FRB243226101_P2-586_1907.pdf
Médias
Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 29 décembre 1906.
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Numéro 8
©
BULLETIN
de
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ANNUEL
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De la Dordogne
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COMPTE RENDU
de
L'ASSEMBLÉE GENERALE ORDINAIRE
Du 29 Décembre 1908
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—
LISTE
G3ÉNÉR.ALE
DES
MEMBRES
Pour
DE
LA
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SOCIÉTÉ
±907
PERIGUEUX
Lviprimerie D.
Joucla,
rue
1907
Lafayette, n° i§
BULLETIN
ANNUEL
d.e la.
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DE LA DORDOGNE
COMPTE RENDU
de
L'ASSEMBLÉE GENERALE ORDINAIRE
Du 29 Décembre 1906
LISTE GENERALE
DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ
Pour
l'Année
1907
Exclu du Prêt
Bulletin
n
n°
8
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PÉRIGUEUX
imprimerie d. joucla, rue
lafayette, n° 19
B.M. DE PERIGUEUX
C0000213645
1907
I c OOOO
COMPTE RENDU
De
l'assemblée générale ordinaire du 29 Héeembre 1906
Le samedi 29 décembre 1906, à huit heures et demie
du soir, à l'Hôtel de Ville de
Périgueux, s'est tenue
l'Assemblée générale annuelle de la Société des BeauxArts de la Dordogne.
La réunion était présidée
par M. le MarquisdeFayolle,
vice-président, assisté de MM. Sarazanas, vice-prési¬
dent ; Bertoletti, secrétaire
général; Daniel, secrétaire
adjoint ; Hepper, trésorier ; Pasquet, le D1' LadeviRoche, Mauraud, le Commandant Brecht et le Capi¬
taine Réghéere, membres de la Commission adminis¬
trative.
Etaient présents, ou
régulièrement représentés, les
membres de la Société dont les noms suivent :
MM. A. Auché, A. Bertoletti, F. Bosche,
Philippe
—
Bourdichon, A. Bourgoirq le Commandant Brecht,
R. Château, L. Daniel, G. Darnet, F. Dubost, J. Dupuy,
-
Le rapporteur s'est exprimé en ces termes :
le
Marquis de Fayôlle, E. François, L. Gaillard,
Gautier, L. Hepper, A. Labrousse, le Docteur
Ladevi-Roche, J. Laparre, E. Laussinotte, L. Lavaud,
L. Malivert, R. Marey, M. Matosès, P. Mauraud,
C. Merlaud; F. Milet, A. Mitteau, Mlle V. Moreau,
MM. le Baron de Nervaux, G. Pasquet, L. Peynaud,
J.-]. Peyrot, E. Planté, R. Porentru, C. Pouyaud,
Th. Roudergues, le Capitaine Réghéere, G. Raynaud,
le Baron de Saint-Paul, Mme la Marquise de Sanzillon,
MM. G. Sarazanas, A. Tenant, Mmes de Verninac de
5
Messieurs et chers Collègues,
G.
Saint-Maur,
la Comtesse
de Verthamon, MM, H.
Veysset et F. Villepelet.
M. le Président constate que le
nombre des Socié¬
taires présents, ou régulièrement représentés en vertu
des pouvoirs écrits déposés sur le Bureau, est supérieur
au
quart des membres de la Société ; en conséquence,
il déclare l'Assemblée constituée, selon les prescriptions
des articles 58, 61, 62 et 63 des Statuts, pour délibérer
valablement.
Il donne lecture d'une lettre par laquelle
M. Peyrot,
président, manifeste tous ses regrets d'être retenu à
Paris et de ne pouvoir, comme il le désirait, se trouver
au milieu de ses collègues de
l'Assemblée générale.
Après la lecture et l'adoption du procès-verbal de la
dernière Assemblée générale, M. le Président invite
M. Bertoletti, secrétaire général, à faire le rapport
annuel, moral et financier, concernant la Société.
La vie de notre Société, durant l'année qui va finir, a été calme et
paisible, et cette vie tranquille, faite de repos et de recueillement, est
bien celle qui convient aux organismes qui ont, comme le nôtre,
besoin d'accumuler des forces et de s'entrainer à suivre de nouvelles
étapes. Et la première de ces étapes à parcourir s'ouvre bien près de
nous, puisqu'il va falloir songer, dès les premiers jours de 1907, à
organiser la neuvième exposition des Beaux-Arts de la Société.
Aussi, bien légère est-elle, l'honorable mission qui m'incombe en
de vous rapporter, au nom de la Commission adminis¬
trative, les faits et gestes survenus dans la famille sociale, depuis
notre Assemblée générale de l'an dernier.
ce moment,
Et il y a des événements heureux à enregistrer et,
de tristes.
aussi, il y en a
Au sujet des premiers, nous commencerons en citant deux nouveaux
membres accueillis au sein de la Société en 1906 : M. Maurice
Rougieq
contrôleur des contributions directes, et M. L. Benoît, trésorier-payeur
général. Qu'ils soient les bienvenus et
que
leur exemple trouve des
imitateurs nombreux !
Puis, nous avons à nous réjouir d'avoir vu plusieurs des nôtres être
l'objet de flatteuses distinctions honorifiques : MM. Aubin Bourgoin
et Paul Mauraud ont été promus au grade d'Officiers de l'Instruction
publique ; MM. Roger Buisson, Edouard Laussinotte et Louis Simon,
ont été nommés Officiers d'Académie ; M. Louis Peynaud a été promu
Officier du Mérite agricole, et M. Emile Mazy a été nommé Chevalier
du même ordre.
Heureux de voir ainsi hautement récompensés- les mérites de ces
collègues aimés, nous leur enverrons d'ici nos plus chaudes félicita¬
tions.
Par contre, c'est avec une douleur bien vive
rappeler la mort de deux sociétaires.
que
nous avons
à
Presque au début de l'année disparaissait Auguste Dorson qui,
depuis de longues années à l'une des principales maisons
industrielles de Périgueux, savait charmer tous les moments libres
que lui laissaient ses absorbantes occupations professionnelles, en
cultivant aussi bien l'art musical que l'art pictural.
attaché
Sorties :
Quelques mois après, un autre cruel deuil nous frappait par le
décès d'Ernest de Lacrousille, qui fut avocat brillant, bâtonnier de
172f25
de la Dordogne, rompu aux affaires
publiques. Il était des nôtres depuis la fondation de la Société et, à
notre œuvre il donna, à maintes reprises, des preuves du plus vif
Imprimeurs, frais de bureau et autres
Affranchissement du Bulletin
Frais de recouvrement
18 »
33 80
attachement.
Loyer et assurances
93 40
l'ordre et conseiller général
Envolés vers le monde de la
paix éternelle, nos collègues aimés
qui durera, et nous avons à
laissent au milieu de nous un souvenir
cœur
Remboursement du bon n° 29, relatif à la Galerie démon¬
table
Intérêts payés aux mêmes bons
d'exprimer aujourd'hui, Messieurs, nos sentiments de bien
»
8
»
375f45
Fr.
Total
50
sincère condoléance à leurs familles si éprouvées.
Au printemps dernier,
le Congrès des Sociétés savantes et la Session
annuelle des Beaux-Arts ont eu lieu à Paris.
Nous n'en
Balance :
dirons rien
pour notre part, mais vous n'aurez rien à perdre en ce silence. Vous y
Sorties
toujours un régal exquis.
2.474 30
Il convient d'ajouter à cette somme celle de 290 francs, qui résultera
1907, le Congrès des Sociétés savantes se tiendra à
Montpellier pendant la semaine de Pâques, et la Session annuelle des
Sociétés des Beaux-Arts des départements aura lieu à Paris la semaine
qui suivra la Pentecôte.
Pour l'année
M. le Ministre invite notre Société à se faire
représenter à ces réunions, et l'Assemblée va être appelée, en cours
de séance, à désigner ses délégués.
Comme toujours,
L'état financier de la Société, tel qu'il résulte de la soigneuse gestion
de notre bon trésorier, M.
Fr.
Reste en caisse
par notre savant collègue M. le D1' Ladevi-Roche, dont la parole ornée
est
2.849f7o
375 45
Entrées
gagnerez beaucoup, au contraire, puisque vous aurez le plaisir délicat
d'entendre tout à l'heure, sans qu'il soit défloré, développer ce sujet
Hepper, est le suivant :
du recouvrement à opérer de cotisations en retard.
Le bilan social, à la fin de la présente année 1906, est donc
:
Actif :
:
2.474f 30
(Mémoire)
Expositions
Tringles en ferpour soutenir les tableaux placées à l'école
Lakanal
(Mémoire)
Cotisations à recouvrer
(Mémoire)
Fonds en caisse
Matériel de la galerie des
Total, sauf mémoire
2.474f30
Entrées :
Passif :
Reliquat un caisse au 31 décembre 1905
Cotisations recouvrées pour 1906
1.283r 25
1.390
»
Don de M. G. Sarazanas
100
»
Intérêt des fonds placés
46 50
Location de tôles ondulées
30
Total
»
2.849f 73
Bons à rembourser sur la galerie des
Expositions
Intérêts dus à ces bons
Total, sauf mémoire
La
exposés.
»
2.650
»
demande, Messieurs, votre appro¬
du bilan, tels qu'ils viennent de vous être
Commission administrative
bation des comptes et
2.650
(Mémoire)
La tâche du rapporteur, en ce qui
termine ici. Il vous reste à vous faire
concerne l'année 1906, se
part de la décision, prise par la
Commission administrative,
d'organiser, pour être ouverte en mai 1907,
la neuvième exposition des Beaux-Arts de la Société.
Ainsi que nous le disions au début de ce rapport, c'est une prochaine
importante étape à couvrir par la Société. L'année 1907 sera pour
elle une période de travail
intense,.que nous espérons utile et productif,
et nos efforts seront
largement récompensés si nous parvenons par la
manifestation d'art que nous allons produire, à élever, au sein de nos
concitoyens, le niveau de l'éducation arlistique.
La
parole est ensuite donnée à M. le D1 LadeviRoche, qui a bien voulu préparer un rapport au sujet
du dernier Congrès annuel des Sociétés
les séances ont
eu
savantes, dont
lieu à Paris, au mois d'avril
1906.
et
Voici le texte de l'intéressant et très littéraire travail
de M. le Dr Ladevi- Roche :
Messieurs,
Nos forces seules ne suffiraient pas à supporter
les lourdes charges
afférentes à l'organisation d'un Salon périgourdin beau et hien
rernpl
d'œuvres d'art de choix.
Mais nous avons à la tête de la
Société, notre éminent président,
M. Peyrot, qui déjà s'apprête à nous procurer
de bons tableaux et à
pouvoir, qui est grand. Nous avons confiance
dans l'appui habituel et si nécessaire des administrations
publiques.
nous
aider de tout
son
La Municipalité de Périgueux, le Conseil général de la
Dordogne et
l'Etat, auxquels nous faisons appel en faveur de notre œuvre de
décentralisation artistique, voudront bien continuer à nous soutenir.
Grâce atonies ces bonnes volontés réunies, nous pouvons assurément
compter sur un IXe Salon périgourdin aussi intéressant, aussi brillant
et aussi instructif que l'ont été
les précédents.
Et c'est de cette manière,
Messieurs et chers Collègues, que le but
de l'art en ce beau Périgord, sera
rempli selon nos souhaits les plus chers d'apôtres zélés de la noble
cause arlistique !
utilitaire de cette nouvelle fêle
Vos délégués, colombes fidèles de l'Arche, toujours agitée par les
flots, mais jamais submergée, serviteurs dévoués de vos hautes
pensées, après avoir rempli, sans tenir compte des obstacles, la
mission dont vous les aviez chargés, reviennent vers vous, vous
rapportant le rameau vert: rameau d'espérance, rameau disant le
soleil, racontant les terres nouvelles conquises, faisant monter
devant vous l'aube éternelle des firmaments de toutes les beautés.
Qu'ils viennent de nos provinces lointaines, qu'ils arrivent de. la
capitale, dont le coeur, grâce aux progrès de la science, bat chaque
jour plus près de nous, qu'importe. Si les milieux changent, le
travail, sur notre terre, demeure toujours le même. Glorifier la
Patrie, en exhumant du passé les grandeurs oubliées, en saluant
heureux, aux horizons lointains, les astres nouveaux, âmes artistes
qui se lèvent à notre ciel.
Messieurs, si les Congrès des Sociétés savantes, se tiennent
tantôt à Paris, tantôt aux provinces de France, n'allez pas croire à
désir de changement à je ne sais quel esprit de nouveauté bien
capable d'agiter les âmes vulgaires.
Périgueux, le 29 décembre 1906.
un
Le Secrétaire général,
A
suivre de
si frivoles
pensées l'esprit ferait
Combien plus grand le mobile, combien plus élevée
A. BERTOLETTI.
fausse
route.
la raison de ces
changements annuels.
Par deux
votes
successifs, émis à l'unanimité,
l'état financier résumé dans ce
rapport et les conclusions qu'il formule.
l'Assemblée approuve
Sur la proposition
ciements
sont
votés
de M. le Président, des remer¬
à
Secrétaire de la Société.
l'adresse du Trésorier
et
du
grand mouvement de décentralisation, qui s'opère heureux,
depuis plus d'un demi-siècle, ce mouvement fécond
en tant de progrès, corne d'abondance d'où coulent chaque jour tant
de réformes désirées, les Sociétés savantes ne sauraient l'ignorer ;
grandeur incontestée de l'esprit de notre pays, ne sont-elles pas les
premières à l'aimer et à le mettre en pratique ?
Le
sous nos yeux,
Chères provinces, vous
êtes les racines nourricières de l'arbre
qui croît somptueux, pour la gloire
de la science et de la beauté
—
10
—
—
de notre France. Dans le silence des
années, dans l'oubli des jours,
à l'ombre des clochers
séculaires, combien d'excellents esprits, sans
autre uniforme que celui
du désintéressement le plus absolu, se
plus pénibles comme les plus
vouent sévères aux recherches les
méritoires.
A les visiter, un charme profond vous
envahit. Tant de mérites
gagnent, vous séduisent. Des vies entières consa¬
crées volontaires aux travaux les plus
abstraits, quoi de plus
touchant, de plus digne de notre admiration ?
si discrets vous
Cette décentralisation, si justement désirée par les
plus nobles
esprits, ne trouve-t-elle pas auprès des Sociétés savantes, satis¬
faction entière ? L'Etat, chaque jour, plus jaloux de ses
prérogatives
que les gouvernements les plus absolus, veut bien, en leur
faveur,
oublier sa toute puissance. 11 ne dicte pas
d'ordres, il n'impose pas
ses volontés. Il se contente de
rédiger, à l'intention de nos Sociétés,
un large
programme, vaste, embrassant toutes les connaissances
humaines. Ainsi l'Etat n'est plus parmi nous que le cicerone bien¬
veillant, offrant ses services, indiquant parmi tant de routes, les
plus praticables ; beaucoup de voyageurs et des plus illustres
aiment mieux l'imprévu. Qui parmi nous, même l'Etat, oserait leur
en
faire un crime ?
C'est
encore cette idée de décentralisation
qui a voulu partager
entre Paris et la France les sessions annuelles du
grand parlement
scientifique de France. A tout réserver à Paris, quel danger et
quelle erreur. Mais aussi, à rester éternel assis au foyer de la pro¬
vince, n'y a-t-il pas bien des périls ? La province c'est la racine
savoureuse, allant chercher aux terres les plus obscures sa nour¬
riture seule capable d'alimenter vigoureux l'arbre de la Science et
du Beau, comment se passer d'elle ?
Paris c'est l'arbre
en
fleur.
La résultante
de
tant
de
travaux
profonds et cachés, le parfum qui monte du jardin embaumé sans
souci des labeurs et des peines de tant de
pauvres jardiniers, morts,
oubliés.
Messieurs, saluons avec respect cette grande idée, le partage
régulier et nécessaire entre Paris et la Province. La province, en
recherchant obstinée
et
honnête les documents qui sont la
source
la plus pure de l'art en France, nous rend les plus grands services
;
à nous retrouver de temps en
temps à Paris, centre incontesté de
lumières, quoi de plus délicieux ?
Comment faire un pas dans la capitale des
affaires, de l'industrie,
du commerce, mais
avant tout dans la cité mondiale, universelle, de
r t
-
l'art, sans sentir s'éveiller au fond de soi-même, les plus hautes
pensées. A parcourir ses rues, ses places, ses squares, ses boule¬
vards, les souvenirs des grandeurs de la Patrie, à chaque pas, se
présentent vivants devant vous. Là, Corneille glorificateur incom¬
parable des races latines, composa le Cid, plus loin Molière semble
dicter le Misanthrope, Lafontaine tout près de lui cause familièr
avec les animaux de nos campagnes
; sur ces terrains aujourd'hui
bouleversés, se dressait l'atelier où Philippe de Champoigne, peignait
les nobles femmes de religion que nous voyons aujourd'hui
au
Louvre, et sous les arbres du Luxembourg, allées aimées des char¬
treux d'autrefois, erre encore l'ombre de Lesueur composant
pensif
l'admirable légende de St-Bruno. Partout les statues des hommes
mémorables des temps passés forçant nos pensées à les suivre sans
pouvoir les atteindre, partout les pierres, les marbres, les bronzes
criant la grandeur de la Patrie, cette mère des flancs dont nous
sommes
sortis.
Oublier
Paris, le méconnaître, quand nous le voudrions, le
pourrions-nous ? Montaigne en sa bonne ville de Bordeaux, petite
semblance de la cité première, le regrette. M. le maréchal de Montluc,
songeant vieilli en son gîte d'Agenais, se demande pourquoi il n'a
préféré ce séjour lumineux aux brouillards par trop épais de sa
province. Paris a l'enseignement des choses. A quelque branche
de la science qu'on
appartienne, ne trouve-t-on pas à Paris réunis
tous les chefs-d'œuvre de l'art et de la pensée ?
Ainsi, en rappelant tantôt à Paris, tantôt aux provinces,
les
Sociétés savantes, l'Etat fait concourir librement les deux forces les
plus dignes d'intérêt de notre pays, les intelligences d'élite de nos
départements et les lumières éblouissantes de la capitale.
Si le public vulgaire,
trop attentif le plus souvent aux vaines
publicistes, ne porte
qu'une attention passagère aux travaux de nos savantes compagnies,
votre effort demeure quand même, ajoutant sans cesse, grâce à leurs
recherches patientes, une nouvelle pierre au magnifique édifice
nouvelles sorties chaque matin du cerveau des
construit de leurs mains.
A suivre au détail, Messieurs, chaque année tant
de travaux, tant
de découvertes si dignes d'intérêt, combien d'heures,
peut-être de jours, faudrait-il demander à vos rapporteurs ; ne
craindraient-ils pas, par un aussi long exposé, de lasser votre
attention fut-elle la plus soutenue ?
de recherches,
Comme à nos musées surchargés de chefs-d'œuvre, il faut passer
vite, heureux encore si, après cette revue de tant de grandeurs.,_il
f BIBLIOTHEQUE"
|
CE LA VILLE
—
nous
12
—
était donné de conserver gravées
œuvres les
~
fidèles en nos mémoires, les
plus dignes d'intérêt.
Ce qui surtout nous frappe, et nous met au cœur un contentement
secret, c'est le grand souffle patriotique qui anime tant de cher¬
cheurs obstinés, jaloux de faire
revivre, réapparaître à nos yeux,
les magnificences lointaines de notre chère patrie.
Dans cet ordre d'idées, les archéologues, cette année, grâce aux
inscriptions recueillies en Gaule et en Algérie, nous montrent le
grand nombre de soldats, d'officiers de notre pays participant
glorieux aux événements militaires de leur temps. Ainsi autrefois,
comme
aujourd'hui, les hommes nés sur notre sol, concouraient
justement honorés, aux expéditions lointaines.
Quand nos archéologues d'Afrique ou de Gaule délaissent pour un
moment
les
recherches
ancêtres
aux
pays lointains,
glorieuses des fastes militaires de nos
d'autres exhument de terre les ruines
d'Alesia, suprême expression de la suprême volonté de nos pères.
Remparts détruits, gonds des forteresses, puits et souterrains,
boutons de bronz" ou de verre, la Société de Semur, en fouillant le
mont Aunois, a mis au jour, placé en lumière, mieux que les com¬
mentaires de César, les phases suprêmes de cette lutte gigantesque
qui vit aux prises le colosse Romain et le libre Gaulois.
Combien
nouveau
précieux
renseignements qui éclairent d'un jour
qui montrent sensible la persis¬
aptitudes des hommes de notre pays aux choses de
ces
les œuvres de notre race,
tance des
guerre.
Des affaires militaires si nous passons aux
finances, là encore,
grâce aux travaux du dernier Congrès, nous trouvons des rensei¬
gnements qui jettent
sur
les grands problèmes
de l'impôt,
éclaircissements les plus heureux. Autrefois, comme à présent,
les
les
meilleurs esprits recherchaient les moyens de procurer à l'Etat les
ressources
indispensables à son bon fonctionnement, tout en allé¬
geant autant que possible les charges des contribuables. Le pro¬
blème que nos pères avaient eu tant à cœur de
résoudre, se présente
devant nous aussi nuageux, aussi compliqué que par le
passé.
Impôt foncier, impôt sur le revenu, impôt global, toutes ces mains
blanches ou noires, douces ou crochues, mises par l'Etat sur le
produit du travail, nos ancêtres, les archives provinciales en font
foi, les connaissaient aussi bien que nous et comme nous, sans
jamais le rencontrer, ils étaient toujours à la recherche de l'impôt
idéal dont beaucoup parlent mais que
personne jusqu'à présent n'a
découvert.
13
~
Après la guerre, les fiuances, voici l'hygiène aussi nécessaire aux
peuples que les bonnes lois et malheureusement aussi rare. Assurer
à chacun de nous, dans un aussi vaste pays que le nôtre, au milieu
da races et de professions si diverses, le meilleur des milieux
propre au développement et à la conservation de la vie, quelle
œuvre fut jamais plus étendue et aussi plus méritoire. Epuration
des eaux potables, transformation des logements insalubres, assai¬
nissement des grandes villes comme des plus humbles bourgades,
alimentation saine et à bon marché, enfin mise en valeur constante,
sous quelque forme qu'elle se présente,
de la force humaine. Les
membres du Congrès, médecins ou économistes, se sont efforcés,
sans pouvoir toujours y réussir, de jeter sur ces questions si consi¬
dérables et encore si obscures, l'éclatante lumière de la science !
Pauvres forces humaines, combien, hélas ! faute d'hygiène, péris¬
sent inutiles à elles-mêmes, inutiles aux autres et qui bien employées
auraient pu produire des œuvres profitables à tous.
Messieurs, si tant de travaux, embrassant toutes les connais¬
humaines, se lèvent magnifiques devant vous, la Section des
Beaux-Arts n'est pas moins fertile en études aussi profondes que
précieuses. Vitraux, orfèvrerie, dentelles, racontant en leurs fils
menus les détails curieux de la vie d'autrefois, tableaux, gravures,
sculptures, statues, aucun genre, parmi tant de monuments si
considérables, n'échappe à l'examen scrupuleux des membres du
Congrès des Beaux-Arts. Chaque province apporte son contingent.
Les uns racontent les merveilles de nos antiques basiliques, expli¬
quent le sens caché de tant de figures surprenantes, tantôt suspen¬
dues aux chapiteaux, tantôt encombrant les portiques, d'autres
font défiler sous nos yeux les portraits des abbesses les plus fameuses
de France, ou bien nous disent les peintres disparus, leur vie, leurs
gloires, plus souvent leurs infortunes ; musiciens, calligraphes,
miniaturistes, maîtres d'œuvres de toute sorte, grâce aux travaux
du Congrès, chacun émerge à son tour de l'injuste oubli qu'avait
amassé sur lui la poudre des jours.
sances
de tant de richesses artistiques que révèlent de plus
plus nombreuses les travaux des Sociétés des Beaux-Arts, le
Congrès a émis à l'unanimité un vœu auquel nous ne saurions trop
En présence
en
nous
Il
associer
a convié
:
toutes les Sociétés artistiques de France
à dresser un
inventaire général des trésors d'art de notre grand pays. Sans doute
l'œuvre
est immense
et devant une telle tâche les esprits les plus
décidés hésitent et sont tentés de reculer. Elle est
cependant indis¬
pensable, elle n'est pas au-dessus de nos forces. L'Allemagne nous
—
14 —
donne l'exemple. Elle publie chaque année, commune par
village
par
village,
un
commune,
catalogue très parfait des œuvres d'art de
grand pays. Ne rougirions-nous pas de nous laisser distancer,
sur un terrain
que nous connaissons aussi bien que personne, par
des voisins toujours jaloux d'occuper en
tout, aux yeux du monde,
la meilleure place !
ce
A
de
ce
ce
grand travail, combien d'avantages. En feuilletant la table
grand inventaire, chaque artiste, suivant l'inspiration qui le
remplit, peut trouver pour la création de son œuvre, les renseigne¬
ments les plus indispensables comme aussi les plus utiles. Autre
avantage dont l'importance ne saurait vous échapper. Aujourd'hui,
où malheureusement les détournements ne sont que trop
nombreux,
non seulement dans nos
grandes collections, mais aussi dans les
églises, dans les demeures particulières, n'y a-t-il pas là une
garantie des plus précieuses ? Comment mettre en vente, céder à
une ville
étrangère, à un riche amateur toujours en quête d'une
heureuse trouvaille, un objet dont le catalogue renferme la descrip¬
tion exacte et dont nul par conséquent ne saurait ignorer la
prove¬
nance ? Travail
de longue haleine, de pénibles
labeurs, fruit des
veilles des esprits les plus modestes comme les
plus illustres,
auquel nous devons tous contribuer et qui offre à chacun de nous
un champ
tellement étendu que nous pouvons tous nous mettre
dès à présent à l'ouvrage, sans craindre jamais d'épuiser une mine
aussi féconde.
Messieurs, à développer devant vous le vaste panorama des
Congrès des Sociétés savantes, à vous montrer les admirables tra¬
vaux
de ce
parlement de lumière où chaque délégué prépare pour la
plus grande gloire de la France les œuvres les plus élevées, votre
rapporteur partage justement les sentiments de fierté qui viennent
à tous en présence d'œuvres
impérissables, source si pure de la
grandeur de la France ; et, s'il éprouve un regret, c'est de ne pou¬
voir arrêter plus
longtemps vos pensées sur des travaux dont
chacun mériterait une analyse
profonde et soutenue.
Le grand mouvement
d'esprit qui s'opère aujourd'hui dans notre
Congrès impriment une si vive impulsion, nous
est d'autant plus
précieux qu'il correspond plus qu'ailleurs au
génie de notre province.
pays et auquel les
Si
quelques esprits superficiels ont accusé les habitants
bords de l'Isle ou de la
Dordogne d'indifférence en matière
des
d'art, les
monuments admirables qui couvrent notre
pays ne sont-ils pas là
pour les démentir ? Déjà aux cavernes des Eyzies nous rencontrons
une académie
primitive de peinture et de sculpture. Les armes
trouvées aux tombes des chefs .gaulois sont souvent décorées avec
art. A peine le tumulte
toutes
dans
les cités de
de la conquête romaine est-il apaisé, et
grandeur
notre région rivalisent de luxe et de
la construction des
temples-, des théâtres, des palais qui les
décorent. La pioche ne saurait entamer le sol
de notre vieille cité
de Yésone sans mettre au jour des marbres, des autels, des statues,
tout un monde inouï et somptueux de mosaïques
et de sculptures.
Si les barbares ont renversé tant de merveilles, ils n'ont pu détruire
l'art que nul ne peut atteindre. Aux temples
païens succèdent les
Basiliques, écho de l'Orient, plus près de nous à cette époque
qu'aujourd'hui ; l'art se transforme encore, jaloux de traduire plus
fidèle, s'il se peut, la pensée chrétienne, il est gothique ; les colon¬
nes jaillissent sveltes du
sol, enguirlandées de fleurs à leur sommet,
découpant silencieuses les mystérieuses lumières que laissent
filtrer les vitraux multicolores ; aux cloîtres romans trop sévères
succèdent les cloîtres si délicieusement ornés dont Cadouin nous
offre un si bel exemple.
Et de
jours si nous n'avons pas surpassé
nos pères, ne les
le chemin qu'ils ont tracé ? Jetez
les yeux autour de vous, voyez ces palais élevés à la justice, ces
nouvelles églises, ces riches demeures, ces musées somptueux
s'emplissaut chaque jour de nouvelles richesses grâce à l'activité
nos
suivons-nous pas glorieux dans
de leurs précieux directeurs, ce
au
milieu
de
nous
les
monde de statues qui continuent
générations disparues et nous racontent
leurs grandeurs.
Messieurs, si les Congrès réveillent l'esprit de l'art dans toute la
France, votre Compagnie, dans notre chère province, n'en est pas
moins méritante puisqu'elle donne chaque jour un peu plus de force
à ce génie des Beaux-Arts qui, sans votre assistance, succomberait
quelquefois à l'envie du sommeil.
Le prince de
la couleur, Rubens, avait pris pour devise : Arte
artistes n'est ni dans les
Roiur. Il voulait dire : Non, la force des
des grands, ni dans les
force des artistes repose tout entière sur
la valeur de leur mérite, sur l'interprétation fidèle du Beau. Mes¬
sieurs, cette devise du somptueux peintre des Flandres sied bien
à votre Compagnie. Vous aussi, vous estimez que votre force prend
sa racine dans l'art seul. Sans doute vous ne sauriez mépriser les
facilités que la fortune vous propose et tantôt vous refuse. Mais la
faveurs du gouvernement, ni dans l'appui
idolâtries populaires. La
--
i6
—
—
colonne qui supporte l'édifice des merveilles de vos
pas : c'est l'Art,
rien
que
l'Art.
Donnez-moi un levier et je
non
rêves, ne change
Arte Roiur. Archimède disait :
soulèverai la terre. Disons après lui,
moins véritables : Donnez-nous la beauté de l'art
et
nous
pos¬
séderons le monde.
aux
17
—
voix le projet de la conférence à faire sous le
nage de la Société,
patro¬
lequel est adopté par l'Assemblée.
L'ordre du jour étant épuisé,
la séance a été levée à
dix heures un quart.
F. LADEVI-ROCHE.
Des
applaudissements soulignent les principaux
passages de ce rapport et M. le docteur Ladevi-Roche,
remercié, au nom de la Société, par M. le Président,
est vivement félicité
par ses collègues de l'Assemblée.
Poursuivant son ordre du jour, l'Assemblée a
désigné
délégués au prochain Congrès des Sociétés savantes,
convoqué, cette année, à Montpellier, pendant la
ses
semaine
de
Sociétés
des Beaux-Arts des
Pâques, et à la Session annuelle des
départements, dont les
séances auront lieu à Paris, la semaine de la Pentecôte.
Ont été
désignés,
le Congrès de Montpellier,
Ladevi-Roche, G. Gautier et G. Sarapour la Session de Paris, MM. G. Pasquet,
pour
MM. le Dr
zanas
;
A. Mitteau et G. Sarazanas.
Enfin, la parole est donnée au Secrétaire général
pour exposer le projet d'une conférence artistique, dont
le sujet sera une étude sur l'œuvre du
sculpteur
A.
Rodin, conférence que M. Gaspéri offre de faire
gracieusement à Périgueux, sous le patronage de la
Société.
Après un échange d'observations, auquel prennent
part notamment MM. Mauraud, Mitteau, Daniel et
Bertoletti, M. le Président résume la question et met
La
Commission
administrative,
samedi 19 janvier 1907, a
vième Exposition
décidé
réunie
que
le
la neu¬
des Beaux-Arts de la Société
s'ouvrira, à Périgueux, le Dimanche 19 Mai 1907.
—
i8
—
—
lilSTE DES
LISTE GÉNÉRALE
Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,
L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
Le Baron F.
LA
TOMBELLE,
I., ancien
Vice-Président effectif de la Société, 3, rue AugusteVacquerie, Paris.
de
SOCIÉTAIRES
MM. Georges
CHALAVIGNAC,
Halle, à Périgueux.
Albert
Présidents honoraires :
—
Membres perpétuels (1) :
Des jïïembFes de la Société des
Beaux-j^iffs de la Dordogne
pour l'année 1907
19
MONTET,
château
Nouvelle-
rue
de
la
de
La
Juvénie,
par
Payzac-de-Lauouaille (Dordogne).
Jean-Baptiste CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
(Calvados).
Charles
boulevard
Le Docteur Jean-Joseph
PEYROT, ^ C., Sénateur,
Médecine, 33, rue Lafa-
COTINAUD,
Périgueux.
de
Vésone, à
membre de l'Académie de
yette, à Paris.
Pierre
Membre correspondant :
M. ROGER-BALLU, ét,
I., ancien Député, ancien
Inspecteur des Beaux-Arts, 10 (bis), rueBallu, Paris.
LAGRANGE, notaire, place de la Mairie,
Périgueux,
Georges
SARAZANAS, avocat,
13, boulevard de
Vésone, Périgueux.
Membres Fondateurs :
ADMINISTRATION DR LA SOCIETR
BUREAU
Président
:
M. Le Docteur J.-J.
Secrétaire adjoint.
PEYROT,
C.
Maïquis G. de FAYOLLE.
M. G. SARAZANAS.
M. A. BERTOLETTI,
I.
M. L. DANIEL, 4J A.
Trésorier
M. L. HEPPER.
Vice-Présidents.
.
^
)
Secrétaire général.
MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE
MM. G. PASQUET,
I.
F. LADEVI-ROCHE.
P. MAURAUD,
C. BRECHT, ^ O.
L.-P. RÉGHÉERE,
I.
MM. georges
ALBERT, lieutenant au 50™°,
20, rue de
Strasbourg, à Périgueux.
Jean-Baptiste AUBARBIER,
A, président de la
Chambre de Commerce de Périgueux.
AUCHÉ, chirurgien dentiste, allées
Tourny, à Périgueux.
Achille
de
Jules AVIAT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et 9, rue Pelouze, à Paris.
Jean-René BARDON,
A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine des sapeurs-pompiers, 39, rue
Gambetta, à Périgueux,
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur
versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs.
—
20
—
—
de BEAUCHAMP, château de
Morthemer, à Morthemèr (Vienne).
MM. Le Comte Etienne
L. BENOIT, trésorier-payeur général, rue Bourdeilles,
à Périgueux.
BERGADIEU, à Mazardie, Atur, par Péri-
Pascal
BERTOLETTI,
I, professeur de dessin,
73, rue des Barris, à Périgueux.
rue
Gambetta, à
Numa
BONNET, efc, président de Chambre à la
d'Appel de Paris, 13, rue Souiïïot, à Paris.
BONNET, négociant, 4, rue Taillefer, à Péri¬
BOSCHE, négociant, g, rue du Bac, à Péri¬
Philippe BOURDICHON, y A., directeur de l'école
Charles-Aubin
BOURGOIN,
I., professeur au
Lycée, adjoint au Maire, 15, boulevard de Vésone,
à Périgueux.
CHARLES
BRECHT,
O., chef de bataillon
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.
en
BRETON, négociant, rue Béranger, à Péri¬
GABRIEL
gueux.
BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
et allées de Tourny, à Périgueux.
PAUL
BRETON, négociant,
Périgueux.
10,
place Faidherbe, à
BRUGIÈRE, chanoine, 20, rue du Plantier,
à Périgueux.
BUISSON, $$> A., directeur de l'Agence du
Phénix, aux Chabannes-St-Georges, à Périgueux.
Roger
Baptiste
CHASTAING, négociant, 21, rue de Metz,
Henri
CHASTENET,
négociant, 2, rue du Port,
Jules CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,
négociant, 2, rue du Port, à Périgueux.
CHATEAU, ^ A, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
Jean CHEVALIER, 34,
rue
de Metz, à Périgueux.
LÉONCE CLERVAUX, directeur de l'Agence
de La
Paul
COCULA, architecte,
47,
rue
Gambetta,
à
Charles
COTINAUD, rentier, boulevard de Vésone,
à Périgueux.
Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.
MM. L'Abbé
Marquis F. de CHANTÉRAC, à Cirez-lès-Mello
(Oise).
Périgueux.
gueux.
GASTON
MM. Le
Nationale, place du Quatre-Septembre, à Périgueux,
gueux.
FlRMIN
CHALAUD, artiste peintre, 20, rue du Plan¬
tier, à Périgueux.
Raoul-Gaston
DÉSIRÉ BONNET, place du Palais, à Périgueux.
Cour
M1'0 MARIE
à Périgueux.
Édouard-Fernand BITARD, 17,
Périgueux.
GASTON
—
à Périgueux.
gueux.
Albert
21
Fernand COURTEY, 10, rueVictor-Hugo, Périgueux.
Charles
CULOT, architecte,
14, rue
de Metz, à
Périgueux.
Louis
A, architecte, directeur des
DANIEL,
municipaux, 8, rue Alfred-de-Musset, à
Périgueux.
georges DARNET, artiste peintre, 9, rue de la
Boëtie, à Périgueux.
travaux
Le docteur Oscar
DELBÈS, place Francheville, à
Périgueux.
Jules DELBREL, contrôleur de l'Exploitation de la
C'° d'Orléans, à Nantes (Loire-Inférieure).
Armand
DELMON, tapissier-décorateur, 5, rue
Saint-Front, à Périgueux.
Paul-Édouard DELSUC, banquier, 3, allées de
Tourny, à Périgueux.
•—
M11" Marie-Louise
22
-
—
DELSUC,
3,
Allées de Tourny, à
DENNERY, architecte,
de-Coulmiers, à Périgueux.
MM. MAXIME
rue
des Mobiles-
DESCHAMPS, architecte, 14, rue de Metz,
à Périgueux.
FAGUET, ip A., 8,
rue
du
Emile
FALGOUX, entrepreneur de zinguerie,
Louis-Mie, à Périgueux.
rue
Christian FAURE, 25, rue Alsace-Lorraine, à Péri¬
gueux.
LÉON DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire, Périgueux.
Le DIRECTEUR
-
Palais, à Périgueux.
Périgueux.
Henri
MM. Le Docteur Charles
23
de
l'Imprimerie de la Dordogne,
rue des
Farges, à Périgueux.
jean DONGREIL aîné, 7, allées de Tourny, à Péri¬
gueux.
DORSÈNE, -41 A., photographe, allées de
Tourny, à Périgueux.
GUSTAVE DOSE,
A., professeur de dessin hono¬
raire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.
françois DUBOST, sous-directeur des Contributions
indirectes, à Saint-Jean d'Angély (Charente-Infé¬
Eugène
rieure).
DUFOUR, I# A., industriel, 46, rue Kléber,
à Périgueux.
GASTON
Jean-V 1ctorin DUNOGIER,
Louis-Mie, à Périgueux.
A., négociant, rue
AmÈDÉE DUPOUY, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
gueux.
Jean-Julien DUPUY,
Cécile, à Périgueux.
négociant,
Sainte-
Le Docteur
FAURE-MURET,
Périgueux.
rue
Victor-Hugo, à
Le Marquis
Gérard de FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-Hugo, à Périgueux,
charles
FLOTTA, chevalier du Mérite agricole, au
Rousseau, à Périgueux.
Fernand
rue
FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
Jean FONTALIRANT, rentier, 32,
rue
de Metz, à
Périgueux.
Raymond FOURNIER-SARLOVÈZE, * O.,
u,rue
Marignan, à Paris.
Jules-Eugène FRANÇOIS, professeur de dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
Ernest
FRENET, ifc, 4J I, chef de division à la
Préfecture, 22, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Ludovic
DURAND-RUEL, 16, rue Laffite, à Paris.
GAILLARD, ingénieur, 14, boulevard de
Vésone, à Périgueux, et 21, boulevard Beauséjour,
à Passy-Paris.
Joseph DURAND-RUEL, 35, rue de Rome, à Paris.
Georges GA UTIER, doreur-miroitier, rue des Chaînes,
Georges
Paul DURAND-RUEL,
Émile DUSSAUX,
passage
16, rue Laffitte, à Paris.
A, entrepreneur, 25, rue Kléber,
à Périgueux.
Mme La Comtesse alice de l'ÉCOCHÈRE, 6y, rue d'Ams¬
terdam, à Paris.
MM. Le Docteur Georges ESCANDE, ancien député, 30,
rue
Notre-Dame, à Bordeaux.
à
Périgueux.
Ernest GAY, conseiller municipal de Paris, 4, rue de
Sfax, à Paris.
MM. Georges
GOURSAT,
h A, rue Bourdeilles, à
Périgueux, et 5, rue Cambon, à Paris.
Hippolyte
GRASSET, sculpteur,
à Périgueux.
rue
Saint-Front,
-
24
-
-
MM. Edmond GUICHARD, 34, rue de Bordeaux, à Périgueux.
Ernest GUILLIER, avocat, Sénateur, rue Bourdeilles,
à Périgueux.
AmÉDÉE GUINDE,banquier, 7, rue Dante, àParisV0.
Paul
HÉNIN, négociant, cours Montaigne, à Péri-
gueux.
LÊOPOLD
HEPPER, juge de paix suppléant, ancien
juge au Tribunal de Commerce, 30, rue AlsaceLorraine, à Périgueux.
Dominique JOUCLA, publiciste, rue Lafayette, 19,
à Périgueux.
Emile
Périgueux.
François-Albin LABROUSSE, avocat, château de
Tourtoirac (Dordogne).
Arthur
LACAPE, facteur de pianos,
Théâtre, à Périgueux.
2,
place du
Edouard LACOSTE, juge au Tribunal de Commerce,
entrepreneur, rue Lamartine, à
Le
Docteur
Périgueux.
Jean de LACROUSILLE, allées
de
Tourny, à Périgueux.
Le Docteur
François-Louis LADEVI-ROCHE,
château de St-Germain-du-Salembre, par Neuvicsur-l'Isle (Dordogne).
PIERRE
LAGRANGE, notaire, place de la Mairie, à
JOSEPH LAPARRE, 26, boulevard
des Arènes, à
rue
Victor-Hugo, à Péri¬
de
TOMBELLE, ^ I, 3, rue
Auguste-Vacquerie, à Paris, et Château de Fayrac,
par Domme (Dordogne).
Le Docteur Paulin Brou de
LAURIÈRE, #,
conseiller général, rue
I.,
Louis-Mie, à Périgueux.
Pierre-Édouard LAUSSINOTTE, $$ A, officier du
Mérite Agricole, anc. notaire, à
Cubjac (Dordogne).
LAVAUD, négociant, 6, rue Salinière, à Péri¬
gueux.
Edmond
de
LÉPINE, au Change, et château de la
Fleunie, par Condat-sur-Vézère (Dordogne).
Mme La Baronne
Amélie
de
LESTRANGE,
i, rue
de
Paris, à Périgueux.
MM. GASTON
LINARD, château de Lafaye,
par
Razac-
sur-l'Isle (Dordogne).
Gabriel MAGE, ancien percepteur, à Labatut,
près
Vergt (Dordogne).
LÉOPOLD MALIVERT,
à Périgueux.
Raoul
négociant, 87, rue Gambetta,
MAREY, à Marsac, par Périgueux.
Manuel MATOSÈS, artiste peintre, 8, rue de la Tré¬
Mrae Amélie-Jeanne
MAUMONT,
rue
de La Boëtie, à
MM. Paul
MAURAUP,4! I, architecte, rue de LaBoëtie,
à Périgueux.
gueux.
MM. Paul
gueux.
Le Baron Fernand de LA
Périgueux.
Périgueux.
LAPEYRE, 10,
LAPORTE, au Grand Hôtel de France, à
Périgueux.
Féréol LASSAIGNE,
agent général, inspecteur
d'Assurances, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
sorerie, à Bordeaux (Gironde).
Périgueux.
Mme Alexis
—
MM. Albert
LÉON
LABROUE, #, y I, proviseur du Lycée, à
25
LAPEYRIÈRE, à Saint-Julien, Marseille
(Bouches-du-Rhône).
Emile MAZY, chevalier du Mérite
Bugeaud, à Périgueux.
agricole, 3, place
—
MM. Alphonse MERCIER-LACHAPELLE, 42, rue Gam-
betta, à Périgueux.
27
-
MM. Le Docteur Jean-Joseph
PEYROT, & C, Sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafa-
yette, à Paris, et à Château-l'Evêque (Dordogne).
MERLAUD, artiste peintre, à Verteillac
(Dordogne).
EUGÈNE PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvelle-
MICHEL, représentant de commerce, rue
Louis-Blanc, à Périgueux.
EUGÈNE PLANTÉ, 9, rue Nouvelle-du-Port, à Péri¬
Camille
Halle, à Périgueux.
Edmond
Fernand MILET,
Q A, greffier en chef près le
Tri¬
bunal Civil et Correctionnel, à Périgueux.
MITTEAU, juge suppléant au Tribunal de
Commerce, négociant, n, rue Combes-des-Dames,
Alexis
à Périgueux.
Marcel MOISY, ip A,
lieutenant au 5omo, 84, rue
à Périgueux.
Albert MONTET, château de la Juvénie, par Payzac-
de-Lanouaille (Dordogne).
artiste peintre, à La Roche-
MM, paul NAU, pharmacien, 33, rueGambetta, Périgueux.
Le Baron Henri de NERVAUX, 14, rue du Plantier,
à Périgueux, et 56, avenue
Montaigne, Paris
PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.
MM. HONORÉ PARACINI, entrepreneur
rue
de peinture, 14,
Saint-Front, à Périgueux.
Jean-Georges PASQUET, u I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
LÉON
PAUTAUBERGE, Q A., maire de Montignac
(Dordogne), et 9, rue Edmond-Valentin, à Paris.
PEYNAUD, officier du Mérite Agricole,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
LOUIS
M™" Georges de
PEYREBRUNE, femme de lettres, à
Asnières (Seine).
PORENTRU, Il A, dentiste-médecin, rue
Saint-Front, à Périgueux.
POUYAUD,
A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.
Charles-Henri
Henri MONTASTIER, négociant, place Francheville,
M110 Marie
POIRIER,
4# A., chevalier du Mérite
agricole, inspecteur d'assurances, 28, rue de La
Boëtie, à Périgueux.
Edmond
Robert
Gambetta, à Périgueux.
MUe valentine MOREAU,
chalais (Dordogne).
gueux.
,
ancien
auguste PRADEAU, juge au Tribunal de Commerce,
place de la Mairie, à Périgueux.
Louis-Paul RÈGHÉERë,
capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.
Gérard RAYNAUD, rue des
Cordeliers, à Excideuil
(Dordogne).
Jean
REIGNIER,
rentier,' 35,
rue
Gambetta,
à
Périgueux.
EUGÈNE RENAUDIE, receveur de l'hospice, à Péri¬
gueux.
REQUIER, îfr, chevalier du Mérite agri¬
cole, conseiller général, 30, rue Chanzy, à Péri¬
Edouard
gueux.
REQUIER, propriétaire à CastelnaudFayrac (Dordogne).
Fernand
Théophile
ROUDERGUES, parfumeur-chimiste,
5, rue Gambetta, à Périgueux.
Eugène
ROUGIER,
de l'EIôtel-de-Ville,
A, greffier de paix, 52,
à Ribérac (Dordogne).
rue
-
28
—
-
mm, maurice ROUGIER, contrôleur
des Contributions
rue
Paul-Louis-Courier, à
ferdinand VILLEPELET,
i, archiviste départe¬
mm. henri
VEYSSET,
Périgueux.
directes, rue de la République, Périgueux.
maurice roulet, négociant, 96, rue de Bordeaux,
29 -
à Périgueux.
5,
mental honoraire, boulevard Lakanal, à Périgueux.
Le Baron de SAINT-PAUL,
château de Ligueux,
par Sorges (Dordogne).
Mrae La Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du Lieu-Dieu, par Périgueux.
sarazanas, avocat, 13, boulevard de
Vésone, à Périgueux.
AVIS
M. georges
Mu° jeanne SARLANDE,
et
64 bis, rue Monceau, â Paris,
Borie, par Champagnac-de-
Les
château de La
au
de
l'année
MM. georges SAUMANDE, député, 25, rue de Bordeaux,
seront, comme
de mars.
à Périgueux.
Afin d'éviter des frais
A., Grand hôtel de l'Univers, rue
Louis SIMON,
de Bordeaux,
1907
d'habitude, mises en recouvrement vers la fin du mois
Belair (Dordogne).
à Périgueux.
SOYMIER, pharmacien, 8, rue Taillefer, à
HENRY
cotisations
inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la Société, 30, rue Alsace-Lorraine, à
Périgueux.
Périgueux.
armand TENANT, IJ A., professeur de musique, 17,
rue
Éguillerie, à Périgueux.
Edouard
de
sous-chef
TEYSSIÈRE,
lieutenant-colonel,
d'état-major du iome corps d'armée, à
La brochure contenant les Statuts est à la disposition
Rennes (Ule-et-Vilaine).
des membres de la Société, qui pourront
THIÉBAUD, employé des Postes et Télé¬
graphes, rue de Paris, à Périgueux.
à Périgueux, où se
trouvent aussi des Bulletins d'adhésion à faire signer
victor
marc VENTENAT,pharmacien, 3, cours Montaigne,
à Périgueux.
château
du
Petit-Change, par Périgueux.
Périgueux.
par
Secrétariat, 73,
VERTHAMON,
1, rue de Paris, à
rue des Barris,
les personnes qu'on aurait à présenter comme
nouveaux
Mmce de VERNINAC de SAINT - MAUR,
La Comtesse de
au
la demander
sociétaires.
âo -
SOCIÉTÉ DÈCÉDÉS
MEMBRES DE LA
—
—
1898. — Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.
1899.
1888.
31
—
—
Charles BUIS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.
Capitaine Antoine RILHAC.
Docteur USSEL.
1889. — CLUZEAU.
1900.
Mme LINARD.
-
Abbé BOURZÈS.
Albéric DUPUY.
1890.
—
TRANSON.
Baron Ernest
de
NERVAUX.
1901.
—
Docteur Armand
Docteur Albert GARRIGAT.
1891.
—
CROS-PUYMARTIN.
1892.
—
Prosper FOURN1ER.
1902.
—
Lucien LACOMBE.
—
Michel HARDY.
PASQUIER.
Adolphe
Alfred
1894.
—
Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉDAT.
Paul GÉRARD.
Anatole
1903.
—
de
ROUMEJOUX.
Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.
BOUCHÉ.
Jean BORIE.
François JEANNE.
Général Jules LIAN.
LACROUS1LLE.
de
Charles MORVAN.
Michel ROUGIER.
1893.
Cyprien LACHAUD.
1904.
—
Marquis de CHANTÉRAC.
Paul FAURE.
Fernand GILLES-LAGRANGE.
André ROLLAND
1895. — Comte G. du GARREAU.
de
DENUS.
Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.
Théodore LEBOUCHER.
1905.
1896.
1897.
—
—
Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Y
>
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
Ingénieur VERGNOL.
Paul-Émile BARRET.
G
•
Eugène GODARD.
Calixte LARGUERIE.
—
Antoine FOUGEYROLLAS.
Gaston MALEVILLE.
Honoré SÉCRESTAT.
Adolphe TRUFFIER.
1906.
—
Auguste DORSON.
Ernest
de
LACROUSILLE.
