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Médias

Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 26 décembre 1900.

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Numéro 2.
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L'ASSEMBLEE GENERALE
Du 26 Décembre 1900
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LISTE

GENERALE
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MEMBRES

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PERIGUEUX
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Lafayette, n° 19

ANNUEL

BULLETIN
DE

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OCim DES
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COMPTE-RENDU
de

L'ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
Du 26 Décembre 1900

GENERALE

LISTE

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MEMBRES DE LA SOCIETE
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PÉRIGUEUX
Imprimerie D. Joucla, rue Lafayette, n° ig
1901
B.M. DE PERIGUEUX

c0000213310

COMPTE-RENDU
l'assemblée générale ordinaire du 26 Décembre 1900

De

L'Assemblée générale de la Société des Beaux-Arts

Dordogne a eu lieu mercredi soir, 26 décem¬
bre 1900, à 8 heures, à l'Hôtel de Ville de Périgueux,
de la

la

présidence de M. Fernand Lagrange, viceprésident de la Société, assisté de MM. Bertoletti, secré¬
sous

taire

général,

Daniel,

secrétaire-adjoint,

Hepper,

trésorier, et de MM. Çotinaud, Pasquet et Laparre,
membres de la Commission administrative.

Etajent présents ou régulièrement
sociétaires dont les noms suivent :

représentés les

Bellussière, A. Bertoletti, le comman¬
dant Brecht, Castelnau, J. Chevalier, C. Cotinaud,
Fréd. Courtey, L. Daniel, G. Darnet, A. Delmon,
MM. F. de

MM. R. Dosque, F. Dubost,
Dufour, A. Falcon, E. Falgoux, F. Fommarty,
E. Frenet, G. Gautier, L. Hepper, D. Joucla,
F. Lagrange, P. Lagrange, J. Laparre, L. Lavaud,
R. Marey, Mme A. Maumont, MM. E. Mazy,
A. Mitteau, E. Mitteau, A. Montet, le baron H. de
Nervaux, PL Paracini, G. Pasquet, L. Peynaud,

Mlle
G.

Dinguidar,

E.

Planté, le capitaine Poirier, le capitaine Réghéere,
Renaudie, A. Rolland de Denus, la marquise de
Sanzillon, A. Tenant, H. VeyssetetF. Villepelet.

E.

En ouvrant

la séance, M. F. Lagrancre excuse
l'absence de M. le docteur Peyrot, président, retenu à

Paris, par suite
dans sa famille.

'

d'une

grave

&

&

indisposition" survenue

classe 3,

les documents relatifs à l'œuvre de vulgarisation

artistique accomplie en Périgord, par la Société, depuis sa
fondation jusqu'à la fin de l'année 1899.

générale, le 23 décem¬

maintenant, avec la première année du XX° siècle, à
laquelle nous touchons, notre Compagnie va reprendre la vie
agissante, quelque peu interrompue depuis 1898. Ce repos de
deux ans aura permis au corps social d'accumuler toute la
force qui lui était nécessaire pour imprimer à sa marche la
plus
énergique activité.
Mais avant de parler des projets futurs, il convient, Messieurs,
de jeter un regard sur la vie intime de notre Société durant le
cours de l'année
qui finit.
Tout'd'abord, nous avons à déplorer la disparition de deux

que notre Société n'aurait pas à tenter,
cette dernière année du
siècle, l'organisation d'un Salon

L'abbé Bourzès, chanoine honoraire, ancien curé de Saint-

annuel, moral et financier, concernant la marche de la
Société. Le rapporteur s'est
exprimé en ces termes :
Messieurs et chers collègues,
Lors de notre précédente Assemblée
bre 1899, il fut entendu

Périgourdin.
Tout le

monde, en effet, avait les regards tournés vers
l'imposante manifestation de l'activité humaine, que fut
l'Exposition universelle de Paris, où, pour ne parler que de ce'
qui nous touche de plus près, l'art français brilla d'un
incomparable éclat, et eut une place éminente à côté xle l'art
des autres pays.
Ce

triomphe prévu de notre école du XIXe siècle a reçu
désormais la consécration définitive du monde civilisé. Et,
pendant six mois, la foule des visiteurs n'a pas cessé d'être
charmée et ravie devant les œuvres d'une si haute
portée
d'art groupées aux
Champs-Elysées, attestant, éloquentes, le
génie de nos peintres, de nos sculpteurs, de nos architectes et
de nos graveurs.
Il appartient maintenant à la jeunesse artistique de la France
et nous sommes convaincus qu'elle n'y

faillira pas, de maintenir
pendant le cycle du XXe siècle cette suprématie enviée, qui est
une

des Beaux-Arts, a
participé, elle aussi, dans la modeste mesure de ses forces, à
l'Exposition universelle.
Elle a envoyé à la section de
l'enseignement supérieur,

Et

Après l'adoption du procès-verbal de la dernière
Assemblée générale ordinaire, la
parole a été donnée à
M. Bertoletti, secrétaire général,
qui a fait le rapport

en

M. le Ministre de l'Instruction publique et

des plus pures gloires du pays.

Notre Société, déférant à l'invitation que lui

de nos membres

:

Georges de Pérjgueux, mort archiprêtre de Sarlat, était entré
dans notre Compagnie dès les premiers temps. Son esprit
élevé, sa large culture, le rendaient particulièrement sensible
aux manifestations de l'art, et, au milieu des
multiples devoirs
de sa lourde charge,, il n'oubliait point notre œuvre, qu'il avait
toujours aimée et encouragée. C'était un caractère droit, servi
par un cœur bon et affectueux, qui

attirait naturellement à lui
l'approchaient.
Le peintre Albérie Dupuy, originaire de Bergerac, professeur
chef de l'atelier de peinture à l'Ecole des Beaux-Arts de
Bordeaux, était devenu notre collègue depuis de nombreuses
années. C'était aussi un de nos fidèles exposants, et aucun de
nous n'a oublié les œuvres,
variées et bien senties, de lui qui
ornaient chacun de nos précédents Salons Périgourdins. Dupuy
a été
frappé en pleine force par une mort soudaine, que rien
ne laissait
prévoir. Sa nature droite et loyale lui conciliait
toutes les sympathies, et la bonté de l'enseignement qu'il
tous ceux qui

distribuait avec tant de zèle et de succès à l'école de Bordeaux,
était apprécié à sa

avait adressée

juste valeur par l'universalité des élèves
qu'il a formé, dont plusieurs — récompense la plus enviable à

laquelle puisse aspirer un maître — ont enlevé de haute lutte
les premières places dans les concours de Paris.
Nous garderons pieusement la mémoire de Ces deux chers
défunts, et nous nous associerons, Messieurs, à l'affliction de
leurs familles, priant ces dernières d'agréer les sentiments de
profonde condoléance de l'unanimité de nos membres, dont
l'assemblée générale est ici certainement l'interprète.
Cette année, c'est entendu, la capitale attirait tout à elle ;
mais il se trouve toujours quelqu'un à Paris, même en temps
d'exposition, pour songer à notre œuvre. C'est ainsi que nous
avons

à

saluer

un

nouveau

membre

de la

Société,

en

la

personne de M.

Amédée Guindé, un Périgourdin de Paris, à
qui nous souhaitons bien cordialement la bienvenue.
Une autre chose, qui nous sera particulièrement agréable,
ce sera de féliciter et de complimenter quatre de
nos collègues
qui, cette année, ont été l'objet de bien légitimes distinctions
honorifiques :
M. le chef de bataillon Edouard de Teyssière, le distingué
officier d'état-major, nommé Chevalier de la Légion d'hon¬
neur

M. le Ministre de l'Instruction
publique et des Beaux-Arts a invité notre Société à se faire
représenter par une délégation au 38" Congrès des Sociétés
Savantes qui, en 1901, se tiendra à Nancy, la semaine de
Pâques, et à la 250 Session des Sociétés des Beaux-Arts des
départements, dont la réunion aura lieu à Paris, le mardi après
la Pentecôte. Nous pourrions, dès ce soir, désigner trois délé¬
gués pour chacune de ces réunions.
Il faut maintenant examiner notre situation financière, telle
qu'elle, ressort de la gestion diligente de M. Hepper, notre
expert trésorier : situation que la Commission administrative
vous
demande d'approuver. En voici les éléments qui la
la tradition,

Continuant

résument :

Entrées :

Reliquat en caisse à la fin de 1899
Cotisations perçues à ce jour pour 1900
Cotisations rentrées des années précédentes

1 -54°
20

»
»

85 65

Intérêts des fonds placés

;

1.784'05

Total

3.429 7°

;

148

M. Maurice Féaux,

l'érudit conservateur-adjoint du Musée
nommé Officier de l'Instruction publique ;
M. Raoul Chateau, professeur de musique, le violoniste au
jeu expressif et impeccable, nommé Officier d'Académie;
Enfin, M. Henry Soymier, le distingué pharmacien, dont le
courage maintes fois éprouvé et la rare intrépidité lui ont fait
décerner une médaille de valeur civique, pour avoir, en dernier
lieu, sauvé au péril de ses jours en se jetant résolument à la
nage dans l'Isle, une existence humaine qui allait infailliblement
du Périgord,

Sorties :

Impressions

»
69 60

Frais divers et reliures
Intérêts

payés

17 25

85
93 10

Frais des recouvrements.

21

Loyer d'un hangar et assurance
Total

349

80

succomber.
Nous avons aussi à remercier M. le docteur Ladevi-Roche,

qui, délégué par nous au dernier Congrès dés Sociétés
Savantes, après avoir participé à ces assises, a écrit pour nous,
de sa plume délicate et imagée, un rapport substantiel,
relatif
à la Session des Beaux-Arts. Tout à l'heure, vous
aurez;
d'ailleurs, le plaisir d'entendre la lecture de ce travail, faite,
en
l'absence regrettée de l'auteur, par notre sympathique
secrétaire-adjoint, M. Daniel, et de goûter ainsi toute la
saveur qui s'en
dégage.

Balance

:

Entrées

3.429

Sorties..

349

Reste pour l'actif....
De ce qui précède,

fr. 70
fr- 80

3.079 fr. 90

il s'ensuit que le bilan social s'établit, à

la fin de l'a présente année, de la manière

suivante ;



8


-

L'actif

des fonds en caisse, soit 3.079 fr. 90 ;
d'ajouter 23 cotisations, en ce moment
encore en recouvrement, ce
qui porte le total à 3.309 fr. 90.
cela

à

se

il

compose

convient

Il faut aussi compter à l'actif :


La galerie

gles

en
Lakanal.
Le

démontable pour les expositions ; 2° les trin¬
fer pour suspendre les tableaux, placées à l'école

passif comprend les Bons souscrits en 1893, 'ors de 'a
et les intérêts y affé¬

construction de la galerie d'exposition,
rents.

Ce que nous venons de dire constitue le résumé, aussi
complet que nous avons su le faire, de l'année finie ; il reste à
parler des choses que nous estimons possibles à réaliser
en

1901.
La

Les seules

administrative

vous

possédons seraient évidem¬
permettre de réunir, dans ce
Vil" Salon Périgourdin, une collection d'œuvres d'art de
choix, sélectionnée, comme cela est indispensable,, de manière
à atteindre le double but
notre suprême ambition —d'abord
d'intéresser le public, et, ensuite, de lui offrir le
moyen pratique
d'étucher, de discuter et de s'assimiler le fond et le.s tendances
ressources

tiop faibles

que nous

pour

nous



des artistes de nos

jours.

Nous aurons à faire appel a.u concours

éclairé de la Ville de

Périgueux et de l'Etat, avec la pensée, nous en avons l'entier
espoir, que les administrations publiques auxquelles nous
aurons

à adresser

requêtes, voudront bien continuer à
encourager et à patronner notre œuvre de décentralisation
nos

artistique, qui, disons-le,

largement

ses

sans

fausse modestie,

preuves et tenu toutes ses

a

déjà fait
depuis

promesses

qu'elle fonctionne.
L an

voulions

dernier, à l'assemblée générale, il fut question d'un
projet de fête musicale qui devait être organisée, par notre
Société, au printemps de 1900.

offrir,

-

public périgourdin, un de ces
artistique dont le souvenir
aurait pu marquer une trace profonde
dans l'esprit de ceux
auxquels il aurait été donné de l'éprouver.
moments

de

au

véritable émotion

Déjà l'admirable compositeur de musique qu'est M. le baron
La Tombelle, l'un de nos aimables et
distingués viceprésidenfs, s'apprêtait à venir et à nous apporter le concours
de son beau talent ; et le concours, le
plus large, était aussi
assuré du côté de'nos virtuoses
périgourdins, parmi lesquels
notre Société compte
plusieurs membres des plus distingués,
tels que le pianiste M. Falcon, le violoniste M. Chateau, et les
de

solistes MM. Buisson et Tenant.
Et notre dévoué président, M.

le docteur Feyrot, si empressé

à seconder, lui aussi, nos efforts, s'était mis en
campagne pour

obtenir de

Commission

demande, messieurs,
d'approuver le projet,
qu'elle a formé,
d'organiser
la VIL Exposition des Beaux-Arts de la Société, dont
l'ouverture aurait lieu avant la fin du prochain mois de mai.
ment

Nous

g

quelques grands artistes de la capitale, qu'ils
quelque sorte, parfaire la fête que

vinssent compléter et, en
nous souhaitions.
Mais

grave indisposition, d'abord, et la saison trop
avancée, ensuite, vinrent faire ajourner le séduisant projet que
une

avions formé. Nous disons bien <\ ajourné », car la
Commission administrative, dans sa dernière séance, se ralliant,
nous

unanime, à l'avis de notre excellent et zélé

vice-président,
Lagrange, a résolu de faire tout ce qui sera en son pouvoir
pour organiser la fête musicale différée, soit sous la forme
primitivement rêvée, soit sous une autre, et de manière à la
faire coïncider avec le Salon Périgourdin, qu'elle propose
d'ouvrir dans quelques mois.
M.

La mission du rapporteur annuel se

termine ici. Le tableau

de l'année expirante rempli, certes, des meilleures intentions,
mais bien mal brossé, vient d'apparaître à vos regards, et les

projets de l'année nouvelle, malgré les imperfections de
l'esquisse que j'ai essayé d'en faire, prennent, Messieurs et
chers Collègues, à travers vos esprits attentifs et indulgents, la
forme qui leur convient.
Il ne reste qu'un

désir à exprimer tous ensemble, celui de
prospérer et prospérer encore, afin qu'elle
soit toujours à même de remplir, dans cette riante région périvoir notre

œuvre

gourdine, le beau rôle qu'elle a assumé de faire aimer comme



il

le faut

et

10



goûter parfaitement les

sublimes productions

de l'art !

bercés par une paix profonde, goûtaient le charme inoublié des

Républiques des lettres d'autrefois.

Périgueux, le 26 décembre 1900.
Le Secrétaire général,

A. BERTOLETTI.

Les conclusions de

ce

rapport, mises aux voix, par

M. le Président, ont été adoptées à l'unanimité.

Puis, l'Assemblée, générale a désigné ses délégués au
prochain Congrès des Sociétés Savantes et à la Session
des Sociétés des Beaux-Arts des départements. Ont été
choisis pour la première réunion, qui se tiendra à
Nancy la semaine après Pâques : MM. le docteur
Ladevi-Roche, L. Daniel et A. Mitteau ; pour la
seconde, convoquée à Paris pendant la semaine de la
Pentecôte : MM. G. Darnet, G. Gautier et A. Bertoletti.
En l'absence de M. le docteur Ladevi-Roche, le
rapport que ce dernier a adressé à la Société, concernant

Congrès des Sociétés Savantes,
juin 1900, a été lu par M. Daniel,
secrétaire-adjoint.

les travaux du dernier

réuni à Paris

les parlementaires députés des lettres et du
savoir, représentants de toutes les connaissances humaines,
et des sciences,

en

Voici ce rapport, dont la lecture a été très applaudie :
Le Congrès des Sociétés Savantes

s'était réuni l'an passé à

Toulouse. L'année qui vient, il se tiendra à Nancy. En l'an 1900,

Par cette fin de siècle, où
l'Exposition a vu éclore tant de Congrès si divers, en pouvait-il
le Congrès a tenu ses assises à Paris.
être autrement ?

Les milieux ambiants,

où vivent les Sociétés, donnent aux
un état d'être particulier. Leur

choses inanimées ou vivantes

coloris, leur lumière leur vient de ces milieux qui les entourent.
Les hommes, les idées leur empruntent leur teinte, leur éclat

qui les revêt, les fait apparaître sensibles.
A Toulouse, dans cet air si doux du Languedoc, retirés
paisibles dans ces vastes salles de l'antique Hôtel d'Asseza,
mêlés à tout ce que la ville renferme d'amants fidèles des arts

A Paris il ne saurait en être de même. A peine les grilles de

la Sorbonne franchies, et déjà la majesté du lieu vpus envahit,
le tumulte vain de ce bas monde ne pénètre plus jusqu'à vous,

images augustes des grands penseurs, des princes de la
attachés éternels au culte du
beau, se lèvent très grandes, illustres ancêtres, vous entourent.
les

science et des arts, des prêtres

La province ménagère, avec son sans-façon de tous les jours,
s'éloigne et disparaît.
Que vous soyez à la Sorbonne ou au Palais des Beaux-Arts,
l'impression est la même. Les choses insensibles, l'air que vous
respirez, ce que vous touchez, ce que vous voyez, ce que vous
entendez, tout se réunit, s'harmtmise, se confond pour vous
parler la langue du sublime, pour écarter de vous les préoccu¬
pations vulgaires, pour vous faire vivre, malgré vous, la vie
hautaine et solitaire de l'esprit.
Le mardi, cinq juin, dans le grand amphithéâtre des BeauxArts, devant les admirables peintures de Paul Delaroche, qui

l'hémicycle, M. de Bœswilwald, en. sa qualité de
président, a ouvert le Congrès annuel et aussitôt les commu¬
nications se sont succédées, sans interruption, jusqu'à la-clôture.
décorent

Les études, présentées par des

représentants de la plupart

de nos départements, comprennent les sujets
on ne

les plus divers et

saurait trop se féliciter de cette variété.

Peinture, architecture, statuaire, musique, tapisserie,
biographie des peintres, d'artistes, d'orfèvres, de sculpteurs,
chaque mémoire, toujours rédigé: avec le plus scrupuleux
respect de la vérité, a fait défiler sous les yeux des congres¬
sistes, les œuvres les plus méritantes et souvent les plus
ignorées, les jours sombres et cependant aimés de tant
d'artistes, fidèles au culte du beau, malgré le malheur, et
peut-être à cause de lui. N'aimons-nous pas par dessus tout
les enfants dont la vie a été traversée par les plus grandes
douleurs?
A raconter tant de merveilles

il faudrait bien des volumes

f BIBLIOTHEQUE '
DE

LA VILLE

DE

PERISUEfiX j



A

peine comme l'abeille, peut-on s'arrêter çà et là, sur les

fleurs les plus ensoleillées.
M.

Advielle, d'Arras, nous donne l'historique d'une toile
célèbre de Mignard, aujourd'hui au Musée de Madrid, le
portrait de la duchesse de Fontanges.
En l'écoutant, on revivait les jours heureux

du Grand Roi,
revoyait à son bras, sous les pompeux ombrages de
Versailles, mêlée aux reflets irisés des fontaines, la belle jeune
femme aux rubans vêrsicolores, qui s'appela Mlle de Fontanges.
on

Comment cette œuvre

remarquable d'un de nos plus grands
portraitistes, apparue au temps lointain des amours de France,
se trouve-t-elle
aujourd'hui à Madrid? L" grand Roi, oublieux
du passé, l'aurait-ii donnée à son petit"-fils, jaloux d'opposer
aux
maîtres d'Espagne la gloire des artistes de son pays

d'origine ?
M. Lafond, de Pau, lit un mémoire sur la manufacture
royale de faïences de Samades, établie dans les Landes au
XVIII0 siècle. Cette manufacture, peu connue, fut autrefois un
centre important de production, aujourd'hui complètement
oublié.
M. de Grandmaison, de Tours, a recueilli

grand nombre
de brevets des plus élogieux de l'ordre de Saint-Michel,
décerné par l'autorité royale aux artistes de ces temps
éloignés. On voit que le gouvernement de cette époque
n'hésitait pas à conférer les plus hautes marques d'estime aux
peintres, sculpteurs et ornemanistes qui, par leurs travaux,
donnaient à la patrie française le lustre indispensable à une
grande nation.
un

Avec M. Alfred Gabeau, revit la pagode de Chanteloup, si
des touristes qui visitent la Touraine. Cette pagode,

connue

tombeau du duc: de

Choiseul, aujourd'hui en ruine, va bientôt
disparaître et avec elle le fastueux souvenir du ministre qui, en
face de la mort, avait voulu immortaliser ses cendres.
La musique vient à son tour.
Elle est représentée par
M. Delignières d'Abbeville. L'histoire musicale de France est
peu connue. C'est une lacune regrettable. M. Delignières
essaie de la combler et
ressants.

son

mémoire est rempli

de faits inté¬

La musique fait partie de l'expression d'une époque.

13



Elle va de pair avec les autres arts dans l'interprétation de la
vie. Les musiciens subissent, à leur façon, mais non moins
vivement que les

peintres, les statuaires et les architectes, la
influence, les grandes directions d'idées. Le regret

maîtresse

qu'on ^doit avoir de la rareté des communications sur l'histoire
musicale vient surtout de ceci, que nous sommes privés de
précieux éclaircissements, d'informations caractéristiques pour
arriver à la claire et complète définition des méthodes esthé¬
tiques.
On a beaucoup écrit sur la musique.

Les uns pour la louer,
la blâmer. M. Delignières n'est pas de ces
derniers. Grâce à lui, revivent très claires, très nettes, la
plupart des figures intéressantes des musiciens de notre pays
aujourd'hui effacées par le temps. Personnages, comme tous
les artistes, tantôt comblés des dons de la fortune, tantôt
tombés innocents aux pires adversités.
les autres pour

N'était-il
du

xvii°

pas du nombre de ces derniers, ce musicien
siècle, Alix, d'Aix, en Provence, qui fut brûlé vif

par arrêt du

Parlement, pour avoir inventé un squelette qui
jouait du violon en s'accompagnant du cliquetis de ses os ?
On

retrouve

dans les

communications

de M.

archiviste de l'Opéra, beaucoup d'idées communes

Parrocel,

à celles du
précédent mémoire. En sa qualité d'archiviste de la première
scène lyrique de France, M. Parrocel insiste toujours sur la
musique de théâtre, qui représente une partie considérable du
capital de l'art. En analysant les œuvres d'un grand nombre
d'artistes inconnus, musiciens ambulants, vivant à l'auberge de
la belle étoile, sans autre ressource que la charité publique, le
distingué correspondant remarque combien de compositeurs de
nos jours, même
parmi les plus vantés qui n'ont pas dédaigné
d'emprunter non seulement leur inspiration, mais jusqu'aux
morceaux
les plus goûtés de leur répertoire, à ces vieux
bohèmes de l'art. Moins heureux que ceux d'aujourd'hui, dont
la loi protège les œuvres, nos artistes d'autrefois, en mourant,
étaient forcés d'abandonner leurs travaux, souvent si remar¬
quables, aux funèbres corbeaux que l'on rencontre planant
épais sur les chefs-d'œuvre abandonnés.
Avec M. Giron, la peinture un moment oubliée reparaît sur
la scène. M. Giron a étudié avec beaucoup de soin les peintures



—14

bysàntines, fort rares en France, de Notre-Dame clu Puy à
Saint-Michel. Son mémoire jette un jour très vif sur un art,
autrefois considérable, très répandu dans notre pays, à présent
entièrement disparu.
M. l'abbé Pottier décrit les pièces d'orfèvrerie de Pompignan

(Montauban) provenant de la maison professe des jésuites de
Paris et restées clans cette église depuis la dispersion de Tordre
au'XVIIIe siècle.

Enfin M

.

Beaumont, de Tours, termine les nombreux travaux

clé la section des Beaux-Arts par la lecture de la biographie du

peintre Ducis, élève de David (1775-1847). Les œuvres de cet
artiste sont nombreuses clans la Touraine, où s'écoula sa vie et
aujourd'hui fort recherchées.
Le Congrès a regretté, parmi tant de communications si
clignes d'intérêt, cà et là, quelques lacunes. Tous nos dépar¬
tements étaient loin d'être représentés. La province du Périgord
n'avait apporté aucun mémoire. Elle est d'autant moins excusable
qu'elle est, en objets d'art, une des plus riches de France :
Art grec, art romain, art byzantin, art de la Renaissance,
art moderne, elle possède des chefs-d'œuvre de toutes ces
époques si variées.

Quand lés matériaux abondent, pourquoi

manqueraient-ils? Pourquoi la Société des BeauxArts de la Dordogne
n'entreprendrait-elle pas un travail
collectif? Ce qui est trop lourd, pour les épaules d'un seul,
devient un poids léger pour plusieurs bonnes volontés réunies.
Etudes sur les peintures, les sculptures, les musiciens de la
Dordogne, catalogue et analyse des nombreuses œuvres d'art,
tableaux, statues, sculptures, boiseries, ortèvr ries, disséminés
clans les églises, les maisons communes, les riches demeures
particulières, recherches des anciennes peintures murales,
survivant rares aux désastres des hommes et des temps. Autant
de sujets pleins d'intérêt, capables, bien mieux que les livres,
de fixer dans ce pays la marche mystérieuse des générations,
ascensioniïant lentes, mais obstinées, jusqu'aux eîmés escarpées
de l'art et par conséquent de la'civilisation.
Le samedi y juin, à deux heures, le Congrès des Sociétés
savantes de France a terminé ses travaux par la séance
solennelle; de la Sorbonne, Le vaste 'amphithéâtre du Palais
national des scicncés et des arts était à peine assez grand celes ouvriers

15

~



contenir tous les représentants provinciaux du
Beaux-Arts de la Dordogne
y était représentée par M. l'Ingénieur Chevalier et le Docteur

jour-là

pour

beau et clu savoir. La Société des

Ladevi-Roche.

Après avoir excusé M. le Ministre de l'Instruction publique

roi de Suède, M. Liard, membre de l'Institut,
chargé de le représenter, a donné la parole à M. Aulard, du
Comité des travaux historiques et scientifiques.
C'est un honneur difficile que celui de parler devant un
public formé de tout ce que la France renferme de plus élevé
et de plus distingué.
M. Aulard a pris pour sujet : Etude des documents provin¬
ciaux pouvant servir à l'h:stoire de la Révolution française.
Sujet bien brûlant, tenant de près, quoiqu'on fasse, aux
questions qui nous divisent le plus. Le conférencier a compris
l'objection, et il est allé au-devant.
A raconter l'histoire de notre pays, pendant ces périodes
troublées, malgré tant de ressentiments divers encore mal
éteints, n'est-ce pas, avant tout, tracer le tableau fidèle des
mouvements souvent impétueux, mais toujours généreux, de
l'esprit de la nation française ? Qui pourrait mieux que la
province entreprendre une œuvre aussi considérable et aussi

retenu auprès du

nécessaire ?

Longtemps, beaucoup, même

parmi les auteurs les plus

considérables, ont négligé les documents venus de la province.

Quelques-uns même n'ont pu cacher, pour ces sources si
vénérables, leur indifférence et leur mépris. Paris avant tout.
Paris par dessus tout. Raconter Paris, n'était-ce pas raconter
la France entière ? M. Aulard s'élève, très juste, contre une
doctrine aussi stérile que dangereuse. La province n'imite pas,
elle ne copie pas, elle reste elle-même, et c'est là le secret de
ses charmes. Si Paris a son livre d'or,
la province a aussi le
sien, et comment arriver à la connaître, si on ne feuillette pas,
attentif, ses traditions et ses archives.
Une inquiétude quand même demeure.
nous ces

Ils sont si près de

hommes et ces événements. Ils nous tiennent au cœur

par tant de liens secrets.

Devant la Science, devant l'Art, la

monte, splendide,
ombres incertaines, les vaines

majesté des choses, qui ne passent pas,
éblouit nos regards, chassant aux

-

16





17



agitations de la politique, toujours frivole et menteuse. A
remuer

la terre de fosses si fraîchement

fermées, n'y a-t-il

pas

GÉNÉRALE

LISTE

de danger ?
La séance solennelle avait

pris fin. La musique de la garde
républicaine, après avoir rempli l'espace de ses impeccables
harmonies, s'éteignait peu à peu. Les membres des Sociétés
savantes s'éloignaient, très
graves, un peu tristes, lents à
quitter les vastes demeures de la pensée, soucieux en face des
routes monotones qui allaient les disperser aux
provinces

Des J^embres de la Soeiété des

Beaux-j^rts de la Dordogne
pour l'année 1901

lointaines.
Présidents honoraires :

Du fond du bois sacré,

les maîtres de la sagesse antique
paraissaient oublier Puvis de Chavanncs pour suivre une
dernière fois du regard leurs
arrières-enfants, tandis que,
debout sur leurs socles de marbre, Descartes et
Pascal,
Ambroise Paré et Laennec, Jean Sorbon et Richelieu,
jaloux
en cet instant de
rompre leur immobilité éternelle, semblaient
vouloir quitter leur rang auguste pour se mêler à ces hommes
portant en leur main le flambeau, autrefois allumé par eux, des
vérités qui ne sauraient s'éteindre.

Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la

Dordogne,

L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
M. ROLLAND de DENUS, ancien Président
effectif de la Société.

Paris, 10 juin igoo.
F.

LADEVI-ROCHE.

Enfin, l'Assemblée générale,consultée spécialement
par le Président, a approuvé à l'unanimité le projet
formé parla Commission administrative, consistant à
préparer la VIE exposition des Beaux-Arts de la
Société. Ce nouveau Salon

Périgourdin s'ouvrirait au
prochain et l'inauguration en serait
rehaussée par une Matinée musicale.
mois

de

AIMI1 NISTUA I1»\ SSII I, A SOCIETE

BUREAU

Président

Vice-Présidents

..

<

M. le Docteur J.-J. PEYROT, ét O.
M. le Baron F. de LA TOMBELLE,
M. Fërnand L AGR ANGE, &.

mai

La séance a été levée à rteuf heures et demie.

:

Secrétaire général.
Secrétaire adjoint.

M. A. BERTOLETTI, t| A.
M. L. DANIEL.

Trésorier

M. L. HEPPER.

MEMBRES

DE

LA

COMMISSION

ADMINISTRATIVE

MM. C. COTINAUD.
E. LESPINAS.

G. PASQUET, il I.
Docteur F. LADEVI-ROCHE.

J. LAPARRE.

18



IilSTK MES


-

SOCIÉTAIRES

MM. Fernand

de

19



BELLUSSIÈRE, 28,

rue

de Paris,

à Périgueux.

Pascal
Membres perpétuels (i) :

BERGADIEU, 22,

DENUS, q I, 216, route de

Toulouse, à Bordeaux.
CHALAVIGNAC, rue de la NouvelleHalle, à Périgueux.
Albert MONTET, Château de La Juvénie, par

Georges

Payzac de-Lanouaille (Dordogne).
Jean-Baptiste CASTELNAU, 23, rue de Metz, à
Périgueux.
Charles COTINAUD,
boulevard de Vésone, à
Périgueux.

professeur à

l'École nationale des Arls décoratifs de Limoges,
5, avenue St-Surin, à Limoges (Haute-Vienne).

Jean-Baptiste AUBARBIER, ^ A, ancien président
du Tribunal de Commerce de Périgueux.

AUCHÉ, chirurgien dentiste, allées de
Tourny, à Périgueux.
Louis-Augustin AUGUIN îfr, artiste peintre,67, rue
de la Course, à Bordeaux (Gironde).
jules AVIAT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Achille

Neuilly-sur-Seine.
inspecteur des Beaux-Arts, rue
Paris.
Jean-René BARDON, entrepreneur de zinguerie,
11, rue des Chaînes^ à Périgueux.
Comte Etienne de BEAUCHAMP,
Château de
Morthemer, à Morthemer (Vienné).
ROGER

BALLU

Ballu,

10 (bis), à

(1) Les Membres Perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent, à payer la cotisation annuelle cle dix francs,
qui seule assure le droit de, participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la listè suivante
des Membres Fondateurs.

à

A, professeur de

73, rue des Barris, à Périgueux.
Edouard-Fernand BITARD,
17,
à

rue

dessin,

Gambetta,

Périgueux.

DÉSIRÉ BONNET, place du Palais, à Périgueux.

conseiller à la Cour d'Appel
64, boulevard Saint-Germain, à Paris.
Numa BONNET, négociant, 4, rue Taillefer, à
Périgueux.
Firmin BOSCHE, négociant, 9, rue du Bac,
à
Gaston BONNET 41 I,
de Paris,

Périgueux.
Philippe BOURDICHON, directeur de l'École Laka-

Membres Fondateurs :
MM. Auguste AR1DAS, Q I, artiste peintre,

Montaigne,

Périgueux.
Albert BERTOLETTI #

MM. André ROLLAND de

cours

nal, 6, rue Littré, à Périgueux.
0, chefde bataillon en retraite,
22, rue de Metz, à Périgueux.
Gabriel BRETON, négociant, boulevard du Petit-

Charles BRECHT, #

Change, à Périgueux.
BRETON, négociant, 4, rue Aubarède, à
Périgueux.
M"e LOUISE BROIN, artiste peintre, rue Nouvelle-desCommeymies, à Périgueux.
MM. Abbé BRUGIÈRE, chanoine, 4, rue de la Nation,
à Périgueux.
André BUFFET, négociant, 9, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
Roger BUISSON, directeur de l'Agence du Phénix,
aux Chabannes-St-Georges, à Périgueux.
CALMON îfc, directeur départemental de l'Enregistre¬
ment et des Domaines, 11, place Francheville, à
Périgueux.
Jeân-Baptiste CASTELNAU, 23, rue de Metz, à
Périgueux,
M"10 Veuve Eugène CATON, 13, rue Victor-Hugo, à
.
Lyon (Rhône),
Gaston



M"0 Marie

CHALAUD, artiste peintre, rue du Plantier,
à Périgueux.
MM. PIERRE CHAMBON, pharmacien, 17, place Francheville, à Périgueux.
Marquis de CHANTÉRAC, 40, rue du Bac, à Paris.
Paul CHARBONNET, ïr, 33, rue de
Bourgogne, à
Lille (Nord).
Baptiste CHASTAING, comptable, 21, rue de Metz,
à Périgueux.
Henri CHASTENET, négociant, 2, rue du Port, à
Périgueux.
JULES CHASTENET, négociant, 2, rue du Port, à
Périgueux.
Raoul-Gaston CHATEAU, || A, professeur de
musique, 10, rue Combes-des-Dames, à Périgueux.
Jean CHAUSSADE, 4$ I, inspecteur honoraire, 13,
rue de La
Boëtie, à Périgueux.
Jean CHEVALIER, 34, rue de Metz, à Périgueux.
JULES CLEDAT, banquier, 5, rue de Paris, à Périgueux.
léonce CLERVAUX, directeur de l'Agence de La
Nationale, place du Quatre-Septembre, à Périgueux.
Jean CORVAL, au Grand Café de la Comédie, place
Bugeaud, à Périgueux.
Charles COTINAUD, arbitre de commerce, boule¬
vard de Vésone, à Périgueux.
Fernand COURTEY, 10, rue Victor-Hugo,
Périgueux.
Frédéric COURTEY, publiciste, 5, rue BertrandDuguesclin, à Périgueux.
Charles CULOT, architecte, 14, rue de Metz, à
20,

Périgueux.
Raymond DALESME, au Grand Café, 1, rue
Éguillerie, à Périgueux.
Louis DANIEL, architecte, directeur des travaux
municipaux, rue Alfred-de-Musset, à Périgueux.
Georges DARNET, artiste peintre, 22, rue Éguillerie,
à Périgueux.
JULES DELBREL, sous-chef de la gare d'Orléans, au
quai d'Orsay, à Paris.

MM. Armand DELMON,

21



tapissier-décorateur,

rue

Saint-

Front, à Périgueux.
Maxime

DENNERY, architecte, rue des Mobiles-deCoulmiers, à Périgueux.
Henri DESCHAMPS, architecte, 14, rue de Metz,
à Périgueux,
LÉON

DESCHAMPS, notaire,

rue

Voltaire, à Péri¬

gueux.
Louis

DIDON, au Grand Hôtel du Commerce, place

du Quatre-Septembre, à Périgueux.
M"6 Gabrielle

DINGUIDAR, artiste peintre, 3, rue
Vergniaud, à Bordeaux (Gironde).
MM. oscar DOMÈGE, libraire, place
Bugeau l, Périgueux.
Jean DONGREIL aîné, 7, allées de Tourny, à
Périgueux.
Eugène DORSÈNE, photographe, allées de Tourny,
à Périgueux.
gustave DOSE, || I, professeur de dessin honoraire,
artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.
RAOUL DOSQUE, artiste peintre, 110, rue La Harpe,
au Bouscat-Bordeaux
(Gironde).

françois DUBOST, inspecteur des Contributions
indirectes, à La Rochelle (Charente-Inférieure).
gaston

DUFOUR, industriel, 70, rue Victor-Hugo,

à Périgueux.

jean-vlctorin DUNOGIER, négociant, rue Féletz,
à Périgueux.

Jean-Julien DUPUY, négociant, passage Ste Cécile.,
à Périgueux.

Georges

DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.

JOSEPH DURAND-RUEL, 35, rue de Rome, à Paris.
Paul

DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
émile DUSSAUX, || A, entrepreneur, 25, rue Kléber,
à Périgueux.

Docteur Georges ESC AN DE, ancien député, 30, rue

Notre-Dame, à Bordeaux.



22


MM. Docteur charles

FAGUET, 8,

rue

du Palais, à

Périgueux.
FALCON, professeur de musique, 23, rue
Combes-des-Dames, à Périgueux.
Émile FALGOUX, entrepreneur de. zinguerie, rue

Albert

Louis-Mie, à Périgueux.
Paul FAURE, bijoutier, rue ,de la

République, à

Périgueux.
Docteur FAURE-MURET, rue Victor-Hugo,

à Péri¬

gueux.

Marquis GÉRARD DE FAYOLLE, Château de Fayolle,
par Tocane-St-Apre (Dordogne), et rue VictorHugo, à Périgueux,
Maurice

FÉAUX, $£ I, 12, boulevard des Arènes,

à Périgueux.

antoine

FOUGEYROLLAS, avoué, ior adjoint au

Maire, 17, rue du Palais, à Périgueux.
ERNEST FRENET, il I,

chef de division à la Préfec¬
ture, 22. boulevard de Vésone, à Périgueux.
Georges GAUTIER, doreur-miroitier, rue des Chaînes,
«à Périgueux.
PAUL GÉRARD, notaire, rue Gambetta, à Périgueux.
georges GOURSAT, place Francheville, Périgueux.
hlppolyte GRASSET, sculpteur, rue Saint-Front,
à Périgueux.
Ernest GUILLIER, avocat, Maire de Périgueux, rue
Bourdeilles, à Périgueux.
AmÉDÉE GUINDE, banquier, 53, Quai des GrandsAugustins, à Paris.
PAUL HÉNIN, négociant, cours Montaigne, à Péri¬
gueux,
léôpold

HEPPER, négociant, 21,

rue

de Metz, à

Périgueux.
îdominique JOUCLA, publiciste,
à Périgueux.



Cyprien

LACHAUD, huissier,
Périgueux.

rue

Gambetta,

à

Édouard LACOSTE, entrepreneur, 28, rue Gambetta,
à Périgueux.
.Abbé

Camille LACOSTE, professeur, 23, rue de
Paris, à Périgueux.
Docteur Armand de LACROUSILLE, allées de
Tourny, à Périgueux.
Ernest de LACROUSILLE,
conseiller général,
place de la Cité, à Périgueux.

Docteur François-Louis LADEV1-ROCHE,Château

St-Germain-du-Salembre, par Neuvic-sur-l'Isle
(Dordogne).

de

Fernand LAGRANGE, ||, notaire, place de la Mairie,
à

FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
rue Féletz, à Périgueux.

Fernand

23

Périgueux.

Pierre LAGRANGE, place de la Mairie, à Périgueux.
Abbé LÉON

LALLOT, professeur, 23,

rue

de Paris,

à Périgueux.

Joseph LAPARRE, 23, rue Combos-des-Dames, à

Périgueux.
Mm" Alexis

LAPEYRE, 10,

gueux.
MM. Paul de

rue

Victor-Hugo, à Péri¬

LAPEYR1ÉRE, rue Daumesnil, à Péri¬

gueux.
Albert LA PORTE, au

Grand Hôtel de France, à

Périgueux.
Baron Fernand

de

LA TOMBELLE, y I, 6, rue

Newton, à Paris,

et

Château de Fayrac,

par

Domine (Dordogne).

Docteur

Paulin

Brou

de

LAURIËRE,

Q

I,

conseiller général, rue Louis-Mie, à-Périgueux.

plerre-èdouard LAUSSINOTTE, ancien notaire à

Cubjac (Dordogne).
négociant, 6, rue Salinière, à Péri¬

LÉON LAVAUD,
gueux.

rue

Lafâyette,

19,

étienne LAVAL, négociant, 32, cours Montaigne,
à Périgueux.

24 —

25

Mme théodore LEBOUCHER, négociant, rue Gambetta,
à Périgueux.

MM. Edmond

de

LESPINAS, ancien magistrat, rue Bourdeilles, à Périgueux.
Édouard-Martin LEYMON, io, cours Tourny, à
LINARD, Château de Lafaye, par Razac-

sur-l'Isle (Dordogne).

MAGE, percepteur à Vergt (Dordogne).

gaston MALEVILLE, libraire à Libourne (Gironde).
RAOUL

MAREY, à Marsac, par Périgueux.

Jean MATHIEU aîné, ii, rue de la Sagesse, à Péri¬
gueux.
Mm" Amélie Jeanne

Baron Henri

de

NERVAUX,

14, rue

du Plantier,

à Périgueux.

Louis OBIER, 13, cours Tourny, à Périgueux.
Honoré PARACIN1, entrepreneur de peinture,

14,

Saint-Front, à Périgueux.
Raoul PARADOL, || I, avocat, 7, boulevard de
Vésone, à Périgueux.
Jean-Gf.ORGES PASQUET, Il I, professeur de dessin,
24, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Georges PÉCOU r, 106, rue Nollet-Batignolles, à
rue

Périgueux.

Gabriel

MM. PAUL NAU, pharmacien, 33, rue Gambetta, à Péri¬
gueux.

LÉPINE, au Change (Dordogne).

Edmond

gaston

-

MAUMONT,

rue

de La Boëtie, à

Périgueux.
MM. Paul MAURAUD, Q A, architecte, rue de LaBoëtie,
à Périgueux.

ÉMILE MAZY, 3, place Bugeaud, à Périgueux.
FernAND MILET,

greffier en chef près
civil el correctionnel, à Périgueux.

le Tribunal

M1TTEAU, négociant, n, rue Combes-des
Dames, à Périgueux.
Edouard MITTEAJj, i r, rue Combes-des Dames,
ALEXIS

à Périgueux.
à Périgueux.

ALBERT MONTET, Château de la Juvénie, par Payzac-

de-Lanouaille (Dordogne).

professeur, 23, rue de Paris,

à Périgueux.

Capitaine MOULINIER, 77, rue Victor-Hugo, à
Périgueux.
charles MORVAN, entrepreneur de peinture, place
du Quatre-Septembre, à Périgueux.
HENRI MOUTON, conducteur des Ponts et Chaussées,
109, rue Victor-Hugo, à Périgueux.

12,

rue

Nouvelle-du-Port, à

Périgueux.
Ambroise PERRIER,

constructeur-mécanicien, bou¬

levard Lakanal, à Périgueux.
LOUIS PEYNAUD,

médecin-vétérinaire, rue VictorHugo, à Périgueux.
Mmo Georges de PEYREBRUNË, femme de
lettres, à
Asnières (Seine).
MM. Docteur je-an-justin PEYROT,
O, 33, rue
Lafayette, à Paris.
Eugène PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvelle-

Halle, à Périgueux.
Docteur

HENRI MONTASTIER, négociant, placeFrancheville,

Abbé ludovic MOREL,

Paris.

Évariste PÉRAUD,

Albert

de

PINDRAY,

7,

rue

Bodin, à

Périgueux.
EugÈNe PLAN I É, 32, rue de La Boëtie, à

Périgueux.
Capitaine Edmond POIRIER, 10, rue de La Boëtie,
à Périgueux.
Docteur Samuel POZZI,
O, sénateur, avenue
d'Iéna, à Paris.
Auguste PRADEAU,
à

négociant, place de la- Mairie,

Périgueux.

Jules PRÉVOST, directeur de l'Agence V Urbaine,
12, place du Palais, à Périgueux.

Capitaine Louis-Paul RÉGHÉERE, i&, 6, rue de la
République, à Périgueux.



REIGNIER, constructeur-mécanicien, 26, rue
Louis-Blanc, à Périgueux.
Eugène RENAUDIE, au Grand Café des Boulevards,
cours Montaigne, à Périgueux.
Fernand REQUIER, 22, avenue Bertrand-de Born,
à Périgueux.
André ROLLAND de DENUS, ip I, 216, route de
Toulouse, à Bordeaux.
Henri ROUDEAIC- négociant, place Francheville,
à Périgueux.
Eugène ROUGIER, greffier de Paix, 52, rue de
l'Hôtel de Ville, à Ribérac (Dordogne).
Maurice ROULET, négociant, 96, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
Anatole de ROUMEJOUX, Château de Rossignol,
par Bordas (Dordogne).
Docteur Beaulieu ROUSSELOT, rue M'aléville, à
Périgueux.
EUGÈNE ROUX, publiciste, rue Aubergerie, à Péri¬

Ml\I. JEAN

gueux.
Baron de

SAINT-PAUL, #, Château de Ligneux,

par Sorges (Dordogne).
Mmo la Marquise DE SANZILLON, 14, rue du
Château du Lieu-Dieu, par Périgueux.
GEORGES

SARAZANAS, avocat,

Plantier et

3, cours

Fénelon,

à Périgueux.

Georges

SAUMANDE, député, rue -Bourdeilles, à

Périgueux.
honoré

SÉCRESTAT, & O, conseiller général,
Lardimaîie, par St-Pierre-de-Chignac

Château de

(Dordogne).
Henry

SOYMIER, pharmacien, 8, rue Taillefer, à

Périgueux.
Armand

TENANT, professeur de musique, 17, rue

Eguillerie, à Périgueux.
de TEYSSIÈRE,
Lorient (Morbihan),

édouard

chef de bataillon, à

27

-

THIÉBAUD, employé des Postes et Télé¬
graphes, rue de Paris, à Périgueux.
Adolphe TRUFFIER, facteur de pianos, rue Taillefer,
à
Périgueux.
Marc VENTENAT, pharmacien, 3, cours Montaigne,
à Périgueux.

MM. Victor

Mme de VERNINAC

de

SAINT-MAUR,

Château du

Petit-Change, par Périgueux.
Mm''la Comtesse

de

VERTHAMON,

1, rue

de Paris, à

Périgueux.
MM. Henri VEYSSET, allées de Tourny, à Périgueux.
Ferdinand VILLEPELET, \p I,

archiviste départe;

mental, boulevard Lakanal, à Périgueux.



28



-

29 -

1897. ~ Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.

SOCIÉTÉ DÉCÉDÈS

MEMBRES DE LA

Calixte LARGUERIE.

1898.



Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.

1899.
1888.



Docteur USSEL.

1889.



CLUZEAU.



François GROJA.
Capitaine Antoine RILHAC.

Mme LINARD.
1900.

1890.



de

NERVAUX.

Docteur Albert GARRIGAT.

1891.

-

1892.



CROS-PUYMART1N.
Prosper FOURNIER.
Lucien LACOMBE.
Michel ROUGIER.

1893.

-

Michel HARDY.
PASQUIER.

Adolphe
Alfred

1894.



1895.



1896.



.



Abbé BOURZÈS.
Albéric DUPUY.

TRANSON.
Baron Ernest

Charles BUIS.
Jules GERMAIN.

BOUCHÉ.

»

Jean BORIE.
François JEANNE.
Général Jules L1AN.
Comte G. du GARREAU.
Théodore LEBOUCHER.
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-a UL AI RE.
jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.

Ingénieur VERGNOL.
Paul-Émile BARREE.



30 —

AVIS

disposi¬
Société, qui pourront la
demander au Secrétariat, 73, rue des Barris, à Périgueux, où se trouvent aussi des Bulletins d'adhésion
à faire signer par les personnes qu'on aurait à présenter
La brochure contenant les Statuts est à la

tion

des

membres de

comme nouveaux

la

sociétaires.

cotisations de l'année

1901 seront, comme
d'habitude, mises en recouvrement vers la fin du mois
Les

de mars.
Afin d'éviter des frais

inutiles, les sociétaires qui

préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer
au

Trésorier de la

Société,

21, rue de

Metz, à Péri-

gueux.

riïïRûFrïïËcïïin
i
de: la ville

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