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Médias

Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 28 janvier 1905.

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Numéro 6.

BULLETIN

ANNUEL

d.e la.

DE

L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 28 Janvier 1905
\

LÏSTE

GÉNÉRALE
des

MEMBRES
Pour

DE

LA

l'-iYinxiée

SOCIÉTÉ
1905

PERIGUEUX
Imprimerie D.

Joucla,

rue

Lafayette, n° 19

1905
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:

BULLETIN

ANNUEL

de la,

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DE LA DORDOGNE

COMPTE RENDU
de

L'ASSEMBLÉE GENERALE ORDINAIRE
Du 28 Janvier 1905

LISTE

GÉNÉRALE

DES MEMBRES DE LA
Pour

l'Année

SOCIÉTÉ

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Bulletin n° 6

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DE

B.M. DE PERIGUEUX

D.

JOUCLA, RUE LAFAYETTE, N° 19
190S

^

PÉRIGULUx}

PERIGUEUX
IMPRIMERIE



m

9-4-e

COMPTE RENDU
Ile

l'assemblée générale ordinaire du 28 Januier 1905

Le samedi 28 janvier
1905, à 8 heures et demie du
soir, dans la salle du Conseil de l'Hôtel de ville de

Périgueux, a eu lieu l'Assemblée générale de la Société
Dordogne.

des Beaux-Arts de la

En l'absence de M.

le docteur

Peyrot, retenu à
Paris, et qui, jusqu'au dernier moment, espérait pou¬
voir -venir, la séance

été

présidée

par M. Hepper,
spécialement désigné, aux termes des Statuts, par ses
collègues de la Commission administrative.

M.

a.

Hepper prend place

au

fauteuil, assisté de

M. Bertoletti, secrétaire général, de M. Daniel, secré¬
taire

adjoint, de MM. Pasquet et le docteur LadeviRoche, membres de la Commission administrative.
Assistaient à la réunion

y étaient régulièrement
représentés les membres de la Société suivants •
ou

:

MM. le Lieutenant G. Albert,

J. Aviat, R. Bardon,
Bertoletti, F. Bosche, P. Bourdichon, le Comman¬
dant Brecht, G.
Chalavignac, J. Chevalier, C. Cotinaud, L. Daniel, le docteur 0. Delbès, A. Delmon,
A.

-

L.

4 —

Deschamps, O. Domège, E. Dorsène, A. Dorson,

G. Dose, R. Dosque, G. Dufour, J. Dupuy, E. Dussaux,
Mmo la Comtesse de

l'Écochère,

MM. A. Falcon,

Falgoux, C. Faure, L. Ferminet, F. Fommarty,
J. Fontalirant, E. François, E. Frenet, L. Gaillard,
G. Gautier,
H. Grasset, L. Hepper, D. Joucla,
A. Labrousse, A. Lacape, E. Lacoste, E. de Lacrousille, le Docteur F. Ladevi-Roche, P. Lagrange,
J. Laparre, le Docteur Brou de Laurière, E. Laval,
L. Lavaud,
G. Mage, G. Maleville, M. Matosès,
E. Mazy,
P. Mauraud, C. Merlaud, A. Mitteau,
E. Mitteau,
le Lieutenant M. Moisy, A. Montet,
E.

Mlle V. Moreau,

MM. le Baron de Nervaux, H. Para-

cini, G. Pasquet, E. Péraud, J. Peyrot, E. Planté,

Capitaine E. Poirier, R. Porentru, C. Pouyaud,
Requier, F. Requier, le Capitaine L. Réghèere,
J. Reignier, T. Roudergues, E. Rougier, Mme la Mar¬
quise de Sanzillon, MM. L. Simon, H. Soymier,
A. Tenant, V. Thiébaud, A. Truffier, M. Ventenat,
M'ne de Verninac de Saint-Maur, MM, H. Veysset,
F. Villepelet.
le

E.

En ouvrant la séance,

le Président présente les

de M. le docteur Peyrot,

puis il fait procéder
tirage au sort des œuvres d'art acquises à la suite de
la dernière Exposition et destinées à être réparties entre
excuses

au

les membres de la Société.
Le tirage a donné les résultats suivants :
Le tableau Chef de four
à M. E. Picard ;

à Porcelaine par Aridas, 'est échu
le tableau Hêtres à Fontainebleau, par Baudot,

à M. Pierre Lagrange;

par Choppin,

le buste en terre cuite, Faune enfant,
à M. Lacape ; le tableau l'Isle à Barnabe, par

Daniel, à M. E. Frenet; le tableau Vieux moulin à Crozant,
par E. Delahogue, à M. Moisy ;

le tableau Paysage d'automne,

par E. Delahogue, à M. Christian Faure ; le tableau le Goûter,

Disand, à M. Dexam Lagarde ; le dessin à la mine de
plomb Uzerche, par Fontan, à Mme de Verninac de SaintMaur; l'aquarelle Jalle de Saint-Médard, par Forel, à M. le
docteur Delbès ; le tableau les Meules fraîches, par Garaud,
à M. Dongreil; le pastel Jours tristes, par Guillaumot-Adan,
à M. Edouard Requier; le tableau Vallée de Chamounix, par
Jullien, à M. le baron de Nervaux ; le pastel la Ville close, par
Lauvernay, à M. Numa Bonnet ; le tableau Bords de la Marne
à l'automne, par Mathieu, à M. Ed. de Lépine ; le tableau
Environs de Ziericksée, par Pépin d'Escurac, à M. Joseph
Durand-Ruel; le tableau Bords de Seine à Tournados, par
Sauzay, à M. le marquis de Fayolle; l'estampe Lithographie
originale, par Fontan, à MmoA. Lapeyre ; la seconde estampe
Lithographie originale, par Fontan, à M. R. Marey ; les cinq
gravures la Vierge des Mariniers, par Fournier Sarlovèze,
sont échues à MM. le docteur Faguet, Laussinotte, Henri
Chastenet, L. Clervaux et à Mlle Papillaud.
par

Les dix gravures
tribuées :

envoyées par l'Etat ont été ainsi dis¬

FrançoisIer, d'après Bonnington, par Léveillé, à M. H. Parale Nid, d'après Boucher, par Champollion, à M. le
commandant Brecht ; Scène champêtre, d'après Boucher, par
Champollion, à M. Gérard Raynaud; Combat de Cavaliers,
d'après Salvator Rosa, par Rapine, à M. A. Laporte ; Revue
de Châlon, d'après Détaillé, par Giroux, à M. Rougier; le Rêve,
d'après Détaillé, par Giroux, à M. Reignier; le Ménage du
Menuisier, d'après Rembrandt, par Bertrand, à M. F. Milet;
le Banquier et sa Femme, d'après Quentin Metzys, par Levrine,
à M. V. Dunogier ; Rouget de l'Isle, d'après Pils, par Rajon,
à M. G. Dufour ; Bertin, d'après Ingres, par Bouisset, à
M, Villepelet.
cini ;

Après la lecture et l'adoption du procès-verbal de
la dernière Assemblée générale, la parole a été donnée

-

à M. Bertoletti, secrétaire général,

qui a fait le rapport

annuel moral et financier en ces termes :

Messieurs et chers Collègues,

7



quantité n'est pas tout, et rien ne serait facile comme
salles d'exposition beaucoup plus spacieuses et
encore plus nombreuses que celles de notre pavillon spécial, si on
se bornait à tout accueillir sans tenir compte de la qualité des
tableaux. Agir de la sorte ne serait point faire œuvre de saine
éducation artistique ; ce serait plutôt aller à l'encontre de la pensée
Mais la

de

garnir des

maîtresse de notre Société.
Les pouvoirs que vous

aviez confiés, le 28 décembre 1901, à la
Commission administrative de la Société, touchent à leur terme.
Le dernier devoir qui incombe à la Commission, au nom de laquelle
j'ai, une fois de plus, l'honneur de parler, est celui de résumer
devant vous les actes de la vie sociale durant l'année 1904, année
toute vouée par la Société à servir et à étendre l'idée de l'Art en ce
gracieux Périgord.

L'Art, phare puissant, répand à profusion ses étincelants rayons ;
fleur choisie et parfumée de l'esprit humain, son arôme est indis¬
tinctement agréable à tous, et le terrain où cette fleur s'épanouit
est surtout propice à réunir les hommes des camps les plus divers.
C'est là qu'ils se rencontrent volontiers, heureux de disserter,
paisibles, sur le Beau ; heureux de partager les douces et récon¬
fortantes émotions que procurent toujours les œuvres de
choix,
surtout lorsqu'on parvient à entrer en communion avec l'artiste
créateur et que l'on en pénètre la pensée intime.
Mais, si l'Art élève et instruit, s'il charme tous ceux qui subis¬
sent son chaud rayonnement, s'il n'a et ne peut avoir d'ennemis,
il ne va pourtant pas sans avoir encore d'assez nombreux indiffé¬
rents : ceux qui en ignorent la haute portée et l'éloquente expres¬
sion.
Et

c'est

précisément, Messieurs et chers collègues,

pour

per¬

mettre au plus grand nombre

possible de nos concitoyens, dont
aucun, certes, n'est réfractaire au Beau, de savourer les plus déli¬
cates sensations d'art, que notre Société a été créée et
qu'elle
ouvre périodiquement des expositions.
L'année 1904

a

été pour nous le couronnement rêvé d'une de ces

périodes, puisqu'elle a vu s'ouvrir le huitième Salon Périgourdin
organisé par la Société, et que ce Salon contenait une sélection
d'oeuvres variées et très intéressantes, faisant
suite, avec honneur,
à celles que comprenaient nos précédentes manifestations d'Art.

C'est donc à la qualité surtout qu'il convient à notre
songer

Société de

lorsqu'elle entreprend l'organisation d'un Salon. Et en ce

qui concerne particulièrement celui de 1904, la Société a quelque
droit de s'enorgueillir d'avoir réussi à y attirer tant d'artistes d'une
valeur indiscutée, dont plusieurs marchent aux premiers rangs de
la brillante École française contemporaine.

Rappelons ici que plus de la moitié de nos exposants avaient eu
récompense et que 89 d'entr'eux
étaient des lauréats du Salon officiel de Paris. Parmi ces derniers,
on comptait 48 artistes hors concours et 31
médaillés ou men¬
tionnés à ce même Salon. Et c'est un honneur précieux pour la
Société des Beaux-Arts de la Dordogne, que celui d'inscrire au
livre d'or de sa dernière exposition les concours, parfois si difficiles
à obtenir, d'aussi éminents artistes.
leur talent consacré par une

de M. Ferdinand Humbert,
à côté de brillants peintres, comme
MM. F. Barrias, Roll, Barillot, Hermann-Léon, Guillemet, Thévenot,
nous avions encore une fois le regretté maître bordelais LouisAugustin Auguin.
A

côté de M. Jean-Paul Laurens et

membres

de

l'Institut,

Puis il y avait MM. Aviat, Bourgogne, Cabié, Cabrit, Cachoud,
Carl-Rosa, Checa, E. Claude, L. Couturier, Darien, Focillon, Garaud,
A. Girard, Gueldry, Guéry, A. Humbert, Lwill, Landelle, Laparra,
Mme LaVillette, MM. Le Sénéchal de Kerdréoret, Morlon, Nonclercq,
Nozal, Petitjean, Pezant, Quinsac, Roullet, P. Saïn, Salzedo, Sauzay,
Scherrer, Sébilleau, Smith, Troncy, Truchet, Vauthier, Vnllnn,
Zwiller, P.-E. Berton, Calvé, Choppin, Delaistre, Delzers. Ernst,
Félix, Flick, MUe Granger, MM. Grateyrolle, James Kay, Mlle Leeocq,
MM. Mage, A. Magne, Mathieu, Moisset, Ten Cate, etc., etc.
Et nos vaillants

artistes périgourdins ont abondamment ajouté

à l'harmonie de ce brillant concert, en y semant une

variété de notes personnelles,

intéressante

qui ne furent ni les moins applau¬

Les artistes ont désormais appris à aimer
Périgueux, et ils ont
répondu avec l'empressement que nous souhaitions à l'appel de la

dies, ni les moins goûtées des nombreux visiteurs.

Société.

pérégrinent assez rarement en province, était représentée à notre
Salon par quelques œuvres de choix, signées par MM. Loiseau,

A notre

dernier Salon

ils étaient

194, et l'ensemble de
leurs envois, atteignait 435 œuvres inscrites au catalogue.

La jeune

École impressionniste elle-même, dont les productions

Maufra, Moret, "Wilder et par l'un des principaux initiateurs du
genre, le maître récemment décédé Camile Pissarro.
Les

salles du

Musée du Périgord, qui abritèrent nos deux
pré¬
Salons, étant désormais occupées par la collection publi¬
que, il a fallu installer sur les allées de Tourny, avec des frais un
peu plus lourds, la galerie démontable de la Société, ce qui n'avait
pas été fait depuis 1896. Mais, là aussi bien qu'au Musée, les
tableaux étaient parfaitement mis en
valeur, sous une très belle
lumière, et ils formaient ce charmant ensemble, si goûté du public,
qui a pu en étudier la haute portée d'Art pendant plus de deux

cédents

mois.

d'Art, a été compacte au point que, par moments, il devint presqu'impossible de circuler dans les salles.
a

donc

eu

les suffrages des érudits et des

penseurs ; il a eu ceux de la masse du public appelé à

le juger, et
approbations ont été traduites en termes flatteurs
par toute la presse locale et régionale.
ces

unanimes

C'est ici, Messieurs et chers Collègues,
une démonstration par
les faits, que le but d'éducation artistique, par nous
poursuivi, est

compris autour de nous et que les germes que nous semons tom¬
bent en bonne terre. N'est-ce point, pour la

Société, la plus haute

récompense qu'elle puisse ambitionner ?
Au

surplus, d'autres indices viennent corroborer cette démons¬
Regarder, étudier et sentir, vivre l'œuvre d'Art, certes,
c'est la chose importante ;
mais désirer l'œuvre elle-même et s'en
assurer la
possession, c'est le signe définitif marquant, qu après
l'avoir comprise, on en aime toute la séduisante beauté.
tration.

Or, le cercle d'amateurs vraiment épris d'Art s'élargit sans cesse
parmi nous et les œuvres, restées en Périgord à la suite de l'Expo¬
sition, ont été aussi nombreuses que judicieusement choisies.
Le Musée, pour sa part, s'est enrichi de
quatre tableaux
La Lapidation de Saint Etienne,

:

deux,

par M. A. Humbert, et La Brume

d'hiver, par M. J. Cabrit, furent choisis par le distingué et savant

jfLes

conservateur, M. le marquis de Fayolle.
deux autres, aussi
Hermann-Léon, Messe de St-Huhert, que le
Portrait de M. F. Barrias, furent offerts gracieusement à la Ville
par leurs auteurs.
bien la belle page de M.

Les collectionneurs

d'un

rens; Prés inondés et Bords d'étang, de M. Barillot; Fantasia, de
M. Checa ; Petit Déjeuner, de M. Thévenot; Chanteuse,
de M. Truchet ;

Solitude, de M. Cabié ; Le Moulin et La Plage, de M. Guillemet ;
Modèle, de M. Laparra; Barque de pêche, de M. Morlon; Canal
de la Giudecca, de M. Roullet; Soir, de M. A. Girard, etc., etc., sans
omettre les frais paysages périgourdins : La Dordogne
à Bellerive,
Le

de M. Pasquet, et Coin de Parc, de M. Darnet.
Notre

Société

peut que s'estimer heureuse d'avoir secondé
de ses forces, l'intention de ces amateurs
qui, entrés en communion intime avec la pensée - e certains artis¬
tes, ont désiré la possession d'œuvres particulièrement aimées,
afin de pouvoir en contempler toutes les splendeurs en silence, de
s'en assimiler le sens mystérieux et d'avoir le doux agrément de
dans toute la

Tout ce que le pays compte d'artistes et d'amateurs
éclairés, fut
séduit par les œuvres exposées et, vers la
fin, lorsqu'il y eut entrée
gratuite, la foule des visiteurs attirés autour de notre manifestation

Notre huitième Salon

détacher de la liste de leurs acquisitions des ouvrages tels que :
La Mort de Chopin, de M. F. Barrias ; Turgot, de M. Jean-Paul Lau-

périgourdins, de leur côté, ont fait preuve
goût très affiné. Qu'il nous suffise, à l'appui de ce dire, de

converser

ne

mesure

à loisir

avec

elles

dans le favorable recueillement

du

logis familial, ainsi paré du plus riche ornement.
La Société elle-même a pu,

malgré les charges plus lourdes qui
pesaient, cette année, sur ses épaules, retenir quatorze ouvrages.
En outre, elle a reçu, reconnaissante, les dons que voici : de
M. Daniel, son tableau l'Isle à Barnabé; de M. E. Delahogue, son
Paysage d'Automne-, de la Société d'Artistes girondins, deux Litho¬
graphies originales signées E. Fontan; de M. Fournier-Sarlovèze,
cinq exemplaires de la giavure reproduisant son tableau la Vierge
des Mariniers ; du Ministère des Beaux-Arts, dix «preuves d'art,
signées par divers graveurs et reproduisant des Tableaux de Maîtres
Cela constitue l'ensemble des 33 lots qui, il y a quelques
instants,
ont été répartis entre les sociétaires, par la voie de tirage au sort.
L'année
une

190-1 a donc été bonne pour notre Société, qui a donné
nouvelle preuve de sa vitalité. Elle a été bonne pour l'œuvre

d'éducation artistique qui nous est chère, puisque le Salon Périgourdin était composé de tableaux de choix et que l'enseignement
qui en dérivait n'a pas été perdu.
Le Salon,

vous le savez, a été honoré de la visite officielle de
Benedite, Conservateur du Musée National du Luxembourg et
Inspecteur des Beaux-Arts, spécialement délégué par le Ministre.
M.

M.

Benedite, accompagné des principales autorités du départe¬
entouré d'une foule de sociétaires et d'amateurs
d'art, a parcouru les salles de l'Exposition et, après avoir examiné
attentivement chacune des œuvres, il s'est montré particulièrement
satisfait de la bonne tenue du Salon. Le soir, au banquet qui
clôturait cette mémorable fête, M. Benedite encouragea vivement
ment et de la ville,



to

notre œuvre et, dans l'éloquent discours qu'il prononça à cette
occasion, on trouve ce jugement à l'adresse de notre Société et du
but qu'elle ambitionne :

d'enseignement. Car à côté des intérêts de
l'exposant qui trouve, grâce à ces manifestations périodiques, le
moyen d'étendre son public, de gagner des sympathies et d'aug¬
menter ses débouchés, il y a l'intérêt supérieur de votre public
local, qui est mis par vos exhibitions en contact avec les mouve¬
ments divers de la production courante, dont la curiosité est gardée
en éveil, dont l'instruction artistique
est tenue à jour
»
« A ce
point Je vue, vous faites donc l'œuvre la plus utile de
décentralisation provinciale. Aussi, Messieurs, ne puis-je qu'ap¬
plaudir, au nom du Ministre de l'Instruction Publique et des
Beaux-Arts, au nom du Directeur des Beaux-Arts, de même qu'en
mon propre nom,
si j'osais le joindre au leur, à cette entreprise
intelligente, libérale, si courageusement poursuivie et si heureu¬
sement résolue, malgré tant de difficultés matérielles à surmonter ».
«

C'est une

Mais

un

œuvre

aussi réconfortant

succès aurait été bien difficilement

Ce devoir de reconnaissance

éminent et bon Président M. Peyrot, dont la haute auto¬
sans

compter, à servir les intérêts

de la Société ;

Au

Conseil général de la Dordogne,
encourager pjtr une

qui a bien voulu, lui aussi,

subvention ;

Au Ministre des Beaux-Arts, qui, en outre d'une subvention, nous
a

donné dix superbes gravures, et qui a marqué tout l'intérêt qu'il

prenait à notre manifestation d'Art en envoyant auprès de nous
M. Benedite, en qualité de Délégué spécial ;
Au

Fréfet de la Dordogne, dont l'appui si utile en maintes cir¬

constances, ne nous a jamais manqué ;
Au

jury de classement des

œuvres d'art qui, présidé par son
doyen, M. Dose, secondé par le vigilant secrétaire
M. Pasquet, a accompli avec autant d'autorité que de diligence, sa

vénérable

délicate mission.

à

nous

réjouir

MM. le

lieutenant Georges

Albert, Aubin Bourgoin, Paul Cocula
Mme la comtesse de l'Ecochère, MM. Louis Fer
minet, Charles Flotta, Jean Fontalirant, R. Fournier-Sarlovèze
Ludovic Gaillard, Ermst Gav, Elmond
Guichard, Arthur Lacape
A. Mercier-Lachapelle, LéopoLl Malivert,
Edouard Michel, M1,os Va
lentine Moreau et Marie rapillaud, MM. Joseph
Parrot-Lagarenne
Charles Pouyaud, Théophile Roudergues et Louis Simon.
Un autre sujet de joie pour notre
compagnie, c'est celui d'enre¬
gistrer les distinctions honorifiques décernées à plusieurs de ses
membres pendant l'année 1904.
Ce sont

:

MM. le Dr de Brou de

Gcursat-Sem et Emile Labroue,

Laurière, Ernest Frenet, Georges
nommés Chevaliers de la Légion

d'honneur ;
MM. René Bardon,
J.-Victorin Dunogier, le docteur Charles
Fag'uet, le capitaine Edmond Poirier et Armand Tenant, nommés

Officiers d'Académie ;
MM. Jules

Chastenet et le capitaine

Edmond Poirier,

A tous

nos

vives et cordiales

précité,

félicitations !

Mais, au tableau, il y a aussi l'ombre, le côté triste et affligeant
de l'année. La Société a perdu cinq des siens :
André Rolland de Denus,

le président honoraire qui fut, presque
1886, le président effectif de la Société et qui
dirigea, pendant dix ans, ses travaux avec tant de zèle et de
à

notre

début,

en

succès ;

Municipalité de Périgueux, qui a accordé une subvention à
notre œuvre et qui a accueilli si favorablement toutes nos requêtes ;
A la

nous

nous avons

nommés Chevaliers du Mérite agricole.

Messieurs et chers collègues, l'expression
de nos sentiments de vive gratitude à tous ceux qui ont contribué
à la réussite de notre entreprise :

employée,

rempli,

MUo M.-L. Delsuc,

Nous enverrons d'ici,

rité s'est toujours



de la venue au sein de la Société de vingt-deux nouveaux membres

obtenu, sans les précieux concours que la Société a eu la bonne
fortune de rencontrer de divers côtés.

A notre

II





Le marquis de Chantérac, ancien page de Charles
X, érudit des
plus distingués et parfait homme de bien, qui, quoique fixé loin
du Périgord, aimait de toute son âme les diverses institutions de
son pays d'origine et montrait une particulière
prédilection pour
notre œuvre ;

Faure, venu à nous" dès qu'il connut l'utilité de notre
au sein de laquelle son caractère bon et loyal avait ren¬
contré toutes les sympathies ;
Fernand Lagrange qui fut, durant ces six dernières
années, notre
vice-président aimé et qui, à ce titre, dirigea presque toutes nos
réunions avec un tact parfait et une autorité à
laquelle tous se
plaisaient à rendre hommage ;
Paul

Société,

Le D1' Rousselot-Beaulieu, l'un de nos plus anciens
membres,
qui, malgré ses multiples devoirs professionnels, s'intéressait tout
particulièrement à notre vie sociale.

BIBLIOTHEQUE
DE

LA

DE

PÉRIGUEUX

VILLE

Ce sont des regrets

bien profonds, que ces chers disparus ont
leurs familles d'agréer

laissé dans notre Société, et nous prierons
nos

unanimes sentiments de respectueuse

Voici

maintenant l'heure

de

condoléance.

résumer le bilan

social tel qu'il

résulte des comptes si soigneusement tenus par M. Hepper, notre
attentif trésorier :

A cette somme il

convient d'ajouter, pour trois cotisations en
francs,
retard, 30
ce qui augmente d'autant l'actif social.
Sur la somme disponible,

pour

les

amortir,

Expositions.
Le bilan social est le suivant :

Entrées :

Actif :

Reliquat en caisse au 31 décembre 1903

2.664f40

Cot sations de 1904

1.800

»

Cotisations des années précédentes.

90

»

Intérêts

37 75

1.000
500

Subvention de la Ville de Périgueux
Subvention du Département de la Dordogne
Subvention de l'État

500

Matériel de la Galerie

Tringles

en

fer

(mémoire).

pour soutenir les

tableaux, placées

à l'école Lakanal

(mémoire).
(mémoire).

Cotisations à recouvrer

Total sauf mémoire

»
»

7.611*25

222 55

Passif :
Bons à rembourser sur la Galerie

Intérêts dus
....

222* 55

Fonds en caisse

»

1.019 10

Recettes de l'Exposition

•Total

la Commission vous propose de tirer,
quatre des Bons relatifs à la Galerie des

aux

2.950f

mêmes Bons

Comptes à régler
Total sauf mémoire

Sorties :

Transport des œuvres d'Art, aller et retour
de recouvrement et affranchisse¬

1.107*

»

Frais de bureau,

244

ments

»

116 10
1.119 »
506 95
28 »

Loyer et assurance

Acquisitions d'œuvres d'art
Imprimeurs
Intérêts payés

Montage de la galerie d'Exposition, réparations et
démontage
Installation et remballage des tableaux, tapissier,

1.641 80

horticulteur, quincaillier, personnel, eoc

1.236 50

Emballage des œuvres d'art à Paris et à Bordeaux,
transports dans ces villes et autres frais

1.116 20

Total

7.388f 70

Tel est le résumé des comptes

»

(mémoire).
(mémoire).
2.95ûf

»

soumis à votre approbation.

que le Congrès des Sociétés
Savantes, auquel notre Société est invitée à se faire représenter,
se tiendra, en 1905, à
Alger,.pendant la semaine de Pâques.
Nous avons encore à vous

annoncer

La Session des Sociétés des Beaux-Arts des départements à
laquelle M. le Ministre nous invite également à envoyer une délé¬
gation, aura lieu à Paris après la Pentecôte.
A propos de ces Congrès, notre savant collègue, M. le docteur
Ladevi-Roche, va nous régaler, tout à l'heure, avec le rapport qu'il
a préparé à notre intention, touchant les
travaux de l'an dernier.
Voici donc,

terminée.
vous,

Messieurs et chers collègues, la tâche du rapporteur
faire revivre devant

L'année que nous avons essayé de

n'aura pas été stérile pour la Société.

La manifestation

d'Art

qu'elle offrit à l'intelligent public péri-

gourdin a été réussie comme elle le souhaitait, et nous avons tout

Ëntiées

7.611'25

Sorties

7.388 70
Reste

222f 55

lieu de croire que, de l'enseignement qui en
les plus beaux fruits.

découlera, germeront

Périgueux, le 28 janvier 1905.
Le Secrétaire général.

A. BERTOLETTI.



Les conclusions de

ce

i4



rapport, mises aux voix par

M. le Président, ont été approuvées à l'unanimité par
l'Assemblée générale.

M. le docteur Ladevi-Roche, à son tour, a

fait un

rapport au sujet du dernier Congrès des Sociétés
Savantes, réuni à Paris au mois d'août dernier.
Voici ce remarquable travail, qui a été très goûté par
l'Assemblée et vivement applaudi :
Messieurs,
Une femme d'une grande
dont

un

des

naissance et d'une immortelle beauté,
princes de la sculpture italienne nous a conservé les

vêtements de

chair, avait coutume de dire : « La pudeur chez la
femme, n'est peut-être que la crainte de dévoiler une infirmité
inconnue

».

prendre au vrai cette maxime, la Société des Beaux-Arts de la
Dordogne pourrait oser tous les regards, même ceux de l'Aréopage.
A

en l'effleurant de leurs ailes, ne font
lui apporter une nouvelle jeunesse, une nouvelle
beauté. Elles ajoutent, passant tour à tour, un fleuron à sa cou¬
ronne, une majesté nouvelle à celle qui tient si bien le sceptre du
Les

années, qui passent,

chacune

que

Beau.
Je salue heureux, avec vous, ce jour désiré où réunis, confondus,
membres d'une même famille, nous nous retrouvons chaque

année
progrès de notre chère Société, pour raconter
ses justes mérites, pour rendre témoignage, devant cette cité
qui
fut son berceau, à sa marche incessante en avant, à l'éclat toujours
plus vif de l'étoile qui nous conduit au milieu des obscurités de ce
pour applaudir aux

monde.

Peut-être

quelques esprits, parmi ceux qui nous observent,
voyant, à chaque réunion, vos orateurs tenus à la règle étroite du
même sujet, les plaignent-ils en secret,
les voyant d'avance
condamnés, par la monotonie, aux redites fâcheuses, aux éloquen¬
ces quelque peu défraîchies, à ce je ne sais
quoi, qui, fait du train
vulgaire de tous les jours, laisse le public indifférent, peut-être
même impatient et morose.
Erreur

fâcheuse, née obscure d'un raisonnement mal formé,

surgissant vagabonde aux cerveaux que les vanités de la vie mon¬
daine

emplissent de fausses visions.

A parler de l'Art, sous quelque forme qu'il se présente, comment
s'exposer aux redites, comment craindre la monotonie, comment
franchir à son insu les frontières dangereuses du royaume des

ennuis ?

L'Art qu'est-il autre chose, sinon la Nature elle-même ? La Nature

jamais monotone ou ennuyeuse, et à marcher sur ses pas,
la main, comment craindre les recom¬
mencements fastidieux ?

fut-elle

à s'avancer la tenant par

La Nature travaille sur un plan qui ne change jamais.

Vainement
les chevaliers de Lamarck, les Darwin, nous racon¬
tent les mutations incessantes des espèces, les transformations
continues des types régulateurs du monde animal ou végétal. Les
sépultures trouvées aux cavernes de l'âge de pierre, les momies
des Pharaons, les tombes antiques du Pérou ou du Mexique, nous
redisent éternelles et les mêmes hommes et les mêmes animaux,

les Sophistes,

Parmi l'immen¬
êtres, beaucoup ont disparu, bas-reliefs ça et là mutilés,
mats aucuu type n'a jamais été transformé.

et

les mêmes plantes que nous voyons aujourd'hui.

sité des

même ciel, une même
les mêmes animaux et les mêmes plantes,
où trouver un artiste assez heureux, eut-il en main la plus riche
palette, pour traduire les variations incessantes qui passent rapides
sous nos yeux? A chaque heure du jour le ciel ne change-t-il pas
d'aspect? Quelle est la nuit semblable à une autre nuit? La mer;
suivant qu'elle est plus ou moins imbibée de lumière, calme ou
agitée, ne donne-t-elle pas à nos yeux le spectacle d'océans aussi
nombreux que les étoiles qui s'y reflètent?
Si la nature n'a qu'un thème unique, un

mer, une même terre,

Que dire de la gamme des verts, qui pourra les analyser? Lis
arbres, les fleurs, les plantes, au printemps, à l'été, à l'automne
jusqu'en hiver, ne revêtent-ils pas des nuances nouvelles? Chaque
feuille, qu'elle soit trempée de pluie, traversée parle soleil, secouée
par le vent, n'est-elle pas pour nous une feuille nouvelle?
Ce qui est vrai du ciel, de la nuit, de la mer, des animaux, des
plantes, combien plus vrai encore, lorsqu'il s'agit de la figure
humaine. A considérer les médailles que nous a laissées l'anti¬

à travers nos musées parmi les chefspeinture ou de la sculpture, où trouver parmi tant
de visages une parfaite ressemblance et comment, sans avoir
même jamais étudié, arriver à les confondre?
quité, à

nous

d'œuvre

de la

promener

il nous arrive de tomber dans la monotonie,
Nous sommes de mauvais éco¬
liers, incapables de profiter des leçons de la nature, la grande
Si à parler d'Art

n'accusons donc que nous-mêmes.



maîtresse

en

Art.

A

la suivre

fidèles,

nous sommes

sûrs d'être

toujours nouveaux.

Messieurs, si les Congrès font comme la nature, s'ils conservent
mêmes formes, les mêmes
règles, par la diversité de
leurs travaux, ils apparaissent
chaque année sous des aspects
changeants. Leurs œuvres se renouvellent sans cesse, magnifique
floraison qui, sans faire oublier celle qui l'a
précédée, nous apporte
de nouvelles jouissances et les plaisirs les
plus délicats de l'esprit.
Soit qu'ils interrogent la poussière de nos archives ou les ruines
déjà recouvertes par les sables des déserts, les œuvres qu'ils exhu¬
ment racontent fidèles l'histoire de
l'humanité, de la patrie, substi¬
tuant à de vagues idées souvent trompeuses les vérités inéluctables
de la science. Parmi les nombreux
mémoires, tous dignes du plus
grand intérêt, lus au Congrès des Beaux-Arts tenu cette année à
Paris, il en est un qui a particulièrement intéressé l'assemblée :
éternels les

c'est celui qui a trait aux peintres primitifs.
L'Exposition des
Primitifs était à la veille d'ouvrir ses portes et ce mémoire en était
en

quelque sorte l'arc de triomphe qui y donnait accès.

Longtemps on avait cru en France à la peinture primitive étran¬
gère. On attribuait tantôt aux Italiens, tantôt aux Flamands, sur
la foi de

brumeuses

légendes, la plupart des œuvres anciennes
peintures, sculptures, enluminures, décorations murales, vitraux
qui furent dans notre pays les premières expressions de l'Art. Les
recherches patientes des érudits les
plus autorisés ont montré le
néant de ces fables surannées. L'Art français a existé de tout
temps
et les œuvres anciennes que nous
possédons, montrent que quant
au goût et à
l'exécution, il n'a jamais rien eu à envier à l'étranger.
A parler à la légère des Primitifs, beaucoup estiment le
sujet
sans

intérêt. A quoi bon s'attarder à examiner des

œuvres

incor¬

rectes, le plus souvent barbares. Les têtes ont des dimensions
démesurées, les membres sont peu proportionnés, les attaches

incorrectes, parfois un visage difforme, des yeux qui dévorent la
face, des chevéux lourds et morts, les plis des vêtements tombent
raides et sans grâce, les paysages demeurent incertains. Il en est
des Primitifs comme des montagnes éloignées :
le voyageur, tant
qu'il en est séparé par de grandes étendues, les estime petites,
pleines de broussailles et de rochers. Venant à les franchir, il
s'arrête ému sous leurs grands arbres, il admire leurs verts
pâtu¬
rages, leurs horizons incomparables et il ne les quitte qu'à regret.
Ainsi des Primitifs, plus on les étudie, plus on les connaît
; plus
on les
connaît, plus on les admire et plus on les aime.
Quels reproches adresse-t-on aux Primitifs? ils ignorèrent l'anatomie. Quelques-uns peut-être, mais pas tous assurément.
Beaucoup

17



sont irréprochables et quant aux

proportions, et quant aux attaches
expressions de visages. Non seulement ils peignent
ce qu'ils
voient, mais encore l'âme des choses qui est au-dessus de
ot quant aux

la compréhension des
esprits moyens et qui se révèle seule à
l'artiste. Autre critique. Les Primitifs ne nous ont laissé
que des

sujets religieux. Là encore la critique est en défaut.
Charlemagne
palais avec beaucoup de luxe et les meilleurs pein¬
tres de son temps furent
chargés de représenter sur les murs, les
innombrables batailles auxquelles avait pris
part le grand Empe¬
reur. Ecoutez
l'impression faite sur le public par ces peintures
telles que nous la racontent, naïfs mais
exacts, les troubadours
contemporains. « On entend le cri des combattants, le sifflement
fit décorer ses

des flèches, le
de

la

bruit des fers qui se heurtent, on voit le mouvement

bataille,

on

sent l'odeur âcre

du

sang,

blessures ».

qui giscle des

Enfin, et c'est là le péché capital, les Primitifs, en général peu
instruits, ignorèrent la couleur locale. Les paysages, les monu¬
ments, les personnages, encore que d'histoire, sont empruntés à
la vie de tous les jours.
Les soldats qui gardent le tombeau du Christ
portent le costume
des miliciens

du

temps; les saintes femmes sont habillées à la
bourgeoises de Périgueux ou de Nevers, et
s'ils veulent représenter le Massacre des
Innocents, Hérode a la
pelisse fourrée d'un juge au Parlement.
mode

Ces

porter

des

bonnes

incorrections, encore qu'on puisse les regretter, ne sauraient
atteinte

au

mérite de

la

peinture. Sous Louis XIV, au

théâtre, les héros des tragédies de Corneille ou de Racine, étaient
habillés à la mode des seigneurs de la

cour et

il

ne

à la

venait

pensée de personne de tenir à reproche, aux auteurs, le manque de
couleur locale.
En art,

la grande instruction n'a que faire. L'important c'est de
émotions, les grandes scènes que l'on
veut représenter. Il faut, avant
tout, faire passer dans l'esprit de
celui qui contemple
l'œuvre, les sentiments que l'on a voulu ren¬
traduire fidèle les grandes

dre. Et c'est

en

cela que les Primitifs ont excellé.

Qu'ils soient de missel, de peintures murales, de vitraux, de
sculptures, d'ivoire, de pierre ou de cuivre, leurs œuvres racontent
merveilleuses les joies, les douleurs, les passions, les événements
dont ils furent les témoins. On le
comprend bien aujourd'hui, et

c'est pour cela que les meilleurs historiens de notre
pays ont
toujours soin de faire accompagner leur texte de figures emprun¬
tées aux oeuvres des Primitifs.

3



18

-

La condition de ces grands artistes d'autrefois fut-elle

plus heu¬
celle de beaucoup d'aujourd'hui? Hélas! non; d'après
les mémoires du temps. Le plus souvent ils sont traités en
ouvriers,
par conséquent assimilés aux artisans faisant œuvres serviles.
Quelques-uns même sont serfs et les légers avantages que l'on fait
aux décorateurs des
églises, des palais, des monastères, n'entraî¬
nent pas l'affranchissement, la première fortune de ce
temps-là. Il
nous faut venir jusqu'à
François Ier pour voir enfin rendre aux
artistes de France la justice qui s'était fait si longtemps attendre.
reuse

que

Parmi

les

mémoires lus chaque année au Congrès des Sociétés

des

Beaux-Arts, beaucoup renferment des détails intéressants sur
la vie des artistes. Quelques-uns s'en étonnent. Pourquoi recher¬
cher et

les familles des artistes et les milieux où ils ont vécu?
L'étude de leurs œuvres ne saurait:elle suffire et n'est-ce pas déro¬
ger

que

de descendre jusqu'à s'occuper des petites misères de

l'existence de tous les jours.
La réponse vient naturelle et

vite

aux

lèvres de tous les gens

sensés?
Pour bien comprendre les œuvres d'un maître, qu'il s'appelle
Dante, Raphaël ou Mozart, n'est-il pas de toute nécessité de
connaître sa vie? Le faire, l'expression, le sentiment, toutes ces
formes diverses de l'âme, tout cet état si compliqué de penser de
l'artiste, no sont-ils pas liés, étroits et nécessaires, à sa vie de
tous les jours, au monde, à la famille, au pays où s'est déroulée
son

existence ?

Comment comprendrions-nous Michel-Ange, si nous ne connais¬
sions ses longues douleurs, ses justes
colères, ses sentiments si
élevés qu'à peine, chétifs, pouvons-nous en mesurer les grandeurs !

Alors, par la pensée revoyant la chapelle Sixtino, nous saisissons
le sens caché de ses prophètes : Jérémie soulevant, comme lui, sa
tête lourde des douleurs de l'humanité ; Ezéeliiel, interrogeant
l'Immensité inconnue des mondes et ses Sibylles comme emportées
par le vent impétueux du destin mystérieux de Ja femme.
Messieurs, Heureux, dit la sagesse des nations, les peuples qui
n'ont point d'histoire. Gardons-nous d'ajouter : Heureux les
peuples

qui n'ont point d'artistes. Des gouvernements se sont rencontrés
qui ont osé un tel blasphème : « L'État n'a que faire des savants,
des

peintres, des musiciens et des poètes ». Que sont devenus
aujourd'hui ces gouvernements frappés de démence ? Ils ont disparu
comme

les

orages,

ne

laissant après eux que dévastation et que

ruines.
Nous ne saurions adresser aux gouvernements
tel

d'aujourd'hui un
reproche. Parmi tant de peuples, qui forment comme les

constellations brillantes du ciel de
n'a à honneur

l'humanité, quel est celui qui
récompenses aux

de distribuer les plus illustres

âmes d'élite vouées au culte de l'Art?
Les particuliers suivent l'exemple que leur donne avec raison
l'État. Sans doute en agricuture, les chevaux, les bœufs, les mou¬

obtiennent des prix très élevés sur les mar¬
si on les
compare à celles qu'atteignent, au feu des enchères, les animaux
de Rosa-Bonheur ou ceux de Baryes.

tons de race parfaite,

chés. Mais que sont ces sommes encore qu'importantes,

ce grand
amour de l'Art, qui va tous les jours croissant,
Etats, aux particuliers, il faut joindre les villes. Toutes nos
cités, les plus humbles comme les plus glorieuses, veulent parti¬
ciper au grand effort artistique du siècle. S'il ne leur est pas donné
comme à Charles-Quint de
ramasser le pinceau du Titien, ou
comme à Marie-Antoinette de tendre une main amie à Mmo Vigée-

Dans

aux

maternité, elles s'efforcent en
magnifier les œuvres des artistes dont leur
bonne étoile leur apporte les travaux.
Lebrun accablée par le fardeau de la

toutes rencontres de

en citer un plus bel exemple que celui de notre
cité, la capitale du beau pays du Périgord? Autour d'elle,
combien de cités rivales, non moins dotées au point de vue des
ressources de toute espèce : Angoulême la blanche, Cahors la moyen¬
âgeuse, Agen la fertile, Aurillac aux vertes montagnes. Parmi tant
de sœurs aimées, quelle est celle qui peut montrer un monument
aussi important que le nôtre, ce vaste Musée dont les salles lumi¬
neuses renferment déjà tant, de chefs-d'œuvre ?

Pourrions-nous

chère

Certes, le Musée a nécessité bien des sacrifices; mais ne sont-ils
déjà en partie rachetés par les œuvres de prix qui viennent
s'ajouter chaque jour à leurs aînées? La Saint-Hubert, d'HermannI.éon, le Saint-Etienne, de A. Humbert, le portrait de Barrias, de
Bernard Bertoletti, un paysage, de Cabrit, peut-être plus tard les
Derniers moments de Chopin, de Barrias, toutes ces toiles si belles
ne constituent-elles pas déjà un avoir, un trésor bien digne de
l'écrin auquel elles sont destinées ?
pas

grandes, les belles choses ne sauraient apparaître sans
sans le concours indépendant, désintéressé et dévoué des
bons esprits toujours prêts à les soutenir. A ce titre, Messieurs,
votre compagnie peut justement revendiquer la première place.
Elle a été à la peine, il est juste qu'elle soit à l'honneur. Dans ce
vaste pays, où l'on rencontre à chaque instant des hommes de
mérite, souvent un peu lents, il est vrai, à se décider, elle a pris
l'initiative qui faisait défaut, elle a allumé le phare qui sert de
Les

efforts,



20



guide à tous les voyageurs, elle a groupé toutes les bonnes

volontés,

et, par ses membres pris indistinctement dans tous les
rangs de
la
Société, elle est parvenue à créer dans notre département un

sévère renfermant l'Art tout entier.

vaste mouvement en faveur des
artistes et de leurs œuvres.

le métier sont les serviteurs de la pensée.

Au temps

où nous sommes, il ne suffit pas de parler, peut-être

même quelquefois parlons-nous
trop, il faut agir. Les expositions
successives, organisées par votre compagnie, que sont-elles sinon
des manifestations créées tout
exprès pour
les

frapper

les mettant en contact successivement avec
les

œuvres

grands maîtres ? Une conversation,
un article
conférence même parfaits, nous laissent le
rents.

de

esprits en

de nos plus

Revue,

une

A la Liberté seule de créer ce

Liberté

seule

de

donner

à

site, les merveilles
les splendeurs de la toile d'un
toucher, être.placé en contact direct

avec l'œuvre

A

ce

elle-même.

point de vue les Expositions rendent le plus

grand service

à l'étude du Beau, gagnant à sa cause
les plus rebelles, les
plus
indifférents. Elles font plus encore. Soit
qu'elles enrichissent nos
musées ou nos demeures d'oeuvres de
mérite, elles créent autant
de foyers où viennent
s'épanouir, se réchauffer à la pure lumière
de l'Art les âmes
qui, sans cet enseignement, auraient à jamais
au

culte du Beau..

Et à quel moment

un

enseignement fut-il jamais plus
nécessaire? Ne rencontrons-nous pas à
chaque instant, sous le
titre fallacieux d industrie
d'Art, les produits les plus grossiers
et les
plus barbares? Le législateur, qui frappe si rudement les
fraudeurs de produits
alimentaires, ne pourrait-il pas aussi attein¬
dre les pervertisseurs de
goût assurément plus coupables encore ?
Ne nous hâtons pas
cependant d'invoquer le bras séculier, de
réclamer le bûcher d'État pour
les hérétiques de l'Art. Comptons
plutôt sur la bonne parole, sur le dévouement de tous ceux
qui
comme vous demeurent
éternellement fidèles à la saine doctrine.
A se mêler d'art,

à créer un Art officiel, l'État, avec la meilleure
volonté du monde, n'arrive jamais
qu'à des résultats déplorables.
Une mauvaise fée préside aux
fondations qui devaient donner les
plus brillants résultats. Les champs de bataille nous ont donné
les

écrivains

l'idée, sont des maîtres ». A la

F.

LADE VI-ROCHE.

Poursuivant son ordre du jour, l'Assemblée a désigné
les

délégués de la Société au prochain Congrès des

Sociétés

Savantes, dont les séances se tiendront cette
Ont été choi¬
sis : MM. le Dr Ladevi-Roche, H. Soymier, L. Daniel
année à Alger, la semaine après Pâques.
et

C. Cotinaud.
A la Session spéciale des Beaux-Arts, convoquée par

M. le Ministre à Paris,

si haut

certainement de plus brillants généraux

le dessin,

Les artistes seuls, auquel

ce qui fait sa force : une âme
impétueuse et irrésistible toujours poussée à l'effort pour atteindre
l'au-delà; enfin à la Liberté le redoutable privilège de rouler, audessus du front des penseurs, des cieux toujours chargés
d'orage,
puisque les éclats du génie ne sont que des éclairs !

ignoré cette jouissance suprême, la plus
grande de la vie, l'initia¬

tion

Le style, la couleur,

l'artiste

d'en saisir la cause. Comment faiie
comprendre
par la plume ou le parler les beautés d'un

architecturales d'un bâtiment,
maître? Il faut voir, il faut

«

obéit la forme, pour l'expression de

plus souvent indiffé¬

Il est aisé

qui fait l'artiste : Un enseignement

que l'École polytechnique

;

illustres, sans le secours de l'École normale, sont

arrivés le plus souvent à la gloire sans autre
guide que leur génie.
Et 1 Ecole de Rome, fondée
par Colbort, pour peupler la France de
Phidias et d'Apelle, est restée c nubien de fois
stérile?

pendant la semaine qui suivra
Pentecôte, ont été délégués : MM. le capitaine
E. Poirier, A. Mitteau, E. Dorsène, G. Gautier et
la

J. Dupuy.
Il

a

été, ensuite, procédé au tirage de quatre Bons

à rembourser

sur

des Expositions.

l'urne

la souscription relative

à la Galerie
Les numéros suivants sont sortis de

62, 53, 29, 87. Les possesseurs des Bons
portant ces numéros, pourront en réclamer le rembour¬
sement chez M. Hepper, trésorier de la Société.
:

En conformité

d'une

délibération

possesseurs de Bons qui en feraient
deviendraient Membres perpétuels.
Aussitôt après

antérieure,

les

don à la Société

le tirage, M. P. Lagrange offre à la
Société, selon les désirs exprimés de son vivant par son

—-

22





regretté père, les deux Bons qu'il possède et qui portent

LISTE

les numéros 47 et 48.
Le Président, interprétant les sentiments de la Société,

Présidents honoraires :

d'abord, l'Assemblée, par un vote unanime, a
donné le titre de Président honoraire à M. le baron

correspondant

Roger-Ballu.

Puis elle a institué la nouvelle Commission admi¬

Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,

L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
M. Le baron

Vice-Présidents :
MM. le marquis de Fayolle et G. Sarazanas ; Secré¬
taire général : M. A. Bertoletti ; Secrétaire adjoint :
M. L. Daniel; Trésorier : M. L. Hepper; Membres :
MM. Pasquet, le docteur Ladevi-Roche, P. Mauraud,
le commandant Brecht et le capitaine Réghéere.
M. J. Laparre, membre sortant de la Commission,
au
regret de toute l'Assemblée, avait envoyé une lettre

M.

ROGER-BALLU, dt, 4| I., Député, ancien ins¬
pecteur des Beaux-Arts, 10 (bis), rue

A nilIAlSTH ATIO* 1>E LA

BUREAU

SOCIÉTÉ

:

M. Le docteur J.-J. PEYROT, & O.

Président

Vice-Président...

Ballu, Paris.

S M- Le marquis G. DE ,FAYOLLE.
} M. G. SARAZANAS.

à M. le Président, déclinant toute candidature au renou¬

Secrétaire général.

vellement de son mandat.

Secrétaire adjoint.

M. A. BERTOLETTI, 41 I.
M. L. DANIEL, 4$ A.

Trésorier

M. L. HEPPER.

La séance a été levée à onze heures.

ancien

Membre correspondant :

Ont été élus :

M. le docteur Peyrot;

LA TOMBELLE, 4# I.,

DE

Vacquerie, Paris.

blée générale qui suivra la prochaine Exposition.

:

F.

Vice-Président effectif de la Société, 3, rue Auguste-

nistrative dont les fonctions dureront jusqu'à l'Assem¬

Président

Beaux-^rts de la Lordogne

l'élec¬

Tout

F. de La Tombelle et celui de Membre

GÉNÉRALE

pour l'année 1905

tion de la Commission administrative.

à M.



Iles JXlembres de la Société des

remercie chaudement le généreux donateur.
Le dernier article de l'ordre du jour indiquait

23

MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE

MM. G.

PASQUET,

I.

F. LADEVI-ROCHE.

P. MAURAUD, 41 A.
C. BRECHT, *

O.

L.-P. RÉGHÉERE,

:



LISTE DES

24

~



MM. Pascal

SOCIÉTAIRES

25

-

BERGADILU, à Mazardie, Atur,. par Péri¬

gueux.

Membres perpétuels (i) :
MM. georges

CHALAVIGNAC,
Halle, à Périgueux.

rue

Albert

de

la

Nouvelle-

Albert

MONTET, château de La Juvénie,
Payzac- de-Lanouaille (Dordogne).

par

Jean-Baptiste CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate

(Calvados).

COTINAUD,
Périgueux.

Le docteur Jean-Joseph

boulevard

de

Vésone, à

PEYROT, & O., sénateur,

membre de l'Académie de
Médecine, 33, rue

Lafa-

yette, à Paris.

LAGRANGE, notaire, place de la Mairie,
Périgueux.

GASTON

BONNET, tfc, président de Chambre à la
d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.

Numa

BONNET, négociant, 4, rue Taillefer, à Péri¬

gueux.

plrmin

BOSCHE, négociant, 9, rue du Bac, à Péri¬

MM. Georges

ALBERT, lieutenant au 50"'®,. 20, rue de
Strasbourg, à Périgueux.
Jean-Baptiste AUBARBIER, 4$ A, président de la
Chambre de Commerce de
Périgueux.

AUCHÉ, chirurgien dentiste,

Philippe BOURDICHON,

directeur de l'école Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.

Charles-Aubin

Membres Fondateurs :

allées

de

Tourny, à Périgueux.
jules AVIAT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et g, rue Pelouze, à Paris.
Jean-René BARDON, 41 A, chevalier du Mérite
agricole, entrepreneur de zinguerie, 11, rue des
Chaînes, à Périgueux.

BEAUCHAMP, château de
Morthemer, à Morthemer (Vienne).
de

(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante

d es Membres
fondateurs.

DÉSIRÉ BONNET, place du Palais, à Périgueux.

gueux.

Pierre

Le Comte Etienne

Édouard-Fernand BITARD, 17, rue Gambetta, à
Périgueux.

Cour

Charles

Achille

BERTOLETTI, 41 I, professeur de dessin,
à Périgueux.

73, rue des Barris,

BOURGOIN, 41 A., professeur au
Lycée, adjoint au Maire, 15, boulevard de Vésone,
à Périgueux.

Charles

BRECHT, O. sf, chef de bataillon
retraite, 22, rue de.Metz, à Périgueux.

gabriel

en

BRETON, négociant, rue Béranger, à Péri¬

gueux.
Gaston

BRETON, négociant,

10,

place Faidherbe,

à Périgueux.

PAUL

BRETON, négociant,
Périgueux,

Mu° Louise

10,

BROIN, artiste peintre,

place Faidherbe, à
rue

de la Clarté," à

Périgueux.
MM. L'Abbé BRUGIÈRE, chanoine, 20, rue du

Plantier,

à Périgueux.

André

BUFFET,

ROGER

BUISSON, directeur de l'Agence du Phénix,
Chabannes-Saint-Georges, à Périgueux.

aux

rue des Gladiateurs,

à Périgueux.



M1'0 Marie

20



-

CHALAUD, artiste peintre, 20, rue du Plan-

tier, à Périgueux.
MM. Le

marquis F. de CHANTÉRAC, à Cirez-lès-Mello
(Oise).

Baptiste CHASTAING, négociant, 21, rue de Metz,
à Périgueux.

Henri

CHASTENET, ifc, négociant, 2, rue du Port,
Périgueux.
Jules CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,
négociant, 2, rue du Port, à Périgueux.
à

Raoul-Gaston

CHATEAU,
A, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.

Jean CHEVALIER, 34,

rue

de Metz, à Périgueux.

Léonce

CLERVAUX, directeur de l'Agence de La
Nationale, place du Quatre-Septembre, à Périgueux,
Paul COCULA, architecte,
47, rue Gambetta, à
Périgueux.

Charles COTINAUD, rentier, boulevard de Vésone.
à Périgueux.

rueVictor-Hugo,Périgueux.

Charles

CULOT, architecte, 14, rue de Metz, à
Périgueux.
Louis DANIEL, Il A, architecte, directeur des
travaux municipaux, 8, rue Alfred-de-Musset, à
Périgueux.
Georges DARNET,

artiste peintre,
Boëtie, à Périgueux.

DARTENSET,

13, rue

9,

rue

de la

Paul-Édouard DELSUC,
Tourny, à Périgueux.

M"0 Marie-Louise

DELSUC,

banquier,
3,

allées de

3,

Allées de Tourny, à

Périgueux.
MM. maxime DENNERY, architecte, rue des Mobilesde-Coulmiers.
Henri

DESCHAMPS, architecte,

de Metz,

14, rue

à Périgueux.

Léon DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire,

Périgueux.
DEXAM-LAGARDE, directeur du Crédit Foncier,
19, boulevard de Vésone, à Périgueux.

M"e Gabrielle

DINGUIDAR, artiste peintre,
Fondaudège, à Bordeaux (Gironde).

119,

rue

MM. LE DIRECTEUR de
rue

l'Imprimerie de la Dordogne,
Aubergerie, à Périgueux.

OSCAR DOMÈGE, libraire, place Bugeaud,

Périgueux.

jean DONGREIL aîné, 7, allées de Tourny, à Péri¬
gueux.

DORSÈNE,
A., photographe, allées de
Tourny, à Périgueux.
Auguste DORSON, voyageur de commerce, 31, rue
de Bordeaux, à Périgueux.

Gustave

DOSE,
A., professeur de dessin hono¬
raire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.

Raoul DOSQUE, artiste peintre, 110, rue La
Harpe,
au Bouscat-Bordeaux
(Gironde).

françois DUBOSF, inspecteur des Contributions

Victor-Hugo, à Péri¬

indirectes, 19, rue de la Pépinière, à La Rochelle

(Charente-Inférieure).

gueux.

MM. Le docteur Oscar



Eugène

Fernand COURTEY, 10,

Mm0 Zoé

M.

27

DELBÈS, place Francheville, à

Périgueux.

Gaston DUFOUR,

A., industriel, 70, rue Victor-

Hugo, à Périgueux.

jules DELBREL, contrôleur de l'Exploitation de la
C'e d'Orléans, à Lorient
(Morbihan).

Jean-ViCtorin DUNOGIER, 4# A,, négociant, rue
Louis-Mie, à Périgueux.

Armand

AmÉDÉE

DELMON, tapissier-décorateur,
Saint-Front, à Périgueux.

5,

rue

gueux.

DUPOUY, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬



28



MM. Jean-Julien

DUPUY,
Cécile, à Périgueux.

négociant,

passage

Sainte-

Georges

DURAND-RUEL, i6, rue Laffite, à Paris.
Joseph DURAND-RUEL, 35, rue de Rome, à Paris.
Paul DURAND-RUEL, 16, rue
Laffitte, à Paris.
Émile DUSSAUX, Il A, entrepreneur, 25, rue Kléber,
à
Périgueux.
Mm0 La comtesse Alice de

l'ÉCOCHÈRE, 69, rue d'Ams¬

terdam, à Paris.

ESCANDE, ancien député, 30,
rue
Notre-Dame, à Bordeaux.

FAGUET, || A., 8,

rue

du

Palais, à Périgueux.
ALBERT

FALCON, professeur de musique, 26, boule¬
Périgueux.
Emile FALGOUX,
entrepreneur de zinguerie, rue
Louis-Mie, à Périgueux.
Christian FAURE, 25, rue
Alsace-Lorraine, à Péri¬
vard des Arènes, à

gueux.
Le Docteur

FAURE-MURET,
Périgueux.

Victor-Hugo, à

Le Marquis

gérard de FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Bernard-Louis FERMINET, 18, rue de Strasbourg,
à Périgueux.
Charles

FLOTTA, au Rousseau, à Périgueux.

Fernand
rue

FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
Antoine-Gadaud, à Périgueux.

Jean FONTALIRANT, rentier, 32, rue de Metz, à

Périgueux.
Antoine

FOUGEYROLLAS, || A, avoué, Maire de
Périgueux, 17, rue du Palais, à Périgueux.

Raymond

FRANÇOIS, professeur de dessin,

Ernest FRENET, ■#, ||
I, chef de division à la
Préfecture, 22, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Ludovic

GAILLARD, ingénieur, 14, boulevard de
Vésone, à Périgueux, et 21, boulevard Beauséjour,
à Passy-Paris.

Georges GA UTIER, doreur-miroitier, rue des Chaînes,

Périgueux.

Ernest GAY, conseiller

FOURNIER-SARLOVÈZE,
Marignan, à Paris.

* O.,

rue

municipal de Paris, 4, rue de

Sfax, à Paris.
Georges GOURSAT, ift-, Il A, rue
Bourdeilles, à
Périgueux, et 5, rue Cambon, à Paris.
HlPPOLYTE

GRASSET, sculpteur, rue Saint-Front,
Périgueux.
edmond GUICHARD, 34, rue de
Bordeaux, à Péri¬
à

gueux.

Ernest GUILLIER, avocat, sénateur, rue
à Périgueux.

rue



72, cours Saint-Georges, à Périgueux.

à

MM. Le docteur georges

Le docteur Charles

MM. Jules-Eugène

29

Bourdeilles,

AmÉDÉE GUINDE,

banquier, 53, quai des GrandsAugustins, à Paris.
PAUL HENIN, négociant, cours
Montaigne, à Péri¬
gueux.

léopold

HEPPER, juge au Tribunal de Commerce,
30, rue Alsace-Lorraine, à Périgueux.

Dominique JOUCLA, publiciste, rue Lafayette, 19,
à Périgueux.
Émile LABROUE,
|| I, proviseur du Lycée, à
Périgueux.

François-Albin LABROUSSE, avocat, château de
Tourtoirac (Dordogne).
Arthur LACAPE, facteur de pianos, 2,
place du
Théâtre, à Périgueux.
èdouard LACOSTE, entrepreneur, 8, rue Combesdes-Dames, à Périgueux.

-

MM. Le

Docteur

Jean

3o —

de



LACROUSILLE, allées de

MM. Gaston

Tourny, à Périgueux.
Ernest

de

LAGRANGE, notaire, place de la Mairie, à

Périgueux.
Joseph LAPARRE, 26, boulevard des Arènes, à

Périgueux.
Mme ALEXIS LAPEYRE,
de

10,

rue

Victor-Hugo, à Péri¬

LAPEYRIÈRE,

rue

Daumesnil, à Péri¬

Gabriel MAGE, ancien percepteur, à

Razac-

Labatut, près

Vergt (Dordogne).
GASTON MALEVILLE, libraire, à Libourne

léopold

(Gironde).

MALIVERT, négociant, 87, rue Gambetta,

à Périgueux.

RAOUL

MAREY, à Marsac, par Périgueux.

Manuel MATOSÈS, artiste

peintre, 8, rue de la Tré¬

Mmo Amélie-Jeanne

MAUMONT,

rue

de La Boëtie, à

MM. Paul MAURAUD, || A, architecte, rue de La
à Périgueux.

Albert

LAPORTE, au Grand Hôtel de France, à
Périgueux.
FÉRÉOL LASSAIGNE, agent général, inspecteur
d'Assurances,

20,

Antoine-Gadaud, à Péri¬

rue

Emile MAZY, 3, place Bugeaud, à

Boëtie,

Périgueux.

Alphonse MERCIER-LACHAPELLE,

42, rue Gam¬

betta, à Périgueux.
Camille

gueux.
Le Baron Fernand de LA TOMBELLE, 4# I, 3, rue

Auguste-Vacquerie, à Paris, et Château de Fayrac,
par Domme (Dordogne).
Le Docteur Paulin Brou de LAURIÈRE, &,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.

I.,

Pierre-Edouard LAUSSINOTTE, officier du Mérite

Agricole, ancien notaire, à Cubjac (Dordogne).
LAVAUD, négociant, 6, rue Salinière, à Péri¬

MERLAUD, artiste peintre, à Verteillac
(Dordogne).

EDMOND

ÉTIENNE LAVAL, négociant,

20,

rue

Gambetta, à

Périgueux.
négociant, rue Gambetta,

à Périgueux.

Mme La baronne

MITTEAU,

à Périgueux.

Marcel MOISY, il

Mme Théodore LEBOUCHER,

de

MICHEL, représentant de commerce,

Amélie

de

Paris, à Périgueux.

LESTRANGE,

i,

rue

à

de

11,

rue

Combes-des-Dames,

A, lieutenant au 50™, 84,
Gambetta, à Périgueux.

Henri MONT ASTIER,

LÉPINE, au Change (Dordogne).

rue

Louis-Blanc, à Périgueux.
Fernand MILET, 41 A, greffier en chef
près le Tri¬
bunal civil et correctionnel, à
Périgueux.
Alexis MITTEAU, juge suppléant au Tribunal de
Commerce, négociant, 11, rue Combes-des-Dames,
à Périgueux.
Edouard

gueux.

M. Edmond

par

Périgueux.

gueux

LÉON

LINARD, château de Lafaye,

sorerie, à Bordeaux (Gironde).

gueux.
MM. Paul

~

sur-l'Isle (Dordogne).

LACROUSILLE, 6, rue du Lycée, à
Périgueux.
Le Docteur François-Louis LADEVI-ROCHE,
château de St-Germain-du-Salembre, par Neuvicsur-l'Isle (Dordogne).
Pierre

3i

rue

négociant, place Francheville,

Périgueux.

Albert MONTET, château de la Juvénie,
par Payzacde-Lanouaille (Dordogne).

32



Mlle valentine

33

~

MOREAU, artiste peintre, à La Roche-

MM. Jules MORVAN, entrepreneur de

peinture, place du

Quatre-Septembre, à Périgueux.
Paul nAU, pharmacien, 33, rueGambetta,

Périgueux.

à Périgueux.
M110 Marie

PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.
MM. Honoré PARACINI, entrepreneur de peinture, 14,
Saint-Front, à Périgueux.

à Périgueux.

Jean-Georges PASQUET, il I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Léon

PAUTAUBERGE,
A maire de Montignac
(Dordogne), et 36, avenue Ledru-Rollin, à Paris.
ÉVARISTE PÉRAUD, 12, rue Nouvelle-du-Port, à
Périgueux.
,

chevalier du Mérite Agricole,

médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Mm° GEORGES

PEYREBRUNE, femme de lettres, à
Asnières (Seine).

MM. Le Docteur Jean-Joseph

PEYROT, % O, sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafayette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne).

Eugène PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvellede

PINDRAY, 7, rue Bodin, à

Périgueux.

PLANTÉ, 9, rue Nouvelle-du-Port, à Péri¬

gueux.
EDMOND

POIRIER,, y*,
A., chevalier du Mérite
agricole capitaine au 50me, 28, rue de La Boëtie, à
Périgueux.

Robert

Gérard RAYNAUD, à Excideuil (Dordogne).

Jean REIGNIER, rentier, 26,

rue

Louis-Blanc,

à

Eugène RENAUDIE, au Grand Café des Boulevards,
cours
Montaigne, à Périgueux.
édouard REQUIER, îfr, chevalier du Mérite agri¬
cole, conseiller général, 30, rue Chanzy, à Péri¬

gueux.
Fernand REQUIER, 22, avenue
Bertrand-de-Born,
à Périgueux.

LÉOPOLD

REYNAUD, 38,

rue

Antoine-Gadaud, à

Périgueux.
Théophile

ROUDERGUES, parfumeur-chimiste,

5, rue Gambetta, à Périgueux.

Eugène

ROUGIER, il A, greffier de paix, 52, rue

de l'Hôtel-de-Ville, à Ribérac (Dordogne).

Maurice ROULET, négociant, 96, rue de Bordeaux,
à Périgueux.

Eugène ROUX, publiciste, rue du Bac, à Périgueux.

Halle, à Périgueux.

EUGÈNE

place de la Mairie, à Périgueux.
Louis-Paul RÉGHÉERE, îfc, capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.

DE

Le Docteur Albert

,

Périgueux.

Joseph PARROT-LAGARENNE, 38, rue de Metz,

PEYNAUD,

POUYAUD, y? A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.

Auguste PR ADEAU, juge au Tribunal de Commerce,

Le Baron Henri de NERVAUX, 14, rue du Plantier,

LOUIS

MM. Charles-Henri
ancien

chalais (Dordogne).

rue

-

PORENTRU,
A, dentiste-médecin, rue
Saint-Front, à Périgueux.

Le Baron de SAINT-PAUL,

château de Ligueux,

par Sorges (Dordogne).
M,tie La Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du
Lieu-Dieu, par Périgueux.
M. Georges

SARAZANAS, avocat,
Vésone, à Périgueux.

MUo jeanne SARLANDE, 64
et

au

château de La

Belair (Dordogne).

13,

boulevard de

bis, rue Monceau, à Paris,
Borie, par Champagnac-de-



34 —

MM. GEORGES SAUMANDE,

député, 25, rue de Bordeaux,

à Périgueux.

Honoré

malie, par St-Pierre-de-Chignac (Dordogne).
SIMON, Grand hôtel de l'Univers, rue de
Bordeaux, à Périgueux.

SOCIÉTÉ DÉCÉDÉS

MEMBRES DE LA

SÉCRESTAT, & 0, au château de Lardi-

LOUIS

Henry

SOYMIER, pharmacien, 8, rue Taillefer, à
Périgueux.
Armand TENANT, 4# A., professeur
de musique, 17,
rue Eguillerie, à
Périgueux.
édouard

de

1888.



Docteur USSEL.

1889.



CLUZEAU.
Mme LINARD.

1890.

-

TEYSSIÈRE,

chef de bataillon à
l'Etat-Major du X° corps d'armée, à Rennes.

THIÉBAUD, employé des Postes et Télé¬
graphes, rue de Paris, à Périgueux.
Adolphe TRUFFIER, facteur de
pianos, rue Tail¬
lefer, à Périgueux.
Victor

Marc VENTENAT,pharmacien, 3, cours
à Périgueux.

m-mes de VERNINAC

SAINT

1891.



1892.





cotisations

Prosper FOURNIER.

Michel HARDY.
PASQUIER.
Alfred BOUCHÉ.
Adolphe

-

de

AVIS
Les

CR0S-PUYMART1N.

Michel ROUGIER.

Montaigne,

VERTHAMON, 1, rue de Paris, à
Périgueux.
MM. Henri VEYSSET, 5, rue
Paul-Louis-Courier, à
Périgueux.
ferdinand VILLEPELET, 4# I, archiviste
départe¬
mental, boulevard Lakanal, à Périgueux.

NERVAUX.

Lucien LACOMBE.

MAUR, château du
Petit-Change, par Périgueux.

La Comtesse

de

Docteur Albert GARRIGAT.

1893.
de

TRANSON.
Baron Ernest

de

l'année

1905

seront, comme

1894.



Jean BORIE.

François JEANNE.
Général Jules LIAN.

1895.



Comte G. du GARREAU.
Théodore LEBOUCHER.

1896. — Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE,
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.

d'habitude, mises en recouvrement vers la fin du mois

Ingénieur VERGNOL.

de mars.

Paul-Émile BARRET.

Afin d'éviter des frais

inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la Société, 30, rue Alsace-Lorraine, à

Périgueux.

1897.



Auguste BUISSON.
Eugène CATON.

Eugène GODARD.
Calixte LARGUERIE.

36 -

-

1898.



1899.



1900.



Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.
Charles BUIS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.
Capitaine Antoine RILHAC.

Abbé BOURZÈS.
Albéric DUPUY.

1901.



Cyprien LACHAUD.
Docteur Armand

1902.



de

LACROUSILLE.

Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉDAT.
Paul GÉRARD.
Charles MORVAN.
Anatole

1903.



de

ROUMEJOUX.

Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.

1904.



Marquis de CHANTÉRAC.
Paul FAURE.
Fernand GILLES-LAGRANGE.

André ROLLAND

de

DENUS.

Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.

La brochure contenant les Statuts est à la disposition
des membres de la Société qui pourront la demander
au

Secrétariat, 73,

trouvent aussi des

par

les

rue des Barris, à Périgueux, où se
Bulletins d'adhésion à faire signer

personnes qu'on
sociétaires.

aurait à présenter

nouveaux

comme


HIRLIO r Ht QUE
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