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Médias

Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 9 janvier 1909.

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Numéro 10

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ANNUEL

BULLETIN
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Dordogne

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COMPTE RENDU
DE

L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 9 Janvier 1909

LISTE

GÉNÉRALE
DES

MEMBRES
Pour

DE

LA

l'-A_TLXi.ée

SOCIÉTÉ
1909

PERIGUEUX
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Imprimerie D.

Joucla,

rue Lafayette, n° 19*

1909
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BULLETIN

ANNUEL

de la

IBlTl lit lEAUX-ARTS
DE LA DORDOGNE

COMPTE RENDU
cle

L'ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
é

Du 9 Janvier 1909

LISTE

GÉNÉRALE

DES MEMBRES DE LA
Pour

l'Année

SOCIÉTÉ

1909

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Bulletin n° 10

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PÈRIGUEUX

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IMPRIMERIE D.

JOUCLA, RUE LAFAVETTE, N° 19
1909

B.M. DE PERIGUEUX

C0000213580

AVIS

Les

cotisations

de

l'année

1909

seront,

comme

d'habitude, mises en recouvrement vers la fin du mois
de

mars.

COMPTE RENDU

Afin d'éviter des frais

inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la

Société,

30,

rue

Alsace-Lorraine, à

îe

l'assemblée générale ordinaire du 9 Januier 1909

Périgueux.

Le samedi

La brochure contenant les Statuts est à la

disposition
la demander
au
Secrétariat, 73, rue des Barris, à Périgueux, où se
des membres de la Société,
qui pourront

trouvent aussi

par

les

des Bulletins d'adhésion à faire
signer

personnes

nouveaux

qu'on aurait à présenter

sociétaires.

comme

soir, 9 janvier 1909, à huit heures et
demie, dans une salle de l'Hôtel de Ville de Périgueux,
s'est tenue l'Assemblée

générale annuelle de la Société

des Beaux-Arts de la Dordopne.
O

En l'absence de M.

le Sénateur Peyrot, Président
de la Société, qui s'était fait excuser, la séance a été

présidée par M. le Marquis de Fayolle, Vice-Président,
assisté de MM. Sarazanas, vice-président, Bertoletti,
secrétaire général, le Dr Ladevi-Roche et le
Capitaine
Réghéere, membres de la Commission administrative.
Les Sociétaires dont les noms

suivent étaient

pré¬

sents ou régulièrement représentés :

MM. A.

Auché, P. Bergadieu, A. Bertoletti, le
Commandant C. Brecht, F. Bosche, A.
Bourgoin,
E. Chaumont, C. Cotinaud, J. Daniel, G. Darnet,
E. Dorsène, G. Dose, F. Dubost, G. Dufour, le



5



Dr C.

Faguet, E. Falgoux, le Marquis G. de Fayolle,
Fournier-Sarlovèze, E. Frenet, G. Gautier,
H. Grasset, L. Hepper, A. Labrousse, le Docteur
F. Ladevi-Roche, F. Lassaigne, L. Lavaud, R. Marey,
M. Matosès, P. Mauraud, A. Mitteau ; Mlle V. Moreau,
MM. le Baron FI. de Nervaux, R. Porentru, le
Capitaine P. Réghéere, J. Reignier, F. Requier,
T. Roudergues, E. Rougier, le Baron de Saint-Paul ;
Mme la Marquise de Sanzillon ; MM. G. Sarazanas,
A. Sarlande ; Mm® M. de Verninac de Saint-Maur ;
R.

MM. FI. Veysset, F. Villepelet.
M. le Président constate que le nombre des Socié¬
taires présents, ou régulièrement représentés en vertu
des pouvoirs écrits déposés sur le Bureau, est supérieur

Société, et il déclare
l'Assemblée apte à délibérer régulièrement, selon les
articles 58, 61, 62 et 63 des Statuts.
au

quart des membres de la

Il a été tout d'abord procédé au tirage au sort entre
les membres de la Société de deux œuvres d'art offertes

par MM.

Georges et Joseph Durand-Ruel.

L'aquarelle : Vue prise à Chartres, par Fontan, est
échue à M. le D1' Escande, ancien député ; et le tableau :
Départ de Barques de pêche, le matin, par Ch. Denet, à
M.

E.

Lachaud, industriel.

Ces

œuvres

d'art sont

déposées au Secrétariat de la Société, où les gagnants
pourront les retirer.
Après la lecture et l'adoption du procès-verbal de la
dernière Assemblée, la parole a été donnée à M. Berto-

letti, qui

a fait le rapport
Commission administrative :

suivant,

au nom

de la

Messieurs et chers

Collègues,

tradition, aux jours de nos Assembées générales
ordinaires, de condenser en un succinct rapport la vie sociale
Il

est

de

de l'année courue.
A la chaîne traditionnelle, je
au nom

viens ce soir ajouter un anneau,

de la Commission administrative. C'est dire que j'ai, en

moment, l'honneur d'exposer à votre bienveillante attention
événements sociaux de l'année 1908 et de soumettre à votre
souveraine sanction l'actuel état financier de l'œuvre que nous

ce

les

poursuivons ensemble, toujours bien unis, dans une
nécessaire éducation artistique.

pensée de

Tout d'abord, et pour suivre l'ordre chronologique, nous avons
à enregistrer deux précieuses libéralités faites à la Société par

qui, dès le lendemain de
ont offert les œuvres d'art gagnées

MM. Georges et Joseph Durand-Ruel,
notre dernière Assemblée,

par chacun d'eux au tirage de l'an

passé.

C'est la Vue prise à Chartres, par E. Fontan, importante aqua¬

relle, l'une des plus belles assurément de notre dernier Salon, et
c'est la superbe marine, Départ de barques de pêche, le matin, par
Ch. Denet.
Les généreux donateurs, qui se sont formés et vivent au

milieu
des plus importantes gale¬
ries de la capitale, savent apprécier,
en connaisseurs parfaits,
les productions de nos bons artistes ; ils savent que les dons
qu'ils ont faits à la Société sont d'une rare qualité et ils seront
heureux de se joindre à nous tous, pour féliciter les deux fortu¬
nés collègues que le sort a, tout à l'heure, favorisés.
des œuvres d'art, qui dirigent l'une

Aussi, aux remerciements que MM. Durand-Ruel ont déjà
Commission administrative, nous ajoute¬
rons ceux, bien vifs, de l'actuelle Assemblée générale.

reçus, au nom de la

Et l'Assemblée manifestera également sa joie de voir cette année,

chaque année d'ailleurs, quelques-uns de nos collègues
méritants, revêtus d'une haute distinction honorifique :

comme

M. Gustave Dose, notre aimé doyen, qui, toujours avec un tact
parfait, présida les jurys de nos Salons, a été élevé au grade

d'Officier de l'Instruction publique ;
M. Georges

Darnet, notre aimable secrétaire adjoint d'hier,

membre constant de nos jurys, a été nommé Officier d'Académie ;

De

même, le brevet d'Officier d'Académie a été décerné à M.
maîtrise se révèle chaque jour
davantage, et à M. le lieutenant Georges Albert, de qui les so¬
lides paysages, naguère exposés à nos Salons, ne sauraient
Paul Cocula, l'architecte dont la

s'oublier ;

Auché, qui s'adonne avec une juvénile et enviable

passion à la culture des arts en leurs divers moyens d'expres¬
sion, a été nommé Chevalier du Mérite agricole ;

Enfin, la croix de Chevalier du Mérite agricole

a été

décernée

à M. Gaston Dufour, l'industriel avisé et si connu, toujours prêt

qu'il est à se dépenser généreusement
d'utilité publique.
A tous ces chers

en

faveur des

œuvres

collègues, ainsi justement récompensés do
nous adressons toutes

leurs mérites par les Pouvoirs publics,
nos bien cordiales félicitations.

Nous féliciterons, en outre, M. Marc Murât, qui a
eu, ces temps
derniers, la bonne pensée d'adhérer à nos statuts. En lui don¬
nant la bienvenue, souhaitons-lui beaucoup d'imitateurs
; que

chacun de nous, comme ses

diligents parrains, MM. Malivert et
Cocula, s'exerce du mieux qu'il peut à lui en trouver !
La famille sociale ne saurait avoir trop de

membres de

qua¬

lité. Quel magnifique essor pour elle, si

elle pouvait réunir le
plus grand nombre de bonnes volontés éparses, capables pour¬
tant d'aimer l'œuvre utile que nous faisons !

nécrologique, reflet de

nos

Désiré Bonnet, qui s'attacha à notre œuvre

jour et qui y demeura toujours fidèle,

ne

missions qu'il

s'effacera

pas

sider et embellir.

fut parfait pour nous ; l'homme, le
première venue, ne le fut pas
moins. Les services qu'il nous rendit, en maintes circonstances,
furent entre tous précieux.
Le Délégué du Ministre

sociétaire qu'il voulut être dès sa

La Société

gardera à la mémoire de Roger-Ballu une impé¬
et c'est cette fleur de la reconnaissance, fleur

rissable gratitude,
au

parfum rare et délicat, qu'elle dépose sur sa tombe trop tôt

ouverte.

S'adressant aux familles si éprouvées

de ces sociétaires dis¬

générale, s'associe à leur tristesse et les
prie de recevoir cette expression de ses sentiments de respec¬
parus, l'Assemblée

tueuse condoléance.
Nos bien

cordiales condoléances, nous les

exprimerons aussi

bres de sa famille, pour la perte cruelle d'Eugène Mage, le si dis¬

tingué artiste Vernois qui fut fidèle à chacun de nos Salons et
qui laisse au Musée du Périgord le beau panneau faisant face à
l'escalier d'honneur.

l'aima et la soutint

en

Roger-Ballu, ancien inspecteur des Beaux-Arts et ancien
député. Issu de l'illustre architecte qui fut l'auteur de l'Hôtelde-Ville de Paris, de la Trinité et de tant d'autres
géniales œuvres,
Roger-Ballu apprit la vie de l'art dès son berceau. Sa haute com¬
pétence, servie par une intelligence d'élite, le firent choisir, tout
jeune encore, comme chef de cabinet, par Eugène Guillaume,
lorsque cet éminent maître fut nommé directeur des BeauxArts. Et c'est là le point de départ des
longs services de RogerBallu à la direction de la rue de Valois.
ouvrages

Société

dès qu'elle vit le

toutes circonstances ;

qu'il publia et surtout Les Dessins du siècle et
classèrent parmi les meilleurs écrivains

l'Œuvre de Barye le
d'art.

le souvenir des

notre

à notre ancien et dévoué collègue, M. Gabriel Mage, et aux mem¬

douleurs, s'allonge elle
aussi. Durant l'année 1908, deux de nos collègues nous ont
quitté pour s'envoler vers l'Eternelle Vie :

Les

vint remplir auprès de
-de nos esprits. Nos archives
gardent soigneusement les discours qu'il prononça à Périgueux,
ainsi que les récits des manifestations d'art qu'il y vint pré¬
Et

M. Achille

La page

missions de le repré¬
Partout il apporta, avec
dignité et profond savoir, sa chaude parole persuasive, ses
conseils autorisés, ses encouragements précieux.
Le ministère lui confia d'innombrables

senter tant en France qu'à l'étranger.

Nous exprimerons encore nos vifs regrets au

sujet delà mort,
1908, d'autres artistes particulièrement aimés du
public périgourdin, qui avait appris à connaître toute la maîtrise
de leurs œuvres à nos expositions : Albert Maignan, Emile
Dameron et Paul Sain. Ces maîtres, nous ne les aurons plus aux
futurs Salons, mais les quelques œuvres d'eux que des amateurs
avisés ont su retenir en Périgord, .perpétueront leur souvenir.

survenue en

Il faut maintenant Messieurs et
revue

chers

Collègues, passer en
confiée à notre

l'état de nos finances, dont la gestion est

excellent et zélé trésorier, M.

He.pper.

Voici les comptes résumés :



Entrées

:

Reliquat en caisse

au 31

Cotisations recouvrées

décembre 190"

en

189f40

1908..

1.420

»

18

»

Intérêts de fonds placés
Total francs

Sorties

:

Imprimeurs

122

Frais de recouvrements,

d'affranchissements, etc....

Remboursement d'un bon

relatif

à la Galerie

»

87 15

des

-

La Commission administrative vous
demande, Messieurs,
d'approuver les comptes et le bilan, tels qu'ils viennent de vpus
être exposés.
La Commission

1.627 40

g

vous

demande

en

outre

de sanctionner la

décision qu'elle a prise d'ajourner à l'année prochaine l'ouverture
du dixième Salon de la Société

: C'est en 1910 que
s'achève la
période triennale d'une Exposition à l'autre, et alors nos res¬
sources seront suffisantes pour faire
une manifestation artisti¬
que, aussi belle au moins que les antérieures.

J'ai hâte de finir, afin de retarder le moins possible

satisfaction que

vous

allez avoir

la légitime

en entendant le morceau de

Expositions

50

»

belle et vivante littérature

Intérêts payés

8

»

savant et spirituel collèg'ue, M. le Docteur Ladevi-Roche, morceau

Assurances, gratifications et compte de quincaillier..

37 35

qu'il intitule modestement : Rapport sur le dernier Congrès des

Total francs

304 50

préparée, à votre intention, par notre

Sociétés Savantes.
Je me bornerai à

donner l'avis que le

prochain Congrès des

Sociétés Savantes, auquel, comme par le passé, notre Société a

Balance :

Entrées

1.627 40

été invitée par M. le Ministre de l'Instruction publique

304 50

représenter, aura lieu à Rennes, la semaine de Pâques.

Sorties
Reste en caisse francs.

1.322 90

Ce Congrès sera séparé de la Section

à se faire

des Sociétés des Beaux-

Arts des Départements. Section qui se tiendra à Paris, la semaine
de la Pentecôte.

Il convient d'ajouter a cette somme celle de 170
francs,
sentant le montant de cotisations à

repré¬

percevoir ; ce qui portera

l'actif à francs
Le Bilan social,

1.492 90

clos le 31 décembre 1908, est le suivant :

Vous aurez, Messieurs, en fin de séance, à désigner les délé¬
gués de la Société à ces deux Congrès annuels.
Je n'ai plus qu'un mot à ajouter concernant la Commission
spéciale, désignée par la dernière Assemblée générale, et chargée
de rechercher les moyens de construire une salle pour nos expo¬

Actif :

sitions, aménagée de manière à pouvoir servir aussi à d'autres

Fonds en caisse

1.322 90

Cotisations à recouvrer

(Mémoire)

Tringles en fer pour soutenir les tableaux placés à
l'Ecole Lakanal

Matériel de la Galerie démontable

Total, sauf mémoire

usages.
La Commission administrative n'a pas eu, jusqu'ici,

à exami¬
propositions de cette Commission spéciale ; elle ne peut
donc vous soumettre aujourd'hui aucun projet suffisamment
mûri. La solution du problème n'est pas sans présenter des dif¬
ficultés de divers ordres : choix de l'emplacement, disposition
des locaux, moyens financiers.
ner

(Mémoire)
(Mémoire)
1.322 90

Passif :

les

le résoudre, il faut des activités opiniâtres, des
surtout la foi dans la réus¬
qualités généreuses, dont notre Société a déjà donné

Certes, pour

bonnes volontés évidentes ; il y faut

Bons à tirer pour le remboursement de la Galerie des

Expositions

2.500

Intérêts dus à ces mêmes bons

Total, sauf mémoire

site :
»

(Mémoire)

maintes preuves éclatantes.

Déjà, des membres de la Commission spéciale entrevoient les
2.500

»

chemins pouvant

conduire

au

but.

Bientôt,

sans

doute,

ils

des

communiquer à leurs collègues
les projets rêvés. L'étude définitive pourra alors se faire au sein
delà Commission administrative, qui considérera comme un de¬
voir de convoquer aussitôt une Assemblée générale extraordi¬
naire, appelée à juger, en dernier ressort, l'importante affaire.
pourront parler avec précision,

nuits

Le Secrétaire général,

190S.

exprimé en ces termes :
Messieurs,

Nos jours, bons ou mauvais, s'écoulent rapides, et venant
l'hiver, propice aux longues pensées, oublieux des neiges et des
pluies, nous nous trouvons heureux réunis.
ne

juste

sont

ici présents, pour plusieurs la mort est
Conservons au fond de nos cœurs leur

pas

excuse.

notre

chère

province,

pourrions-nous faire

un

plus

Si nous nous retrouvons ensemble, ce n'est pas pour nous
mêler aux trompeuses discussions des choses du jour. Votre

compagnie poursuit

un

but plus

élevé et plus méritoire

montent des assemblées des penseurs.
En pourrait-il être autrement dans

une société qui se maté¬
plus en plus, la trépidation des auto, les sonneries
des bicyclistes, les cortèges des gymnastes, le sifflement des
balles de tir, les étincelles, poussières d'or ou de suicide, mon¬
tant des hippodromes, le fracas des music-hall, enfin les cla¬
meurs des foules barbares réclamant violentes de plus larges
portions de viande ou de vin, où donc dans le tumulte des plus
vils appétits, dans ce triomphent cette déification de la matière,
trouver place pour la pensée sereine, colombe de l'Arche qui,
comme le corbeau,
ne saurait vivre au milieu des fanges et se
gorger de pourriture.

rialise de

droits et les choses vulgaires qui

les méconnaître.

beau rêve ?

:

répandre dans nos belles contrées du Périgord le goût éclairé

tumultueux qui nous entou¬
grande tristesse se lève. Le nombre de ceux qui
renoncent à penser, va toujours grandissant. Le fracas des
choses matérielles étouffe les parler simples et graves qui.
A contempler les mouvements

rent, une

dépendent ont leur raison. Votre rapporteur, que sa profes¬
sion a fait le gardien sévère des nécessités naturelles, 11e saurait

la lassitude vite vous gagne. A honorer la mémoire de
qui s'employèrent utiles et modestes pour le plus grand
de

les

humbles.

Sans doute le corps a ses

mémoire aimée. A se mêler au tumulte des divinités trompeuses

bien

que

eu

du jour,
ceux

et

phénomènes de la nature, dont l'histoire n'est qu'une consé¬
quence secondaire, fait place à des agitations stériles qui, sous
prétexte de modifier les Sociétés présentes soumises à des lois
inéluctables, troublent sans utilité la paix de tous, surtout des

BERTOLETT1.

parole est ensuite donnée à M. le Dr LadeviRoche, qui a fait un substantiel rapport au sujet du
Congrès des Sociétés Savantes, tenu à Paris, au

Si tous

sauraient obscurcir

Les Idéalistes se font chaque jour plus rares. Les spéculateurs
remplacent les spéculatifs. La contemplation sereine des grands

La

une

11e

encore
des âmes d'élite,
capables de s'intéresser aux
problèmes les plus élevés de la pensée.

voix par le
Président, ont été adoptées à l'unanimité, et des
remerciements ont été votés au Rapporteur.

Il s'est

profondes

redoutés ne sauraient éteindre.

trer

Les conclusions de ce rapport, mises aux

mois d'avril

plus

C'est une joie profonde, en ces temps troublés, où tant d'es¬
prits vulgaires perdent le souci des choses élevées, de rencon¬

Souhaitons, Messieurs et chers Collègues, que cette heure
trop tarder, de sorte que le dixième Salon Périgourdin, prévu pour l'an prochain, puisse s'inaugurer en même
temps que le nouveau local !

A.

les

orages les plus

sonne sans

Périgueux, le 9 janvier 1909.

arts, le culte du beau, apporter jusqu'aux demeures les plus
cette lumière de beauté que les

humbles et les plus barbares,

.

Les temps, où maltraité, dégradé, livré sans défense aux pires
aventures, le corps protestait en vain, réclamant ses droits
légitimes, ces jours d'autrefois sont passés. Mais les temps de
la force brutale sont aussi révolus.
Les machines partout
affranchissent peu à peu l'homme des lourdes peines des temps
jadis. Habiles et vaillantes ouvrières, elles l'invitent à déposer

ThbuôThîqïïT'
OS" LA VILLE

\ OE pêrapueu*

au vestiaire les muscles de l'Hercule de Farnèse,
se contehtant
d'appeler au milieu d'elles l'intelligence qui les perfectionne et
les dirige.

Grâce à l'intelligence de l'homme, avant peu toutes les forces
utiles à l'humanité

viendront,

comme

les bêtes sauvages au

temps d'Orphée, réclamer, humbles servantes, une place désirée
parmi les animaux domestiques de la maison.

Déjà les forces,, autrefois tant redoutées de nos ancêtres, ne
apparaissent plus que sous la forme de fées bienfaisantes.

nous

La foudre, simple facteur, porte nos lettres, notre parole.
Dédaigneuse du fil vulgaire, béquille réservée aux infirmes, elle
s'élance libre, voyage les espaces les plus lointains, redisant
fidèle nos messages, jusqu'au son de notre voix.

Les mers, si leurs surfaces sont tourmentées par les orages,
offrent aujourd'hui le calme de leurs eaux profondes aux sousmarins. L'air lui-même

est

envahi par la grande machinerie
humaine, et ballons dirigeables ou aéroplanes disputeront
demain les cimes des Alpes à l'aigle des montagnes.

Paris, comme l'on fait venir Vichy chez soi, s'efforce de tirer
de France, les œuvres les plus fameuses, jaloux
de s'en attribuer la propriété, d'augmenter tous les jours cette
riche parure, dont il se fait gloire à ses propres yeux, comme
aux yeux de l'étranger.
de chaque pays

Pensée mauvaise, non seulement
reuse au

fatale à l'art, mais dange¬

point de vue de la saine tradition.

Ces porches de cathédrale, ces tombeaux, ces fontaines, ces
statues, ces rétables, ces stalles arrachées à leur œuvre

première, que peuvent-ils raconter à qui les contemple, feuilles
et fleurs arrachées du grand arbre dont elles étaient l'ornement,
maintenant poussières vagabondes dont nul ne peut comprendre
le sens et auxquelles bientôt nul ne s'intéressera.
Messieurs, le Congrès des Sociétés Savantes et des BeauxArts, qui s'est tenu cette année à la Sorbonne et à l'amphi¬
théâtre de l'Ecole des Beaux-Arts, comme ceuxquil'ont précédé,
a

en études, en discussions, en mémoires, dignes,
exception, du plus haut intérêt.

été fécoud

sans

galeries somptueuses de nos musées, le visiteur
plus familier aux chef d'œuvre des arts, ne saurait s'arrêter
devant tant d'oeuvres exquises, toutes pourtant dignes d'une
longue méditation.
A suivre les

Ainsi, toujours le monde matériel, de quelque côté qu'on
l'envisage, progresse merveilleux, se fait nouveau, toujours
mieux, dépassant de beaucoup les espérances les plus osées, les
rêves les plus aventureux.

le

Votre
Et après?

L'homme ne vit pas seulement de pain, il vit avant
tout d'idées. Les transformations
matérielles, si puissantes
qu'elles soient, ne font qu'effleurer son épiderme. La soif de
l'idéal demeure. A tout prendre, mieux vaut se quereller pour
des questions philosophiques, comme au xvi°
siècle, que de
chercher aujourd'hui un mensonger repos dans des aventures
matérielles qui ne sauraient rien changer à nos destinées.

Soyez donc, messieurs, justement loués, vous dont la compa¬
gnie, sans être indifférente aux grandes conquêtes matérielles,
demeure fidèle aux véritables principes intellectuels, Vestale
injustement oubliée, gardienne quand même du feu sacré : le
Beau, l'éternelle lumière.
Vous demeurez les conservateurs fidèles des
d'art de notre

grandes

œuvres

province, vous êtes les témoins véridiques des
gloires d'autrefois, vous êtes toujours prêts à les défendre et
contre les injures du temps et les attaques plus redoutables du
vulgajre, vous êtes aussi ceux qui, mieux que personne, pouvez
les faire connaître, les détailler, les expliquer.

délégué, chargé de faire revivre devant

vous

tant

d'illustres pensées, tant de lumières d'âmes sublimes, acharnées

solutions les plus élevées de l'humanité, reste surpris,
étonné de sa' tâche, heureux encore, si, lac paisible, il peut
aux

refléter à vos yeux les images fugitives de tant

de splendeurs.

Géologie, science préhistorique, archéologie, histoire, science
médicale; économie politique, botanique, graphologie, peinture,
sculpture, obligés de passer la revue d'une si nombreuse armée,
les yeux les plus exercés ne sauraient s'arrêter rapides que sur
les unités les plus fulgurantes.
Les cavernes ont éta l'objet

de nombreuses communications

intéressant entre tous,
puisque par le Sarladais et par bien d'autres points moins
connus du Périgord, nous demeurons la Cité sainte, la Mecque
des troclodysants.
du

plus vif intérêt. Sujet, pour nous,

l'Ariège, dans notre Périgord, dans la Corrèze, on
qui racontent, pages
fidèles des temps oubliés, l'histoire de ceux qui occupèrent,
avant nous, les régions oit nous sommes aujourd'hui.établis,
Dans

découvre chaque jour de vastes cavernes



intéressantes

i4

-

asiles tant de fois
millénaires, des peuplades lointaines Débris d'animaux aujour¬
d'hui inconnus, mammouths, bisons, rhinocéros
d'Afrique,
ossements de singes anthropomorphes, peintures fidèles déco¬
ratives retraçant les êtres d'autrefois.
Coombien

ces

cavernes,

Dans une

d'entr'elles, la Font de Gaume, le docteur Capitan a
les parois de la caverne, qu'il a explorée, les
griffades des ours monstrueux qui sans doute autrefois y
séjournèrent, et a Altainira, en Espagne, mêlées à d'innombrables
pointures ; ceux qui ont exploré ces cavernes, ont relevé des
inscriptions montrant, quoi qu'on n'en connaisse pas le sens,
que les peuplades de cette époque surent interpréter les paroles
par l'Ecriture.
reconnu

sur

a passer des
temps Préhistoriques à l'Archéologie, il n'y r.
qu'un pas, encore que bien large, a franchir.

Dans ce domaine, si intéressant au point de vue des BeauxArts, M. l'abbé Bosselut nous a donné l'inventaire, après décès,
du mobilier du cardinal

Georges d'Amboise. mort en voyage en
1510. Cet inventaire jette un jour singulier sur le luxe des
personnages considérables de cette époque.
Le cardinal était mort sur la route de Lyon
de cette

époque,

ses

et suivant l'usage
équipages renfermaient le riche mobilier

qui l'accompagnait partout.
Sa chapelle particulière comprenait une croix d'or accostée de
deux statues pareillement d or massif : La Ste-Vierge et St-Jean.

sonnels que chaque invité apportait dans un étui plus ou

moins

richement décoré.

partie conservé dans nos campa¬
banquets, chaque invité est tenu d'ap¬

On retrouve cet usage en
gnes. Aux noces, aux

porter son couteau.
Ce grand luxe du cardinal d'Amboise n'était pas, comme on
pourrait le croire, une magnificence inouie capable d'éblouir ses
contemporains.
En

1547, la ville de Valenciennes offrait un banquet populaire
devant soi deux

de six cents couverts et chaque convive avait
coupes d'argent, une pour la

bière, l'autre pour le vin.

plus les inventaires que l'on découvre, Moyen-âge
ou Renaissance, s'accordent pour effacer le préjugé de barbarie
attaché, on ne sait pourquoi, à ces Sociétés de nos pères, le plus
souvent plus luxueuses, plus brillantes que celles d'aujour¬
Plus il va,

d'hui.
A Périgueux, combien d'inventaires, dressés aux xv° et xvie
siècles, concernant de simples familles bourgeoises, dépassent
de beaucoup, par la richesse du mobilier, l'installation des
familles les plus fortunées de notre époque.
Dans la section d'histoire, M. Joseph Durieux, de Mareuil, notre
compatriote, attaché à Paris, à la Chancellerie de la Légion
d'honneur, nous fournit une communication intéressante, sur
une personne de notre région, portant un nom
qui nous est
cher, le marquis de Fénelon, lieutenant général des armées de

Louis XV.
Toute la vaisselle de

table, plats, saucières, écuelles, salières,
était d'or massif. Les invités de premier rang, comme leur hôte,
étaient servis dans de la vaisselle d'or fin. Aux tables

daires, assiettes,
d'argent.

aiguières,

Une lacune, pourtant,

vases

de

toute

secon¬

étaient

sorte,

dans ce mobilier, digne des Palais des
ne signalent ni fourchettes,
ni

Mille et une Nuits. Les notaires

cuillers, ni couteaux.
Les

il reprit service dans l'armée et cette année il fut
du village de Raucoux, que sa brigade était
chargée d'enlever.
Vers 1725,

invités du cardinal d'Amboise

manger avec leurs doigts

Né en 1680, le marquis de Salignac Fénelon passa son enfance
auprès de son oncle, l'illustre évêque de Cambrai: mousque¬
taire à 16 ans, colonel à 21 ans, blessé dangereusement aux
Flandres, le marquis de Fénelon se retira du service pour servir
son pays dans la carrière diplomatique. I1 représenta la France
en Hollande, comme ambassadeur, pendant de longues années,
et fut plénipotentiaire au Congrès de Soissons.

en

étaient-ils réduits à

? Nous possédons dans

nos

des cuillers et des fourchettes de dates fort reculées. On

musées
a

même

découvert aux cavernes des objets en silex, qui semblent bien
avoir dû représenter, à ces époques nuageuses, les
fourchettes,
les couteaux et les cuillers d'aujourd'hui.
A cette époque les couverts

de table étaient des objets

tué à l'attaque

Il faut savoir

grâce à des documents inédits tirés du Ministère de la guerre.
M. de

per¬

gré à M. Durieux d'avoir tiré de l'oubli cette

figure militaire si digne d'intérêt, dont il a pu retracer l'histoire,

Saint-Saud, correspondant du Ministère,

répondant à



une

i6





question du programme de cette

17

-

Messieurs, le Congrès des Sociétés Savantes est

vaste

l'intérêt qu'offrent les archives

année, nous montre tout
privées, et, à ce sujet, il donne

Parlement où toutes les idées, toutes les'connaissances humaines

l'analyse de plusieurs fonds

do

trouvent, comme vous venez de le voir, asile et liberté.

famille,

Poitou, Bordelais,

Périgord.

un

J'allais oublier la Graphologie. Mn,e Blanche Rey, de la

Comme dans tous les

Cliartiers, on y relève des particularités

curieuses.

de Graphologie, a entretenu le Congrès des
une

Société

récents travaux sur

étude qui lui est chère.

a présenté des écritures de Mme de
Sévigné, de Maintenon, de la marquise du Chatelet, de M11"-'Roland et de Charlotte
Corday. Avec une grande clarté, elle a précisé, à l'aide de la
graphologie, la ressemblance que l'intelligence, l'esprit et le
charme donnent à chacun de ces graphismes, et la différence
que chaque caractère distinctif et particulier imprime dans
l'écriture. Il est à regretter que Mm0 Rey n'ait point joint à ses
études, qui comprennent tant de femmes illustres, l'écriture de

Elle

En

1546, [dans la petite paroisse de Ménil-les-Aubiers'
175 prêtres viennent célébrer la messe à raison de 2
sols,
6 deniers. En cette
année, la charge de froment, un peu plus
d'un hectolitre, n'est estimée que trente sols. Celle d'avoine
onze sols. Par ces brèves
indications, on voit tout l'intérêt que
renferment les archives privées et combien leur étude importe
à la connaissance de notre pays.
Citons encore, dans la section d'Histoire et
notice intéressante concernant les clocheteurs,

Philologie, une
les crieurs des

morts, institution très répandue autrefois en France et remon¬
tant au xue siècle. Leur rôle consistait à parcourir les rues au
milieu deHa nuit, en sonnant de la cloche et en psalmodiai
d'une voix lugubre :
«

Réveillez-vous, gens qui dormez,

»

Priez Dieu pour les trépassés,
»

Songez à la mort.

»

Ils portaient des noms variés suivant les régions : cloqueteux,

Us avaient souvent

un

ou recommandeurs
costume noir semé de

larmes et d'attributs macabres et annonçaient avec l'heure de la
nuit lès décès et les enterrements.

Périgueux possédait autrefois des

crieurs

nocturnes, et sous
plupart

le nom de Serenos, on en rencontre aujourd'hui dans la
des villes d'Espagne.

M. Alexandre Pommier a fourni une note
pleine d'intérêt, concernant l'illustre peintre Girodet. Il ne fut
pas seulement un grand peintre, il tut aussi un écrivain remar¬
quable. M. Pommier nous a donné l'analyse d'un manuscrit
du

grand artiste. C'est

une

relation

du

massacre

de

Basseville, représentant de la Convention à Rome en 93. Girodet
Française de peinture à Rome et avait
assisté a cet événement. Il signale parmi les
confrères, qui ont
souffert avec lui du pillage de
l'Académie, le citoyen Mérimée,
père de Prosper Mérimée.
était alors élève de l'Ecole

Savantes et des Beaux-Arts, un
profond sentiment d'admiration, bien légitime, s'élève a.u plus
profond de chacun de nous.

répétant bien souvent que l'humanité vieillit, décline,
au jour qui s'éteint,
au moment où, dans le ciel
empourpré, les ombres de la nuit vont monter. Non, ces beaux
travaux qui comprennent le passé, qui nous révèlent l'âme de
nos ancêtres, et qui nous apprennent à
mieux connaître et à
mieux apprécier les grandeurs des temps disparus, ce ne sont
paint les ombres de la nuit, le dernier rayonnement d'une
humanité qui tombe défaillante, c'est l'aurore de l'astre qui
poursuit sa marche ascensionnelle et qui s'élève de plus en plus
radieux, de plus en plus éclatant. Les savants, les penseurs, les
artistes sont les véritables créateurs de ce progrès incessant.
Les événements disparaissent comme les pag'es effeuillées au
jour le jour d'une épliéméride, et sont peu de chose.
On

va

E11 face de cet effort

Aux Beaux-Arts,

inédit

Messieurs, à parcourir attentifs, quoique rapides, les œuvres
si considérables des Sociétés

semblable

réveilleurs, réveillious, éveilleurs, crieurs
des trépassés.

Mm0 de Staël.

immense des artistes, des

savants, il y a
favorisées.
Le mouvement qui porte l'humanité vers le Beau, vers le Vrai,
a pu être ralenti, entravé même, il a toujours lieu malgré tout.
dans la suite des siècles des périodes plus ou moins

Messieurs, le but des Sociétés Savantes et des Beaux-Arts
des œuvres artistiques, do disputer
aux rivaux les pièces rares et convoitées, le but de nos Sociétés
est bien plus élevé. Sans doute nous recueillons avec piété les
œuvres des artistes
destinées à éclairer d'un jour fidèle les
11'est pas de collectionner

destinées de l'art, dans notre pays, dans notre
but que nous poursuivons,

région, mais le
avant tout, c'est de créer, au sein



i8

-

-

19



élevé des arts, leur apprendre à discerner

Vers la fin du xviue siècle, ce grand élan demeure un moment

les œuvres véritablement artistiques, des ouvrages grossiers dus

suspendu. L'autel de la paix est renversé, et, troublés par des
liassions que l'on voudrait voir à jamais disparues, les hommes

des masses, le goût

à de vulgaires industries.
Combien de connaissances humaines livrées aux libres disputes

pensée. Archéologie, Sciences natu¬
relles, Mathématiques, Géographie, Médecine, Sciences écono¬
miques et sociales, Beaux-Arts, toutes les clartés se confondent,
toutes les illuminations de l'intelligence humaine rivalisent
d'éclat, étoiles de première grandeur de nos cieux intellectuels.
Chose à retenir : Tous ces savants, tous ces chercheurs, tous
ces
artistes, sont avant tout de bons citoyens, de bons Français.
S'ils regardent au-delà des frontières, si l'humanité, toutentière,
est nécessaire à leur vaste intelligence, de ce contact avec le
monde entier, ils rapportent toujours un amour plus grand et
plus profond de la Patrie et sa gloire leur est chère avant tout.
Bien loin, en effet, qu'elle fasse perdre aux enfants d'un pays la
notion de la frontière et la conscience de leur nationalité, la
haute culture artistique développe en eux le culte réfléchi de la
Patrie. Aucun sophisme ne saurait prévaloir contre les ensei¬
gnements qu'elle donne. C'est parmi eux que l'on est assuré de
trouver les meilleurs et les plus utiles serviteurs de la France.
dans ces parlements de la

Messieurs, votre compagnie demeure la servante

fidèle de si

hautes pensées.

les plus reculées, par
delà l'histoire, connut le goût des arts. Silex ou ivoires sculptés,
peintures murales, sont là pour en rendre témoignage. Plus
tard encore, sous la domination romaine quelle magnifique
floraison de temples, de statues, de colysées, d'aqueducs, de
mosaïques. La charrue de nos campagnes, dans les bourga¬
des les plus reculées, ne saurait tracer un sillon, sans en
retrouver les traces. Si les barbares, vague faite des horreurs de
la nuit, renversèrent tant de chefs-d'œuvre, l'art lui-même ne
put périr sous leurs mains sacrilèges. Au moyen-âge il refleurit.
Dans leurs robes de pierre, les églises de nos contrées, qu'elles
apparaissent solitaires au milieu des bois, ou qu'elles dominent
de leurs hautes coupoles les monuments les plus élevés de nos
cités, partout elles nous redisent la suprême grandeur des idées
de nos pères, et leurs voûtes, leurs piliers, leurs vitraux, par¬
lent encore à nos âmes les pensées les plus grandioses les plus
Le sol que nous foulons, aux époques

inaccessibles.

scène de notre antique pro¬
vince se couvrir de châteaux, de demeures charmantes, fleurs
écloses au renouveau des sourires des antiques sociétés grecques
et latines, si dignes de nous former.
La Renaissance vit à son tour la

ces
temps lointains oublient la grandeur et la beauté de
l'humanité pour ne songer qu'à leurs vaines querelles.

de

reparait et
reprendre sa force

L'orage disparu, le grand mouvement artistique
nous

le

voyons

aujourd'hui,

avec

joie,

première.
Partout les cités les plus humbles, comme les plus florissantes
de notre Province restaurent les monuments fameux du

passé ;

partout les villes, les simples bourgades élèvent des statues à la
mémoire des gloires locales. Une jeunesse studieuse et éveillée

écoles de dessin, les salons de peinture sont
public de plus en plus nombreux, de plus en
plus connaisseur, et Paris réserve ses meilleures places aux
œuvres de nos maîtres aimés, les Bernard Bertoletti, les Darnet,
les Daniel, les Pasquet, les Félix, justement cette année décoré
se

presse aux

envahis par un

de la médaille d'or.

Messieurs, votre compagnie participe à ce grand mouvement,
l'inspire, le soutient, en est l'âme vivante, travaillant ainsi à
l'œuvre la plus méritoire, la grandeur de la Patrie.
Plus la Patrie est belle, plus elle nous est chère. L'âme des
artistes, toujours supérieure, dans leur bref passage en ce monde,
magnifie avant tout la Patrie. Michel-Ange pleure sur les
douleurs de l'Italie, Henri Régnaud tombe, le fusil à la main,
défendant le sol sacré contre les envahisseurs, et les marbres
qui montent à l'horizon sous les ombrages de votre cité, clament
à tous la gloire de ceux qui sont morts pour la défense de la
France.
F.

Des

LADEVI-ROCHE.

applaudissements unanimes saluent le rapport

de M. le Docteur

Ladevi-Roche, et M. le Président

le remercie chaudement au nom de l'Assemblée.
Enfin ont été désignés les délégués de

la Société au
prochain Congrès des Sociétés Savantes, convoqué à
Rennes, en la personne de MM. le Docteur LadeviRoche, le Marquis de Fayolle et Bertoletti,



20



Pour représenter la Société à la Section des
des Beaux-Arts

des

Sociétés
Départements, qui se tiendra à

Paris, ont été choisis : MM. J. Daniel, E. Dorsène et
G. Gautier.
L'ordre du jour étant épuisé,
onze

21



LISTE GÉNÉRALE
leaux-j^rts de la Dordogne

Des Jiflembres de la Société des

pour l'année 1909

la séance a été levée à

heures.
Présidents honoraires :

A. BERTOLETTI.

Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,

L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
Le Baron

F.

DE

LA

TOMBELLE, 41

I., ancien

Vice-Président effectif de la Société, 3, rue Auguste-

Vacquerie, Paris.

ADilIilISTft.lTIO.l DE 1.1 SOC IÉTÉ
«

BUREAU

f

Président

:

M. le Docteur J.-J. PEYROT, k C.

Vice-Présidents.'.

\ M- ,e Marquis G. DE FAYOLLE.
} M. G. SARAZANAS.

Secrétaire général.
Secrétaire adjoint.

M. A. BERTOLETTI, 41 I.
M. L. DANIEL,
A.

Trésorier

M. L. HEPPER.

MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE

MM. G.

PASQUET, 4# I.

F. LADEVI-ROCHE.

P. MAURAUD,
C. BRFXHT, k 0.

L.-P.

RÉGHÉERE,

I.

~

MM. LÉON
MSTE DES S»( l( l'AIKi:S

BENOIT, trésorier-payeur général en retraite

BELINGARD, 26, cours Saint-Georges, à

Georges

Périgueux.

Jean-Baptiste CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
(Calvados).
CHALAVIGNAC,

Halle, à Périgueux.
COTINAUD,

Charles

rue

de la Nouvelle-

MONTET,

PASCAL BERGADIELi, préposé en chef de l Octroi, à

Périgueux.
Albert

BERTOLETTI,

I, professeur de dessin,

73, rue des Barris, à Périgueux.

boulevard de Vésone, à

Édouard-Fernand BITARD, à Mensignac Larha-

pelle (Dordogne)

Périgueux.
Albert

~

à Nantes (Loire-Inférieure).

Membres perpétuels (i) :

MM. Georges

23

château de

La Juvénie, par

Payzac- de-Lanouaille (Dordogne).
PEYROT, * C., Sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafayette, à Paris.
Georges SARAZANAS, avocat, 13, boulevard de
Vésone, Périgueux.
Le Docteur Jean-Joseph

Membres Fondateurs :

René

BOISSARIE, avocat, 28, rue Antoine-Gadaud,

à Périgueux.
GASTON

Cour

BONNET, $t, président de Chambre à la
d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.

Numa BONNE T,

négociant, 4, rue Taillefer, à Péri¬

gueux.

Mérite agricole, négo¬
ciant, 9, rue du Bac, à Périgueux.

Firmin BOSCHE, chevalier du

A., directeur de l'école
Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.

Philippe BOURDICHON,

ÂLBERT, Q A, lieutenant au 50"10, place
Francheville, à Périgueux.

MM. Georges

Jean-Baptiste AUBARBIER,

A. président de

la Chambre de Commerce de Périgueux.

AUCHE, chevalier du Mérite agricole,
chirurgien dentiste, allées de Tourny, à Périgueux.
jules AVIAT, artiste peintre, 33,- rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et g, rue Pelouze, à Paris.
Jean-René BARDON, f| A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers,
39, rue Gambetta, à Périgueux.
Achille

BOURGOIN, Q
d'Académie, à Tulle (Corrèze).

Charles-Aubin

I.,

inspecteur

BRECHT, ét O., chef de bataillon en
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.

CHARLES

chevalier du Mérite agricole,
négociant, rue Béranger, à Périgueux.

Gabriel BRETON,

Gaston

BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
Tourny, à Périgueux.

et allées de

Paul

BRETON, négociant, 10, place Faidherbe, à

Périgueux.
leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
(1) Les Membres perpétuels qui, après

des Membres fondateurs.

BRUG1ÈRE, chanoine, 20, rue du Plantier,
Périgueux.
M. ROGER BUISSON, 4| A., directeur de l'Agence du
Phénix, aux Chabannes-St-Georges, à Périgueux.
L'Abbé
à

-

24

-



-

CHALAUD, artiste peintre, 20, rue du Plantier, à Périgueux.

M"» Marie-Louise

Marquis F. de CHANTÉRAC, à Cirez-lès-Mello
(Oise).

MM. Maxime DENNERY, architecte,

Mlle Marie

MM. Le

25

Baptiste

CHASTA1NG, négociant, rue Bodin, à

CHASTENET, *, négociant, 2, rue du Port,

à Périgueux.

négociant, 2, rue du Port, à Périgueux.
Raoul-Gaston CHATEAU, Q A, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
CMAUMONT,

18,

rue

d'Aguesseau, à

Périgueux.
Jean CHEVALIER, 34, rue de Metz, à Périgueux.
Paul COCULA, Q

A, architecte, 47, rue Gambetta, à

Périgueux.
Charles

COTINAUD, rentier, boulevard de Vésone,

à Périgueux.

Fernand COURTEY, 10,rueVictor-Hugo,Périgueux,
Charles

CULOT, architecte,

14, rue

de Metz, à

rue

des Mobiles

de-Coulmiers, à Périgueux.
Henri

DESCHAMPS, architecte,

14, rue

de Metz,

léon DESCHAMPS, notaire, rue

Voltaire, Périgueux

gueux.

DORSÈNE, 41 A., photographe, allées de
Tourny, à Périgueux.

Eugène

Gustave

DOSE, Q L, professeur de dessin hono¬
raire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.

François DUBOST,
butions indirectes,

A., sous-directeur des Contri¬
rue Rose, à Saint-Jean-

29,

d'Angély (Charente-Inférieure).
gaston

DUFOUR, ^ A., chevalier du Mérite
agricole, industriel, 46, rue Kléber, à Périgueux.

Jean-Victorin DUNOGIER,
Louis-Mie, à Périgueux.

A., négociant, rue

AmÉDÉE DU POU Y, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
gueux.

Périgueux
-A> architecte, ancien direc¬
teur des travaux municipaux, 8, rue Alfred-deMusset, à Périgueux.

Jean-Louis DANIEL,

GEORGES DARNET, Q A, artiste peintre, 9, rue de la

Le docteur OSCAR

DELBÈS, place Franrheville, à

Périgueux.
JULES DELBREL, contrôleur de l'Exploitation de la
C'° d'Orléans, à Nantes (Loire-Inférieure).
Armand DELMON, capitaine des Sapeurs-pompiers,

tapissier-décorateur, 5, rue Saint-Front, à PérigueuX
DELSUC,

Tourny, à Périgueux,

Jean-JuliEn DUPUY,
Cécile, à Périgueux.

négociant,

Adhémard DURAND

de

passage

Sainte-

RAME FORT,

avoué,

15, rue Bourdeilles, à Périgueux.

Georges DURAND-RUEL, 16, rue Laffite, à Paris.

Boëtie, à Périgueux.

M. P'AUL-ÉdoUARD

Allées de Tourny, à

Jean DONGREIL aîné, 7, allées de Tourny, à Péri¬

JULES CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,

Emile

3,

à Périgueux.

Périgueux.
Henri

DELSUC,

Périgueux.

banquier,

3,

allées de

Joseph DURAND-RUEL, 35

rue de Rome,

à Paris.

Paul

DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
Emile DUSSAUX, y A, entrepreneur, 25, rue
Kléber,
à Périgueux.
Mme La Comtesse Alice de

l'ÉCOCHÈRE, 69, rued'Ams-

terdam, à Paris.
MM. Le Docteur Georges ESCANDE, ancien
rue

Notre-Dame, à Bordeaux.

député, 30,



26

Le Docteur Charles



FAGUET, i} A., 8,

rue

du

Palais, à Périgueux.

MM. joseph GRANIÉ, substitut du Procureur de la
Répu¬

blique près le Tribunal Civil et Correctionnel de la
Seine, à Paris.

Emile FALGOUX,

entrepreneur de .zinguerie, rue
Louis-Mie, 'à Périgueux.

Hippolyte

Edmond

gueux.
Le Docteur

FAURE-MURET,

rue

Mme La Comtesse

gérard de FAYOLLE, conservateur du

Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-Hugo, à Périgueux,

jean FONTALIRANT, rentier, 32, rue de Metz, à

Périgueux.
Raymond FOURNIER-SARLOVÈZE, *0., 11,rue

Marignan, à Paris.
FRACHET,

37,

rue

Antoine-Gadaud, à

Périgueux.
Jules-Eugène FRANÇOIS, professeur de dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
Ernest FRENET, #, ^

I, chef de division hono¬

Paul

Périgueux.
ingénieur, 14, boulevard de
Vésone, à Périgueux, et 21, boulevard Beauséjour,
à Passy-Paris.
georges GAUTIER, #, capitaine territorial, doreurmiroitier, rue des Chaînes, à Périgueux.
Ernest GAY, conseiller municipal de Paris, 4, rue de
Sfax, à Paris.
Georges GOURSAT-SEM,
à Paris.

HÉNIN, négociant, cours Montàigne, à Péri¬

gueux.

LÉOPOLD

HEPPER, juge de paix suppléant, ancien
Tribunal de Commerce, 30, rue AlsaceLorraine, à Périgueux.

juge

au

Dominique JOUCLA, publiciste, rue Lafayette, 19,
à Périgueux.
ÈMILE LABROUE,
I, proviseur honoraire du
Lycée, à Bergerac.

François-Albin LABROUSSE, avocat, château de
Tourtoirac (Dordogne).
Arthur

LACAPE, facteur de pianos,
Théâtre, à Périgueux.

Emile

LACHAUD, industriel,
Dames, à Périgueux.

Préfecture, 22, boulevard de Vésone, à

ludovic GAILLARD,

Bourdeilles,

AmÉDÉE GUINDE,banquier, 7, rue Dante, à Paris Ve.

FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
rue Antoine-Gadaud, à
Périgueux.

raire à la

GUICHARD, 34, rue de Bordeaux, à Péri¬

à Périgueux.

Fernand

Gaston

Saint-Front,

Ernest GUILLIER, avocat, Sénateur, rue

élisabeth de FAYOLLE, château de

Fayolle, par Tocane-St-Apre (Dordogne)
MM. Le Marquis

rue

gueux.

Victor-Hugo, à

Périgueux.

GRASSET, sculpteur,

à Périgueux.

Christian FAURE, 25, rue Alsace-Lorraine, à. Péri¬

9,

rue

2,

place du

Combe-des-

Edouard LACOSTE, juge au Tribunal de Commerce,

entrepreneur, rue Lamartine, à
Le

Docteur

Périgueux.

François-Louis L A DE V I-ROCHE,
St-Germain-du-Salembre, par Neuvic-

château de

sur-l'Isle (Dordogne).
Mmo ALEXIS

LAPEYRE,

10, rue

Victor-Hugo, à Péri¬

gueux.

A, 5, rue Cambon,

M. Albert

LAPORTE, au Grand Hôtel de France, à

Péri gueux.

-

28





inspecteur
à Péri-

MM. FèrÉOL LASSAIGNE, agent général,
d'Assurances, 20, rue Antoine-Gadaud,

gueux.
Le Baron fernand de

LA TOMBELLE, Q I, 3, rue

Auguste-Vacquerie, à Paris, et Château de Fayrac,
par Domine (Dordogne).
Le Docteur Paulin Brou de LAURIÈRE, if,
L,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.
MM.

Pierre-Edouard LAUSSINOTTE, Q A, officier du
Mérite Agricole, ancien notaire, à Saint-Pantalyd'Ans, par Cubjac (Dordogne).
LÉON

LAVAL'D, négociant, 6, rue Salinière, à Péri-

gueux.

Edmond de LÉPINE, au Change, et
château de la Fleunie, par Condat-sur-Vézère

Le Comte

(Dordogne).
M"10 La Baronne Amélie de
Paris, à Périgueux.

LESTRANGE, i, rue de

MM. Gaston LtNARD, château
sur-l'Isle (Dordogne).
Gabriel

de Lafaye, par Razac-

MAGE, ancien percepteur, à Labatut, près

Vergt (Dordogne).
léopold

MAL1VERT, négociant, 87, rue Gambetta,

à Périgueux.

RAOUL

MAREY, rentier, à Marsac, par Périgueux.

Emmanuel MASSON,

I , 5, avenue Bertrand-de-

Born, à Périgueux.
m. manuel MATOSÈS, artiste peintre, à

(Dordogne).
M"1" Amélie-Jeanne MAUMONT, rue de La Boëtie, à
par Ribérac

Périgueux.
Paul M AURAUD, î} I, architecte, rue de La Boëtie,
à Périgueux.



MM. émile MAZY, chevalier du Mérite

agricole, 3, place

Bugeaud, à Périgueux.
Camille

MERLAUD, 41 A, artiste peintre, à Ver-

teillac (Dordogne).

Edmond MICHEL,

A, représentant de commerce,
juge suppléant au Tribunal de Commerce, rue
Louis-Blanc, à Périgueux.

Fernand MILET,
rue

A, greffier en chef honoraire,

de Paris, à Périgueux.

Alexis

MITTEAU, négociant, 11, rue Combes-desDames, à Périgueux.

Henri MONTASTJER, négociant, place Francheville,
à Périgueux.

Albert MONTET, château de la Juvénie, par Payzacde-Lanouaille (Dordogne).
Mlle Valentine

MOREAU, artiste peintre, à La Roche-

chalais (Dordogne).

MM. Marc MURAT,

juge au Tribunal de Commerce,

industriel, 16, rue Bodin, à Périgueux
Paul NAU, pharmacien, 33, rue Gambetta, Périgueux.
Henri

NÉGRIER,

avoué, 30,

rue

Gambetta, à

Périgueux.
Le Baron Henri de NERVAUX, 14, rue du Plantier,
à Périgueux, et 56, avenue Montaigne, Paris

M'""Justine PABOT-CHATELARD, à Brognac,
Javerlhac (Dordogne).
Mlle Marie

Combéranche,

29

PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.

MM. Honoré PARACINI, entrepreneur
rue

par

de peinture,

14,

Saint-Front, à Périgueux.

Jean-Georges PASQUET, i} I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
LÉON PAUTAUBERGE, 4J A., maire de Montignac

(Dordogne), et 9, rue Edmond-Valentin, à Paris,

-



-

officier du Mérite Agricole,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.

M. Louis PEYNAUD,
Mmo georges

de

PEYREBRUNE, femme de lettres,

à

MM. Le Docteur jean-joseph

PEYROT, * c, Sénateur,

membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafa-

yette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne).

la Nouvelle-

eugène PICARD, industriel, 1, rue de

Halle, à Périgueux.
de

PINDRAY, 7,

rue

de la

Boëtie, à Périgueux.
Edmond POIRIER, #,

A, chevalier du Mérite

agricole, inspecteur d'assurances, 28,
Boëtie, à Périgueux.

rue

de La

PORENTRU, §£ A, dentiste-médecin, rue
Saint-Front, à Périgueux.
POUYAUD,
A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.

Charles-Henri

,

ancien

auguste PRADEAU, juge au Tribunal de Commerce,

place de la Mairie, à Périgueux.
Gérard RAYNAUD, rue des

RÈGHÉERE, ssf, capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.

Louis-Paul

rentier, 35,

rue

Gambetta,

à

èdouard REQUIER, efr, chevalier du Mérite agri¬
cole, conseiller général, 30, rue Chanzy, à Péri¬

ROUGIER, Q A, greffier de paix, 52, rue

ROUGIER, contrôleur des Contributions
directes, rue de la République, Périgueux.

Maurice

Maurice ROULET, négociant, 96, rue de Bordeaux,
à Périgueux.

château de Ligueux,

Le Baron de SAINT-PAUL,
par Sorges (Dordogne).

Mme La Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du Lieu-Dieu, par Périgueux.

avocat, 13, boulevard de

Vésone, à Périgueux.

SARLANDE, ancien député, 64 bis, rue
Monceau, à Paris, et au château de La Borie, par

Albert

Champagnac-de-Belair ( Dordogne).
georges SAUMANDE, député, 25, rue de Bordeaux,
à Périgueux.

SEMPÉ, avoué, docteur
Palais, à Périgueux.

REQUIER, maire de Castelnaud-Fayrac
(Dordogne), et avenue Bertrand-de-Born, Périg.

Auguste-Antoine ROBINOT, 50, rue

Louis SIMON, Il A., Grand
de Bordeaux, à Périgueux.

Vaneau, à

droit, 17, rue du

en

hôtel de l'Univers,

MM. Henry SOYMIER, pharmacien,

8,

rue

rue

Taillefer, à

Périgueux.
Armand TENAN r, 1} A.,
rue

professeur de musique, 17,

Èguillerie, à Périgueux.

èdouard

gueux.
Fernand

Paris.

Eugène

Henri

Cordeliers, à Excideuil

(Dordogne).

REIGNIER,
Périgueux.

ROUDERGUES, parfumeur-chimiste,
Agonac (Dordogne).

MM. Georges SARAZANAS,

Robert

MM. jean

à

de l'Hôtel-de-Ville, à Ribérac (Dordogne).

Asnières (Seine).

Le Docteur Albert

MM. Théophile

de

sous-chef

TEYSSIÈRE,

d'état-major du io""5
Rennes (Ille-et-Vilaine).

lieutenant-colonel,
corps

d'armée, à

de TORSIAC, directeur de la Société
Générale, boulevard Montaigne, à Périgueux.

Adrien



32



Marc VENTENAT,pharmacien, 3, cours Montaigne,
à

Mmee de VERNINAC

de

SAINT - MAUR,

SOCIÉTÉ DÊCÉDÉS

MEMBRES DE LA

Périgueux.

château du

Petit-Change, par Périgueux.
La Comtesse

de

VERTHAMON,

1, rue de Paris, à

Périgueux.

1888.



Docteur USSEL.

1889. — CLUZEAU.
Mme LINARD.

MM. henri

VEYSSET, 201, rue Saint-Genès, à Bordeaux
(Gironde).

1890.



TRANSON.
Baron Ernest

Ferdinand VILLEPELET,

I, archiviste départe¬
mental honoraire, boulevard Lakanal, à Périgueux.

de

NERVAUX.

Docteur Albert GARRIGAT.

1891.



1892.



CROS-PUYMARTIN.
Prosper FOURNIER.
Lucien LACOMBE.
Michel ROUGIER.

1893.



Michel HARDY.
Adolphe

PASQUIER.

Alfred BOUCHÉ.

4^

1894.



Jean BORIE.

François JEANNE.
Général Jules LIAN.

1895.



1896.



1897.



Comte G. du GARREAU.
Théodore LEBOUCHER.
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
Ingénieur VERGNOL.
Paul-Émile BARRET.

Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.
Calixte

LARGUERIË,

34 —



1898.



Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.

1899.



Charles BUIS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.

Capitaine antoine RILHAC.
1900.



Abbé BOURZÈS.
Albéric DUPUY.
Gabriel COMBET.

1901.



Cyprien LACHAUD.
Docteur Armand

1902.



de

LACRQUS1LLE.

Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉ DAT.
Paul

GÉRARD.

Charles MORVAN.
Anatole de

1903.



ROUMEJOUX.

Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.
Docteur ROUSSELOT-BEÀULIEU.

1904.



Marquis de CFIANTÉRAC.
Paul FAURE.

Férnand GILLES-LAGRANGE.
André ROLLAND de DENUS.
1905.



Antoine FOUGEYROLLAS
Gaston M A LE VILLE.

Honoré

SÉCRESTAT.

Adolphe TRUFFIER.

1906.



Auguste DORSON.
Ernest

1907.



1908.

-

de

LACROUSILLE.

Eugène PLANTÉ.

ROGER-BALLU.
Désiré BONNET.

1909.



Docteur Jean de LACROUSILLE.
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CL LA VILLE

DE

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