FRB243226101_P2-586_1904.pdf
Médias
Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 26 décembre 1903.
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Numéro 5
°
ANNUEL
BULLETIN
»
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la
De
Dordogne
o
COMPTE RENDU
de
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 26 Décembre 1903
^
LISTE
GÉNÉRALE
des
MEMBRES
DE
Po"u.r
LA
l'-A-TLirée
SOCIÉTÉ
T 904
PERIGUEUX
Imprimerie D.
Joucla, rue Lafayette, n° 19
190 4
TOn
BULLETIN
ANNUEL
de la
ItîlTÊ 111 Bittl-MT
DE
LA DORDOGNE
COMPTE RENDU
de
L'ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
Du 26 Décembre 1903
3-*-e
LISTE
GÉNÉRALE
DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ
Pour l'Année
C0000213132
1904
COMPTE RENDU
De
l'assemblée générale ordinaire du 26 "Décembre 1903
L'Assemblée générale de la Société des Beaux-Arts
de la Dordogne s'est réunie samedi 26 décembre
à la Mairie de
Les cinquante-deux sociétaires dont les noms
étaient présents ou régulièrement
MM. A.
1903,
Périgueux, à 8 heures du soir.
suivent
représentés :
Bertoletti, F. Bosche, Ph. Bourdichon, le
commandant Brecht, G. Breton,
le chanoine Brugière,
J. Chevalier, L. Daniel, G, Darnet, J. Delbrel, A. Delmon, Mlle G. Dinguidar, MM. E. Dorsène, A.
Dorson,
F. Dubost, G. Dufour, G.
Durand-Ruel, P. DurandRuel, G. Duvignau, A. Falcon, E. Falgoux, C. Faure,
le marquis de Fayolle, F.
Fommarty, E. Frenet, G. Gau¬
tier, H. Grasset, L. Flepper, D. Joucla, le docteur
Ladevi-Roche, J. Laparre,
le docteur de Laurière,
P. Mauraud, le baron de Nervaux, G. Pasquet, E. Planté, lecapitaine Poirier, R. Porentru, L.
Reynaud, le capitaine
E. Laval, L. Lavaud, E.
Lacoste, R. Marey,
-
—
4
Reste le
Réghèere; Mme la marquise de Sanzillon, MM. G. Ssfrazanas, H. Soymier, A. Tenant, Mmes de Verninac de
St-Maur, la comtesse de Verthamon, MM. H. Veysset
et F. Villepelet.
assisté de MM. Bertoletti, secrétaire général ; Daniel, secrétaire adjoint ;
Pasquet, le docteur Ladevi-Roche, Laparre et Mauraud,
M. Hepper a présidé la séance,
membres de la Commission administrative.
Dès l'ouverture,
il excuse l'absence de M. Peyrot,
président de la Société, impérieusement retenu à Paris.
L'Assemblée a, tout d'abord, approuvé le procèsverbal de la dernière séance,
puis elle a entendu le
rapport annuel moral et financier, fait par M.
letti, qui s'est exprimé en ces termes :
Berto-
à l'heure vous entretenir, sont
qu'elles peuvent normalement être. Toutefois, seules, elles ne
sauraient suffire à payer les frais assez considérables qu'entraîne
l'organisation du Salon, surtout à l'heure présente, où la mise
en place de notre galerie démontable accroîtra sensiblement les
dépenses.
Nous aurons donc à faire appel aux pouvoirs publics : à l'État, au
Département, à la Ville de Périgueux, dont les précieuses sympa¬
thies envers l'œuvre d'éducation artistique que nous poursuivons
n'ont jamais été marchandées.
Les subventions que nous solliciterons auprès de ces vigilantes
Administrations, avec le ferme espoir de les obtenir aussi larges
que leur sagesse voudra bien nous les accorder, permettront à
notre action d'avoir son entier développement, de manière à
atteindre un plein succès et à produire aux yeux de nos popula¬
tions une manifestation d'art vraiment imposante.
Après avoir esquissé ce rôle extérieur de la Société, celui qui
constitue l'essence même de sa raison d'exister, nous allons rappeler
joies et les douleurs de la famille sociale, aujourd'hui réunie
Assemblée générale.
Nous avons à souhaiter la bienvenue, en qualité de membre nou¬
néces¬
saire
notre Société des Beaux-Arts après l'exposition de 1901.
Il
falloir songer maintenant à organiser notre huitième Salon
Périgourdin et à le fournir d'oeuvres d'art de choix, robustes,
bien pensées, captivantes ; de celles qui, par leur éclat puissant,
peuvent frapper vivement l'attention du public affiné de notre
région, l'attirer et l'attacher et lui fournir ainsi, tout naturelle¬
ment, matière à méditations agréables autant qu'instructives.
La Commission administrative vous propose, Messieurs, d'ouvrir
L'année 1903 achève la période de recueillement qui était
a
va
mois de mai prochain.
n'en doutez pas, déploiera tout son zèle
égal en valeurs d'art, sinon supérieur, aux
La Commission,
vellement inscrit, de M. Camille Merlaud,
Puis, nous féliciterons chaudement ceux de nos sociétaires qui,
1903, ont vu leurs efforts et leurs travaux couronnés
durant l'année
par une distinction
honorifique :
M. Henri Chastenet, conseiller du Commerce
du
extérieur et membre
la Légion
jury à l'Exposition d'Hanoï, nommé chevalier de
d'honneur ;
M. Louis
travaux
pour
Daniel, notre dévoué secrétaire adjoint, directeur des
de la Ville et professeur
à l'École municipale de dessin,
M. Eugène Dorsène, l'artiste photographe dont l'atelier de radio¬
graphie sert si fréquemment à la science médicale, nommé officier
d'Académie ;
concitoyens.
précieux qui nous ont été fidèles jusqu'ici, vou¬
dront bien nous continuer leur appui, et notre éminent président,
M. Peyrot, en si bonne situation à Paris dans le monde des Arts,
nous vaudra certainement encore quelques œuvres de tout premier
ordre.
de Verteillac.
nommé officier d'Académie ;
précé¬
dents, où tant d'illustres maîtres s'étaient offerts à l'étude de nos
Les concours
côté financier, toujours un peu épineux. Les ressources
ce
les
Messieurs et cliers Collègues,
avoir un Salon
—
de ia Société, dont nous allons tout
en
cette huitième Plxposition au
5
—
adjoint au Maire de Périgueux
suppléant du Juge de paix, nommé officier d'Académie ;
M. Antoine Fougeyrollas, premier
et
M. RenéBardon, capitaine de la compagnie des sapeurs-pompiers
de Périgueux,
nommé chevalier du Mérite agricole ;
conseiller général, membre de la Chambre
juge consulaire, nommé chevalier du Mérite
M. Edouard Requier,
de
Commerce
et
agricole.
Deux de
nos
membres s'en sont allés dans l'Éternité ! La mort,
cruelle faucheuse, les a ravis à notre
demeurera dans nos
au
cœurs.
Nous
ne
affection, mais leur souvenir
manquerons pas, aujourd'hui,
devoir d'exprimer à leurs proches nos vifs regrets,
les assurant
de nos sentiments de profonde condoléance.
Louis Obier,
le premier décédé, vint à notre œuvre dès les pre¬
temps de sa fondation. Les vicissitudes de la vie le placè¬
rent à la tête d'une industrie qu'il sut rendre très prospère. Mais
il avait vécu sa jeunesse à Paris, où il s'adonnait à des travaux
d'architecture et où, dans un milieu cultivé, il avait affiné son
miers
funérailles, et M. Cabrit, le distingué Conservateur du Musée
bordelais, avec toute son âme d'artiste délicat, traduisit, en un
langage ému et pénétrant, les sentiments qui étaient dans tous
ses
les cœurs des assistants.
Et le langage élevé de M. Cabrit, a trouvé de l'écho à Périgueux
aussi,surtout au sein de notre Société. Nous le remercierons donc,
Messieurs, de ce qu'il a si noblement dit sur la tombe du maître,
du bon Auguin, de notre collègue aimé et admiré, autant que
regretté.
poursuivant l'examen de notre vie sociale, nous avons
vous exposer l'état de nos finances, tel qu'il ressort
de la gestion du vigilant trésorier de la Société, M. Hepper, et à
vous demander l'approbation du bilan, dont voici les données ;
En
maintenant à
goût et acquis ce véritable sentiment des choses de l'Art, que nous
lui avons connu jusqu'à ses derniers jours.
Louis-Augustin Auguin est le second de nos disparus. Ce que
ce beau peintre aux accents purs et délicats, tous
les curieux d'art de notre région le savent.
fut ce maître,
Il aimait particulièrement notre Société, à laquelle il
appartenait
depuis 1886, et il avait à cœur de réserver, pour chacun de nos
Salons, quelques-unes de ses meilleures œuvres. C'est ainsi que
nous avons pu apprendre, à Périgueux même, combien son pinceau
magique savait se mouvoir à l'aise devant la grande variété des
spectacles de la nature : bois ombreux aux robustes ramures,
ruisseaux bruissant à travers la feuillée ensoleillée, roches résis¬
tantes aux colorations indéfinissables, dunes et plages de la Gas¬
cogne, et bien d'autres choses ont successivement orné nos
Expositions.
Quel que fût le motif qu'il interprétât, Auguin savait le traduire
Entrées :
Reliquat en caisse à la fin de 1902
1.3W35
Cotisations recouvrées en 1903
1.610
»
52 50
Intérêts des fonds placés
3.032 85
Total
Sorties :
109f »
Imprimeurs et divers
Emménagement du matériel de la Galerie d'exposition
155
et loyer
Frais de recouvrements, d'affranchissements et divers.
poète ému, épris de son sujet. Ses paysages, si reposants,
leur atmosphère lumineuse, résumaient, c'est
tout dire, la vie et le mouvement.
104 45
368 45
Total
en
»
rendus avec toute
Auguin fut le grand initiateur de cette école contemporaine du
Sud-Ouest, qui compte déjà tant d'artistes d'élite. Ses tableaux se
voient dans la plupart des musées et des belles collections parti¬
culières de la région. Le Musée de Bordeaux a, entr'autres choses
de lui, les Dunes, pur chef-d'œuvre d'une éclatante lumière. Le nôtre
possède trois paysages qui sont parmi les meilleurs de la collection
périgourdine.
Un tel
maître
laissé
vide
immense.
Aussi, tout ce que
Bordeaux compte d'artistes et de lettrés s'est trouvé réuni, lors de
a
un
Balance
:
Entrées
3.032f85
Sorties
368 45
Reste en caisse
2.664 40
Il convient d'ajouter à ce chiffre une somme de 220 francs, repré¬
sentée par 22 cotisations à recouvrer, ce qui porte l'actif disponible
à 2,884 fr.
40.
—
g —
Périgueux antérieurement, en œuvres significatives et captivantes,
dignes d'arrêter toute l'attention du public délicat qui en étudiera
la portée !
Le bilan social est le suivant
Actif :
Périgueux, le 26 décembre 1903.
Fonds en caisse à ce jour
2.664' 40
Le Secrétaire général,
Cotisations à recouvrer (mémoire).
A. BERTOLETTI.
Matériel de la Galerie des expositions (mémoire).
Tringles en fer pour soutenir les tableaux, placées à
l'École Lakanal (mémoire).
Total (sauf mémoire)
Les conclusions de ce rapport ont été approuvées à
2.634f 40
M. le docteur Ladevi-Roche a,
Passif :
Bons à
l'unanimité.
rembourser, relatifs à la Galerie des exposi¬
tions
3.050f
ensuite, présenté un
rapport au
sujet du dernier Congrès des Sociétés
Savantes de
France, réuni
»
au
mois d'avril
1903,
à
Bordeaux, et de la Session des Sociétés des Beaux-Arts
Intérêts dus à ces bons (mémoire).
Total (sauf mémoire)
3.050f
des départements,
»
Ce sera pour nous, tout à l'heure, un régal d'une rare saveur de
goûter le rapport de notre érudit collègue, M. le docteur LadeviRoehe, au sujet du dernier Congrès des Sociétés savantes.
au
dont les séances eurent lieu à Paris,
mois de juin suivant.
Voici ce remarquable travail, qui a été fort goûté et
vivement applaudi :
Pour l'année
1904, ce Congrès, ainsi que la Session annuelle des
Sociétés des Beaux-Arts des départements, s'ouvriront à Paris le
5 avril, le premier à la Sorbonne, la seconde à l'École nationale et
spéciale des Beaux-Arts.
Dans les lettres que M. le Ministre
de l'Instruction publique et
Messieurs,
En l'année
1475, année bien loin de nous aujourd'hui, Louis XI,
des Beaux-Arts a adressées à notre Société pour l'inviter à se faire
marchant à la conquête du Roussillon, en face des murs de Perpi¬
représenter à ces Congrès, il est prescrit aux sociétaires qui auraient
des mémoires à présenter, d'en faire l'envoi au Ministère avant le
20 janvier, s'il s'agit des sections de la Sorbonne, et avant le 31 du
même mois, s'il s'agit de la Session des Beaux-Arts.
faire le siege, appelait à son aide tous les bons
Français, jaloux de s'unir à lui pour créer l'unification de la France.
Il lui en vint un peu de tous côtés, et, parmi eux, deux gentils¬
hommes, Hugues et Foulques d'Almazan. Louis XI, politique avisé,
s'enquit tout de suite auprès d'eux, du nombre d'hommes d'armes
qui composaient leur suite. Les d'Almazan étaient pauvres, par
conséquent sans équipages et sans troupes. Et l'aîné de répondre :
« Sire, les d'Almazan ont
pour devise : Esse quant videri. Être plu¬
tôt que paraître ». Louis XI comprit et les deux frères furent sur
le champ admis au service du Roi dans le rang décent qui conve¬
Selon la coutume, nous pourrons donc aujourd'hui désigner les
délégués de notre Société qui auront à la représenter aux prochains
Congrès de Paris.
Terminons, Messieurs, en formant le vœu, pour la huitième Expo¬
Société, d'avoir uu Salon d'oeuvres de
choix, en rien inférieures de celles que nous avons pu attirer à
sition des Beaux-Arts de la
gnan dont il allait
nait à leur mérite.
2
—
10
—
—
Messieurs
—•
être
plutôt que paraître », n'est-ce pas la devise
toujours oublieuse d'elle-même, n'ayant au
cœur qu'une pensée, faire progresser dans l'esprit des populations
qui l'entourent, cette idée, ce culte du beau, sans lequel toute
civilisation ne saurait être qu'un vain simulacre, une apparence
trompeuse ! Et puisque telle est votre devise, n'est-elle pas aussi
celle de vos délégués, ceux de Bordeaux comme ceux de Paris !
Déplacements parfois pénibles, soucis obscurs du voyage, n'est-ce
pas leur devoir de tout oublier pour ne se souvenir que d'une
cbose : employer toutes leurs forces à étendre au loin la bonne
renommée des Beaux-Arts qu'ils représentent, rendre partout où.
il vous plaît de les envoyer un témoignage fidèle aux hautes
pensées qui animent votre Société !
«
11
de votre Compagnie ;
Au temps où nous vivons, si les caractères, ce dont il faut se
louer, ont dépouillé une partie de leur rudesse d'autrefois, par
contre une multitude incalculable d'esprits se sont laissé envahir
par le goût démesuré des choses faciles, des vaines frivolités à la
mode, séduits faibles et petits par l'éclat charlatanesque des nou¬
veautés périssables de chaque jour. Sans doute la race des esprits,
sérieux, bien faits, attentifs quand même aux grands travaux et
aux grandes pensées, n'a pas tout à fait disparu; mais combien
brève, combien de plus en plus restreinte !
boutiques des libraires, seules s'étalent pompeuses les
œuvres frivoles d'écrivains plus frivoles encore. L'Industrie, atten¬
Aux
paix et le silence, uniquement occupées des questions les plus
élevées, passionnées pour les fortes études qui seules peuvent
mener
Les
notre
à la découverte des éternelles vérités!
unes cherchent patientes à reconstituer la vieille langue de
antique province du Périgord, à débarrasser ces restes véné¬
rables, portant dans leurs débris l'âme de nos pères, des ronces et
des herbes folles dont le temps recouvre les palais comme les toits
de chaume.
D'autres, sociétés gardiennes fidèles des antiques restes qui
éloignent de
si glorieux vestiges la pioche menaçante de l'industrie ou la main
rapace du villageois plus redoutable encore. Elles racontent fidèles
l'histoire de nos vieilles demeures, de nos antiques églises, elles
exhument des archives les documents oubliés qui, miroirs fidèles
de la vie de nos ancêtres, nous rendent intactes leurs images
effacées, nous apprennent à connaître leurs fières vertus, nous
décorent précieux notre province, amantes du passé,
incitent à former notre vie à leur ressemblance.
A côté de ces sociétés si
pleines de mérite, en quelque sorte à
combien de chercheurs, de savants, d'artistes, ■ dont
chaque année les travaux viennent ajouter un éclat nouveau à notre
leur suite,
chère Province ! Cette, année
même,
Périgourdins et parmi
ne nous est-il pas doux de compter le
eux
au
Salon, combien d'artistes
tive avant tout aux gains rapides, fussent-ils justement soupçonnés,
fils de notre dévoué secrétaire, Bernard Bertoletti, dont le beau
portrait du grand peintre Barrias a mérité les éloges de toute
inonde nos demeures de ses produits barbares, imageries vulgaires,
la presse.
grossières enluminures, meubles soit disant Moyen-Age, statues
plomb, zinc ou plâtre doré, prétendant, suprême moquerie, vulga¬
riser l'art, comme si l'Art, fruit du travail des intelligences d'élite,
pouvait jamais tomber au ruisseau bourbeux du vulgaire.
Pour vous, Messieurs, la tâche qu'a choisie votre Compagnie,
n'est pas moins grande, peut-être plus élevée encore. L'homme,
La Presse
elle-même, faite, rôle sublime,
pour
éclairer chaque
jour les consciences et guider les âmes, quelque chemin qui se
présente, vers le but le plus élevé de l'humanité, renonçant à sa
dignité première, cherche aujourd'hui à entraîner les foules par les
tentations les plus écœurantes, primes ou loteries, jusqu'aux
séductions des trésors cachés, plus bas encore, jusqu'aux ridicules
problèmes des bouteilles pleines de légumes ou de grains.
Cependant le Génie de la France, s'il est quelquefois voilé, ne
N'en avons-nous pas. la preuve tous
saurait disparaître à jamais.
jours, à chaque instant? Jetons les yeux autour de nous,
travailleurs obstinés, combien d'artistes véritables,
combien de penseurs; combien de sociétés ne demandant que la
les
combien de
par le poids de la matière
qui l'enserre, a une tendance invincible
au retour facile à toutes les choses
grossières et vulgaires. Il faut le tirer de cette torpeur, l'éveiller,
lui montrer les horizons que le soleil de l'âme ne quitte
jamais,
diriger ses yeux vers le ciel, c'est-à-dire vers l'art qui n'est fait
que des plus hautes pensées qui sont la raison même d'être de
au
sommeil de
la
pensée,
l'humanité.
Vous n'êtes pas
les clartés de l'art,
seulement les lampes fidèles répandant partout
sous quelque forme qu'il se présente, vous êtes
aussi les amis sincères des artistes, ces missionnaires de la beauté.
Chers artistes, ils n'ont ni les heures, ni le temps, ni le tempéra¬
ment nécessaire pour se faire comprendre des foules, du monde.
Amants passionnés de leur art, ne croyant qu'à lui, consacrés tous
entiers à traduire fidèles les merveilles qu'ils ont entrevues, ils
ignorent les choses de tous les jours, le tumulte des intérêts, les
'
HIRLiE' Ht CUE
CE LA VILLE
DE
PÉRIGUEUX
12
—
—
coupables poussant les vulgaires aux appétits méprisables
de choses plus abjectes encore, et comme le vieil ingénieur de
Syracuse, ils ne voient point le barbare toujours prêt à
leurs côtés pour les dépouiller du fruit de leurs veilles.
fièvres
surgir à
Près d'eux, comme auprès de ces
monuments dont nous vous
à l'heure, il faut donc des amis
entretenions tout
d'élite qui les
les
protègent, qui les défendent, qui écartent d'eux les heurts et
duretés des nécessités de ce monde qu'ils ne connaîtront jamais.
Votre Compagnie n'aime pas
seulement le beau, elle aime aussi
révèlent, nous
les aimez
tâche si dure que
milieu du
atmosphère de douceur
faites valoir,
ainsi un
double service et aux foules qui apprennent à connaître la véri¬
qui nous le font connaître, ceux qui nous le
l'expliquent. Vous êtes les âmes sœurs de l'artiste, vous
réellement, vous vous appliquez à leur faciliter la
leur impose leur génie, vous créez autour d'eux, au
public le plus souvent si indifférent, une
et d'amitié, vous veillez sur leurs œuvres, vous les
vous exigez qu'on les prise à leur juste prix, rendant
ceux
rendue, et aux artistes, qui affranchis par
qui entravent leurs pas, s'élancent plus
robustes et plus glorieux dans la carrière.
table beauté sagement
vos
soins des ronces
Messieurs, cette année, vos délégués ont pris part à deux
Congrès : Congrès des Sociétés Savantes tenu en avril à Bordeaux,
et Congrès des Beaux-Arts tenu en juin à Paris.
Messieurs, à parcourir nos musées, tous si riches en œuvres
précieuses, quoiqu'on fasse, quoiqu'on désire, on ne
s'arrêter longtemps devant chaque chef-d'œuvre. Le temps passe
bien vite en aussi belle compagnie et à peine s'est-on émerveillé
quelques instants à saisir les admirables pensées traduites
qu'humaines, par la toile, le bronze ou le marbre, et déjà la voix
gardes retentit à vos oreilles, l'heure de la fermeture a sonné.
saurait
plus
des
Il en est ainsi aux
Congrès. Combien de rapports, de mémoires,
d'études pleins d'intérêt;
combien de causeries pleines de charmes,
assemblées où se rencontrent les esprits les plus élevés,
les savants les plus dignes d'être écoutés ! Cependant, il nous faut
dans ces
passer rapides, consacrant
res
A
quelques moments préférés aux mémoi¬
qui intéressent plus particulièrement notre Société.
Bordeaux,
M. Villepelet,
département, nous a
le distingué archiviste de notre
donné l'inventaire du trésor de la collégiale
de Saint-Front, dressé au 15 mars
de l'année 1552. Dans cet inven¬
très minutieux, comme tous les inventaires de
cette époque, ne figure pas la châsse opulente, lamée d'or, de
taire très détaillé,
les troupes
écrivains catholiques ont accusé les huguenots
de la violation de la sépulture du premier apôtre du Périgord. Est-ce
bien sûr et les bonnes âmes qui ont versé tant de larmes sur la
perte d'un monument aussi précieux, n'ont-elles pas pris pour
vérité historique une simple légende, née des haines sauvages,
comme on en rencontre toujours malheureusement aux époques
des guerres civiles ? Si la châsse de Saint-Front n'est pas portée à
l'inventaire de 1552, c'est qu'elle n'existait pas et comment détruire
ce qui n'a jamais été?
Saint-Front. Longtemps après le sac de la collégiale par
protestantes, les
Quercy, un mémoire fort intéressant, raconte
où se déroulent allégoriques les douze
mois de l'année. Janvier boit, Février se chauffe, Mars taille la
vigne, Avril tient des fleurs, Mai chasse au faucon, Juin fauche,
Juillet coupe les blés, Août les bat, Septembre presse le raisin,
Octobre sème le blé, Novembre fait tomber le gland et Décembre
tue le cochon. Ces broderies nous intéressent tout particulièrement,
puisqu'elles racontent simples et naïves, l'ancienne vie aux champs
de notre province.
A Monpéras,
une
en
broderie du xiv0 siècle
localités de France renferment autant de chefsignorés que les pays de Grèce et d'Asie. On est heureux
de le constater en voyant chaque année, tantôt à Nancy, tantôt à
Nos différentes
d'œuvre
Bordeaux, tantôt à Paris, apparaître à chaque Congrès tant de
précieux mémoires apportant toujours de nouvelles découvertes du
plus vif intérêt. Eu ce pays des idées, comme au pays des monta¬
gnes, si vigoureux que soit le pied, si large que soit la poitrine,
on s'essouffle à s'élever sans cesse, l'œil s'éblouit à découvrir à
chaque pas de nouveaux horizons.
parfois que le Midi sommeille, que le Nord et l'Est sont
enfin que le Sud-Ouest ne connaît que les
vins et le commerce, et de toutes ces contrées, il se lève chaque
année d'innombrables étoiles nouvelles jetant tour à tour, dans la
nuit si profonde de notre histoire, d'éclatantes clartés.
On
dit
tout entiers à l'industrie,
Combien sont
nécessaires ces clartés ! Tout près de nous,
les
défor¬
ment, disparaissent parfois tout à fait. Au Congrès des Beaux-Arts
de Paris, M. Q.uarrié-Reybour, dans son mémoire, signale la dispa¬
événements même de notre temps s'obscurcissent si vite, se
rition d'un tableau de Delacroix.
Le grand artiste avait peint pour
la cathédrale de Nantes, une Notre-Dame aux
sept douleurs. Malgré
minutieuses, il est impossible aujourd'hui
de retrouver trace de cette œuvre si importante. Perdue aussi la
les recherches les plus
lettre
qu'il adressait à tous les curés de France, et dans laquelle
—
i4
—
—
il énumérait les différents sujets religieux qu'il se proposait de
traiter, et dont il laissait le choix aux membres du clergé.
M.
Lafond, correspondant du comité de Paris, dans son mémoire,
des différents tableaux allégoriques de Louis XIV,
ayant trait à la révocation de l'Edit de Nantes. Les uns traduisent
fidèles les louanges prodiguées quand même au Grand Roi par ses
courtisans ; les autres satyriques, destinés sans doute aux familles
protestantes émigrées et naturellement frondeuses.
fait l'historique
M. Emile Biais rend
compte de deux Registres de délibérations
15
—
Quelques-uns sont dignes d'inté¬
Rameau, neveu du siëur Rameau, de l'Académie
royale de musique, d'un caractère peu sociable, a insulté, sur le
théâtre de l'Opéra, le directeur. En marge : Prison. — Dubut
de Chanville, acteur de la Comédie Italienne, a mis l'épée à la main
avec un de ses confrères : Prison.
Alexandre Dumas (ce n'est pas
le nôtre), convaincu d'avoir voulu empoisonner Mlle Foirier, dan¬
seuse à l'Opéra-Comique, avec des biscuits préparés : Prison. — La
demoiselle Laguesse, actrice de l'Opéra, pour dépravation outrée :
Les exemples ne manquent pas.
rêt.
Le
sieur
—
Prison.
communales du xvime siècle,
ornées d'enluminures, toutes ayant
trait aux faits contemporains. Sans doute, aujourd'hui, grâce aux
procédés mécaniques, les illustrations se sont beaucoup multi¬
pliées ; mais pourrait-on citer, soit aux Communes, soit aux Dépar¬
tements, soit aux Chambres, des Registres commentant le texte,
chose précieuse, par l'illustration"?
Sans
doute
aujourd'hui, les mœurs de théâtre ne sont pas à
l'abri de tous soupçons. Réjouissons-nous cependant, puisqu'elles
se sont sensiblement améliorées, réjouissons-nous aussi puisque
la
prison, toujours prononcée suivant son bon plaisir, ou son
plaisir, par M. le Lieutenant de police, a disparu de nos
mauvais
mœurs.
Le
théâtre, qui incontestablement
ressort
du Ministère des
à la fois la musique, la peinture, la
sculpture, a été étudié au Congrès d'une façon toute particulière.
Tous les mémoires, lus à son sujet, cherchent à nous initier à la
vie, en général peu connue, des grands artistes passés : musiciens,
chanteurs, mimes, premiers sujets de danse ou de tragédie.
Beaux-Arts et qui comprend
se
Lorsqu'il s'agit de la vie des gens de théâtre, une grande difficulté
présente : comment remonter jusqu'à leur famille, établir d'une
façon indubitable leur état civil ? Les chercheurs se heurtent, le
plus souvent, à des naissances irrégulières et, quant aux femmes,
même aujourd'hui, il est presque impossible de joindre à leur
biographie leur extrait exact de naissance.
Sans doute, à nos grands théâtres d'Etat,
il est d'usage, do
règle, aujourd'hui, de réclamer, d'exiger de tous les pensionnaires
admis leur extrait régulier de naissance.
Mais, quand il s'agit des dames, combien de ruses, de détours,
fuyants ? Une actrice montrerait tout plus tôt que son
de faux
extrait de naissance. Malheur au directeur qui userait de son
droit,
jusqu'au bout cette redoutable investigation, il
aurait le sort d'Orphée.
voudrait pousser
Nous retrouvons dans les mémoires
curieux
détails
sur
laissaient pas que
les
mœurs
ayant trait
du xvinme siècle.
au
théâtre, de
Mœurs
qui ne
d'être rudes et MM. les Intendants des Beaux-
Arts de cette époque, pour pouvoir mettre les
holà, étaient obligés
d'avoir recours bien souvent à la maréchaussée.
Parmi
M.
les études
sur
les
statuaires, signalons le mémoire de
Leymarie. Dans son intéressante notice, ce membre des Congrès
nous raconte la vie et les œuvres de Vidal, artiste anima¬
mérite, mort il y a quelques années. Quoique aveugle depuis
longtemps, ce bon sculpteur n'a pas laissé de produire des œuvres
justement appréciées. Si la vue lui faisait défaut, le sens du toucher
y suppléait. Tel Michel Ange, vieux et privé de la vue, se faisant
conduire au salon des Antiques, pour pouvoir palper les admirables
formes que nous ont léguées Rome et Athènes. Vidal avait conservé
cette faculté précieuse, indispensable aux artistes, cette vue inté¬
rieure qui place vivants et parfaits, au dedans de nous-mêmes,
les sujets que nous voulons reproduire. Il mettait en pratique cette
règle de l'École italienne du xvm0 siècle : « Intus legere. Voir au
dedans ». Pour bien peindre, pour bien sculpter, fermez les yeux,
disaient les maîtres de ce temps-là. Les profanes ne comprenaient
pas et se moquaient. Rien de plus vrai cependant. Quoi de plus
nécessaire pour l'artiste, formé aux fortes études, que de s'isoler
des choses extérieures, d'oublier les inutilités de ce monde, pour
contempler, vivant au-dedans de lui-même, baignés d'une clarté
supérieure à celle de ce monde, les personnages, les draperies, les
accessoires, les paysages au milieu desquels les héros qu'ils
racontent de son pinceau fidèle, sont appelés à évoluer naturels,
de Paris
lier de
et eux-mêmes !
A citer encore
parmi les rapports sur les sculptures de France,
l'on voit au château d'Assier, tout près de
Ces différents personnages, sculptés en marbre
les personnages que
nous, dans le Lot.
de
Carrare, autrefois diversement interprétés, ne sont que les
figures variées d'un même sujet. Un seul et même thème : Le sire
Galliot de Genouillac, grand maître de l'artillerie sous François Ier :
à la porte du château, on le voit jeune gentilhomme à cheval, avec
cette belle prestance qui convient aux cavaliers d'aventure ; à la
chapelle du château, homme mûr, on le retrouve debout dans le
somptueux costumé de sa charge, enfin on le reconnaît à peine,
vieillard silencieux, à la figure émaciée, couché sur son tombeau.
M. le baron Guillibert a donné la
biographie d'un peintre méri¬
sont pas sans
mérite : Esprit-Antoine Gibelin. L'École de Médecine de Paris pos¬
sède de lui un tableau : La Saignée, où cette simple opération, mal
aisée cependant quelquefois, est traitée avec un gorit et un à propos
parfaits.
dional dont
les
œuvres, quoique peu connues, ne
M. le baron Guillibert, au sujet des œuvres de nos grands
artistes, très observateur, fait une remarque piquante. Il a souvent
été mêlé aux discussions artistiques survenues à propos des œuvres
des maîtres et il a constaté que le ton des interlocuteurs changeait
suivant les tableaux des peintres dont on parlait. Quand il est
question Rembrant, clair obscur, fonds bitumeux, la voix se fait
basse, presque nocturne. S'agit-il des paysages Corot, de ses
œuvres pleines le plus souvent de brumes
flottantes, le timbre des
interlocuteurs devient tout-à-fait vague. Mais vienne Rubens, la
couleur éclatante, et aussitôt le timbre s'éclaircit, les notes sont
joyeuses, c'est presque une fanfare du matin qui salue le soleil
levant de la palette du maître.
Voilà
une nouvelle école qui se
lève, créée pour faire concorder
tempérament de la voix avec' le tempérament des couleurs.
Aura-t-elle beaucoup d'adeptes, ses préceptes sont-ils appelés à
le
faire loi ?
Messieurs, beaucoup de notre temps se font une idée préconçue,
délimitée, encore moins arrêtée, de l'Art, de la peinture en
particulier. Le domaine de leurs conceptions esthétiques est aussi
circonscrit et ténébreux que l'est un héritage entouré d'arbres
épais.
De là, leur faculté de comprendre si restreinte, si
atrophiée, tombée
aux formules apprises. Leur cerveau perd la
possibilité de s'adapter
aux formes d'art nouvelles. Aussi
quelles conséquences ! L'incom¬
préhension, les sourires, plus loin encore, la franche hostilité en
face d'œuvres d'art qui sortent de cette conception barbare, de ce
jardin abandonné, entouré de ronces et d'épines..
mal
Ce qu'il faut chercher avant tout dans les œuvres
c'est une vision, un rendu
des
peintres,
personnel, individuel de la nature,' des
êtres, des choses. Les artistes de ce génie sont les seuls qui
comptent, les seuls qui méritent le nom d'artistes. Eux seuls
enrichissent le domaine infini de l'Art, par leur apport nouveau,
leur frisson inédit. Les autres, les trop nombreux artistes habiles
de l'époque contemporaine, sans
doute, nous montrent des œuvres
adroites, des accords de ton agréables, de bonnes idées comme
choix de sujets, du goût, du brio ; mais ces œuvres ne méritent
pas le titre d'œuvres d'art et pourquoi? Parce qu'il leur manque
la chose essentielle sans laquelle l'œuvre d'art n'existe pas, n'est
pas possible, c'est-à-dire la personnalité, l'émotion, la vie.
Ce sont des œuvres superficielles de l'Art à fleur de peau. A leur
exécution participe sans doute une main preste, un œil sensible ;
mais le cœur, le cerveau, c'esUà-dire le sentiment, la pensée restent
étrangers à leur éclosion, d'où le manque d'émotion qui se dégage
d'elles et qui fait qu'elles sont, à un degré supérieur, peut-être,
de la même famille que ces clairs de lune adroitement brossés en
dix minutes, aux sons d'une valse plus ou moins lente, par des
artistes qui s'exhibent dans les casinos, music-halls ou fêtes
foraines ; ces prétendus artistes vous rendent l'épiderme d'un
arbre, d'un fruit ou d'une figure, mais ils ne vous rendent pas le
dessous, la substance, l'esprit, l'âme, pour ainsi dire, de cet arbre,
de ce fruit, de ce personnage. En un mot, leur art est un art
essentiellement photographique, tout en dehors, sans profondeur,
sans
substance.
les œuvres du véritable peintre ! Tout de
suite, on retrouve en lui l'artiste sincère, sensible, vraiment ému.
Son dessin est vivant, simplifié, expressif, condensé. Ce n'est pas
le dessin mort, .inexpressif des peintres simplement habiles, c'est
le dessin qui palpite, qui vit, qui est la conséquence directe d'une
sensibilité d'artiste, comme une écriture est la conséquence logique
du caractère plus ou moins passionné et sensible de celui ou de
celle qui l'ont formée.
Combien différentes
Chez les véritables artistes, on ne trouve pas seulement la
solidité
le mouvement de l'air qui traverse les arbres, jusque
dans les natures mortes on ne sait quoi de vivant, on y trouve
aussi le faire précieux qui leur permet de résumer en quelques
lignes simplificatrices, des mondes prodigieusement étendus.
du terrain,
Quelques touches, quelques linéaments suffisent pour nous
d'une forêt énorme, quelques coups de brosse
sûrement placés traduisent fidèles les ciels les plus limpides comme
les plus orageux.
donner l'impression
Les
les plus puérils ne font le plus
la pauvreté de la conception. Les formes
détails les plus menus et
souvent que nous révéler
3
—
18
—
—
abrégées, que malheureusement ne comprend pas toujours le
vulgaire, épanouissent, aux yeux des véritables connaisseurs, les
richesses vastes, synthétisées, conséquences de nombreuses voli-
d'un prix infini,
aux
laboratoires de
nouveaux
corps
Maintenant, il convient d'épouser l'Art
qui, seul, assure la suprématie des peuples et a fait plus pour
la gloire de la noble République de Venise que toutes ses victoires
et toutes ses conquêtes ». Alors le Doge, suivi dé son cortège,
prit la tête des gondoles et vint débarquer sur la place de l'Eglise
de San-Paolo, devant laquelle se dressait, depuis un an, la statue
équestre de l'illustre général vénitien, Colleoni, œuvre immortelle
de Verocchio et de Léopardo. que depuis ne se lassent de contem¬
pler tous les étrangers que leur bonne étoile conduit jusqu'au seuil
de St-Marc. Le Doge détacha de son doigt l'anneau magnifique
qu'avaient admiré les Sénateurs et le passa lui-même à la main de
bronze de l'illustre capitaine.
simples,
résumés coûteux de multiples opérations antérieures ?
De minimis
curât
prœtor », ainsi fait le véritable artiste
sur quelques mètres de toile tant
de vastes mondes, mondes de paysages, mondes de
passions,
mondes des vies simples et paisibles.
Ainsi, tandis que les
médiocres espèrent se faire pardonner le néant de leurs vaines
compositions par la multitude des détails sans doute bien rendus,
«
non
soucieux avant tout de résumer
mais
Lorédan leur répondit : « Nous venons d'épouser
et les richesses d'Orient.
N'en est-il pas de même en chimie? Ne voyons-nous pas tous les
apparaître
—
la mer, c'est-à-dire la force et le commerce, nos galères invincibles
sions cérébrales antérieures.
jours
19
certainement
inutiles, les grands artistes, au contraire,
inutilités, flaques et eaux bourbeuses encombrant le
chemin de la vie, et s'efforcent de résumer sincères les vrais senti¬
Messieurs, faisons comme Lorédan, ne méprisons ni le commerce,
ni les canons qui le protègent,
mais gardons dans notre cœur la première place pour l'Art, l'âme
même des nations, qui seul leur donne sur notre terre le rang
suprême auquel par lui, elles peuvent prétendre, qui fait plus
encore, qui par son charme d'au-delà de la terre, entraîne malgré
eux, tous les mondes à sa suite et les enchaîne à sa beauté.
oublient les
ni l'industrie, ni le trafic des mers,
ments des choses d'au delà.
La véritable joie des artistes n'est pas dans un travail
manuel,
plus ou moins parfait, mais bien dans la grandeur de leur pensée.
Ils portent le ciel étoilé sous leur front. Du fond de leur pauvreté
ils peuvent braver les riches et les plus riches. Ils souffrent, tour¬
mentés par l'infini, mais ils ne connurent jamais ces agonies de
l'âme perdue au néant des choses inutiles. Si leur vie de tous les
jours n'est pas de ce monde, leurs extases sont des- cieux. Sans
doute, le plus souvent, ils ne possèdent rien. Ils suspendent aux
étoiles leurs nids et leurs chansons. Pourquoi envieraient-ils, quand
ils planent si haut, le fumier et la mare des bêtes de basses-cours.
Toute la vie des
artistes
F. LADEVI-ROCHE.
L'Assemblée,
poursuivant
son
ordre du jour,
a
approuvé la proposition de la Commission adminis¬
trative, tendant à organiser une Exposition des Beaux-
peut tenir dans cette formule : Pour
Arts, à Périgueux, au mois
interpréter la beauté, il faut un esprit élevé et l'esprit élevé est fait
de mai 1904. Ce huitième
Salon Périgourdin sera installé dans la galerie démon¬
de noblesse et d'honneur.
A parcourir le vaste champ de l'histoire on retrouve cette belle
pensée et parmi ceux qui s'efforcèrent de traduire fidèle, le beau
sous quelque forme qu'il se présente, et aussi parmi les
nobles
âmes qui les aidèrent dans leur dur labeur.
Messieurs, en 1501, à Venise, Léonard Lorédan, investi Doge, au
milieu du fracas de l'artillerie et des chants lointains des
équipages
épousait-suivant la coutume, au nom de Venise, la mer Adriatique.
Quand il eut lancé l'anneau d'or, les magistrats de la sérénéssime
République, remarquèrent étonnés qu'il en tenait un autre à la
main plus riche et plus somptueux. Comme ils
s'informaient,
respectueux, auprès de lui, à, qui il destinait cette seconde bague
.
>
l
table de la Société, local qui fut déjà élevé sur les Allées
de Tourny,
En
cours
lors des Salons de 1893 et 1896.
de
séance,
l'Assemblée
a
désigné les
délégués chargés de représenter la Société au prochain
Congrès des Sociétés Savantes, convoqué à Paris le
5 avril 1904. Ces délégués sont : MM. le docteur
Ladevi-Roche, le capitaine Poirier et H. Soymier,
pour les réunions de la Sorbonne ; MM. A. Bertoletti,
—
20
—
—
L. Daniel
et
P.
Mauraud,
pour
21
—
les réunions des
Beaux-Arts.
LISTE
Enfin, l'Assemblée adopte l'idée d'organiser tous les
ans, lorsqu'il n'y aura pas
sur
d'Exposition, une Conférence
l'Art, suivie d'un banquet.
L'ordre du jour étant épuisé,
GÉNÉRALE
Des Jxlembpes de la Soeiété des
Beaux-j^rts de la Dordogne
pour l'année 1904
dix heures, M, le Pré¬
^
:
r*
sident lève la séance.
Présidents honoraires :
Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,
L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
ancien Président
M. ROLLAND de DENUS,
effectif de la Société.
ADMINISTRATION DE LA SOCIETE
BUREAU
Président
Vice-Présidents...
:
M. le Docteur J.-J. PEYROT, & O.
M. le Baron F. DE LA TOMBELLE, || I
M. Fernand LAGRANGE, k.
Secrétaire général. M. A. BERFOLET II, || 1.
Secrétaire adjoint.
M. L. DANIEL, || A.
Trésorier
M. L. HEPPER.
MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE
MM. E. LESPINAS.
G.
PASQUET, || I.
Docteur F. LADEVI-ROCHE.
J. LAPARRE.
P. MAURAUD, || A.
_
23
—
MM. PASCAL BERGADIEU, 4, rue Bourdeilles, à Péri¬
LISTE DES
SOCIÉTAIRES
gueux.
Albert BERTOLETTI ||
I, professeur de dessin,
73, rue des Barris, à Périgueux.
Édouard-FerNAND BITARD,
à Périgueux.
Membres perpétuels (i) :
MM. André ROLLAND
de
DENUS,
I, 216, route de
Toulouse, à Bordeaux.
Georges CHALAVIGNAC, rue de la NouvelleHalle, â Périgueux.
Albert MONTET,
château de La Juvénie, par
Payzac-de-Lauouaille (Dordogne).
Jean-Baptiste CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
(Calvados).
Charles COTINAUD,
boulevard de Vésone, à
Augustin BOIZARD,
Gambetta,
chef de musique au 50°, 9,
Lagrange-Chancel, à Périgueux.
désiré BONNET, place du Palais, à Périgueux.
gaston BONNET'
président de Chambre à la
Cour d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.
rue
Numa
BONNET, négociant, 4, rue Taillefer, à
Périgueux.
Firmin BOSCHE, négociant, 9, rue du Bac, à
Périgueux.
Philippe BOURDICHON, directeur de l'École Laka-
nal, 6, rue Littré, à Périgueux.
Membres Fondateurs :
Charles BRECHT,
MM. Jean-Baptiste AUBARBIER, Q A,
président de la
Chambre de Commerce de Périgueux.
AUCHÉ, chirurgien dentiste, allées
Tourny, à Périgueux.
Achille
de
Périgueux.
BEAUCHAMP,
Morthemer, à Morthemer (Vienne).
de
château
de
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs,
O, chef de bataillon en retraite,
22, rue de Metz, à Périgueux.
Gaston
BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
à Périgueux.
paul
Jules AVIAT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et g, rue Pelouze, à Paris.
Roger BALLU $f, député de Seine-et-Oise, rue
Ballu, 10 (bis), à Paris.
Jean-René BARDON, chevalier du Mérite agricole,
entrepreneur de zinguerie, 11, rue des Chaînes, à
Etienne
rue
o
Périgueux.
Comte
17,
BRETON, négociant, 10, place Faidherbe, à
Périgueux.
M."8 louise
à
BROIN, artiste peintre, rue de la
Clarté,
Périgueux.
BRUGIËRE, chanoine, 20, rue du Plantier, à
Périgueux.
André BUFFET, négociant, 9, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
ROGER BUISSON, directeur de l'Agence du Phénix,
aux
Chabannes-St-Georges, à Périgueux.
CALMON &, directeur honoraire de l'Enregistrement
et des Domaines, 16, rue du Temple, à Bordeaux
(Gironde).
Jean-Baptiste CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
(Calvados).
MM. Abbé
-
-
24
CHALAUD, artiste peintre, 20, rue du Plantier, à Périgueux.
MM. Pierre CHAMBON, pharmacien, rue de la Cité, à
Périgueux.
Marquis de CHANTÉRAC, à Cirez-lès-Mello (Oise).
M11® Marie
Baptiste CHASTAING, négociant, 21, rue de Metz,
à Périgueux.
Henri
CHASTENET, &, négociant, 2, rue du Port,
Jules CHASTENET, négociant, 2, rue du Port,
à
Coulmiers, à Périgueux.
DESCHAMPS, architecte,
Henri
14, rue
de Metz,
à Périgueux.
LÉON DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire,
à Péri¬
gueux.
DEXAM-LAGARDE, directeur du Crédit Foncier,
11, rue de la Cité, à Périgueux.
DIDON, au Grand Hôtel du Commerce, place
du QuatrerSeptembre, à Périgueux.
DINGUIDAR, artiste peintre, 119, rue
Fondaudège, à Bordeaux (Gironde).
M"e Gabrielle
Périgueux.
CHATEAU,
A, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
Raoul-Gaston
Metz, à Périgueux.
de l'Agence de La
Nationale, place du Quatre-Septembre, à Périgueux.
Jean CORVAL, au Grand Café de la Comédie, place
MM. oscar DOMÈGE, libraire, place Bugeaud, Périgueux.
Jean CHEVALIER, 34, rue de
jean DONGREIL
Léonce CLERVAUX, directeur
Périgueux.
Bugeaud, à Périgueux.
COTINAUD, rentier, boulevard de Vésone,
à Périgueux.
charles
fernand COURTEY, 10, rueVictor-Hugo,Périgueux.
CULOT, architecte, 14, rue de
Metz, à
Périgueux.
municipaux, 8, rue Alfred-de-Musset, à Périgueux.
GEORGES DARNET, artiste peintre, 22, rue Éguillerie,
à Périgueux.
M1"0 ZOÉ DARTENSET, 13, rue Victor-Hugo, à Péri¬
gueux.
DELBËS, place Francheville, à
Périgueux.
Jules DELBREL, sous-chef de gare à Bourges (Cher).
Armand DELMON, tapissier-décorateur, rue SaintFront, à Périgueux.
Paul-Édouard DELSUC, banquier, 3, allées de
Tourny, à Périgueux.
aîné,
7,
allées de Tourny, à
DORSÈNE, Q A, photographe, allées de
Tourny, à Périgueux.
Auguste DORSON, voyageur de commerce, 31, rue
de Bordeaux, à Périgueux.
Eugène
Gustave
DOSE, y A, professeur de dessin honoraire,
artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.
Raoul
au
Louis DANIEL, iyi A, architecte, directeur des travaux
MM. le docteur oscar
—
MM. Maxime DENNERY, architecte, rue des Mobiles-de-
Louis
à Périgueux.
charles
25
—
DOSQUE, artiste peintre, 110, rue La Harpe,
Bouscat-Bordeaux (Gironde).
françois DUBOST, inspecteur des Contributions
indirectes, 19, rue de la Pépinière, à La Rochelle
(Charente-Inférieure).
DUFOUR,
A, industriel, 70, rue VictorHugo, à Périgueux.
Jean-Victorin DUNOGIER, négociant, 37, rue LouisMie, à Périgueux.
AmÉDÉE DUPOUY, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
GASTON
gueux.
Jean-Julien DUPUY, négociant, passage Ste-Cécile,
à Périgueux.
Georges DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
Joseph DURAND-RUEL, 35, rue de Rome, à Paris.
-
—
MAI. Paul
26
—
DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
MM. Hippolyte
à
émile DUSSAUX, Il A, entrepreneur, 25, rue Kléber,
AmÉDÊE
GUINDE, banquier,
Augustins, à Paris.
Docteur GEORGES ESCANDE, ancien député, 30, rue
PAUL
Notre-Dame, à Bordeaux.
FALCON, professeur de musique, 26, boule¬
HÉNIN, négociant, cours Montaigne, à Péri¬
à Périgueux.
FAURE, 25, rue Alsace-Lorraine, à Péri¬
Émile LABROUE,
F
proviseur du Lycée,
à
Périgueux.
rue
de la République, à
François-Albin LABROUSSE, avocat, château de
Tourtoirac (Dordogne).
FAURE-MURET, rue Victor-Hugo, à Péri¬
Edouard LACOSTE, entrepreneur, 8, rue Combes-
des-Dames, à Périgueux.
Marquis Gérard de FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Docteur Jean de LACROUSILLE, allées de
à Périgueux.
Ernest
Tourny,
LACROUSILLE, 6, rue du Lycée, à
Périgueux.
Docteur François-Louis LADEVI-ROCHE, château
de St-Germain-du-Salembre, par Neuvic-sur-I'Isle
(Dordogne).
Fernand
FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
rue Antoine-Gadaud, à
Périgueux.
Antoine FOUGEYROLLAS,
A, avoué, ior adjoint
Maire, 17, rue du Palais, à Périgueux.
de
Jules-Eugène FRANÇOIS, professeur de dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
Fernand LAGRANGE, $, ancien notaire, place de la
Abbé Jean-Charles FRAPIN,
Pierre
Ernest
JOSEPH LAPARRE, 26, boulevard
Mairie, à Périgueux.
LAGRANGE, notaire, place de la Mairie, à
Périgueux.
secrétaire-général de
l'Evêché, rue de Paris, à Périgueux.
FRENET, || I, chef de division à la Préfec¬
ture, 22, boulevard de Vésone, à Périgueux.
'
quai des Grands-
Dominique JOUCLA, publiciste, rue Lafayette, 19,
gueux.
au
53,
HEPPER, juge au Tribunal de Commerce,
30, rue Alsace-Lorraine, à Périgueux.
gueux.
Docteur
Saint-Front,
Léopold
émile FALGOUX, entrepreneur de zinguerie, rue
Louis-Mie, à Périgueux.
FAURE, bijoutier,
Périgueux.
rue
gueux.
vard des Arènes, à Périgueux.
paul
GRASSET, sculpteur,
Périgueux.
gueux, rue Bourdeilles, à Périgueux.
DUV1GNAU, trésorier-payeur général de
la Dordogne, rue Bourdeilles, à Périgueux.
gustave
Christian
-
Ernest GUILLIER, avocat, sénateur, mairede Péri¬
à Périgueux.
ALBERT
27
GEORGES GAUTIER, doreur-miroitier, rue des Chaînes,
à Périgueux.
GEORGES GOURSAT, 4$ A, rue
Bourdeilles, à Péri¬
gueux, et 5, rue Cambon, à Paris.
des Arènes, à
Périgueux.
Mme Alexis
-,
LAPEYRE,
10,
rue
Victor-Hugo, à Péri-
gueux.
M. Paul
de
gueux.
LAPEYRIËRE,
rue
Daumesnil, à Péri¬
—
28
—
LAPORTE, au Grand Hôtel de France, à
Périgueux.
féréol LASSA IGNE, agent général, inspecteur
MM. Albert
d'Assurances, 20, rue
Antoine-Gadaud, à Péri-
gueux.
Baron Fernand
de
LA TOMBELLE, ijt I, 3, rue
Auguste-Vacquerie, à Paris, et Château de Fayrac,
par Domme (Dordogne).
Docteur Paulin Brou de
LAURIÈRE, Q I,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.
MM. Camille MERLAUD,
artiste peintre, à Verteillac
(Dordogne).
Fernand MILET,
A, greffier en chef près le Tri¬
bunal civil et correctionnel, à Périgueux.
alexis
MITTEAU, juge suppléant au Tribunal de
Commerce, négociant, 11, rue Combes-des-Dames,
à Périgueux.
Edouard
MITTEAU,
Combes-des-Dames,
rue
11,
à Périgueux.
Pierre-Êdouard LAUSSINOTTE, officier du Mérite
MARCEL MOISY, Il
Agricole, ancien notaire, à Cubjac (Dordogne).
LÉON LAVAUD, négociant, 6, rue Salinière, à Péri¬
Henri MONTASTIER, négociant, place Francheville,
étienne LAVAL, négociant, 32, cours Montaigne,
Mme Théodore LEBOUCHER, négociant, rue Gambetta,
à Périgueux.
de
LÉPINE, au Change (Dordogne).
LESPINAS, ancien magistrat, rue Bourdeilles, à Périgueux.
Mme la baronne Amélie de LESTRANGE, i, rue de
Paris, à Périgueux.
MM. Gaston LINARD, château de Lafaye, par Razacsur-l'Isle (Dordogne).
edmond
MAGE, ancien percepteur, à Labatut, près
Vergt (Dordogne).
Gaston MALEVILLE, libraire, àLibourne (Gironde).
Gabriel
MAREY, à Marsac, par Périgueux.
Manuel MATOSÈS, artiste peintre, à Combéranche,
par Ribérac (Dordogne).
M™ Amélie-Jeanne
Albert MONTET,
château de la Juvénie, par Payzac-
de-Lanouaille (Dordogne).
à Périgueux.
raoul
rue
à Périgueux.
gueux.
MM, Edmond
A, lieutenant au 5ome, 84,
Gambetta, à Périgueux.
MAUMONT,
rue
de La Boëtie, à
Périgueux.
MM. Paul MAURAUD,
A, architecte, rue de La Boëtie,
à Périgueux.
Èmile MAZY, 3, place Bugeaud, à Périgueux.
jules MORVAN, entrepreneur de peinture, place du
Quatre-Septembre, à Périgueux.
Gambetta, à Péri¬
■Paul NAU, pharmacien, 33, rue
gueux.
Baron Henri
de
NERVAUX, 14, rue du Plantier,
à Périgueux.
Honoré PARACINI, entrepreneur
de peinture, 14,
Saint-Front, à Périgueux.
jean-georges PASQUET,
I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
LÉON PAUTAUBERGE, 36, avenue Ledru-Rollin,
rue
à Paris.
évariste PÉRAUD,
12,
rue
Nouvelle-du-Port, à
Périgueux.
médecin-vétérinaire, rue VictorHugo, à Périgueux.
M11,0 Georges de PEYREBRUNE, femme de lettres, à
Asnières (Seine).
Louis PEYNAUD,
M. Docteur
jean-joseph PEYROT, ^ O,
sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafa-
yette, à Paris, et à Château-l'Evêque (Dordogne).
—
—
3o —
MM. EUGÈNE PICARD, industriel, i, rue
de la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
Docteur
Albert
de
PINDRAY, 7, rue Bodin, à
PLANTÉ, 32, rue de La Boëtie, à Péri¬
gueux.
Edmond POIRIER,
capitaine au 5ome, 28, rue de
La Boëtie, à Périgueux.
Robert
PORENTRU,
A, dentiste-médecin, rue
Saint-Front, à Périgueux.
Docteur samuel POZZI, efc O, conseiller général,
47, avenue d'Iéna, à Paris.
auguste PR A DE AU, juge au Tribunal de Commerce,
place de la Mairie, à Périgueux.
JULES PRÉVOST, directeur de l'Agence l'Urbaine,
12, place du Palais, à Périgueux.
RÉGHÈERë, efr, capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.
Louis-Paul
Gérard RAYNAUD, 57, rue de Metz, à
Jean REIGNIER, rentier, 26,
rue
Périgueux.
Louis-Blanc,
à
Périgueux.
Eugène RENAUDIE, au Grand Café des Boulevards,
Montaigne, à Périgueux.
édouard REQUIER, îfc, chevalier du Mérite agri¬
cole, conseiller général, 30, rue Chanzy, à Péri¬
cours
gueux.
Fernand REQUIER, 22, avenue Bertrand-de-Born,
à Périgueux.
LÉOPOLD
rue
REYNAUD, 38,
Antoine-Gadaud, à
André ROLLAND de DENUS,
I, 216, route de
Périgueux.
Toulouse, à Bordeaux.
Eugène
ROUGIER, I# A, greffier de paix, 52,
rue
de l'Hôtel-de-Ville, à Ribérac (Dordogne).
Maurice ROULET, négociant, 96, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
gueux.
Baron de
—
publiciste,
rue
SAINT-PAUL,
Aubergerie, à Péri¬
château de Ligueux,
par Sorges (Dordogne).
Périgueux.
EUGÈNE
MM. Eugène ROUX,
31
M,ne la Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du Lieu-Dieu,
par Périgueux.
M. Georges
SARAZANAS, avocat, 3, cours Fénelon, à
Périgueux.
MUo Jeanne SARLANDE, 64 bis, rue Monceau, à Paris,
et au château de La Borie, par Champagnac-deBelair (Dordogne).
MM. georges SAUMANDE, député, 25, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
Honoré SÉCRESTAT, % 0, au château de Lardimalie, par St-Pierre-de-Chignac (Dordogne).
Henry SOYMIER, pharmacien, 8, rue Taillefer, à
Périgueux.
Armand TENANT, professeur de musique, 17, rue
Eguillerie, à Périgueux.
Edouard
de
TEYSSIÈRE,
chef de bataillon à
l'Etat-Major du X° corps d'armée, à Rennes.
Victor THIÉBAUD, employé des Postes et Télé¬
graphes, rue de Paris, à Périgueux.
Adolphe TRUFFIER, facteur de pianos, rue Tail¬
lefer, à Périgueux.
Marc VENTENAT,pharmacien, 3, cours Montaigne,
à Périgueux.
M™6 8 de VERNINAC de SAINT MAUR, château du
Petit-Change, par Périgueux.
Comtesse de VERTHAMON, 1, rue de Paris, à
Périgueux.
MM. HENRI VEYSSET, 5, rue Paul-Louis-Courier, à
Périgueux.
ferdinand VILLEPELET, Cl I, archiviste départe¬
mental, boulevard Lakanal, à Périgueux.
-
—
33
—
1S97. — Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.
SOCIÉTÉ DÉCÉDÉS
MEMBRES DE LA
Calixte LARGUERIE.
1898.
—
Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.
1888.
—
Docteur USSEL.
1889.
—
CLUZEAU.
1899.
—
1900.
—
Charles BUIS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.
Capitaine Antoine RILHAC.
Mme LINARD.
1890.
—
TRANSON.
Baron Ernest
Abbé BOURZÈS.
Albèric DUPUY.
de
NERVAUX.
Docteur Albert GARRIGAT.
1901.
—
Cyprien LACHAUD.
Docteur Armand de
1891.
-
CROS-PUYMARTIN.
1892.
—
Prosper FOURN1ER.
1902.
1893.
—
—
—
Charles
Michel HARDY.
Adolphe PASQUIER.
Jean BORIE.
François JEANNE.
Comté G. du GARREAU.
—
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE.
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
Ingénieur VERGNOL.
Paul-Émile BARRET.
MORVAN.
Anatole de
1903.
—
BOUCHÉ.
Théodore LEBOUCHER.
1896.
GÉRARD.
Paul
Michel ROUGIER.
Général Jules LIAN.
1895.
Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉDAT.
Lucien LACOMBE.
Alfred
1894.
—
LACROUSILLE.
ROUMEJOUX.
Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.
1904.
—
Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.
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—
34
—
AVIS
La brochure contenant les Statuts est à la
disposition
des membres de la Société
au
qui pourront la demander
Secrétariat, 73, rue des Barris, à Périgueux, où se
trouvent aussi des
par
les
personnes
nouveaux
Bulletins d'adhésion à faire signer
qu'on aurait à présenter
comme
sociétaires.
La Commission administrative a fixé l'ouverture de
la huitième Exposition des Beaux-Arts de la Société
au
dimanche 22 mai 1904, et la fermeture, sauf
proro¬
gation, au dimanche 24 juillet suivant.
Les
cotisations
de
l'année
1904
seront,
comme
d'habitude, mises en recouvrement vers la fin du mois
de mars.
Afin d'éviter des frais
inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la Société, 30, rue
Alsace-Lorraine, à
Périgueux.
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