0230_Main_frame.jpg

0230_Main_frame.jpg

Médias

Fait partie de Département de la Dordogne. Mémoire sur les anciens projets de navigation par les rivières de la Vézère, de la Corrèze et de la Dordogne Livre

extracted text
ee

Projets pour la
Dordogne.

Pour la Vézeére.

Navigation jus-
qua Tulle.

(78 )

Vue . oe?
Pour éviter ce passage, on a proposé un canal de dérivation 4

point de partage, dont M. l’Ingénieur en chef évalue la dépense
de huit a neuf cent mille francs. Mais il resterait encore des dé-
penses a faire plus haut, pour rendre navigable en tout temps la
partie de la Dordogne située entre ce passage et le confluent de la
Vezere, a Limeuil.

La Vézere n’offre d’autres difficultés que celle de noyer les
maigres qui y existent, et d’en diminuer la rapidité, qui n’est pas
excessive.

Un ingénieur tres-estimé , M. Bremontier, avait fait faire avec
soin, en 1786 et 1787, les sondes et les nivellemens de la Vézére.
Il avait proposé un plan pour rendre la Vézére et la Corréze navi-
gables jusqu’a Brives, moyennant 24 écluses a sas et quelques canaux
de dérivation.

Le devis estimatif de ces travaux était porté a huit cent mille
francs, pour la dépense a faire jusqu’a Larehe, dans le départe-
ment de la Dordogne ; et a quatre cent trente mille francs , pour
la partie de Larche a ees dans le département de la Corréze.
La construction d’un/pent a Brives et les indemnités de terrain
étaient comprises dans cette-somme totale de 1,230,000 francs.

D’autres plans , plus économiques , ont été présentés par M. Bre-
montier lui-méme et par d’autres ingénieurs depuis ce temps ; mais:
le premier, fait) avec un soin scrupuleux, nous parait mériter la

preference.

Nous n’avons aucunes données sur la navigation projetée de Brives
4 Tulle. Portée jusqu’a ce point, cette navigation aurait de grands.
avantages de plus que la navigation naturelle dont nous avons parle :
celui de donner des moyens tres-faciles d’échange entre les pro-
ductions du pays de vignoble et celles d’un climat tout diflérent , est
la premitre qui se présente. Les blés de la montagne supportent
rarement les frais du transport par terre, le sarrazin jamais : ces
frais sont d’ailleurs une perte constante qui décourage l’agriculture.
Une nayigation aisée augmenterait la reproduction dans la mon-