FRB243226101_P2-586_1908.pdf
Médias
Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 11 janvier 1908.
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Numéro 9.
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BULLETIN
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ANNUEL
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la
PIS
De la Dordogne
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COMPTE RENDU
DE
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 11 Janvier 1908
-efr-
GENERALE
LISTE
des
MEMBRES
DE
Pour
LA
l'Année
SOCIÉTÉ
1908
PERIGUEUX
Imprimerie D.
Joucla,
rue
1 908
Lafayette, n° 19
BULLETIN
ANNUEL
d.e la,
SOCIETE lit BEAUX- ARTS
DE LA
DORDOGNE
COMPTE RENDU
cLe
L'ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
Du 11 Janvier 1908
LISTE GENERALE
DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ
Pour
l'Année
1908
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Bulletin n° 9
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RISLIOTHLOUI
CE LA VILLE
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PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE D.
JOUCLA, RUE LAFAYETTE, N° 19
COMPTE RENDU
île
l'assemblée générale ordinaire du 11 Januier 1908
Samedi soir, 11
janvier 190S, à l'Hôtel de Ville de
Périgueux, a eu lieu l'Assemblée générale annuelle de
la Société des Beaux-Arts de la Dordonne.
La séance a été ouverte à 8 heures et demie, sous la
présidence de M. le Marquis de Fayolle, l'un des viceprésidents, assisté de M. Sarazanas, vice-président,
de M. Bertoletti, secrétaire général, de M. Daniel,
secrétaire adjoint, et de MM. Pasquet, le Docteur
Ladevi-Roche, le Commandant Brecht et le Capitaine
Réghéere, membres de la Commission administrative.
M. le Président
présente les excuses de M. le Doc¬
Peyrot, président de la Société, lequel manifeste
lettre les plus vifs regrets de n'avoir pu venir à
Périgueux assez tôt, comme il l'espérait, pour prendre
part à la réunion.
teur
par
-
4 -
également donnée d'une lettre d'excuse
de M. Hepper, trésorier, retenu par une indisposition,
qui tend heureusement à guérir.
Lecture est
Étaient présents, ou régulièrement représentés,
membres de la Société dont les noms suivent :
les
R. Bardon, L. Benoit, P. Bergadieu,
F. Bosche, P. Bourdichon, A. Boûrgoin,
Ch. Brecht, R. Château, E. Chaumont, P. Cocula,
Ch. Cotinaud, ]. Daniel, G. Darnet, L. Deschamps,
E. Dorsène, G. Dufour, A. Dupouy, Mme la Comtesse
de Fayolle, MM. le Marquis de Fayolle, F. Fommarty,
L. Gaillard,
G. Gautier, H. Grasset, L. Hepper,
A. Labrousse, E. Lachaud, le Docteur Ladevi-Roche,
F. Lassaigne, le Docteur Paulin de Brou de Laurière,
L. Lavaud, E. de Lépine, Mmela Baronne de Lestrange,
MM. R. Marey, E. Masson, M. Matosès, E. Mazy,
F. Milet, Mlle V. Moreau, MM. le Baron de Nervaux,
H. Paracini, G. Pasquet, le Docteur J.-J. Peyrot,
E. Poirier, R. Porentru, Ch. Pouyaud, L. Réghéere,
F. Requier, Th. Roudergues, E. Rougier, G. Sarazanas, Mme la Marquise de Sanzillon, MM. L. Simon,
H. Soymier, A. Tenant, Mraes de Verninac de SaintMaur, la Comtesse de Verthamon, M. F. Villepelet.
MM. J. Aviat,
A. Bertoletti,
M. le Président
après avoir constaté que le nombre
des Sociétaires présents, ou régulièrement représentés
en vertu des pouvoirs écrits déposés sur le Bureau, est
supérieur au quart des membres de la Société, déclare
l'Assemblée constituée, selon les articles 58, 61, 62
et 63 des Statuts, pour délibérer valablement.
Il fait tout d'abord procéder au tirage au sort
entre
les Sociétaires des
œuvres
d'art
acquises pendant la
dernière exposition.
Le tirage a donné les résultats que voici :
Le tableau Ponton de la
échu à M.
Tournelle, par Bauré, est
Dupouy; le tableau Fleurs sauvages, par
Berton, à Mme la Comtesse de Verthamon; l'aquarelle
Poires, par Blayot, à M. Labroue ; le tableau Pins
dans le Bazadais, par Buzon, à M. Peynaud ;
le tableau
par Cachoud, à M. L. Simon ; le
tableau Coin de via Cour, par Carette, à M. A.
Labrousse ; le tableau Temps gf'is, par Delpech, à
Mlle Chalaud ; le tableau Départ de Barques, par Denet,
à M. Georges Durand-Ruel ; le tableau Sur la Passe¬
relle, par Duchemin, à M. Henri Deschamps ; l'aqua¬
relle Bords de la Marne, par Duvernay, à M. Laussinotte ; l'aquarelle
Vue à Chartres, par Fontan, à
M. Joseph Durand-Ruel ; le tableau Potinières, par
Coucher de Soleil,
Funel, à M. Cotinaud; le tableau Le Paillon a Nice,
par Garaud,
à M. Linard ; le tableau La Seine à Pont-
de-l'Arche, par Guillemet, à M. E. Lacoste; le tableau
Pivoines, par Jacquelin, à M. Gaillard; le tableau Les
Huîtres, par A. Magne, à M. Reignier ; le tableau Au
Luxembourg, par Petit, à M, Brecht; l'aquarelle Chamonix, par Jullien, à M. Désiré Bonnet.
Les dix gravures envoyées par
attribuées par le sort :
l'État ont été ainsi
Portrait d'homme, d'après Van Dick, par Massard, à
M. Grasset ; L'Atelier du Peintre,
d'après Craesbek,
par Lurat, à M. Dongreil ; L'Excommunication de
Robert le Pieux, d'après J.-P. Laurens, par Massé, à
-
6
—
Mm3 la
Marquise de Sanzillon ; Titus Rembrandt,
d'après Rembrandt, par Le Coûteux, à M. Lacape ;
Musique guerrière, d'après Baudry, par Didier, à M. le
Docteur J. de Lacrousille ; Judith et Holopherne,
d'après Botticelli, par Deblois, à M. E. François ;
Érasme, d'après Holbein, par Bracquemond, à M. Matosès ; La Fornarina, d'après Raphaël, par Dauguin, à
M, Bittard ; Guillaume d'Orange, d'après Van Dick,
par Delzers, à M. Aubarbier ; Biblis, d'après Henner,
par Huvey, à M. le docteur Faure-Muret.
Le procès-verbal
a
de la dernière Assemblée générale
été ensuite lu et adopté sans observations.
Puis la
taire
parole a été donnée à M. Bertoletti, secré¬
général, qui a fait le rapport annuel, moral et
financier, en ces termes :
une
M.
grâce parfaite
Raphaël Gaspéri.
bonno
et
un
complet désintéressement,
L'étude si fouillée, si documentée, que M. Gaspéri fit de l'éminent
artiste, a été très goûtée par les auditeurs de la Conférence, et nul
amateur cultivé, aucun de ceux qui observent de près l'actuel
mouvement de l'art français n'oubliera ce qui a été dit sur le vivant
œuvre
de Rodin.
Et c'est ainsi que la Conférence,
illustrée de belles projections,
consacrée à l'étude raisonnée des œuvres d'un grand artiste de nos
jours, a été comme une appropriée préface disposant tout naturel¬
lement le public à recueillir les enseignements encore plus complets
et plus facilement saisissables, parce que donnés par des ouvrages
originaux eux-mêmes, qu'allait nous apporter le IXe Salon Périgourdin, touchant les tendances de nos artistes vivants.
En fait, cette dernière Exposition organisée par notre Société, a
marqué un nouveau progrès, et elle n'a été en rien inférieure aux
autres, pourtant si appréciées des amateurs.
Grande était la variété des œuvres d'art, séduisants les sujets
exposés, dont plusieurs traduits par des maîtres de premier ordre.
peut-être pas inutile, Messieurs, d'analyser ici ce progrès :
précieux à nos efforts, et d'en fixer l'étendue par quelques
jalons précis.
Il n'est
sceau
Messieurs et chers Collègues,
Voici que s'achève
le mandat par vous confié, il y a trois ans, à
l'actuelle Commission administrative.
C'est
de cette
dernière que
j'ai l'honneur, une fois de
plus, de présenter à l'Assemblée générale le résumé des actes
sociaux accomplis durant l'année 1907.
au
nom
période toute d'activité, féconde en consolants résul¬
tats, pendant laquelle la Société des Beaux-Arts de la Dordogne a
travaillé avec ardeur et remué de son mieux le terrain de l'art, y
semant largement le bon grain : espoir de moissons futures tou¬
jours plus luxuriantes.
Ce fut
une
Le labeur de
du neuvième
la Société s'exerça surtout autour de l'organisation
Salon
périgourdin, ouvert sur les riantes allées de
Tourny,du 19 mai au 21 juillet.
La Société
à préparer, dès le commencement de
l'année, une autre manifestation artistique : la Conférence sur les
œuvres du
sculpteur A. Rodin, que vint faire à Périgueux, avec
eut pourtant
Notre VIIIe Salon, ouvert en 1904, contenait 435 œuvres, envoyées
par 194 artistes, et cette année nous en exposâmes une centaine de
plus ; en chiffres exacts, 230 artistes nous en envoyèrent 534.
Mais, la satisfaction à tirer du nombre serait chose bien mes¬
quine, méprisable même, si dans le nombre il n'y avait la qualité.
Les tableaux
purement de métier — le métier si adroit soit-il —
d'où la pensée directrice est absente, le sentiment personnel exclus,
pauvreté de tous côtés, sans que la moindre étincelle
de méditation : abon¬
dant amas de choses mortes, ennuyeuses et encombrantes, et qui
n'ont avec l'art aucune affinité. Le parler le plus élégant sera-t-il
jamais un beau discours, s'il n'est éclairé par le feu de l'âme et s'il
est dépourvu de toute idée ?
étalent leur
de vie ne réveille autour d'eux un eeul instant
Seuls,les ouvrages révélant le cœur de l'artiste créateur, méritent
considération, et selon le degré de leurs qualités vitales ; seuls, ils
valent pour l'étude des amoureux d'art et pour l'enseignement des
masses ; seulement ceux-là attirent, retiennent et plaisent comme
des trésors inestimables !
—
ceux-là était composé notre IX0 Salon. Car, si toutes les
exposées n'avaient pas une égale valeur, on en voyait en
quantité de tout premier ordre, et on n'en trouvait aucune où il n'y
fût traduit l'effort louable d'une pensée d'artiste.
Et de
œuvres
Parmi nos 230 exposants il y
avait 33 artistes périgourdins, dont
attiraient à juste titre
leur place voisinant d'illustres
les productions variées et pleines d'intérêt,
les visiteurs, tant elles tenaient bien
maîtres.
dehors
—
des amateurs éclairés et au goût sûr acquirent
d'art, parmi lesquelles plusieurs tableaux de
tout premier ordre, et notre Société en a retenu dix-huit, dont la
fine et sincère aquarelle Chamonix, gracieusement donnée par son
auteur, M. Jullicn, à qui nous enverrons d'ici tous les remercie¬
De leur côté,
trente-trois
œuvres
ments de la Société.
Tout cela forme un ensemble
de cinquante-quatre ouvrages. Les
acquis par la Société, réunis aux dix gravures qui nous
ont été accordées par le Ministre des Beaux-Arts, deviennent
aujourd'hui même la propriété de ceux de nos membres que le sort
a favorisés tout à l'heure. Les heureux gagnants pourront les retirer
chez M. Gautier, rue des Chaînes, à partir de lundi prochain.
dix-huit
Et les maîtres illustres, les peintres au talent consacré par les
plus hautes récompenses, et dont les ouvrages comptent dans la
série des plus beaux de nos jours, ne manquaient pas au Salon
Périgourdin.
En
g
de
sept des
principaux peintres impressionnistes,
Ce rapide examen de notre action
les divers moyens
sociale, nous montre le chemin
l'année 1907 vers le but d'éducation artistique
qui est le nôtre. Il nous montre que nous avons vécu une année
des représentants de
fertile
utiles à consulter afin d'avoir la possibilité d'étudier et de comparer
d'expression de l'art de notre époque, en dehors
cette jeuue école, nous comptions 120 expo¬
sants— c'est-à-dire plus de la moitié — récompensés officiellement
à Paris. Et dans ce rare ensemble de beaux artistes, figuraient
83 peintres ou scuplteurs classés hors concours, dout 21 membres
des jurys des Salons Parisiens et 2 membres de l'Institut de
France.
tels exposants, à côté de
probité d'art, est chose fort rare
eu province, même dans les villes principales.
Un Salon qui
peut s'énorgueillir de
tant d'autres d'une incontestable
Aussi le IXe Salon Périgourdin
eut, dès l'ouverture, la faveur de
tous ceux qui, en notre région, suivent, attentifs, le mouvement
artistique ; il fut assidûment fréquenté par le public, qui y vint
toujours nombreux et, aux jours populaires, en fouie compacte,
comme des visiteurs
avides de contempler encore tant de belles
choses, avant qu'elles ne se fussent envolées.
Mais tout n'a pas
disparu du Périgord. Nous le constaterons ici
avec joie, puisque
les bons tableaux qui restent augmentent la
richesse artistique du pays et sont autant de pages éloquentes
d'enseignement.
Le musée de la ville, dirigé avec une rare compétence par M. le
marquis de Fayolle, a augmenté sa collection de trois tableaux,
dont un, le Crépuscule, de M. Cagniart, lui fut généreusement offert
par l'auteur avec l'intermédiaire de notre Société qui, à double titre,
ne peut que s'en réjouir : d'abord, parce que c'est une magistrale
toile de plus mise ainsi à la portée du public, ensuite parce que
cela est une sorte de compensation indirecte aux sacrifices que la
ville de Périgueux fait pour nous avec tant de bouue grâce.
parcouru pendant
en
bons résultats. Et la
récompense à
nos
efforts persévé¬
rants, nous l'avons trouvée dans la faveur avec laquelle l'œuvre
accomplie a été universellement jugée par le public périgourdin.
Toute la presse locale et régionale et la presse de Paris, spéciale
aux
arts, se fit l'écho du sentiment général du public et des artistes,
et elle ne nous marchanda jamais ses précieux encouragements.
Nous lui en exprimons aujourd'hui
nos vifs sentiments de
gratitude.
Mais, nous avons eu à solliciter bien d'autres précieux concours ;
tous côtés nous avons été
encouragés et soutenus. Et l'Assemblée générale voudra réunir ses
chauds remereîments à ceux de la Commission administrative, pour
les adresser aux administrations et aux personnes qui nous ont été
nulle part nous avons frappé en vain ; de
utiles.
Merci donc à M. le Maire et à la Municipalité
la subvention qui
nous a été accordée
de Périgueux pour
et pour toutes les facilités
qu'ils nous procure ;
Merci à M. le Préfet de la
Dordogue, qui s'est toujours montré
général, pour la subvention
d'une bienveillance rare, et au Conseil
votée en notre faveur ;
Merci à M. le Ministre des Beaux-Arts, qui nous a également
subventionné, et qui nous a, de plus, envoyé les belles gravures
dont nous avons déjà parlé.
Au sein même
de notre Société nous avons des dettes de parti¬
culière reconnaissance. Nous en avons envers notre éminent Prési¬
dent, M. Peyrot, qui suit d'un œil attentif tous nos travaux et dont
2
Ii
—
l'action
bienfaisante
se
fait sentir à chaque pas.
Entrées
Nous en avons
Vice-présidents, M. le marquis de Fayolle et M. SaraDaniel, pour
les soins spéciaux qu'il a donnés aux travaux de la galerie démon¬
table, et envers M. Hepper, le plus diligent des trésoriers. Nous en
avons enfin eut ers MM. les Membres du jury de classement des
—
:
envers nos
zanas, si dévoués en toutes circonstances ; envers M.
tableaux, qui ont rempli leur tâche avec toute diligence, sous la
présidence de M. Dose, le vénérable et autorisé doyen des artistes
périgourdins,
M,
secondés
par
l'actif et
expérimenté secrétaire,
Pasquet.
Reliquat en caisse au 31 décembre 1906.
Cotisations recouvrées pour
d'années
—
Recettes de
2.474 30
1.610 »
160 »
973 95
1.000 »
1907
précédentes
l'Exposition
Subvention de la Ville de Périgueux
Subvention du Conseil général de la Dordogne
500
»
Subvention du Ministère des Beaux-Arts
500
»
Remboursement Jallot
14 80
Location de la Galerie à la Société d'Encouragement à
Il
nous
reste, Messieurs, à souhaiter de tout cœur la bienvenue à
quinze nouveaux sociétaires, inscrits pendant l'année : MM. Belingard, Boissarie, E. Ohaumont, Durand de Ramefort, Mme la comtesse
l'Agriculture.
50
Intérêts de fonds placés
Sorties :
L. Verdié.
Il faut encore nous réjouir, exprimer ici
toute notre satisfaction
d'avoir vu deux des nôtres être l'objet de hautes distinctions hono¬
rifiques en les félicitant bien sincèrement : M. Aubarbier, ancien
Président du tribunal de commerce et actuellement zélé et actif
la Chambre de commerce,
nommé Chevalier fie la
Légion d'honneur ; M. G. Gautier, l'enthousiaste Capitaine terri¬
torial, élevé au même grade.
Président
de
Nous avons aussi à déplorer la perte douloureuse
membres les plus
de l'un de nos
dévoués : Eugène Planté. Cet excellent sociétaire,
si spirituel et si affable, entrait dans la Vie Eternelle peu de temps
après la clôture de l'Exposition, qu'il visitait très souvent malgré
son âge avancé. Venu à nous dès son établissement à Périgueux,
il s'adonnait volontiers à l'étude
douces
satisfactions. A
de l'art, où il trouvait
ses
Montage, réparation et démontage de la Galerie des
1.765 10
954 50
Expositions
Transport des œuvres d'art
Affranchissements et gratifications
156 80
Imprimeurs, Conférence, etc
625 90
Frais divers et recouvrements
334 35
Installation des tableaux
568
»
Tapissier
300
»
Gardiens
412
»
1.515
»
Achats d'œuvres d'arts
Emballage des œuvres d'art au départ et expéditions.
437 10
Loyer et assurance
63 40
plus
7.132 15
Total
plusieurs reprises, il avait exposé aux
Balance
Salons de la Société, des aquarelles d'une conscience d'art parfaite.
Le souvenir
nous
7.321 55
Total
MM. Granié, E. Lachaud, Mm0 Lasageas, MM. Masson,
Négrier, Mme Pabot-Chatelard, MM. Robinot, Sempé, de Torsiac et
de Fayolle,
»
38 50
d'Eugène Planté demeurera ineffaçable en nous, et
prierons sa famille d'agréer nos sentiments de vive con¬
:
Entrées
7.321 55
Sorties
7.132 15
doléance.
Voici maintenant l'exposé financier tel qu'il
ressort des registres
de notre trésorier et le Bilan social pour lequel la Commission admi¬
nistrative demande votre approbation :
Reste en caisse.
Il y a lieu d'ajouter à cette somme
189 40
celle de 50 francs, relative à
l'encaissement de cotisations en retard.
BIBLIOTHEQUE 1
CE LA VILLE
DE
PERI GUE t.:v
—
12
—
Le bilan
i3
.—
„
social, à la fin de l'année 1907, s'établit ainsi :
Les comptes résumés dans ce rapport et les
Actif :
Fonds en caisse
189' 40
*
(mémoire)
Cotisations à recouvrer
Tringles en fer pour soutenir les tableaux, placées à
l'École Lakanal
Matériel de la Galerie démontable
(mémoire)
(mémoire)
189 40
Total sauf mémoire
Passif :
Bons à tirer pour le remboursement de
la Galerie des
2.650
Expositions
»
(mémoire)
Intérêts dus à ces mêmes bons
Total sauf mémoire
2.650
dispositions, la Commission administrative propose de
à la Galerie des Expositions, bons
dont les numéros seront tirés au sort en cours de la présente
Sur les
séance.
Le Congrès des Sociétés Savantes de l'an dernier a été tenu à
Montpellier et la Session des Sociétés des Beâux-Arts des départe¬
ments à Paris. Vous allez entendre, à ce sujet, le rapport que va
nous faire dans quelques instants
notre savant collègue M. le
Dr Ladevi-Roche.
Pour cette année, les deux réunions précitées auront lieu à Paris
pendant la semaine de Pâques, et nous aurons à désigner ce soir
les délégués de la Société, répondant ainsi à l'invitation que nous
a adressée M. le Ministre de l'Instruction
publique et des BeauxArts.
Voici, messieurs et cbers collègues, le rapport annuel fini. J'ai
essayé de retracer les grandes lignes de notre vie sociale en
l'année 1907. Bien que l'esquisse soit imparfaite, elle n'en montre
pas moins que l'action de la Société n'a point été sans quelque
éclat, et que nous avons fait ce que nous pouvions de mieux pour
affiner le goût public.
Répandre les notions du Beau, tel est le rôle que nous avons
assumé ; puissions-nous le remplir dignement toujours en ce pitto¬
Périgueux, le 11 janvier 1908.
Le Secrétaire général,
A. BERTOLETTI.
conclu¬
sions y contenues,
ont été
A
mis aux voix par M. le Président,
adoptés à l'unanimité.
son
tour,
M. le Docteur Ladevi-Roche prend la
parole et fait un rapport au sujet du 45™ Congrès des
Sociétés Savantes, réuni à Montpellier en avril 1907.
Cette intéressante étude, très goûtée par l'Assemblée,
a été unanimement applaudie.
En voici le texte :
»
rembourser trois bons relatifs
resque Périgord 1
—
Messieurs,
atteutive aux progrès scientifiques,
littéraires, par dessus tout artistiques de notre chère France, délè¬
gue, chaque année, quelques-uns de nous pour prendre part à ces
grandes fêtes de la pensée, qu'on nomme Congrès des Sociétés
Savantes, pour lui en rapporter une image fidèle, si toutefois il est
possible d'enfermer en quelques lignes d'un rapport étroit, taut
Votre Compagnie, toujours
d'éclats et tant de lumières.
Désigné déjà plusieurs fois par votre Compagnie pour une tâche
dois me réjouir ou m'affliger, portant en moi le désir sincère de vous faire participer aux
splendeurs "de ces Congrès-Soleil, et étonné de ne pouvoir vous
rapporter que les rayons pâlis d'un astre voilé de nuages.
aursi illustre, j'hésite, ne sachant si je
En de telles matières, l'indulgence est raisonnable. Comment
exiger, des explorateurs les plus fidèles, parmi tant d'études si
variées, rapportées des lointaines contrées, cette fraîcheur qui
n'existe qu'au pays d'origine !
Congrès des Sociétés Savantes s'est ouvert cette année au
Montpellier, vieil édifice où les lauriers
blancs et roses mêlent leurs fleurs aux marbres antiques, dans
cette belle capitale du bas Languedoc gardant dans ses monuments,
dans ses hôtels les plus vétustés, cette majesté quelque peu triste,
souvenir des grandeurs de l'Espagne.
Le
Palais de l'Université de
Archéologie, sciences économiques et sociales, photographie,
histoire, philosophie, sciences médicales, le Congrès a renfermé
cette année les représentants autorisés de tant de connaissances si
diverses.
—
—
14
—
A déambuler au milieu de tant de richesses intellectuelles, l'esprit
s'effare, une grande joie pourtant le pénètre, et puis un regret.
Pourquoi n'avoir pas fait une large place aux Beaux-Arts, dans un
pays où peintres, musiciens, sculpteurs, se rencontrent dans tous
les rangs de la Soeiété si nombreux et si pleins de mérite. Sans
doute à Paris le Congrès des Beaux-Arts demeure chaque année
chargé de réunir toutes les découvertes intéressant la vaste Répu¬
blique des artistes. Quand même, on aimerait à voir, au Congrès
des Sociétés Savantes, dans ces grandes assises intellectuelles de
Province, assurer aux Beaux-Arts une place plus large et si juste¬
ment méritée.
regards éblouis
les groupes principaux qui défi¬
lent devant eux, vos délégués ne peuvent que vous signaler les
plus gros bataillons de cette vaste armée intellectuelle, sœur aimée
de sa compagne des batailles, toujours prête à lui fournir les armes
les plus perfectionnées, les secrets les plus merveilleux de l'attaque
et de la défense, assurée qu'elle ne saurait en faire usage que pour
Comme aux grandes
ne
manœuvres militaires, les
sauraient qu'entrevoir rapides
des ondulations de l'Ether,
'5
d'où
—
nous vient
la lumière ? Qui nous
dévoilera l'union mystérieuse des esprits et des corps ?
Les
grands obstacles demeurent, barrant
peut-être éternels le
chemin que l'intelligence humaine voudrait bien suivre.
cependant au Congrès, que de travaux, de découvertes,
d'aperçus dignes de la plus haute attention !
Et
des courants aériens
et les désastres qui les suivent.
Les météorologues nous ont raconté les lois
et souterrains, leurs erreurs
Les médecins
nous
ont dit les infiniment petits
aussi considé¬
infiniment grands. Au milieu de ce tumulte de para¬
sites et de microbes évoluant éternels sur les corps vivants, leur
rables que les
champ préféré de bataille, les princes de la science, à ces forces
inconnues, opposent des forces empruntées aux
principes même de
la vie les
ils les tiennent en échec, les obli¬
geant à reculer, et, du foyer de la mort, font jaillir la resplendis¬
destruction. Tournant avec succès contre les ernemis de
forces qu'ils leur ont empruntées,
sante lumière de la vie.
les droits éternels de l'humanité.
Dans
Revue magnifique
bien digne de tous les regards où l'éclat incom¬
communica¬
disparues repa¬
le domaine de l'histoire, grâce aux savantes
tions des membres
du Congrès, les civilisations
parable des idées, lettres ou sciences, ne le cède en rien aux beautés
fugitives des uniformes divers.
raissent, s'illuminent aux clartés des inscriptions déchiffrées. Nous
assistons familiers aux leçons des rhéteurs gallo-romains, et Ver-
Messieurs, quelle ville autre que Montpellier, pouvait mieux
cingétorix sort des ruines d'Alésia, formule puissante de l'indépen¬
dance de nos pères.
convenir au Congrès des Sociétés Savantes !
sanctuaire éternel des sciences et des arts, la
Mecque des pèlerins de l'idée venant baiser respectueux le seuil de
cette grande Université où la Médecine et le Droit trouvèrent de
tout temps les maîtres les plus honorés, les plus élevés, les plus
dévoués et les plus fidèles ! Alors qu'aux époques lointaines tout
était, peut-être comme aujourd'hui, de bon plaisir, de faveurs ou
de nécessités népotiques, à Montpellier, au grand jour des solennités
universitaires, on entendait raisonner cette formule libertaire qui
ne saurait vieillir : Injusium est dure et concedere monopolum. Si les
corps malheureusement peuvent être parfois injustement asservis,
les âmes demeurent éternellement libres victorieuses quand même
N'est-elle pas le
de leurs oppresseurs.
Messieurs, si les Soc'étés Savantes s'avancent, éclaireurs déter¬
minés, à travers les ombres qui baignent, océan tumultueux, notre
terre, sans doute elles ne sauraient rapporter toujours ce que l'âme
de chacun de nous désire : la pleine lumière.
Qui calculera la série indéfinie des mondes ? Qui dira le secret
En remontant aux sources, en imposant aux textes souvent
alté¬
de la critique sévère ; en forçant les pierres antiques,
dolmens, temples, figures mystérieuses du moyen-âge, à confesser
leurs secrets, les congressistes transforment le roman de l'histoire
en une réalité scientifique, que les esprits les plus enclins au doute
ne sauraient récuser.
rés l'analyse
séances du Congrès, de voir sortir
les généralités n'ont de force
que par le soutien des spécialités, mais aussi que les spécialités
n'ont de valeur que si elles contribuent à l'agrandissement des
généralités futures. Principe souvent méconu par les généralisateurs
comme par les spécialistes et qui explique l'inutilité des efforts des
On est frappé, en assistant aux
de tant
de travaux cette vérité que
uns comme
des autres.
Médecine ou épigraphie,chimie ou droit, arts ou lumière,connais¬
des anciens monuments, étude des antiques demeures de
Montpellier, tant de travaux si variés se résumeut en une seule
clarté, comme les différentes forces de la nature, mises en jeu,
sance
—
i6
—
-
aboutissent pour les corps comme pour les esprits à la production
de l'aube qui va toujours grandissant.
tf —
poitrine, se répand dans nos contrées et va partout réchauffant les
esprits si longtemps endormis.
soleil le soir, l'homme primitif s'étonne,
demande s'il reviendra demain. Au Congrès des
Sociétés Savantes, si le Soleil de la vérité vient quelquefois à s'obs¬
Autour de vous, par vous, combien d'esprits ensommeillés, peut"
être oubliés, s'éveillent aujourd'hui. Leurs yeux ouverts, perdus au
curcir, s'il est exposé même parfois à de longues nuits, la foi des
chercheurs ne saurait être ébranlée, ils savent qu'il renaîtra après
s'être lavé dans l'océan des intelligences, et qu'il reparaîtra plus
radieux et plus pur.
contempler ces sites si variés, tantôt très sombres, tantôt très clairs,
ces paysages
changeants, ces sentes, ces vallées, ces plateaux
abruptes dévallant aux plaines aux riches cultures, comment ne
viendraient-ils pas à nous, enveloppés, entraînés par le culte éternel
A
voir
s'attriste,
coucher le
se
tumulte de la nature qui nous environne,
attentifs quand même à
de la beauté !
A raconter les gloires des pays lointains, nous
demeurons quand
même obstinés aux choses illustres de notre pays.
Votre compagnie, cette année, a fait un grand effort que le succès
justement couronné. Elle a appelé de tous les points de l'horizon
de la pensée, dans notre chère cité, les artistes les plus autorisés.
Son appel a été entendu. Grâce à vous, notre ville, si longtemps
étrangère aux manifestations de l'art, est devenue pour quelques
mois le rendez-vous des princes de la couleur et aussi des connais¬
seurs les plus autorisés.
a
Réjouissons-nous d'y rencontrer parmi les meilleurs interprètes
de l'art, bon nombre de nos compatriotes,
l.a bonne terre du Péri-
gord, qui produit tant de choses exquises, ne saurait être stérile
quand il s'agit des fteurs les plus belles de la pensée.
Que d'efforts, que de difficultés, que de choses impossibles ! Vous
avez
sû
surmonter
tant
d'obstacles.
Devant votre
ténacité, les
portes les mieux verrouillées se sont ouvertes, là où l'on ne voyait
le désert, l'immensité inculte, grâce à vous, dans ces régions
si déshéritées et si méconnues, tout-à-coup est né, a grandi, l'arbre
merveilleux aux fruits dorés, l'arbre non des jardins des racines
grecques, mais l'arbre bien autrement merveilleux, l'arbre de l'art
dans tout ce qu'il a de plus exquis et de plus relevé.
que
En ce jardin peuplé de tant d'admirables plantes, laissez-moi, en
passant, saluer nos préférées, les œuvres de Dose, notre doyen, de
Darnet, de Pasquet, de Brecht, de Laparre, Reghèere, les aquarelles
merveilleuses de Mme de Eayolle, enfin les vastes compositions
bibliques d'un artiste qui nous est cher entre tous, Bernard Bertoletti, dont le Salon de cette année, à Paris, a compté parmi les
bonnes toiles son Lévite d'Ephraïm et dont notre musée renferme
des œuvres si
puissantes.
Messieurs, votre compagnie demeure légitimement fière de tant
d'efforts, de ce souffle artistique si puissant qui sorti de sa vaste
Sans doute aujourd'hui, un écho lointain du temps passé, venu
jusqu'à nous, nous redit les merveilles des forces bestiales, le
triomphe du muscle, l'éblouissement de la bête osant les bestia¬
lités les plus inouïes.
Pourquoi tourner 1a. tête, porter attention aux choses si misé¬
a vécu. Les machines l'ont remplacé. A
vouloir le ressusciter, combien vain rêve !
rables ! L'homme Hercule
Seul l'intellectuel demeure. Le règne
de la pensée s'est levé, les
hurlements nocturnes des bêtes, débris des bestialités antiques, ne
sauraient prévaloir contre lui. Et son rayonnement, gagnant de
proche en proche, est le soleil levant qui bientôt, montant au zénith,
gagnera toute la terre.
Les immensités, ces variétés infinies de sciences, comme les
étoiles, qui brillent au firmament, encore qu'elles occupent à notre
ciel des points différents, toutes ont une même lumière qui guide
nos
pas chancelants.
Messieurs, dans ces Congrès des Sociétés Savantes, combien
s'étonnenr, même se scandalisent, à voir côte à côte des savants si
différents non seulement d'aspect, mais aussi de principe. Vos
Congrès réunissent des chimistes, des philosophes, des médecins,
des archéologues, des historiens et parfois des artistes. A réfléchir,
tant de différences, si disparates qu'elles soient, s'effacent, se
fondent.
L'étude, qu'elle soit de lettres ou de sciences, ett une maison
sortent tour à tour les enfants, cherchant chacun
l'emploi qui convient le mieux à leur génie. Les formes d'investi¬
gation les plus diverses finissent par se confondre. Toutes
n'ont-elles pas le même but ? Apporter les matériaux péniblement
extraits pour construire le magnifique phare dont l'éclatante lumière
doit éclairer les générations qui viendront après nous.
familiale d'où
Que nous importent les vastes champs d'étude, les îles lointaines,
3
-
les profondeurs de la
haute mer, les cîmes décharnées des Alpes,
des Pyrénées, les cavernes du Périgord ; ingénieurs,
astronomes, botanistes, médecins, archéologues, peintres ou sculp¬
teurs, tous privilégiés de l'intelligence, tous les maîtres incontestés
du savoir, apparaissent,fraternels, en des lieux si divers,traduisant
fidèles, chacun en sa langue, les mystères de la nature, faisant
passer tour à tour sous nos yeux étonnés les vastes panoramas des
réalités insoupçonnées dont, les premiers, ils ont pu déchiffrer, au
péril de leur vie, les fulgurantes beautés.
les glaciers
A vouloir donner une idée
exacte des résultats obtenus
grâce à
l'effort de tant de Sociétés Savantes si mêlées, on ne saurait mieux
comparer qu'au mouvement dès différents corps d'une vaste
armée qui, vague immense, faite de tous les flots, recouvre le pays
le
qu'elle assiège.
Si l'on voulait aujourd'hui
faire le départ entre chaque science,
chaque connaissance humaine, quelle qu'elle soit, l'effort se perdrait.
La vanité d'une telle tentative apparaît décevante.Où donc la limite
entre la zoologie
et la botanique, la chaleur et la lumière, la force
et le travail ?
Le rôle des savants est tout tracé. Que
vérités
peuvent-ils,sinon,remuer
nouvelles, et moissonneuis malheureusement bien
là les épis que les orages ont
souvent déçus, venir y récolter çà et
épargnés.
Ce n'est pas par l'utilisation
des forces qui nous environnent que
beaucoup le pensent faussement, à un
état meilleur, c'est par la connaissance des lois universelles qu'il
s'élèvera jusqu'à la contemplation du beau et qu'ainsi il arrivera à
cette paix et cette félicité qu'il est obligé de chercher éternelle.
l'homme arrivera, ainsi que
Messieurs, à considérer les choses au vulgaire on ne saurait les
comprendre, les distinguer, les déterminer. A s'élever, à considérer
de très haut, tout se fait clair, lumineux, les explications viennent
d'elles-mêmes, la clarté envahit les esprits.
Sciences, arts, où donc la limite qui les sépare, ne se prêtent-ils
un mutuel appui, comment pourraient-ils exister les uns sans
les autres. La douceu- de penser ne saurait aller sans les réglés
austères de la science, A contempler le Parthénon ou Saint-Pierre
de Rome, si la beauté de ces admirables édifices nous envahit
malgré nous, tant de belles proportions, n'est-ce pas la géométrie
qui les créa ? Puvis de Chavanne, dans ses fresques immortelles, a
traduit fidèle, cette pensée. Il a voulu réunir sous un ciel éternel,
pas
—
artistes, savants, tous les illustres princes de la pensée, attentifs
aux seules consolations de ce monde, à l'étude de la vérité, c'est-àdire de la beauté.
Les Congrès, auxquels vous
voulez prendre part, par vos délégués,
seulement l'unité des sciences et des arts. Ils pro¬
clament un autre mérite que vous ne sauriez ignorer. Ils réunis¬
sent, ils mêlent, ils confondent les esprits les plus divers venus de
tous les points de notre chère France, si variés et cependant si
unis quand même. Bretons quittant pour un moment leurs landes
rêveuses, hommes du Nord gardant le souvenir de leurs clochers
gothiques, symbole de la foi de leurs pères, comme aussi de leurs
beffrois, attestant leur attachement inébranlable aux libertés com¬
munales plus étendues peut-être autrefois qu'aujourd'hui, rudes
montagnards de l'Auvergne, caractères indépendants et tenaces,
Normands gardant dans leurs yeux clairs les reflets des mers d'au¬
trefois si souvent parcourues, enfin ces hommes de notre chère
province du Périgord, dont notre Montaigne, dans ses 1Essais, a
traduit fidèle le génie.
n'attestent pas
qu'ils viennent de sciences si diverses, de pro¬
différentes, toujours le même résultat dont nous devons
nous réjouir. Partout un ardent désir de mieux faire, partout cette
violence faite à l'inconnu, la pénétration de plus en plus profonde
au monde mystérieux et, aussi,
le retour glorieux chargé des
dépouilles arrachées aux mystères, qui, quoi qu'on fasse, nous
tourmentent et nous assiègent.
De tant d'efforts,
éternels le champ toujours fécond do la nature, y semer les germes
des
19
vinces
si
Dans ce grand
travail, ouragan de l'esprit, qui passe sur tous
peuples, les courbe, les entraîne malgré eux, nous ne sommes
point heureusement épargnés. Vqtre Compagnie ne cesse de faire
ses efforts
pour transmettre courageuse les mouvements qu'elle
a reçus, aux innombrables esprits venus de points si divers, pour
partager entre tous, sans réclamer la meilleure part, les belles
moissons que, bonne semeuse, elle a fait germer.
les
de cette année, vous avez créé dans notre
artistique considérable. Les princes de la
palette ont bien voulu nous apporter leurs œuvres les plus aimées,
et les bons peintres, dont s'honore, à juste titre, notre cité et
notre région, y ont joint la note toujours préférée des- œuvres du
Par votre Exposition
pays un mouvement
pays.
Effort puissant qui ne saurait être perdu. Combien d'intelligences
ouvertes par vous aux choses élevées,
obligées de quitter les néces¬
sités barbares de la vie présente pour s'élever de plus en plus
—
jusqu'aux choses supérieures, seules capables de donner à l'âme
humaine les justes satisfactions qu'elle désire.
l'urne
Messieurs, nous avons assisté dans notre temps à bien des événe¬
divers, nous avons vu apparaître et s'en aller beaucoup
d'hommes fameux, avec eux, après un lever radieux, descendre aux
horizons troubles, disparaître dans les infinis des oublis, les idées
Trésorier de la Société.
vent
:
en
21
—
79, 88, 24. Les possesseurs de ces Bons peu¬
réclamer le remboursement chez M. Hepper,
ments
que leur brillant essor présageait
éternelles.
Seules les grandes pensées scientifiques, le culte du beau demeure,
bois
sacré
où
se
réfugient aujourd'hui, comme dans les temples
inviolables d'autrefois, les penseurs et
les artistes.
toujours un
de la poésie
Pour exprimer le sublime de telles pensées, la prose,
terre à terre, ne saurait suffire et le rythme
antique convient seul à qui veut en bien parler :
peu
Tout ici bas fléchit et
tombe,
Faibles et forts,
Le pâtre errant foule la tombe
Des peuples morts.
jours, seul, l'art auguste '
Reste, et sa main
Au front du temps grave robuste
Bravant les
L'œuvre d'airain.
F.
LADEVI-ROCHE,
Docteur-Médecin.
Poursuivant son ordre du jour, l'Assemblée a discuté
l'opportunité d'étudier un projet de construction stable
d'une salle pouvant servir aussi bien pour les exposi¬
tions que pour des concerts, conférences, fêtes, etc. Un
comité d'étude a été désigné, composé de MM. Sara¬
Daniel et Bertoletti. Enfin, l'Assemblée
procédé à l'élection de la Commission administrative
zanas, Cocula,
a
de la Société.
Ont été élus à l'unanimité :
Président
M. le Docteur
Peyrot ; vice-présidents :
Marquis de Fayolle et Sarazanas ; secrétaire
général : M. Bertoletti ; secrétaire adjoint : M. Daniel ;
trésorier
M. Hepper ; membres : MM. Pasquet, le
Docteur Ladevi-Roche, Mauraud, le Commandant
Brecht et le Capitaine Réghéere.
:
MM. le
:
M. le Président, au nom aussi de ses collègues de la
M. le Président félicite M. le Docteur Ladevi-Roche
vient de faire et il l'en
pour le beau rapport qu'il
remercie vivement au nom de la Société.
L'Assemblée a désigné comme délégués de la Société
prochain Congrès, qui aura lieu à Paris pendant la
semaine de Pâques, MM. le Docteur Ladevi-Roche,
Daniel et Chaumont; comme délégués à la Session des
Beaux-Arts, MM. Sarazanas, Dorsène et Gautier.
Commission
administrative, remercie de la nouvelle
marque de confiance que l'Assemblée générale vient de
donner à tous les membres de l'ancienne Commission,
affirmant l'entier dévouement des élus pour faire pros¬
pérer l'œuvre commune.
au
procéder au tirage de trois Bons
à rembourser sur la souscription relative à la Galerie
des Expositions. Les numéros suivants sont sortis de
L'ordre du jour étant épuisé, la séance a été levée à
onze
heures.
A. BERTOLETTI.
Le Président fait
-
■*
—
22
—
LISTE GENERALE
AVIS
Des J^Iembres de la Soeiété des
Eeaux-j^rts de la DoMogne
jour l'année 1908
Les
cotisations
de
l'année
1908 seront,
comme
Présidents honoraires :
d'habitude, mises en recouvrement vers la fin du mois
Le GÉNÉRAL de Division,
de mars.
Le PRÉFET de la Dordogne,
Afin d'éviter des frais
inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la
Société, 30,
rue
Alsace-Lorraine, à
L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
Le Baron F.
DE
LA
TOMBELLE,
I., ancien
Vice-Président effectif de la Société, 3, rue Auguste-
Vacquerie, Paris.
Périgueux.
Membre correspondant :
I., ancien Député, ancien
Inspecteur des Beaux-Arts, 10 (bis), rue Ballu, Paris.
M. ROGER-BALLU, éf,
La brochure contenant les Statuts est à la disposition
des membres de la Société, qui pourront
au
la demander
Secrétariat, 73, rue des Barris, à Périgueux, où se
trouvent aussi des
par
BUREAU
Bulletins d'adhésion à faire signer
les personnes qu'on aurait à présenter
nouveaux
Amil\ISTItATIO\ S»E LA
sociétaires.
comme
SOCIÉTÉ
:
Président
M. le Docteur J.-J.
Vice-Présidents.
M. le Marquis G. DE FAYOLLE.
.
PEYROT, ^ C.
M. G. SARAZANAS.
3"ecréta ire général.
M. A. BERTOLETTI, y
Secrétaire adjoint.
M. L.
Trésorier
M. L. HEPPER.
DANIEL,
A.
MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE
MM. G. PASQUET, Q I.
F. LADEVI-ROCHE.
P. MAURAUD, Q I.
C. BRECHT, *
O.
L.-P. RÉGHÉERE. *.
I.
—
—
MSTSI UliS
24 —
CHALAVIGNAC,
rue
trésorier-payeur général, rue Bourdeilies, à Périgueux.
Georges
de la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
Albert
MONTET,
château
de
-
MM. LÉON BENOIT,
SOCIÉTAIRES
Membres perpétuels ( i) :
MM. Georges
25
La Juvénie, par
BELINGARD, 26, cours Saint-Georges, à
Périgueux
PASCAL
BERGADIEU, à Mazardie, Atur, par Péri¬
gueux.
Albert
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafa-
BERTOLETTI, 41 I, professeur de dessin,
Barris, à Périgueux.
Édouard Fernand BITARD, à Mensîgnac Lachapelle (Dordogne)
René BOISSARIE, avocat, 28, rue
Antoine-Gadaud,
à
Périgueux.
Désiré BONNE!', place du Palais, à
Périgueux.
yette, à Paris.
GASTON
Payzac- de-Lanouaille (Dordogne).
Jean-Baptiste CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
(Calvados).
Charles
COTINAUD,
Périgueux.
boulevard de Vésone, à
Le Docteur Jean-Joseph
PEYROT, dt C., Sénateur,
Pierre LAGRANGE,
notaire, place de la Mairie,
SARAZANAS, avocat,
13,
boulevard de
Vésone, Périgueux.
BONNET, négociant, 4, rue Taillefer, à Péri¬
gueux.
BOSCHE, négociant, 9, rue du Bac, à Péri¬
gueux.
Philippe BOURDICHON, 4# A., directeur de l'école
MM. GEORGES
ALBERT, lieutenant au 50"10, Place Francheville, à Périgueux.
Jean-Baptiste AUBARBIER, #, 4J A, président de
la Chambre de Commerce de
Périgueux.
AUCHÉ, chirurgien dentiste, allées
Tourny, à Périgueux.
BONNET, F, président de Chambre à la
d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.
Cour
flrmin
Membres Fondateurs :
Achille
■
Numa
Périgueux.
georges
73, rue des
Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.
Charles-Aubin
BOURGOIN, 41 !■> professeur au
Lycée, adjoint au Maire, 15, boulevard de Vésone,
à Périgueux.
de
Charles
Jules AV1AT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et g, rue Pelouze, à Paris.
Gabriel
Jean-René BARDON, 4$ A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers,
39, rue Gambetta, à Périgueux.
Gaston
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs.
BRECHT, ?? O., chef de bataillon
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.
en
BRETON, négociant, rue Béranger, à Péri¬
gueux.
BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
Périgueux.
et allées de Tourny, à
Paul BRETON,
négociant,
10,
place Faidherbe, à
Périgueux.
L'Abbé
BRUGIÈRE, chanoine, 20, rue du Plantier,
à Périgueux.
—
26
-
—
M. Roger
M. Paul-Édouard
M"s Marie
CHALAUD, artiste peintre, 20, rue du Plantier, à Périgueux.
M"0 Marie-Louise
Marquis F. de CHANTÉRAC, à Cirez-lès-Mello
(Oise).
MM. Maxime
BUISSON, -\p A., directeur de l'Agence du
Phénix, aux Chabannes-St-Georges, à Périgueux.
MM. Le
Baptiste CHASTAING, négociant, 21, rue de Metz,
à
CHASTENET, efr, négociant, 2, rue du Port,
Périgueux.
négociant, 2, rue du Port, à Périgueux.
CHATEAU,
A, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
Emile
CHAUMONT, 18, rue d'Aguesseau, à
Périgueux.
Jean CHEVALIER, 34, rue de Metz, à Périgueux.
A, architecte, 47, rue Gambetta, à
Périgueux.
COTINAUD, rentier, boulevard de Vésone,
à Périgueux.
Fernand COURTEY, 10, rucVictor-Hugo,Périgueux.
Charles
CULOT, architecte,
Périgueux.
14, rue
de Metz, à
Jean-Louis DANIEL, îp A, architecte, directeur des
travaux municipaux, 8, rue Alfred-de-Musset,
à
Périgueux.
GEORGES
DARNET,
A, artiste peintre, 9, rue de la
Boëtie, à Périgueux.
Le docteur OSCAR
DELSUC,
banquier,
3,
allées de
Allées de Tourny, à
3,
Périgueux.
DENNERY, architecte,
de-Coulmiers, à Périgueux.
Henri
rue
DESCHAMPS, architecte,
des Mobiles-
14, rue
de Metz,
Léon DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire,
Périgueux.
DELBÈS, place Francheville, à
Périgueux.
JULES DELBREL, contrôleur de l'Exploitation de la
Cio d'Orléans, à Nantes (Loire-Inférieure).
Armand DELMON,
gueux,
DORSÈNE,
Eugène
Raoul-Gaston
Charles
DELSUC,
Tourny, à Périgueux.
Jean DONGREIL aîné, 7, allées de Tourny, à Péri¬
Jules CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,
PAUL COCULA, $p
^
à Périgueux.
à Périgueux.
Henri
27
capitaine des Sapeurs pompiers,
tapissier-décorateur, 5, rue Saint-Front, à Périgueux.
A., photographe, allées de
Tourny, à Périgueux.
gustave
DOSE,
I., professeur de dessin hono¬
raire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.
François DUBOST, sous-directeur des Contributions
indirectes, 29, rue Rose, à Saint-Jean d'Angély
(Charente-Inférieure).
Gaston
DUFOUR, 41 A., industriel, 46, rue Kléber,
à Périgueux.
Jean-ViCtorin DUNOGIER,
Louis-Mie, à Périgueux.
Amedée
A., négociant, rue
DUPOUY, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
gueux.
Jean-Julien DUl'UY, négociant, passage SainteCécile, à Périgueux.
Adhémard DURAND jde
RAMEFORT, avoué,
15, rue Bourdeilles, à Périgueux.
Georges
DURAND-RUEL, 16, rue Laffite, à Paris.
Joseph DURAND-RUEL, 35, rue de Rome, à Paris.
Paul
DURAND-RUEL, 16, rue LafEtte, à Paris.
Émile DUSSAUX, ip A, entrepreneur, 25, rue Kléber,
à Périgueux.
Mra0 La Comtesse Alice de
terdam, à Paris.
l'ÉCOCHÈRE, 6y, rue d'Ams¬
—
28
—
—
MM. Le Docteur georges ESCANDE, ancien député, 30,
rue
FAGUET,
A., 8,
rue
Hippolyte
Emile FALGOUX, entrepreneur de zinguerie, rue
Louis-Mie, à Périgueux.
Christian
GRASSET, sculpteur,
rue
Saint-Front,
à Périgueux.
GUICHARD, 34, rue de Bordeaux, à Péri¬
Edmond
FAURE, 25, rue Alsace-Lorraine, à Péri¬
gueux.
Le Docteur
blique près le Tribunal Civil et Correctionnel de la
Seine, à Paris.
du
Palais, à Périgueux.
gueux.
Ernest GUILLIER, avocat, Sénateur, rue Bourdeilles,
FAURE-MURET,
rue
Mm La Comtesse
AmÈdée GUINDE, banquier, 7, rue Dante, à Paris Ve.
Elisabeth de FAYOLLE, château de
Fayolle, par Torane-St-Apre (Dordogne)
MM. Le Marquis
gérard de FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-FIugo, à Périgueux.
fernand
FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
Jean FONTALIRANT, rentier, 32,
rue
de Metz, à
Périgueux.
Raymond FOURNIER-SARLOVÈZE, * O., 11, rue
Marignan, à Paris.
Jules-Eugène FRANÇOIS, professeur de dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
ERNEST FRENET,
raire à la
à Périgueux.
Victor-Hugo, à
Périgueux.
rue
MM. Joseph GRANIÉ, substitut du Procureur de la Répu¬
Notre-Dame, à Bordeaux.
Le Docteur Charles
29 -
ift, 41 E chef de division hono¬
Préfecture, 22, boulevard de Vésone, à
Périgueux.
ludovic GAILLARD,
ingénieur, 14, boulevard de
Vésone, à Périgueux, et 21, boulevard Beauséjour,
à Passy-Paris.
Paul
lèopold
juge
miroitier, rue des Chaînes, à Périgueux.
GAY, conseiller municipal de Paris, 4, rue de
Sfax, à Paris.
georges GOURSAT-SEM,
à Périgueux, et 5, rue
A, rue Bourdeilles,
Cambon, à Paris.
HEPPER, juge de paix suppléant, ancien
au
Tribunal de Commerce, 30, rue Alsace-
Lorraine, à Périgueux.
Dominique JOUCLA, publiciste, rue Lafayette, 19,
à Périgueux.
Emile LABROUE, #,
E proviseur du Lycée, à
Périgueux.
François-Albin LABROUSSE, avocat, château de
Tourtoirac (Dordogne).
facteur de pianos, 2, place du
Théâtre, à Périgueux.
Arthur LACAPE,
Emile LACHAUD,
industriel,
9,
rue
Combe-des-
Dames, à Périgueux.
édouard LACOSTE, juge au Tribunal de Commerce,
entrepreneur, rue
Le
Docteur
Lamartine, à Périgueux.
Jean de LACROUSILLE, allées
de
Tourny, à Périgueux.
georges GAUTIER, &, capitaine territorial, doreur-
Ernest
HÉNIN, négociant, cours Montaigne, à Péri¬
gueux.
Le
François-Louis LADEVI-ROCHE,
St-Gerinain-du-Salembre, par Neuvicsur-l'Isle (Dordogne).
Docteur
château de
LAGRANGE, notaire, place de la Mairie, à
Périgueux.
Pierre
-
30 —
M. Joseph
LAPARRE,
Périgueux.
Mme Alexis
LAPEYRE,
26,
~
rue
de Strasbourg, à
10,
rue
Victor-Hugo, à Péri-
LAPORTE, au Grand Hôtel de France, à
Périgueux.
FÉRÈOL
LASSAIGNE, agent général, inspecteur
d'Assurances, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
gueux.
Le Baron Fernand de LA TOMBELLE, || I, 3, rue
Auguste-Vacquerie, à Paris, et Château de Fayrac,
par Domme (Dordogne):
Le Docteur Paulin Brou de LAURIÈRE,
4| I.,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.
Mme Marguerite LASAGEAS, à
Excideuil (Dordogne).
d'Ans, par Cubjac (Dordogne).
LAVAUD, négociant, 6, rue Salinière, à Péri¬
gueux.
de
LÉPINE, au Change, et château de la
Fleunie, par Condat-sur-Vézère (Dordogne).
Mme La Baronne
Amélie
de
LESTRANGE,
i, rue
de
Paris, à Périgueux.
LINARD, château de Lafaye,
par
Razac-
MAGE, ancien percepteur, à Labatut, près
Vergt (Dordogne).
Léopold MALIVERT, négociant, 87, rue Gambetta,
à Périgueux.
raoul
MAUMONT,
rue
de La Boëtie, à
MAREY, rentier, à Marsac, par Périgueux.
Emmanuel
MASSON, 5, avenue Bertrand-de-Born,
à Périgueux.
MM. Paul MAURAUD,4I I, architecte, rue de LaBoëtie,
à Périgueux.
émile MAZY, chevalier du Mérite agricole, 3, place
Bugeaud, à Périgueux.
MM. Alphonse MERCIER-LACHAPELLE, 42, rue Gam¬
betta, à Périgueux.
Camille
MERLALD, 4# A, artiste peintre, à Ver-
teillac (Dordogne).
MICHEL, 4# A, représentant de commerce,
au Tribunal de Commerce, rue
Louis-Blanc, à Périgueux.
juge suppléant
41 A, greffier en chef près le Tri¬
bunal Civil et Correctionnel, à Périgueux.
fernand MILET,
Alexis
MITTEAU, négociant, ij, rue Combes-des-
Dames, à Périgueux,
A, lieutenant au 50™, 84,
Gambetta, à Périgueux.
Marcel MOISY, 41
rue
Henri MONTASTIER, négociant, placeFrancheville,
à Périgueux.
sur-l'Isle (Dordogne).
Gabriel
Mme Amélie-Jeanne
Edmond
MM. Pierre-Edouard LAUSSINOTTE, 4Js A, officier du
Mérite Agricole, ancien notaire, à Saint-Pantaly-
MM. gaston
M. MANUEL MATOSÈS, artiste peintre, à Combéranche,
Périgueux.
MM. Albert
Edmond
~
par Ribérac (Dordogne).
gueux.
LÉON
3i
albert MONTET, château de la Juvénie, par Payzac-
de-Lanouaille (Dordogne).
M110 Valentine
MOREAU, artiste peintre, à La Roche-
chalais (Dordogne).
MM. Paul NAU, pharmacien, 33, rue Gambetta, Périgueux.
Henri
NÉGRIER, avoué,
30,
rue
Gambetta, à
Périgueux.
Le Baron Henri de NERVAUX, 14, rue du Plantier,
à Périgueux, et 56, avenue Montaigne,
Paris.
3.? -
-
-
MraoJustine PABOT-CHATELARD, à Brognac,
par
Javerlhac (Dordogne).
M"0 Marie
PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.
de peinture,
14,
Saint-Front, à Périgueux.
léon
PAUTAUBERGE,
A maire de Montignac
(Dordogne), et 9, rue Edmond-Valentin, à Paris.
,
louis
PEYNAUD, officier du Mérite Agricole,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
de
PEYREBRUNE, femme de lettres, à
Asnières (Seine).
PEYROT, % C, Sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafayette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne).
EUGÈNE PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
de
PINDRAY,
7,
rue
de la
41 A, chevalier du Mérite
agricole, inspecteur d'assurances, 28,
Boëtie, à Périgueux.
rue
de La
ROBERT
PORENTRU,
A, dentiste-médecin, rue
Saint-Front) à Périgueux.
Charles-Henri
POUYAUD, Q A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.
,
ancien
Auguste PRADEAU, juge au Tribunal de Commerce,
place de la Mairie, à Périgueux.
Louis-Paul
RÉGHÉERE, #, capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.
Gérard RAYNAUD, rue des
(Dordogne).
Gambetta,
à
Fernand
REQUIER, propriétaire à CastelnaudFayrac (Dordogne).
Auguste-Antoine
ROBINOT,
50,
rue
Vaneau, à
Paris.
Théophile
5,
rue
ROUDERGUES, parfumeur-chimiste,
Gambetta, à Périgueux, et à Agonac
(Dordogne).
ROUGIER, iji A, greffier de paix, 52,
rue
de l'Hôtel-de-Ville, à Ribérac (Dordogne).
Maurice ROUGIER, contrôleur
des Contributions
directes, rue de la République, Périgueux.
Maurice ROULET, négociant, 96, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
Le Baron de SAINT-PAUL, ifc, château de
Ligueux,
Boëtie, à Périgueux.
EDMOND POIRIER, #,
rue
édouard REQUIER, V, chevalier du Mérite agri¬
cole, conseiller général, 30, rue Chanzy, à Péri¬
Eugène
MM. Le Docteur jean-joseph
Le Docteur Albert
rentier, 35,
gueux.
Jean-Georges PASQUET, &} I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
M™ georges
REIGNIER,
Périgueux.
MM. honoré PARACINI, entrepreneur
rue
MM. Jean
33 -
Cordeliers, à Excideuil
par Sorges (Dordogne).
Mme La Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du
Lieu-Dieu, par Périgueux.
MM. Georges
SARAZANAS, avocat,
13,
boulevard de
Vésone, à Périgueux.
Albert
SARLANDE, ancien député, 64 bis, rue
Monceau, à Paris, et au château de La Borie, par
Champagnac-de-Belair (Dordogne).
Georges SAUMANDE, député, 25, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
SEMPÉ, avoué, docteur en droit, 17, rue du
Palais, à Périgueux.
Henri
Louis simon, q a., Grand hôtel de l'Univers, rue
de Bordeaux,
à Périgueux.
—
34 -
—
MM. Henry SOYMIER, pharmacien,
8,
rue
Taillefer, à
MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DÉCÉDÉS
Périgueux.
Armand TENANT,
rue
35
A., professeur de musique, 17,
Éguillerie, à Périgueux.
Édouard
de
TEYSSIÈRE,
sous-chef
d'état-major du ionie
Rennes (Ille-et-Vilaine).
Adrien
lieutenant-colonel,
corps d'armée, à
1888.
—
Docteur USSEL.
1889. — CLUZEAU.
M™ LINARD.
TORSIAC, directeur de la Société
Générale, boulevard Montaigne, à Périgueux.
de
1890.
—
Baron Ernest
Marc VENTENAT,pharmacien, 3, cours Montaigne,
à Périgueux.
Jean-Louis VERDIÉ, artiste peintre, 6,
Bertrand-de-Born, à Périgueux.
Mmea de VERNINAC
avenue
1891.
—
1892.
—
VERTHAMON,
-
1, rue de Paris, à
Périgueux.
CROS-PUYMARTIN.
Prosper FOURNIER.
Lucien LACOMBE.
Michel HARDY.
Adolphe. PASQUIER.
Alfred BOUCHÉ.
MM. Henri
VEYSSET, 201, rue Saint-Genès, à Bordeaux
(Gironde).
Raphaël VIAU, publiciste, rue
1894.
—
François JEANNE.
1895.
—
Comte G. du GARREAU.
Théodore LEBOUCHER.
I, archiviste départe¬
mental honoraire, boulevard Lakanal, à Périgueux.
Jean BORIE.
Général Jules LIAN.
des Farges, à Péri¬
gueux.
Ferdinand VILLEPELET,
NERVAUX.
Michel ROUGIER.
-
1893.
de
de
Docteur Albert GARRIGAT.
de SAINT
MAUR, château du
Petit-Change, par Périgueux.
La Comtesse
TRANSON.
1896. — Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE.
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
Ingénieur VERGNOL.
Paul-Emile BARRET.
1897.
—
Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.
Calixte LARGUERIE.
36 —
—
1898.
—
Gaston de'MONTARDY.
Marc FAYOLLE LUSSAC.
1899.
—
Charles BUIS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.
Capitaine Antoine RILHAC.
1900.
-
Abbé BOURZÈS.
Albéric DUPUY.
Gabriel COMBET.
1901.
—
Cyprien LACHAUD.
Docteur Armand
1902.
—
de
LACROUSILLE.
Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉDAT.
Paul GÉRARD.
Charles MORVAN.
Anatole
1903.
—
de
ROUMEJOUX.
Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.
Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.
1904.
—
Marquis de CHANTÉRAC.
Paul FAURE.
Fernand GILLES-LAGRANGE.
André ROLLAND
1905.
—
DENUS.
de
Antoine FOUGEYROLLAS.
Gaston MALEVILLE.
Honoré
SÉCRESTAT.
Adolphe TRUFFIER.
1906. — Auguste DORSON.
Ernest
1907.
—
de
LACROUSILLE.
Eugène PLANTÉ.
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la ville
DE
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