FRB243226101_P2-586_1910.pdf
Médias
Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 13 janvier 1910.
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-
Numéro 11
®
°
ANNUEL
BULLETIN
de la,
de la
dordogne
®
COMPTE RENDU
DE
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 13 Janvier
LISTE
1910^
GÉNÉRALE
des
/•
MEMBRES
ipoiir
DE
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LA SOCIETE
l'-a-i^lxxée
±94.0
PËRIGUEUX
Imprimerie D.
Jougla, rue Lafayette, n° 19
1910
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Bulletin
annuel
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DE LA DORDOGNE
COMPTE RENDU
de
L'ASSEMBLEE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 13 Janvier 1910
LISTE
GÉNÉRALE
DES MEMBRES DE LA
Pour
l'Année
SOCIÉTÉ
1910
Bulletin n° 11
BIBLIOTHEQUE
DC LA VILLE
DE PÉFUGUEUX
PÉRtGUEUX
IMPRIMERIE
D. JOUCLA,
RUE I.AFAYETTE, N° 19
1910
AVIS
SOCIÉTÉ BIS IfMi-MTS l>E LA MKDM1E
cotisations
de
l'année
d'habitude, mises
en
recouvrement pendant le mois
Les
1910
seront, comme
de mars.
COMPTE RENDU
Afin d'éviter des frais
inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la Société, 30, rue Alsace-Lorraine, à
De
l'assemblée générale ordinaire du 13 Januier 1910
Périgueux,
générale annuelle de la Société dès
le jeudi 13 jan¬
vier 1910. La réunion s'est tenue dans une salle de
l'Hôtel de Ville de Périgueux, à huit heures et demie
L'Assemblée
La brochure contenant les Statuts est à la disposition
des membres de la Société, qui pourront
la demander
Secrétariat, 73, rue des Barris, à Périgueux, où se
trouvent aussi des Bulletins d'adhésion à faire signer
au
par
les
personnes
nouveaux
qu'on aurait à présenter
sociétaires.
comme
Beaux-Arts de la Dordogne a eu lieu
du soir.
L'Assemblée
a
été
présidée par M. le Marquis de
Fayolle, vice-président, assisté de MM. Sarazanas,
vice-président, Bertoletti, secrétaire général, Daniel,
secrétaire-adjoint, Hepper, trésorier, et des membres
de la Commission administrative, MM. Pasquet, le
Dr Ladevi-Roche et le Commandant Brecht.
Les membres de la Société dont les noms
suivent
étaient présents ou régulièrement représentés :
A. Bertoletti,
Blois, L. Borne, F. Bosche, Ph. Bourdichon, le
Commandant C. Brecht, R. Buisson, le Marquis F. de
MM.
F.
R.
Bardon,
P. Bergadieu,
-
4
-
Chantérac, E. Chaumont, P. Cocula, C. Cotinaud,
J. Daniel, G. Darnet, G. Dose, F. Dubosf, G. Dufour,
E. Dussaux, E. Falgoux, le Marquis G. de Fayolle,
F. Fommarty, J. Fontalirant, G. Frachet, E. Frenet,
G. Gautier, L. Hepper, D. Joucla, E. Lacoste, le
Docteur F. Ladevi-Roche, L. Lavaud, le Comte PL de
Lépine, Mme la Baronne A. de Lestrange, MM. L. de
Maleville, L. Malivert, R. Marey, M. Matosès,
P.
Mauraud, C. Merlaud, A. Mitteau, Ml|e V. Moreau,
Murât, le Baron H. de Nervaux, G. Pasquet,
MM. M,
L. Peynaud, G. Raynaud, le Capitaine L.-P. Réghéere,
F. Requier,
A. Robinot, Th. Roudergues, E. Rougier,
le Baron de Saint-Paul, Mme la Marquise de Sanzillon,
MM. G. Sarazanas, A. Sarlande, G. Saumande,
H. Sempé, Mmes M. de Verninac de Saint-Maur, la
Comtesse
F.
E.
de Verthamon,
MM.
FI.
Veysset et
Villepelet.
Le Bureau
constate
le nombre des membres
présents,
régulièrement représentés en vertu des
pouvoirs écrits qui viennent d'être recueillis, est large¬
ment supérieur au quart des Sociétaires. En consé¬
quence, le Président déclare l'Assemblée générale régu¬
lièrement constituée pour délibérer valablement en
conformité des articles 58, 61, 62 et 63 des Statuts,
que
ou
et
La parole a
général, chargé de faire, au nom de la Commission
administrative, le Rapport annuel, moral et financier.
M. Bertoletti s'est exprimé en ces termes :
Messieurs et chers collègues,
aussi bien que pour les Sociétés, il
recueillir de temps à autre, de méditer
quelques instants face à face avec les jours vécus : les joyeux,
comme les pénibles ; les jours vides d'oeuvres, comme ceux qui se
passèrent en d'utiles efforts.
Aux individus, aux familles,
n'est pas indifférent de se
11 excuse tout d'abord l'absence de M. le
Sénateur
Peyrot, Président de la Société, lequel l'a chargé de
manifester à l'Assemblée ses bien vifs regrets d'être
les esprits, pour y laisser une
Nul 11e conteste les
ces
plus durable empreinte.
avantages d'une telle méthode, et c'est une de
heures de nécessaire recueillement que marque,
chaque année,
l'Assemblée générale de notre chère Société.
Je vais donc,
Messieurs, au nom de la Commission administrative,
retracer, rapide, et aussi complètement que je le saurai, ce que fut,
pour notre famille sociale, l'année 1909.
cinq nouveaux membres accueillis
de l'année, et qui sont MM. PaulJoseph Beynier, Fernand Blois, Gaston Frachet, Lucien de Maleville
Nous saluerons tout d'abord,
dans notre Compagnie au cours
et Léo Borne.
Que ces récents et distingués sociétaires soient les bienvenus
parmi nous, et que leur exemple trouve des imitateurs aussi
nombreux, que nombreuses sont les personnes qui savent, en notre
Périgord, apprécier les arts, et qui veulent, avec nous, en encourager
Plusieurs de nos collègues, dont les dévouements aux œuvres
auxquelles ils sont attachés sont bien connus, ont vu leurs mérites
récompensés par de hautes distinctions honorifiques, et c'est avec
une
vive joie que nous rappellerons ici les promotions ou les
nominations qui les concernent.
retenu à Paris.
fait
des événements passés
reprennent une nouvelle vie dans
C'est ainsi que les fugitives impressions
que l'oubli guette si on n'y veille,
le bienfaisant essor !
il ouvre la séance.
Puis il
été donnée à M. Bertoletti, secrétaire
Ont été promus Officiers de l'Instruction publique :
lire
le
procès-verbal de la dernière
Assemblée générale, qui est approuvésans observations.
M. Gaston Dufour, industriel, le laborieux secrétaire de la Chambre
de
commerce
de Périgueux ;
M. Emile
Dussaux, entrepreneur de travaux publics et privés,
l'actif secrétaire-général de la Société Phi'omatique de Pc ri gueux ;
M- Eugène François, professeur de dessin au Lycée de Périgueux,
artiste peintre précis autant que consciencieux ;
M. Léon Pautauberge, pharmacien,
dont les spécialités sont par¬
tout réputées, maire de Montignac-sur-Vézère ;
M. Eugène Rougier, qui joint à ses connaissances en
il est licencié, un vrai talent de peintre aquarelliste ;
droit dont
M, Armand Tenant, professeur de musique, directeur de F Harmonie
Ste-Cécile, toujours prêt à mettre son talent à la disposition des
œuvres qui le réclament.
Ont été nommés Officiers
d'Académie :
M. Armand Delmon, le capitaine des
Sapeurs-pompiers de
Périgueux, qui commande sa Compagnie avec une compétence
indiscutée ;
M. Maxime
estime de ses concitoyens.
Puis disparaissait Jean Dongreil,
qui avait été autrefois rédacteur
Périgord. Homme érudit, amateur éclairé des arts, il
était venu à notre œuvre dès qu'il la connût. Il en suivait le
fonctionnement avec une attention soutenue, toujours heureux
en
chef du
d'applaudir à ses succès.
Enfin, ces temps derniers s'éteignait, en son château de la Juvénie,
aimé de tous ceux qui
Albert Montet : l'homme bon par excellence,
l'approchaient.
C'était l'un de nos plus anciens collègues. Déjà il était des nôtres
lorsqu'il habitait encore la capitale, où il remplissait les délicates et
ardues fonctions d'administrateur du Bon Marché. Revenu en sa
terre natale,
son cher Périgord, rechercher le repos auquel il aspirait,
donner une nouvelle preuve de son profond
il voulut bientôt nous
Dennery. l'architecte
si soigneux, inspecteur des
monuments historiques de la Dordogne.
Ont été nommés Chevaliers du Mérite agricole :
M. Firmjn Bosche, négociant,
l'un des plus anciens et vigilants
conseillers municipaux de Périgueux ;
M. Gabriel Breton,
négociant, très attentif aux progrès de l'agri¬
attachement, en devenant membre perpétuel de notre Société.
Messieurs, nos regrets bien vifs accompagneront ceux qui nous
et leur souvenir demeurera lumi¬
neux en nos esprits.
ont ainsi prématurément quittés,
A leurs familles
éplorées, nous enverrons aujourd'hui l'expression
de nos sentiments de cordiale condoléance.
A côté des deuils de la famille sociale, il y en a aussi delà famille
culture.
Heureux, nous nous réjouissons avec ces chers collègues des
décorations que le gouvernement leur a accordées, et nous leur
exprimons ici toutes nos félicitations.
voici se présenter à nos regards la page sombre. C'est
là que sont inscrits les noms de ceux des nôtres qui ont quitté cette
Et puis,
vallée de larmes, pour aller dans le sein de l'Éternel.
Presqu'au début de l'année mourait, tout jeune, hélas! le docteur
de Lacrousille. Après de solides études médicales, voulant
continuer les traditions familiales, toutes de dévouement envers
ceux qui souffrent, il avait eu l'enviable ambition de remplacer au
chevet des malades son père si regretté : celui qui fut justement
nommé « Le Bon Docteur », notre collègue lui aussi, est de ceux
Jean
dont le souvenir ne s'efface pas.
Peu de
municipal, au Conseil général, aussi bien qu'à la présidence du
Tribunal de commerce et ailleurs, partout, sans compter, il appor¬
tait son dévouement, trouvant sa récompense dans la grande
temps après, nous perdions Edouard Requier, Chevalier
d'honneur. Quoique absorbé par la direction de l'une
de la Légion
des plus importantes industries de notre ville,
il savait encore se
dépenser pour servir les intérêts de la chose publique. Au Conseil
artistique et qui ne sauraient nous laisser indifférents.
L'un de nos fidèles exposants, le bordelais Paul Salzedo, est mort
tout récemment.
C'était un peintre à la vision perçante, dont les
patiemment mûries, traduisaient la nature avec une fidélité
Son talent, tout de précision et de conscience, fut
à plusieurs reprises récompensé aux Salons officiels de Paris. Il
aimait particulièrement nos Salons Périgourdins et nul, parmi
nous, n'a oublié les tableaux qu'il nous avait réservés, parfois les
meilleurs de sa production.
œuvres
peu commune.
Aussi sa perte sera profondément
par tous nos
regrettée par notre Société et
amateurs périgourdins.
Après ces considérations morales, hautes par les sentiments qui
faut, Messieurs et chers collègues, passer à
d'autres d'un caractère plus matériel.
les déterminent, il nous
comptes de l'année qui vient de finir,
dérivent de la régulière gestion de M. Hepper, notre
diligent et dévoué trésorier.
Nous allons résumer les
selon qu'ils
-
S
—
-
g
—
Société, arrêté au 31 décem¬
La
Commission
administrative vous demande,
Messieurs,
d'approuver les comptes de l'année passée et le Bilan, tels qu'ils
viennent de vous être exposés.
Reliquat en caisse au 31 décembre 1908
1.322 90
Cotisations recouvrées
1.530
Nous en avons fini avec les choses du passé. Il faut maintenant
parler un peu de l'avenir ; des projets à réaliser pendant l'année
nouvelle, dans laquelle nous venons d'entrer.
Voici donc l'état financier de notre
bre 1909
:
Entrées
:
en
1909
Intérêts des fonds placés
»
53 50
Total francs
2.906 40
Ce sera l'année de notre
Exposition triennale, et la Commission
administrative est d'avis de l'ouvrir à l'habituelle date du mois de
Sorties
:
mai.
Loyer pour le remisage de la galerie démontable :
Année 1908
A
100
Année 1909
»
ce
sujet nous avons à vous
nouvelle
communiquer une importante
à sa disposition des salles
rêves, pour y installer les futurs Salons Périgourdins.
La Société
:
100
»
Assurance contre l'incendie
-20
»
Ancien compte C. Perrier, horticulteur
30
»
Gratification, frais de bureau, affranchissements et divers
60 85
à Périgueux ;
Imprimeurs
123 50
de vapeurs
Frais de recouvrements
46 45
Total francs
480 80
Il est avéré que depuis longtemps nous rêvions d'un Palais des Arts
mais le rêve apparaissait toujours comme enveloppé
denses, au milieu desquelles sa fascinante silhouette
s'estompait à peine.
persistait à hanter nos esprits et dès le lende¬
Périgourdin de 1907, l'Assemblée générale de la
Société désignait une commission spéciale, composée de MM. Sarazanas, Daniel, Cocula et Bertoletti, l'investissant de la mission
d'étudier les moyens propres à réaliser ce qui était si ardemment
Le rêve pourtant
main du Salon
Balance :
"
Entrées
réalisant ses
enfin avoir
va
2.906 40
Sorties
480 80
En caisse au 31 décembre 1909...
souhaité.
2.425 60
Plusieurs projets furent
.
Mais,
avoir l'actif complet, il faut ajouter à cette somme
celle de 160 francs représentant des cotisations en retard. Nous
avons ainsi un total de 2,585 fr. 60.
pour
L'actuel Bilan social s'établit ainsi
:
Et, ces études et
en
Cotisations à recouvrer
Lakanal
Total de l'actif (sauf mémoire)
(Mémoire)
(Mémoire)
(Mémoire)
2.425 60
Intérêts dus à ces mêmes Bons
Total du passif (sauf mémoire)
ne
devaient
point demeurer
actes les projets reconnus utiles.
Cet
2.500
»
(Mémoire)
2.500
»
homme, sachant faire bien plutôt que dire beaucoup, c'est
M. l'ingénieur Ludovic Gaillard.
notre excellent collègue,
s'être enquis des desirala de notre Société,
le milieu de la rue Bodin, à
proximité de la poste aux lettres, le Palais des Arts que nous rêvions,
En
M.
effet,
Gaillard
après
a
fait construire vers
voulu confier l'édification de cette œuvre,
indispensable à
Périgueux, à l'un des nôtres, M. Cocula, l'avisé
architecte, membre de la Commission spéciale que vous aviez
chargée, il y a trois ans, de rechercher la manière de réaliser les
espérances de la Société,
Il
Passif :
Bons à tirer relatifs à la galerie démontable
recherches
2.425 60
Tringles en fer pour soutenir les tableaux, placées à l'école
Matériel de la galerie démontable pour les Expositions...
ces
stériles. Le fruit qu'elles produisirent fut d'avoir déterminé un
homme à vue claire, à larges conceptions, possédant cette rare
intelligence pratique des choses, qui est indispensable pour traduire
Actif :
Fonds en caisse au 31 décembre 1909
envisagés, approfondis, avec le vif désir
d'aboutir à la solution pratique du problème.
une
a
ville
comme
—
to
—
collaboration de M. Gaillard, traçant le programme,
Cocula, qui en a ordonné les lignes, est né le grandiose
édifice de la rue Bodin, où les arts, dans leurs manifestations
diverses, trouveront un somptueux abri.
Et de cette
avec
M.
de mai prochain, s'accomplira le vœu que
celui « d inaugurer le
Xme Salon Périgourdin avec un nouveau local. »
Arts de la
l'an dernier à pareil jour,
C'est
un
avantage
inappréciable ; aussi. Messieurs et chers
collègues, je vous propose de voter des remerciements bien sentis
à celui qui a su doter Périgueux du
ce
l'inépuisable dévouement de notre éminent président,
Peyrot, nous aurons, à Paris, accès auprès des maîtres de l'art
contemporain, et nos artistes régionaux, si aimés du public, nous
resteront fidèles. Ce sont là de précieux gages de succès.
A. BERTOLETTI.
M. le Président propose à l'Assemblée de voter des
Grâce à
Le
seul
point faible se trouve du côté financier ; nos seules
sauraient évidemment suffire. Nous aurons à faire
ressources ne
appel à l'aide bienveillante des pouvoirs publics :
Municipalité,
Département, État.
Mais, notre voix a toujours été écoutée avec complaisance par ces
vigilantes administrations ; toujours elles ont regardé avec bon
œil nos efforts désintéressés pour répandre au sein de nos popula¬
tions une nécessaire éducation artistique, et jamais leur precieux
concours n'a été marchandé à notre Société.
est- doux d'espérer que nos requêtes
Cette année aussi, il nous
auprès des administrations, le sympathique
accueil des temps passés, et que tous les éléments convergeront
continueront à avoir,
ainsi à la réalisation de notre but final : offrir à l'étude du public un
Salon Périgourdin toujours
Vous avez
plus beau.
hâte d'entendre
notre savant collègue, M. le docteur
Ladevi-Roche, qui, avec une autorité à nulle seconde, va nous parler
du dernier Congrès des Sociétés Savantes. A ce sujet il me faut vous
annoncer que, pour l'année 1910, toutes les Sessions de ce Congrès
auront lieu à Paris, pendant la semaine de Pâques. Invités comme
de coutume par M. le Ministre de l'Instruction publique à y parti¬
ciper, nous aurons, en cours de séance, à désigner les délégués de
notre Société.
Durant l'année 1909 a été résolue la difficile question d'un nouveau
local spécialement aménagé pour toutes les manifestations de l'art,
et cela
grâce, comme nous venons de le relater, au bon concours
de M. l'ingénieur Ludovic Gaillard. Du fait, la Société des Beaux-
Palais des Arts de la rue Bodin !
Le Secrétaire général.
soins et ses efforts,
M.
Expo¬
table.
fait, notre Société se doit à elle-même de multiplier ses
afin d'avoir une Exposition irréprochable, ornée
d'œuvres d'art importantes, dignes du nouveau cadre qu'elle aura.
Elle n'y faillira pas.
De
pour ses
celle qu'elle avait à supporter avec le système de la galerie démon¬
Et pour nous, au mois
nous formulions
Dordogne est désormais assurée d'avoir
sitions triennales des salles superbes, sans que la dépense n'excède
remerciements au Secrétaire pour le Rapport qu'il vient
de faire ; sa proposition est unanimement adoptée.
Ont
également approuvés à l'unanimité les
comptes de l'année 1909 et les conclusions du Rapport
été
annuel.
M.
le
Président
l'Assemblée entière,
Société envers M.
en
traduit, avec l'assentiment de
les sentiments de gratitude de la
l'Ingénieur Ludovic Gaillard, qui,
édifiant le Palais des Arts de la rue
Bodin, permet
à notre Compagnie d'avoir un local
superbe et parfai¬
organiser ses futurs Salons Pèrigourdins. Il fait part à l'Assemblée du mal qui, il y a
trois jours, a soudainement frappé M. Gaillard, en
manifestant toutes les sympathies de la Société pour
le malade et en faisant des vœux pour son prochain
tement adapté pour y
rétablissement.
L'Assemblée s'unit unanimement aux paroles de son
Président, et charge M. Cocula d'être auprès de
M. Gaillard l'interprète des sentiments qui viennent
d'être exprimés (1).
(1) M. Ludovic Gaillard, dont l'état, au moment de l'Assemblée, paraissait
voie d'amélioration, a succombé deux jours plus tard, le samedi 15 janvier,
emportant les regrets de tous ceux qui avaient approché cet horB-Qie.-dej3ieji^~
f BIBLID f Hfc OUE
en
CC LA VitLE
M. le Docteur Ladevi-Roche se lève à
son
tour et,
sujet du XLVIIe Congrès des Sociétés Savantes,
tenu à Rennes en avril 1909, il présente le magistral
Rapport analytique suivant :
au
Messieurs,
des Sociétés Savantes, lorsqu'elles ne siègent
à Paris, ville Lumière, de participer pour quelques
jours, hélas trop courts, à la vie intellectuelle, toujours brillante,
des plus belles Cités provinciales de notre France. Après Nancy la
bonne Lorraine, Alger la Sarrazine, Montpellier, endormie aux
C'est le privilège
pas heureuses
chants des
poètes sous ses oliviers et ses lauriers roses, notre
bonne étoile nous a conduits, cette année, dans la capitale de la
Bretagne, Rennes, ville fameuse par les grands événements dont
elle l'ut le théâtre, par ses Parlements, ses États Généraux, si fine¬
ment crayonnés par M,ne de Sévigné, mais avant tout par le grand
amour qu'elle porta éternelle aux sciences, aux arts et aux lettres,
et par tant de penseurs et d'écrivains fameux qui illustrèrent cette
belle province.
Avec
quel respect et aussi quel orgueil les Congressistes ont-ils
foulé cette vieille terre Française,
peut-être le plus précieux livre
où chaque page, depuis les temps les plus reculés,
jusqu'à nos jours, raconte fidèle les œuvres mémorables accomplies
par nos pères.
de notre histoire,
Là, à chaque pas dans la campagne, les monuments Druidiques,
vestiges indestructibles d'une religion mystérieuse qui aux temps
lointains fut celle de tout notre pays, seuls nous permettent de
revivre le passé, jetant, comme les étoiles, au milieu d'une nuit
profonde, une clarté seeourablo sur les temps disparus.
Si faute d'inscriptions,
comme ceux
ments
les Cliampollion d'aujourd'hui, n'ont pu
des Pyramides, déchiffrer les hyéroglyphes des aligne¬
funéraires des sombres
sont les progrès faits par la
landes, cependant combien grands
science Celtique.
Comme nous sommes loin des temps où seules quelques pendules
simili-bronze, surmontées d'un vieillard debout au pied d'un chêne
en
zinc, entouré d'Ovates vêtus de vert, cueillait une plante incer¬
taine qui sans doute était un gui.
Là à cette époque, bien
toute la science celtique.
proche de nous, se bornait à peu près
Que les temps sont changés, et à leur avantage.
La science a expliqué aujourd'hui, après bien des tâtonne¬
ments, à peu près tous les mots qui nous restent de la langue
Celtique, elle a décrit exacte et sagace les monuments si nom¬
breux, restes de la religion Druidique, qui couvrent notre sol,
et particulièrement celui de la Bretagne. Par elle nous connaissons
l'origine vraie des dolmens, les sacrifices humains pour lesquels
ils avaient été établis, les pierres tombales répandues à profusion
et les sépultures formées comme la Roche aux fées de galeries
souterraines dont les dalles usées par les pieds des visiteurs nous
racontent mieux que les écrits le culte de nos anciens pour les
morts, et par conséquent leur croyance à l'immortalité de l'âme.
Au contact des Romains
apportant avec eux l'éclat des lettres et
arts, dons de la Grèce, la Bretagne, malgré son attachement au
passé, comme le reste de la Gaule, se transforma peu à peu.
des
Les musées de Rennes
sont
venirs si nombreux de cette
trop petits
pour
contenir les sou¬
époque.
Bronzes, marbres, monnaies, débris de temples, de basiliques ou
saurait faire un pas sans voir se dérouler
lointaine, présente quand même, cette puissante société galloromaine qui elle aussi eut son éclat et ses grandeurs. Société quand
même incertaine, indécise, faite du désir de temps meilleurs,
séduite par l'éclat de l'éloquence latine, regrettant toujours la liberté
d'autrefois, y pensant sans cesse.
de tombeaux, l'on ne
La
Bretagne gardera toujours au fond du
cœur l'amour de la
de Charlemagne, de Parlement,
d'Église, ou de nouveau régime, elle eut à honneur d'être avant
liberté. Qu'elle fut de Rome
ou
tout elle-même, représentant sincère et héroïque le génie de la
France, la fierté du devoir librement aocompli.
A promener dans ces immenses salles, si pleines de
grandeur, de
l'Ancien Parlement de Bretagne, asile des magistrats d'aujourd'hui,
on revoit ces belles figures des juges
d'autrefois, on entend leurs
voix, échos fidèles de la loi, on croit voir aux toiles, dont quelquesunes gardent austères leur traits, monter
la rougeur quand devant
elles on ose parler de services.
Au
milieu
du
tumulte et des ruines, compagnes fidèles de
Barbares, si avec la religion chrétienne, les monas¬
tères, les églises apparurent si épais, si solides et si puissants, il
faut en rechercher la cause dans l'esprit Breton.
l'invasion des
Ces
ont
populations de Bretagne, plus qu'aucune autre de France,
toujours été attachées à la grande idée spiritualiste, Dieu,
i4
—
immortalité de l'âme. Le christianisme qui reposait sur ces deux
grands principes ne pouvait que leur plaire et les séduire.
Quant aux couvents, monastères d'hommes ou de femmes, les
Bretons faits pour la liberté, s'y réfugiaient volontiers, jaloux avant
d'échapper à l'esclavage brutal des gens de guerre ou des
féodales, encore plus durs que les seigneurs pour les
pauvres gens dés campagnes.
tout
communes
Contentons-nous de jeter un coup d'œil rapide sur toutes les
questions qui peuvent à juste titre intéresser notre belle province
du Périgord et aussi donner aux artistes de notre région les justes
renseignements dont ils ne sauraient se passer.
En archéologie, nous devons au Docteur Capitan une
cation du
communi¬
plus haut intérêt.
Le Docteur Capitan, enfermes
précis, expose la construction des
dolmens.
Messieurs,
C'est une joie bien légitime pour vos délégués,
qui j'en suis sûr
partagée partons les membres de votre Compagnie, d'avoir pu
passer quelques jours dans cette belle ville de Rennes, où l'Univer¬
sité, la Municipalité, tous les membres de la Société, depuis les
plus grands jusqu'aux plus modestes, nous'ont reçus avec la plus
grande cordialité, nous ont entourés des prévenances les plus déli¬
cates et nous ont fait participer le plus largement qu'il leur a été
possible aux douceurs du foyer familial intellectuel.
sera
splendides salons de l'Hôtel de Ville de Rennes,
décorés des fleurs les plus rares, resplendissants de lumière, tandis
que les musiques militaires ne cessaient de se faire entendre, à
voir réunis et confondus, magistrats, chefs d'armées, députés, séna¬
teurs, savants, préfet, grand maître de l'Université, à écouter tantde conversations brillantes, à échanger tant d'idées appelées pour
la plupart à jouer un rôle important dans notre pays et dans le
monde entier, qui pourrait demeurer indifférent à cette grande insti¬
tution des Sociétés savantes, à ces Congrès formés des plus hautes
intelligences de la France, auxquels votre Compagnie, il faut s'en
réjouir, n'a cessé de prendre part.
Au milieu des
Si les membres des
Congrès des Sociétés Savantes participent
préparent en leur honneur,
heureux aux fêtes que les populations
ils n'oublient point les travaux sévères pour lesquels ils sont réunis
les huit jours consacrés à l'étude, les nombreuses Com¬
sont partagé l'examen des différents sujets inscrits
au programme, n'ont cessé de travailler avec la plus louable ardeur.
et pendant
missions qui se
Leurs volumineux rapports, imprimés avec soin, forment chaque
une mine
inépuisable, dont la connaissance est indispen¬
année
sable à tous les érudits.
A rendre
compte de tant de sujets intéressants, qu'ils soient de
science, d'économie politique, de médecine ou de chimie, traités si
parfaits au Congrès, les jours et les nuits, fussent-elles mille et
une, ne sauraient suffire.
En principe, les grottes funéraires sont constituées par une
galerie creusée dans le sol et recouverte de dalles en pierre, ou
bien constituées par des blocs plantés parallèles destinés à supporter
des dalles de recouvrement.
A remarquer que les Egyptiens et les Mexicains, qui peut-être en
dérivent, ont ignoré l'art de la construction des voûtes. Les temples
Egyptiens, comme les temples Mexicains sont invariables formés
de longues perspectives recouvertes' de larges dalles soutenues par
des colonnes aux chapiteaux exagérés.
Les blocs constitutifs de dolmens ont été en général recueillis sur
place, parfois ce sont de grandes dalles soulevées, quelquefois d'un
seul côté, qui s'appuient sur un support, d'autres fois les dalles
sont arc-boutées sans supports, d'autres fois les murs sont formés
de pierres sèches qui, vers l'époque de bronze, perdent leurs supports
et se continuent par leur partie supérieure en encorbellement for¬
mant de véritables cryptes funéraires.
Le Docteur
aussi les constructions autour des
formant des enceintes variées
signalées plusieurs fois en Bretagne autour des niégalithos.
Capitan
note
dolmens. Il signale des murs épais
Après le Docteur Capitan, le Docteur Marcel Baudouin, secrétaire
général de la Société préhistorique de France, fait passer sous les
yeux des congressistes des dessins, reproductions sincères des
gravures sur roche de granit schisteux que l'on rencontre à l'île
d'Yeu ("Vendée). Ces gravures consistent en cupules, cavités en
demi-fuseau, rigoles en forme de pied d'homme ou d'animaux. Ces
cavités ont été creusées sur les surfaces horizontales de rochers,
presque toujours à hauteur d'homme.
Parmi les cavités pidiformes, on remarque plusieurs formes de
A
pied d'equide. Ainsi a cette epoque de la pierre polie, si lointaine,
\
les civilisations inconnues de cette époque comprenaient non seule¬
ment des peintres comme aux Eyzies,
mais aussi des sculpteurs.
Grâce à M. Peyrony, instituteur communal aux Eyzies de Tayac,
nous
pouvons
aux
œuvres
du ciseau préhistorique, ajouter les
dessins de l'époque magdalénienne.
—
—
i6
—
Combarelles explorée par M. Peyrony, correspon¬
dant du Ministère, renferme des dessins représentant très exacts
les poissons de nos rivières. A quelle époque ont-ils vécu, les
artistes lointains dont la main, munie d'un simple silex aigu, traça
sur le rocher, ces illustrations campagnardes que nul journal à
cette époque ne songeait à reproduire.
La grotte des
l'époque Aurignacienne, Solutréenne, Magdalé¬
Qu'importe ! Aux aurores de l'humanité, déjà l'art appa¬
raît et si troublées'que soient les humanités successives, éternel
flambeau des civilisations, il demeure, tantôt lustre éclatant, tantôt
faible lumière que les orages de la barbarie ne sauraient éteindre.
Étaient-ils de
nienne ?
France un nombre incalculable de paysages
cascades, vieux chênes ou vieux
ormeaux ombrageants séculaires des ruines gothiques ou romaines,
plus séculaires encore. Longues perspectives, fuyant sous les allées
ombreuses, perdues aux bords des lacs tranquilles que troublent
seules les blanches rames des pêcheurs ou les ailes des oiseaux.
Nous possédons en
des plus intéressants. Rochers ou
artistiques si intéressantes et si précieuses pour
notre pays et pour les artistes du monde entier, sont protégées par
la loi du 21 avril 1906 qui enlève aux propriétaires, qu'ils soient
Ces richesses
particuliers ou communes, la liberté barbare de les détruire.
qu'un site, un paysage bénéficie de cette loi, il faut qu'il
objets d'art, parmi les
Pour
soit classé, comme les monuments ou les
monuments historiques.
Périgord beaucoup de vieilles églises, d'anti¬
châteaux, de débris de monuments celtiques ou romains,
comme aussi beaucoup d'objets d'art, racontant fidèles l'histoire du
pays, mis à l'abri de la destruction par la loi tutélaire qui les a
Nous comptons en
ques
classés parmi les monuments historiques.
Leur nombre va gran¬
envisager avec
confiance l'avenir, assurés grâce à la loi protectrice, de la conser¬
vation de tous les monuments dignes d'intérêt.
dissant tous les
Il
n'en est
jours et bientôt
pas
de
nous pourrons
même malheureusement des sites et des
paysages de la France et en particulier de ceux de notre région. Ils
sont nombreux en Périgord et jusqu'à
aucun
présent on n'en saurait citer
parmi ceux qui ont bénéficié du classement.
Plus heureu
notre région, la Bretagne en compte huit.
citer que sept, parmi
lesquels les vénérables chênes de Fontainebleau, chers à tous les
e
que
Dans tout le reste de la France on ne peut en
touristes et à tous les artistes du monde entier.
Votre
ment
Compagnie en faisant des efforts louables pour le classe¬
des sites, des paysages du Périgord, ne saurait trouver
il —
d'opposition nulle part. Personne qui ne comprenne la perte irré¬
parable que subit un pays le jour où la destruction vient atteindre
ses trésors artistiques, ses paysages fameux, parure indispensable,
seule capable d'attirer les étrangers. Dans cette œuvre de conser¬
vation, les pouvoirs publics sont prêts à nous prêter la main et
notre Président, le sénateur Peyrot, qui s'emploie si utile à la
défense et à la protection de toutes les choses artistiques si grandes
ou si humbles qu'elles
soient, nous est un sûr garant du bon
accueil que la défense des sites du Périgord, présentée par votre
Compagnie, trouvera au sein de la plus haute assemblée.
Les pierres tombales sculptées présentent au point de vue artis¬
tique un grand intérêt. Elles racontent presque toujours en actes
les costumes, les parures, les armes de l'époque à laquelle elles se
rapportent. Les figures, le plus souvent, sont les portraits fidèles
des personnages ensevelis sous ces pierres funéraires. Il ne faudrait
pas cependant accorder à toutes une exactitude et une sincérité
auxquelles, d'après les nouveaux travaux, beaucoup n'ont pas droit.
dans ses études sur les pierres tombales de Seine-etles tombiers de l'époque possédaient des
patrons, des modèles ou passe-partouts qu'ils utilisaient soit en les
recopiant fidèlement et simplement, soit en y introduisant quelques
modifications. Ils avaient des types correspondant au rang social
M. Beaufils,
Marne remarque que
défunts, marchands, bourgeois, hommes d'église, hommes
d'armes, magistrats, évêques. Quant à la partie ornementale, ils la
traitaient à la façon des relieurs qui, avec un nombre limité de
poinçons, arrivent, par des agencements variés, à un nombre illi¬
mité dé compositions décoratives différentes.
des
Messieurs, c'est avec le plus grand plaisir que votre Rapporteur,
qui vous a déjà signalé les communications intéressantes de l'ins¬
tituteur des Eyzies concernant les cavernes de cette localité, appelle
maintenant votre attention sur la communication d'un autre Périgourdin faite à la Section d'Histoire par M. Joseph Durieux, notre
compatriote. Il s'agit d'une insurrection féminine dans la Dordogne.
En 1794, la présence à St- Pierre-de-Côle d'un apôtre de la liberté,
causa parmi les paisibles habitants de cette commune rurale une
grande émotion et provoqua un retentissant tumulte. Quels étaient
les principes de liberté et de raison que prêchaient le prétendu
apôtre échoué dans ce village. C'est malheureusement ce que ne
dit pas le procès-verbal qui relate l'éiuotion populaire exclusivemont féminine. Elle fut fort vive. Le maire, s'efforçant d'apaiser le
tumulte, ne fit que l'augmenter. Dans la bagarre, il perdit son
écliarpe et l'apôtre, qui sans doute dans ses discours avait griève¬
ment offensé les femmes de St-Pierre-de-Côle, fut obligé de s'enfuir
i8 '
-
sous les
ans
huées. A la même
archives de
Sarlat
une
—
époque,
nous retrouvons
mentionnée
nouvelle insurrection féminine.
Cette
fois il s'agit de blés. Les Sarladaises s'opposent résolument aux
réquisitions de blé. Armées de fourches, réunies en troupes, elles
sonnent le toscin et forcent à la retraite les agents chargés de
saisir les blés chez les cultivateurs.
Nous ne devons pas seulement lutter contre ces
redoutables
ennemis, nous devons nous efforcer en appelant à la lumière tous
ceux qui nous
entourent, de créer ainsi un rempart que la barbarie
ne
saurait jamais franchir.
L'homme naît naturellement l'esprit tourné vers le Beau.
Cette
divine lumière n'a été refusée à aucune
Ces émotions
populaires mettent bien en lumière le caractère fier
et indépendant des femmes
du Périgord
prêtes, quand elles sont
conscientes de leurs droits, à les faire valoir elles-mêmes.
Messieurs, les nombreux problèmes, tous si intéressants,
Hygiène, Histoire naturelle, Médecine, Chimie, Mathématiques
traitées au Congrès de Rennes, certes mériteraient un sérieux
examen.
Ne pouvant embrasser un champ aussi vaste,
votre
Rapporteur s'est efforcé, parmi tant de sujets intéressants, de retenir
votre attention sur ceux qui, par leur origine, en quelque sorte leur
consanguinité, touchent de plus près aux travaux de notre Société.
Appelés à interpréter tour à tour les grandes scènes de notre
histoire, comment les artistes pourraient-ils les reproduire fidèles,
s'ils n'étaient parfaitement documentés par
l'Archéologie, les
sculptures antiques, les costumes, les différentes manières de
vivre, les mœurs, les caractères des populations dont ils doivent
fidèles nous redire le passé.
N'ont-ils pas intérêt, ces grands esprits,
conservation de
nos
merveilleuses
avant tous autres, à la
églises, de nos demeures si
intéressantes d'autrefois et aussi de ces sites
que le flot des Barbares toujours
et
de
menaçant, voudrait
ces
paysages
renverser et
détruire.
Archimède, le front penché sur la solution des grands problèmes
qu'il poursuit, ne voit pas le glaive prêt à le frapper ; Lavoisier en face
de la hache des Barbares réclame
de
la
en
vain,
non
pour
science, quelques heures de répit
pour
lui, mais au
achever les
immuables formules d'où découle la chimie tout entière et le Parthénon montre aux voyageurs, attristé, ses admirables frises à
moitié renversées par les bombes de la barbarie musulmane.
Ces
A nous de dissiper ces ombres néfastes, à nous
de permettre à la
véritable lumière de pouvoir se développer et diriger les pas des
générations nouvelles.
Aux cercles, aux
salons, aux réunions privées ou publiques, à
frappé de la
grande lacune qui existe dans la plupart des intelligences lorsque
la question d'art vient
par hasard sur le tapis.
écouter les discussions si variées, on est tout de suite
Si l'on
parle commerce, industrie, chemin de fer, navigation,
aéroplane, sport, agriculture, on rencontre des personnes compé¬
tentes et la conversation se fait aussi instructive
qu'attrayante.
Quand vient à son tour la question Beaux-Arts, tableaux, statues,
architecture, quel changement, quelle déception. A son grand
étonnement, 011 voit apparaître les théories les plus étranges qui
toutes révèlent une ignorance parfaite des principes les
plus élé¬
mentaires d'une science demeurée inconnue à la
plupart.
A descendre
plus bas,
aux
ateliers,
aux
réunions populaires,
l'obscurité se fait de plus en plus profonde, enfin dans les
campa¬
gnes elle est absolue.
Messieurs, combien grande et noble la mission confiée à votre
Compagnie, cette mission qui consiste à s'associer aux artistes, à
tous les esprits supérieurs, pour conserver intact et transmettre à
nos enfants l'héritage du Beau que nous avons
reçu de nos pères.
nom
intelligence venant en ce
monde, mais à quoi sert la lumière lorsque les profondes ténèbres
arrêtent les rayons naissants de sa clarté.
crimes d'autrefois
reproduiront-ils jamais plus?...
et c'est pour lutter contre
eux que nous sommes tous ici réunis.
ne
se
Hélas, il y aura toujours des barbares
Il faut donc reconnaître la
vérité,
tion
si pénible qu'elle soit, l'éduca¬
artistique du pays est à faire.
Si ardue que soit la tâche, elle n'est pas au-dessus de nos
forces,
et déjà
combien d'heureux changements à signaler.
Grâce à la Société des
Beaux-Arts, à ses expositions répétées,
tableaux, s'occupent de peintures,
esprits jusqu'à présent demeurés obstinément fermés à toute
conception artistique. Combien de particuliers, jaloux de posséder
des toiles de maîtres, et qui hier
encore, s'estimaient artistes,
puisque les murs de leurs demeures disparaissaient sous les
chromos achetés aux foires du voisinage.
combien aujourd'hui parlent
La Société des
Beaux-Arts, qui
comme aux
aurores
civilisation ne pouvait trouver refuge que sous des
demain, dans un
de notre
palais de bois,
palais sinon de marbre, du moins de fer et de
—
iô
—
—
pierre, pourra donner asile aux œuvres si intéressantes que les
artistes de tous les pays lui envoient.
Aux grands
trentaine
Salons et Expositions nationales, à se reporter aune
d'années, le Périgord n'était point représenté.
Aujourd'hui les places les plus honorables sont tenues, dans ce
rendez-vous de célébrités picturales, par des artistes de notre région,
les Daniel,
dont les paysages traduisent toute la poésie champêtre,
nues si
remarquées, les Félix aux scènes
populaires, parmi lesquelles le Ministère des Beaux-Arts a bien
voulu choisir la meilleure pour en faire don au Musée de Périgueux.
les Bertoletti aux femmes
Réjouissons-nous de tant de progrès et aussi des distinctions
accordées aux membres artistes de notre Société. Qui ne saurait
d'entre nous éprouver un vif mouvement de
notre
satisfaction en voyant
collègue, le peintre Rougier, décoré des palmes académiques
d'or.
21
—
G. Sarazanas et L. Peynaud ; en qualité de
la Session des Sociétés
ments,
E. de
délégués à
des Beaux-Arts des départe¬
MM. Emile Chaumont, G. Darnet, le Comte
Lépine et F. Blois.
Après un exposé de M. le Président, l'Assemblée
décide que déclaration sera faite, selon l'article 5 de la
loi de 1901, afin de permettre à
Arts de la
la Société des Beaux-
Dordogne d'acquérir la capacité juridique.
M. Sarazanas,
vice-président, est chargé de toutes
les démarches nécessaires pour atteindre ce but.
Enfin, l'Assemblée ratifie par un vote final la décision,
Ainsi peu à peu, grâce aux efforts constants de votre
Compagnie,
les populations de nos belles régions,
si longtemps étrangères au
vaste mouvement artistique qui enveloppe le monde, arrivent,
lentes sans doute, mais sûres, a cette vaste lumière que vous ne
cessez de répandre.
La reine de
Roumanie, Carmen Sylva, félicitant le bon Français
homme-oiseau, les
flots de l'Océan, allant serrer la main de notre amie l'Angleterre, a
exprimé, séduisante, la pensée qui est au fond du cœur de nous
Blériot qui le premier, nouvel Icare, a franchi,
prise par la Commission administrative, d'ouvrir au
mois de mai prochain la dixième Exposition des BeauxArts de la Société.
L'ordre du jour étant épuisé, M. le Président remercie
de leur présence les membres de la Société,
et il lève la
séance à dix heures et un quart.
tous :
«
La Vie n'est que l'éternelle
A. BERTOLETTI.
envolée vers le Beau. »
F. LADEVI-ROCHE.
Des applaudissements bien nourris soulignent et
saluent le beau
Rapport de M. le Docteur Ladevi-
Roche, à qui l'Assemblée vote tous ses remerciements.
Poursuivant son ordre du jour,
l'Assemblée nomme
la Société au prochain Congrès des
Sociétés Savantes qui, pour 1910, se tiendra à Paris
pendant la semaine de Pâques.
la délégation de
Ont été désignés, en qualité de délégués au Congrès
des Sociétés Savantes, xMM. le Docteur Ladevi-Roche,
-sA|r>
—
22
—
GÉNÉRALE
LISTE
Des JJembues de la Soeiété des
(LISTE MES
Beaux-j^Fts de la DoFdogne
SOCIÉTAIRES
Membres perpétuels ( 1) :
pour l'année 1910
Jean-Baptiste C ASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
(Calvados).
MM. Georges
Présidents honoraires :
CHALAVIGNAC,
rue
de la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,
L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
LA
de
COTINAUD,
Périgueux.
boulevard de Vésone, à
Le Docteur Jean-Joseph
PEYROT, ét C., Sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafa-
Le MAIRE de Périgueux,
Le Baron F.
charles
'I'OMBELLE, 41
I., ancien
Vice-Président effectif de la Société, 3, rue Auguste-
Vacquerie, Paris.
yette, à Paris.
SARAZANAS, avocat, 13, boulevard de
Vésone, Périgueux.
Georges
Membi es Fondateurs :
% 9)tII\lMlSAilO\ DË LA
BUREAU
Président
SOCIÉTÉ
:
M. le Docteur J.-J. PEYROT, -V C.
Vice-Présidents.
.
j
'e Matquis G. de hAYOLLE.
I M. G. SARAZANAS.
ALBERT, 41 A, lieutenant au 5ome, place
Francheville, à Périgueux.
Jean-Baptiste AUBARBIER, V, 41 A, président de
la Chambre de Commerce de Périgueux.
MM. Georges
AUCHÉ, chevalier du Mérite agricole,
chirurgien dentiste, allées de Tourny, à Périgueux.
Achille
Secrétaire adjoint.
M. A. BERTOLETTI, 41 L
M. L. DANIEL, 41 A.
Jules AVIAT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et g, rue Pelouze, à Paris.
Trésorier
M. L. HEPPER.
Jean-René BARDON, 41 A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers,
39, rue Gambetta, à Périgueux, et à Sainte-Orse
(Dordogne).
Secrétaire général.
MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE
MM. G. PASQUET, 41 I.
F. LADEVI-ROCHE.
P. MAURAUD, 4| I.
C. BRECHT, * O.
L.-P.
RÉGHÉERE,
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs.
—
MM
Georges
24
-
BELINGARD, 26, cours Saint-Georges, à
MM. L'Abbé
BUISSON, y A., directeur de l'Agence du
Phénix, aux Chabannes-St-Georges, à Périgueux'
roger
Périgueux.
Albert
BERTOLETTI, y I, professeur de dessin,
73, rue des Barris, à Périgueux.
Paul-Joseph BEYNIER, agent-voyer d'arrondisse¬
ment, à Bergerac (Dordogne).
édouard-Fernand B1TARD, à Mensignac Lacha-
pelle (Dordogne)
Fernand
BLOIS, 28, rue de l'Horticulture, à Péri¬
gueux.
René
BOISSARIE, avocat, 28, rue Antoine-Gadaud,
à Périgueux.
gaston
BONNET, if, président de Chambre à la
Cour d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.
Numa BONNE T, négociant, 4, rue Taillefer,
à Péri¬
gueux.
LÉO BORNE, if O., officier d'administration principal
en
négo¬
ciant, g, rue du Bac, à Périgueux.
Philippe BOURDICHON, y A., directeur de l'école
Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.
BOURGOIN, y
d'Académie, à Tulle (Corrèze).
I.,
inspecteur
chevalier du
Henri
CHASTENET, if, négociant, 2, rue du Port,
à Périgueux.
Jules CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,
négociant, 2, rue du Port, à Périgueux.
Raoul-Gaston
CHATEAU, y A, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
Emile
C H AU M ONT,
18,
rue
d'Aguesseau,
à
Périgueux.
Jean CHEVALIER, 34, rue de Metz,
Périgueux.
A, architecte, 47, rue Gambetta, à
Périgueux.
Charles COTINAUD, rentier, boulevard de Vésone,
à Périgueux.
Fernand COURTEY, îo, rueVictor-Hugo,Périgueux,
CULOT, architecte, 14,
rue
de Metz, à
Périgueux
Georges DARNET, y A, artiste peintre, 9, rue de la
BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
et allées de Tourny, à Périgueux.
BRETON, négociant, ro, place Faidherbe, à
Périgueux.
CHASTAING, négociant, rue Bodin, à
Périgueux.
Mérite agricole,
négociant, rue Béranger, à Périgueux.
PAUL
Baptiste
jean-louis DANIEL, y A, architecte, ancien direc¬
teur des travaux municipaux, 8,
rue Alfred-deMusset, à Périgueux.
BRECHT, if o., chef de bataillon
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.
gaston
Marquis F. de CHANTÉRAC, à Cires-lès-Mello
(Oise).
en
Charles
BRETON,
MM. Le
Charles
Charles-Aubin
Gabriel
CHALAUD, artiste peintre, 20, rue du Plan¬
tier, à Périgueux.
M1'9 Marie
Paul COCULA, y
retraite, 2, rue Saint-Simon, à Périgueux.
Firmin BOSCHE, chevalier du Mérite agricole,
BRUGIÈRE, chanoine, 20, rue du Plantier,
à Périgueux.
Périgueux.
PASCAL BERGADIEU, préposé en chef de l'Octroi, à
25 -
Boëtie, à Périgueux.
Le docteur OSCAR
DELBÈS, place Francheville, à
Périgueux.
Jules DELBREL, contrôleur de l'Exploitation de la
C'0 d'Orléans, à Bordeaux (Gironde).
2è
-
M. Armand DELMON, ||
A., capitaine des Sapeurs pompiers, tapissier décorateur, 5, rue Saint-Front,à
Périgueux
M"0 Marie-Louise
rue
DELSUC,
3,
Allées de Tourny, à
FAGUET, || A., 8, place du
Palais, à Périgueux.
émile FALGOUX, entrepreneur
M M. Maxime DENNERY, || A, architecte, rue des Mobiles-
de-Coulmiers, à Périgueux.
DESCHAMPS, architecte,
14, rue
de Metz,
Périgueux
FAURE, 25, rue Alsace-Lorraine, à Péri¬
FAURE-MURET,
DOSE, il L, professeur de dessin hono¬
raire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.
MM. Le Marquis
François DUBOST, p A., sous-directeur des Contri¬
indirectes, 29,
rue
Rose, à Saint-Jean-
gaston DUFOUR, || I, chevalier du Mérite agricole,
industriel, 46, rue Kléber, à Périgueux.
jean-v1ctorin DUNOGIER, || A., négociant, rue
Louis-Mie, à Périgueux.
AmÉDÉE
DUPOUY, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
gueux.
jean-julien DUI'UY,
Cécile, à Périgueux.
négociant,
Adhémard DURAND
de
passage
Sainte-
RAMEFORT, avoué,
15, rue Bourdeilles, à Périgueux.
Georges
DURAND-RUEL, 16, rue Laffite, à Paris.
JOSEPH DURAND-RUEL, 35s rue de Rome, à Paris.
Paul
DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
émile DUSSAUX, Il I, entrepreneur, 25, rue Kléber,
à Périgueux.
Mnie La Comtesse Alice de l'ÉCOCHÉRE, 6y, rued'Ams-
terdam, à Paris,
gérard de FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-Hugo, à Périgueux,
Fernand
rue
d'Angély (Charente-Inférieure).
Victor-Hugo, à
Elisabeth de FAYOLLE, château de
Fayolle, par Torane-St-Apre (Dordogne)
Mm0 La Comtesse
gustave
rue
Périgueux.
DORSÈNE, || A., photographe, allées de
Tourny, à Périgueux.
Eugène
rue
gueux.
Le Docteur
LÉON DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire,
de zinguerie,
Louis-Mie, à Périgueux.
Christian
à Périgueux.
butions
ESCANDE, ancien député, 30,
Notre-Dame, à Bordeaux.
Le Docteur Charles
Périgueux.
Henri
MM. Le Docteur Georges
FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
Jean FONTALIRANT, rentier, 32, rue de Metz, à
Périgueux.
Raymond FOURNIER-SARLOVÈZE, * O., 11,rue
Marignan, à Paris.
GASTON
FRACHET, 37, rue Antoine-Gadaud, à
Périgueux.
Jules-Eugène FRANÇOIS, || I.professeurde dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
Ernest
FRENET,
raire à la
Il I, chef de division hono¬
Préfecture, 22, boulevard de Vésone, à
Périgueux.
Ludovic GAILLARD,
ingénieur, 14, boulevard de
Vésone, à Périgueux, et 21, boulevard Beauséjour,
à Passy-Paris.
georges GAUTIER, s, capitaine territorial, doreur-
miroitier, rue des Chaînes, à Périgueux.
Ernest
GAY, conseiller municipal de Paris, 4, rue de
Sfax, à Paris.
zè
—
-
MM Georges GOURSAT-SEM,
A, 5, rue Cambofi,
MM. féréol
à Paris.
joseph GRANIÉ, substitut du Procureur de la Répu¬
blique près le Tribunal Civil et Correctionnel de la
Seine, à Paris.
HiPPOLYTE
GRASSET, sculpteur,
rue
Le Baron
avenue
Saint-Front,
MM, Pierre-Edouard LAUSSINOTTE,
Mérite Agricole, ancien notaire, à
léon
HÉNIN, négociant, cours Montaigne, à Péri¬
Le
Lorraine, à Périgueux.
Dominique JOUCLA, publiciste,
Edmond
de
rue
Lafayette,
19,
Mrae La Baronne
Q I, proviseur honoraire du
MM. Gaston
LÉPINE,
de
Fleunie,
par
au
Change, et
Condat-sur-Vézère
Amélie
de
LESTRANGE,
i, rue
de
Emile LACHAUD,
industriel,
Dames, à Périgueux.
g,
rue
Gabriel
Le
Combe-des-
François-Louis LADEVI-ROCHE,
château de St-Germain-du-Salembre, par Neuvic-
Comte
(Lot-et-Garonne).
Albert LAPORTE, au Grand Hôtel de France, à
Périgueux,
Lucien
de
MA LE VILLE,
27,
avenue
à Périgueux.
Raoul
MAREY, rentier, à Marsac, par Périgueux.
M. Manuel MATOSÈS, artiste peintre, à Combéranche,
par Ribérac (Dordogne).
sur-l'Isle (Dordogne).
LO.VIBRIÈRES, avocat, à
MAGE, ancien percepteur, à Labatut, près
LÈOPOLD MALIVERT, négociant, 87, rue Gambetta,
Lamartine, à Périgueux.
de
Razac-
d'Antin, à Paris.
Docteur
LAGE
par
Vergt (Dordogne).
Edouard LACOSTE, juge au Tribunal de Commerce,
rue
LINARD, château de Lafaye,
sur-l'Isle (Dordogne).
François-Albin LABROUSSE, avocat, château de
Tourtoirac (Dordogne).
Arthur LACAPE, facteur de pianos, 2, place du
Théâtre, à Périgueux.
de
la
Paris, à Périgueux.
ÉMILE LABROUE,
Lycée, à Bergerac.
entrepreneur,
Comte
château
(Dordogne):
Périgueux.
Casseneuil
LAVAUD, négociant, 6, rue Salinière, à Péri¬
gueux.
HEPPER, juge de paix suppléant, ancien
juge au Tribunal de Commerce, 30, rue Alsace-
Daniel
A, officier du
Saint-Pantaly-
d'Ans, par Cubjac (Dordogne).
LÈOPOLD
Le
I,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.
gueux.
à
Fernand de LA TOMBELLE,
I, 79,
de Breteuil, à Paris, et Château de Fayrac,
Le Docteur Paulin deBrou de LAUR1ÈRE,
gueux.
paul
agent général, inspecteur
Antoine-Gadaud, à Péri¬
par Domme (Dordogne).
GUICHARD, 34, rue de Bordeaux, à Péri-
ErnestGUILLIER, avocat, Sénateur, rue Bourdeilles,
à Périgueux.
AmÈDÈE GUINDE, banquier, 7, rue Dante, à Paris Ve.
rue
gueux.
à Périgueux.
EDMOND
LASSAIGNE,
d'Assurances, 20,
Mm#
AMÉLIE-JEANNE MAUMONT,
rue
Bodin, à Péri¬
gueux.
paul
MAURAUDjiJ I, architecte, rue de LaBoëtie,
à Périgueux.
MM. èmile MAZY, chevalier du Mérite
agricole, 3, place
Bugeaud, à Périgueux.
MERLAUD, 41 A, artiste peintre, à Verteillac (Dordogne).
Camille
Edmond MICHEL, 4| A,
juge suppléant
au
représentant de commerce,
Tribunal de Commerce,
rue
Louis-Blanc, à Périgueux.
Fernand MILET,
41 A, greffier en chef honoraire,
MITTEAU, négociant, ii, rue Combes-desDames, à Périgueux;
Henri MONTASTIER, négociant, place Franchéville,
à Périgueux.
MOREAU, artiste peintre, à La Roche-
chalais (Dordogne).
MURAT, juge au Tribunal de Commerce,
industriel, 16, rue Bodin, à Périgueux.
MM. MARC
PAUL NAU, pharmacien, 33, rueGambetta, Périgueux.
NÉGRIER, avoué,
30,
rue
Gambetta, à
Périgueux.
Le Baron Henri de NERVAUX, 14, rue du Plantier,
à Périgueux, et 56, avenue Montaigne,
Mra" Justine
Paris
PABOT-CHATELARD, à Brognac,
par
PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.
MM. Honoré PARACINI, entrepreneur
rue
Le Docteur Albert de
PINDRAY, 7,
de peinture, 14,
Saint-Front, à Périgueux.
Jean-Georges PASQUET, i} I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
LÉON
de la
PORENTRU, 41 a, dentiste-médecin, rue
Saint-Front, à Périgueux.
POUYAUD, 4# A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.
auguste PRADEAU, juge au Tribunal de Commerce,
place de la Mairie, à Périgueux.
Gérard RAYNAUD, rue des Cordeliers, à Excideuil
(Dordogne).
Le Comte Henri de REGANHAC, 6 bis, boulevard
Pereire, à Paris.
>
ancien
Louis-Paul RÉGHÉERE,
capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.
REIGNIER, rentier, 35, rue Gambetta, à
Périgueux.
fernand REQUIER, maire de Castelnaud-Fayrac
(Dordogne), et avenue Bertrand-de-Born, Périg.
Auguste-Antoine R.OBINOT, 50, rue Vaneau, à
JEAN
Théophile
à Agonac
eugène
ROUDERGUES,
parfumeur-chimiste,
(Dordogne).
ROUGIER, é} I, greffier de paix, 52, rue
de l'Hôtel-de-Ville, à Ribérac (Dordogne).
ROUGIER, contrôleur des Contributions
directes, rue de la République, Périgueux.
Maurice
PAUTAUBERGE, 4$ I., maire de Montignac
(Dordogne), et g, rue Edmond-Valentin, à Paris.
Maurice ROULET, négociant, 96, rue
officier du Mérite Agricole,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Lë Baron de SAINT-PAUL,
M. Louis PEYNAUD,
rue
Boëtie, à Périgueux.
Paris.
Javerlhac (Dordogne).
M"0 Marie
Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
Charles-Henri
Alexis
Henri
yette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne).
eugène PICARD, industriel, 1, rue de la
Robert
5, rue de Paris, à Périgueux.
M110 Valentine
MM. Le Docteur Jean-Joseph PEYROT, % C, Sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafa-
de Bordeaux,
à Périgueux.
par Sorges (Dordogne).
château de Ligneux,
—
M™ La Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du
Lieu-Dieu, par Périgueux.
MM. Georc.es
SARAZANAS, avocat,
Vésone, à Périgueux.
13,
33
-
SOCIÉTÉ DÉCÉDÉS
MEMBRES DE LA
boulevard de
ALBERT
SARLANDE, ancien député, 64 bis, rue
Monceau, à Paris, et au château de La Borie, par
Champagnac-de-Belair (Dordogne).
GEORGES SAUMANDE, député, 25, rue de Bordeaux,
1888.
—
1889. — CLUZEAU.
Mmo LINARD.
à Périgueux.
Henri
SEMPÉ, avoué, docteur en droit, 17, rue du
1890.
—
à Périgueux.
SOYMIER, pharmacien, 8,
rue
Taillefer, à
Périgueux.
de
NERVAUX.
Docteur Albert GARRIGAT.
louis SIMON, Il A., Grand hôtel de l'Univers, rue
Henry
TRANSON.
Baron Ernest
Palais, à Périgueux.
de Bordeaux,
Docteur USSEL.
1891.
—
1892.
—
CROS-PUYMARTIN.
Prosper FOURNIER.
Lucien LACOMBE.
Armand TENANT,
I., professeur de musique, 17,
Eguillerie, à Périgueux.
ÉDOUARD DE TEYSSIÈRE,
colonel à l'état-major
io"10 corps d'armée, à Rennes (Ille-et-Vilaine).
Michel ROUGIER.
rue
1893.
—
Adrien
de TORSIAC,
directeur de la Société
Générale, boulevard Montaigne, à Périgueux.
1894.
—
Général Jules LIAN.
à Périgueux.
M"106 de VERNINAC
de SAINT-MAUR,
château
Petit-Change, par Périgueux.
de
Jean BORIE.
François JEANNE.
marc VENTENAT,pharmacien, 3, cours Montaigne,
La Comtesse
Michel HARDY.
PASQUIER.
Alfred BOUCHÉ.
Adolphe
VERTHAMON,
du
1, rue de Paris, à
Périgueux.
1895.
—
Comte G. du CARREAU.
Théodore LEBOUCHER.
1896.
—
MM. henri
VEYSSET, 20i, rue Saint-Genès, à Bordeaux
(Gironde).
Paul GERVAISE.
Marquis de SAIN TE-AULAIRE
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
Ferdinand VILLEPELET, 4J I,
archiviste départe¬
mental honoraire, boulevard Lakanal, à Périgueux.
Ingénieur VERGNOL.
Paul-Émile BARRET.
1897.
-—
Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.
Calixte LARGUERIE.
—
34 —
1898. — Gaston de MONTARDY.
1909.
—
35 —
Paud-Édouard DELSUC.
Marc FAYOLLELUSSAC.
Jean DONGREIL.
Charles BUIS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.
.Capitaine antoine RILHAC.
Albert MONTET.
Docteur Jean de LACROUSILLE.
1899.
.
—
:
1900.
—,
—
.
Cyprien LACHAUD.
LACROUSILLE.
Docteur Armand de
1902.
—
Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉDAT.
Paul GÉRARD.
Charles MORVAN.
Anatole de
j903.
—
ROUMEJOUX.
Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.
Docteur
1904.
—
ROUSSELOT-BEAULIEU.
Marquis de CHANTÉRAC.
Paul FAURE.
Fernand GILLES-LAGRANGE.
André ROLLAND
1905.
—
de
DENUS.
Antoine FOUGEYROLLAS.
Gaston MALEVILLE.
Honoré
SÉCRESTAT.
Adolphe TRUFFIER.
1906.
—
HIRLiÇ! Ht ÇIJL"
CE
Gabriel COMBET.
1901.
"
Abbé B.OURZÈS.
àlbèric DUPUY.
-
Édouard REQUIER.
Auguste DORSON.
Ernest de
LACROUSILLE.
1907.
—
Eugène PLANTÉ.
1908.
-
ROGER-BALLU.
Désiré BONNET.
LA VI!.. L E
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