FRB243226101_P2-586_1911.pdf
Médias
Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 9 janvier 1911.
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-
Numéro 12.
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BULLETIN
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°
ANNUEL
la,
De la Dordogne
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o
COMPTE RENDU
DE
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 9 Janvier 1911
:
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INAUGURATION
et
FERMETURE
DU
LISTE
Xme
SALON
PÉRIGOURDIN
GÉNÉRALE
des
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MEMBRES
F3our
DE
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LA SOCIETE
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PERIGUEUX
Imprimerie D.
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Joucla, rue Lafayette, n° 19
1911
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BULLETIN
ANNUEL
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SOCIETE ©il BEAUX-ARTS.
DE LA DORDOGNE
COMPTE RENDU
d.e
L'ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
Du 9 Janvier 1911
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INAUGURATION
et
FERMETURE
DU
Xme
SALON
PÉRIGOURDIN
LISTE GENERALE
DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ
l'Année
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Bulletin n° 12
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PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE
D.
JOUCLA, RUE UAFAYETTE, N° 19
1911
AVIS
cotisations
de
l'année
d'habitude, mises
en
recouvrement pendant le
Les
1911
seront, comme
mois
de mars.
Afin d'éviter des frais
COMPTE
inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la Société, 30, rue Alsace-Lorraine, à
île
RENDU
l'assemblée générale ordinaire du 9 Januier 1911
Périgueux.
Dans
La brochure contenant les Statuts est à la disposition
des membres de la Société, qui pourront
la demander
au Secrétariat,
73, rue des Barris, à Périgueux, où se
trouvent aussi des Bulletins d'adhésion à faire signer
par
les
personnes
nouveaux
qu'on aurait à présenter comme
sociétaires.
une
salle de l'Hôtel de Ville de
Périgueux, le
lundi 9 janvier 1911, à huit heures-et demie du soir,
a eu lieu l'Assemblée
générale annuelle de la Société
des Beaux-Arts de la D or dogne.
La
séance
été
présidée par M. le Marquis de
Fayolle, vice-président de la Société, qui a, tout
d'abord, excusé l'absence de M. le Docteur Peyrot,
président, en ce moment alité et bien au regret de
n'avoir pu venir.
a
Assistaient M. le Président : MM.
Sarazanas, vice-
président ; Bertoletti, secrétaire général ; Daniel, secré¬
taire-adjoint; Hepper, trésorier, et les membres de la
Commission administrative, MM. le Dr Ladevi-Roche,
le Commandant Brecht et le Capitaine Réghéere.
Les sociétaires suivants étaient présents ou régulière¬
ment représentés :
—
4
-
Auché, R. Bardon, P. Bergadieu,
A. Bertoletti, P. Beynier, F. Blois, L. Borne, F. Bosche,
Ph. Bourdichon, le Commandant C. Brecht, G. ChaMM.
A.
lavignac, le Marquis F. de Chantérac, B. Chastaing,
R. Chateau, E. Chaumont, F. Chaux, P. Cocula,
E. Courbatère, P. Cros, C. Culot, J. Daniel, G. Darnet,
H. Deschamps, L. Deschamps, R, Desforges, E. Dorsène, G. Dose, F. Dubost, G. Dufour, L. Dulac,
A. Dupouy, E. Dussaux, le Docteur Faguet, E. Falgoux,
le Marquis G. de Fayolle, MUe J. Ferminet, MM.
J. Fontalirant, G. Frachet, E. Frenet, G. Gautier,
J. Gauthier, H. Grasset, L. Hepper, D. Joucla,
E. Lachaud, E. Lacoste, Mlie G. Lacoste, M. L. Lacoste,
Mme A. de Lacrousille, MM. le Docteur Ladevi-Roche,
D. de Lage de Lombrières,
F. Lassaigne, L. Lavaud,
le ComteE. de Lépine, Mme la Baronne A. de Lestrange,
MM. M. Matosès,
P. Mauraud, E. Mazy, G. Monmarson, M. Murât, le Baron H. de Nervaux, G. Pasquet,
L. Peynaud,
E. Picard, C. Pouyaud, A. Pradeau, le
le Capitaine L.-P. Réghéere,
E. Ribes, A. Robinot, Th. Roudergues, Mme laMarquise
Comte H. de Reganhac,
E. de Sanzillon,
L.
Simon, H.
MM. G. Sarazanas, G. Saumande,
Soymier, E. Tuffet, M. Ventenat,
Mmes M. de Verninac de Saint-Maur, la Comtesse E. de
Verthamon, MM. H. Veysset et F. Villepelet.
M.
le
Président constate
que quatre-vingt-trois
régulièrement représentés
en vertu des pouvoirs écrits
déposés sur le Bureau. Ce
nombre, de beaucoup supérieur au quart des sociétaires,
fait que l'Assemblée est constituée et peut délibérer
valablement selon les prescriptions des articles 58, 61.
membres sont présents,
62 et 63 des Statuts.
ou
Au début de la séance
fait la répartition entre
les membres de la Société des œuvres d'art acquises
on
a
pendaint le dernier Salon Pèrigourdin. Le tirage au sort
a
donné les résultats suivants :
Le tableau Etude Bretagne, par Bauré, est échu à
Tenant ; le tableau Bretagne, par'Bauré, à
M. A.
M. P. Cros
le tableau En Bretagne, par Bauré, à
Deschamps ; le tableau Vue de Bretagne, par
Bauré, à M. Robinot ; le tableau Jolie matinée à
Fouras, par Castaignet, à M. L. Simon ; le buste
;
M. L.
Cupidon,
Choppin, à M. R. Bardon ; le tableau
par E. Claude, à M. C. Pouyaud ; le tableau
L'Etang, par Dambéza, à M. E. Lacoste; la gouache
n° 1, Souvenir de
voyage, par Duchemin, à M. G. Monmarson ;
la gouache n° 2, Souvenir de voyage, par
Duchemin, à M. G, Linard ; la gouache n°3, Souvenir
devoyage, 'pav Duchemin, à M. R. Porentru ; la gouache
n°4, Souvenir de voyage, par Duchemin, à M. J. Daniel ;
l'aquarelle La porte de l'écume, par Forel, à M. G.
Gautier ; le tableau La marchande de poisson, par
Garaud, à M. ]. Chastenet ; le tableau Giroflées, par
Guétin, à M. L. Dulac ; la plaquette sur marbre rouge,
Christ au tombeau, par Lafleur, à M. J. Labasse ; le
dessin aquarellé Soleil couchant, par Laugée, à Mme la
Comtesse de Fayolle ; le tableau Chaumière bretonne,
par Madeline,
à M. F". Fommarty ; le tableau
Laveuses sur la Creuse, par Maillaud, à M. A. Delmon ;
le tableau La ptazza à Venise, par Maillaud, à M. E.
Mazy ; le tableau Laveuses, par de Montholon, à
M. D. Joucla ; le tableau Le pont Saint-Michel, par
par
Roses,
Mestrallet, à Mmo L. Gaillard ; le tableau Bords de
7
-
l'Armançon, par Petitjean, à M. L. Borne ; le tableau
de La Rocca, à M. A. de
le tableau Petit port de Sanary, par Salkin,
à M. M. Matosès ; le gravure Les pileuses, par Mayeur,
d'après Vélasquez, à M. L. Lavaud ; la gravure
Hommage à Delacroix} par Focillon, d'après FantinLatour, à M. Belingard ; la gravure Portrait de vieil¬
lard, parCoppier, d'après Rembrandt, à M. P. Breton ;
la gravure Las memnas, par Waltner, d'après Vélas¬
quez, à M. le docteur Delbès ; la gravure Rubens, par
Fouquet-Dorval, d'après Rubens, à M. G. Bonnet ; la
gravure l'Ile heureuse, par Mordant, d'après A. Besnard,
Port de Bordeaux,, par
Torsiac ;
à M, P. Mauraud.
-
Bien que la Société ait été fondée vers la fin de 1883. ce ne fut
qu'au mois d'août 1886 que sa première Exposition s'ouvrait tout
modestement à l'École Lakanal.
Dès ces premiers débuts elle eut la bonne fortune de contribuer à
la glorification
d'un illustre peintre périgourdin
:
Jacques-Emile
Lafon.
de mourir, et c'est à notre Société que revint
présenter alors au public l'ensemble des œuvres,
disponibles de ce maître, si consciencieux en ses impeccables
productions ; œuvres qui furent pour maints visiteurs une révé¬
lation et qui firent l'admiration de nos concitoyens, fiers, à juste
titre, d'un tel artiste, que Périgueux avait vu naître.
Lafon venait
l'honneur
de
Société, on ne saurait oublier tant de beaux
éloquents tableaux, vivants portraits, savoureuses
esquisses, savants dessins. Au Musée du Périgord, il y a d'ailleurs,
Au sein de notre
ouvrages,
souvenir impérissable,
toujours placé sous les regards du public,
importante créée par Lafon, et qui figurait au
Salon Périgourdin de 1886 : La Magdeleine, tableau donné à la ville
sur nos instances et par notre intermédiaire.
la dernière œuvre
des œuvres d'art ainsi opérée, M. le
procès-verbal de la
dernière Assemblée générale, lequel a été adopté sans
La répartition
Président fait donner lecture du
observations.
La parole a été donnée ensuite à M. Bertoletti, secré¬
taire général, chargé de faire, au nom de la Commission
administrative, le Rapport annuel, moral et financier,
Mais, si la réunion des œuvres de Lafon, d'un si puissant
intérêt, marquait brillamment, en 1886, la première étape de la
Société, cette manifestation d'art était loin de présenter, par ailleurs,
la variété et la splendeur de celles qui la suivirent. En parcourant
nos catalogues des années 1888, 1890, 1893, 1896, 1898, 1901, 1904
et 1907, il est facile de constater la marche ascendante de nos
Expositions.
l'exposition d'hier, ouverte de mai à juillet 1910, de laquelle
plus particulièrement à noter ici les résultats, a été
un nouveau jalon sur la route du succès.
Et
relatif à la vie sociale.
nous avons
M. Bertoletti s'est exprimé ainsi :
Périgourdin comprenait 429 œuvres d'art,
181 exposants, ce qui se traduit en une moyenne
de 7 numéros pour chaque groupe de 3 artistes.
Ce
Messieurs et cliers Collègues,
Au
nom
de la
Commission
administrative
dixième Salon
envoyées
de
la Société, j'ai
par
Dans le nombre, on comptait
84 peintres, sculpteurs ou graveurs
près de la moitié — titulaires de récompenses obtenues aux
Salons officiels de Paris. Le tiers des exposants —exactement59 —
appartenait à la catégorie de ceux qui, à ces mêmes Salons, sont
classés hors concours ; parmi ceux-ci, il y avait 15 membres des
jurys fonctionnant au Grand Palais.
■—
l'honneur, une fois de plus, de vous faire le rapport annuel moral
et financier.
vingt-cinquième année d'existence
Déjà notre éminent président, M. Peyrot, en des termes
d'une bien trop grande bienveillance à mon endroit — dont, malgré
ma confusion, je ne puis que l'en remercier — a
fait allusion à ces
« noces d'argent » lors de la fête
qui couronna le Salon Périgourdin
de l'année qui vient de finir.
Nous clôturons ce soir notre
active.
Dans
qui
cette
nous
membres
élite —
rare
à rencontrer
en
province — d'artistes
ont honorés de leurs envois, on distinguait encore deux
de l'Institut :
M.
Jules
Lefebvre, le génial, classique
«
-
8
—
—
peintre, et M. Carolus-Duran, directéur de l'Académie de France,
à Rome ; on y voyait aussi M. Alfred-Philippe Roll, le président de
la Société Nationale des Beaux-Arts.
ensemble de notre dernier Salon, venaient six
des meilleurs peintres de la nouvelle École impressionniste, dont
la technique ne laisse pas que d'être utile à étudier.
ces
illustres maîtres,
s'étaient groupés, tenant bien
places, nombre d'autres artistes de beau talent, parmi lesquels
émergeaient vingt-sept Périgourdins, dont les œuvres, si mûries et
leurs
si variées,
eurent, du public, une très légitime faveur.
Une fois de
plus, notre Société a donc pu réunir à Périgueux une
collection d'œuvres d'art de choix.
La
libéralité de Mme Ludovic Gaillard et celle de
ses
fils —
personnes envers lesquelles nous manifesterons ici toute notre
reconnaissance — nous ont permis de la mettre en. valeur dans les
somptueuses salles du Palais des Arts. Notre gratitude ira aussi à
M. Cocula, le distingué architecte, qui, àvec un dévouement aussi
intelligent que parfait, a su avantageusement résoudre le difficile
problème consistant à permettre l'organisation du Salon Périgourdin
au Palais des Arts, sans interrompre lestravaux de parachèvement
de sa belle œuvre.
Vous
avez vu
quelle fut l'organisation matérielle de l'Exposition,
elle sera plus belle encore à
l'avenir, si notre rêve d'occuper désormais le Palais des Arts,
aujourd'hui complètement achevé, se réalise, selon une promesse
qui nous est chère.
et vos esprits se représentent combien
C'est en suscitant des manifestations d'art aussi attrayantes, aussi
complètes, aussi instructives qu'elle le peut, que notre Société
parvient à faire entendre le subtil langage de l'art, souhaitant qu'il
devienne partout familier autour d'elle, et qu'il trouve un vibrant
écho auprès du délicat public périgourdin.
Notre Société s'estime heureuse lorsque les voix secrètes de l'Art
parviennent aux cœurs et les émeuvent; elle atteint son but lorsque
chez le visiteur attentif, elle éveille ce qu'il y a de plus pur et de
plus élevé en son idéal ; qu'elle l'aide à ressusciter en lui une
pensée d'art parfois confuse, une -nuance de sa culture. C'est ainsi
qu'elle veut apporter son modeste tribut à l'expansion du Beau :
précieux patrimoine intellectuel et émotif de l'humanité !
récompense de nos efforts,
l'avons trouvée, Messieurs,
dans le bon accueil fait par le public à notre dixième Salon
Périgourdin, aussi bien que dans le fait de voir le cercle de nos
La
—
concitoyens, amoureux d'art, s'élargir toujours davantage et former
des groupes plus
compacts.
Nous l'avons
A parfaire le bel
Autour de
g
nous
trouvée, la récompense, dans la sympathie plus
étroite, que nous ont manifesté les nouveaux membres, venus
augmenter notre Compagnie, lui infusant une plus intense vitalité.
Nous avons ici à donner le salut de bienvenue à
vingt-huit socié¬
taires inscrits durant l'année 1910 : MM. J.
Adisson, E. Buffeteau,
J.
Carré, M. Chapotel, F. Chaux, P. Cros, E. Courbatère, R. Desforges,
Dulac, Mlle J. Ferminet, MM. J. Gauthier, J. Labasse, Mlle G.
Lacoste, MM. D. de Lage de Lombriéres, E. Lassaigne, J.
Marty,
E. Maurel, E. Mazurier, G.
Monmarson, S. Parlange, J. Pradier, le
comte de Reganhae, E. Ribes, A.
Rigou, Mlle M. Sahrier, MM. J.
Tarrier, E. Tuffet et Mme Armand de Lacrousille, devenue membre
perpétuel par le don qu'elle a fait à la Société du titre remboursable
sur la Galerie des
Expositions, jadis souscrit par le regretté docteur
A., de Lacrousille, duquel le .précieux souvenir reste
toujours vivace
L.
parmi nous.
Un grand encouragement à nos efforts, nous le trouvons encore
dans les chaudes sympathies et dans les appuis moraux et matériels
que
1 Œuvre
d'éducation
artistique poursuivie par la Société,
côtés, sympathie et appuis pour lesquels nous
exprimerons solennellement aujourd'hui notre profonde reconnais¬
recueille de
sance.
tous
Et nos remerciements bien vifs iront à M. le Maire et à
la
Municipalité de Périgueux, à M. le Préfet et au Conseil général de
la Dordogne, pour les subventions si nécessaires
qui nous furent
accordées ; ils iront à M. le Ministre des
Beaux-Arts, qui nous a
donné et l'habituelle subvention
et
le
splendide lot de
gravures
avant la lettre, dont
les exemplaires feront la joie de ceux de nos
membres qui viennent d'être favorisés du sort
; ils iront à MM. les
membres de la Presse périgourdine et
régionale qui, avec une
unanimité dont nous sommes fiers, ont soutenu notre délicate
entreprise, plaidant en sa faveur auprès du public, faisant valoir
toute la force éducatrice qu'elle renferme.
Au
sein même de notre Compagnie, nous avons à
marquer notre
gratitute envers'MM. les Membres du jury de classement des œuvres
d'art, toujours si diligents, en envoyant un souvenir cordial à leur
doyen, M. Gustave Dose qui, éloigné depuis quelque temps par une
indisposition, suit pourtant toujours, de sa pensée et d'un œil
attentif, l'œuvre de la Société ; envers nos vigilants Vice-Présidents,
MM.
le Marquis de Fayolle et G. Sarazanas
; envers notre précis
Trésorier M. I-Iepper, le Secrétaire adjoint M. Daniel et les Membres
de la Commission
le Commandant
administrative, MM. Pasquet, le Dr Ladevi-Roche,
Brecht, le Capitaine Réghéere, Mauraud et Cocula,
—
to
—
—
Jamais lassés de servir de tout leur pouvoir les intérêts communs ;
envers notre bon Président, M. Peyrot, quine marchande jamais ses
soins zélés en toutes choses où est utile sa haute intervention. Il
aujourd'hui alité,
est
l'Assemblée. Avec
nos
nos
et bien au regret de
n'avoir pu venir à
remerciements, nous lui enverrons ce soir
souhaits de prompt et complet rétablissement.
volontés réunies, convergeant vers le
Tant de bonnes
même
objectif, nous ont permis de mener à bien notre dixième Salon
Périgourdin, de le faire intéressant et instructif pour le public
appelé à en bénéficier.
Nos concitoyens n'ont point été insensibles à notre œuvre, et
pendant près de deux mois et demi n'ont cessé de fréquenter les
salles du Palais des Arts ; les Amateurs, la Société ou le Musée ont
su
retenir, à Périgueux, le respectable chiffre de 53 œuvres d'art,
significatives de l'Exposition.
dont plusieurs des plus
Rentrant
dans la
vie
intérieure de
la Société, nous
avons,
Messieurs, la satisfaction d'enregistrer ici les noms de ceux de nos
membres qui virent leurs mérites récompensés officiellement.
M. F. Villepelet,
Presqu'au début
de 1910, peu de jours après notre dernière
générale, l'ingénieur Ludovic Gaillard était soudaine¬
ment enlevé. « La mort, disait un homme célèbre (1) semble toujours
imprévue, surtout lorsque la vie a été grande ». Et combien fut
utilement remplie l'existence de cet éminent collègue disparu, per¬
sonne ne l'ignore ici.
Retiré en son cher Périgord, le soir de son
grand labeur, il comprenait le repos, en travaillant encore, avec
une juvénile ardeur, aux œuvres utiles à ses concitoyens. L'édifi¬
cation du Palais des Arts est née de l'idé : qu'il avait eue, de dresser
un asile stable aux Expositions de
notre Société, et de leur donner
un cadre digne d'elles
; pensée généreuse, marquant son profond
attachement à la Société, et pour laquelle notre gratitude ne s'effacera
jamais !
Assemblée
Au
vide
que laisse Ludovic
Gaillard, viennent s'en ajouter trois
pénibles : ceux occasionnés par la mort d'Albin
Labrousse, avocat ; Maurice Rougier, contrôleur des Contributions
directes, et Eugène Rougier, l'aquarelliste de Ribérac, dont les pro¬
ductions, exposées à nos Salons, marquaient toujours1 de nouveaux
progrès.
autres
bien
Archéologique et Historique du Périgord, qui présida
à la naissance de notre propre Société, a été. nommé Chevalier de la
Légion d'honneur ;
Que les familles, si cruellement frappées par ces inexorables deuils,
assurées que nous en partageons toute l'amertume, et
qu'elles agréent les sentiments de sincère et cordiale condoléance,
qui sont ceux de l'entière Société !
de la Société
soient
de lettres dé icat et historien, l'un des
1870, et aujourd'hui Syndic du
Conseil municipal de Paris, a été nommé tout dernièrement Chevalier
de la Légion d'honneur ;
déclaration légale de notre
M. Ernest Gay, homme
vaillants soldats du Périgord, en
Roger Buisson, qui contribue
musicale
en
—
le savant Archiviste départemental dont l'éru¬
dition et les travauxresplendissent d'un vif éclat dans les Bulletins
M.
11
notre
cité,
a
été
si
promu
largement à l'éducation
Officier de l'Instruction
publique ;
si pratique et si expert, toujours
attaché aux choses de l'art, a été nommé Officier d'Académie :
Concernant les choses
passées, il y a encore lieu d'enregistrer la
Société.
Grâce aux bons soins de notre dévoué
Vice-Président, M. Sara-
zanas, que nous avons a remercier particulièrement à ce sujet,
toutes les formalités ont été remplies, pour que nous soyons en
pleine possession de la capacité juridique, selon les termes de la
loi de 1901.
M. Henri Deschamps, l'architecte
Maurel, Secrétaire général de la Dordogne, qui,
son arrivée en notre ville, voulut manifester
tout l'intérêt qu'il prenait à la cause artistique, en se faisant inscrire
parmi nos membres, a été nommé Officier du Mérite agricole.
Enfin,
M.
E.
dès le lendemain de
A tous ces chers et distingués Collègues,
nous
Voici; maiiitehant, qu'il nous faut rouvrir le livre noir, dont les
pages; hélas ! se remplissent, chaque année, de quelques noms
•ajnlés' !
tel qu'il
Trésorier :
adresserons nos
plus vives félicitations. ■
.
Arrivant à l'état financier \de la
comptes,
(1) Guizot.
se
Société, voici le résumé des
déduit de la vigilante gestion de notre
—
1.1
—
Entrées :
Passif :
Reliquat en caisse au 31 décembre 1909
2.425f60
Cotisations recouvrées
1.770
en
1910
Recettes de l'Exposition
908 95
Subvention de la Ville de Périgueux
Subvention
du
Département de la Dordogne
Subvention de l'Etat
Intérêts des fonds placés
1.000
500
»
500
»
30
»
le remboursement de la Galerie
démontable
2.500 fr, 00
Intérêts dus à ces mêmes Bons
»
7.134 55
Total francs
Bons à tirer pour
»
(mémoire)
Total, sauf mémoire
Sur le reliquat disponible
2.500 fr. 00
à l'actif, la Commission administrative
propose de rembourser quatre Bons relatifs à la Galerie des Expo¬
sitions, Bons dont les numéros seront tirés
au
sort en cours de
l'actuelle séance.
Sorties :
Installation
des
salles
Tout à l'heure nous aurons également
de l'Exposition et remisage
des
matériaux
801 90
1.032 55
157 »
Transports des œuvres d'art
Affranchissements et gratifications
331 30
Frais divers et recouvrements
42
Couronne mortuaire
Installation des tableaux et tapissier
Divers fournisseurs et frais de
représentation
460
Gardiens
Achat d'œuvres
d'art
Emballages des œuvres d'art
au
»
546 ».
632 50
532 »
Imprimeurs, assurance et loyers..
départ et expéditions..
»
1.731
»
448
»
6.714 25
Total francs
à désigner nos Délégués au
Congrès des Sociétés Savantes et à la Session des Sociétés des
Beaux-Arts des Départements, à la participation desquels M. le
Ministre de l'Instruction publique et des Beaux-Arts a convié notre
Compagnie.
Nous allons avoir, avant cette désignation, le précieux
régal,
auquel nous a habitué notre excellent collègue le Docteur LadeviRoche, de son rapport touchant le dernier Congrès annuel.
La
C'est encore le terme, car tout a une fin, d'un premier cycle de
vingt-cinq ans de vie active pour notre Société. Les noces d'argent
furent heureuses.
Souhaitons, Messieurs et chers Collègues, que
période s'ouvrant devant nous, soit toujours plus
féconde et consolante en résultats tangibles ; que la Société célèbre
avec un entrain sans cesse
renouvelé, les noces d'or, de diamant...
et que, tenace, elle s'achemine droit vers le but qui est le
sien, sans
jamais s'en laisser distraire ; but dont l'idée, inscrite sur notre
sceau, Aime l'Art qui le connaît, doit se traduire ainsi :
la
Balance
:
Entrées
7.134 55
Sorties
6.714 25
Au 31
Le Bilan social,
suivante
décembre
1910, reste en caisse...
420 30
à la fin de l'exercice 1910, s'établit de la manière
:
Actif :
Fonds en caisse
Tringles
en
fer
des faits et
gestes de la Société, pendant l'année 1910,
ici, je le crois bien, finie. Fini, l'est aussi le mandat que vous
aviez confié il y a trois ans, à l'actuelle Commission administrative.
revue
est
nouvelle
Susciter l'amour des
arts, en répandant, infatigables, les ensei¬
qui en découlent, et de l'Art, parfum de
l'humanité, faire toujours mieux apprécier l'important rôle social
au sein de ce beau
pays périgourdin.
gnements précieux
420 30
pour
soutenir les tableaux
l'Ecole Lakanal
Périgueux, le 9 janvier 1911.
placés à
(mémoire)
Matériel de la Galerie démontable
Total, sauf mémoire
/mémoire)
420 30
Le Secrétaire général,
A, BERTOLETTI.
Les conclusions de ce rapport,
ainsi que les comptes
qui y sont résumés, ont été unanimement sanctionnés
par l'Assemblée générale.
De son côté,
M. le Docteur Ladevi-Roche a fait un
très intéressant rapport au sujet du dernier
Congrès des
Sociétés Savantes; il s'est exprimé en ces termes :
Messieurs,
Nous vivons aux temps des merveilles. Si nous levuns les yeux,
l'espace est plein de gigantesques oiseaux, aujourd'hui malheureu¬
sement incertains, mais qui demain porteront dépêches et voyageurs
aux extrémités du monde.
la terre, que de miracles ! — Perdus aux mers
navigateurs, quand même, sont avertis du secours
qui leur arrive. Aux cabines téléphoniques, encore quelques jours,
et nous pourrons nous entretenir avec les images réelles des
personnes qui nous parlent. Demain, n'en doutons pas, les grands
courants électriques emprunteront l'hiver, au Sahara, l'été, aux
Pôles, tantôt leur chaleur, tantôt leur fraîche haleine, pour nous
—
A regarder
orageuses, les
réchauffer ou nous rafraîchir.
L'âme humaine désire quand même au-delà. Elle regarde ennuyée
les choses de la terre et veut toujours monter plus haut, chercheuse
éternelle du sublime.
Puvis de Chavannes a raison : épargnons, au bois sacré, aux
magnifiques intelligences, le bruit inutile des vanités du monde.
Au-dessus de ces chercheurs d'idées, seul le ciel, autour d'eux le
bois sacré éloignant les profanes. Pourquoi imposer aux semeurs
de bon grain le tumulte du charlatan jetant aux sables du désert
les paroles mensongères qu'emporte le vent ?
Messieurs, quelle année fut mieux remplie. Si vous envoyez aux
fêtes de la pensée, ces grands Congrès des Sociétés Savantes, vos
Délégués chargés de vous rapporter le parfum de tant de fleurs
odorantes, ici, par votre Exposition, vous créez un mouvement
intellectuel, vous faites violence à l'inertie des populations qui nous
entourent, et quand même vous créez un foyer de lumière capable
de réchauffer et d'éclairer les intelligences les plus rebelles.
Messieurs, à parler des Expositions quelles qu'elles soient, combien
différents, combien d'avocats osant habiles le pour et le
contre ; quand même la vérité demeure. Les Expositions, seules
destinées à faire valoir les produits industriels de tous les jours,
sont irrévocablement condamnées. A quoi bon ces palais, ces gale¬
d'avis
ries, ces foules vainement rassemblées, s'il ne s'agit que de produits,
que nous rencontrons à chaque pas. Tant d'efforts, tant de dépenses
et pourquoi ! Pour mettre en esplanade de vulgaires produits qu'on
heurte tous les jours.
Combien différent, l'esprit des Expositions primitives. Elles ne
voulaient, naïveté vénérable, qu'une chose : Prêter la grande
lumière de la publicité à ceux-là seuls, quels qu'ils fussent,
capables de doter l'humanité d'une invention nouvelle. Respectables
ancêtres, ils vivaient la grande vie des idées et la matière éternelle
ne leur apparaissait que comme le vulgaire scribe chargé d'enre¬
gistrer le progrès tant désiré.
Messsieurs, vous êtes les héritiers de ces nobles
ancêtres. A
exposer, vous ne songez point aux vulgaires préoccupations mer¬
cantiles. Une seule idée, créer un vaste mouvement de pensées,
obliger les foules inconscientes à s'arrêter, forcées quand même aux
d'au-delà. A pénétrer dans le sanctuaire réservé
la peinture, l'esprit malgré lui
s'élève. Le savoir faire, l'habileté de métier disparaissent ; seules
demeurent les grandes idées que l'Art interprète superbe. En vain
justes réflexions
aux
admirables chefs-d'œuvre de
au vulgaire. Il faut pour un moment,
oublier les nécessités de chaque instant, les
puérilités du monde, sortir des chemins battus que la pauvre
humanité foule, inconsciente, oser l'immensité. Ces toiles, qui
l'on voudrait
se
réfugier
fut-il bien court,
occupent vos yeux, ces paysages, ces portraits, ces scènes tragiques
ou familières, ce ne sont plus les jours vécus, le tout aller vulgaire,
que l'on rencontre à chaque pas. Combien différent, ce paysage^
que vous avez vu tant de fois sans vous y arrêter, tout à coup se
révèle. Une lande, des pins, un coin de ferme, un sentier solitaire
perdu aux rivières sinueuses, cette poussière de la nature resplendit
au soleil de l'Art. Vous
en saisissez la grandeur, vous demeurez
malgré vous attaché et surpris. Vous êtes ce lecteur nonchalant
qui a lu bien souvent Molière, Racine ou Corneille. Il ne lui est. rien
resté. Et voilà que votre bonne étoile vous fait participer à une
irréprochable représentation théâtrale. Le bon acteur apparaît. C'est
la lumière. Ces souvenirs incertains, chargés de nuit, s'éclairent tout
à coup. Cette langue, que vous n'aviez pas comprise, l'acteur
fidèle vous la traduit. Tant de beautés, qui vous avaient échappé,
vous sont à l'instant révélées. Ainsi du peintre. C'est l'acteur sincère,
—
le traducteur
rô¬
Adèle, le seul qui puisse
_
vous
initier aux beautés
de la nature que sans lui vous n'auriez jamais connues.
A suivre attentif les Expositions de
peinture, combien d'autres
privilèges. Révéler la nature, cela ne leur suffit pas. Elles vont
plus loin encore. Silencieuses, quand même elles enseignent. Quel
plus haut enseignement. On est venu de son village, de sa souspréfecture, de sa rue, on est dessinateur, on est peintre, combien
vous
envient, combien vous applaudissent. Tout à coup on se
trouve face à face avec la toile du maître.
Trait, lumière, couleur,
plus insurmontables vaincues, quelle révélation, le
jour se fait. On comprend le néant de ses enfantines tentatives, la
vanité des applaudissements
inconscients, on saisit l'au-delà, la
véritable expression de l'Art et peut-être à ce moment combien de
difficultés les
vulgaires artisans ont-ils été transformés en véritables artistes !
Ainsi, Messieurs, grâce à vous, de vos Expositions, deux résultats
bien dignes d'intérêt : Aux foules
inconscientes, elles révèlent la
nature vraie, et aux assoiffés du Grand-Art, réduits aux sentiers
perdus, elles montrent, maternelles, le grand chemin tant désiré.
Si les Expositions bien comprises sont la source de tant d'avan¬
tages, Messieurs, permettez à votre rapporteur de
une idée que peut-être vous voudrez bien
agréer.
vous
soumettre
Pourquoi ne pas songer à créer dans notre pays une Exposition
rétrospective. Notre Périgord abonde en merveilles artistiques.
Meubles, armes, tentures, émaux, enluminures, tableaux, bijoux,
ivoires, reliures, chefs-d'œuvre de toutes les époques, vous n'auriez
qu'à frapper du pied pour les faire sortir de terre. Pourquoi ne pas
réunir un jour, à l'abri de notre antique
cité, tant de vénérables
débris. Quelle révélation. ! De nos
provinces, de la France entière,
de l'étranger, les pèlerins de l'Art accourraient en foule. Nous
retrouverions ainsi les génies d'autrefois
que nous voilent les
ombres du passé, et, dans ces précieuses
compositions, nos artistes
puiseraient une nouvelle force pour interpréter le sublime. A faire
revivre un moment le monde artistique
disparu ; peintres, sculp¬
teurs, dessinateurs, orfèvres ne sont pas seuls à y puiser des forces
nouvelles. L'histoire de notre pays, dont la
connaissance parfaite
est indispensable au monde des
arts, y trouve elle aussi une mine
féconde
en
renseignements que bien souvent les livres sont impuis¬
sants à lui donner.
Chartes, manuscrits, livres de raison, mémoires,
archives, bien peu ont la bonne
fortune d'en ramener l'exacte vérité. Combien
plus sincères les
ruines des monuments passés :
vitraux, médailles, inscriptions,
tombeaux, enluminures, meubles, tapisseries. Comme les glaces
à plonger dans cette poussière des
,7
_
magiques dont il est parlé aux livres des légendes, ces restes
précieux, reAètent éterne's, longtemps après leurs disparitions, les
Sociétés qui ne sont plus ; ils nous les racontent ûdèles, et nul ne
saurait mettre en doute leur témoignage.
Quand l'Art et l'Histoire
la
cause
des
Expositions
se
réunissent pour plaider
rétrospectives, n'est-elie
une cause,
pas
gagnée
d'avance.
Messieurs, en même temps que par vos travaux de tous les jours,
par vos Expositions, vous créez dans notre province un vaste courant
d'idées, aussi saines qu'élevées, vous n'oubliez pas, chaque année,
d'envoyer vos représentants à ces grandes fêtes de l'esprit, à ces
réunions des Sociétés Savantes, parlements paisibles où seules les
vérités, de quelque côté qu'elles viennent, sont assurées du meilleur
accueil.
Suivant l'usage qui
se tiennent
veut
que les Congrès
tour à tour aux villes de province
des Sociétés Savantes
et à la capitale, cette
année la 48° réunion des Sociétés Savantes s'est tenue à Paris.
Dans ce brillant tournoi, où la force physique a fait
place, pour
jamais, à la force intellectuelle, parmi tant de glorieux jouteurs, à
qui donner la palme, combien difficile de préférer l'un à l'autre.
Saluons, respectueux, les chevaliers des sciences, astronomie,
médecine, mathématiques, et suivons les bannières de ceux qui
portent nos couleurs, sculpture, peinture, archéologie, reconnaissant
avec joie parmi eux beaucoup de Als de notre petite patrie.
Le Commandant
Espérandieu, correspondant de l'Institut, bien
Périgord par ses beaux travaux d'épigraphie intéressant
notre région, a communiqué à la Section
d'Archéologie, une note
d'un vif intérêt concernant les fouilles pratiquées récemment sur le
territoire de l'antique Alésia, Alise de la Côte d'Or.
connu en
Ces recherches,
exécutées avec le concours du Docteur Epery,
ont .mis à découvert plusieurs temples consi¬
dérables, des monnaies gauloises, frappées au nom des chefs
Lduens, Arvernes, Séquanes, Lingons, mêlées à des monnaies
romaines allant d'Auguste à Valence. Les débris les plus curieux
sont ceux d'un temple dédié à la déesse Hygie, avec piscine et
statue de la divinité, une femme de grandeur naturelle, tenant à la
main un serpent, attribut de la médecine. Autour de la
statue, dans
ancien maire d'Alise,
la piscine, les explorateurs ont recueilli un grand nombre d'ex-voto
en pierre, en bronze, représentant des pieds, des mains, des
seins,
des yeux et beaucoup d'autres organes. Il a été possible de repro¬
duire
à l'aquarelle
plusieurs peintures murales qui décoraient
ce
-
remarquable édifice. La destruction de la plupart des monuments
découverts à Alise paraît remonter à la fin du iv" siècle.
Après le Commandant Espérandieu, M. Toutain signale sur le
même emplacement la présence de puits funéraires. On a trouvé à
l'intérieur, mêlés à des ossements humains, un grand nombre de
débris, poteries, marbres, bronzes, statuettes. Ces sépultures, que
l'on rencontre fréquemment dans notre pays, recevaient sans doute,
avec les morts et leurs cendres, les objets préférés en son vivant
par le défunt.
M. Charles Normand, Président de la Société
des Amis des Monu¬
ments, dans les fouilles qu'il dirige au Palais de Justice de Paris, a
mis à nu un des plus anciens murs d'enceinte de Lutèce. Ce mur
pierres énormes, présentant des profils architectonide scellement, mêlés de stèles funéraires, parmi
lesquelles il en signale une sur laquelle on voit un personnage
sculpté tenant une tenaille à la main. Evidemment ce mur, comme
celui de Bordeaux, signalé par M. Jullian, ou celui que les travaux
de M. Durand ont fait connaître, est formé de débris arrachés aux
édifices romains. A remarquer la similitude des stèles funéraires
est formé de
ques, avec trous
racontant, par leurs sculptures, à Lutèce comme à Yésone, la pro¬
manuelle du défunt. Cette coutume de représenter les
fession
attributs des métiers sur la tombe des morts
s'est perpétuée long¬
temps après dans notre pays. Aux cimetières de nos campagnes on
rencontre, souvent encore, d'antiques pierres tombales portant
gravées des scies, des pics, des marteaux, en mémoire du métier
qu'exerça en son vivant le défunt.
Les sites pittoresques, si nombreux en France dans toutes nos
provinces, et si précieux pour les Beaux-Arts, ravagés depuis long¬
temps par la cupidité de la barbarie industrielle, menacent de
disparaître. Ils ont trouvé heureusement, dans M. Herman, Président
de la Société protectrice des paysages de France, un chaleureux
défenseur. Cette Société, en 1907, a tenu un Congrès qui a émis des
vœux importants touchant la conservation des sites boisés présen¬
tant un caractère artistique. Grâce à elle, chaque année un grand
nombre de ces sites sont classés, et mis ainsi à l'abri de toutes
déprédations.
-
Peyrony a un autre mérite non moins précieux :
ce merveilleux héritage artistique de nos
défend courageux
contrées. Il proteste énergique contre les déprédations des barbares.
Grâce
à lui
combien
d'œuvres inestimables
des
temps les plus
reculés, malgré les convoitises des étrangers, demeurent le patri¬
moine de la France.
Messieurs, la grande mémoire des hommes illustres, nés de notre
sol, par dessus tout nous est chère. Soyons reconnaissants à un
membre du Congrès, M. Joseph Durieu, notre compatriote, d'avoir
bien voulu nous révéler dans la notice lue au Congrès, des particu¬
larités ignorées de la vie de Fénelon, le grand Archevêque de Cam¬
brai. En l'an 1709, la misère était extrême dans les Flandres. Aux
rigueurs de l'hiver, chargé de glaces et de neiges, s'ajoutaient les
horreurs de la plus grande famine qui fut jamais.
L'Archevêque de Cambrai montra un admirable zèle et fut, suivant
Saint-Simon, qui pourtant ne l'aimait guère, le véritable pasteur
plein de charité. Il s'employa de son mieux à secourir ses infortunés
diocésains, les soldats et les blessés. Les garnisons de Tournai et de
Condé bénéficièrent de ses larges libéralités. Les blés qu'il avait en
propre, il les distribua sans compter aux pauvres soldats et aux
populations nécessiteuses. Après la bataille de Malplaquet, le prélat
transforma son vaste palais en ambulance et son séminaire en
hôpital. Il visita assidûment les soldats dispersés dans les maisons,
dans les hôpitaux. Il ne ménagea ni sa personne, ni sa bourse,
ni sa vaisselle d'argent. Il réclama énergique, de Versailles, le paie¬
ment régulier de la solde des militaires. Comment ne pas s'incliner
devant une aussi grande figure de notre histoire.
Au grand amphithéâtre de la
Sorbonne, le Congrès des Sociétés
Savantes s'est terminé par un remarquable discours de M. Babelon,
chargé, en l'absence du Ministre de l'Instruction publique, de
présider cette solennité. Aux derniers accents de la musique de la
Garde républicaine, M. Babelon a pris la parole, et les idées qu'il a
émises, dans la forme la plus correcte, méritent d'être notées.
Après avoir rendu hommage
aux
travaux
remarquables des
différentes sections du Congrès, M. Babelon s'inquiète de l'ignorance
des
populaires et fait appel aux représenta: ts des Sociétés
qui, lorsqu'il s'agit
d'Art, pèse si lourd sur la plupart des travailleurs manuels. Qui n'a
remarqué, dit-il avec raison, l'embarras de nos classes populaires
en face de nos monuments, de nos statues, même des chefs-d'œuvre
de la sculpture ou de la peinture les plus récents.
masses
Savantes pour l'aider à dissiper le nuage obscur
Nous voici en plein Périgord. M. Peyrony, Correspondant du
Ministère de l'Intérieur, Instituteur aux Eyzies, nous donne la liste
savante des couches ou
beaux spécimens. M.
il
tg
gisements des différentes époques préhis¬
toriques de la contrée qu'il habite et qu'il connaît si bien.
C'est à M. Peyrony que nous devons de connaître les
les sculptures préhistoriques dont
peintures et
seul notre pays possède d'aussi
N'essayez pas de consulter le Maire de l'endroit. Toujours même
réponse. Ce sont de vieilles pierres que viennent examiner parfois
—
connaît l'origine de ces peintures.
A quoi bon
représentent. Ces statues, ces tom¬
beaux sculptés, pourquoi perdre son temps à les examiner, à en
connaître l'origine. Ne vaudrait-il pas mieux faire disparaître ces
encombrantes et inutiles vieilleries? Est-ce à dire que les artisans,
les travailleurs demeurent fermés aux grandes lumières de l'Art !
Pas le moins du monde. Ces soldats, ces écoliers, ces campagnards
qui restent indifférents aux grands problèmes du sublime qui
s'agitent autour d'eux, que leura-t-il manqué pour les comprendre ?
Jamais personne ne leur a parlé, jamais aucun maître ne s'est
rencontré capable de les initier aux mystères si compliqués de l'Art.
Pourquoi s'étonner, si leurs esprits, ouverts à tant d'autres
connaissances demeurent fermés aux plus nécessaires, comme aux
plus indispensables. Leur curiosité demeure. Elle n'a pas été
éveillée, et, cette passion de connaître, si naturelle à l'homme en
face des monuments du passé, pourquoi l'invoquer, puisque, dans
ces âmes oubliées, elle n'a jamais existé.
les oisifs. Nul
ne
chercher à savoir ce qu'elles
errant les chemins de Biscaye, s'arrête devant un
portail gothique richement sculpté. L'Alcade passait. Il le prie de
vouloir bien lui expliquér le sens de ce monument. Excusez-moi,
seigneur Français, répondit l'honorable magistrat, c'est la première
fois
que mes yeux s'arrêtent sur ces pierres qui semblent vous
Victor Hugo,
intéresser.
Ce n'est pas seulement en Biscaye que l'on trouve des alcades
ignorants. A chercher plus près de nous, dans nos propres campa¬
gnes, combien de fois ne nous heurtons-nous pas à la même
désespérante réponse.
N'interrogez pas ce Docteur de chef-lieu de canton sur ces noms,
parfois si pittoresques et si expressifs, que vous déchiffrez à
l'ang e des rues de sa petite ville, ou bien sur ces lieux dits, dont
les noms sont évocateurs de drames historiques ou légendaires. 11
ne les connaît que pour les trouver ridicules et il n'aspire
qu'à les
remplacer par quelque nom plus en rapport avec sa pauvre et
vaniteuse mentalité. Pourquoi cette place
de la Citadelle, ne
vaudrait-il pas mieux l'appeler place des Herbes-Potagères ? Et
cette rue des Archers, ne conviendrait-il pas de changer son nom
en celui de rue du Quatre-vingt-quatrième-Amendement, introduit
par le Député de l'endroit dans la loi des papiers peints? Ce vieux
pont aux arches de pierres élevées et inébranlables, n'est-ce pas un
pont romain ? Le villageois le plus instruit ne peut que vous
répondre : « On l'appelle ainsi. » Ce chemin, dénommé la Voie
Romaine, qui se perd à travers champs et n'est plus frayé que par
tronçons pour la rentrée des récoltes, ou allait-il ? d'où venait-il ?
21
—
Il
ne
se l'est jamais demandé. Il ignore tout de l'histoire de son
village, personne n'a jamais songé à l'en instruire et à provoquer
de ce côté sa curiosité ; il n'est point un déraciné, un immigré. Loin
de là. Mais on
a
du sol où
racines
ses
fait de lui un déraciné intellectuel et il
ne
sait rien
familiales sont ancrées. On le laisse végéter
dans l'ignorance traditionnelle de son passé ;
seulement comme il
journal, il se croit informé de tout ce qui est hors de sa
portée ; il prétend parler de tout sauf de ce qui devrait par dessus
tout l'intéresser, puisqu'il s'agit de sa tradition, de ses aïeux, de
sa maison, de sa petite patrie.
lit
son
Ce qui est
vrai des monuments d'autrefois, combien plus vrai
encore, lorsqu'il s'agit de peinture et de sculpture. Dans nos Églises
de
petites paroisses, combien de braves gens, de pères en fils,
s'agenouillent respectueux devant telle toile poussiéreuse, devant
telle statue mutilée, sans jamais songer
à demander ce qu'elle
représente. Peut-être le vieux curé l'ignore-t-il lui-même, se conten¬
tant de la désignation vulgaire qui n'a jamais répondu à l'objet.
Combien d'œuvrês artistiques du plus haut
dans
notre
pays,
mérite ont ainsi péri
faute de quelqu'un qui pût en faire connaître la
véritable valeur.
Messieurs, tant d'erreurs et tant de nuits aux intelligences fran¬
çaises, serait-ce un mal fatal de notre race ou plutôt le manque de
lumière dont la plupart des membres de classes populaires n'ont que
trop à souffrir.
A invoquer l'infériorité en fait d'Art, des plus humbles de l'huma¬
nité, comment devant les faits une telle thèse peut-elle se soutenir !
Les Botticelli, les Ghirlandajo, les Benvenuto Cellini, les Pierre
Puget n'étaient-ils pas enfants du peuple ? Si de si grands artistes,
par le malheur des temps, furent réduits bien souvent aux condi¬
tions les plus misérables, la décoration de coffres, l'illustration de
paniers, la ciselure de salières ou la sculpture de balcons et de proues
de navire, ne demeuraient-ils pas quand même, encore que simples
ouvriers, d'admirables fabricants de merveilles !
faute
n'importe quel régime, d'aban¬
populaires. L'Art n'est
pas un luxe, comme le pensent tant de faux esprits. L'Art représente
une nécessité de tous les jours,
aussi et plus indispensable que le
C'est
une
suprême,
pour
donner l'Art surtout dans ses répercussions
vivre et le coucher.
Messieurs, à rappeler de telles vérités, malheureusement souvent
oubliées, 011 est assuré de l'assentiment de votre Compagnie. Rien
de
ce
qui touche à l'Art
efforcez
ne vous
demeure étranger. Si vous vous
d'intéresser, à la grande cause que vous défendez si bien,
23
-
les esprits les plus élevés de notre province, vous n'oubliez pas les
classes
populaires. Vous les enseignez par vos Expositions, par le
Musée, si prospère grâce au dévouement de son Directeur : belle
École de peinture où l'on est heureux de rencontrer les œuvres
des artistes aimés de notre pays, les Bouillon, les Lafon, les Parrot,
les Dose, les Darnet, les Bertoletti, les Daniel et les Félix. Votre
sollicitude maternelle s'étend à tous, de préférence à ceux que leur
faiblesse vous recommande. Si vous donnez une place brillante
aux toiles exquises des jeunes maîtres, vous saluez respectueux et
vous défendez les œuvres
d'art mutilées par le temps. Ce sont de
vieux braves qui ont bien servi la Patrie, et qui ont droit qu'on
préserve leur grand âge des insultes des barbares. Vous glorifiez
les manifestations artistiques des classes patriciennes et, comme
autrefois Moïse, faisant jaillir l'eau vive du rocher, touchant de
votre main les dures têtes populaires, vous en faites jaillir la
lumière.
F. LADEVI-ROCHE.
Château St-Germain, 30 décembre 1910.
démontable des
—
Expositions. Les numéros sortis de
33 — 40 — 83 — 103. Les
l'urne sont les suivants
:
détenteurs des Bons portant ces numéros peuvent en
demander le remboursement chez M. Hepper, trésorier
de la Société.
Pour terminer,
l'Assemblée a constitué la Commis¬
sion administrative de la Société.
Ont été élus à l'unanimité
Président
:
M. le Docteur
Peyrot ; vice-présidents :
MM. le Marquis de Fayolle et G. Sarazanas ; secrétaire
général : M. Bertoletti ; secrétaire-adjoint : M. Daniel ;
membres
MM. Pasquet, le Docteur Ladevi-Roche,
Mauraud, le Commandant Brecht, le Capitaine Réghéere
:
:
et P.
Cocula.
applaudit le délicat rapporteur, M. le
M. le Président, tant en son nom qu'en celui de ses
Docteur Ladevi-Ro:he, et M. le Président le félicite, le
collègues de la Commission, remercie l'Assemblée
générale pour cette nouvelle marque de confiance.
L'Assemblée
remerciant au nom de la Société.
Comme d'habitude, la Société ayant
été invitée par
M. le Ministre de l'Instruction publique et
des Beauxreprésenter au Congrès annuel,
l'Assemblée désigne en qualité de Délégués au Congrès
des Sociétés Savantes, qui se tiendra à Caen, pendant
la prochaine semaine de Pâques, MM. le Docteur
Ladevi -Roche, le Comte £. de Lépine et H. Soymier.
Elle désigne comme Délégués à la Session des Sociétés
des Beaux-Arts des départements, convoquées à Paris
pendant la semaine de la Pentecôte, MM. J. Daniel,
Arts
à
jour étant épuisé, la séance a été levée à
dix heures et demie.
faire
se
G. Darnet et E. Dorsène.
L'ordre du
rembourser
L'ordre du
jour indique le tirage de quatre Bons à
la souscription relative à la Galerie
sur
A.
BERTOLETTI.
—
24
—
Une foule de visiteurs et de charmantes
INAUGURATION
et
Fermeture du Xme Salon
Périgourdin
Périgour-
leurs harmonieuses toilettes printanières,
avaient envahi les salles, à l'entrée desquelles M. le
dines,
en
Sénateur Peyrot a prononcé l'allocution suivante :
Messieurs,
INAUGURATION
Exposition des Beaux-Arts, organisée
par la Société, et qui était installée au Palais des Arts
de la rue Bodin, aété inaugurée le dimanche 22 mai 1910,
à deux heures de l'après-midi.
M. le Sénateur Peyrot, président de la Société, a reçu
les
principales autorités, entouré des membres de la
administrative, MM. le Marquis de Fayolle
et G. Sarazanas,
vice-présidents ; Bertoletti, secrétaire
général ; Daniel, secrétaire adjoint ; Hepper, trésorier ;
Pasquet, le Dr Ladevi-Roche, le Commandant Brecht,
le Capitaine Réghéere, Paul Cocula et Darnet, admi¬
nistrateurs ou membres du jury.
Commission
Assistaient
à
l'inauguration : MM. Saumande,
député et maire ; Guillier, sénateur ; le général Souvestre
avec
son
officier
d'ordonnance ;
les Directeurs des
grandes Administrations ; M. Caillez, ingénieur en
chef ; le Colonel de Gévigney, du 5ome de
ligne ; les
représentants de la presse, et de nombrenx Membres de
la Société.
En outre des
artistes exposants
de Périgueux, il y
avait, venus de Paris, M. Paul Leroy et notre compa¬
triote Léon
Français.
Félix, délégué de la Société des Artistes
d'ouvrir la Xm°
Exposition organisée
par la
pensée
première
se
reporte vers celui à qui nous devons d'être assurés pour
l'avenir du magnifique* local dans lequel se développeront,
désormais, nos manifestations artistiques. Lorsqu'une mort
brutale, inattendue, est venue frapper M. Ludovic Gaillard,
Périgueux a senti qu'il perdait un citoyen éminent, un grand
ami, décidé à travailler à sa prospérité, jaloux d'augmenter le
renom de beauté et de
grâce souriante qui appartient à notre
aimable cité. La Société des Beaux-Arts se devait d'exprimer
ici tous ses regrets et d'adresser à Mlne Gaillard et à ses fils,
l'expression de ses profondes sympathies.
Au moment
La dixième
Société des Beaux-Arts de la Dordogne, ma
Cette salle, encore inachevée, nous a été
sement
cette
adressons tous
année
nos
concédée gracieu¬
ses propriétaires, auxquels nous
remerciements. Il a fallu, pour arriver à
par
l'utiliser aujourd'hui, que son si distingué architecte, M. Cocula,
accomplît, avec les entrepreneurs et les ouvriers qu'il dirige,
prodiges d'activité. Aux uns et aux autres, toutes nos
des
félicitations.
le local nous a permis d'installer dans des
l'importante Exposition que vous
allez visiter. Nous ferons mieux encore la prochaine fois,
quand nous aurons à notre entière disposition la merveilleuse
Salle des Fêtes complètement achevée. J'ai le devoir de remercier
les bienfaiteurs de la Société des Beaux-Arts qui lui permettent
de réunir périodiquement dans notre ville tant d'œuvres
intéressantes, parmi lesquelles nous sommes heureux d'en
signaler chaque année quelques-unes de tout premier ordre.
Tel qu'il est,
conditions
excellentes,
—
26
Le Ministre des Beaux-Arts, à
27
-
—
sa
subvention habituelle,
—
ainsi un éducateur. Nous ne saurions nous passer de sa collabo¬
joint l'envoi de trois beaux tableaux mis à notre disposition.
sont :
Escoussans, de M
Durst ; Notre-Dame, de
M. Marquet, et un tableau qui nous est particulièrement
agréable : La Leçon de crochet, de notre compatriote M. Félix.
Cette toile, justement remarquée, a été attribuée par l'Admi¬
nistration des Beaux-Arts au Musée de Périgueux, où nous
aurons le
plaisir d'aller la revoir souvent. Permettez-moi de
dire à M. Félix, que j'aperçois ici, toute la joie que nous
ressentons, à la Société des Beaux-Arts, en le voyant poursuivre
avec
une maîtrise toujours croissante sa brillante carrière
artistique. Les tableaux qu'il a exposés cette année à Paris,
après les succès des Expositions dernières, ont consacré défini¬
tivement un talent dont Périgueux a le droit et le devoir d'être
ration, que nous n'avons jamais sollicitée en vain.
fier.
Périgueux, relativement au placement des oeuvres
qu'ils envoient, lui serait bien douce à remplir, puisqu'il
n'avait, à ce sujet, que des éloges à formuler à l'endroit
de la Société des Beaux-Arts de la Dordogne.
Ce
Le Conseil
général de la Dordogne nous a honoré d'une
pouvoir remercier ici son éminent
Président. M de La Batut m'a exprimé ses regrets de ne
pouvoir assister à cette inauguration, retenu qu'il est à Paris
par d'importants travaux. Notre excellent Préfet nous manque
aussi bien involontairement.
Nous savons qu'absent de
Périgueux, il est avec nous de cœur.
subvention. J'aurais voulu
Le Maire de Périgueux et son Conseil
accordé les encouragements accoutumés.
municipal nous ont
Je suis heureux de
leur exprimer toute notre reconnaissance : « Mon cher Maire,
rien de ce qui touche à la prospérité, à la beauté, au bon
renom de
Périgueux ne vous laisse indifférent. Vous l'avez
montré en toutes
circonstances.
La Société des
Beaux-Arts
A vous tous, Messieurs,
Messieurs, je déclare ouverte la
M.
Félix, en quelques mots émus, a remercié M. le
qui lui est
Président et la Société pour le bon accueil
fait, ajoutant que la
mission qu'il avait reçue de la
Français, de rendre compte de la
laquelle les exposants sont traités à
Société des Artistes
manière
avec
La visite du Salon Périgourdin a aussitôt commencé,
longuement arrêté devant les principales
œuvres exposées, dont un grand nombre sont dues aux
artistes éminents qui soutiennent si brillamment l'Ecole
Française de nos jours.
et
on
s'est
public, tous
les jours, .de huit heures du matin à six heures du soir
Le Salon ainsi inauguré a été ouvert au
et
jusqu'au 31 juillet.
—————
ne
FERMETURE
pas étonnés que vous vous
grâce avec laquelle vous tenez à les encourager, d'accord avec
la Municipalité et le Conseil municipal de Périgueux. »
Je recommande notre Exposition à la Presse Périgourdine.
a habitués à compter sur elle. Le
journaliste est
Elle nous
dixième Exposition de la
Société des Beaux-Arts de la Dordogne.
intéressiez à ses efforts.
Nous ne vous en sommes pas moins reconnaissants de la bonne
sommes
fête de l'Art, j'adresse tous mes
remerciements.
travaille dans sa modeste sphère à la gloire de Périgueux, à la
gloire et à l'éducation artistique de la Dordogne. Nous
qui avez bien voulu rehausser de
votre présence l'éclat de cette
A l'occasion de la fermeture du
le
Salon Périgourdin,
Banquet traditionnel de la Société a eu lieu le
30 juillet, à l'Hôtel de France, sous la
samedi soir,
présidence de M. Peyrot, président de la Société.
-
—
En
outre
28
—
des membres de la Société
qui avaient
souscrit, assistaient au banquet : M. Estelle, préfet de
la Dordogne ; M. Cros,
adjoint au maire de Périgueux,
représentant la Municipalité, et MM. les membres de
la Presse locale et régionale.
Le menu, excellemment
préparé et fort bien servi par
l'Hôtel de France,
était ainsi rédigé :
Consommé au tapioca
Turbotins sauce crevette
Filet de bœuf Bouquetière
Foie d'oie Périgueux
Haricots verts nouveaux à la Française
Poulets de grain truffés rôtis
Salade de saison
Glace
Torelly
par le zèle et le dévouement de ses membres. Mais ce zèle et
ce dévouement resteraient inefficaces, si leur emploi n'était pas
Champagne
Cognac
Champagne, M. le Sénateur Peyrot a porté en
le premier toast :
termes
Messieurs,
soir
quelque chose comme les noces
d'argent de la Société des Beaux-Arts de la Dordogne.
L'Exposition qui demain fermera ses portes est la dixième
qu'en 25 ans elle ait organisé à Périgueux.
Dix
Et celles-là nous sont-elles très
supérieures par le nombre et la qualité des ouvrages dont elles
disposent ? En aucune façon. Voyez notre dernier Salon :
Comme le proclamait notre Secrétaire général, dans un article
récent, « la moitié de nos exposants se compose d'artistes qui
» font
l'honneur de l'Ecole Française, au talent d'ailleurs
» consacré
par les récompenses qu'ils ont antérieurement
» obtenues aux Salons officiels de la capitale. Et si on avait la
» fantaisie de faire un peu de statistique,
on découvrirait, en
» ce milieu d'élite, deux membres de
l'Institut, dont l'un est
» l'actuel Directeur de l'Académie de France à Rome, quinze
» membres des Jurys Parisiens, parmi lesquels le Président de
» la Société Nationale des Beaux-Arts, cinquante-trois artistes
» hors concours, six maîtres impressionnistes, etc.
»
Messieurs, une institution comme la nôtre vit et se perpétue
Café
Nous célébrons
France les villes qui peuvent nous en montrer autant ? Quelques
très grandes villes seulement.
Dessert assorti
Graves, Saint-Emilion
ces
Pourquoi le cacherai-je ? En bon Périgourdin, je me sens
fier et quelque peu orgueilleux de ces longs succès. Où sont en
Petits gâteaux, fruits
VINS
Au
29 —
ce
expositions ! Que d'œuvres puissantes ou charmantes
offertes à l'admiration de nos concitoyens,
que de sujets
d'études, que de leçons pour tous !
réglé par une intelligence avertie, par une volonté ferme.
L'homme qui sait et qui veut, la Société des Beaux-Arts de la
Dordogne a eu le bonheur de le posséder dans la personne de
M. Albert Bertoletti. Qu'il me soit permis de lui rendre ici
l'hommage que nous lui devons tous. En votre nom et au mien,
du fond du cœur, je lui crie : Grand Merci ! Ces noces d'argent
sont surtout les siennes ! Comme je suis heureux de le voir
toujours si vert, si alerte, si'apte à continuer longtemps, bien
longtemps encore, son œuvre généreuse Comme je souhaite,
Messieurs les jeunes, que vous puissiez célébrer ses noces d'or
dans un quart de siècle.
Messieurs, j'ai dit tout ce que j'avais à dire. Sur l'utilité des
manifestations artistiques comme celles que provoque la Société
des Beaux-Arts, sur la nécessité dans un Etat démocratique de
faire pénétrer le goût du beau chez les plus pauvres et les
humbles citoyens, nous sommes tous d'accord.
plus
«.
Le beau, c'est la propreté morale
qui doit accompagner la
propreté physique. L'une va naturellement avec l'autre. Les
hygiénistes nous déclarent que la première condition de la
santé physique c'est la netteté de la
personne, la salubrité, la
clarté, la netteté de l'habitation. La première condition de la
santé morale, c'est le
goût de ce qui est net, de ce qui est pur,
de ce qui est beau.
J'ai rêvé souvent d'un état social dans lequel le plus modeste
citoyen, et même l'ouvrier chargé de famille, aurait à sa
disposition un logis sain et spacieux. Sur la fenêtre, les fleurs
du jardin de Jenny l'ouvrière; aux murs,
quelques belles
Images, reproduction des maîtres inspirés. Quelques bons
livres sur un rayon. Hélas! cette cité idéale est-elle donc si
difficile à réaliser ?
Pour rester dans une objectivité
plus prochaine, permettezrappeler l'heureux accroissement des richesses
artistiques dans notre département à chaque Exposition Plusieurs
moi
de
œuvres
vous
de choix
vont
entrer, cette année
encore,
dans les
collections
particulières de nos concitoyens. Le Musée du
Périgord a acquis un magnifique paysage.
Ainsi, peu à peu, augmente notre Musée, dont l'importance
la belle ordonnance
si bien maintenue par son éminent
Conservateur, M. le Marquis de Fayolle, — fait l'étonnement
et l'admiration de tous les
étrangers qui visitent Périgueux
et
—
Vous avez pu, Messieurs, constater les vaillants efforts de la
petite phalange — pas si petite vraiment — de nos peintres
périgourdins ; plusieurs d'entre eux ont su se distinguer aux
grandes Expositions parisiennes ; tous font honneur à notre
cher et noble pays. Tous célèbrent sa gloire et prouvent leur
attachement en révélant, aux yeux les moins
préparés, la grâce
de ses douces vallées et la grandeur de ses hautes
collines, où
les roches imposantes se marient si fièrement avec la verdure
des grands bois, où le ciel est déchiré par la dentelure des
ruines antiques. Puissent nos
Expositions développer de
nouvelles et d'heureuses vocations ! Que la
Dordogne ait un
jour son École périgourdine ! Ce sera la gloire de la Société
des Beaux-Arts.
3t
Messieurs, un devoir me reste à remplir. Je m'en acquitte
joie. Nous avons trois bienfaiteurs : l'Etat, le Département
avec
de la Dordogne, la Ville de Périgueux.
subventions assurément modestes,
ont assuré
Tous les trois par des
mais en somme suffisantes,
la marche de notre Société.
M. le Sénateur Peyrot remercie successivement M. le
Préfet, représentant de l'Etat, et il exprime le regret de
pas voir assis à cette table M. Dujardin-Beaumetz ;
le Conseil général, dont le distingué Président, M. de
ne
La
Batut, n'a pu assister à ce banquet ; la Municipalité
de
Périgueux, représentée à cette fête par M. l'Adjoint
Cros, Il termine enfin en ces termes :
J'ai gardé pour la fin, non pas parce qu'elle est la moins
importante, mais pour la bonne bouche, comme on dit, la part
de mes remerciements qui revient à la Presse périgourdine. Je
la vois réunie ici tout entière sans nuance d'opinions. L'union
qui s'est déjà faite dans la Société des Beaux-Arts s'est faite
naturellement dans la Presse, dès qu'il s'est agi de s'occuper de
ses actes. La
publicité gracieuse que vous avez bien voulu
nous faire, les
encouragements constants que nous avons reçus
de vous tous, Messieurs, nous ont constitués une fois de plus
vos
débiteurs
Recevez ici tous nos remerciements.
Et maintenant,
Messieurs, il ne nous reste plus qu'à penser
de l'Exposition nouvelle. C'est
à l'avenir, à travailler en vue
aux
succès futurs de la Société des
convie à lever avec moi
M.
le
Préfet
a
Beaux-Arts que je vous
vos verres.
répondu en félicitant la Société des
su
organiser une Exposition si
Beaux-Arts d'avoir
intéressante. Né dans la cité de Clémence Isaure,
la
qui
patrie privilégiée des arts, il a été heureux de
Périgueux et dans la Dordogne un sentiment
si délicat et si élevé du Beau. Le jour où il quittera
notre département, le souvenir en restera gravé dans
est
trouver à
-
32
—
—
celui d'une seconde patrie.
En termi nant, M. le Préfet boit à la prospérité de la Société
des Beaux-Arts de la Dordogne.
son cœur
comme
M. Cros, au nom de la
Municipalité, s'associe aux
aux
éloges et
souhaits qui viennent d'être exprimés. Il
donne aux membres de la Société l'assurance qu'ils
peuvent toujours compter sur le concours et les subven¬
tions de la Municipalité.
Au nom de la Presse, M. Joucla, directeur de l'Avenir,
félicite la Société des Beaux-Arts de l'œuvre d'éducation
artistique qu'elle accomplit : la Presse sera toujours
heureuse de lui prêter unanimement son concours.
D'autres
toasts ont été
portés par MM. le Docteur
Ladevi-Roche, le Marquis de Fayolle, etc.
Les convives
sont
séparés à une heure avancée,
emportant de cette soirée le plus agréable souvenir.
se
Depuis le 22 mai, jour de l'ouverture et jusqu'à la
clôture, qui eut lieu le 31 juillet, le public périgourdin,
fort intéressé par les œuvres d'art exposées, n'a
cessé de visiter le Salon.
Il y a lieu de constater
ici
avec
pas
satisfaction qu'une
partie de ces richesses artistiques restent en Périgord,
acquises par des Amateurs de goût, par la Société
organisatrice ou par le Musée.
En voici la liste complète :
Les Falaises de
Saint-Jean-le-Thomas, le soir, tableau,
tableau, par M. M. Bar-
par M. L. Barillot; Petite Songeuse,
33
-
thalot ; Quatre études de Bretagne, tableaux, par M. A. Bauré ;
Au village des Gatines, temps gris, aquarelle, par M. A. Blin ;
Nuit nuageuse sur le lac d'Annecy et Nuit sur le lac de
Sainte-Hélène,
Savoie, tableaux, par M. F. Cachoud ;
Jolie matinée à Fouras, tableau, par M. J.-B. Castaignet ;
Les Peupliers, tableau, par M. E. Chaumont ; Cupidon, buste
en terre cuite teintée,
par M. P. Choppin ; Roses, tableau, par
M. E. Claude ; L'Etang, tableau, par M. L. Dambéza ;
Solitude-Corrèze, tableau, par M. J. Daniel ; Flottille de
langoustiers en Bretagne, tableau, par M. H. Darien ;
Souvenirs de voyage, quatre gouaches, par M. D. Duchemin ;
La leçon de crochet, attribué par l'Etat au Musée du Périgord,
et Baigneuse, tableaux, par M. L. Félix; La
porte de Pécurie,
aquarelle, par M. E. Forel ; Etude de chats et Les chats,
pastels, par M. E. Fouché ; La marchande de poissons, Nice,
tableau, par M. G. Garaud ; Départ d'un faisan, tableau, par
M. B. Gélibert ; Giroflées, tableau, par M. V. Guétin ; Rochers
bretons, tableau, par M. G. Guignard ; Fleurs, aquarelle, par
Mlle Jacquelin ; Christ au tombeau, plaquette bronze sur marbre
rouge, par M. A. Lafleur ; Soleil couchant, dessin-aquarellé,
par M. G. Laugée; Marine à Saint-Malo-Le Loussin, tableau,
par M. Le Sénéchal de Kerdréoret ; Après le bain, statuette
bronze doré, et Esclave, statuette marbre, par M. P. LoiseauRousseau ; Chaumière bretonne, tableau, par M. P. Madeline ;
Les prunes, tableau, par M. A. Magne ; Laveuse sur la
Creuse et La piazza à Venise, en septembre içoS, tableaux,
par M. F. Maillaud ; Crépuscule et Brise du Nord, tableaux,
par M. A. Matignon ; Les lessiveuses, tableau, par M. C. Merlaud ; Vue de Paris, le pont Saint-Michel, tableau, par
M. P. Mestrallet ; Coin de Cellier, Bouillotte, cuivres et
oignons, tableau, par M. M. Monnot ; Laveuses, tableau, par
en
M. F. de Montholon ; Prairie de Sainte-Honorine-Normandie,
tableau, par M. G. Moteley ; Bords de l'Armançon à Semur
[Côte-d' Or), tableau, par M. E. Peiitjean ; L'Etoile du berger,
tableau, par M. E. Renard; Port de Bordeaux, temps gris,
tableau, par M. A. de La Rocca; Marine à Venise, tableau,
et
Venise, aquarelle, par M
G. Roullet ; La Marguerite,
—
34
-
tableau, par M. C. Royer ; Petit Port de Sanary, Var,
par
M. F. Salkin.
Ce
sont
cinquante-trois œuvres d'art de plus qui
viennent enrichir
morceaux
GÉNÉRALE
LISTE
nos
de choix ;
collections locales,
les orner de
les acquisitions faites
au
Beaux-j^rts de la Dordogne
Des jflenibfes de la Société des
pour l'année 1910
Salon
Périgourdin par des amateurs éclairés, restent comme
le signe sensible de l'heureuse influence éducatrice de la
Présidents honoraires :
Société des Beaux-Arts de la Dordogne.
Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,
L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
Le Baron F.
de
LA
TOMBELLE, il
I., ancien
Vice-Président effectif de la Société.
ADMINISTRATION DE LA
bureau
SOCIÉTÉ
:
M. le Docteur J.-J. PEYROT, ét C.
Président
Vice-Présidents.
.\ M- le Marquis G. de FAYOLLE.
} M. G. SARAZANAS.
Secrétaire général.
Secrétaire adjoint.
M. A. BERTOLETTI, 41 I.
M. L. DANIEL, 4| A.
Trésorier
M. L. HEPPER.
membres de la commission administrative
MM. G. PASQUET, il I.
F. LADEVI-ROCHE.
P. MAURAUD, il I.
C.
BRECHT, * O.
L.-P.
P.
RÉGLIÉERE, #.
COCULA, il A.
—
36 —
MM. Jean-René BARDON,
I.IS1H m:s
A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers,
39, rue Gambetta, à Périgueux, et à Sainte-Orse
SOCIÉTAIRES
(Dordogne).
Membres perpétuels ( i) :
Georges
BELINGARD, 26, cours Saint-Georges, à
Périgueux.
MM. Tean-Baptiste
CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
Georges
CHALAVIGNAC,
Halle, à Périgueux.
rue
de
la Nouvelle-
Albert
COTINAUD, ancien Vice-Président delà
Société, à Monaco (Principauté de Monaco).
Mm0 Armand de LACROUSILLE, allées de
Tourny,
Périgueux.
PEYROT, & C., Sénateur,
membre de l'Académie de
Médecine, 33, rue
Lafayette, à Paris.
GEORGES
SARAZANAS, avocat,
Vésone, à Périgueux.
PAUL-JOSEPH BEYNIER, agent-voyer d'arrondisse¬
ment, à Bergerac (Dordogne).
Édouard-Fernand BITARD, à Mensignac Lacha-
13,
boulevard de
Fernand BLOIS,
Membres Fondateurs :
René
à
A, lieutenant au 50me, place
Francheville, à Périgueux.
Jean-Baptiste AUBARBIER, «f, U A, président de
la Chambre de Commerce de
AUCHÉ,
chevalier
Périgueux.
du Mérite
agricole,
chirurgien dentiste, allées de Tourny, à Périgueux.
JULES AV1AT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et 9, rue Pelouze, à Paris.
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs.
de l'Horticulture, à Péri¬
BOISSARIE, avocat, 28, rue Àntoine-Gadaud,
Cour
BONNET, ét, président de Chambre à la
d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.
BONNET, négociant, 4, rue Taillefer, à Péri¬
gueux.
LÉO BORNE, & O., officier d'administration principal
en
retraite, 2, rue Saint-Simon, à Périgueux.
FlRMlN BOSCHE, chevalier du Mérite agricole,
négo¬
ciant, 9, rue du Bac, à Périgueux.
Philippe BOURDICHON, ^ A., directeur de l'école
Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.
Charles
BRECHT, Sfa O., chef de bataillon
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.
Gabriel
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
rue
Périgueux.
Numa
Jean-Joseph ADISSON, entrepreneur de charpenterie, 6, place de la Cité, à Périgueux.
28,
gueux.
GASTON
Achille
I, professeur de dessin,
pelle (Dordogne)
Le Docteur Jean-Joseph
GEORGES ALBERT,
BERTOLETTI,
73, rue des Barris, à Périgueux.
Charles
MM.
préposé en chef de l'Octroi, à
Périgueux.
(Calvados).
à
PASCAL BERGADIEU,
BRETON,
chevalier du
en
Mérite agricole,
négociant, rue Béranger, à Périgueux.
Gaston
BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
et allées de Tourny, à
Périgueux.
39
-
MM. Paui,
BRETON, négociant,
Périgueux.
L'Abbé
place Faidherbe, à
10,
BRUGIÈRE, chanoine, 20, rue du Plantier,
à Périgueux.
Roger
Louis-Mie, à Périgueux.
BUISSON,
EUGÈGE COURBATÈRE, 4J I, sculpteur-décorateur,
Fernand COURTEY, 10, rueVictor-Hugo,Périgueux.
Charles
I., directeur de l'Agence du
Phénix, aux Chabannes-St-Georges,
à Périgueux-
Jean-Jacques CARRÉ, négociant en chaussures,
4, rue de la République, à Périgueux.
M1'0 Marie
MM. Le
COTINAUD, ancien Vice-Président de la
Société, à Monaco (Principauté de Monaco).
MM. Charles
35, rue Servandoni, à Bordeaux (Gironde).
Léon-Eugène BUFFETEAU, avoué licencié en droit,
19, rue
CULOT, architecte,
de Metz, à
14, rue
Périgueux
A, architecte, ancien direc¬
municipaux, 8, rue Alfred-deMusset, à Périgueux.
JEAN-LOUIS DANIEL,
des travaux
teur
CHALAUD, artiste peintre, 20, rue du Plan¬
tier, à Périgueux.
Maxime DANNERY,
Marquis F. de CHANTÉRAC, à Cires-lès-Mello
(Oise).
GEORGES DARNET,
A, chevalierdu Mériteagricole,
architecte, rue des Mobiles-de-Coulmiers, à Périgueux.
A, artiste peintre, 9, rue de la
Boëtie, à Périgueux.
François-Marcel CHAPOTEL, agent général
d'assurances, 25, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Le docteur OSCAR
BAPTISTE CHASTAING, négociant, rue Gambeita, à
Armand
DELBÈS, place Francheville, à
Périgueux.
DELMON, îji A., capitaine des Sapeurs -
pompiers, tapissier décorateur, 5, rue Saint-Front, à
Périgueux.
Henri
-
CHASTENET, éi, négociant, 2, rue du Port,
à Périgueux.
Périgueux
Henri
DESCHAMPS, # A., architecte,
14, rue
de
Metz, à Périgueux.
Jules CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,
négociant, 2, rue du Port, à Périgueux.
LÉON DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire, Périgueux.
Raoul-Gaston
René DESFORGES, 49, rue Victor-Hugo, à Périgueux
CHATEAU,
A, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
Emile
CHAUMONT,
18,
rue
d'Aguesseau, à
Périgueux.
Francisque CHAUX, industriel, Castel-Pessard, rue
Paul-Louis-Courrier, à Périgueux.
Jean CHEVALIER, 12, rue Jacques-Emile-Lafon, à
Périgueux.
Pierre CROS, 17, place de la Cité, à Périgueux.
Paul COCULA, 4# A, architecte, 47, rue Gambetta, à
Périgueux.
DORSÈNE, ^ A., photographe, allées de
Tourny, à Périgueux.
EUGÈNE
gustave DOSE,
L, professeur de dessin hono¬
raire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.
françois DUBOST, Il A., sous-directeur des Contri¬
butions indirectes, à Saintes (Charente-Inférieure).
gaston DUFOUR,
I, chevalier du Mérite agrico^
industriel, 46, rue Kléber, à Périgueux.
léopold DULAC,
Périgueux.
industriel,
24, rue
Gambetta, à
—
40 —
MM. Jean-ViCTORIN DUNOGIER, 4£ A., négociant, rue
MM. Gaston
Louis-Mie, à Périgueux.
AmédÉE
de
RAMEFORT, avoué,
Ernest
Périgueux
Joseph DURAND-RUEL, 35
rue de Rome,
à Paris.
Paul
DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
Émile DUSSAUX, 4# I, entrepreneur, 25, rue Kléber,
à Périgueux.
l'ÉCOCHÈRE, 6y, rued'Ams-
terdam, à Paris.
MM. Le Docteur georges
rue
ESCANDE, ancien député, 30,
Notre-Dame, à Bordeaux (Gironde).
Le Docteur Charles
FAGUET, 4Js A., 8, place du
Palais, à Périgueux.
Emile
FALGOUX, entrepreneur de zinguerie,
Louis-Mie, à Périgueux.
rue
FAURE-MURET, rué Victor-Hugo, à
Périgueux.
Élisabeth
FAYOLLE, château de
Fayolle, par Torane-St-Apre (Dordogne)
M. Le Marquis Gérard de
FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Miio
jeanne
FERMINET,
Périgueux.
de
iS,
rue
de
Strasbourg,
à
Antoine-Gadaud, à
I, chef de division hono¬
boulevard de Vésone, à
Périgueux.
hOMMARTY, entrepreneur de peinture,
rue
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
Jean FONTALIRANT, rentier, 32, rue de Metz, à
Périgueux.
Raymond FOURNIER-SARLOVÈZE, *
Mra0
GAILLARD, 14, boulevard de Vésone, à
Périgueux, et 21, boulevard Beauséjour, à Passy-
Ludovic
Paris,
MM. jean GAUTHIER, entrepreneur,
3, rue
de La Rol-
phie, à Périgueux.
Georges GAUTIER,
capitaine territorial, doreurmiroitier, 7, rue des Chaînes, à Périgueux.
ernest GAY,
syr.dic.du conseil municipal de Paris,
4, rue de Sfax, à Paris.
joseph GRANIÉ, substitut du Procureur de la Répu¬
blique près le Tribunal Civil et Correctionnel de la
Seine, 52, rue de l'Assomption, à Paris.
GRASSET, sculpteur, rue Saint-Front,
à Périgueux.
GUICHARD, 34, rue de Bordeaux, à Péri¬
Edmond
gueux.
Ernest GUILLIER, avocat, Sénateur, rue Bourdeilles,
à Périgueux.
AmÉDÉE GUINDE, banquier, 7, rue Dante, â Paris Ve.
Paul
HÉNIN, négociant, cours Montaigne, à Péri¬
gueux.
juge de paix suppléant, ancien
Tribunal de Commerce, 30, rue AlsaceLorraine, à Périgueux.
léopold HEPPER,
MM. Fernand
Marignan, à Paris.
FRENET, *,
Hippolyte
Le Docteur
Mm0 La Comtesse
rue
raire à la Préfecture, 22,
Georges DURAND-RUEL, 16, rue Laffite, à Paris.
Mme La Comtesse Alice de
37,
Jules-Eugène FRANÇOIS, 411.professeurde dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
gueux.
15, rue Bourdeilles, à
FRACHET,
—
Périgueux.
DUPOUY, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri-
Adhémard DURAND
41
-
juge
au
Dominique JOUCLA, publiciste, rue Lafayette, xy,
à Périgueux.
O., n,rue
Joseph LABASSE, industriel, à Saint-Astier (Dor¬
dogne).
—
42
-
-
MM. Arthur
LACAPE, facteur de pianos,
Théâtre, à Périgueux.
Emile
LACHAUD, industriel,
Dames, à Périgueux.
g,
2,
rue
place du
Combe-des-
Edouard LACOSTE, juge au Tribunal de Commerce,
entrepreneur, rue Lamartine, à
M"0 Eugénie-Gabrielle
MM. LOUIS LACOSTE, président du Tribunal de Commerce,
négociant, 12, boulevard de Vésone, Périgueux.
Le Docteur
François-Louis LADEVI-ROCHE,
château de St-Germain-du-Salembre, par Neuvicsur-l'Isle (Dordogne).
LAGE
de
Casseneuil
de
LOMBRIÈRES,
avocat,
à
(Lot-et-Garonne).
LAPORTE, au Grand Hôtel de France, à
Périgueux.
LASSAIGNÈ, banquier,
2,
rue
Bodin, à
Féréol
LASSAIGNE, agent général, inspecteur
d'Assurances, 20, rue Antoine-Gadaud, à Péri¬
gueux.
avenue
Fernand de LA TOMBELLE, Q I, 79,
de Breteuil, à Paris, et Château de
Fayrac,
par Domme (Dordogne).
Le Docteur Paulin deBrou de LAURIÈRE,
I,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.
MM. Pierre-Edouard LAUSSINOTTE, y A, officier du
J
Mérite Agricole,
ancien notaire, à Saint-Pantalyd'Ans, par Cubjac (Dordogne).
LÉON
Le
de Lafaye,
par
Razac-
Gabriel
MAGE, ancien percepteur, à Labatut, près
Vergt (Dordogne).
Le
Comte Lucien
de
MALEVILLE,
27,
avenue
Léopold MALIVERT, négociant, 87, rue Gambetta,
à Périgueux.
Raoul
MAREY, rentier, à Marsac, par Périgueux.
julien MARTY, inspecteur de l'Assistance publique,
14, rue Lamartine, à Périgueux.
M. Manuel MATOSÈS, artiste peintre, à Combéranche,
Mme Amélie-Jeanne
LAVAUD, négociant, 6, rue de la Clarté, à
MAUMONT,
MAURAUD,4| I, architecte, rue de LaBoëtie,
Eugène-François MAUREL, y ï, officier du
Mérite agricole, secrétaire général de la Dordogne,
rue de la
République, à Périgueux.
Ernest-Jacques MAZURIER, pharmacien de ir0 cl.,
2, place de la Gendarmerie, à Ribérac (Dordogne).
Emile MAZY, chevalier du Mérite agricole, 3, place
Bugeaud. à Périgueux.
Camille
MERLALD, 4J A, artiste peintre, à Ver-
teillar (Dordogne).
Edouard MICHEL, 41 a, représentant de commerce,
Tribunal de Commerce,
juge suppléant
Comte
Edmond
Louis-Blanc, à Périgueux.
château
de
(Dordogne).
de
LÉPINE,
Fleunie,
par
au Change, et
Condat-sur-Vézère
Bodin, à Péri¬
à Périgueux.
Périgueux.
la
rue
gueux.
MM. Paul
Périgueux.
Le Baron
MM. GASTON LINARD, château
sur-l'Isle (Dordogne).
par Ribérac (Dordogne).
Albert
Ernest
Amélie de LESTRANGE, i, rue de
Paris, à Périgueux.
d'Antin, à Paris.
Périgueux,
Daniel
—
Mme La Baronne
Périgueux.
LACOSTE, 28, rue Gambetta, à
43
Alexis
au
rue
MITTEAU, négociant, 11, rue Combes-des-
Dames, à Périgueux.
45
—
44
—
MM. GEORGES MONMARSON, pharmacien, 5,
place de la
Mairie, à Périgueux.
Henri MONTASTIER,
négociant, placeFrancheville,
à Périgueux.
Mlle Valentine
MOREAU, artiste peintre, à La Roche-
MURAT, juge au Tribunal de Commerce,
industriel, 16; rue Bodin, à Périgueux
PAUL NAU, pharmacien, 33,
rueGambetta, Périgueux.
avoué, 30,
rue
Gambetta, à
Périgueux.
Plantier,
Périgueux, et 56, avenue Montaigne, Paris
M,no Justine
PABOT-CHATELARD, à Brognac,
(Dordogne).
Le Comte Henri
de
par
RÉGHÉERë, 4v, capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.
REIGNIER,
Périgueux.
rentier,
35,
Gambetta,
rue
à
Fernand
REQUIER, maire de Castelnaud-Fayrac
(Dordogne), et avenue Bertrand-de-Born, Périg.
peinture,
14,
Saint-Front, à Périgueux.
ScYLLA PARLANGE,
greffier à la Justice de Paix,
44, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Jules-Eugène RIBES, imprimeur-publiciste, 14, rue
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
Louis-AlfRed RIGOU,
Auguste-Antoine
LÉON
Théophile
PAUTAUBERGE, î} I., maire de Montignac
(Dordogne), et 9, rue Edmond-Valentin, à Paris.
LOUIS
PEYNAUD, officier du Mérite Agricole,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Le Docteur
jean-joseph PEYROT, * C, Sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafayette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne).
Eugène PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
PORENTRU,
A, dentiste-médecin, rue
Saint-Front, à Périgueux.
É chef de division à la
Préfecture, 24, rue Paul-Bert, à Périgueux.
jean-georges PASQUET, y i, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Robert
REGANHAC, 6 bis, boulevard
Pereire, à Paris.
PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.
MM. Honoré PARACINI, entrepreneur de
rue
Gérard RAYNAUD, rue des Cordeliers, à Excideuil
Jean
Javerlhac (Dordogne).
M"0 Marie
,
place de la Mairie, à Périgueux.
Louis-Paul
Le Baron Henri de NERVAUX, 14,
rue du
à
POUYAUD, Q A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.
ancien
Joseph PRADIER, 3, rue Arago, à Périgueux.
MM. Marc
NÉGRIER,
MM. Charles-Henri
auguste PRADE AU, juge au Tribunal de Commerce,
chalais (Dordogne).
Henri
-
ROBINOT,
50,
rue
Vaneau, à
Paris.
à
ROUDERGUES, parfumeur-chimiste,
Agonac (Dordogne).
Maurice ROULET, négociant, 96, rue
de Bordeaux,
à Périgueux.
M110 Marthe SABRIER, 20, rue Bodin, à Périgueux.
M. Le Baron
de
SAINT-PAUL, 3t, château de Ligueux,
par Sorges (Dordogne).
Mm<! La Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du Lieu-Dieu,
par Périgueux.
M. Georges
SARAZANAS, avocat,
Vésone, à Périgueux.
13,
boulevard de
—
46
*-
—
MM. Albert
SARLANDE, ancien député, 64 bis, rue
Monceau, à Paris, et au château de La Borie, par
47
-
SOCIÉTÉ DÉCÉDÉS
MEMBRES DE LA
Champagnac-de-Belair (Dordogne).
Georges
SAUMANDE,
député,
rue
Lafayette, à
Périgueux.
Henri SEMPÉ, Q a., avoué, docteur en droit, 17, rue
du
1888.
—
Docteur USSEL.
1889.
—
CLUZEAU.
Mme LINARD.
Palais, à Périgueux.
Louis
SIMON,
A., Grand hôtel de l'Univers,
de Bordeaux, à Périgueux.
rue
1890.
—
TRANSON.
Baron Ernest
de
NERVAUX.
Docteur Albert GARRIGAT.
HENRY
SOYMIER, pharmacien, 8, rue Taillefer, à
Périgueux.
jean TARRIER, négociant-tailleur, 5, rue de la
République, à Périgueux.
Armand TENANT,
rue
I., professeur de musique, 17,
Eguillerie, à Périgueux.
Edouard de TEYSSIÈRE,
ion,e corps
Adrien
1891.
—
1892.
—
Lucien LACOMBE.
Michel ROUGIER.
1893.
—
Alfred BOUCHÉ.
1894.
—
1895.
—
1896.
—
1897.
—
TORSIAC, directeur de la Société
Générale, boulevard Montaigne, à Périgueux.
de
Edmond TUFFET,
sculpteur-décorateur,
164,
rue
d'Arès, à Bordeaux (Gironde).
Marc VENTENAT,pharmacien, 3, cours Montaigne,
à Périgueux.
lguis VERDIDR, artiste peintre, 6 avenue Bertrand-
de-Born, à Périgueux.
M1™9 de VERNINAC
de
SAINT-MAUR, château du
Petit-Change, par Périgueux.
La Comtesse
VERTHAMON,
de
Périgueux.
I, archiviste dépar¬
temental honoraire, 21, boulevard Lakanal, à Péri¬
gueux.
■*
J
Comte G. du GARREAU.
Théodore LEBOUCHER.
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
Ingénieur VERGNOL.
Paul-Émile BARRET.
Auguste BUISSON.
Calixte LARGUERIE.
MM. Henri
Ferdinand VILLEPELET,
Jean BORIE.
François JEANNE.
Général Jules LIAN.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.
i, rue de Paris, à
VEYSSET, 201, rue Saint-Genès, à Bordeaux
(Gironde).
Michel HARDY.
PASQUIER.
Adolphe
colonel à l'État-major
d'armée, à Rennes (Ille-et-Vilaine).
CROS-PUYMARTIN.
Prosper FOURN1ER.
1898. — Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.
1899.
—
Charles BUIS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.
Capitaine Antoine RILHAC.
4s _
_
1900.
—
Abbé BOURZËS.
Albéric DUPUY.
Gabriel COMBET.
1901.
—
Cyprien LACHAUD.
Docteur Armand
1902.
—
de
LACROUSILLE.
Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉDAT.
Paul
GÉRARD.
Charles MORVAN.
Anatole
1903.
—
ROUMEJOUX.
Louis-Augustin AUGUIN.
de
Louis OBIER.
Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.
1904.
—
Marquis de CHANTÉRAC.
Paul FAURE.
Fernand
GILLES-LAGRANGE.
André ROLLAND
1905.
—
de
DENUS.
Antoine FOUGEYROLLAS.
Gaston MALEVILLE.
Honoré SÉCRESTAT.
Adolphe TRUFFIER.
1906.
—
Auguste DORSON.
de LACROUSILLE.
Ernest
1907.
—
Eugène PLANTÉ.
1908.
—
ROGER-BALLU.
Désiré BONNET.
1909.
—
Paud-Édouard DELSUC.
Jean DONGREIL.
Docteur Jean de LACROUSILLE.
Albert MONTET.
Édouard REQUIER.
1910.
—
Ludovic GAILLARD.
Albin LABROUSSE.
Eugène ROUGIER.
Maurice ROUGIER.
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