'eft chez vous que je
loge aujourd'hui, & s'occuper du grand
,
,
bonheur qu'on recevra ce jour-là.
| D. Quelles font les difpofitions prochaines
pour
la Communion ?
R. Il y en a de deux fortes : les unes regar¬
dent Faute, les autres regardent le corps*
D. Commencez par rapporter les difpofi¬
tions qui regardent le corps.
R. i.° Il faut être à jeun , c'eil-à-dire , n'a¬
voir ni bu ni mangé depuis minuit ; 2.0 il
faut être vêtu modeffement Si décem¬
refpeû pour notre S. J. C. que
l'on doit recevoir ; 3,0 il faut avoir un
extérieur recueilli, Si éyiter tout ce qui
ment , par
■
:
it
porteroit à la diffipation.
D. Que faut-il faire pour avoir un exîérieur recueilli ?
R. Il faut aller à l'Eglife, avoir les yeux
modeftement baiffés , fans affeâation 9
néanmoins fe tenir à genoux Si à l'écart,
s D, Par rapport à l'ame , dans quelles dif¬
,
(
pofitions faut-il être?:
81
bien confefie & avoir
reçu l'alxBîution ; r° il faut s'excitera la
dévotion néceflaire pour bien
communier.
D. Que doit-on faire pour s'exciter à
cette
R. iIl feut s'êl
„
,
dévotion ?
R. i.° Il faut en demander à Dieu
infiamment la
grâce ; z.° il faut
penfer à la
qui veut
bien fe donner à nous
par la fainte Com*
muriion ; 3. il faut produire les différens
Aftes de Foi
d'Humilité &l les autres j
dont on a parlé , & renouveler les
vœux
de fon Baptême : car c'efi alors
que l'on i
doit témoigner à Dieu tous les
fentimtns
d'un cœur pénétré de fon amour
& ï
rempli de Religion.
('•
D. En quel
temps furtout faut-il produire
bonté infinie de notre S. J. C.
,
ces Aftes ?
R. C'cft immédiatement avant la Commu¬
nion , & pendant la
Meffequila précède.
ARTICLE
VI.
I>£ ce que l'on doit faire immédiatement avant la
& pendant la Mejfe
Communion
qui la précède.
D.
E quoi faut-il
s'occuper durant la
JL> Méfié à laquelle on doit communier?
|
R. Il faut s'occuper de la
grandeur du Sacre- j
ment
que l'on va recevoir demander à !
Dieu la grâce d'en
approcher dignement, 1
,
& produire dans fon coeur des A êtes de
r
fie
183
Foi, & les autres qui oDk^ayrfêrvir de
préparation immédiate à la Stk. Commu¬
nion.
D. Comment fait-on l'A£te de Foi
que de communier ?
avant
R. Mon fauveur Jéfus-Chrift 3
je crois plus fermement que
fi je le voyois des yeux du corps 3 que c'ejl vous, même que
je dois recevoir en recevant le trés-faintfacrement.
j
D. Comment fait-on l'Aéte de Contrition ?
E. O mon Sauveur
qui non content d'avoir répandu votre
sang précieux pour moi miférable pécheur 3 daigne^ encore
vous donner à moi
qui ai mérité l'enfer par un nombre infini
de
3
péchés je vous en demande pardon tf es-humblement3 &
je les détefie de tout mon cœur pour l'amour de vous je
protefle que je veux plutôt mourir que de vous ojfenfer
3
3
jamais.
|D. Comment fait-on l'Afte d'Humilité ?
\R.Mon Dieu je fuis infiniment indigne que vous entrie^ cri
moi : dites feulement une
parole & mon ame fera guéris.
3
'
|D. Comment fait-011 l'Aéte de Confiance ?
R. O mon Dieu 3 je
recevoir
3
n'oferais m'approcher de vous pour vous
mais vous le commande% : j'efpere en votre bonté
infinie qu'oubliant mes miferes
3
•vous
3
ma
bajfejfe & mes péchés
*
viendrez véritablement en moi pour me combler de vos
Bénédiffiions.
D. Comment fait-on l'A&e d'Amour?
E. Mon Dieu 3
tout ce
je vous aime de tout mon
que j'ai de plus cher au monde..
cœur
& par dejfus
lllD. Comment fait-on l'Aûe de Défxr ?
•
Vene^ 3 ô divin Jéfus 3 vene% dans mon cœur 3
Te
de tous fies maux3
comble% le de de vos grâces & de vos b'iensi
il défire ardemment de vous
recevoir.
délivrer^
b. Quels fentimens faut-il concevoir
en
pro.[tnfant f "Alîftérens Acbts ?
R. Il faut ■0ncevoir les
fentimens que ces
Aéfes expriment ; auffi en
faifant i'afte
de Défir ,il faut être
véritablement affa¬
mé de la fainte
Communion , & il en
doit être de même des
autres.
D.D e quoi faut-il encore
s'occuper pendant
la Meffe à
laquelle on doit
communier ?
R. On doit
rappeler dans fon efprit lai ter
mémoire des fou fiances & de la
de notre
D.
Seigneur Jéfus-Chrirt,
mort'
Pourquoi cela ?
h i
mue
R. Parce que c'eif une des
tari
fins pour
lefqueîles ce divin fauveur a
inflituë le Sacre¬ Sel a:
ment de
les
l'Euchariflie, & crailleurs
;
rien;
n'eft plus
propre à exciter en nous unf tevoi
grand amour pour lui.
be fa
II fe
ARTICLE VU,
Z>cla .maniéré
d'âpprôcher delà fainre Table & d'y recevoir lot e.'eve
fainte Communion.
DIEI
D. F
Orfque le moment eft venu d'àpprocherdelaSte. Table, que fatitûl faire M lacur
R. Il faut venir les
yeux baillés avec unef liîp;
contenance modellé
PAS
, &l le
mettre à ge¬
:hés
*
'
,
noux devant l'Autel où
l'on doit
munier ?
D. Où faut-il fe mettre à
genoux ?
R. Devant le balullre de
com¬
tei.
OIE.
■H I
porte
l'Autel, ou s'il n'y qui c
a
point de balullre ? il faut fe tenir à terrel" rs ).E
|ST C 0
1
S1)
marche-pied & pic.-idre avec
i
au
bas du
,
refpeft la nappe de la Communion ?
). Comment faut-il tenir
la
nappe de la
Communion }
I. Il faut l'étendre fur les
mains , de ma¬
nière que fi
par malheur l'Hoûte venoit
à tomber, ce fut fur la
à terre ni fur les habits, nappe ôi non
), Qu'efhce
que l'on dit alors ?
On recite le Confiteor
,
;
donne l'abfbhition,
le Prêtre
Pourquoi cela ?
.
C'eft ainfi qu'étant,
purifié de plus en plus
foit mieux d'fpofé à.
recevoir notre
Seigneur
Jefus-Chrift»
\ Que fait enfuite le Prêtre h
II.° I! fe retourne en tenant la Ste. Hofde les péchés , on
t.ie élevée , & il dit : Voici l'agneau
de
Dieu
,
voici celui qui ote les
péchés du monde ; 2.° il
parle au nom
le chacun de ceux
qui vont communier ,
Si il dit par trois fois - Seigneur
,
suis
pas
t n moi
,
arole ,
.° il
tlui
V
digne
que
vous
j.e ne
entriez
mais dites seulement une
et mon AME sera, guerie
porte la Ste. Holhie à la bouche de
qui communie, & il dit : que le
orps
le
notre
IC
'hrist conserve
seigneur
votre
jésus-.
ame pour
LA
VIE
ETERNELLE.
D De quoi faut-il s'occuper alors ?
R. Il faut fe conformer intérieurement
intentions de
t
aux
l'Eglife, & aux paroles
qu'elle met en ce moment dans la bou¬
che du Prêtre, & s'abllenir de
pronon-j
cer aucunes
prières vocales.
D. Quand le Prêtre
préfènte la Ste. Hoflié
comment faut-il la recevoir ?
R. Il faut ouvrir la bouche
médiocrement
& avancer un
peu la langue fur la lèvre leur,
ds deffous.
Itirdf
D. Quand on a
reçu la Ste.^Hoftie ,
ki
q;|
faut-il faire ?
écari
R. Il faut la laiffer humefter un
D
langue
,
peu fur 1(;lonibi
fans néanmoins attendre qu'eJujavec
foit entièrement fondue dans la
bouche fainte
& l'avaler aufhtôt avec
révérence.
iyrefîe
D. A quoi faut-il
prendre garde alors ?
R. A ne point cracher de
quelque tems ,Si¬ envi
ne
point efïuyer les lèvres avec la napj- mioi f.
qui feroit indécent $'entr
de Communion s ce
D. Si la fainte Hoirie s'attachoit au
palais, le
faudroit-iî faire ?
oins
R. Il faudroit ne
point s'en troubler , ntj réfolui
la détacher doucement avec la
eue
<
langi|;|l'avc|
fans y porter les
doigts.
D. Si le Prêtre donnoit deux hoiries au
d'une ? ou qu'il n'en donnât
que la moi
se
fau;
TOir
J,
rt
Ij d'une, devroit-oniS?
s'en troubler ?
.
Non : parce qu'on ne reçoit
pas plus en
deux hofties qu'en une , ni moins en la
moitié qu'en une hoftie toute entière.
ARTICLE
VI IL
j s ce qu'il faut faire après la fainte Communion
*
& l'aftlon
de grâces.
W.
Y"*\ Ès qu'on a reçu la Ste. Hoftie , que
II % J faut-il faire ?
itL11 faut adorer profondement notre Sei-
#!|gneur , & lui témoigneravec toute la fer-
l'veurdont on eft capable , la joie que l'on
reffent d'être avec lui ; 2.0 il faut fe retirer
'écart pour taire fon aftion de grâces,
fijtl Combien de tems notre Seigneur refte-
upt-il avec nous préfent réellement après
je!» a fainte Communion ?
I 11 y refte jufqu'à ce que les efpèces foient
confommées , ce que l'on croit pouvoir
aller environ à un quart d'heure.
A quoi faut-il employer ce temps ?
A s'entretenir avec Jéfus-Çhrift , à l'a-
pal tarer
le remercier, lui demander fes
efoins
,
es
s'offrir tout à lui, & former
réfolutions efficaces de le mieux fér¬
ir à l'avenir.
Que faut-il faire
pour
adorer notre
aukigneur J. C. après avoir communié ?
(afil faut le reconnoître humblement pour
l.?
.
,
155
■
fon Cfeateur Si pour fon Dieu , lui offri ;,
les adorations que les Anges & les Saint |;
lui rendent dans le Ciel , s'unir à
celle.,,
qu'il rend - lui même à la fainte Trient [
dans ce Sacrement,
[r
D. Faites un Acle qui renferme tout celai
jR.: Mon fauyeurt, je vous
adore
comme mon
Créateur
m'unis aux adorations profondes que
les.Anges & les faim
vous rendent dans le ciel
& j'offre ci la fainte Trinité to0
celles que vous lut rende\ dans le très faint facrementI
,
D.De quoi faut-il remercier notre Seigneur «
R, 11 faut le remercier , j ,° de tout ce
qu'
a fait & fonder r
pour notre falut & ce II
de tous les hommes ; i.° de toutes
grâces que l'on a reçues de fon infxi
bonté ; 3,0 mais en particulier de
la.gi»
incomprêhenfible qu'il vient de ru.-i
.
f ire en fe donant à nous.
ff
D. Faites un Afte de remerciment
qui r< 21
ferme tout ce que vous venez de dire fonte
if,
11.,Mon fiauveur-, jevous remercie de tout mon cœur
de'l
,
faint
falut & celui f pe'ch
tous les. hommes,comme
auffi de toutes les grâces que j'ai m ts ira
devous ,rnaïs particulièrement delà bonté infinie
aveclatj]
ce
que vous ave^fuie & fcuffen pOur mon
vous ave-*
bienvouluvous donner à un pauvre pécheur ci 'mur
„:;1
D. Que faut-il demander à notre
R. 31 faut ; t.° lui demander
pour foi-RM
fon amour, Sr le prier
'i? rei
mot
qui etifiuis.indigne..
Seigne|fef'
qu'il nous!
part de fonefprit, comme il nous a do Min
fbn Corps a.0 il faut le
prier pouff' -n;,
Fîiixqi
f
.
'89
ibefo:ns de l'Eglife , pour fes parens & ffs
amis , fes ennemis , fes bienfaiteurs & fes
nupérieurs.
f. Faites un A été qui renferme toutes ces
demandes ?
Divin fauveur qui m ave\ donné votre
corps adorable »
|
, éotine% moi auffi votre efprit : vous connoiffe$ les befoins
!™de
f mon ame, remedie^ à fafoiblejfe &àfa pauvreté 3 &furtout
augmente% en moi votre amour : fecoure^ 3 Seigneur , votre
fainte. Eglife dans tous fes befoins ; fanttifie% tous ceux qui
font dans fonfein s & furtout mes parens * mes amis , mes
jttî ennemis j mes fupèrieurs & mes bienfaiteurs.
Îi|É ffuite de l'aSlion
ARTICLE
IX.
de grâces après la fainte Communion*
QUe
doit-on
offrirCommunion
à notre Sei? gneur
après
la fainte
\ j.° il faut s'offrir foi-même à lui avec tout
1<W
. ce
que
l'on défire & tout ce que l'on pof-
sède , afin qu'il en
difpofe félon fa fainte
lui-même
l'expiation de
intç volonté ; i.° il faut offrir J. Clie à la fainte Trinité, pour
nos
„1-
peches.
cela ?
ii|lj 'Mon fauveur recevez? l'offrande que je vous fais de toutes
[Vfepj js pojfede difpofe? en félon votre bon plaijir, & fouf're?-'qu'en offrant à vous 3 je vous offre vous même à la
li:-'
■
Fait: s un Aéie qui renferme tout
ue
,
ni
ainte Trinité , pour
f J fcxous les hommes-.
l'expiation de mes péchés & de ceux
•f" Quelle réfolution faut-il prendre avant
que de faire l'aûion de grâces ?
Il faut prendre ; 1 ."celle de k corriger des
rlC
fautes auxquelles on eft le plus fujet ; 2.
'
"
,
?
celle &
■
1
190
pratiquer les vertus dont on a
plus de befoin ; 3 0 de facrifier à J. C. tout
ce
qui nous empêche de le fervir uni¬
quement & en demander la grâce.
D. Seroit-ce un
grand mal de fortir de l'E- n
glife auffitôt après la Communion & $IC
ians prendre le loifir de faire Ion
aftion
de grâces ?
il<P
R. A moins qu'il
n'y eut des raifons pref- îp
fantes d'en ufe r
,
,
ainfi , ce feroit une
indé-'!fn
votion marquée ,
quiexpoferoit à perdre
le fruit de la Communion
ce qui fercitmen!
grand mal.
j°p
D. Que doivent faire ceux
qui par leur grof-fj1111'
,
un
lièreté ou leurs diftraâions
ne peuvent?r'-r
,
s'occuper de tous ces difFérens Aéles ? rep<
R. Après avoir adoré 3. C. du fond de
leiiirp?
cœur & lui avoir demandé leur
befoin
ils ne peuvent rien faire de mieux
que dej
réciter l'Oraifon dominicale
,
en s'arrê^
& réfléchiffant fur
chaque demande'
de cette lainte prière.
tant
D. Que faut il faire le rtfte du
communié ?
R. 11 faut le pafftr dans le
on a
jour auquel ®
recueillement,aur^Sji
piétés confi
qu'on le peut Si en œuvres de
comme étant véritablement le
iant
jour d'uneppont
lpirituelle.
r'ièrel
D. Quelles œuvres de
piété doit-on prati- uquoi
fête toute fainte & toute
'wiifeà
-
1
g
„
'91
quer plus particufièsement ce jour-là ?
i.° 11 faut venir à l'Eglife après midi ,
fx on le peut, affilier aux Offices & aux
inftructions , s'il y en a , & paffcr quel¬
que temps en priere devant le très-Saint
Sacrement ; i°. fi on a cccafion
j
de té-
tnoigner à J. C. fon amour dans la perfonne des Pauvres, comme en vififant
| quelque malade ou autrement , n'y pas
■manquer; 3.0 dans la priere du foir ,
Jremerciet notre Seigneur particulière¬
'f | ment de la grâce
qu'il nous a faite ce
lui demander celle de ne point
mourir fans recevoir le St. Viatique, & le
111 prier qu'après avoir eu le bonheur de le
Recevoir dans nos cœurs fur la terre il
jour-là
,
,
[Jjdâigne nous recevoir un jour dans fon
paradis pour toute leternité.
ARTICLE
ce
X,
que l'on doit faire après la première Communion
des moyens d'en conferver la grâce.
,
&
Quoi doivent principalement s'ap¬
pliquer ceux qui ont fait leur pre¬
mière Communion ?
A conferver foigneufement
la grâce
I qu'ils ont reçue en communiant pour la
première fois.
Pourquoi doit-on tacher de conferver
bigneufement cette grâce ?
(f
<L
'
IC)2
R, Pour deux raifons
principalement ;
1.
parce qu'elle eft un moyen infaillible du
falut,2.° parce que le Démon par fes tenta¬
tions,met tout en ufage pour la faire perdre
D. De quel moyen peut-on fe fervir
pouf
conferver cette grâce
importante ?
R. Le principal & celui
qui renferme touj
les autres, eft de mener une vie vraimec
chrétienne , c'efta-dire une vie
ccnfoç.
me à celle
que notre S. J. C. a menée.
D. N'eft-ce pas trop exiger de ceux
qui on
fait leur première Communion
, que
leur propofer la vie de J. C. à imiter adR
R. Non : parce que notre
Seigneur J. C.
lui-même parlant de FEucharifiie
celui qui me
,
)
{
IS
dit) r.£,
mangera vivra de ma pn r
pre vie , comme je vis de celle de
Père.
ml r
D. Qu'eft-ce que
les jeunes gens doivej r
principalement fe propofer à imiter dai '|0n
la vie de notre
Seigneur Jéfus-Chrift ?i t '
R.. Ils doivent
principalement fe propoljcc>n'
pour modèle les exemples qu'il leur
donnés dans fon
enfance, comme noj * 'f î(
voyons dans l'Evangile.
D. Rap|x>rtez ce
que l'Evangile nous
prend fur cela ?
aj,||,Veri
R. Il eft dit, i.°
que notre Seigneur
au
Temple avec fainte Mère & 5t.)
,
put
p
,M
fq PVj's
V
•w
feph en la fête deJ9\
pâques & qu'il affiftoit aux
facrifices Se aux
inftruâ'ions que
faifoient les Prêtres
&Doéteurs
2.0
de la
qu'étant à
loi,
,
& la fainte
Nazareth avec
St.
Jofeph
Vierge, il leur étoit fournis
Se
obéiffant, & qu'il fe rendoit
me un
.
fer\iteur & un
Communion doivent-ils pre¬
imiter
Seigneur
en ces trois
chofes ?
En ce
qu'ils doivent, i.° fe
dus au
rendre affi,
notre
.
fujet com¬
apprentif ; j.°
qu'il croiffoit en
âge, en
ce devant
Dieu Se devantfageffe & en grâ¬
les hommes.
Comment ceux
qui ont fait leur
mière
fervice divin dans
leurs Paroiffes
Fêtes,&r
d'affifter au
continuer
Cathéchifme au moins
dant
pen¬
quelque tems, Se aux autres
les Dimanches
& les
,
infrac¬
obéiffans à leurs
parens,
entreprendre en ce qui
leur
tions , 2° être
Se furtout ne
l
concerne
de vie ,
rien
établiflement ou un état
que par leur confeil
Se de leur
I confentement ;
ï grâce, en vertu 3.0 tâcher de croître en
Se en fcience
Se de vi[1 vre toujours de mieux
en mieux.
Jï>. Que faut-il faire
I
,
pour tâcher de
croître
grâce ?
propol'er un règlement de
II en vertu Se en
f II faut fe
ffldulte pour vivre
con-
être
fj fidèle à l'obferver chrétiennement,
Si mettre en
Hdles avis fuivans.
,
pratique
I
f
194
AVIS FOUR SERVIR A
de ceux qui ont
LA CONDUITE
fait Leur première communion.
le matin
de confiden¬
& faire ces
actions, non par coutume& par maniéré d'acquit à
T E palfer aucun jaur fans prier Dieu
1/N & le foir , fans taire fon examen
ce
prier Dieu avant & après ie repas.
1. X
,
mais avec piété & religion.
II Affilier
les Dimanches
les Fetes au fervice
de la Pareillemoins une fois tous les deux
folemnelle^, 6c même plus fouvent félon le befoin que l'on en aura , le faire_ avec
le même efprit depénitence & les autres difpolîtions
qu'on a fait la Confeflion générale.
IV. Se mettre en état de communier au moins
principales Fêtes de notre Seigneur & de la Ste.
Vierge faire toutes fes Communions avec la même
ferveur que la première , ou comme fi c'éroit la der
nierc avanr que de mourir & ne communier que fe
Ion le jugement de fon Contèfleur.
V. Continuer d'aller au même Confeffeur auque
a fait la conféllion.générale ; & n'en point chan
ger aifément ; & ti quelque raifon ou la nécelîité
divin &aux Initruâions
III. Se confetler au
mois ou aux Fêtes
,
aux
,
on
auquel on a taie une entiere..
grande horreur du péché ; &
par malheur on y tomboir, travailler à s'en relevet!
plutôt, enfaifant de di gnes fruits de pénitence
& pratiquant ce que l'on a dit en parlant des péché)
d'habitude.
Vil.Eviter foigneufement l'oifivertc & la
tife & s'occuper , chacun félon fon état, ou à l'étif '
oblige, en choillr un
confianceVI. Avoir une
au
_
_
_
fainéa®H
à quelque travail honnête. r
Vlit. Fuir les mauvailes compagnies & tout c f '
qui peut être uneoccalion d'ofténfer Dieu , &
d être avec ceux dont les discours & les bons exe#:
pies peuvent édifier Se porter à la vertu.
IX Avoir une grande dévotion pour le très-faiff
Sacrement de l'Autel, le vifirer fouvent, f tenir
I Egide avec recueillement & aiodeltie, furroutpe ,
de ou à un métier , ou
aiml"f
f?l
'9*.
da«t la Meflfe . 8c n'y affilier
qm vec d&
.àis fentid'humilité d'amour & de recohnoillanceX. Avoir auiii une dévotion tendre 3c
refpectueufe
envers la très-Sainte
Vierge , ne
.mens
.
,
manquer aucun jour
par
ians_ l'honorer par quelque priere , Se furtout
l'imitation de quelqu'une de fes vertusXI- Honorer fon
Ange Gardien
,
prier avec confiance furtout dans les
le refjqe&er 8c le
occahons
dangereufes pour l'ame,
pour le corps , &
pa¬
reillement le Saint dont on porte le nominvoquer
Scie Patron
delà Paroiflè8c du Diocefe on
l'on a pris naiÏÏanceXL- Se comporter en tout
temps 8c en tout lieu ,
tant a l'extérieur que
pour l'intérieur
comme étani
lotis lesyeux de Dieu ,
qui doit être le Juge, après
avoir tté le témoin de nos
aêlions Se de nos penfées >
& lui demander
avec ferveur la grâce de la
perfevérance.
#
,
PRIERE
Au
du
nom
DU
Père
,
+ du Fils , _Sc du SaintEfpi'it.Ainfi foit il-
Se
MATIN.
In nomine
+ Filii
pa.tr's,
&
ftnfti Jmen.
Demandons l'ajfiflance du faint
&
Jpirkus-
Efprit.
VEnezfideles
Efprit-Saint
remplirez
les cœurs
de
Se allumez-y
le feu facré
de
vos
,
votre
div:n amour.
in
FEni amoris
fanlte-fpiiitus
,ignem
repte tuorum
accende.corda fidelium , &
mi
eis
Mettons-nous
en la
pre'fènce de Dieu
adorons-le & le
remercions de tous fes bienfaits.
,
M reconnois
On Dieu- pour
je vous adore
ici Sepréfent,fouveraiti
je vous
Créateur
Seigneur
mon
mon
& je me foumets entièrement à vous»
Je vous remercie , ô mon Dieu de m'aveir créé Se
mis au monde, de m'avoir donné votre cher Fils
J. C.
pour Sauveur, de m'avoir fait enfant de l'eglife ca¬
tholique , de m'avoir tant de fois pardonné mes péchés
(
,
j lui méritoient l'enfer, Se de couses les grâces que j'ai
ii
i$6
ïeçUes de vous pendant toute ma vie & particulière¬
ment cette derniere nuit s je vous en
remercie par
Jefus-Chrift notre Seigneur.
^Offrons-nous à Dieu & tout ce que nous ferons aujourd'hui'
JE
offre ô mon Dieu mon corps & mon
ame
vous
, puiffances ,, tout ce que je pen, toutes mes
ferai, tout ce que je dirai, tout ce que je ferai , tout
ce que je fbuffrirai ; Se afin que cette offrande vous
foit agréable, permettez-moi de l'unir aux mérites de
.Bien Sauveur J C. de joindre mon cœur à foti cœur,
mon intention à fon intention ; Se dans cette union ,
recevez, s'il vous plair, l'offrande que je vous fais , qui
n'a d'autre motif ni d'autre fin que votre gloire.
Faisons un ferme propos d'éviterle piqhé ,<& de pratiquerLa vertu.
JE protefte ô mon Dieu ! mSÇennant votre fait; te
grâce , de paffer cette journée fans vous offènfcr,
d'éviter toutes tes occafions qui pourroient me porter
au péché , de fuir toutes les perfonnes qui pourroient
m'y foliieiter , Se de réfifler fortement aux tentations
des ennemis demonfalut- Ah, mon Dieu ! plutôt
mourir dès l'heure même que de rien faire aujour¬
d'hui qui vous déplaife ; je veux au contraire , pour
l'amour de vous, pratiquer les vertus , la charité , <
l'humilité, la patience , & tâcher d'accomplir, en 'j
toutes chofes , votre fainte & divine volonté.
•
Demandons à Dieu le fecours. de fa grâce.
J
'Avoue, ô mon Dieu ! que je ne puis f en fans
vous • quelque bonne réfolution que je fafiè, mais
J
nuis tout ; je vous conjure d'appuyer J
tous réuflir à votre ]{
plus gl ande gloire. Eloignez de .moi toutes les occa- Jt
lions du péché : aidez moi à pratiquer les'actions de jc
vertu : ne me refufez pas votre grâce dont j'ai un ex- ]e
trême hefoin > je l'implore par les mérites de mon |Jcl,
Sauveur J. C.
M.
avec
vous je
mes
bons délits , & de les faire
Prière à'la très-Sainte
Vierge.
I^
SA'nte
moi, s'il
Viege , ma
trèsaujourd'hui
bonne mère",
plait,
votrecontmuez-Jfg
puilFa -tefvous
protection : obt<' cz-moi de votre cher fils les grâces d
qui me font nécefl'aires pour mon falut, la grâce ui^
197
l'offenfer jamais, la grâce de faire en
foutes chofes
fa faiote volonté , & à la fia de
mes
ne
jours
ne mort.
une
bone
M On bon Ange Gardien,
vous mon St.
grandtous
Saint Jofeph Se
Patron N...
les Saints Se
Saintes du Paradis tous les
anges
tercédez pour moi
bienheureux, in¬
obtenez-moi la
grâce
devivr
toujours dans la crainte de Dieu Se de
mourir dans
fou amour, pour le
glorifier à jamais dans le
dans l'éternité bienheureufe
temps Si
Ainfi
,
foit-il.
Pater, Ave Credo
&c les
del'Eglife, pages 23
24 25
,
Comrr.andcm.ns de Dieu Se:
Se 26.
Les Litanies dit St.
KYrie
eleïfon.
Chrille
eleïfoT?,
nos.
Pater decxlisDeus,
Miferere nobis.
Fiii Redemptor mundi
Deus , Miferere nobis.
Spiritus Sanéle Deus.
_
,
Sanéla
Trinitas
unus
Deus, Miferere nobis.
Jefu Fili Dei vivi mif.
,
jefu fplendor Patris,
Jefus candor lucis seterne,
Miferere nobis-
Jefu Rex gloriae
Mif.
jefus fo! juftitiae Mil.
jefus Fili Mariae Virgi .is,
,
,
jefus admirabil's
Jéfus.
Jefu arrator nofter, Mif-
Kyrie eleïfon.
Jefu audi nos
Jefus exaud
Nom de
Mi-
Jefu Deus paris , Mil.
Jefu audfor \it^, MifJefu exemplâr virtutum >
Jefu zelator animarum
Jefu Deus nofter Mf.
Jefu refugium nofirum,
,
,
Jefu
pater
pauperum ,
Jefu thefaurus fidelium
,
bone paftor
Mif,
Jefu
jefu
lux
,
vera
,
Mif,.
Jefu fapientia arerna
,
Jefu bonitas înfi uta
,
Jefii via Se vira
Jefu gaudium noftra,
Angelorum
Miferere nobis..
Jefu magifter Apoftolorum
,
Miferere nobis.
Jefu Doétor Evangelifta,
rum,
Mif.
Jefu Deus fortis
Mif.
jefu Pater fururifaecul i, Jefii forrirudo Mnrryrum-,
I jefu magni confilii An- Jefu lumen Confbffbrum,
Jefu
_
,
gele , Miferere nobis.
efu potentiffime
,
Jefu obedientiflime ,
e'u mitis& humilis
de ,
Mif.
cor-
Jefu
puritas Vifginum »
corona
Sanélorum
oirin;um
Mif.
Propïtius efto, Parce "o-
Miferere_ robis. PrOpiciuî eflo
efu amator c'flitatis
3
Fis Jefu..
,
Exaudi
nos
Iî
jefu
t'o8
Ab omni peccato , L.dera
nos Jefu
Ab ira tuâ,
Libéra ,
Ab .itriidiis Diaboii ,
fornicationis ,
A fpiritu
A morte ,perp;tuâ >
negleétu
A
itïfpiratio-
iuarum , Libéra.
myiterium Sanbt*
Itrcarnationis tu*,
num
Per
Per nativitatem tuam,
Per infantiam tuam ,
Per diviiiiiliman vitam
ruam,
Per labores tuos ,
Per Agoniam &
nem
tuam ,
Per Crucem & Dereîic*
ti'onem tuam ,
Per langores tuos,
Per mortem & fepultu-
Libéra..
ràm tuam,
Per Refuredtionem tuam,
Per Afcentionem tuam,
Per gaudia tua ,
Per gloriam
Agnus Dei g fois.
tuam,Libéra
Jefu audi nos,
Jefu exaudi nos-
If. Sit nomen
Domini
Libéra. benediftum.
Paffio-
A<. Ex hoc nunc Se
in fseculum >
ufque
Libéra ,
OREMUS.
invenietis pulfa.lt
DOmine&Tefu-Chrifte
, qui dixifti
. petitevobis
& acctpiau
& aperietnr
qua°Guérite
,
,
fumus, a nobis petentibus divimiiimi tui amoris.
afifeèium , ut te coco corde , ore Se opere diligamus ,
Se à tua
laude ceffemus.
nunquam
Umr.nitatis tuteipfâ divinitate unétas, Domine
Jefu-Chrifte, timorern pariter Se amorem fac
gubematioinftituis,
qui vivis.Se régnas in fiecula fseculorum. Amen.
babere perpetuum qui nunquam tuâ
ne desiiituisquos infoliditate tu* diiebtionis
nos
Quand la cloche fonne le matin, à midi & le foir pour
AAngelus-
ANgelus
Domini,_Ave
nuntiavit
MariaSec-, Se concepït de
Spiritu-San&o
Maria
Ecce Anciba Domini,fiât mihi fecundum Verbum
,
Ave Maria ,_&c.
Et verbum caro tàct.im
Ave Maria , Sec.
tuum.
eft > & habitavic in nobis.
«
OREMUS.
Gs Ratiam tuam , quas'fumus Domine , mentibus F jtfl
r nollris infunde , & qui Angelo nuntiante Chrifti, S.
Fiiii tui incarnationem cognovimus, per paffionemj
ejus & Crucem ad refurrectionis gloriam perducamur.,{, „
Amen.j^.S!
Fils, its,
1
Per eumdem Çhriftum Dominumnoftrum.
In nomiae Partis , t ou Au nom du Père
Se.
IL
Eilii , &c.
'
f &du ' S
i99
Prière avant le TravaiU
P Revenez-nous,
le
Seigneur,par
votre grâce, & qu'el¬
aide à bien
faire
aétions afin que tout
nous
nos
ce que
,
nous
difons 3c faifons
toujours par vous.
La même
finiffe
commence 6c
latin.
en
ACtiones
, quaefums Domine afpiranda
prseveni noftras
Se
,
adjuvando profequere , ut cunôta
noftra oratio 6c
operatio à te femper, 6c per te
cœpra finiatur.
Prière après le Travail.
ODieu
Tout-Puiffanc
& Eternel
. reglez toutes
nosaélions
félon
bon plaifir, afin qu'au
votre
nom de votre
en toutes
fils bien aimé , notre vie foit abondante
fortes de bonnes œuvres. Ainfi foil-il.
La même
Latin.
en
o Mnipotens fempiterne Deus
tros in
■
Filii tui
beneplacito tuo
mereamur
,
dirige aclus nof-
ut in nomine dilesSlî
bonis openbusabundare. Amen.
,
Prière avant le
Repas.
^
BEnifTezQue ce foitbéni
le Seigneur
Que la main de
Jéfus-Chrift
fié
la nourriture que
nous
&
filous allons prendre. Au nom du Père,
La même
6cc.
Latin.
en
Enedicît?. Dominus. Nosôc
eaquse fumusfumpturi beaedicat dextera Ch
ifti--tn
nomine. &c.
Trière
'
après le repas.
Ousvous rendons grâces de tous vos
bienfaits, 6
D.eu Roi tout-puiflant
qui vivez 6c regriez.
,
La même en Latin.
Gimus tibi gracias , R'ex
omnipotens Deus pro
îiverfis benenefiéiis
fecula fxculdrum - Amen. tuis, qui vivis 3c régnas in
u
A
ltl»i
PRIÈRE
Au
U
■
nom du
Père , &C.
jjjl.enez Efpnt-Sai ir, &c.
✓
comme à la
trière
DU
In
SOIR.
nomine
Fini sanSe
du matin., f
patris
spiritus
içp.
,
&â'
i
ÎO
la préfence de Dieu , adorons • le de
tout notre cœur & le remercions de tous fes bienfaits.
Mettons-nous
en
recontiois
M Ou
Dieu , pour
je vousmouadore
Créateur
ici prefent,
& mon jefouvevous j
raiu Seigneur Se je me foumets entièrement à vous.
Je vous remercie 6 mou Dieu ! de m'avoir créé Se
mis
monde, de m'avoir donné votre cher FilsJ C.
fl,
pour Sauveur ; de m'avoir tait entant de i'Eglife ca¬
tholique de m'avoir tant de fois pardonné mes pé¬
chés qui meiitoient l'enfer, &de toutes les grâces
que j'ai reçues de vous pendant ce jour ; je vous en
,
,
au
,
remercie par.] C. notre Seigneur
Demandons à Dieu les grâces nécejfaires pour connoitre
& dêtejler nos péchés.
,
DOnnez-moi,
o mon
! Us lum
ières qui&mela
font néceflaires
pour Dieu
connoitre
le nombre
grièveté de mes offenfes ; faites que j'en conçoive
l'horreur Se la contrition que ie dois en avoir.
toute
Examinons notre confcience fur les péchés que
avons commis pendant ce jour.
r.
t<
t
v
nous
Cl
NEfonge
nous fommes-nous
point
laitiés téméraires
aller au me,m-à . pej
à la haine aux
jugtmens
,
,
la vengeance, ve
n.auvailes penfées , =ux Ti,
de la chair ? y a- * D
la médifance , aux injures, à
Avons-nous refifté aux
mauvais dé ,rs , aux mouvements
libres, . froi
®oi
Avons-nous évité les compagnies & les lieux qui" Çprc
font pour nous des occaiions d'offenfer Dieu?
s'il i
Avons-nous manqué aux devoirs de notre état ? i f
Enfin qu'avons ous fair aujourd'hui pour expier nos. "j—
péchés. pour plaire à Dieu , Se pour nous all'urer ;
r-il eu des regards dangereux ,des difeouts
des attions immodeiles-
le falur?
_
Demandons pardon à Dieu*
il.
jK^
OMon
Dieutoujours
! ferai-jeda->stoujours
pécheur &fautesldtfiHe
retotr^fne
berai-je
de nouvelles
ent-'iiifei
appele'pfed-
Dieu 5c mon père-, jai péché' contre vous Se
fai te préfence : je ne mérite pas détre
votre fils : je fuis marri de tout mon cœur de vous, ;
avoir offenfe : je dére 'e fouveraiuement mes
mon
votre
péchés"j Sft
déplaife^t & que vous êtes infini*Deuç,
ment bon : je promets
moye-ant votre fainte grâce- ti;ss
de ne les plus commettre , d'en éviter les occaiions j
parce qu'ils vous
201
o
d'en faire
pénitence 8c de mieux vivre à l'avenir :
j'efpère que vous me ferez mifëricorde par les
,
mérites de mon Sauveur J. C. votre Fils , qui m'a ai¬
mé & qui s'ell livré pour moi à la mort de la Croix.
Souvenons-nous que nous pouvons mourir cette nuit;
voyons
fi nous femmes prêts à paraître devant Dieu : tâchons de
nous mettre dans l'état
auquel nous défirerions être trouvés
i l'heure de la mort,
M n'ai-je
On Dieuque, jepeufaisde que
je mourrai, Se peut-être
peut-être
momens à vivre
,
fortirai-je point du lit où je me coucherai cette
nuit : auffi m'avertilfez-vous d'y entrer comme dans
mon tombeau : à l'heure de la
mort que je voudrois
avoir vécu fans
péché & vous avoir toujours aimé :
mettez-moi dès-à-préfent dans ces fainres difpofitions. Oui, mon Dieu , je dételle le péché : je crois
ne
tout ce que
la fainte Eglife m'enfeigne , je mets en
efpé-ance : je vous aime de tout mon
vous toute mon
cœur : je veux vivre Se mourir dans votre amour :
je vous remets mon ame qui vous a rant coûté r ne
permettez pas que le fang précieux que vous avez
verfé pour elle lui foir inutile.
M On bondeAnge-Gardien
, veillez
s'il vous^
moi grand StJofeph
_St-plaît
Pa¬,
autour
:
mon
N
Saints Se Saintes du Paradis, priez pour
moi, Se vous furtout Vierge faiute, mère des miféritron
.
cordes, refuge des pécheurs, ne m'abandonnez pas
vous plan , à l'heure de la mortMettons nous fous fa fainte
protection
s'il
Litanies de la fainte
KYrie eleïfon,
Chrifte eleïfon.
Il Kyrie eleïfon.
ÏChrifte
audi
nos-
pro
jChrifte exaudi nos,
JjPater de cœlis Deus.
Miferere
nobis.
Fiii Redemptor
Deus,
mundi
Mif.
Jipiricus Sanêle Deus,
Miferere nobis.
I
B
IL.
L
Vierge,
Sanêla
Trinitas un'us
Deus ,
Mif.
Sandla MARIA, Ora
nobis
Sandla Dei genitrix ,
Sancla Virgo Virginum.
Mater Chrilti,
Ora.
Mater divinte
gratiœ ,
Ora pro nobis.
Mater purillima ,
Mater callillîma»
9r
201
Domus aurea,
Fœdetis arca »
Mater ipviolata,
Mater intemerata,
Ora.
Mater amabilis ,
Mater admirabilis ,
Mater. Creatoris ,
Mater Saivatoris r
Virgo prudentiftima,
Virgo veneranda,
Virgo praedicandà*
Virgo potens ,
Virgo
firgo clemens »,
Virgo
fidelis ,
_
Vasfpirituale ;
Vas honorabile,
Ora.
devotîonis,
Rofa myftica,
Turris davidica ,
Turris eburnea,
Salus infirmorum ,
Refugium peccatorum »
Confolatrix afflictorum i
Regina Prophetarum ,
Regina
Apoltolorum Ora»
,
ReginaMariyrum,
Caufa noftrse Uétitiae,
infigne
Ora.
Regina Angelorum ,
Regina Fatriarcharum»
Spéculum juftitiï ,
Sedes fapienrise ,
Vas
Janua cœli,
Stella matutina ,
Regina Coniellorum,
Regina Virginum,
Regina San&qrum om¬
nium .
Ora pro nobis.
Agnus Dei ? fois,
V
Ora pro
nobis fancta
genhrix
n!. Ut Digni efficiamur
Dei
promiffionibus Chrilti.
0 R E M V S.
fem-
DEfende
qusefumus
Domineil'am
, beara
Mariadverfia
virg'ne
intercedente
ab omni
familiam, Se toto corde tibi protlrajam ab hof- ÏFil
tium
proptius cleir.enter infidiis Per, &c.
h
Notre Père &c Je vous falue , Sec. p, ij.
per
tate
ruere
ton
,
La
confejjiion générale en français-
à la
jtoi
s;!
Marie,
Vierge,
JEbienheureufe
me confefle-àJDi
eu toujours
le Père tour
pui àïànt,St- Mi¬ Q
chel Archange» à St- Jean-Baptifle, aux Apôtres St. te
Pierre, St. Paul, à tous les Saints & à vous mon Père,
que j'ai grandement péché par penfées, paroles St œu¬
c'eft ma faute , c'eft ma faute, c'eft c'eft ma très- ;a
grande faute ; c'efl pourquoi jefupplie la bienheu- ,/4,
reufe Marie toujours Vierge , St Michel Archange, pé,
St- Jean Baptifte , les Apôtres St. Pierre St Paul ,[Qt|
les Saints & vous mon Père de prier pour moipud
erfus.
notre Dieu/EtI
vres :
tous
le Seig-neur
Que le Dieu
Tout-Puift'ant nous faffe mi féricorde,'
pardonné nos péche's, il t.ousRe(j1
ïrpj
accorde le pardon , l'abfolution Si lîV. |
rémiliion de nos pe'che's.
&
que
nous ayanr
conduite à la vie éternelle.
Que le Seigneur
dieux nous
W.
Tout-PuifTant Se tout mifériror-j
20J
La
Confejfion générale en Latin.
COnntecir
Deo Michaeli
ornnipotenti
beatae Marias
Virgini, beato
Archangelo,
beatofemper
Joannï
Saprilta; , fanétis Apoftolis , Pecro& Paulo , omnibus
lanCtis Se tibi Pater , quia peccavi nimiscogitarione,
,
ecrbo Se opere : meâ cuipâ, meâculpâ,
nâ culpâ : ideo precor
meâ maxi-
beatam Mariam femper Vir-
;inem , beatum Michaelem archangelum , beatum
©ânnem-Baptiftam , fa ait os Apoftolos, Perram Se
$auium , omnes Sanctos Se te Pacer , orare pro me
ad Dominum Deum noftrum.
Mifereatur noftrj omuipotens Deus » Se dimiifis
peccatis noitris , perducat nos ad vitam ascernam.
i
Amen.
Indulgentiam, abfolutionem Se remilfionem pec:atorum noftrorum rribuatnobisomuipotens Se mife:icors Dominus.Alrien.
oki
trions pour les Ames du purgatoire-.
JvEprofundis eiamavi ad te Domine*: Domine
Ï5 9eJ exaudi vocem meam.
^•Fiant aures tuse intendentes* : in vccem depreca"onis me®.
Si iniquitates obfervaveris Domine * : Domine ,
luis fuitinebir.
Qtr'.a apud te propitiatio eft * : Se propter legem
:e,V [uam fuftinui te
Domine.
Suilinuir anima mea in verbo ejus* : fperavit ani-
Miiwa mea î" Domino.
MrA euftadia matutina ufque ad noftem * : fperec
JÏÏJjtaël in Domino,
hll Qu'a aPud Dominum mifericordia * : Se copiofa
Jbua cura redemptio.
P° U Et ipfé redimet lfraël * : ex omnibus miquitatibus
'us.
férico- Requiem aeternam dona eis Domine * : Se lux
il'J
_
lerpetua luceat
eis.
Requiefcant in pace. gt Amen,
M tf. Domine exaudi orationem meam.
Utio» gc. Etciamor meus.ad te veniat.
l
O R E M U S.
T7* Idelium ,'Deus omnium conditor"8e
redemptor,
.1? animabus famulorum
fumularumque tuurum
.jj
emiilionem cunéforum tribue
peccatorum
ut in*
clulgentiam quant femper optaverunt piis
fujplicationibus confequanturQui vivis &c.
Ceux qui ne favent
pas le latin diront ce qui fitît.
■jf".
l
,
,
,
Seigneur, donnez , je vous
éternel aux ames qui foulfrent en prie , k repos j
purgatoire.
k- Et faites luire fur elles la lumière de
vsttjTT
gloire qui ne finit pointU R A
i
s o N.
¥
Mon Dieu ! qui êtes le Créateur
& le Redemr1
teur dé tous les fidèles
: donnez aux
ferviteurs & fcrvantes la remiffion de ames de ses1 i
tous
pécnés : hâtez vous de leur faire mifc'ricorde
, ain
qu'elles obtiennent par les très humbles
prières tue U»
kusyj
lu-Religion nous infpire
,
le pardon qu'elles ont tk-
jours déliré , vous qui vivez Se régnez dans tous j/tf
les liècles
des iièclès Ainfi foit-il*
Prions Dieu Pour
-
Monfeigneur notre Evlque.
ODicu les
! quifidèles,
etes 1eregardez
palteur Scie conduèleur-q,
favorablement
tous
votq
ferviteur qu'il vous a plu nous
donner pour Ey<3
que , faites lui la
grâce de remplir dignement fer
devoirs , afin qu'il arrive
à la vie éternelle avec
lii\
troupeau dont vous tui-.avez donné la
conduite.
Offrons à Dieu-le repos de la nuit.
j.
DOnnez
le repos
uécUinire
a mon corps ô rriorL
Dieu .Mais
laites
que
<
,
mon cccur ne celle
: veillez vous même
fur
de veiller jour vous
point!
noir
Seigneur, ioyez ma lumière au milieu des
ténèbres'
préfervez-moi des embuci.es du
Démon
:
les mauvais
longes Se les fantômes
habitez eu moi comme en votre impurs de la rîij îj
fàint Temple , afij
que me repriant en
vous, & me réveillant
poûi il
Vous, je vous hoirt re
toujours. Ai fi foit-il.
Au nom du lJère- &cou In nomine
Patris, éc,
difliejl
;
frg-g., a
CATÉCHISME
S
||
o U A B R E' G E* * \
U
|
DELA
DELA
DOCTRINE
S[|
C H R E' TIENNE,
Dreffè fs publie par l'autorité de Mon- [f
feigneur V IlluflriJJiriie 6* Révèrendifjime IL
JOSEPH ANNE, - LUC DE PONTE N
-
DALBàPvET, Evêque, Baron & Seignneur
de Sarlat, pour Tufâge defon Diocefe.
THFQUE
VILLE
A
Chez P.
S A R L A
T,
--
Pvobin, Imp Lie 1785
ORDONNA
DE MONSEIGNEUR
tu
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L
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S A R L A
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T.
tfèaKgjteSTOSEPH ANNÇ-LUC
llmm
-
DE
PONTE
DALBARET,
I mm KPi oar Miféricorde Divine Se la
§r/Mfj IUIIPm 8r*ce -du-St Siege Âpejlolique f
I iMMliJI Evêque , Seigneur Se BarOn de
i
? Sarlat, ConJ'eiller du Roi »n tous
..
"
'
fei Conjeils : A tout Pane un Se autres chargés de
l'ihfîruclion des Peuples de notre Dioceje : Salut
èe Bènédiclion.
Comme une de nos principales
!
Se plus ejftnobligations ejl d'injtruire les Etifans, Se
que rien p'ejî plus important à la Religion Chré¬
tienne parce qu'ils
/uiventpour l'ordinairepentielles
,
f dant le cours de leur vie les premières impref,
fions qu'ils ont reçues , Nous avons cru devoir fa¬
ciliter ce JaintSe falutaire exercice , en donnant
ce Catichifme,
qui Servira à enfeigrter avec pureté
Se avec uniformité la Decht itit Ckrèlienrfe à etux
f
qui l'ignorent. C'efî un ouvrage que plufieurs
d'entre vous
foqkaitentdepuis long-temps,& qu'on
flous a demandé avec
infiance, attendu qu'il n'y
en a aucun dans le
Diocefe, ce qui caufe que
les Enfants demeurent
fans inftruclion ; ainfi
flous avons lieu
d'efpêrer que, par votre y le , il
produira les fruits eue Nous nous en J'ommes pro*
mis
A CES
CAUSES, flous vous mandons
de Venfeigner
déformais, enfon abrégé juivant
la
capac té des Enfants. Défendons
très~cxpreffèment d'ufer d'autre Catèchifme dans les injtructions publiques qui Je feront dans toute
l'étendue
de notre Diocefe. Et
enjoignons à tous Maîtres\
6> Maître (je s d'Ecole de s'en jervir
pour appren¬
dre la Doctrine Chrétienne à leurs
Ecoliers ù
Ecolieres. Donne* à Sarlat dans notre
Palais
Epifçopal, le 12 Mai 1781.
f JO. AN. LUC, Evêque de Sarlat.
Far Mmfeigntur,
( n Hifr'uiïk
Fgurnet, Secrétaire,
/
CATHECHISME
DE
OU
À B REG h*
LA
DOCTRINE
C U R ET I E N N E.
PREMIERE
DE
LEÇON.
DIEU.
Qd e m a n d e
UI
fi
vous
a
erée ts mis au monde ?
lj'eft Dieu.
D. Pourquoi Dieuvous a t il créé fa mis au monde}
R. C'eû pour le connottre , l'aimer, le fervir 8c
^
obtenir par ce moyen la vie éternelle.
D Ç>u'ejï-ee que Dieu ?
R. Dieu e(l un pur Efprit ir.Sni,
qui a créé le
Ciel 81 la Terre , & qui efl le
Seigneur fouverain de tontes choies,
D. Qu'entend'^ vous quand vous dites
que Dieu
a créé le Ciel fa la Terre ?
R. Je veux dire que Dieu par fa feule
parole,
afaitderien le Ciel & la Terre , les
Ang? Se
les Hommes. Se généralement
dâns l'Univers
tput ce qui eft
m
(6)
D. Combien y a-t^il de Dieux ?
R II n'y a qu'un feul Dieu
D. Dieu a t il un Corps & une Âme ?
R Non , Dieu efi un pur I? ip»it
D Dieu a t-il commencé d'être?
R Non, Dieu efi éternel; il n'a
commencement &. n'aura
point eu de
jamais de fin.
D. Où efi Dieu ?
R. Dieu efi au Ciel, en la TCrre, aux Enfers,
Se «nivericllem nt par tout.
D Dieu ejl donc ici ?
R, Oui , Dieu efi ici 8c dans tous les lieux du
monde.
D. Si Dieu efi ici, d'où vient que nous ne le
voyons pas ?
R» G'èfi parce que Dieu efi un pur Ffprit, qui
ue
peut être apperçu des y ux du c«rps.
D. Si Dieu ejl par tout, il connaît donc tout ce
qui fe fait dans le monde ?
R. Oui, Dieu voit tout &. eonnoît tout, jufqu'k
r.os
penfées les plus fecretes, Se aux defirs de
'
nos cœurs.
D. Dieu prend-il foin de nous ?
R. Oui, Dieu
prend foin de nous 8c de toutes
les créatures; il nous cunfeive 8t pourvoit à
tous nos befoins par fa
providence
D Dieu efi il bon . fage D puifant ?
M
Oui, Dieu efi très-bon, très fage Se toutpuiflant, 8c infini en toutes lortes de perfee-
tions.
»
•
-V- -V■vfw
#
'
-3Ï
k
f7)
SECONDE
LEÇON.
Myflere cie la Sainte Trinité.
D
éf~^Ombien y a-t il de perjonnes en Dieu ?
R
I! y tn a troE,* lavoir, le Pere, le Fils
Sur le
& le Saint Efpiit.
D. Le Pere eft il Dieu ?
R Oui , le Pere eft Dieu,
D Le Fils efi il Dieu?
R
Oui, le Fils ett Dieu.
D. Le Saint-Efprii ejt il Dieu ?
R
Oui, le '-laint Eipiittfl Dieu.
D Ce Jont donc trois Dieux}
R. Non , ces trois perfonnes ne
font pas trois
Dieux, mais un l'eul £< même Dieu
D, Pourquoicestrois perjonnes nefont-elle s qu'un
J'eul 6- même Deeu ?
R. C'efl parce que ces trois pertonnes n'ont
cm'une <k même nature , St mè ne Divinité.
D Y a-t il quelqu'une de eçs trois perfonnes
qui
foit plus âgée , pins J'age D plus puijj'ante que
les autres ?
R. Non , ces trois perfonnes font aufîi anciennes,
l'une
auffî fages &. auflî puiffantes
que l'autre i
étant égales en toute- lortes de perfedtio s.
D
Quoi ! le Pere n'eft pas plus âgé que le Fils ?
R Non , car le Pere , le Fils &. le
si
t
Efprit
font'de'toute éternité , &t n'ont jamais eu de
commencement.
D Confmfbt appelle-t-or> ce Myflere ?
R. On l'appelle le Myflere de la Sainte Trinité.
D Faites un aile de Foi fur le Myflere de la Ste.
f rinitâ*
(8)
R. Mon Dieu, ;e*crois très-fermement que vous
êtes un feu! Dieu en trois perfonnes, -le Pere,
le Eils & le Saint-Efprit, parce que vous l'a¬
vez révélé afrïlï à votre Fgiife.
T R O I S 1 E M E
L
EÇO N.
Sur le Mydere de l'Incarnation.
D T Aquelle eft-ce de ces trou perfonnes de la
jLi Sainte Trinitê , qui s'ejlfait homme ?
Il, C'eft le Fils de Dieu, la fécondé perfonne de
la Sainte Trinité.
D. Çu'entendry-vous quand vous dites que le Fils
de Dieu s'eji tai! homme ?
R J'entends qu'il s'ell fait femblable à nous en
prenantun corps mortelfkuneame raifonnable.
D Où ejl ce que le Fils de Dieu a pris ce corps &
cet ame}
R Le Fils de Dieu a pris ce corps îk cet ame dans
le fein de la glorieufe Vierge Marie, la Mers.
D Comment cela s'efl il fait ?
R Ofl par l'opération du Saint-Efprit.
D l e ■>. Elprit efi donc le pere deNotre-Seigneuf
R Non, le Saint-Efprit n'eft pas le pere de No¬
Seigneur.
Pourquoi le Saint Efprit n'efil pas le pere de
Notre• Seigneur?
S
R ( 'eft parce que le Saint-Efprit n'a pas produit
Notre Seigneur de fa propre fubftance*
D- De quelle frh(lance le corps de Notre-Seigneur
a-t il donc cté formé ?
Af
tre
D
R Le corps de Notre-Seigneur a été formé feu¬
le m^nt du iang le plus pur de la Ste. Vierge
•Mari®.
D-
\
f«>
s
D Qm t(l donc le pere de Sotre-4seigneur ?
R Èn tant que Oit u c -fi le Perfc b ttrn 1
qui l'"ng; mire éternellement, mahentantqu'Humme il n'a point de pere.
D. D'où vient donc que aint Jofeph
'Jl quelque
fois appellè le pere le Notre .Seigneur}
II. C't ft parce qu • Saint Jofeph a nourri -or
Seigneur, & que les hommes croym >>it q "l
fut fon pere à aufe qu'il étoit l'Époux J- la
Sainte Vierge Marie.
D* Comment le Fils de D ieu fait homme
je nomrpe^
t il}
R. Il fie nomme Jefus-Ohrift
D Que fignifie le nom de Jefus ?
R. Il lignifie Sauvcu
D Que figaifie le nom de
Chrifi?
lignifie oint ou l'acre
D Quand le Fils de Dieu Cefi fait homme a-t ît
cefjé d'être Dieu ?
R 11
R Non , il elt Dieu & Homme tout .éâfemb1
D Combien y a t-il de natures en Not e-6. i.yu
R
Jefus- Chrifi}
Il y en a deux; lavoir la nature livO
1.
nature humaine
D
Combitny a-t-ilde perfonnes enNotre Seigneur
Jefus'Chrifi}
R. Il n'y a qu'une feule perfonne en Notre Sel
gneur Jefus Chrifi; favoir,la fécond? per<cr î
•de-là Sainte Trinité
D Comment appelle t on re Myflere
par lequel le
fih de Dieu
s'efi fait Homme}
R. On l'appelle le
Myfiere de l'Incarnation.
(10)
D. Faîtes un acle de Foi fur le Myflere de l'In¬
carnation}
R. Mon Dieu, je crois très-fermement que votre
Fils , la fécondé perionne delà Sainte Trinité,
s'efl fait homme dans le ftin de la glorieufe
Vierge Marie , fa Mere, {k qu'il eft Dieu & H
Homme tout enlëmble, parce que vous l'avez
ainli révélé à votre Eglife.
QUATRIEME LEÇON.
Sur la vie de Notre-Seigneur Jelus Chrift.
J
D f~\Uel jour Notre-Seigneur Jefus-Chrifla-t il
\Jitè conçu dans leJein de la Sainte Vierge
Marie}
R 11 a été conçu le jour de l'Annonciation, le
vingt-cinquième jour de Mars.
D. En quel lieu £• quel jour efi-il né?
R. 11 ell né h Bethléem dans une étable la nuit
de Noël à minuit.
D. Quel jour Notre-Seigneur fut-il
appelli jefus ?
circoncis &■
R. Le premier jour de l'An . qui eft la fête de la
Circoncifton.
D. Quel jour Jefus Chrifl fut il adoré des Rois
Mages ?
R. Le lixirme jour de Janvier, qn'on appelle la
fève des Rois «u de l'Epiphanie.
*
D. Quel jour fut-ilpréfenté à Dieu fon pere dans
■jLJ
le Temple?
R Ce fut le jourdelaPurification. qu'onappelle
communément la fête de la Chandeleur.
D. Quand efl-ce que Notre-Seigneur
fut kaptifé}
Jejus-Chrifi
.
-1
'ni|i
Ie«
1 ®
(il)
„
R II fut baptlféâ
l'âge de trente an* par Saint
Jean Baptiile, le fixieme jour de Janvier.
D. Combien de
temps Jefus-thrifi a-t-ïl vécu fut
la te rre ?
R. Il a vécu trente-trois ans &
quelque mois.
D, Qu'a fait
Nptre-Seigneur Jefus-Chrifl pendant
V
qu'il a vécu fur la terre ?
~~
k
R II a en feigne aux hommes toute forte de vei>
tus ,
par les paroles fk par les exemples,
leur a mérité la grâce & la vie éternelle,
f' I ' Faites un Acte de foi fur cette vérité ?
lf'| R. Je crois, mon
Seigneur Jefus-Chrift, que du¬
rant votre vie
mortelle, vous nous avez en-
n) '
feigne toute forte de vertus par vos paroles &.
,i;
vous nous avez mérité la
iw
«elle.
par vos, exemples,
8c que par vos travaux,
grâce £c la vie éter-
cil S
CINQUIEME LEÇON,
Sur le
rjeli
Myftare de la Rédemption.
^[\j^ur1u0'1 le fils de Dieu s'ejl-f fait homme}
Ûi R* JL Le fils de Dieu s'efl fait hânjruç pour nous
«
racheter de la damnation éternelle due à nos
péchés, fatisfaire àla jullice deDieu fon pere,
8c nous mériter la vie éternelle
D. Çu'efi-çe que
Jefus-Chrifl a fouffert pour nous
racheter, & pour nous mériter la vie éternelle?
R. 11 sJeft' aiïujetti à nos travaux Si à nos
peines j
Il a été perfécuté ; il a foufert de
ments ;
grands tour¬
8c enfin il eft mort fur la croix ev.tr*
deux Larrons.
ès
w
D- P-ifque
C
k
flotn-Seigneur Jefus Chrijlejl Dieu,
il pu mourir}
<1 n'elt pas mort en tant
mmert a-1
1 *
homme.
Quel jour ril i mort}
H
1
qne Dieu, mais il eft
mottcomm
fl mort le vendredi-Saint.
D
('it a >a
J"ui-Chrifi aprh Ja mort}
li Son otps fut mis. dans un tombeau ,
D
k
& fon j
alla aux Limbes conioler les Jufles
étui nt mort\ dans la gïace de Dieu.
ame
quil
Jrfu! Ch. ri fi eft-il encore mort}
Won, ii efl r ffufcité par fa propre vertu trois I
jours après fa mort
I- C
Jh
e
soi-
r'Jefuf-Chrifi ejl- il rejfufci'tè ?
•' eft rHfuf ite le faint jour de Pâques.
J
Chri'i demeura t il
quelque temps jur la j
tef*rr Wprh l'a Rèfurrrclion }
vui
1
v
d
meura quarante
qut b P monta
\)
H
jours, après Idf-
u ciel
pu l
urJeju Chrijl efi il monté au Ciel ? '
11 - 0 monté au Ci 1 le jour de l'Atce lion,
Jj P
a"
quoi Notre SeigneurJefus Chrijl mon ta
j
t-H
Ci«tf
JR M rr nia au ciel pour envoyer le Saint-'' fprtt'
à '"s Di >p' s ) nou< prr ar^ r le Paradis, &
ovvrirda parte qui en avoit été fermée juf»'
!•
qu'abus
J) Que' i.Jttr 1 rfus Ch.rifl envoya-t-il le Saint:
'.ri' à i
s
Apôtres ?
pen?e-ôte
M Penv y L Saint w pritlc jourdélit
I ! ;:
-q-.oi iej'us- Chrijl a t-U envoj » le. ùainH
hj
prit ?
Ji J'
.'<0.
.
.
A
envoyé le Saint-Ëip'it pour inflruire &
g uVi rns r on Fglile
D Où etf donc maintenant Noire-Seigneur Jejus•
Ch iji?
Ji JOus Cl i ri fi en tant que Dieu éîî partout,
mais en tant qu'Hoir.m , il tfl au Ciel Se au
{an t <:acr- im ntde l'Autel
•
D Faites un Acte de jci jur le Myfcre de la lit-
demptiori ?
i
Ji le
rois tiès fermement, mon Sauveur J Tus-
Çhrift
que vous avez louffiert de grands tour-
niens, & que v us êtes mort fur la Gr/jix pour
racheter de la damnation due a nos pé¬
chés , & nous mériter la vie éternelle
nous
D f
S f X I F. M E L E
Ç O N.
Sur lé- Fins dernieres de l'Homme,
"Jus-Chrifl paraîtra t-il encore vivant fur
3 ici 'tf.frs ?
Ji. Oui, Jelus-Chrifl
paraîtra fur la terre h la fin
-
du
monde, pour faire le Jugement général de
tous les
hommes,
D rour les hommes
y affilieront ils?
R Oui , ils
y affilieront tous.
U fin
que' état feront les hommes, lorfque Jefus-
C'iri'l fera le Jugement général,
li. loferont alors tous reffufci tés dans leur
propre
corps
(Ss hommes ne feront-ils jugés qu'à la fin du.
n;onde ?
Il Par 'onnez-moi , ils feront
D
jugés auparavant
par un Jugement particulier.
D, Quand eft-ceèfuele Jugementparticulierfe fait? '
R, Le Jugement particulier le fait incontinent
D
après la mort.
Qui eft-ce qui juge alors l'ame ?
R C'eft Jelus Chrifl lui-même.
D. Puifqu'ily a un jugement particulier f
pour¬
quoi y a t-il un jug ment général ?
R C'ell
principalement afiu que parla vue de ^
toutes les bonnes œuvres, & de tous îespè hés.
des hommes, on reconnoiffe la jufiieede I Ueu
dans la réccmpënfe des bons, tk dans le châti.
ment des méëhants.
D. Quelle fentence
j
d
.
Sefus-Clirift prononcera t il - e,
dans ces deux jugements ?
R U r écompenlera
les bons delà gloire du Paradis, & il condamnera les méchants aux
flammes éternelles de l'Enfer.
D
j
Q uejb ce que le Paradis ?
R. Le Paradis efl un lieu dans le ciel oùles Bien-
:
,
heureuxjouirontdeDieupendanttoute Péter- j
nité en la compagnie des Anges & des Saints. J
D. Qu'eft-ee que l'Enfer}
:al|
R. L'Enfer efl un lieu affreux où les Damnés feront
.
privés pour jamais de la vue de Dieu,Ek
brûleront éternellement aveCfles Diables.
!s
D. Que faut il faire pour aller en Paradis f &
j
pour éviter^ l'Enfer}
/M, 'v,
R, Il faut obferver fidèlement les Commande- ,
mens de Dieu St de l'Eglife, Bt fuir avec foin j
le péché.
#
.
Il
N
(ni
îà
®t
SEPTIEME
LEÇON.
Sur les Commandemens de
Dieu.
D f
•Gmbieny a tilde
I jR. v_> 11 y en a dix. Commandement de Dieu}
D. Dites-les ?
W
H'
,U:N feul Di
eu tu
adoreras,
Et aimeras parfaitement.
itV2. Dieu en vain tu ne jureras,
ira
Ni autre choie
pareillement.
iâti
3. Les Dimanches tu garderas,
En fervar.t Dieu
dévotement.
"4. Tes pere & mere honoreras,
Afin de vivre
ft'
longuement,
5 .Homicide ne commettras ,
De fait ni volontairement.
6. Luxurieux point ne
feras,
Par action ni confentement.
aui
s"1'.y. Le bien d'autrui tu ne prendra,
ter-
Ni retiendras injuilement.
.sti 8. Faux,
témoignage ne diras ,
| Ni mentiras aucunement.
fêta. L'œuvre de chair ne
defireras,
,6t Qu'en mariage feulement,
b
f;
jio. Biens d'autrui ne convoiteras ,
Pour les avoir injuflenient.
|D. A quoi nous oblige le premier Commandement
e-
de Dieu ? Un
fit Ji. Il nous
Dieu
feul Dieu tu adoreras, Uc.
oblige k quatre chofes, i' A croire en
2'. A
efpérer en lui
l'aimer par¬
faitement. 4'. A n'adorer que3'.luiA feul.
j/T-
( i6>
I
D Ça'efi-ce ou* Dieu deferdparle fécondCornmandement ? i ieu en vain tu ne jureras, ire, j
R. Il nousdefend, iJ Du blafphêmer le iaint ï
Nom de Dieu. 2' De jurer contre la venté. H
3'. De jurer même avec vérité , mais fans nécefiité.
D. Çu'efi-ce que
Dieu ordonne parle troifieme
Commandement? Les Dimanches tu garderas 0*c.,
R. Il nous ordonne de fanélifier le Dimanche,,
remployant aufervice de Dieu , St nous abjpf S
tenir d'œuvres ferviles
D
4 quoi jemmes-nous obligé* parle quatrième
J
8t r.otr mjffe. 2'. de les refpeckr 3' De leur
obéir 4'. de les Affilier dans leurs néceffités.
I
Commandement de Dieu ? Tes pere 6* mere
honoreras, &c.
R, Nous fom'mes obligés, l' D'aimer notre peres ]
I
D i es pe es &• mere s ne Jont-ih pas arjji obligés} 1
; à quelque chofe envers leurs enjanf -r
R. Oui, les peres &. meres font obligés, D De ]
nourrir leurs enfans. a'. De les inflreire 3'. De
1rs corrigjj". 4'- De leur donner bon exemple, j
D Ce quatrième Commandement de Dieu ne nousl
oblige-t-il pas à quelqu'autre chofe ?
R. Oui, il nous oblige d'honorer tous nos
<•„
Mas] {
Supérieurs tpirituels & temporels de
leur obéir dans les chofes qui ne font pas coir
très Se
tràires à la Loi de Dieu
|
Maître [je. J
envers leurs Serviteurs D leurs Servantes ?
|
R Ils font obligés, 1'. D'avoir foin qu'ils krvm |
Dieu. ï'. de les nourrir. 4'. De leur payer leur
D. 4
quoi font obligés les Maîtres
E :
falaires.
.*■
ijzm
'!l
f-'
11111
1111
D. Qu'efi'Ce que
Dieu défend par le cinquième
Commandement} Homicide ne •.omm trra> Oc.
H Il nous défend d'ôt ria vie k notre
Prochain)
&. de lui faire ou defirer aucun mal.
,
D. Qu'ejl ce que Dieu défend
par leJixieme Com•
mandement ? Luxurieux tu ne feras, fc.
R. Il nous défend toute forte
d'impureté dans
les aétions ou dans les
paroles.
D. Qu'ejt ce que Dieu ncu déj-nd
pat le feptieme Commandement} Le bien d autrui tu ne
i
™
1
f'9
prendras , Oc.
.
R. 11 nous défend , i' De dérober le bien d'autrui. î'. De le retenir injuft ment
®
aucun
3'.De faire
dommage à notra Prochain,.i
.
D. A quoi font obligés ceux qui ontpé> lié contre
la
lejepticme Commandement de Dieu } Le bien
;e;
d'autrui tu ne prendras,0c.
Hij- R Ils font obligés de redituer le bien d'autrui *
§ -& de réparer le dommage qu'ils foi ont cau'é.
Jt D Qu'efl ce que Dieu
défend par le huitième Com¬
f1
mandement} Faux témoignage rediras, Oc.
tp R. Il nous défend, 1'. Toute forteîHe m<
nfoege.
0
i'. De porter
témoignage contre la vérité*
3'. De médire du Prochain, ou de le cab 'mnier.
Jfci D. A quoi font obligés ceux qui ont fait
perdre la.
j&i
réputation du Prochain par leurs calomnies, Ôu
; col
leurs médifances }
| R. Us font obligés de les réparer en tonfs l~s
rd maniérés poflibles, & même s'il ed
néceflaire,
en déiavouant ce
qu'ils ont dit '
m D .Qu'ejî ce que Dieu défend
parle neuvième Comp;
:
•
\d
mandement ? L'œuvre de chair ne de fireras, Oc»
C
WP
fi8)
3Î II nous défend tous les defirs &. toutes les
penlees d'impureté.
D. Çu'efl-ce que Dieu défendpar le dixième Com¬
mandement? Bien d'autrui ne convoiteras, De.
R, Il nous défend de deûrer le bien d'autrui k
fon préjudice.
D. Peut-on objerver tous les Commandements de
Dieu ?
R. Oui, on peut obferver les Commandements
de Dieu avec le fecours de la grâce, qu'il faut e
lui demander avec humilité.
HUITIEME
LEÇON.
Sur le6 Commandements de
l'Eglife. '
(~^0mbien y a-t-il de Commandements de ■/
K^y l'Eglife?
jR 11 y en a litf.
D. Dites les ?
I
JLiFsîpimanches la Mefle ouiras
,
Et les Eètes pareillement,
2. Les Fêtes tu lanttifi ras,
.
j
;
,ji
Qui te font de commandement»
Tous tes péchés confefleras,
A tout le moins une fois l'an.
4. Ton Créateur tu recevras ,
Au moins k Pâques humblement,
4
y
4
j'
Quatre-Temps, Vigibs jeûneras»
Ft le Carême entièrement.
6 Vendredi chair ne mangeras,
Ni le Samedi mèmement.
D. Qu'ejt-ce que l'Eglife nous ordonne par le pr<s*
j
1
"'h
mur Commandement} Les Dimanches la
cuiras, (se,
Meffe
a,)t R. Elle nous commande d'entendre la faint®
Meffs arec refpetl, attention Si dévotion les
jours de Dimanch s 81 des Fêtes.
«
M
'lira?
-
'û i
D. Ç a'ejl- ce que
l'Eglijenous ordonne par lefécond
Commandement} Les têtes tuJanâhfieras, (se.
R Flic nous ordonne de fanclifier les jours des
Fêtes, les employant au fervice de Dieu} Se
nous abflenant d'œuvres ferviles.
D. A quoi nous
oblige le ttoifieme Commandement
de VEglife? Tous tes péchés
confefieras , 6'c.
R. Il nous oblige de confeflfer tous nos péchés
avec les
difpolitions nécelTaires, au moins une
fois chaque année.
I- D. Qu'efl ce que
VEglife nous ordonne par le qua!
trieme Commandement} Ton Créateur tu reci~
JE
vras , (se.
R Elle
nous
ordonne de recevoir dans
notre
Paroifle, avec refpeét Si dévotion -, le faint
H . Sacrement de TEucharillie pendant la quin-
y zaine de Pâques.
!>D. A quoi [ommes~ nous obligés par le cinquième
;l
Commandement}Quatre Temps,Vigiles jeûneras.
obligés de jeûner les quarante
jours de Carême , les Quatre-Temps 5c queli
qaes Vigiles des Fêtes.
D. Qu'efl ee que VEglife nous défend par lefixieme
:jf Commandement} Vendredi chair ne mangeras fsc.
d R. Elle nous défend de
manger de la chair le
R. N ous lommes
■
rf
Vendredi Si le Samedi.
( io 1
NEUVIEME
LEÇON.
I
Sur le Péché.
D /~\U'ef't ce que le Pé hé ?
1
R
%»./ Le Péché eft une tranfgrefiion des Comde Lieu ou de l'Eglife.
1 h Combien y a-t V de fortes de Péchés ?
m a moments
R, Il y en a de deux fortes, le Péché originel I
h Péché afluel
1 1
D ihdeft-ce que le Péché originel ?"
R. Le Pé hé originel eft un Péché que nous ap»1
portons en venant au monde
D D'oîi oient que nous apportons le Péché originet en venant au m m le ?
R G-h parce qu> notre premier p<*re Adam,
|
(|
mangeant du f uit que Lieuluiavcit défendu, ]|î
a r-mdu tous les hommes
coupables avec lui. JC
D Com nent e-'i-ce que le Péché originel eft effacé ? l e
R L Pé hé originel eft effacé par le Sacrement f,
de B plême.
D. Çu'ejt ce que le Péché actuel ?
R Le Péché actuel eft un péché que nous commettons nom-même; volontairement lorsque
nous avons
l'u'ege de la rajfotn
!
|
D En combien de façons commet-on le Péché
actuel ?
■
R. On le commet en quatre façons; favois", par [
»
J
pen'ées,par paroles para£lion$,oupar omifliotts.
D. Combien y a t il de fortes de Péchés acîuEs ?
R, Il y en a de Jeux fortes, le Péché mortel Si le
Péché véniel.
D. Qu'ejl-ce que le Péché mortel?
ï,K. C'tu un péché qui nous fait3perdre la grâce
de Dieu , Si nous rend dignes des
lupplices
éternels de l'Enfer,
j Di Quand, efi- ce que le péché efi fhortel ?
\
Cï R. On péché cfl mortel lorîqu'i! ell contre les
Commandements de Dieu Si de. l'h giife en
matière cor.iidérable, Si qu'on le commet
pleine volonté,
Quand efi- ce que Le péché efi véniel ?
f'R. Un péché eft véniel, quand il fe fait en maJiï
tiere peu confidérable Si tans une pleine Si
gît •
avec une
i D
,
entière volonté.
■ '
wij D. Combien faut• il avoir commis de péchés morI tels pour être damné ?
k R. 11 fuffit devoir commis un feul péché mortel
ni
pour être damné
lui D Efi- on ai jfi dqmné peur avoir commis des pi¬
pe
chés véniels ?
0
/». Von.
I D. Il efi donc permis de commettre des péchés vé¬
niels ?
cois
>îiï
R.pardonnez moi; car, t' Lf Péché véniel dé¬
plaît à Dieu , qui le défend. 2' 11 difpole au
péché mortel, Se r froidit la charité. 3'. On
eft châtié dans ce monde ou dans l'autre par
les peines du Purg noire.
A
| p. Comment «btient-on le pardon du péché actuel?
loi-
J'
R. On en obtient le pardon par le Sacrement de
'Pénitence.
D. Combien y a t il de Péchés capitaux ?
W ifi. P y en a lept; favoir, l'Orgueil, l'Avarice,
'■| la Luxure, l'Envie, la Gourmandife, la.-Cor-| lere St la Pareffe.
/ 1
(X
R»
.
.
.
f
IMr
(" )
D Combien y d»f-il de péchés qui crient vengeancé
devant Dieu}
R. II y en a quatre, i\ L'homicide volontaire.
2'. Le péché de chair contre nature
3' L'op-
fireffion
des pauvres
, des veuves
6c des orpheins 4' Refufer
le falaire
ouvriers
Se
aux
aux
ferviteurs
D. Quels font les moyens d'éviter le péché ?
R il y en a quatre principaux, 1'. Il faut en de»,
mander fouvent la grâce H Dieu. 2' Eviter les
occalions du péché. 3'. Gravr dans fon cœur
St méditer fréquemment les Commandemens
de Dieu 8t de l'Eglife. 4' Recevoir dignement les Sacrent ns, 6c fréquenter avec dé¬
votion ceux de Pénitence Si d'Euchariftié.
DIXIEME L E Ç C) N.
Sur les Sacrements en général.
■D f~\l>'e(l-ce
qu'un Sacrement ?
Un Sacrement eft un ligne fenfibîe de. la
grâce Je I )ieu , inlhtué pour fanûifier nos ames.
.
D Combien y a t-il de Sacrements ?
R. I!
y en a fept ; l'avoir, le Baptême , la Con¬
firmation, l'Euchariflie, la Pénitence, l'Ex¬
trême- Onétion POrdre 81 le Mariage.
3
D Qui a infiitué les Sacrements ?
R. C'efl Notre-Seigneur Jefus- Chrift pendant
qu'il a vécu fur la terre»
D Quels effets les Sacrements produifent-ils dans
,
nos
ames
?
R. Ils nous donnent la grâce de Dieu, ou l'aug¬
mentation en nous»
m
il). En vertu de quoi.'**>
efi'ce que les Sacremens nous
ïfc'
donnent la grâce de Dieu ?
R C'efî en vertu des Mérites, & de la Mort Se
"1
Pafiion de Notre-Seigneur Jefus-Chrift.
MfD. Les Sacremens donnent-ils la grâceàicus ceux
rpi';
qui les reçoivent}
<isM Non, les Sacremens ne donnent pas la grâce
à ceux qui les reçoivent indignement.
D, Ejl ce un grand péché de recevoir les Sacre-
nÇ mens indignement}
er\'0i. Oui, c'eft un facrilege.
:cti D.
Combien y a t il de Sacrements qu'on ne peut
recevoir qu'une fois.
m
§'■ R. Il y en a trois} le Baptême, la Confirmation
:é
Se l'Ordre.
iD. Pourquoi ne peut on recevoir ces trois Sacrements
—
qu'une fois}
)R. C'efi parce qu'ils impriment en Paine un ca¬
ractère , qui 'fi une marque Ipiiituellc qui ne
s'efface jamais.
'
ONZIEME LEÇON.
Sur le Baptême.
*r>
fî'ef-ce eue le Baptême ?
àÇ V^/l,e Baptême efi un Sacrement qui efface
lé* péché originel, & qui nous fait Chrétiens,
enfans de L'ieu & de î'hgliie.
ir
A
JD.
/,-• Baptême
n'efface-t-ïl que le péché originel*
Pardonnez-moi, le Baptême efface aufli les
J péchés aCtuels qu'on auroit commis avant d'ê.»
tre
baptiféJD. Qui eji- ce qui peut baptifer?
nfi
-
-
-
-
-
-
»
_
„
(m)
<r
R. Toute personne peut
baptiUr dans ]a né réf. |
lité ; mais hor3 de cas de
néceffité, ce doit être
un
j
Prêtre,
D
Que faut il faire pour baptifer? '
R. SI faut verfer de l'eau fur la tête de
l'enfant,
diiant ces paroles : Je te
baptije auront du
Fere , 0 du Fils 6* du
Saint-Efpritt avec in¬
tention de faire ce
que fait l'Eglifê.
E>. De quelle eau faut-ïl
Je ferv r pour baptifer} 1
M. 1! faut le f rvirde l'eau
naturelle, telle qu'efM
celle qui tombe du Ciel, ou
j
j
qui efl dans la ]
mer, les rivieres, les puits ou les fontaines,
I
D. Efl-il
permis de différer long temps le Baptême
des enfants?
R. Non, î'Fglife le défend,
parce que s'ils mou- '
roi rit avant que d être
][
baptilés, ils n'iroient j
jamais en Paradis,
D. Il ej't donc nèceffaire d'être
baptifé pour être J
fauve?
R. Oui, il cft abfoîument nécefl'aire d'être
tifé pour être fauvé
bap¬
I). Quelles promejjes fait celui
qui efl baptifé ?
R, 11 promet de croire tout ce qui
eflenfeigné par
.
1' giile, de renoncer au Diable, à fes oeuvres
&; a les
pompes, Si de vivre en fidele chrétien.
D Qu'eft-ce que renoncer au Viable &■ àfes
pompes}
R. C 'efl r- noncer aux V ntations du Diable , à
tout péché Si aux maximes Si vanité dumonde,
D, Q ueft-ce que vivre eu fidele Chrétien ?
.Sgj
R. C'efl vivre tuivant la doctrine de
Notre-Seï-|
g-eur Jefus Chrift , obf rver fidelement lésu
Commandements de Dieu 8i de l'Eglifê;
|f
m
(,»o
D.
£
3u
eft le figne du1 Chrétien
II C'eft le
ligne de la Croix.
■j l K Quqrtd fqut-il faire Le [igné de la Croix <*
,
,
> -
-
»
o
f-, H. I! faû?fi^re le figne de
3.;
fa croix le matin en £b
levant ,'idfoir en Te couchant, quand on com«
mence de prier Dieu , avant le repas , avant
M. j
lj
la travail, quand on te ttcuve en quelque dan-
JL ger, lorfqu'on eft faifi de quelque crainte.
®JP' **ourquoi fait- on Le figne de la Croix ?
W Jt, C'eft pour demander 1 bénédiction S» le fe!f
an*
¥'
"
cours de Dieu par
les mérites de la Ptlfioo de
Notre-Seigneur JefusChrift, dont le ligne
de la Croix n ou 5 fait ; ou venir.
ira
DOUZIEME,
rs
LEÇON»
Sur la Confirmation.
1
que la Cûnfu-mationJ
B"'«R V^La Confirmation eft un Sûrement qui,
nottiTrand parfaits Chrétien»,
donne le
^
|
m|
«V
Saint- Efprit,
la force de confaHer la foi qus
nous avons reçue au Baptême,
D. Efl il néeefaire de recevoir la Confirmation
pour être fauve ?
IL Non
stie D. Il ne faut donc pas Je foncier de fe faire con~
rf
fumer?
II. Pardonnez-moi, il eft bon que tous les Chfé*
jnç
i-ifls le faflhnt confirmer ; & pelui qui, par
e.
mépris, négligerait de recevoir la Confirmaffifàtion pé-hroit mortellement.
Mxiy.JPoùrçiioi VEvèque fait-il le ligne delaCrch»
M 'ifif le tfont tli celui qu'il confirme}
■
,
r ^
d
(1^
i.
Ccil peur lui apprendre qu'il r.c doit
pas,
avoir honte de confefl'er la fei de
Jefus-Chrifl,
& de vivre en bon Chrétien.
D. Quejignifie le petit foufifleîque l'Eyèaue donne
à celui qui efl confirmé ?
R. C'efi pour lui enfeigner qu'il doit être dîfpofé
à foufirir toute forte d'affronts & de tourments
peur la défenle de notre fainte Foi.
D. Quelles lent les àijpof lions requijespeur rece¬
voir dignement la Confirmation ?
a
iî.Il y en a trois principales : La première, être
bien inûruit des principaux Myfleres de la
Foi. La fécondé, être dans la grâce de Dieu 5
& la troifleme, avoir une
grande dévotion.
TREIZIEME
LEÇON.
Sur le Sacrement de l'Euchariflie.
D.tf~~\ U'eji-ce que VEucharijïie ?
L'Euchariflie eft un Sacrement qui con<
tient en vérité le Corps, le Sang, l'Ame & la
Divinité de Notre-Seigneur Jelus Chrifl,fous
les efpeces ou apparences du pain Su du vin.
D. Qu'appeler vous efpeces ou apparences ?
R. C'efl ce que nous voyons & tentons, comme
la blancheur, la figure Se le goût.
D. Le pain ie le vin ne font-ils pas auffldans l'Eu»
.
charifiie avec les efpeces 6* Us apparences ?
/Ï.Non,carlepain & le vin fontehangés au CoFf
& au Sang de Notre-Seigneur Jeius-Chrifl.
I\En vertu de quoi eft-ce que le changement- f
fait}
ioil
f 27 )
1*0 ;
R. Oeil par la force des paroles facramentaîâs
que le Prêtre pronce â la Me/le.
p. Qui vous a ajf'urs de cette vérité ? '
JR. C'elt Notre-Seigneur. Jefus-Chrift lui-même,
lorfqu'il a dit à fes Apôtres, & en leurs perfonnes d tous les Prêtres: Prenef & mange\, ceci
eji mon Corps : Buveg, ceci ejl mon San| : Fai-
*
tes ceci
en
mémoire de moi?
JD. Vôtre-Seigneur quitte fille Ciel pour descendre
dans l'Euckariflie}
eSl|! R Non; il eft toujours dan; le Ciel, 5c en même
?!
temps dans tous les lieux où il y a des Hofties
rot»
confacrées,
—
D, Comment Je peut il faire que Nôtre-Seigneur
foit en plu/leur} endroits ?
R. Cela fe fait par la toute
e'
puiflance de Dieu.
j D. Le Corps de Notre-Seigneur ej'-il dans le Calice?
si'/i. Oui ; il y eft.
I® ' D. Son Ame y efi-elle auffi ?
®ê. R. Oui ; fon Corps, fon Sang, fon Ame 8c fa
'¥
Divinité font dans l'Hoflie 8c dans le Calice,
'il R.
D. C'eft
Pourquoi cela ?
parce que Notre-Seigneur Jefus-Chrill:
'■
coffi
étantvivantSc immortel, fon Corps, fon Sang,
fon Ame 8c fa Divinité ne peuvent
féparés.
plus être
■s'j D.deQuand on rompt l'Hoflie, rompt-on le Corps
Mf
Nôtre-Seigneur ?
Non ; on rompt feulement les efpeces ou ap¬
parences du pain.
IjBD- Lorjque l'Hoflie ejl divifée, en quelle parité Je
pure le Corps de Nette-Seigneur?
«,
II, il fe trouve entiers ment en chaque partie,
autant eu la plus petite qu'en h plus grande,
ï). Les Prêtres qui commun h nt fous Les deux c[peces, reçoivent ils davantage que ceux qui ne
communient que fous les efpeces dn pain.}
Non; les uni St. les autre; reçoivent égale¬
Notre-Seigneur Jefuc Chrifl tout entier.
D. Ceux qui font en péché mortel, reçoivent-ils
R
ment
Notre*Seigneur Jefus-Chrijl} comme ceux qui
font en grâce ?
'
il. Oui ; mais avec un effet bien différent ; car
qui font en grsce reçoivent Notre-Sei¬
gneur Jefus-Chrifl pour leur faîut, fe ceux
ceux
qui font en péché mortel le reçoivent pouf
leur condamnation
D. Quels effets le Sacrement de l'Euthariflie pro¬
duit-il en ceux qui communient dignement}
il. Il en produit quatre principaux iJ. I! unit
timement à Notre Seigneur Jefus Chrifl. j'. Il
in¬
augmente fe conferve la vie de la grâce, f. II
afEoibfitlaconcupifcençc. 4' Il donne le gage de
la vie éternelle, & de la réfurreftionglorieufe.
D,Q iieilsp ripa rationfaut ilfaire pourcommunier
dignement'
regardent
R. 11 y en a de deux fortes ; les unes
le corps, & les autres l'arae.
D. Quelle} font les préparations du Corps ?
IL il faut être à jeun ; c'efbà cire, n'avoir h
ni mangé depuis minuit, & être
su¬
ri «fie ment.
habillé
hpi
D. Quelles font les difpofitbns de l'Ame ?
32. il faut être exempt de tout péché mortel.
pour cet effet s'être
confeffé; avoir une fct
vive, une ferme efpérance., un ardent amour
pourDieuSt pour Ion Frocbasin} 6tune grande
dévotion.
D. Que faut-il faire après la Communion ?
h. il iaut fe retirer k l'écart
^our remercier hum¬
'eft donné
à nous, & lui demander la grâce de le bien
fervîr, & de ne le plui offenfer,
fD. Faites un <3cle de foi fur le faint Sacrement
de l'Eucharifhe ?
R. Mon Seigneur Jefus-Chrifl, je fifeîiquè votre
Corps, votre Sang , votre Ame 6c votre Divi¬
blement Notre-Seigneur ut ce qu'il
nité font contenus réellement au faint Sacre¬
ment de l'Autel, fous les
efpeces du pain 8c
du vin, parce que vous l'ave»dit, Si l'avez
révélé à votre Eglife,
»3
QUATORZIEME L F Ç O Né
Sur le faint Sacrifice de la.Mefle.
T),f~\lJ'eJÎ-cc que la ?-iefe ?
dans
La Mefle ell un Sacrifice non fanglant,
leqvel Jefus-Clirift,
contenu fous les
elpeces du pain & du vin-, s'oifre fur l'Autel à
Dieu fon Pere par les mains det Prêtre»,
i D. Qui efl ce qui a infliiué le fserijîee delà fée fis ?
il,
C'eft Notre-Seigneur
Je'us»Ghnft qui l'a
rafijtué la veille de. fa Mort.
D. Pourquoi Jefus-Chrijla-t'û hifiitui. le facrifice
de la Mejfe ?
R, Ceft pour nous repréfenter tous les jours le
Sacrifice fanglant qu'il a offert use foi3 far la
11
<«r
/
(9jO)
Croix pour le falut des hommes, St nous
quer les grâces qu'il nous y a méritées.
appli.
D.Quelsjont les effets dufaintj'acrifice ie la Mefie?
Ji. 11 nous obtient les grâces qui nous font nécei-
lairesj il appaife la colere de Dieu, 6t il fatiifait k la juftice pour nos péchés
D- Le Iacrifice de la Meffe ne profite t- 'd qu'aux
vivants ?
R, Pardonnez- moi, il profite auffi aux ames
font en Purgatoire, diminuant Se
leurs fouff ances.
qui
abrégeanr
Sacrifice de la Me fief
le» Chrétiens
vivants 8t défunts, St'd'une façon particulière
pour ceux qui y afftflent avec dévotion
D. Il ejl donc bon d'affljier fouvent à la Mefie ?
iJ.Quijil efi très-falutaire d'y affilier tous les jours
D. Comment faut~il entendre la Meffe pour en
D Pour qui offre t on lefaint
R. On l'offre en général pour tous
profiter?
grande mode{lie,un
grande attention Stuns
fervente dévotion, & pour cet effet unir dès iè
R. Il faut y affilier avec une
très profond refpe£l,une
commencement fon intention h
X). 4 quelle intention doit-on
celle du Prêtre
offrir le fiaini Sacri¬
fice de la Mefie ?
R. C'elî, s'. Afin d'adorer Dieu comme notre
fouverain Seigneur 2'. Pour le remercier d
tous les biens que nous recevons de fa bonté
3'. Pour lui demander les grâces qui nous.fon
néceffaires. 4'- Pour obtenir de fa
milëricord
infinielepardonde nos péchés-. 5'. Afin denou
foavenir de h Paillon
de la Mort de,, feq
I,V '
■
:si-
V
Fils; dont le faint Saciifice delà Mefîe eflune
vive & efficace repréfentation.
QUINZIEME LEÇON.
Sur le Sacrement de Pénitence,
ilît P U~\U'eft~ce
Ie Sacrement de Pénitence ?
re-
R,\=çJf
La pénitenceefl un Sacrement qui efface
les
péchés commis depuis le Bactême.
D- Que faut-il faire
pour recevoir avec fruit le
Sacrement de Pénitence ?
s,s-/S. 11 faut faire cinq chofes : Examiner fa confcience Avoir une
grande contrition de fes pé«
Hj(
chés. Faire un ferme propos de ne le plus of^ fenfer. Confeffer tous fes péchés a un Prêtre.
13
0
Satisfaire à Dieu 8c àflttf) Prochain.
§. I. De l'Examen de
Cûnfdence.
'■«D- Çu'efz ce qu'examiner fa Confcier.ce ?
'j/LOefl rechercher avec foin tous les péchés
•qu'on a commis depuis fa derniere Confeffion.
|D. Comment faut-il faire cet Examen ?
f' K. 11 faut parcourir les Commandemens de Dieu.
,8t de l'Eglife ; les devoirs de (on
état; les fept
péchés capitaux; les habitudes vicieufçs qu'on
a contrariées
; Si les occalions qui bous portent
.
jD.recevoir
Efi-'il néceffai
re d'examiner fa Cor, fcience pour
le Sacrement de
^
1
1
Pénitence ?
jjR. Qui 5 parce que fi on n'examina pas fa conj/ icîence, on fe met en danger d'omettre , par
[ fa fauté, quelque pé^hé mortel, 8c par confé;quent de taire une Confeiiion lacrilege.
.
<<p)
ejl le moyen le plus efficace de Je fouvenj
de tous je s léchés
^enjorte qu'on n'enouhlie aucun}
II. C'eft de ne ie coucher jamais qu'après avoir;
1 ),
examinera confcience fur lespjpcnés qu'on
peut
avoir commis pendant la jcupnte, !k en avoir
demandé pardon à Dieu.
S. IL De la Contrition.
D. Quelle e(i la fécondé condition
tnéeefféire pour
recevoir le Sacrement de Pénitence}
11. G'éfl d'avojr une grande contrition de fes
Péchés.
D Qu'eti ce que la Contrition ?
il, Cdt une d éteflation du péché, Si une
leur d'avoir offenie Dieu, avec une ferme rtfoliîtion de ne le plus offenfer.
D. Combien y a-t il dt fo'tes de Contritions ?
iî. Il y en a de deux fort es ; l'avoir, la Contrition
dou-Ji
parfaite St. la Contrition impartaite, qu'on ap-j
pelle Attrition,
D. Çu'efi'Ce que la Contrition parfaite}
R. C'ef! une dét dation du péché , & une
dou«|
leur d'avoir offVnfé Dieu pour l'amour de;
Dieu même. & parce qu'il eft infiniment bon.'
D. Qu'Aï ce que la Contrition imparfaite eu
l'At'ritwn }
R. Oefi une déteftarion du péché , 5c une dou¬
leur de l'avoir commn, caufée par la craint
d'être privé éternellement de la jouiffance^
Dieu , de perdre le Paradis,
d'encourir le
peines de l'Enfer.
P. Ces deux Contritions font-elles hernies ?
iLQu:
m
.
( 33^
.
K Oui ; elles font bonnes l'une ov x et titre *
mais
la (Contrition patfaite eft la meilleure.
BD. Quelle qualité doit avoir la Contrition
pour
aB faire une bonne pénitence ?
]7(. u lie doit en avoir quatre: t' Il faut qu'elle
I " foitIntérieure r' Surnaturelle.}'Souveraine
I
4'" Univerfelle.
:|D.
Pourquoi dites-vous que la Contrition dois
<
être Intérieure?
jl/(. bouche
C'efl qu'il ne luffit pas de.dire feulement de
qu'on t ft fâché d'avôi» offt nié iJieu,
avoir un véritable regret
»
à D.
niais qu'il faut en
dans le cœur
Pourquoi dites vous que la Contrition doit
être Surnaturelle ?
R. C'efl
qu'elle doit être excitée eu &$$>?
mouvement du St
tif Scies confidérations
j
par le
H.fprit,& fondée fur le mo¬
que la foi nous propofe.
D. Si quelqu'un n'a regret d'avoir vjfinfe Dieu
1
que parce queleoèché lui afab perdrefes biens
honneur, cette Contrition ijfit elle pour
j§ recevoir le Sacrement de Penitrùt e t
B', R. Non ; parce que cette Contrition n'eft
pas fur'
ou jon
.
naturelle.
'«D. Qn entendez-vous, lorfque vous dites
1
K
f
Contrition doit être fouveraine ?
que ïa
J'entends qu'il faut avoir
plus de douleur
d'avoir offensé Uieu , que de tous les maux
imaginables.
l\|l
■' Pourquoi dites-vous que la Contrition doit
t être
_
Ou
univerfelle ?..
** que la douleur d'avoir offensé Dieu
1
.
•
—
..
p
r"
*
(34)
doit s'étendre fur tous
ij
,
les péchés quJon a j
commis, au moins fur les péchés mortels, :
|
exciter en nous une fin*
dculeu r d'avoir cjjense Dieu ?
D. Que faut-il j aire pour
cere
R. Il faut confidérer la bonté infinie de Dieu que
offensé, les biens 8* les grâces que]
reçues, Se que nous recevons in
ceflamment de lui; rôtis feuvenir de la Paflïonj
& de la Mort que Notre-Seigneur a enduréf
nous avons
nous avons
pour nous délivrer de nos
péchés Se de l'Er.fe
& détefler notre ingratitude k
D. Faites un A de de Contrition ?
Ion égard.
de tout mon cceur
despéchés que j'ai commis contre votre adorà4
ble Majef é je les détefie tous, parce que vous
êtes ir fir.îment bon , 8c que le péché vous dé¬
plaît : je vous en demande très humblement
pardon; & je me piopofe de ne vous plus
R. Mon Dieu » je me repens
offtnfer moyennant votre fainte grâce.
D. Se faut il faire des Actes de Contritions'qui
lorjqu'on s'approche du Sacrement de Pèniter.cÛ
R, Pardonnez moi, il faut en faire
fouvent, prirJ
cipalementk rfqu'on reconnoît d'avoir oflVnfëj
Dieu mortellement, 8c tous les foirs avanj.
que de fe coucher.
§. II ï. Vu hon Propos.
dijpofitionnècefairepoui
D Quelle eftlatroifirme
recevoir le Sacrement de Pénitence?
R C'efl le bon propos -; c'efl à dire , une
volonté , 8c uneconflanterélolutiondene :
pffenfer Dieu,
fer,
I
(35 )
.
j'J ï), Efi-ilabfolument nèceffaire pour recevoir U
]j
.
Sacrement de Pénitence de faire un ferme propos
de ne plus off-nfer Dieu ?
R Oui, autrement ce feroit fe moquer de Dieu
que de lui demander pardon confervant ïa vo*
ï
nt
looté de l'offenfer
J D Faites un Acle de bon
propos ?
pj R. Mon Dieu , je fuis dans laréfolutinn demou^ ri r plutôt que de vous ofFsnfer jamais moyenig
riant votre iainte grâce ,que je vous fuppli*
très humblement de «n'accorder
I D- Par quelles marques
peut-on connoltre qu'on
I,
a une
S
R. Il y en a
ferme rêfolution de ne
plus ofj' nfer Dieui
principalement deux : i-a première,
quand on évite les occalions d'oiTmifer Dieu,
Èt la fécondé,quand on fe
corrige de fes péchés, 8c qu'on prend les moyens de vivre plus
chrétiennement.
a
I
!
5. IV. De la
33.
Confefjion.
Quelle e fl la quatrième dijpofition néce faire
pour recevoir le Sacrement le Pénitence?
R. C'eft la confeflion de fes
péchés,
D
Qued-ce que la Confeffion}
R. C'efi une accufation
volontaire, {k une décla¬
ration que le Pénitent fait de tous fes
péchés k
un Prêtre
approuvé ponr en obtenir l'abfolution.
D De quels péchés jaul-il
s'accufer?
<f\R II faut s'accufer de tous les péchés mortels dont
on
.
fe fou vient, 8c
qu'on n'a jamais confeffés.
Celui qui celeroit volonteiremen en
confejjion
unpéché mortel} rtee vroit-il le pardon de fis pi'
Ou c/i-ir ?
w
ICNon ; celui qui celeroit en Confeflion un pé¬
ché mortel par honte ou par malice, n'obtien¬
droit pas le pardon de (es pèches ; & de plus t
il commettroit un facrilege,
33. EJl-on aujjiobiigè de conjeferlespéchés véniels?
Ji Quoiqu'il foit tiès-utile deconfefler les péchés'
véniels, on n'y eft pas néanmoins obligé.
D. Lorfqu'on te confefle fuffit il de déclarer fes
péchés en gros &• en général ?
nombre ds pécM
qu'on a commis, leurs qualités différentes, &
R. Non} il faut déclarer le
leurs principales circonftances
D. Le Pénitent ejl- il obligé de confeJJ'er tous Ces pi
chês, lors même que le Prêt re ne l inteirogepas}:
R. Oui ; le Pénitent efl obligé de conf lier toimême fes péchés, & c'efl pourquoi il doit exa¬
miner fa conscience avant la C ontelïîon.
j
D- Que faut ilfairelorjqu'ons'approchedu Pritn
pour fe confefjer ?
j
jointes,I
& après avoir fait le fignc de la Croix, dire:!,
R 11 faut le mettre h genoux, les mains
péché,1
Peu. e~x moi, mon Pere , parce que i'ai
&i ré iter le Co fitror jufqu'à meâ culpâ ; en»
fuite il faut s'acculer humblem- nt d'- les pé¬
chés, répondre av-, c tin> é ité aux demandes du
Conf fleur , écouter les avis qu il donne , puis
ach
v
le
r
Cofiieor, &. le bailler quand oï
reçoit l'abfoluticn.
t'abfçluùcnj
D Qu faut il faire après qu'on a reçu
A, il laut le retirer à l'écart pour remercier Dil
de la grâce qu'il nou: a tait de nous pardonni
nos
pcchés, lui demander cv '
■
•
_
-,
le gl\| f
...fjI
K
raj^
btii
fS
r37)
,
ofTenfer, & accomplir au plutôt la pénitence
qui pous a été enjointe par le Piètre.
§. V. De la
Satisfaction»
D. Quelle efi la
m
h
.
cinquième condition requife pour
foire une bonne pénitence ?
R. Cell de tarifaire à Dieu Si au Prochain.
m
A D. Comment Jatisf ait-on au Prochain ?
S R. On fatisfait au Prochain en
réparant 1? tert
m
qu'on lui a fait en la ptrionne, en lès Liens ,
ou en
i#i
la
réputation.
I D. Comment /a'i.Jait-on à Dieu ?
1 R. On latbfait à Uieu, »'. En
accomplifîant la
j(;
pénitence enjointe par le Prêtre 2'. Ens'impo»
1:
fant des pénitences volontaires.
3' en louffrant
loumifllon aux ordre» de L ieu îe» rhaîadies 61 les autres affligions de la vie.
itt
avec
S
fi
4' En
m
gagnant le; Indulgences accordée-,par I i' ;JiE.
(D. Quand faut-il accomplir la pénitence qui > ions
a été enjointe ?
lie
1 R II faut accomplir la pénitençe 1* plutôt qu'd
Ji e(l pofflble, li ce n'tîl que le Confefleur
l'ait
|| ordonné autrement
es D Quelle 1 font les
pénitences volontaires qu'on
Je;
peut s'impofer?
itR C'çft principal ment de
prier, de Jeûner , Se
M
de donner l'aumône.
S D. Qu'entendep vous
,1
par l'Eglife ?
parles Indulgences accordées
fli-H. J'entends 'a rémiffion de la peine
temporelle
due aux péchés qui ont été
pardonnés,laquelle
efl avortée
par l'Ëglile hors le Sacrement de
la Pénitence.
~'f
(A
'
13.
Que deviennent ceux qui meurent avant que
d'avoir pu J'atisfaire à Duu ?
R ils ont lauvés , s'ils meurent en la <*race de
Dieu ; mais avant que d'aller au Ciel, ils
fouffrent dans le Purgatoire les peines dont ils
font redevables à la julbce.
D.
Que(l ce q i ' le Purgatoire ?
R. C'efl 1^ lieu où les ames de ceux qui font
morts en la
grâce de Dieu , achèvent de fitiffaire k la juitice pour les péchés qui leur ont
été pardonnés.
SEIZIEME LEÇON.
Sur l'Extrême- Onélion,
D f~\7J'efî ce que l'Extrême-Onction ?
R KJ L/Extièrae-Onûion eft un Sacrement
inu,. ,ié pour foqlager fpirituelletnent &. cor-
porellement les Chrétiens qui font malades,
& pour les aider à bien mourir.
D. Quel foulage ment corporel t'Ext ~êmc Onclion
donne-1-elle aux malades ?
R, Elle donne des forces pour fupporter avec pa¬
tience les douleurs de la maladie &. l°ur tend
la fants fi Dieu le juge kpropos pour leur falut.
D Quel foulagementJ'pirituel V Extrême-Onction
donne t elle aux malades ?
R Elle efface le relie de tous leurs péchés ; elle
leur doavne des forces contre les tentation
du Qimon, &. contre les horreurs de la mort
D.
niceffaire de recevoir l'Extrême• Ondia
Efïi't
pour être lauvé ?
/J/Non; l'Extrême-Ônûion n'ell pas nécelïair
au
lalut.
C 3P ^
in
jttD. Il nef&uî donc pas je mettre en peine, de la. rs»
l
cevoir?
fp H voir
Patdonez moi , car celui qui néglige de rece-
'ei
l'Extrême-Onélion , ie prive des fetours
établis de Dieu pour mourir ialntement, 8c fie
°n
mettre en
danger d'être damné.
,fD Quand faut-il recevoir l'Extrême Onction?
U,JR. eflIl faut recevoir l'Extreme Onc!non,lorlqu'on
dangereufement malade
if
-
Doit on attendre que le malade Jcità î'éxtre~
mité pour lui faire recevoir l'Extrême Or.clion?
R. Non, il lui et! bien
plus faluiaire de lui faire
l'ufage delà raifon,
donner quand il a encore
8t qu'il peut la recevoir avec dévotion.
 D. Quellesfont les difpofitions
requîtes pourreceH voiravec fruit le Sacre ment de l'Extrême Orciion
M II 11 y en a deux principales: I a premier- efi que
'3"
celui qui reçoit l'Extrême Onclion icit en état
1
de grâce, 8c pour ce t eff? tq'uil fe (oit confeffé,
iïou au moins
qu'il ait fait un a£ie de contrition.
La fécondé, qu'il ait une foi vive 6c une
grande
confiance en la miféricorde de Dieu.
w
rf——
«j
DIX-SEPTIEME LEÇON.
Sur l'Ordre 8c fur le Mariage.
'
|D f~\V'eft ce que l'Ordre?
|r
L'Ordre e{t un Sacrement infiitué pour
l'Fglife
8c pour leur doner la grâce d'exercer faintement les Fon&ion Eccléfiafiiques.
). Qu'ejî ce que le Mariage ?
contacrer des Prêtres 8c des Minifires à
R- C'eft une lainte alliance entre l'hctrune 8c h
mm
m
I
I
1■
14° )
t m
femme, Se un Sacrement qui leur donne 1$
t race de palîer enfemble toute leur vie dans
feinte union,St d'elever leurs enfans dans
•
»
.
.
litla cainte de Dieu
D Si [g mariage donne aux perfonnes mariées la
grâce de vivre dam uneJointe union, d'où vient
donc qu'il y en a tant qui vivent en méfintelligrnce iy en défunion ?
'«§■
II
R. G'efl que la plupart fe rnarient fans apporter
r
Ti, Quelles dipofitions faut-il apporter pouf rece- j
voirdvee fruit le Sacrement de
mariage
J
les ui'polirions nécelfaires pour recevoir avec
fruit le Sacrement de mariage.
Il
fi ' R. 11 y en a trois principales, t'. Il faut être emj
|f
état de graCe, St pour cela s'être confeflé j' il j
faut rece voir ce Sacrement avec une g andedé
votion cf. 11 ue faut fe propofer en fe
mariant]
péché mortel?
/
que fon falut &. la gloire de Dieu
D. Efl-ce donc un grand mal de fe marier étant en,
«,
'
R. Oui ,c'e(t un très-grand facrilrge qui attire
fouvent lamâlédiélion de Dieu fut les perfon¬
nes mariées & fur ieurs enfans
q
DIX-HUITIEME LEÇON,
Sna les Vertus chrétiennes, & premièrement fui
la Foi
D A Quoi un Chrétien doit - il principahmar
I
l\ s''exercer pour faire fon lalut?
jR Un Chrétien doit principalement s'exercer s
pratiquer les bonnes ceuyres & les Vertus ch
D. Qu
m
I
( 4T )
.
n{;|D Quittes font les principales Vertus chréE|
S|j. H.
tiennes ?
e font les Vertus théologales.
|;D Combien y a t il de Vertus théologales ?
fa H- il y en a trois ; la Foi, l'fcipérance (k la Cita-
W ritèU D. Qu'efi-ce que la Foi }
q H. La Foi 111 une v itu furnatureîle, par laquelle
J nous croyons fermement tout ce cjue Dieu a
,
révélé \ ton fcgiife.
D. Qu'entende^ vow quand vous dites que la Foi
efl une vertu jurnaturelle ?
s •
de
l'acquérir
7î. J'entends que cette vertu nous eft donnée
Dieu 6t qu • nous ne pouvons pas
pajànos propres forces
D. haïtes un 4rte de Foi ?
H. Je cro s fermement t"utesîes véi'tés
qui nous
font propofées par l'^glile, parce que c'eft
.
vous, mon Dieu ,
qui les lui avez révélées.
D. Quels font les principaux Myfieres de la Foi ?
R. 1! y en a troi ; avoir , i*. Le Myfttre de la
T ri ni té. i' Le Myflere de l'Incarnation. 3'.Le
IVyflere de la hédemption
D. Ffi-il nèce faire de croire & de favoir les pria- u
cipaux Myderes de >a Foi ?
R. Oui ; fi on defire d'être iauvé
D. Que faut-il faire pour apprendre
de la Foi}
le Myfere
R. Il faut affilier aux Prédications 8c aux Gfïli
chûmes.
D. (fiy a t-ilpas quelque moyen d'apprendre aijiment les principaux Myfieres de la Foi}
s
uo
21. Qui j c'eft d'apprendre & réciter fouventle
Symbole des Apôtres.
Symbole des Apôtres ?
Ji. Le Symbole cles Apôtres efl un
abrégé de la $ '
F- Qu'eft-ce que ie
L'cclrine chrétienne
D. F
ou;quoi Vappelle i cri le Symbole des Apôtres} IL
il, C'eft parce que les Apôtres.le compoferent Jr
fe féparer, pour aller prêcher jf
l
D. R ici tel le Symbole, des
Apôtres en Latin ? |
avant
qne de
l'Evangile par toute la terre.
CRedoin DeumPatrern crnnipotentem Créa-
torem cœli Se terras, Se in Jefum-Chriflum
Filium ejus unîcum Dcminum ncflrum,qui con.
eéptus efl de Spiritu Sand'to , natus ex Maria. { L
"Virgine , paflus iub Pontio Pilato , crucifixu§, |[*
xr.oituus Se fepultus , tlefcendit ad inferos, renia K
die refurrexit k nrortuis afeendit ad cœlos, fe.det
ad dextersnr Dei Patris omnipotent» ; indè ven- «
turus efl judicare vivos & moituos, Credo in
Spi- «
rhum Sar.élum, Sanélam Elcclefiam Catholicsni !
Sanôlsrum Communion •«•m. remifiionem peccaterum, carats refurrtélionem, vitam aeternara.
Amen.
D. Récitez-le en Français}
|
Il,
{(
tfl
& de
6c
Jefus ChriA
JF, croidus encielDieu
le laPere Tout-Puiflant,
Créa¬
teur
terre .
es
fon Fi's unique Notre-Seigneur: qui a été conçu
du "saint- Ffprit, qui efl ré de la Vierge Marie,
qui a feuflert lous Ponce-Pilate, a été crucifié,
eft mort 6c a été enfeveli : qui efl
defcendia aux
Enfers, & le troilleme jour efl reflufeité des
*
morts :
/431
,
,
qui eft monté an Ciel, Se afîîsà la droite
*
de Dieu le Pere Tout-Puiffant j d'où il viendra
juger les vivants Se les morts. Je .rois au Saint»éè El prit, la fainte Egiiie Catholique , laCommanion des Saints, la Rémifliot." es péchés, la Réifii furreflion de la ckair, la vie éternelle Ainft
io(tf foit-il.
prW h— ■■■■■
———:———
—
?
DIX-NEUVIEME
®
Sur
LEÇON.
I'F.fpérance.
pG D (f~~\ V'ejl-ce que l'Efpèrance ?
W j{
L'Efpèrance efl une vertu furnaturelîe,
]Bil par laquelle nous attendons de Dieu, avec cotî;l fiance, la vie éternelle, Si les moyens qu'il nous
ti'! a
promis pour y arriver.
»)1! D. Fxitet un 4cle (l'Efpèrance ?
•
dèi
/i.Mon Dieu, j'ef'pere de votre Bonté lavis étër-
lit!
io!ifi
pef
Sifi
nelle, St les moyens d'y arriver parce qua
vous nous l'avez promis, Se que vous êtes fou-
verainernent bon & infiniment puiffant.
D. Quel ejl le principal moyen que Dieu nous a
promis pour arriver à la vie éternelle ?
/?. C'efl le fecours de fa grâce
"'j: D. Qu'ejl-ce que la grâce de Dieu ?
À : R. La grâce efl un tecours turnatu el, que Dieu
donne au& hommes p r fa pure bonté , afin
~lf
.
y
qu'ils opèrent leur falut
D. Cette grâce nous ejl elle nécejjaire pour faire
notre
falutJ
HJ-> R. Oui ; la grâce de Dieu nous efl abfolument
? s"<
e »
néceflaire pour faire notre falut.
r
(44 j
Pourquoi la grâce nous ejl-elle ahfolument
née il aire ?
Ji. C'efl
parce( que fans la grâce nous ne pouvons rien taire
qui loit agréable à Dieu ni I
D.
méritoire de la "loir-» eternelle.
D. Par quelmoyen pouvons-nous
,
obtenir de Dieu
les grâces
nccelJaires pour faire notre falut ?
R, C'eft
principalement par la priere faite avec (j
confiance &. avec humilité.
V I N G T I E ME
^ur
LEÇON.
la Priere.
D f~\U'cfl ce
que la Priere ?
R
Priereeftunc élévationdenotre cœur '
à
u, par iaquelo- nous lui faifons
quelque S
dfmanile pour fa gloire &. p mr notre
falut.
D Quand e/t-ce qu'il faut
prier Dieu ?
Il, Il a it prier Dieu fouvent
V^£_La
rement
le matin Si le loir
manches 6t Fêtes.
j mais paiticulié,St les jours de Di¬
D Comment faut-il prier}
il U faut prier avec
dévotion, humilité, atten¬
tion 8t confiance.
ÏD Quelle efl la Priere la
plus agréable à Dieu}
R C't fi i'Oraifon Dominicale
D Pourquoi L'Oraijon Dominicale
efl-elle la
agréable à Dieu ?
R C'efl parce que Notre.
Seigneur Jefus-Chrift
nous l'a
enfeignée pendant qu'il étoitlur la ter{e.
Priere la plus
D Combien y a-t il de démunies dans
l'Oraïfon
Dominicale ?
11. Il y en a
f'ept.
(45)
ïJb. Rècite-ç l'Oraison Dominicale en l afin?
vter noft r qui t.si ! Cœiis , lanctifictur fio-
nen tuum auveniat regnum tuum
Fiat vo¬
it hintas tua ; Ucut in cœio 5< in terra Panem nof-
quotidianum lanobishodiè Ft dimitte ntp-
trum
ft bis débita noftra, lkut s*. no> dimittimus debito-
K.'l ribus noftris. Ft ne nos inducas in teniationem ,
.[ ftd lib- ra no à malo \m n.
i' D Récite^ L'Orai/on Dominicale en Français ?
"|V T ?tre Pere, qui ête dans les Ci ux. Quevol\i tre Nom loit ian£bfié Que votre regie arff riv
Que votr volonté .oit fait * lur la terre
-
.
comme au en
i Donnez nous aujourd'hui notre
paindr chaque jour Etnouspar 'onneznosoffenles,comme nou»pardonnonsà tousceux qui nous
t
ont offentes. Et ne nous abandonnez point à la
i| ter.tation; mais Jélivr z nousdumal Ainùloit-ii.
ni
D. Pourquoi appelions nous Dieu notre Pere ?
cal
:k
R Nous appelions I
nous a ci ee>,
ttj
il
h
*v
h!*
u notre Pere , parce qu'il
qu'il nous conlerve, & que nous
fommes (es ent'ans &. les héritiers de '.a g!oire.
D. Pourquoi, en priant Dieu, dijonsnous : notre
Pere, 6* non pas mon Pere ?
R. Ce ft parce que nous ne devons pas prier pour
nous leulement, mais aulli pour tous les ficleles , qui !ont nos freres
D. Pourquoi dites-vous : qui êtes dans les Cieux,
puijque Dieu ejipar-tout}
»n
R. C'ell parce que le Ciel t ft particulièrement le
ùj
Trône
de la gloire de Dieu, & I héritage qu'il
nous a
I
D
1
promis comme à les enfans.
Que deman ions-now à Dieu en difant: que
votre Nom ioit iaiicfifié ?
1
(tf)
'
R. N ous prions Dieu de nous faire la
grâce ,
à tousles hommes, d« le
connoitrc, l'aimer,
l'adorer Se le ici vir
D. Quelle de mande faifons-nous dans cette
Pr.ere:
que votre règne arrive ?
R Nous prions Dieu de
régner maintenant psr
la
grâce dans nos coeurs, 6c de nous faire ré» m
gner avec lui dan:, la gloire éternelle.
D. Que demanaons-rtous à Dieu farces
paroles :
que votre volonté ioit laite iur la terre comme '
au Ciel ?
R. Nous lui demandons la
grâce de faire fa fainte
volonté en toutes choies, Se de lui être
tement fournis dans tou.es les
parfai¬
psiues 6t. les ac-
cidens de cette vie.
I
T). Quelle Priere j ni jons-nous , dijant : donneznous
aujourd'hui notre pain de chaque jour?
M, Nous prions Dieu de nous donner ce
qui non?
efl nécsffaire chaque jour pour la vie de ne*
corps, St pour celië de nos ames.
D Que demand&ns nous à Dieu par cette Priere'.
if
pardonnez-nous nos offenfes ?
R. Nouslcprions d'effacer en nous nos péchés
par jjj
fa grâce, ôt de ne nous en punir pas relon notre
,
malice.
.
D Pourquoi ajoutons-nous à cette priere ces
.
les : comme nous pardonnons a ceux
ont offenfés ?
para-
qui nous
»
||
R. C'ell parce que Notre-Seigneur nous a affuré
que Dieu ne pardonnera 1rs péchés qu'à ceux
qui auront pardonnéceux qui les auront-offen» h
lés.
\
1
147 )
SfeL
'
l>jjP Quelle demande faijohs nous, dlfani : ne nous
abandonnez peint à la tentation ?
|
■jjyR. Nous prions Dieu de ne permettre pas qus
nous
foyons tentés, ou de nous donner la gra- .
ce de furmonter promptement lamentation.
oD. Quelle priere faijons-nout à Dieu pur ces der¬
; -
,
nières paroles : mais délivrez-nous du ma! ?
M|/î. Nous le prions de nous préfervei des miferes
de cette vie lï c'eft pour fa gloire , Se princi¬
palement de nous délivrer des ennemis de notre
lalut, du péché &. de la damnation éternelle.
,
—
»
VINGT-UNIEME LEÇON.
Sur la Charité.
SF
tle
'
Et,
D.
'f
Jl!:
^
'
1
U'eJl'Ce qi e la Charité ?
Charité cil une vertu furnaturelle ,
par laquai le nous aimons Dieu par-delfus toutes chofes, k caufc de la bonté infinie, St. notre Prochain comme nous-mènae pour l'amour
de Dieu.
(
I D. Faites un Acle de Charité ?
't(! H. Mon Dieu , je vous aime de tout mon ccéur,
parce que vous êtes infiniment bon,infiniment
aimable ; & j'aime rron Prochain comme moimême pour l'amour de vous
M
I
•
7":
D Qu'eflce qu'aimer Dieu par diffus toutes chofes}
! /i. C'eft attacher Ton cœur à Die u plus qu'à tout
IM
.
qui eft au monde, & être dans la dii'politlon
iW
ce
c®
de mourir plutôt que de l'offenfer.
M D. Par quels moyens peut-tneomoitre qu'on, aime
1
!•.
véritablement Dieu ?
(48)
P. C'efl 1er'qu'on ohf
ivr fidèlement fes faînts
Commanxkmcnts 8t ceux de ton I glife, 8t
qu'on empêche de tout ton pouvoir
qu'il ne
foit offeefé
D. Qu'rfl-ce qu'aimer
même ?
fort Prochain comme foi- A
R. C'efl defrer 8< pro urrr à fon Prochain
lej
même» biens qu'à toi-même
D. Quels Jont les
''qljH
principaux Actes de Charité en- |q<
vers le Prochain ?
R. Ce font les œuvres de miféricorde.
l'W
D, Combien y a t il dejortes d'oeuvres de
miféri- 1
corde}
R. tl y en a deux fortes ; favoir
, les œuvres de h,._
la miféricorde
corporelle , 8c lts oeuvres de la \
miféricorde fpirituelle
D. Quelles font les œuvres de la
pcrelle ?
R. Il y en a fept; t'
miféricorde cor- L,
Donneràmangeràceuxqui
faim. i'. Donnera boire à ceux qui
foit. f. Revêtir ceux
ont
ont
qui font nuds. 4' Rache¬
ter les
Captifs 5' Vifiter 8c fbulager les mala¬
des 8c les prifonniers. 6'
Loger les pauvres 8c
les pèlerins 7', enfevelir les morts.
D Quel es font les œuvres de
mijéricordes [piri¬
]1
I),
tuelles ?
•jR.ll y en apareillcment
rans. 2*
fept, ï\ Inflruire lesîgno»
Corriger lesPecheurs if. Confoier les
affligés 4', Donner bon confeil à ceux qui en
foin 5' Prier Dieu pour les Vivants 8c
les Morts 6'
Supporter les défauts d'autrui.
l'. Pardonner à nos ennemis, 8c les aimer.
ont b
D.
i
\
ennemis '
>"/4 Oui ; Notre Seigneur nous a commandé d'aî*
mer nos ennemis , de prier pour eux, Si de
L
leur taire du bien.
»
,
V1NGT-DKUZ1K ME L h. Ç O N.
« >
Sur l'H glife Si la Communion des
l Egli,e}
baints.
D .f~\U'eJi ce que
M R.
V,/ L'fc gliie tfl la lociété de tous
cbi tù ns qui ,faiiant profellion de la vraie
obéirent à leurs Pal! urs légitimés, fit princiK:
paiement à notre laint
D Çu'efl ce 1ue notre Jaint
le
les Fideles
foi,
Ptre le Pape
Pere Pape ?
^
n;
R. Cen le luccetleur de laint Pierre, le chefvi-
:si
fible Je l'F giilé, Si le Vicaire de Jeius-Chrift
en terre.
D. Y a-t ilplufieurs Eglifes ?
jj R. Non ; il n'y a qu'une feule Eglife, hors da
laquelle il n'y a point de talut.
u"
i®
fW
D. Comment la nomme t on ?
R On la nomme la Cinte Eglife Catholique ,
Apodolique 81 Romaine
D La jainie Eglife ne renf-rme t-elle que les Fi¬
deles qui Jont fur la terre ?
jfl
'g»
fi
ai'
™
if
r.
l'Eg'ife renf -rme aulfi 'es
Jufles qui
fouffrent en Purgatoire
R. Pardonnez moi
Saint* qui font dans le Ciel, Si les
D. Ces trois parties de lJEglife fant-elles unies
enfemble ?
R Oui ; elles font unies par la
Communion des
Saints
D. Qu'efi-ce que la Communion
des Saints }
G
/
iy1
^
D
i.
.
/.5°)
C'cfl l'union des Fideles de la -vraie foi, Se ]j
communication réciproque de» bonnes
oeuvres,
&despricresqeief!entreles JuflesS* IrsSaints |
â P
.
Quoi, les Jujtef ont part aux lonr.es œuvres I
(y aux prières des autres ?
R. Oui ; les Jnfles ont part à toutes les prières '
& k toutes les bornes œuvres
qui fe font
par <
toute
l'F.glife.
D. Quelle communication y a- t-il entre nous & les
Jujtes qui Jouffrent en Purgatoire ?
R. Il y a communication entre nous &. les Jufies
qui font én Purgatoire, en ce que nous pou*
les fecourir par les prières & les bonnes
œuvres
que nous offrons, à Dieu peur le feula,
gement de leurs âmes,
I
D. Quelle communication y a^t-ïl entre les Saints I W
qui Joat dans le Ciel (y nous ?
R. Il y a communication entre les Saints qui font
Ipt
dans le Ciel & nous, en ce que nous implot
rons leur inttrcsflicn
auprès de Dieu &. qu'ils
nous affilient de leurs prières.
D. Il eji donc bon de prier les Saints ?
R, Oui ; il ell bon de prier les Saints, afin qu'ils î
1(1
nous obtiennent,de la bonté de Lieu. Je»
grâces (
que nous leur demandons par leurs interce fions |f
D Eft- il permis d'honorer les Saints ?
R. Oui ; il efl perm is & même on doit honorer I
les Saints, puifquJiîs l'ont les Serviteurs & les
▼ons
amis de Dieu.
D.
ts'ef-ce pas faire injure à Dieu que d'honorés
les Saints ?
R, NOtti c« n'eft pas faire injure à Die» que
>
m
'Mm
'
i
°'i(
^
®
\ ?
/
d'honorer las Saintsparce qu'on ne leur rend
pas l'hommage louverain, qui n'eft du qu'à
JDio-u ieul; niais qu'on les honore feulement
comme
f D.
tes.fideles terviteurs & fes amis.
Reliques- des Saints ?
Peut-on. honorer les
put1 Ht Oai ; on peut les honorar, parce que les
°«|
Corps des Saints ont été les Temples au Saint-
Eipïit, (a. qu'il» doivent reriulc'.ier glorieux,
•'il D. Peut on aujjî honorer les images de biotre•qS
Seigneur </ des Saints ?
'tel R. Oui j onpeuthonorer iesfaintes Images; mais
ilUutrappo.tercethonneurà Notre-Scigneur
Jeius v>hiirt,StauxSàînt»quJeile»rtprélentcnt
D. Doit-on honorer la Mainte Vierge Marie plus
«f
lot
que les autres Saints ?
R. Oui ; on doit honorer la Sainte Vierge plus
Sif
que les autres Saint», parce qu'elle cft la Mere
de Dieu , 6c la Reine des
Anges éc des Saints,
iplt D. Ejt-il bon de l'invoquer?
jiii R Oui ; i'Tgiife nous recommande d'implorer
fouvent le lecours de la très-Sainte Vierge,
d'avoir pour elle une grande dévotion,
li'ii D Quelle ejl la Priere laplus agréable à la Sainte
act
Vierge}
ofl
R. C'eil la Salutation Angélique.
D. Pourquoi cette Priere ejt elle
appellée la Sala¬
it',
tation Angélique ?
le
R. C'efl parce qu clic commence par les paroles
que l'Archange Gabriel dit à la Sainte Vierge
V
en la faluant, 5c lui
annonçant le Myftere de
K
,
l'Incarnation.
D. Récite^ la Salutation Angélique en Latin >
(12)
Jen< Maria, gratiâ plena
AVe,
, Dominus
tecum
nbus,
tk b-ncdicluj
uitLtu in mali
f uCiUs vcntiis tui Jefus Santta Maria, Mater
Dei, ora pro nobis peccatoribus nunc Se in horâ
mortis roilite Amen.
D Récitéf La Salutation Angélique en Français ?
JEgneur
vous efitalueavec, Marie,
ineêtes
<1e grâce,
vous pl
vous
bénitele S'ei- I
;
1«
entre <
les femmes, & Jetus le fruit de votre! It
ventre'.(1 bénit Sainte Marie, Mere de.'Dieu ,
toutes
pri^z pour nous, pauvres pecheurs, maintenant
k l'heure de notre mort. Ainû ioit il.
A B R E G
DU
En
CATECHISME
faveur
vous a
des
Jeunes Enfants.
créé Ce mis au monde ?
Jx.K^/
/etl Dieu
D.
isi... quoi Dieu vous a t- leriètsmh au monde?
H C'elt pour le connoître, l'aimer & le tervir,
& obtmir par ce moyen la vie éternelle.
B
D. ^u'ejt-ce que Dieu ?
H. Dieu efl un pur Efprit infini, qui a créé le
Ciel Se la Terre, 8t sjui eft le Seigneur fouverain de toutes chofes.
D. Combien y a t-il de Dieux ?
H. 11 n'y a qu'un feul Die*D. Où ejt Dieu ?
—
_
te R. Dieu eft univerfellcment par-tout.
:4 13. Dieu, ejt donc ici ?
Mi R. Oui ; Dku elt ici.
n& D Combien y a-t il de perfonnes en Dieu}
I
«fi
Ji. il y en a ti ois : tavoir j le Fere,
le S
13 Le Fere ejt-il Dieu ?
er
t
Dk
ta
I
É
Saint-Eiprit.
le Ftis fit le
A'.Oui i le Fere eft Dieu,
D. Le Fils eji il Oieu ?
R Oui j i~ Fils efl Dieu,
D. Le Saint-tjprit eji il Dieu ?
R. Oui ; le Saint Ktprit elt Dieu.
D. e Jont donc trois Dieux ?
R. Fardunnez-moi, ces trois
perfonnes ne font
Dieu.
pas trois Dieux , mais un leul fit même
D.Y a-t. d quelqu'une de ces troi< perfonnes qui joit
|j
i
i
J
plu>grande,plus /age^ouplus âgée que les autres?
R. Non} ces trois pet tonnes iont égalés en toutes
chotes,
D. Laquelle deces trois perfonnes s'ejifait
R. C'eit la fecon Je perionne , appellée le Fiis.
D- Qu'a pris le til< de Dieu pourje faire
/1 lit pris un corps fit une aine.
homme}
homme!
13. Où a t d pris ce corps le cette ame ?
R.\u tein de la glori-ule Vierge Marie, fa Mer*.
D. Comment cela, s'ejl-ilfait}
R. C'eft par l'opération du Sairit-Efprit.
:[t
ù
jf
D. Pourquoi le fils de Dieu s'ejt-ilfait homme?
R. C'eft pour nous racheter du pécha Si de l'En¬
fer fit nous mériter la vie éternelle.
D. Comment s'appelle le Fils de Dieu fait homme?
.
R. 11 s'appelle Jefus-Clirilh
9
D,
Jefus-CkrlJÎ eft'il Dieu?
IL Oui, il eît Li-u
D.
(lujji homme ?
R. Oui j ii clt ijicu &.
homme tout en
D. Quel jour
eji il né ?
R. Le jour de Noël.
D. Quel jgur
Omble.
ejl-il mert?
Vendredi-Saint.
13. Quel jour
ejl-il rejjui'ciié ?
IL Le
A. i_.c jour de
Pâques.
13. Quel jour
ejlil monté au Ciel ?
A. Le jour de i'Afcenfion,
13. Quel jour le
A paire s ?
R, Le jour de la
}3. Ou eji
; O
àaint-Ejprit ejl-il defeendu furies
Pentecôte.
Jejus-Chrijt en tant que Dieu ?
A. li clt par-tout
13. Où eji Dieu en tant
qu'Homme ?
R. 11 tft dans le Ciel ex. dans le
Saint Sacrement
de l'Autel
33. Combieny a-t-il de
Commandements de Dieu?
R. 11 y en a dix.
D. Dites-les ?
ï.
1*
is»/
2.
Oui Dieu tu adoreras, St aimeras par¬
faite ment
Dieu en vain tu ne
jureras,
Ni autre chofe
pareillement.
y Les Dimanches tu garderas ,
En Lrvant Dieu
dévotement.
4. Tes pere & Vlere honoreras,
Afin de vivre
longuement.
5. Homicide ne commettras,
De fait ni volontairement.
6. Luxurieux tu ne feras,
J:f Par aftion ni confentement.
^ 7. Le bien d'autrui tu ne
prendras,
ni retiendrai injurtement.
8 Faux
témoignage ne diras,
S Ni mentiras aucunement.
9. L'œuvre de la chair ne defireras,
■
Qu'en Mariage 'euleraent.
S 10 Biens d'autrui ne convoiteras,
M Pour les avoir injaftement;
H • D. Combieny a tilde Commandemens de l'Eglife?
lujsa R H y en a fix.
D Dites-les?
I 1. T Fi Dimanches la Mcffe ouïras,
IL* h t le» Fêtes pareillement,
f a. Le» Fêtei tu fanûifieras,
Qui te font de commandement,
3. i ous tes péchés confefleras,
euî
A tout le moini une fois l'an.
[}g 4
1
5
To» Créateur tu recevras,
Au moins h Pâques humblement.
Quatre-Temp», \igiles jeûneras,
Et le Carême entièrement.
T 6 Vendredi chair
jpjlj
ne
Mangeras,
Ni le Samedi mêmrment
j D. Où iront après leur mort ceux qui oiferveronî
les Commandements de Dieu le de CEgtije ?
:!M
'
H. Ils iront en Paridis.
J D» Où iront ceux qui n'ohjervercnt pas les Com¬
mandements de Dieu ie de VE[lijc ?
1.
Jt. lis iront brûler éternellement dans l'Enfer.
\
éviter avec plus de joui ?
R. G't (l le péché
IX
-
,
Çuejt ce que le péché ?
R, CYfl une tranlgréffion des Commandements
de Dieu ou de
l'hglife.
D. Combien y a t-il ae fortes de
péchés ?
R. 11 y en a de deux forte r ; le
& le péché achi
1.
péché originel |
D. Çu'eJCce que le péché
Originel?
R C'elî celui que nous
apportons en naiffant.
D. Çueji-ce que le péché ccluel ?
YCOefî ce lui que nous commettons nous
^1
1
même, i
ayant 1 uiage de railon.
D. Combien y a t il de
péchés Capitaux ?
R. 11 y en a l'ept ; POrguei I , l'avarice, la Luxu-
d
l'Rnvie , la Gourmandife , la Colere 6c la j
Parefl'e.
D, Combien y a t il de Sacrements ?
re ,
R. Il y en a fept ; le Hap-ême . la Ccfirmation,
|
laPénitence,l'Fuchari(lie,l'fcxuême-Onéhon> I
l'Ordre & le Mariage.
D. Çu'ef- ce qui a infiitué les fept Sacrements ?
R. C'eft Notre-Seigneur Jtfus-Chrifh
D. Çu'efi-ce que U Baptême?
R. 0'< il un Sacrement qui efface le péché
/
origù
nel, 5c nous fait Chrétiens, Enfants de Dieu ]
8t de
l'hglife.
D. Çuefi-ce que la Confirmation ?
R. C'eli un Sacrement qui nous
rend parfaits
Chrétiens, 8i nous donne leSaint-Efprit &. la
force de Coniefïer la Foi.
Dr l
r</7)
-Jk
D- Qa'efl ce que VEuchariftie ?
Ji, C'cil un Sacreme;nt qui contient en vérité le
Corps, la Sang, l'Ame Si la Divinité de No¬
Seigneur Jefus-Chrid, fous lesefpeces ou
apparences du pain 8t du vin.
;D. Qu'eft ce que le Sacrement de Pénitence ?
R. C'eil un Sacrement qui efface les péchés corn- '
mis depuisle Baptême.
D. Que J'aut-il faire pour recevoir avec fruit le
tre
Sacrement de Pénitence ?
R, Il fautfaife cinq chofes: i'. Examiner Ta conlcier.ce. 2 avoir une grande contrition de l'es
.
péchés 3'. Faire un ferme propos de ne le plus
offtnfer 4'. Confeffer tous l'es péchés h un
Prêtre approuvé. 5. Satisfaire à Dieu Se à fon
Prochain.
D. Faites un Acle de Contrition.
H, Mon Dieu , je me repens de tous mon cœur
de vous avoir offenfé,parce que vous êtes in¬
finiment bon, & que le péché vous déplaît; je
vous en
demande très-humblemënt pardon, &ç
.je me propofe de ne plus vous offenfér, moyen¬
nant votre Painte
grâce.
D. Qu'eft-ce que VExtrérrie- Onclion ?
R. Ced un lacrement indituépour fouîager fpi-
rituellement & corporellement les Chrétiens,
lorfqu'ils font malades, Si pour les aider k bien
mourir.
D. Qu'efi-ce que l'Ordre?
R. C'eft un Sacrement infiitué pour confacrer
des Prêtres Si des Miniftres à i'Eglife, &. leur
(58)
donner îagrâce d'exercer faintement
tions'
Eccléliafliques.
D. Ç u'eft'Ce que le
les Fonc¬
Mariage}
il. C'efi une fainte alliance
entre l'homme &
îa
femme, Se un Sacremç/nt qui leur donne la
grâce de paffer enfemble toute leur vie dans
fainte union , et d'élever leurs
enfants
dans l'amour & la crainte de Dieu.
une
D, Combien y a-t il de Vertus
R. il y en a trois
; la Foi,
Théologales ?
i'Eipérance et la Charité,
D, Qu'ejl* es que la. Foi ?
jR.C'eû une vertu
furnaturelîe,par laquelle nous
croyons tout ce que Dieu a révélé à ion
Eglit'e,
D. Qu'efl-ce que l Efpérance ?
R. C'efrune vertu
iurnatureile.parlaquelle nous
attendons de Dieu avec confiance la vie éter¬
nelle , avec les
pour y arriver.
moyens qu'il nous a promis
D. Çu'ejl ce que la Charité ?
R. C'eli une vertu
furnaturelle,parlaquellenous
aimons Dieu par deffus toutes chofes
, pour
l'amour de lui-même, 8t notre Prochain com¬
me nous-mêmes
, pour l'amour de Dieu.
D Hécitej l'Oraifon Dominicale en Latin?
PUer nofler qui es in Cœlis , fanclificetur no-
tuum adveniat
regnum tuum Fiat voluntas tua ; ficut in cœlo 8t in terra Panem noftrumquotidianum danobishodiè Ftdimitte nobis débita nofira,ficut & nos dimittimus debitoribus noflris. Et ne nos inducas in tentationem
,
r
rrmn
J
'ibera no* à malo. Amen
lêcite\ l'Oraijon Dominicale en Français ?
te
(59)
NOtre Pere, quifanélifié
êtes dansQue
les Cieux.regne
Que vo¬
tre Nom foit
votre
ar-
rive.
Que votre volonté foit faite fur la terre
s:Bt comme au ciel Donnez-nous aujourd'hui notre
,jt(j pain de chaque jour EtnouspardonneznosofFen^ les, comme nous pardonnons à tous Ceux qui nous
ont
offenfés. Et ne nous abandonnez point à la
lentation; mais délivrez-nous du mal. Ainfifcitùl,
,j
D
Réciteq la Salutation Angélique en Latin ?
benedicbtu
AVe
, Maria, gratià
pîena , Dominus
tecura
mulieribus,
& benediétus
in
-1;|
& "
fruélus ventris tui Jefus. Sanéta Maria , Mater
Dei, cra pro nobis peccatoribus nunc & in horâ
mortis noflrae Amen,
dj D Rhïte\ la Salutation Angélique en Français ?
,
L
JEgneur
vous efl
l'alueavec, Maiie,
de grâce,
Vous pleineêtes
bénitele Sei¬
; vous
entre
les femmes, & Jefus le fruit de votre
^ ventre tfl bénit. Sainte Marie, Mere de Dieu ,
toutes
""i priez pour nous, pauvres pecheurs, maintenant
I &. à l'heure de notre mort. Ainft foit-ii.
111
"[ D Récite\ le Symbole des Apôtres en Latin ?
CRedoin DeumPatrem omnipotentrm Crea-
tpram cœli 2k terras , 2k in Jefum-Chriflum
Fi'lium ejus unicum Dominum no(lrum,qui con»
''
efl de Spiritu Sar.ûa , natus ex Maria
Virgine, paflus lub Pontio Pilato, crucifixus,
mottuus & fepultus , defeendit ad inferos, tertiâ
ceptus
^
''
die refurrexit h mortuis afeendit ad cœlos, fedet
fij
:
•j ;
ad dextrr3m Dei Patris omnipotentis ; indè venturus efl judicare vivos & mortuos. Credoin
Spiritum Sanétam, Sanclam Eccleflam Catholicam
.(6°)
SanQorum Communionem, rem»fTionem
peccatorum, carnis refurreélîonem, vitam aeternams
Amen.
D, Rècite^le en Français}
JE croisduen Dieudele laFere Tout-PuiflTant,
Créa¬
Se
Jelus-Chrift
teur
ciel £c
terre ,
en
fon Fiis unique
Notre-Seïgneur: qui a été concu
du Saint-fcfprit, qui eft né de la
Vierge Marie,
qui a fouffert fous Ponce-Pilate, a été crucifié,
efl mort & a été enfeveii :
qui eft defeendù aux
Enfers, & le troifieme jour eft relfufcité des
morts: qui eft monté au
Ciel, Scaffisk la droite
de Dieu le Pere Tout-Puiffant ; d'où il vi endra
juger les vivants & les morts. Je crois au SaintElprit, la fainte Eglile Catholique , la Commu¬
nion des Saints, la Rémifïïon des
péchés, la Réfurredion delà chair, la vie éternelle Ainfi loit-il.
LA
PRIERE DU
MATIN.
Lorsqu'on s'cveille, ilfaut éleverfon cœarà Dieu
par quelque priere fervente , difant par exemple:
Mon Dieu , je vous donne mon cœur
, faitesmoi la grâce de ne vivre
que pour vous.
En fe levant, il jaut faire le
figne de la Croix ,
difant : Au nom du Pere , 6s. du Fiis, & du
Saint-Efprit. Ainfi Doit -il.
Etant habillé, il fautprendre
deVEau-béràîe,fe
mettre à
genoux devant un Crucifix, ou quelqu'unîre Image de piété-faire le
fgnedelaCroix.fi' dire:
Veni Jancle Spiritus.
Venez Efprit faint,renirepletuorum corda fi- pli fiez le cœur de vos fiae-
.
#ft dclium, 6» tvi amoris
KdiKrt eis igmm accende.
.
1%
les $çrvrt€i.?rs,8< allâmes
en eux le feu de'votre divii amour.
Acte d'Adoration.
:,(a "fe (îOn Dieu , qui êtes ici préfent, profierné
1V -i devant-votre divine Maj Hé. je vous adore
comme mon fouverain Seigneur mnon Créateur,
fci mon premier principe, Se ma dermere fin.
mi
Acl; de Remerciement.
vous rends grâces, mon Dieu , de tous les
iens que jJai reçus de votre libérale borné ,
J 01«
(J de ce que vous m'avez donné une ame capable
y
de vous conneutre Se de vous aimer; de ce que
y
vous m'avez racheté par le Sang précieux de
igj Notre-Seigneur Jefus-Chrift, votre Fils, 8c de
|J ce que vous m'avez nourris & confcrvé depuis
s-Cir
;tï;
!ï
0il|
que je fuis au inonde.
|
TF vous demande très - humblement pardon,
J mon Dieu, de tous les péchés que j'ai commis contre votre adorable Majefié : j'en ai une
/]|
is
Acte de Contrition.
grande douleur , parce que vous êtes infiniment
bon , 8c que le péché vous déplaît ; je les détefia
de tout mon cœur, avec réfohition de m'en cor¬
riger par le fecours de votre grâce.
Acte d'offrande.
FJLfairaujourd'hui
Fcevrz, Sçigneur,dansl'offrande
que jede vous
moi-même,
mes
fentiments, de mes paroles, de mes aflions, 8c de
tout ce que
je foufFrirai, Je defire de n'agir Se ne
fouffrir que pour votre gloire, parce qu< je vous
J;
airne plus que tout ce qui eftau monde, Si que je
ne deiire vivre que pour vous.
(62 J
Acle de Demande.
| de
E vous prie mon Dieu, de me faire la grâce
,
vous lervir
J
fidèlement, Si d'éviter le péché,
feulement aujourd'hui, mai
pendant toute
ma vie. Défendez
moi des ennemis de
mon
falut ; garantirez moi de
toute iorte de
non
dangers,
& bénillez toutes mes
aétions par les mérites de
Seigneur Jefu Chrift votre Fiis,
par
l'intercelfion de la Sainte
Vierge, de m m bon
Notre
-
Ange Gardien, de mes Bienheureux Patrons
St de tous les Saints,
Priere à
,
VAnge Gardien.
M On bon Ange, continu
moi
vos chari¬
tables ioins,
infpirez moiz la volonté
de
Dieu clans toutes les aétions Je
condailez moi dans les voies de mon journée, ik
falut.
cette
litanies du s 4(nt NOM DE
JESUS.
SEigneur, ayez pitié de KyIon.
rie,
eiei-
nous.
Chrift, ayez pitié de nous.
Seign eur ay ezpi ti é Je nous
Jefus, écoutez nous.
Jefus, exaucez nous.
Pere célefte
qui êtes Dieu,
ayez pitié de nous
Fi-sirlé îempteurdu monde
ayez pitié de nous.
Saint Efprit quiètes
ayez pitié de nous.
Chrijte, eleifon.
Kyrie, eleifon.
Jefu, audi nos.
Jefu, exaudi nos.
Pater de cezli Deusf
miferere nobis.
Filii
Redemptor
mundi Drus,
Dieu, Spiritus fancleDeus
miferere nobis.
ISainte Trinité
.
....
f ' 63 1
qui êtes un
feui Dieu,
Jei"us Fils du Dieu vi¬
Jelus qui êtes li fplen
g
deur du Pere ,
Jefus qui êtes l'éclat de
___
la lumière éternelle , r»Jefus qui êtes le R.oi de n.
*
gloire,
Jeius qui êtes le Soleil o
de Jullice ,
S
Jefus Fiis de Marie tou¬
Jefus qui
ble ,
Jefu; qui
Jefu fplendor
Patris y
S
,
Jefu canilor lu- q
cis ceterne,
Jefu Rex glo
rïx y
Jefu Sol jufli-
_
liez y
Fi'ii Ma¬
Jefu
riez
jours Vierge ,
.
Jefu Fi il Dei
-vivi y
vant »
j
Sancla Trhitas
unus Deus ,
êtes admira¬
Vïrginis,
Jefu admiraitliS y
êtes le Dieu
fort,
Jefus qui êtes le pere du
Jefu Deus forlis y
Jelus
Jefu Pater futuri
Jceculi,
Jefu magni concilii
Àrgele ,
§
Jefu polentifji
Puiifant ,
5."
Jefus qui avez été très- n"
Jeju
fiecle à venir,
Jefus qui êtes l'Ange du 3*
grand confeil,
g
qui êtes Tout
obéidant ,
Jefu* qui avez été tiès-
g-
patient,
qui
charteté y
Jefu
!•
y
mitis &> hu-
milis corde ,
eœur,
Jeius
oledientif"
Jefu patientîjjime
Jefus doux Stbumble de S
<2
me,
chérilfez la
Jefu amator cafdtatis y
(64)
Jefus notre' amour ,
Jefu
amàtor
noj
ter,
Jefus qui êtes le
Dieu de
paix,
>
>
Jeius auteur de la vie, ^
Jefus modale des ver¬
tus ,
Jefus qui êtes plein deze
lepourlefalutdesames, gqui êtes notre *
Dieu,
g
Jefus notre unique re- «
Jelus
Jefu Deuf pa-
g
>
JeJ'u autor vitœ 5
Jefu exemplar 4
virtutum,
^
Jeju je lut or ani- §
marum ,
Jefu De us nof-'
ter,
Jefu refugiitm neftrum,
Jefus qui êtes
des Pauvres
le
psre
Jefu pafer Paupe-
qui êtes le tréfor
Jefu thefaus fide-
,
Jefus
des fideles,
Jefus
qui êtes le bon
Pafleur ,
éternelle,
Jefus fource infinie de fi-
bonté,
lium y
Jefu bone Paf-
Jeju lux vera,
Jefu fapientïa cctsr>
na,
S
Jefu bonitas in
fir.ita ,
Jefus qui êtes notre voie ru
notre
,
tor,
Jefus qui êtes la vraie
lumière ,
Jefus qui êtes la fageffe g
&
rum
vie,
Jefus qui êtes la joie §
des Anges,
S
Jefus qui êtes le Maître
des Apôtres ,
Jefus qui êtes le Doêleur
des Evangéliftes,
Jefu via if vita a
noflra,
Jeju gaudium Angelorum,
Jefu Magifier ApofO
tolorum,
Jefu Doclor Evan
geliflarum ,
(60
qui êtes la. force Jefu fortîtuio Mat
Jeflis
des
Martyrs,
ty rum,
lumière
Jefu lumtn Confef-
Jefus qui êtes la pureté
des Vierges,
jj
Jefus qui êtes la cou «
ronne Si îarécompen- 3
fe de tous ies Saints, §
Jefu puritas Vîr- ^
ginum,
Jefu cnrona fane- o
Jefus qui êtes la
des Confiflcurs,
C3
PropitiuseJio,p*r~jp
pardonnez , ô ^
Jefus,
p
Si nous
propice, *
De tout
De votre
délivrez-
péché,
colere,
^
mon y
té
l'efprit d'impure- 3
N
'
r
1
De la mort éternelle, g
Du mépris de vos fain- c
tes
infpirstions,
Par le
tre
Myftere de vo- Sfainte Incarna- ET
tion y
Par
votre
Jefu,
Fropitius efo ,
nos
Je•
Naiflance ,
Ab omni malo li¬
béra
Des embûches du Dé- O
d*
De
nobis
/«>
Jefus,
nous,
ce
exaudi
& exaucez - nous, o
Jefus.
De tout mal,
^
torum omnium
Soyez • nous propice ,
Soyez nous
Cî
forum,
nos
,
Jelu,
Ab omni peccato,
Ab ira tua,
Ab injîdiis Dia-
boli,
A fpirifu fornica
tionis ,
o-
rt
A morte perpétua, S
A negleciuinfpira g
tionum tua rum,?
Fer
Myflerium^
fattelez Incarna^
tionis tuez ,
Fer Nativitatem
tuam,
Par votre Enfance,
Perlnfantiam tum
l
-
ar votrè
;
vis
■ (66)
toute
"
di-
vins-,-
Agonie & vo G
tre
Pafïïon,
Par votre Croix 8t vo-
délaiffemcnt.,
tre
^
Sépulture,
votre
Réfurrec- S
tion,
Par
votre
Ter labores
Ter
tuos
?
Afcenfion
Par votre joie,
Par votre
Tet.JJion.em tuam, 5*
liciiont-m tuam, o
Per langores tuos
Per M v rte mie Se'
pulturam tuam,^
Per Refurreclio-
tionem tuam,
Per
Afcenfionem
tuam,
Per gaudia tua,
Per glotiam tuam,
gloire ,
Agneau de Dieu, qui
Dei
qui
ôtez les pèches du 3 Àgnut
tollis peccatamun
monde , pardonnez
di, parce noiis ,
roui, Jefus
3
Jefu.
Agneau de Dieu , qui « Aè nus Del, qui SJJ
ôttz les péchés du
tollis peccata 5T
g
monde,exauGez nous, c
mundi, exaudi
,
Jelus.
*
Agnus Dei, quiT
Jefus, écoutez nous.
Jefu
Jefus, exaucez-nous.
V
nos, Jefu.
Agneau de Dieu, qui V
ôtez les péchés du éT
monde , faites - nous
mi féricorde,
,
Agoniam ke
Per Cr icem de re~ &
Par vot
langueurs,
a
Par votre Mort 8c vo- §
Par
divinijjimam.».' r "
vitam tuam,
Par vos
travaux,
Par votre
tre
Per
tollis peccata
^
mundi , mije
rert
nobh.
auii nos.
Jeju, exaudi nos.
,
Prions.
(67 )
Orem'tis.
O Dieu,notre
Sauveur,qui DOmine
dit demandez
Chifie,Jefu
qui '
avez
:
&
recévrez;ch. r.hezStvous
vous
trouverez; frappezala porte,
; &. on vous l'ouvrira
; nous
prions de répandre en
f flous la tendreffe de votre divous
'vin amour, afin
que nous vous
airr.îons de .tout notre cœur;
que par votre bouche nous ré¬
pandions par-tout la bonne
! odeur de cet amour; que nous
en donnions des
marques par
nos
dixifli. petite 6»
accipietis , quezrite &• invenietis,
puljatets anerieturvobis; qucefw
mus, danobispetentibus divinijji'
mi tui emoris af-
feslum, ut te toto
corde o rets ope re
diligamus ; ts à
& que nous ne
ceffions jamais de louer votre
fsint Nom Ainfi foit-il.
de ceflemus. Qui
vivis , &c.
PRIERE
LE
œuvres ,
PENDANT
tua nunquam lau
JOUR.
voyant le Travail.
Ml On Dieu,actions;
je vous jeoffreiouhaite
men travail 6t tou¬
foit
tes
mes
que ce
pour votre amour, pour votre gloire &. pour mon
falut. Donnez y, S'igneur, votre bénédi&ion.
Avant le Repas.
Béniffez.
Que ce toit le Seigneur.
Bénédiction Que la main de
Jefus-Chrift béniffe nos perfonnes, & la nourriture que
nous allons prendre. Au nom
TV Benedicite.
Dominusnos
&> ea quae fumus
jumpturi benedi-
catdexteraChrif
ti.Inncmine Pa-
;
(68)
du ?ere , & du Fils 8t du
Saînt-Efprit Ainfi foi t-il.
tris, & Fïlii b Splri tu s Sancii Amen.
Quand on fonne Z'Angelus.
L'Ange du Seigneur anAngélus Domlni
nonça k la Sainte Vierge nunciavit Marier,
Marie qu'elle enfanteroit b
concepit de Spi*
le Sauteur, 8t elle
conçut
l'opération du Saint-
par
ritu Sanclo.
Efprit
Je vous falue,Marie, &c.
Voici la Servante du Sei-
gneur , qu'il me foit fait
Ave, Maria ,bc.
Ecce ancilla Do.
mini fiât mihijecun*
félon votre parole
dîim verbum tuurrv
Ave, Maria, be.
fait chair. St a habité parmi
faêlum ejl b habi*
Je vous falue, Marie, fec
Et le Verbe éternel a été
nous
Et Verbum
caro
tavit in nolis.
Je vous falue,
Marie, Stc.
Ave, Maria, bc.
Prions.
Oremus.
SEigneur,dans
répandez vo- \JTqucefumus,
Ratiam tuam
Do-,
tr?
grâce
nos cœurs
afin qu'ayant connu par la
voix de l'Ange le Myftere
de l'Incarnation de votre
Fils, nous puiffions arri-
heureufement, par les
mérites de la Palfion & de
ver
la Croix, à la
gloire de
mine , mentibus nojtris infunde ut qui
Argelo
nunriante
Chrif.i Filii tui Incarnationem cognovimus , per
Pajfio-
nsm ejus Crucem ai
laRéfurreclion.Ainfi-foit- Refurrecîionis gloïl.
t
C Xe
'lA/fH-exb.rtam perducamur.
.
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Ter eumiem , kc*
ïux.Tnijjunb, jtvu■Xlcn!- [ri (]ut iJ
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lËftû n/oitTx qii.' s/iVCJ W UUu//, m o
Vi'/'un
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,
J/ruJ-
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______
LA
^69V
PRIERE DU
SOIR.
Toute la Famille s'étant mi je à genoux devant le
Crucifix, ou quelqu'autre Image de piété , chacun
fera le fiigne de la Croix, un des Afjidans dira :
Veni j Sancle SpiVenez Efprit Saint, remritus y reple tuorum pîiffezles«<»ursdevosfidecorda Fidelium , &•
tui amoris in eis
les Serviteurs, 8c allumez
en eux le feu de votre di-
ignem accende.
vin amour.
après
Mettons-nous en la prèfence de Dieu,
l'avoir adoré, renions-lui grâces de tous les biens
que nous avons reçus de fa bonté
lement
aujourd'hui.
infinie, principes•
adore
M On
Dieu, qui êtesfouverain
ici préfent,
je vousje
Seigneur,
comme mon
vous
remercie de ce que vous m'avez donné 1 ■
vie, de ce que vous m'avez racheté au prix de
Sang, fait Chrétien fit Catholique, nourri,
protégé Se cosfervé Julqu'à cette heure , nonobs¬
tant mes péchés qui m'ont rendu indigne de recevoiress effets de votretendreffe 8t de votre amour
Votre
Prions Dieu qu'il nous fiaffe connoltre les péchés
que nous avons commis aujourd'hui, afin que nous
puifjions les iitejlet.
FAites par votre grâce, Seigneur
je conpéchés, ,&que
i'averfion
noifle le nombre de mes
que vous en avez , afin que je puiffe les
en
détefter,
concevoir une douleur amere , 8c que je ne
retombe pas danj rues infidélités pafféés,
MÊÊËt
'
V
^V' ■
examinons notre
s péchés
(70)
confcienee, recherchant tous
que nous avons commis
penjées 1 paroles, actions ou
tant
principalement à ceux
aujourd'hui en.
omifjlons; nous arrê~
auxquels nous avons
plus grand penchant
On s'arrêtera ui
pour donner à un chacun
le
l#ifir d'examiner
fa
confcience
6* après qu'on
a
reconnu fes
péchés , on dit : Fai ans un Acle
de
contrition de tou> nos
péchés.
un
.
JFme
Je tout
mon cœur, mon Dieu, des
jéché»répens
que j'ai
commis
bonté infinir: je le» létefte
contre votre
tous, parce qu'il» voui dé\honorcnt, qu'ils vous ofïenfeot Si
vous
dépiaifent;
infiniment Je vous
lupplie, mon Dieu, de me
pardonner j j e fui s réfolu de ne les pl us
avec le
commettre
fecour Je votre
grâce, que je vou» leinande très
par les mérites de la
Paillon k. de humblement,
la Mort de N. S. J
C votre Fils.
Je. mePuiffant,
confetîeà kla BienDiau ( ^Qnfâeor Deo
tout
heureufe Marie toujours
Vierge , a St Michel \rchange, k St Jean Bap-
•tifte , aux
Bienheureux
Apôtres Saint Pierre &.
Saint Paul , tt à tous les
Saints, parce que j'ai péché.en penfées, 61
& en œuvres
I
paroles
par mafaute , par ma faute
, par ma
très grande faute ;
c'eit
,
pourquoi, je prie la Bien-
X^jomnipotcntihea
VLafbeIcrrrperVir
gini, Beat a MicfJi'èli
Archang 16A Beato
tce
Joaftni Bapti(be,Jan
clis ApoKolii Petro
bPaulo, omnibus fan
c7û, quia peccavi ni-
mis.cogitationeverbo
G' opere, meâ
culpa,
meâ"culpâ,mrâmaxi
maculpafideàprecar
Bf'atamMariamjem
■
( 71 )
heureufe Marié , tou¬
jours Vierge, Saint Mi¬
chel Archange , St Jean-
perVirginemfàaînm
Baptifle, Saint Pierre &
Sai.it Paul, Apôtres,
tous les Saints de
prier
nem-Ëapîi]tam.ffanc
tos Apojtolos Petrum
Dieu, Notre-Seigneur,
pour moi.
Mishaélern A rchan-
gelum^beatum Joanb'Pau.lum.cmne s fart
clos if te Pater orare
pro me ad Dominum
Deum nojirum
QUe Dieu Tout-Puif- M lfereatur nof-
lant nous farte mi
lericorde ; Se nous ayant
pardonné
nos
péchés , il
conduife h la vie
éternelle Ainfi foit-il,
nous
ht omnipotent
Deus if dimijfis vec
catis nojiris perducat
nos
nem
ai yitam œUrAmen.
*<'dulgentiam abfo
miféricor->
QUepuidant
le SeiSigneur
tout- I
iuùor.i7:i iè r-~r.
«lieux nous accorde le
paf-
don, l'abfoiution
&
rémiflion de nos
Ainii loi t — il.
péchés.
la
nem
peccatefnm r.oj-
trorum tribuat nohïs
omnipotens if miieri
cors
DominuSéAmen
Les Litanies de la Sainte
KYrie eleïfon
elc'ifon.
Chrifle
Chride j.audi nos
Chride, exauar nos.
Pater de coelis Deus ,
Miferere nobîs
fili Redemptor mundi
Deuij miierere nobii.
Vierge.
Sphitus fanfle Deus,
Mifrrere nobis
Sanfla Trinitas unus
Drus,Mifcr cre no bis.
Sanfta Maria, ora pro
nobi»
Sanélâ Dei
ora
genitrisj
pro nobii,
/^•an£la Virgo Virgi-
! '•
(?J)
nu m
num,
Mater Chrîfli,
Mater divinsegratias,
O
XD
'
Mater puriffima,
Mater caft'fllma,
Mater inviolata,
Mater intemerata,
Mater aiiiabilis »•
Mater admirabilis ,
Mater Creatoris,
TS
-1
c
b
o
cr
K ofa my.fiica » ■
Turris davidica »
Turris eburnea,
Domus aurea ,
Fœderis arca,
a>
TS
Janua cœli,
Stella matutina,
•t
O
3
Salus innrmorum,
O
C-
Refugium peccato-
te
ru m,
Confclatrix affiiûo
Mater Salvatoris,
ru m ,
ÂuxiHum ChriiliaVirgo prudentiffima.
norum
Virgo veneranda , WJ
Virgo prsedicanda Q Regina Angelorum, Q
Virgo potens,
Regina Pairiarcha- 3
Virgo clemens,
rum,
«Virgo fideïis ,
ReginaProphetarum °
Spéculum jufliti#, GT Regina Apoûolorum g
S?"
Sedes fapientis »
Regina Martyrum, 21
Caufa noftrzîaetitiSj
ReginaConfeflbrutn "
Vas {|%ituale,
Regina Virginum,
..'Yiynonorabile,».
^Vis^honorabile
.egi'na San£lorum
Kegina
Santtorum
vas
inlîgne dévotion.
omnium. ,T
jj f
Agnus Dei, qui toîlis peccata mundî , parce À
»
,
u>
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I Uni »
3
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v
nobis, Domine
,
J
Agnus Dei, qui tollis peccata mundî » esaudû i
nos
Domine.
•
Agnus Dei, qui tollis peccata raundi, miferere
,
nobis.
Chriftt
,
audi
nos.
JL
Chrîfte , exaudi nos.
FIN,
-,
; -aiBLIGT HE QUE
I
CELA VILLE
i