FRB243226101_P2-586_1906.pdf
Médias
Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 27 janvier 1906.
- extracted text
-
Numéro 7
°
BULLETIN
cle
®©€IfÉfÉ
ANNUEL
DBS
De la Dorclogne
O
°
la,
o
COMPTE RENDU
de
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 21 Janvier 1906
1|
LISTE
GÉNÉRALE
des
\
.
MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ
Pour
l'Ainrée
1906
PERIÇUEUX
Imprimerie D.
Joucla,
rue
1 906
Lafayette, n° ig
ANNUEL
BULLETIN
cle la
0 Cl ÉTÉ ils
BEAUX-ARTS
DE LA DORDOGNE
COMPTE RENDU
de
L'ASSEMBLEE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 27 Janvier 1906
LISTE
GÉNÉRALE
DES MEMBRES DE
ZEPomn
SOCIÉTÉ
LA
l'Année
19QB
Exclu du Prê
Bulletin n° 7
.? À ST ÎrT-
^X
,
5€4
Al
tfr
RIBLIG I HE QUE
Cl la VILLE
CE
PER-IGUEUXj
PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE t>, JOUCLA,
B.M. DE PERIGUEUX
C0000213768
RUE LAFAYETTE, N° 19
1906
COMPTE RENDU
De
l'assemblée générale ordinaire du 27 Januier 1906
*
'
L'Assemblée générale de
la Société des Beaux-Arts
Dordogne s'est réunie à l'Hôtel de Ville de
Périgueux, le samedi 27 janvier 1906, à huit heures et
de
la
demie du soir.
La séance
été
présidée par M. le Marquis de
Fayolle, vice-président, assisté de M. Sarazanas, viceprésident ; de M. Bertoletti, secrétaire général ; de
M. Daniel, secrétaire adjoint ; de M.
Hepper, trésorier,
et de MM.
Pasquet, le Dr Ladevi-Roche, Mauraud et
a
le Commandant
Brecht, membres de la Commission
administrative.
Les membres de la Société dont les noms suivent se
trouvaient présents à la séance ou
s'y étaient régulière¬
représenter, en vertu des pouvoirs écrits
déposés sur le bureau :
ment
fait
MM.
R. Bardon, A.
Bertoletti, Ph. Bourdichon,
A. Bourgoin, le Commandant Brecht, le Dr de Brou
de Laurière, B. Chastaing, J. Chevalier, L.
Clervaux,
—
-
4 —
P.
Cocula, Ch. Cotinaud, L. Daniel, G. Darnet,
G. Dose, F. Dubost, G. Dufour, J. Dupuy, E.
Falgoux,
Ch. Faure, le Marquis de Fayolle, F.
Fommarty,
E. François, L. Gaillard, G. Gautier, L.
Hepper,
D. Joucla, A. Lacape, le Docteur Ladevi-Roche, le
Baron F. de la Tombelle, L. Lavaud, L. Malivert,
R. Marey, M. Matosès, M"le Maumontq MM. P. Mauraud, A. Mitteau, M"0 V. Moreau, MM. le Baron de
Nervaux, G. Pasquet, L. Pautauberge, L. Peynaud,
5
-
M. Sarazanas s'associe pleinement,
de son côté, aux
sentiments qui viennent d'être manifestés à l'Assemblée,
heureux, lui aussi, de concourir dans toute la mesure de
ses forces, au bien de l'œuvre commune.
M. le Président,
après avoir fait donner lecture du
procès-verbal de la dernière Assemblée générale, dont
le texte est adopté sans observation, donne la parole à
M Bertoletti, secrétaire général, qui fait en ces termes
le rapport annuel moral et financier :
le
Capitaine E. Poirier, R. Porentru, C. Pouyaud,
Capitaine L. Réghèere, E. Requier, F. Requier,
E. Rougier, L. Simon, H. Soymier, le Baron de SaintPaul, M'ne la Marquise de Sanzillon, MM. Sarazanas,
le
A. Tenant, Mme de
Verninac de Saint-Maur, MM. H.
F.
Veysset et
Villepelet.
M. le Président, après avoir constaté
Mem¬
représentés forment plus
du quart des sociétaires, déclare l'Assemblée constituée
pour délibérer valablement, selon les prescriptions des
articles 58, 61, 62 et 63 des Statuts.
que les
bres présents ou régulièrement
En
la
Messieurs et chers Collègues,
Yoici la vingtième fois que, au nom de la Commission administra¬
tive, j'ai l'honneur d'exposer devant l'Assemblée générale annuelle
les phases successives par lesquelles passe notre compagnie.
Depuis la première exposition, ouverte en 1886, la Société des
vécu, dans la plénitude d'une sève
robuste, vingt belles années, toutes vouées au rôle d'éducation
artistique qui est le sien, et sans jamais se laisser détourner d'une
Beaux-Arts de la Dordogne a
aussi noble tâche.
Durant ce premier cycle, celui qui a conduit la Société à l'âge de
majorité, aujourd'hui atteint, huit Salons furent organisés par elle et
offerts à la sagace étude du délicat public périgourdin.
La Commission
administrative aurait désiré
remerciements à l'Assemblée de
que cette nouvelle
exposition publique d'oeuvres
budget social et des autres
éléments qui viendraient l'étayer, lui a démontré que les ressources
sur
lesquelles ou pouvait raisonnablement compter, n'étaient pas
encore assez larges pour couvrir les frais d'une manifestation d'art
semblable, sinon supérieur, à celles que nous pûmes organiser
dernière
antérieurement.
ouvrant
séance, il présente les
de
M. Peyrot, président, qui
regrette vivement de n'avoir
pas pu venir participer à la délibération de l'Assemblée.
M. le
excuses
Marquis de Fayolle exprime ensuite tous ses
l'avoir, lors de sa
réunion, appelé à la vice-présidence de la
Société avec son honorable
collègue M. Sarazanas, et
il ajoute qu'il sera toujours
heureux d'apporter son
dévoué concours à l'étude et à la mise en œuvre de tout
ce
qui pourra favoriser l'entier développement du but
social.
année fût elle aussi marquée par une
d'art ; mais 1111 examen approfondi du
'
D'ailleurs, s'exposer à déchoir est chose périlleuse ; il est même
indispensable, pour vivre dignes, de tourner sans cesse le regard
vers le haut, et de toujours suivre progressivement le chemin ascen¬
sionnel qui mène aux cimes entrevues.
Aussi, Messieurs, la Commission administrative vous propose-t-elle
prochain l'ouverture du neuvième Salon péri-
de renvoyer à l'an
gourdin. En 1907 nous serons en forme, si je puis dire, pour présenter
à nos concitoyens, avec toute espérance d'y réussir, une exposition
d'un sentiment d'art conforme à notre idéal,c'est-à-dire une exposition
encore plus belle, plus variée et plus
complète qu'aucune des autres
La lecture du procès-verbal de notre réunion de l'an dernier vous
rappelé, tout à l'heure, le vote unanime avec lequel la précédente
Assemblée générale avait conféré le titre de Président honoraire à
notre ancien vice-président, M. le Baron F. de La
Tombelle, et celui
de Membre correspondant à l'ancien Inspecteur des
Beaux-Arts,
venu à maintes reprises auprès de nous, investi de la haute mission
de représentant spécial du gouvernement, M. Roger-Ballu.
a
Nos éminents
collègues ont, l'un et l'autre, réservé le meilleur
accueil à ces nominations. Ils se sont montrés touchés par
la marque
leur avons si cordialement manifestée, et,
pour traduire ici, comme il convient, leurs sentiments envers la
Société, nous ne pouvons mieux faire que d'extraire les passages
essentiels des réponses qu'ils firent aux lettres leur notifiant votre
de déférence que nous
décision.
Merci du grand honneur, écrit M. le Baron de La Tombelle, que
me fait la Société des Beaux-Arts, et merci
à vous pour votre aimable
«
lettre qui m'en fait part.
»
J'y suis d'autant plus sensible que monéloignementde Périgueux
m'empêchait de prendre une part active à vos travaux, et ce vote,
unanime, me prouve à quel point tous ont compris que, quoique
me voyant
peu, on pouvait toujours compter sur moi
»
Veuillez, je vous prie, exprimer mes remerciements et toute ma
gratitude à la Société, lors de la prochaine réunion, disant bien à
quel point je suis heureux de cette flatteuse distinction et fier
comme Montaigne — toutes les fois
que Périgueux m'honore ! »
De son côté, M. Roger-Ballu nous mande : « En me conférant ce
titre, la Société des Beaux-Arts de la Dordogne m'a fait une faveur
dont je sens tout le prix.
—
Elle me fait souvenir du temps où je fus reçu par
Périgueux,
dans votre belle et lumineuse ville, d'une si aimable façon, et avec
»
un
empressement si cordial qu'il me semblait que j'étais citoyen du
clief-lieu du Périgord.
»
Depuis, j'y pense toujours, je me retrouve en pensée au milieu
de vous à chaque instant, et je revois les heureux moments où je
m'occupais de beaux-arts et où je fréquentais chez des compagnies
telles que les vôtres.
»
»
Il y à un peu
de mon cœur, vous le savez, à Périgueux ; le titre
fixer
part plus
grande.
Veuillez transmettre l'expression de ma gratitude a vos
honorés
et distingués
le fût.
ne
que votre Société me décerne
Soyez-en remerciés.
va
collègues et agréer
Notre Société
a
en
une
»
voulu montrer combien elle avait à
cœur
de
hautement reconnaître les services nombreux dont elle avait bénéficié,
émanant aussi bien de M. le Baron de La Tombelle, que de M. RogerBallu ;
elle a tenu à traduire par un acte extérieur ses sentiments
intimes et à marquer ainsi tout le prix qu'elle attachait à mériter
toujours d'aussi précieuses sympathies. Son témoignage a trouvé
l'écho qu'elle souhaitait et, en enregistrant cet heureux résultat, nous
exprimerons ici, Messieurs, toute notre joie, toute la joie que la
Société en ressent.
Parmi les choses particulièrement agréables à la Société, se range
le plaisir bien légitime qu'elle éprouve toutes les fois que l'un de ses
membres est officiellement récompensé de ses mérites par une distinc¬
tion honorifique.
Aussi est-ce eu toute cordialité que nous féliciterons chaudement
aujourd'hui notre aimable collègue M. Bourdicbon, nommé dans le
courant de l'année 1905, officier d'Académie ; les palmes
qu'il a reçues
ne pouvaient décorer une plus
digne poitrine, ni reconnaître un zèle
plus infatigable, tant il sait travailler, constant et désintéressé, à la
prospérité des œuvres qu'il seconde, ou qu'il dirige.
L'année passée, comme toujours, hélas ! nous a apporté, elle aussi,
tristesses. Quatre de nos collègues ont rejoint l'Eternité, et leur
disparition nous laisse les plus vifs regrets. Devenus, tous, membres de
notre Société lors de ses débuts, ils en étaient à l'avant-garde avec ce
groupe de vétérans solides, dont les rangs serrés, la volonté ferme et
la constante fidélité permirent à l'œuvre commune, après sa naissance,
de vivre et de prospérer en fleurissant.
ses
Dès le mois
d'avril, mourait Honoré Sécreslat, maire de SaintPierre-de-Chignac et ancien conseiller général, qui fut président de
notre Société durant les deux premières années de notre
existence,
en une période où la vie, encore si frêle, pouvait s'évanouir sous le
moindre accident. Il eut alors à diriger nos premiers pas et, dans ce
rôle toujours difficile, parfois fort délicat, il s'attacha à préparer un
terrain approprié où ensuite s'établit la voie sûre que nous suivîmes
pour atteindre le but rêvé.
Au mois d'août, c'était Adolphe Truffîer qui s'éteignait. Facteur de
pianos réputé dans l'entière région du Sud-Ouest, sa droiture parfaite
et son affabilité lui attiraient tout naturellement les
sympathies de
—
ceux
g
-
qui l'approchaient. Musicien expert, il aimait l'art et les artistes,
comme il
affectionnait foncièrement notre œuvre.
222f 53
Reliquat en caisse au 31 décembre 1904
Le mois suivant, la ville de Périgueux perdait son premier magistrat,
le maire Antoine Fougeyrollas. Une incessante activité, servie par un
esprit perspicace et délié, avait fait de lui un jurisconsulte au coup
d'œil sùr et en pleine possession de la science du droit, hérissée de
tant de difficultés. Aussi ses avis, toujours plus recherchés, étaient de
ceux qui faisaient autorité en la matière, et c'est par d'aussi rares
qualités qu'il avait groupé en son étude une clientèle fidèle dont les
rangs, sans cesse, allaient en s'élargissant.
Cotisations de 1905
1.590
»
15
»
Intérêts des fonds placés
1.827 55
Total, francs
Sorties :
Solde du compte Bourand
110f 00
22 40
Enfin, il y a peu de temps, aux derniers jours d'automne, un coup
soudain fauchait, alors qu'il était en pleine vigueur, le sarladais de
Imprimeurs
1^5
Frais de bureau, d'affranchissements et autres
46 55
Yézac, G. Maleville. L'affligeante nouvelle nous arrivait de Libourne,
où notre collègue habitait et où il avait fondé et fait prospérer une
maison de librairie et d'édition à tel point qu'elle avait acquis une
réputation s'étendant de tous côtés et même au-delà des limites de la
Frais de recouvrements
46 35
Solde du compte
Bonnet
93 40
Loyer et assurance
Remboursement de bons portant les nos 53 et 62, relatifs
à la Galerie des Expositions
France.
»
100
»
514 30
Total, francs
La Société
partage, émue, la cruelle douleur des familles éprouvées,
et à chacune des quatre elle adresse, aujourd'hui, l'expression cordiale
de ses sentiments de vifs regrets et de respectueuse condoléance.
des sociétés savantes s'est
réuni à Alger. Trois de nos collègues, MM. le Dr Ladevi-Roche,
Cotinaud et Gautier, n'ont pas craint de traverser la mer pour aller
dignement y représenter la Société des Beaux-Arts de la Dordogne.
L'an dernier, vous le savez, le Congrès
Ce que le cadre du Congrès a été, nous l'allons bientôt apprendre de
la parole
élégante, spirituelle et si autorisée de l'un d'eux, M. le
rapport qu'il a préparé à notre intention
sera, comme toujours, le vrai régal de la séance.
Dr Ladevi-Roche, dont le
Notre Société, invitée par le
Ministre de l'Instruction publique et
Beaux-Arts, aura à désigner, tout-à-l'heure, ses délégués au
prochain Congrès, convoqué cette année à Paris, aussi bien pour la
Session des Sociétés savantes que pour celle dos Sociétés des BeauxArts des départements.
des
Les séances
Beaux-Arts
se
tiendront à la Sorbonne et à
l'Ecole nationale des
pendant la semaine de Pâques, c'est-à-dire du 17
Balance :
1.827f5o
544 30
Entrées
Sorties
Reste en caisse, francs.......
A cette somme viendra s'ajouter, pour douze
Le bilan social s'établit ainsi :
Actif :
Fonds en caisse—
Tringles en fer pour
l'école Lakanal
1 283f 25
(mémoire)
•
Matériel de la Galerie des Expositions
soutenir les tableaux, placées à
(mémoire)
(mémoire)
Cotisations à recouvrer
Total, sauf mémoire
1.283 25
au
Messieurs, nous allons vous donner le résumé de
l'état financier de la Société, état résultant de la gestion si vigilante
Passif :
Bons à rembourser sùr la Galerie des Expositions.—
2.700f
Intérêts dus à ces bons
(mémoire)
de M. Hepper, notre dévoué trésorier.
Voici donc la situation ;
cotisations en retard,
celle do 120 francs.
SI avril inclusivement.
Et maintenant,
1.283 25
Total, sauf mémoire
2.700
»
»
10
—
—
—
LaCommissionadministrative vous demande, Messieurs, d'approuver
la gestion de l'année 1905, dont l'exposé vient de vous être fait.
Le rapport relatif à
l'année passée est achevé; mais l'écho d'un
près s'est répercuté depuis deux
ou trois jours dans notre
ville, il est arrivé particulièrement agréable
à nos oreilles, et il nous est doux de consigner ici l'impression
qu'il
nous laisse : Notre cher
président, M. le professeur Peyrot, membre
de l'Académie de médecine, a été promu commandeur de la
Légion
événement qui nous touche de très
ii
—
Roche, qui veut bien se charger d'entretenir l'Assemblée
sujet du Congrès des Sociétés savantes réuni à
au
Alger, au mois d'avril 1905.
M. le Docteur Ladevi-Roche charme une fois de
plus
ses
auditeurs avec le substantiel rapport suivant :
d'honneur.
C'est là
hommage officiel bien dû aux mérites éminents de
qui occupe avec tant d'éclat sa place, au premier
rang, parmi les princes de la science, et c'est un hommage qui sera
applaudi par tous nos concitoyens, justement liers de voir un d'entr'eux
honorer si largement le nom périgourdin et l'entourer d'une auréole
glorieuse.
Messieurs,
un
notre président,
M. Peyrot, nul ne l'ignore, au milieu des plus absorbantes
occupa¬
tions, n'a jamais oublié son berceau natal, et dans toutes les phases
de sa vie, si remplie, il a toujours gardé une place à
part, tout près
du cœur, pour Périgueux et pour tout ce qui s'y fait.
Envers notre Société, et dès le début, il s'est montré très attentif et
très sympathique,
la considérant comme une œuvre appelée à ajouter
plus à son cher Périgord, et, avant sa présidence
comme après qu'il l'eût
assumée, il l'a servie de tout son pouvoir.
un
fleuron de
Aussi, Messieurs et chers collègues, enverrons-nous à M. Peyrot,
commandeur de la Légion d'honneur, nos vives et bien
au nouveau
affectueuses félicitations !
Périgueux, le 27 janvier 190G.
Le Secrétaire
général,
A. BERTOLETTI.
Les comptes résumés clans ce
sions y formulées, ont été
rapport, et les conclu¬
approuvés à l'unanimité par
l'Assemblée.
M. le Président adresse des remerciements au Secré¬
taire et au Trésorier
pour
la diligence et le zèle avec
lesquels ils remplissent leurs fonctions vis-à-vis de la
Société, puis il donne la parole à M. le Docteur Ladevi-
Après Toulouse, la reine des montagnes, Bordeaux, la sœur
opulente et aimée des deux Amérique, Nancy la bonne Lorraine,
franchissant les mers, cette Méditerranée jadis tant redoutée de nos
pères, aux horizons sanglants, toujours tachés des voiles mortuaires
des pirates Barbaresques, vos Délégués ont abordé joyeux aux rivages
Africains, pris pied sur la plage ensoleillée d'Alger, hier la Musul¬
mane, aujourd'hui la Française, d'abord par la valeur de nos soldats,
plus heureux que ceux de Charles-Quint vaincus dans pareille entre¬
prise, Française une deuxième fois par la civilisation que le drapeau
de la Patrie porte éternel dans les replis de ses trois couleurs.
Messieurs, à qui met le pied pour la première fois sur le sol du
nord de l'Afrique, comment
n'être pas envahi et comme enchaîné
l'éclat des choses nouvelles. Les palmiers d'Asie aux larges
feuillages ruisselants de lumière, les mosquées aux coupoles étincelantes, aux minarets recouverts de majoliques, aux colonnades de
marbre si pleines de grandeur, les formes blanches apparaissant et
disparaissant doux fantômes aux sombres rues de la Kasba, tant de
langues bigarrées vestiges de tant de peuples, ce mélange inoubliable
de l'Orient inconnu et des peuples de l'Europe, devant un spectacle
si grandiose et si inattendu, qui pourrait rester indifférent, qui ne
sentirait s'éveiller en lui un sentiment bien légitime, la curiosité de
connaître cette terre qui se lève devant vous, offrant à vos yeux
ébahis les Sierra d'Espagne, le ciel bleu du golfe de Naples, et les
tentes bigarrées des Nomades, venus comme au temps des patriarches,
avec leurs chameaux du fond des déserts mystérieux.
par
Assis sur les terrasses élevées du Palais do l'Université d'Alger,
siège du Congrès, mêlés aux cactus et aux bambous, devant l'immen¬
sité de la mer, ayant à leurs pieds cette magnifique cité, sortie tout à
coup du néant, à la voix de la France, vos Délégués, pour un instant
ont revu en rêve, ont revécu les jours anciens de ces vastes provinces,
séparées il est vrai par la Méditerranée do la mère patrie, mais conti¬
nuation quand même des rivages de notre vieille Gaula':
RIBLIO r HE QUE
Cl
CL"
t.a
vu
y
;
—
—
12
—
Là-bas, très loin, voici les premiers occupants du nord de l'Afrique,
les tailleurs de silex, les hommes de l'âge de
pierre. Si les débris qu'ils ont laissés et que l'on retrouve en grand
nombre au musée d'Alger ne sont pas aussi parfaits que ceux de
notre Périgord privilégié, ils n'en sont pas moins contemporains. Eux
aussi avaient leurs dolmen, leurs cromleck, leurs menhirs et artistes
à leurs heures, leurs ossements sculptés. Comme nos chasseurs de
rennes ont disparu dans des convulsions
inconnues, ainsi se sont
évanouies ces peuplades primitives de l'Afrique-Nord.
les nègres laboureurs,
Aux nègres de l'âge de pierre succèdent les hommes de l'âge de
fer, les Berbères sans doute, portant aux mains la hache forgée, la
lance aux reflets étincelants. La mer, jusqu'à présent solitaire, se
couvre de hardis navigateurs. Carthage, fille deTyr, dresse ses tours
sur les collines aujourd'hui désertes de la Tunisie.
Maures, Numides,
même Gaulois se disputent l'honneur périlleux de la servir. Les
mercenaires, comme l'argent de leur solde, durent peu. Ne nous
attardons pas à contempler Didon, ombre amoureuse, errant aux
lointaines galeries de ses palais, rêvant peut-être des poètes qui
chanteront plus tard ses gloires et ses malheurs. Voici déjà les
lourdes Liburnes Romaines sorties du Tibre, heurtant robustes les
galères fragiles de la reine de l'Afrique du Nord. En vain Anuibal
et ses aventuriers osent les Alpes, eu vain les éléphants aux trompes
peinics de couleurs éclatantes font reculer épouvantés les premiers
soldats du monde, Carthage succombe et les valets de l'armée de
Scipion se disputent aux dés le voile diamanté de la déesse Tanit et
les mitres d'or des prêtres de Baal.
Rome avait vaincu Carthage, elle méritait de la vaincre. Elle n'était
pas la République marchande sans autre souci que ses' comptoirs,
elle portait dans la robe de ses ambassadeurs les civilisations de tous
les mondes que ses
soldats allaient chercher chez les peuples les
plus divers.
A peine l'Afrique est-elle Romaine, et déjà sortent partout de
terre,
des Théâtres, des Forum,
des arcs de triomphe, des écoles où à la voix des philosophes et des
rhéteurs illustres, accourt pressée une jeunesse avide
d'apprendre,
emportée au désir des paliers éloquents, dont les derniers échos
s'appelleront Tértuliien ou l'évèque d'Hippone.
des cités fameuses, partout des Colysées,
Qui peut dire les merveilleux fruits qu'aurait portés ce grand
si le temps lui avait permis d'atteindre
sou complet développement.
mystères. Sur cette terre
—
africaine, peuples, civilisations, cités, rien 11e saurait
Carthage avait succombé, Rome devait périr à son tour.
Du fond de
contenus.
Les
demeurer.
la Germanie accourent les Barbares si longtemps
Vandales tiennent déjà l'Espagne. L'Andalousie,
Wandalia, cette magnifique province à laquelle ils ont donné leur
l'Afrique Romaine, ses temples,
ses basiliques, ses villes, riche butin
toujours désiré des peuples
d'Outre-Rhin. Plus de légions, plus de camps retranchés ; au souffle
des lourds chevaux des races du Nord, les remparts fondent comme
la neige, les tours s'écroulent, les cités les mieux fortifiées ouvrent
leurs portes. Heures funèbres. Les Vandales n'apportent avec eux
que la torche, la hache, le sac grossier réservé aux dépouilles.
nom, ne leur suffit plus. Il leur faut
Quelques Romains pourtant restaient encore. Bélisaire les appelle,
réunit, les ordonne. L'empire d'Orient fournit les vaisseaux
nécessaires au transport des soldats. Enfin l'Afrique latine est
délivrée, là civilisation va renaître de ses cendres. Temps bien court.
A l'orage venu du Nord succède l'ouragan du Sud plus terrible
encore. Les fanatiques de la Mecque, déjà maîtres de la Palestine,
de la Syrie, de l'Egypte, osent à leur tour les rivages Nord-Africain.
Ce que les Vandales avaient épargné, les Musulmans achèvent de le
détruire. Sur ces vastes champs de blé, tapis d'or ourlés des pampres
des coteaux, se dressent solitaires les tentes dos Nomades. Là où
resplendit si longtemps le soleil radieux de la civilisation, la nuit de
les
la Barbarie descend éternelle.
Des hommes se sont rencontrés, voyageurs aux rives du Guadalquivir, qui ont célébré la civilisation, l'art musulman, Grenade,
l'Alhambra, Séville et ses mosquées, les marbres de Cordoue, les
jardins de l'Alcazar, les fontaines aux faïences ensoleillées cachées
sous les palmiers et les roses.
paroles et frivoles pensées. L'Art musulman n'a jamais
existé, il n'existera jamais. Les œuvres architecturales, dont les
fervents inconscients de l'Art. Arabe, voudraient lui faire hommage
sont dues aux artistes Espagnols, Italiens ou Provençaux, que leur
mauvaise étoile conduisit le plus souvent esclaves au milieu des
hordes asiatiques.
Vaines
La religion musulmane défend expresse la reproduction soit par la
peinture, soit par la sculpture, non seulement de la forme humaine
mais aussi de tout ce qui vit, plantes ou animaux.
mouvement Gréco-Romain,
Loi fatale dont nul ne saurait sonder les
13
de
Que reste-t-il donc à l'Artiste pour interpréter fidèle les merveilles
sa pensée ? Quelques vagues ornementations tirées des lignes
géométriques, de l'écriture
arabe, des oppositions violentes des
_
i4
—
couleurs, C'est bien peu et cependant c'est tout. Les recherches les
plus subtiles ne sauraient rien découvrir au-delà. En venant au
détail, la puérilité, la nullité de ce prétendu Art musulman, se fait
plus sensible encore. Aux mosquées, aux temples de prière, seuls
monuments publics, le plus souvent rien autre chose
qu'un amas
confus de matériaux grossiers assemblés
par des mains barbares.
Aux monuments les plus achevés
jamais d'originalité, toujours un
plagiat insupportable. Si d'aventure, comme à Alger, vous rencontrez
des coupoles, des colonnes de marbre, aux
chapiteaux ornementés,
ne vous hâtez
pas, votre admiration serait déplacée. Ces coupoles
sont d'origine
Byzantine, ces marbres ont été arrachés à des temples
antiques, ces faïences multicolores ont été apportées des Baléares ou
de Cordoue. Au dedans, des plâtres inutiles,
des plafonds tourmentés,
enfantins, des verrières Italiennes ou Provençales, des bariolages
dont vainement on cherche le sens.
Si la Perse, faubourg lointain de l'Islam, a produit
longtemps des
tapis précieux, d'admirables faïences aux sujets les plus divers :
chasses, rencontres, fêtes, voyages, les Musulmans n'ont retenu de
tant de compositions délicieuses
que quelques couleurs incertaines,
parfois pénibles aux yeux, à jamais incapables d'éveiller au-dedans
de nous non pas un nouveau
monde, mais seulement une idée
désirable.
Cette infirmité
artistique, flèche empoisonnée attachée au flanc de
musulmane, vous la retrouverez partout, en quelque endroit
de l'Afrique arabe que votre fortune vous mène. Pas de
statues, pas
de bronzes, pas de tableaux, pas de marbres,
pas de bois élégamment
ouvragés. Çà et là quelques armes grossières, maladroitement en¬
combrées de plaques d'or ou d'argent, des bijoux,
inutiles morceaux
de métal, que l'ouvrier a tourmentés
inconscient, des vêtements, des
tapisseries empruntés aux grandes industries d'Europe, gâtés par dos
la race
broderies d'aventure.
Aussi loin que l'on regarde, aussi profond
que l'on fouille, les plus
obstines ne sauraient découvrir aucune trace d'art véritable. Partout
une
imitation maladroite, un manque absolu de sentiment
artistique
fait de connaissances exactes et avant tout d'un
esprit original par¬
ticulier.
A ouvrir nos anciens livres d'heures, nos manuscrits
illustrés, que
de trouvailles
charmantes, que de compositions pleines de perfec¬
dans leur naïveté. Dans les innombrables Coran manuscrits
que
l'on rencontre à chaque instant dans les
tions
bibliothèques d'Afrique, rien
lignes régulières, très droites, nionolones dans
leur netteté fatigante, ça et là
quelques majuscules baraquement
de semblable.
Des
coloriées, imagerie enfantine empruntée à la règle et au compas.
Heureux, encore, si les Barbares sortis des mosquées de La Mecque
n'avaient fait que s'abstenir, s'ils s'étaient contentés de demeurer
inertes et comme paralysés eu face du grand mouvement intellectuel
des races greco-Iatines.
Malheureusement, non seulement ils se sont, abstenus, mais poussés
par une haine inconcevable de tout ce qui
était grand et beau, ils se
acharnés, destructeurs infatigables des œuvres sublimes du
passé.
sont
Quand ils ne brûlent pas les bibliothèques, ils brisent les statues
antiques et les jettent, débris vénérables, aux fours à chaux ou aux
chantiers de leurs grossiers remparts. Mosaïques et palais, basiliques
et arcs de triomphe, marbres ou bronzes, que leur importe. Leur
religion féroce, compilation maladroite de la Bible et de l'Évangile,
ne leur ordonne-t-elle pas de substituer le néant à la vie féconde, de
faire descendre la nuit éternelle là où la pure lumière de l'Art,
avant eux, régna d'un si vif éclat !
de cette haine sauvage des beaux arts, on
regarde de près le monde musulman. Ces
hordes barbares, campées sur les débris des sociétés Grecques,
Romaines et Chrétiennes, qu'apportaient-elles avec elles?L'Esclavage,
la femme réduite à une bête de somme, de plaisir ou de basse-cour,
des passions violentes obligeant lès plus pacifiques aux guerres de
tous les jours, par-dessus tout le mépris des choses élevées auxquelles
elles ne pouvaient atteindre.
A rechercher les
causes
la trouve vite quand on
Si, parfois, l'on peut citer quelques auteurs, quelques écrivains de
mérite, oh! combien rares, ce sont de mauvais Musulmans; ils ont
été formés aux écoles du monde Grec et Romain, ils se sont laissés
corrompre par les vanités des infidèles que la religion musulmane
proscrit éternelles.
Que serait aujourd'hui l'Afrique-Nord si la France, porte-lumière
des nations, n'était venue la tirer, enfin, de la barbarie où, do par les
lois du Coran,elle était plongée depuis tant de siècles!
Comme autrefois le Maître ordonnant à Lazare de sortir du tom¬
beau, la France a étendu la main sur cette terre morte depuis tant
do siècles et à sa voix le sépulcre s'est ouvert et l'Afrique-Nord,
brisant ses bandelettes, est ressuscitée plus vivante, plus brillante que
jamais.
algériennes, la France n'a. pas songé seu¬
des peuples placés désormais sous
Héritière des vastes pensées de Saint-Louis, mort sans
En abordant aux plages
lement à la prospérité matérielle
sa
tutelle.
—
—
i6
—
leur
victoire, il ne lui suffisait pas d'avoir rendu aux mers
la sûreté depuis si longtemps désirée, d'avoir tiré du bagne d'Alger
les nombreux captifs européens que nos troupes y rencontrèrent à
leur entrée, fille aînée de l'Art, elle a, avant tout, voulu recueillir
d'une main pieuse les restes augustes échappés aux fureurs des
avoir
vu
infidèles.
Ainsi que jadis en Egypte les soldats de Napoléon le Victorieux
traduisaient les hiéroglyphes, expliquaient les cendres oubliées des
Pharaons, nos officiers d'Afrique-nord, partout où ils ont pénétré, ont
sauvé de l'oubli les inscriptions, les monuments, les statues, les
admirables mosaïques dont la civilisation Greco-Romaine avait autre¬
fois doté prodigue les provinces latines.
Messieurs, le grand intérêt des Congrès des Sociétés savantes de
année, que nos regards se portent du côté de Paris ou vers nos
provinces Algériennes, ne le cherchons pas dans les rapports compre¬
nant la plus grande partie des connaissances humaines, mais où les
questions d'Art proprement dites ne figurent malheureusement qu'à
l'état d'impalpables atomes. Cherchons-le plutôt, avec les illustres
présidents du Congrès, MM. Héron de Villefosse, Stéphane Gsell,
Bienvenu-Martin, dans l'étude de cette terre classique, l'AfriqueNord, berceau de notre civilisation.
cette
Si tant de savants venus des points les plus éloignés de la France,
malgré les fatigues d'un long voyage, se sont rendus cette année en
Afrique, c'est avant tout pour honorer le grand effort fait par la
France, jalouse d'ajouter à notre belle patrie, une patrie nouvelle.
Sans doute, en mettant le pied sur le soi Algérien, nul d'entre nous
qui n'eût foi dans le génie de notre race, toujours vaillante, opiniâtre
en face des difficultés, obstinée à mener à bonne fin les entreprises
les plus périlleuses.
Combien les réalités ont dépassé leurs espérances.
Ce n'était plus
Semper aliquid miranii
ex A/rica, Gallicana.
A visiter Oran l'Espagnole, Tunis l'Italienne,
Constantine la Romaine, Alger la capitale déjà faubourg de Paris,
partout les mêmes étonnements, les mêmes exclamations ravies. Aux
buttés, aux gourbis d'il y a cinquante ans, ont succédé des monu¬
le : Semper aliquid noviex A/rica. C'était le :
ments
superbes, d'incomparables palais dédiés aux lettres, aux
sciences, aux arts, des jardins plus admirables encore que ceux de
l'Alcazar.
Ce n'est pas seulement la vie industrielle économique qui a reparu,
c'est aussi la vie artistique, la plus importante de toutes. Pas de ville
d'Afrique aujourd'hui, qui ne tienne à honneur d'avoir son musée.
Carthage garde ses tumbes où dorment les prêtresses de Tanit le front
\
17
—
ceint de bandelettes dorées, Tipana, non loin du
tumulus des rois de
Mauritanie, ses débris d'églises byzantines, Cherchel les restes
majestueux de ses thermes, Tlemcen ses fines arabesques, Alger sa
Kasba avec ses rues pleines encore du bruit des janissaires, Timgad,
son forum, son capitole, son théâtre et grâce à M. Albert Bàllu, direc¬
teur du Service des monuments artistiques d'Alger, la France
possédera avant peu elle aussi sa cité Pompéienne.
Qui pourrait dire
les services très vastes rendus aux Arts, a
reconstitutions du passé. Quel jour
éclatant, jette sur la civilisation Romaine, à laquelle notre pays
participa si longtemps et dont il porte tant de traces, le recueil des
Inscriptions du Nord de l'Afrique, les restes de tant de monuments
retrouvés dans l'Algérie, comme dans la Régence de Tunis.
l'histoire, par tant d'admirables
Dans tout le monde civilisé,
qui pense, qui travaille, qui a le culte
aujourd'hui l'Institut, l'Académie, le grand corps
savant qui pourrait ignorer, à l'heure où nous sommes, de si admi¬
du beau, quel est
rables découvertes!
Messieurs, en voyant tant de nobles travaux accomplis par la
France dans des contrées lointaines, nos pensées, tout naturellement,
reportent à notre chère province du Périgord. Si à Alger, à Paris,
les Congrès des Beaux-Arts, ont cette année
révélé tant de travaux ignorés, et si dignes cependant d'être connus,
de tels exemples ne doivent-ils pas nous inciter à rendre nous aussi
à notre pays tout l'éclat qu'il mérite, et qu'ici comme ailleurs les
temps ont quelque peu terni !
se
les Sociétés savantes,
A regarder, au loin, derrière nous, même au début du dernier
siècle disparu, que de ruines, que d'abandons, quel spectacle bien
digne d'affliger les moins sensibles. Nos basiliques abandonnées, nos
églises des campagnes, pour la plupart si dignes d'intérêt, tombant
en ruines, les débris des grandes époques de notre histoire, Gauloise,
Romaine, Renaissance, oubliées et comme livrées au mépris.
Détournons les yeux d'un spectacle aussi douloureux pour ne
plus
Quel changement, quel monde nouveau, quel
rcfleurissem.ent des' choses qui semblaient mortes pour toujours !
Partout la Science et l'Art se réunissent pour remettre en leur beauté
première les chefs-d'œuvre du passé. Pas un monument digne
d'intérêt qui ne soit restauré, pas une œuvre artistique importante
qui ne reçoive les soins de conservation les plus minutieux. Si les
portes de nos musées s'ouvrent somptueuses à toutes les gloires du
ciseau et du pinceau, les œuvres et les artistes ne sauraient leur
faire défaut. A côté .de ces constellations de premier ordre les Lafon,
les Parrot, d'autres étoiles apparaissent à notre ciel. Laissez-moi
penser qu'au présent.
—
18
—
en passant parmi elles, une des plus dignes de nos justes
espoirs, Bernard Bertoletti dont les beaux portraits ornent si riches
les vastes salles réservées aux princes de l'Art.
saluer
Héritière de la tradition glorieuse des
vieux gouvernements d'au¬
trefois, la France nouvelle seconde puissante ce grand mouvement
artistique qui agite notre pays. Partout elle accueille bienveillante
les artistes de quelque côté qu'ils viennent, partout elle encourage les
manifestations élevées de la pensée et les provinces les plus éloignées
sentent la chaleur bienfaisante de ce soleil qui ne saurait avoir d'égal
et qui ne quitte jamais notre horizon.
—
ig
—
grandeurs de cette France toujours prête à verser son sang, non
comme les barbares de la Germanie pour le pillage et la rapine, mais
pour faire lever sur le monde le soleil resplendissant de la Civili¬
sation et des Arts.
Ce
qu'ont fait leurs ancêtres, les fils de la France le continueront
Saluons dans les temps à venir leur gloire qui se lève et
réjouissons-nous, puisque les enfants de notre chère patrie, plus
heureux que nous, feront encore mieux que leurs pères.
•demain.
F. LADEVI-ROCHE.
Si demain les restes,
si précieux, de notre antique Yésone sortent
de terre, comme les arcs de triomphe d'Algérie, n'est-il pas juste d'en
être reconnaissants a l'État et à la Cité de Périgueux qui se sont
unis pour fournir à ces longs travaux les subsides nécessaires 1
Aux applaudissements de l'Assemblée,
dent félicite chaudement M. le docteur
M. le Prési¬
Ladevi-Roche,
jeunes artistes, comme Bernard Bertoletti, peuvent visiter
l'Europe, n'est-ce pas encore la France qui
met au service des plus méritants ces bourses de voyage indispensa¬
bles à l'instruction et au perfectionnement des artistes?
•qui a fait plus qu'un rapport -aride, mais une belle,
érudite et vivante conférence artistique, dont seront
Messieurs, le rôle de la France dans le monde a été de tous temps
considérable, mais un de ses côtés les plus brillants n'est-ce pas cet
appui toujours assuré aux œuvres des grands génies de l'humanité?
Bulletin annuel.
la statue de Bugeaud, le bon soldat sorti de notre terre
du Périgord, dont l'image se dresse à Alger comme à Périgueux, vos
délégués, prêts à quitter la terre d'Afrique, se sont souvenus de la
grandeur de nos soldats d'où sont sorties tant de merveilles.
à la
Si
nos
les musées fameux de
Au pied de
Ils ont revu par la pensée les longs travaux, les combats tantôt
éclatants tantôt obscurs. L'écho, autour d'eux, semblait répéter encore
les détonations de l'artillerie. Ils revoyaient
flammes, les blessés achevés par d'impito¬
yables ennemis, les colonnes dévorées par la soif cheminant quand
même au désert, d'autres fois obligées de se faire jour à travers les
neiges de Kabylie. Ce n'était qu'un souvenir. Ils ouvraient les yeux.
Autour d'eux quel changement. Tout était fête et repos. De magnifi¬
ques demeures, d'incomparables palais, des cortèges d'hommes d'art
et de science se rendant paisibles à leurs travaux, le roi d'Anglej
terre, l'empereur des Indes, le plus grand monarque du monde,
cheminant, simple particulier, au milieu de ses fidèles amis, et,
parmi les brillants spahis, retenant leurs chevaux impatients, un
jeune lieutenant, le petit-lils de l'émir Abdel-Kader, saluant de l'épée
les gloires de-sa nouvelle patrie.
le sifflement des balles,
en
rêve les casbahs
Comment
devant
en
un
tel
spectacle ne pas être ému, en fa.ce des
•heureux de bénéficier tous les sociétaires,
lecteurs du
M. le Président annonce que M. Sarazanas
Société d'une
somme
de
100
francs, en
fait don
vue
de
subvenir à ses charges;
il remercie le généreux dona¬
collègues et il propose l'ins¬
cription de M. Sarazanas au nombre des membres
perpétuels. L'Assemblée, reconnaissante, applaudit aux
paroles du Président et elle approuve à l'unanimité sa
proposition.
teur
au
nom
de
En terminant,
tous
ses
l'Assemblée désigne les délégués de
la Société au prochain Congrès des Sociétés
Savantes,
convoqué cette année à Paris par M. le Ministre de
l'Instruction publique et des Beaux-Arts, pendant la
semaine de Pâques. MM. le docteur Ladevi-Roche,
Sarazanas et Bertoletti ont été délégués au Congrès
des Sociétés Savantes, et MM. H. Soymier, L. Simon
—
20
—
21
—
et
—
L. Daniel à la Session des Sociétés des Beaux-Arts
des Départements.
L'ordre du jour étant épuisé et personne ne deman¬
dant plus la parole, la séance a été levée à dix heures.
LISTE GÉNÉRALE
Hes jtflembFes de la Soeiété des
Beaux-j^Fts de la Dordogne
1906
jouf l'année
Présidents honoraires :
Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,
L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
M. Le Baron F.
de
LA
TOMBELLE, 4£ I., ancien
Vice-Président effectif de la Société, 3, rue Auguste-
Vacquerie, Paris.
Membre correspondant :
M.
ROGER-BALLU, Vf, 41 I., Député, ancien Ins¬
pecteur des Beaux-Arts, 10 (bis), rue Ballu, Paris.
milIKISïIt.VrUM DE M
BUREAU
Président
SOCIÉTÉ
:
M. Le Docteur J.-J. PEYROT, ét C.
Vice-Président...
j
Ée Marquis G. de F A Y O L LE.
I M. G. SARAZANAS.
Secrétaire général.
Secrétaire adjoint.
M. A. BERTOLETT1, 4$ É
M. L. DANIEL, 4$ A,
Trésorier
M. L. HEPPER.
MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE :
MM. G. PASQUET, Q I.
F. LADEVI-ROCHE.
P. MAURAUD, 41 A.
C. BRECHT, Vf O.
L.-P.
RÈGHÉERE, Vf.
—
LISTE
MES
22
—
—
MM. Le Comte Etienne
de
BEAUCHAMP, château de
Morthemer, à Morthemer (Vienne).
SOCIÉTAIRES
Membres perpétuels (i) :
MM. Georges
CHALAVIGNAC,
rue
PASCAL
de
Albert
MONTET, château de La Juvénie, par
Payzac- de-Lanouaille (Dordogne).
Jean-Baptiste CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
(Calvados).
Le Docteur JEAN-JOSEPH
boulevard de
Vésone, à
Édouard-Fernand B1TARD, 17,
Périgueux.
PEYROT, ét C., Sénateur,
yette, à Paris.
LAGRANGE, notaire, place de la Mairie,
Périgueux.
Georges
SARAZANAS, avocat, I3, boulevard de
Vésone, Périgueux.
Membr es Fondateurs :
Gambetta, à
BONNET, 3?, président de Chambre à la
Cour d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.
ijASTON
Numa BONNE T, négociant, 4, rue Taillefer,
à Péri¬
gueux.
FlRMIN
PlERRE
rue
DÉSIRÉ BONNET, place du Palais, à Périgueux.
s
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafa-
BERTOLETTI,
I, professeur de dessin,
Barris, à Périgueux.
73, rue des
Albert
COTINAUD,
Périgueux.
BERGADIEU, à Mazardie, Atur, par Péri¬
gueux.
la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
Charles
23.—
BOSCHE, négociant, 9, rue du Bac, à Péri¬
gueux.
Philippe BOURDICHON,
A., directeur de l'école
Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.
ChARLES-Aubin
BOURGOIN, 41 A., professeur au
Lycée, adjoint au Maire, 15, boulevard de Vésone,
à Périgueux.
MM. Georges
ALBERT, lieutenant au 5ome,
de
Charles
en
Jean-Baptiste AUBARBIER, i} A, président de la
Gabriel
BRETON, négociant, rue Béranger, à Péri¬
20, rue
Strasbourg, à Périgueux.
Chambre de Commerce de Périgueux.
AUCHÉ, chirurgien dentiste, allées de
Tourny, à Périgueux.
jules AVIAT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et g, rue Pelouze, à Paris.
Achille
Jean-René BARDON, && A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine des sapeurs-pompiers, 39, rue
Gambetta à Périgueux.
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs.
BRECHT, 35f O., chef de bataillon
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.
gueux.
GASTON
BRETON, négociant,
10,
place Faidherbe,
à Périgueux.
PAUL
BRETON, négociant,
10,
place Faidherbe, à
Périgueux.
M"0 LOUISE
BROIN, artiste peintre,
Périgueux.
MM. L'Abbé
à
rue
de la Clarté, à
BRUG1ÈRE, chanoine, 20, rue du Plantier,
Périgueux.
Roger
BUISSON, 4J A., directeur de l'Agence du
Phénix, aux Chabannes-St-Georges, à Périgueux.
-
24 —
—
M11» Marie
MM. Le
25
—
CHALAUD, artiste peintre, 20, rue du Plantier, à Périgueux.
M"0 Marie-Louise
Marquis F. de CHANTÈRAC, à Cirez-lès-Mello
(Oise).
MM. Maxime DENNERY, architecte, rue des Mobiles-
Baptiste CHASTAING, négociant, 21, rue de Metz,
à Périgueux.
Henri
à
Périgueux.
négociant, 2, rue du Port, à Périgueux.
Jean CHEVALIER, 34,
rue
de Metz, à Périgueux.
léonce CLERVAUX, directeur
de l'Agence de La
Nationale, place du Quatre-Septembre, à Périgueux,
COCULA, architecte, 47,
rue
Gambetta,
à
Périgueux.
COTINAUD, rentier, boulevard de Vésone.
à Périgueux.
DESCHAMPS, architecte,
14, rue
de Metz,
léon DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire, Périgueux.
CULOT, architecte, 14,
rue
de Metz, à
Périgueux.
4$ À, architecte, directeur des
municipaux, 8, rue Alfred-de-Musset, à
Périgueux.
Georges DARNET, artiste peintre, 9, rue de la
Boëtie, à Périgueux.
louis DANIEL,
travaux
Le docteur Oscar
DINGUIDAR, artiste peintre,
Fondaudège, à Bordeaux (Gironde).
rue
DELBÈS, place Francheville, à
Périgueux.
Jules DELBREL, contrôleur de l'Exploitation de la
Cie d'Orléans, à Lorient (Morbihan).
DELMON, tapissier-décorateur,
Saint-Front, à Périgueux.
Armand
Paul-Édouard DELSUC,
Tourny, à Périgueux.
banquier,
3,
5,
de
119,
rue
l'Imprimerie de la Dordogne,
des Farges, à Périgueux.
jean DONGRE1L aîné, 7, allées de Tourny, à Péri¬
gueux.
DORSÈNE, 41 A., photographe, allées de
EUGÈNE
Tourny, à Périgueux.
DOSE, 41 A., professeur de dessin hono¬
raire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.
Raoul DOSQUE, aitiste peintre, 110, rue La Harpe,
Gustave
au
Fernand COURTEY, 10, rueVictor-Hugo, Périgueux.
Charles
de-Coulmiers, à Périgueux.
Henri
MM. le DIRECTEUR
CHATEAU, 41 A, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
Charles
Allées de Tourny, à
Mlle Gabrielle
jules CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,
Paul
3,
à Périgueux.
CHASTENET, &, négociant, 2, rue du Port,
Raoul-Gaston
DELSUC,
Périgueux.
Bouscat-Bordeaux
(Gironde).
françois DUBOST, inspecteur des Contributions
indirectes, 19, rue de la Pépinière, à La Rochelle
(Charente-Inférieure).
Gaston
DUFOUR, 41 A., industriel, 46, rue Kléber,
à Périgueux.
Jean-Victorin DUNOGIER, 41 A., négociant, rue
Louis-Mie, à Périgueux.
Amédèe
DUPOUY, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
gueux.
Jean-Julien DUPUY, négociant, passage Sainte
Cécile, à Périgueux.
Georges
DURAND-RUEL, 16, rue Laffite, à Paris.
rue
Joseph DURAND-RUEL, 35, rue de Rome, à Paris.
allées de
Paul DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
Émile DUSSAUX, 41 A, entrepreneur, 25, rue Kléber,
à Périgueux.
—
26
—
—
Mmo La Comtesse Alice de l'ÉCOCHÈRE, 6y, rued'Ams-
terdam, à Paris.
MM. Le Docteur Georges ESC AN DE, ancien député, 30,
rue
Notre-Dame, à Bordeaux.
Le Docteur Charles
EAGUET,
A., 8,
rue
du
GOURSAT, &,
A, rue Bourdeilles, à
Périgueux, et 5, rue Cambon, à Paris.
hippolyte GRASSET, sculpteur, rue
Saint-Front,
à Périgueux.
Edmond GUICHARD, 34, rue de
Bordeaux, à Péri¬
gueux.
Emile
FALGOUX, entrepreneur de zinguerie,
Louis-Mie, à Périgueux.
gueux.
rue
FAURE, 25, rue Alsace-Lorraine, à Péri¬
ErnestGUILLIER, avocat, Sénateur, rue Bourdeilles,
à Périgueux.
AmÉDÉE GUINDE,banquier, 7, rue Dante à
Paul
*
Le Docteur
FAURE-MURET,
Périgueux.
rue
Victor-Hugo, à
gérard de FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Bernard-Louis FERMINET, 18, rue de Strasbourg,
à Périgueux.
Charles FLOTTA, au Rousseau, à Périgueux.
HÉNIN, négociant, cours Montaigne, à Péri¬
gueux.
ancien juge au Tribunal de
Commerce, 30, rue Alsace-Lorraine, à Périgueux.
Dominique JOUCLA, publiciste, rue Lafayette, ry,
à Périgueux.
ÉMILE LABROUE,
I, proviseur du Lycée, à
Périgueux.
François-Albin LABROUSSE, avocat, château de
Tourtoirac (Dordogne).
ftrnand
FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
rue Antoine-Gadaud, à
Périgueux.
Jean FONTALIRANT, rentier, 32,
Paris, Ve.
léopold HEPPER,
Le xMarquis
rue
Arthur
LACAPE, facteur de pianos,
Théâtre, à Périgueux.
de Metz, à
Périgueux.
2,
place du
Edouard
LACOSTE, juge suppléant au Tribunal de
Commerce, entrepreneur, rue Lamartine, à Péri¬
Raymond FOURNIER-SARLOVÉZE, * O., u,rue
Marignan, à Paris.
gueux.
Jules-Eugène FRANÇOIS, professeur de dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
Le
ernest FRENET,
Ernest
chef de division à la
Préfecture, 22. boulevard de Vésone, à Périgueux.
4# I,
Ludovic GAILLARD,
ingénieur, 14, boulevard de
Vésone, à Périgueux, et 21, boulevard Beauséjour,
à Passy-Paris.
GEORGES GAUTIER, doreur-miroitier, rue des Chaînes,
à Périgueux.
ernest
—
MM. georges
Palais, à Périgueux.
Christian
27
GAY, conseiller municipal de Paris, 4, rue de
Sfax, à Paris.
Docteur Jean de LACROUSILLE, allées de
Tourny, à Périgueux.
de
LACROUSILLE, 6,
Périgueux.
Le
rue
du Lycée, à
Docteur
François-Louis LADEVI-ROCHE,
St-Germain-du-Salembre, par Neuvicsur-l'Isle (Dordogne).
château de
Pierre
LAGRANGE, notaire, place de la Mairie, à
Périgueux.
Joseph LAPARRE, 26, boulevard
Périgueux.
des Arènes, à
—
M",e Alexis
28 —
LAPEYRE,
—
io, rue
Victor-Hugo, à Péri-
MM. Paul MAURAUD,4I A, architecte,ruedeLaBoëtie,
à Périgueux.
gueux.
LAPEYRIÈRE, à Saint-Julien, Marseille
(Bouches-du-Rhône).
Albert LAPORTE, au Grand Hôtel de France, à
MM. Paul
DE
Périgueux.
féréol LASSA IGNE,
d'Assurances, 20, rue
général, inspecteur
Antoine-Gadaud, à Péri-
agent
Emile MAZY, 3, place Bugeaud, à Périgueux.
Alphonse MERC1ER-LACHAPELLE, 42, rue Gam¬
betta, à Périgueux.
Camille
MERLALD, artiste peintre, à Verteillac
(Dordogne).
edmond
gueux.
Le Baron Fernand de LA TOMBELLE,
î} I, 3, rue
MICHEL, représentant de commerce, rue
Louis-Blanc, à Périgueux.
A, greffier en chef près le Tri¬
bunal Civil et Correctionnel, à Périgueux.
Auguste-Vacquerie, à Paris,et Château de Fayrac,
par Domine (Dordogne).
Le Docteur Paulin Brou de LAURIÈRE, &, y I.,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.
Fernand MILET,
Pierre-Édouard LAUSSINOTTE, y A, officier du
à Périgueux.
Mérite Agricole, anc. notaire, à Cubjac (Dordogne).
LÉON
LAVAUD, négociant, 6, rue Salinière,
à Péri¬
ÉTIENNE LAVAL, négociant, 20, rue Gambetta,
Périgueux.
à
LÉPINE, au Change, et château de la
Fleunie, par Condat-sur-Vézère (Dordogne).
Edmond de
Mmo La Baronne
Amélie de LESTRANGE, i, rue de
M1TTEAU, juge suppléant au Tribunal de
Commerce, négociant, xi, rue Combes-des-Ûames,
MOISY, î} A, lieutenant au 5011113, 84, rue
Gambetta, à Périgueux.
Marcel
MM. Gaston LINARD, château
sur-l'Isle (Dordogne).
de Lafaye, par Razac-
de-Lanouaille (Dordogne).
Mlle valentine
MOREAU, artiste peintre, à La Roche-
chalais (Dordogne).
Vergt (Dordogne).
à Périgueux.
MAREY, à Marsac, par Périgueux.
Manuel MATOSÈS, artiste peintre, 8, rue de la Tré¬
sorerie, à Bordeaux (Gironde).
MAUMONT,
Le Baron Henri de NERVAUX, 14, rue du
M"0 MARIE
Plantier,
PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.
MM. Honoré PARACINI, entrepreneur
léopold MALIVERT, négociant, 87, rue Gambetta,
Périgueux.
Albert MONTET, château de la Juvénie, par Payzac-
à Périgueux.
MAGE, ancien percepteur, à Labatut, près
M™ Amélie-Jeanne
à Périgueux.
MM. paul NAU, pharmacien, 33, rue Gambetta, Périgueux.
Paris, à Périgueux.
Raoul
Alexis
Henri MONT ASTI ER, négociant, place Francheville,
gueux.
Gabriel
29 —
rue
de La Boëtie, à
rue
de peinture, 14,
Saint-Front, à Périgueux.
Jean-Georges PASQUET,
I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
léon PAUTAUBERGE, Il A., maire de Montignac
(Dordogne), et 9, rue Edmond-Valentin, à Paris.
PEYNAUD, chevalier du Mérite Agricole,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux,
louis
—
M1110 Georges
PEYREBRUNE, femme de lettres, à
de
Asnières (Seine).
MM. Le Docteur Jean-Joseph
PEYROT, & C, Sénateur,
Lafa-
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue
yette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne).
Eugène PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
Le Docteur Albert
de
PINDRAY, 7, rue Bodin, à
Périgueux.
MM. Théophile
3i
—
ROUDERGUES, parfumeur-chimiste,
5, rue Gambetta, à Périgueux.
Eugène
ROUGIER,
A, greffier de paix, 52, rue
de l'Hôtel-de-Ville, à Ribérac (Dordogne).
Maurice ROULE I", négociant, 96, rue de Bordeaux,
à
Périgueux.
Le Baron de SAINT-PAUL,
château de Ligueux,
par Sorges (Dordogne).
Eugène PLANTÉ, 9, rue Nouvelle-du-Port, à Péri¬
gueux.
M"'e La Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du
Lieu-Dieu, par Périgueux.
Edmond POIRIER, ;fc,
ijt A., chevalier du Mérite
agricole capitaine au 5o'"0, 28, rue de La Boëtie, à
M. Georges
Périgueux.
M1'6 Jeanne SARLANDE, 64
robert
PORENTRU,
a, dentiste-médecin, rue
Saint-Front, à Périgueux.
Charles-Henri
POUYAUD, ^ A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.
,
ancien
Auguste PRADEAU, juge au Tribunal de Commerce,
place de la Mairie, à Périgueux.
Louis-Paul
RÉGHÉERE, îfc-, capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.
GÉRARD RAYNAUD, rue des Cordeliers, à Excideuil
(Dordogne).
Jean
REIGNIER,
rentier, 35,
rue
Gambetta,
à
Périgueux.
eugène RENAUDIE, ancien directeur du Grand Café
des Boulevards, à Périgueux.
édouard REQUIER, îfc, chevalier du Mérite agri¬
cole, conseiller général, 30, rue Chanzy, à Péri¬
SARAZANAS, avocat, 13, boulevard de
Vésone, à Périgueux.
et
au
château de La
Belair (Dordogne).
MM. Georges SAUMANDE, député, 25, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
louis
SIMON, Il A., Grand hôtel de l'Univers,
REQUIER, propriétaire à Castelnaud-
Fayrac (Dordogne).
REYNAUD, 38,
Périgueux.
LÉOPOLD
rue
Antoine-Gadaud, à
rue
de Bordeaux, à Périgueux.
Henry SOYMIER, pharmacien,
8,
rue
Taillefer, à
Périgueux.
Armand TENANT, i} A., professeur de musique, 17,
rue
Èguillerie, à Périgueux.
édouard de TEYSSIÈRE,
Brest (Finistère).
lieutenant-colonel à
THIÉBAUD, employé des Postes et Télé¬
graphes, rue de Paris, à Périgueux.
vlctor
Marc VENTENAT,pharmacien, 3, cours Montaigne,
à Périgueux.
gueux.
Fernand
bis, rue Monceau, à Paris,
Borie, par Champagnac-de-
Mmcs de VERNINAC
de
Petit Change, par
La Comtesse
de
SAINT-MAlfe, château
du
Périgueux.
VERTHAMON,
1, rue de Paris, à
Périgueux.
♦
_
MM. Henri
VEYSSET,
Périgueux.
32
5,
—
—
rue
Paul-Louis-Courier,
33
-
à
SOCIÉTÉ DÊCÉDÉS
MEMBRES DE LA
ferdinand VILLEPELET, ^ i,
archiviste départe¬
mental, boulevard Lakanal, à Périgueux.
1888.
—
Docteur USSEL.
1889. — CLUZEAU.
Mmo LINARD.
1890.
AVIS
—
TRANSON.
Baron Ernest
Les
cotisations
de
l'année
de
NERVAUX.
Docteur Albert GARRIGAT.
1906 seront,
comme
d'habitude, mises en recouvrement vers la fin du mois
de mars.
1891.
—
1892.
—
CROS-PUYMARTIN.
Prosper FOURNIER.
Lucien LACOMBE.
Afin d'éviter des Irais
Michel ROUGIER.
inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la Société, 30, rue Alsace-Lorraine, à
Périgueux.
La brochure contenant les .Statuts est à la disposition
1893.
—
Mkîhei. HARDY.
Adolphe
Alfred
1894.
—
ï895
.
—
1896.
—
PASQUIER.
BOUCHÉ.
Jean BORIE.
François JEANNE.
Général Jules LIAN.
Comte G. du GARREAU.
Théodore LEBOUCHER.
des membres de la Société
qui pourront la demander
Secrétariat, 73, rue des Barris, à Périgueux, où se
trouvent aussi des Bulletins d'adhésion à faire signer
au
par
les
personnes
nouveaux
qu'on aurait à présenter
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE.
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
comme
Ingénieur VERGNOL.
sociétaires.
Paul-Emile BARRET.
1897.
—
Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.
Calixte LARGUERIE.
»
•
34 —
—
1898.
—
Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.
1899.
—
Charles BUIS.
9080 11 100 152
Jules GERMAIN.
François GROJA.
Capitaine Antoine RILHAC.
1900.
-
Abbé BOURZÈS.
Albéric DUPUY.
1901.
—
Cyprien LACHAUD.
Docteur Armand
1902.
—
de
LACROUSILLE.
Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉDAT.
Paul GÉRARD.
Charles MORVAN.
Anatole de
1903.
—
ROUMEJOUX.
Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.
1904.
—
Marquis de CHANTÉRAC.
Paul FAURE.
Fernand GILLES-LAGRANGE.
André ROLLAND
de
DENUS.
Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.
1905.
—
Antoine FOUGEYROLLAS.
Gaston MALE VILLE.
Honoré
SÉCRESTAT.
Adolphe TRUFFIER.
1906.
—
Auguste DORSON.
r~p'lBL10T BtQlJL
CE
*
*
LA VILLE
[Jg PÉRiSULUX
