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coutera que de-s’éclairer et de vouloir; car sila pauvreté actuelle
de ces contrées ne leur permet pas de dépenser, méme pour s’en-
richir, deux ans ne se passeront pas, aprés louverture de cette
Navigation, avant que les frais en soient couverts par les progres
de Vindustrie.
Les vallées du Coly et de VElle , aboutissant toutes deux a celle
de la Vezere, entre Terrasson et Condat, une fois la navigation
ouverte, ne tarderont pasa voir doubler ou augmenter prodigicu
sement la valeur des propriétes (d).
Sous tons les rapports, la dépense d’une centaine de mille francs ,
nécessaire pour ouvrir cette navigation naturelle, est sans propor-
tion avec les avantages de tout genre qui en résulteraient. Ils ne
seraient pourtant pas comparables a ceux d’une navigation cons-
tante , perfectionnée par des ouvrages d’art, et qui pourrait faire
remonter beaucoup plus haut sur ces rivieres. Nous -allons en
parler dans J’article suivant.
NAVIGATION CONSTANTE,
SUR LA DORDOGNE; LA VEZERE ET LA CORREZE.
Il n’y a qu’une compagnie qui puisse, dans ce moment, se
charger de la déepense a faire pour rendre durable toute l'année
cette navigation. Les principales difficultés se trouvent sur la Dor-
dogne, au passage dit de /a Gratusse. Les bateaux y ont a fran-
chir un passage long et ctroit, d’une rapidité prodigieuse, et dan-
Bereux quand les eaux ne sont pas assez grandes.
On a bien fait disparaitre quelques-unes des roches les plus
menacantes dans ce lieu et dans quelques autres ; mais il reste
beaucoup a faire dans ce genre pour en faciliter la navigation natu=
relle ; et il restera tonjours une rapidité facheuse a la Gratusse.
(d) Voir la note 2." & la suite de ce Mémoire.
Tntéréts de plu=
sieurs vallées abou-
lissani a vette partie
de la Vézére.
Entreprise d’une
navigation perfec-
tionneée,
