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Médias

Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 28 décembre 1911.

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Numéro 13.

DE
r

r

L'ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
Du 28 Décembre 1911

m-

GÉNÉRALE

LISTE

des

MEMBRES

DE

Pour

LA

l'.A.:n.:rxée

SOCIÉTÉ
±9 ±2

S*.

PERIGUEUX
Imprimerie D.

Joucla, rue Lafayette, n° 19
1912

m

BULLETIN
d.e

ANNUEL
la,

SOCIETE ii| BEAUX-ARTS
DE LA DORDOGNE

COMPTE RENDU
cle

L'ASSEMBLEE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 28 Décembre 1911
^

LISTE

GÉNÉRALE

DES MEMBRES DE LA
IPomn

l'Année

SOCIÉTÉ

±9±2

BlRLICn BEÇt'tE.
Bulletin n° 13

VILLE
PË Ei'&U E UH

CE LA.

QL

PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE

D.

JOUCLA, RUE LAFAYETTE, N° 19
1912

AVIS

cotisations

de

l'année

d'habitude, mises

en

recouvrement pendant le

Les

1912

seront, comme

mois

de mars.

COMPTE RENDU

Afin d'éviter des frais

inutiles, les sociétaires qui

préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la Société, 30, rue Alsace-Lorraine, à

De

l'assemblée générale ordinaire du 28 Déeembre 1911

Périgueux,

A l'Hôtel de Ville de Périgueux, le jeudi 28 décem¬
La brochure contenant les Statuts est à la disposition
des

membres de la Société, qui pourront la demander

des Barris, à Périgueux, où se
trouvent aussi des Bulletins d'adhésion à faire signer
au

par

Secrétariat, 73,

rue

les

qu'on aurait à présenter

personnes

nouveaux

sociétaires.

comme

bre 1911, à huit heures et demie du soir, l'Assemblée

générale de la Société des Beaux-Arts de la Dordogne
s'est réunie sous la présidence de M. le Sénateur
Peyrot, assisté de MM. le Marquis de Fayolle, viceprésident ; Bertoletti, secrétaire général ; Daniel,
secrétaire-adjoint ; Hepper, trésorier ; Pasquet, le
Docteur Ladevi-Roche et

Cocula, membres de la

Commission administrative de la Société.

Étaient présents, ou régulièrement .représentés en
vertu des

pouvoirs écrits déposés sur le Bureau, selon

les prescriptions des Statuts :
MM. R. Bardon, P. Bergadieu, A. Bertoletti, F. Blois,

l'Officier d'administration principal Borne, F. Bosche,

Brecht, le marquis F. de Chantérac, R. Château, E. Chaumont, F. Chaux, P. Cocula,
le Commandant C.

-



4

-

Cotinaud, E. Courbatère, J. Daniel, G. Darnet,
E. Dorsène, G. Dose, A. Dupouy, E. Dussaux,
E. Falgoux, le Marquis G. de Fayolle, J. Fontalirant,
R.
Fournier-Sarlovèze, E. Frenet, G. Gautier,
H. Grasset, L. Hepper, D. Joucla, E. Lacoste, le
Docteur F. Ladevi-Roche, E. Lassaigne, F. Lassaigne,
L. Lavaud, Mme la Baronne A. de Lestrange, MM. L.
Malivert, R. Marey, M. Matosès, P. Mauraud,
A. Mitteau, G. Monmarson, M. Murât, le Baron
H. de Nervaux, G. Pasquet, L. Pautauberge, le
Sénateur J.-J. Peyrot, J. Pradier, le Comte H. de

5



C.

Réganhac, le Capitaine L. Réghéere, F. Requier,
Robinot, T. Roudergues, le Baron de Saint-Paul,
Mrae la Marquise L. de Sanzillon, MM. G. Sarazanas,
A. Sarlande, L. Simon, H. Soymier, E. Tuffet,
A.

Mme la Comtesse E. de Verthamon et

M. F. Ville-

pelet.
Soixante-et-un sociétaires étant présents ou

régu¬

lièrement représentés et ce nombre dépassant le quart
des membres de la

Société, M. le Président déclare

générale, constituée conformément aux
règles statutaires, et il ouvre la séance. Il fait part des
excuses
envoyées par M. Sarazanas, l'un des viceprésidents qui, retenu loin de Périgueux, regrette de
ne pouvoir en personne participer à la délibération.
l'Assemblée

Après la lecture et l'approbation du procès-verbal
la parole a été
donnée à M. Bertoletti, secrétaire général, qui a fait
le Rapport annuel, moral et financier, dans les termes
de la dernière Assemblée générale,

suivants :

Messieurs et chers Collègues,

Voici que l'année

1911 s'achève, et voici le moment venu poul¬
secrétaire, organe de la Commission administrative, de résumer
devant l'Assemblée générale ordinaire l'état de la Société à la fin
ie

de ce dernier exercice.

L'an passé, à pareil jour, nous avions à consigner, dans le rapport
annuel, les consolants résultats de notre dixième Exposition,

installée, pour la première fois, dans la Salle des Fêtes du Palais des
Arts, splendide édifice que le tant regretté ingénieur M. Ludovic
Gaillard fit construire en pensant à notre œuvre, pour laquelle il
avait une particulière prédilection.
Cette année, la vie de la Société a été beaucoup plus calme,
comme il convenait à une période d'attente et de recueillement,
prélude d'une future fête de l'art, qu'il faut préparer avec un soin
jaloux et avec le désir et la volonté de la réussir toujours plus belle,
plus complète que les précédentes, la pensée uniquement tendue
vers le noble but à atteindre : Présenter
au délicat et sensible
public périgourdin un nouveau Salon provincial des mieux choisis,
des plus instructifs, des plus attrayants qu'il y ait en France !
Aussi, la tâche du rapporteur sera aujourd'hui singulièrement
simplifiée ; il lui suffira de condenser en quelques mots ce que fut
la vie intime de notre Société, et d'établir le bilan social en cette
fin d'année.

C'est avec une satisfaction toujours bien vive que nous accueillons
Venir à nous, c'est donner une précieuse
marque d'estime à l'œuvre de diffusion artistique que poursuit la
Société en notre cher Périgord ; c'est en apprécier les vues et les
résultats au point de vouloir y collaborer intimement.
Parmi nos récents collaborateurs, nous avons à enregistrer M. le
docteur Aka et M. l'abbé Faure-Muret, auxquels, en toute cordia¬
,

de nouveaux membres.

lité, l'Assemblée sera heureuse de souhaiter la bienvenue. L'un et
de l'art, ce qui ajoute encore au
prix que nous attachons à leur venue au sein de la Société, qu'ils

l'autre sont des adeptes fervents

sauront ainsi d'autant mieux servir.
Un autre motif de

réjouissance

pour nous

est celui de voir,

chaque année, quelques-uns de nos chers collègues recevoir des
distinctions honorifiques, officielles sanctions de leurs mérites.
Pour

1911, ce sont M. Eugène Dorsène et M. Robert Porentru, qui

ont été promus Officiers de l'Instruction publique ;

C'est M. Louis Peynaud, qui a été nommé Officier

d'Académie ;



C'est

encore

6



M. le lieutenant Georges

Albert et M. Henri Des¬

Dépenses :

champs, qui reçurent la croix de Chevalier du Mérite agricole.
A tous, nous témoignerons ici notre plaisir pour les
dont ils furent l'objet,

récompenses

leur adressant nos cordiales, chaudes félici¬

tations.

Messieurs, nous pouvions espérer que l'année 1911 serait marquée
caillou blanc, et que, pour la première fois depuis notre
naissance, nous n'aurions à regretter la disparition d'aucun de nos

d'un

membres.

Remboursement d'un bon de la galerie.

Imprimeurs
Assurance, frais de recouvrements, affranchissements,
Encadrements de tableaux
i
Gratifications

1911, 100 fr. ; pour 1911-1912, 100 fr., ci

surent rendre très
prospère ; pendant de nombreuses années, appelé par la confiance
de ses concitoyens, il siégea au Conseil municipal de Périgueux.
Pour nous, il compte parmi ceux qui, à la première heure,
fondèrent la Société, et fut de ceux qui, de tout temps, la soutinrent
et la fortifièrent.

Il

en

suivait la marche ascendante et l'encoura¬

geait, heureux de ses succès. Sa mort nous laisse les plus grands
regrets, et l'Assemblée générale, interprétant l'unanimité des
membres-, participera au deuil de sa famille, à laquelle nous expri¬
merons d'ici nos vifs sentiments de condoléance, la priant de les
agréer.
Et maintenant, Messieurs et chers

de la situation financière de la

Collègues, envisageons l'aspect

la

diligente gestion de M. Hepper, notre bon

Reliquat en caisse au 31 décembre 1910
Location d'une partie de la galerie

1911
démontable

Intérêts des fonds placés

Total francs

2.035f30

200

»

»

2.035f30

Dépenses

598f 85

....

1.436f 45

Reste en caisse francs

A cette somme, il convient d'ajouter celle
tions

à

recouvrer

francs 1,646

pour

de 210 francs de cotisa¬

1911, ce qui donne un total général de

fr. 45.

Le Bilan social, arrêté à ce jour,

doit donc s'établir ainsi :

Actif :

1.436f 45

Fonds en caisse au 31 décembre 1911

210 »
(mémoire)

Matériel de la galerie démontable

Tringles en fer pour soutenir les
murs de l'école Lakanal

tableaux, fixées aux

Total, sauf mémoire

420f30
1.400 »
200 »
15 »

»

Balance :

Recettes :

Cotisations recouvrées pendant l'année

40
12

598f 85

•.

Cotisations dues pour 1911

Société.

trésorier, il
appert que l'exercice de l'année 1911 donne les résultats que voici :
De

Total francs

Recettes

tions métalliques, que son ordre et ses aptitudes

»

Loyers du remisage de la galerie démontable : Pour 1910-

desseins de Dieu. Hélas ! aujour¬
d'hui même, un long cortège de parents et d'amis accompagnait le
convoi funèbre de l'ingénieur des arts et manufactures, Jean
Régnier, que la maladie minait depuis quelque temps, mais contre
laquelle sa robuste fibre laissait espérer qu'il pourrait triompher
Jean Régnier fut à la tête d'une importante industrie de construc¬

»

146 85

Autres étaient les impénétrables

encore.

50f

150

(mémoire)

1.646f45

Passif :
Bons de la souscription relative

à la galerie des exposi¬

tions

Intérêts dus à ces mêmes bons

Total, sauf mémoire

2.450f »
(mémoire)

2.450f »

-

Tel est le bilan social que

8

-

la Commission administrative vous

demande d'approuver.
Il faut remarquer que dans l'encaisse

de cette,année, ligure une
francs, provenant de la location, pour un
semestre, d'une partie de la galerie démontable. Ce prix est relati¬
vement modéré, mais c'est une rentrée nette de toutes charges, le
preneur ayant, par précises clauses contractuelles, assumé les
frais quelconques de manutention, et ceux des réparations utiles à
la chose louée, laquelle il s'est engagé de remettre dans notre hangar,
en parfait
état, à la lin du prochain mois d'avril.
somme

de

nos

g

-

l'Art, qui est la préoccupation la plus haute et la plus
l'intelligence humaine 1

forces

noble do

Périgueux, le 28 décembre 1911.

deux cents

si notre espoir n'est point déçu et qu'il soit possible à
s'assurer, selon une promesse qui lui est chère, la
faculté d'installer ses futures Expositions triennales dans la Salle
des fêtes du Palais des Arts, le matériel de la galerie démontable
pourrait alors être aliéné, et le compte y afférent se liquiderait aussi
bien pour la partie de l'actif que pour celle du passif.
Du reste,

la Société de

Comme d'habitude,

M. le Ministre de l'Instruction publique et des
à prendre

Beaux-Arts a fait l'honneur à notre Société de l'inviter

part au Congrès annuel des Sociétés Savantes et à la Session des
Sociétés des Beaux-Arts des Départements. L'une et l'autre de ces
réunions se tiendra, cette année, à Paris, pendant la semaine de

Le Secrétaire général,
A.

M. le Président met

aux

BERTOLETTI.

voix les conclusions du

rapport qui vient d'être fait. A l'unanimité, l'Assem¬
blée les approuve en y

joignant des remerciements

pour le Rapporteur.
La parole revient ensuite à M.

le Docteur LadeviRoche, lequel, au sujet du dernier Congrès des Sociétés
Savantes tenu au mois d'avril 191 l, à Caen, a pré¬
senté à l'Assemblée le substantiel rapport que voici,
fréquemment applaudi par les assistants :

Pâques. L'Assemblée générale aura, tout à l'heure, à désigner ceux
la mission de représenter la Société à

de ses membres qui auront
ces

Messieurs,

assises.

Congrès de l'année 1911, nous allons entendre les
collègue, M. le Docteur
Ladevi-Roche. Ce sera pour nous l'habituelle joie et le régal, aussi
littéraire que substantiel, de notre séance.
Concernant le

accents

aimés et éloquents de notre savant

rapport annuel, moral et financier. Réunis ce
générale pour clôturer un exercice qui s'achève,
regardons désormais d'un œil confiant et l'année qui s'ouvre devant
nous, et l'avenir de notre Société, dont la bienfaisante influence
artistique, exercée parmi nos populations, n'a point été stérile.
Ici

se

termine le

soir en Assemblée

Groupés autour de notre éminent président, M. le Sénateur Peyrot,
nos
dévoués autant que distingués vice-présidents, MM. le
Marquis de Fayolle et G. Sarazanas, de nos zélés membres de la
Commission administrative, comme un faisceau serré demeurons
indissolublement unis par les- affinités du goût qui nous lient et
nous entraînent dans la défense de l'intérêt supérieur de l'Art.
de

Ainsi, Messieurs et chers Collègues, nous ne pourrons faillir au
généreusement choisi : Servir de toutes

rôle utile que nous avons

Léonard de Vinci, ce grand peintre, ce grand sculpteur, ce sublime

dont la France regrettera toujours l'œuvre admirable, la
Joconde, peut-être à jamais disparue, Léonard de Vinci, parvenu aux
extrêmes années de la vieillesse, se glorifiait de son grand âge,
puisqu'il lui permettait de servir plus longtemps l'Humanité, de
prodiguer aux deux nations sœurs, l'Italie et la France, qu'il
confondait dans le même amour, les trésors de son immortel génie.
Bien différent de ces âmes vulgaires qui, insultant à la nature,
osent, pour échapper à la vieillesse, détruire les corps qu'elle a
formés, ce grand homme, arrivé au soir de la vie, illuminait, heureux,
des splendides rayons de son couchant, le monde entier, qu'il
n'avait cessé d'honorer par son constant labeur.
Messieurs, votre Compagnie, comme Léonard de Vinci, ne
regarde point avec regret les années disparues, années de travail,
années de laborieuses semences, qui commencent à lever aujourd'hui,
d'autant plus chères qu'elles ont été pénibles et partant plus méri¬
penseur,

tantes.



A regarder en arrière, que d'ombres aujourd'hui heureusement
dissipées. Que d'efforts souvent mal compris, mais à présent cou¬
ronnés d'admirables résultats. Avant vous, dans notre vaste
province du Périgord, que rencontrait-on, qu'existait-il au point de
vue des Beaux-Arts ? Rien, ou à peu près rien. Sans doute, çàet là,
bien clairsemées, quelques bonnes volontés individuelles, quelques
rares esprits formés au culte
des œuvres vraiment artistiques,
malheureusement, réduits à leurs propres forces, ces bonnes volon¬
tés, ces excellents esprits, que pouvaient-ils ? Par leur individualité,
leur isolement, n'étaient-ils pas condamnés à l'impuissance et, si
osés fussent-ils, que leur était-il donné utilement d'entreprendre ?
Vous êtes venus ; à l'effort individuel vous avez substitué l'effort
collectif, à l'unique rameau, le faisceau, et votre œuvre n'a pas
tardé à porter ses fruits. Le goût des Arts, qui n'a jamais cessé
d'être très vif au fond des âmes de tous les membres de notre petite
Patrie, s'est réveillé. Les maîtres, voyant se grouper autour
d'eux de nombreuses intelligences désireuses de connaître, ont senti
renaître leur courage abattu, les ignorants ont voulu connaître et
les indifférents ont rougi de leur barbarie.

On dit souvent, et bien à tort, que les Beaux-Arts sont passés

de
mode, que notre époque, absorbée par les découvertes scientifiques,
n'a plus le temps de s'intéresser aux chefs-d'œuvre de la peinture,
de la sculpture, de l'architecture. Au dire de ces passionnés de la
gymnastique ou de l'automobilisme, nos musées ne sont plus qu'un
campo santo solitaire, où reposent, dans la majesté de la mort les
œuvres et les pensées des grands artistes du temps jadis. Si quel¬
ques talents incertains

osent encore continuer l'œuvre des peintres

et des sculpteurs d'autrefois, le

grand public ne saurait s'intéresser

à leurs travaux. Ils ont embrassé

une

carrière

sans

issue

et le

chemin abandonné qu'ils suivent

aboutit aux cités en ruines dont
plus, même, le nom.
Disputer sérieusement avec qui tient un pareil langage serait
perdre son temps. Autant vaudrait se battre avec les flots de la
mer. Leur vie bruyante et vide ne permet pas d'arriver jusqu'à eux
les bonnes raisons. Ils ne peuvent cependant fermer les yeux à
personne bientôt ne saura

l'évidence et l'évidence des faits les condamne.

Malgré le développement exagéré de l'industrie dans notre temps,
surtout de l'esprit industriel, quoiqu'en pensent tant d'hommes
auxquels la fumée des usines cache le ciel, les arts ne cessent de
progresser en France. Peut-on en donner de meilleure preuve que
les palais magnifiques qu'on leur élève de toute part et les prix
fabuleux qu'atteignent aujourd'hui les œuvres des maîtres ?
Dans notre pays, hier encore placé à l'arrière-garde, quel change¬
ment, quel renouveau digne de la Renaissance elle-même. Il y a

i r



quelques années les œuvres précieuses de nos peintres et de nos
sculpteurs n'avaient pour les abriter que des logements d'aventure
où elles demeuraient exposées aux injures des vents, du soleil et
de la poussière. Aujourd'hui, le palais des Beaux-Arts, notre Musée,
demeure incontestablement l'un des plus beaux monuments du
centre de la France et grâce au dévouement éclairé de son Conserva¬
teur, les œuvres si dignes d'intérêt qu'il renferme vont s'augmentant tous les jours. Pas de salon annuel à Paris qui ne compte
quelque toile de nos artistes et les récompenses honorifiques qui
leur sont décernées attestent leur mérite.
Dans le domaine de la

sculpture ou de la statuaire que d'œuvres

nouvelles. Le souvenir glorieux des soldats morts pour la patrie est

célébré en marbre ou en bronze dans la

plupart des villes de notre
province ; La Boëtie revit dans Sarlat, sa ville natale ; Chabaneau,
le grand maître de notre langue terrienne, a retrouvé à Nontron la
juste place qui lui était due, tandis qu'àMussidan, sous les antiques
ombrages de ses ormeaux séculaires, se dresse la fière statue
du général Beaupuy et que sourit l'image du charmant conteur
Chastenet.

Classés

monuments historiques,
la plupart de nos
églises-et de nos vieux châteaux sont restaurés avec
goût oudu moins mis àl'abri de la pioche des démolisseurs, comme
aussi des dangereux embellissements des municipalités barbares.
comme

anciennes

Ce

grand mouvement artistique de notre antique province se
plus en plus. Le sol de notre cité, si riche
en souvenirs, fouillé avec suite et méthode, nous livre ses secrets et,
grâce au zèle du bon archéologue qui conduit ces travaux si déli¬
propage chaque jour de

cats, nous voyons, à chaque pas, sortir de la nuit des temps les
de ce magnifique soleil de l'art qui illumina si longtemps la
capitale des Pétrocoriens.

rayons

Messieurs, à constater cette exubérance de sève artistique qui
pénètre peu à peu jusqu'aux derniers rameaux du grand arbre qu'on
croyait mort, comment ne pas se réjouir, surtout quand ce miracle
de résurrection est avant tout l'œuvre de votre Compagnie.

ouverts sur tout ce qui
elle n'oublie point le grand
mouvement artistique et intellectuel du dehors. Attentive à toutes
les choses capables d'augmenter la fortune des grands esprits, elle
veut participer chaque année à ces grandes assises littéraires,
scientifiques, artistiques, qu'on appelle la réunion des Sociétés
Savantes. Chaque année, elle s'y fait représenter par ses délégués,
chargés, fidèles abeilles, de lui rapporter le miel cueilli dans ces
vastes jardins de l'esprit. Admirables parterres formés de toutes les
Si votre Société

a

toujours les

yeux

intéresse les arts dans notre pays,

"bTb-liothi que: '
DE LA VILLE
I :jh

PÉRlGU'EL!*

,

.

_



12



plus rares de la France, dont les parfums, grâce aux
souffles de la Presse, vont embaumer le monde entier.
Cette année, réservée à la province, le 49e Congrès des Sociétés
Savantes a siégé à Caen, cité sage et paisible qui réflète, lac tran¬
quille, l'art de la Normandie tout entière. De ses églises, de ses
antiques monastères ou collégiales, de ses bibliothèques, de ses
musées, de ses vieilles demeures aux poutrages de chêne, de tant
de merveilles, s'élève une grande voix racontant, fidèle, les efforts
lointains des artistes puissants, attentifs à célébrer par le ciseau, la
pierre ou le pinceau, les grands sentiments qui leur furent confiés
et qu'ils furent chargés de traduire.
fleurs les

Congrès des Sociétés Savantes a été ouvert à Caen le mardi
municipalité, la haute administration préfectorale,
l'armée, la magistrature, le corps enseignant, cette brillante société,
réunie dans les somptueuses Salles des Fêtes de l'Hôtel de Ville, a
reçu les membres du Congrès avec cette simplicité, cette affectueuse
familiarité qui, sous tous les régimes, continue les bonnes traditions
d'hospitalité de notre chère terre de France.
Le

19 avril 1911. La

année, tous les sujets inscrits au programme,
lettres, arts, ont été successivement abordés, tantôt
effleurés, tantôt approfondis et votre délégué regrette de ne pouvoir
vous faire goûter à tous les plats de ce festin de l'esprit. Conten¬
tons-nous de toucher aux mets qui conviennent le mieux à notre
Comme chaque

science,

tempérament de membres de la Société des Beaux-Arts.
Le commandant Espérandieu, dont l'an

dernier votre rapporteur

signalait les intéressants travaux, a cette année encore entre¬
tenu le Congrès des résultats si importants que ne cessent de
donner les fouilles d'Alésia : canaux de fer et de bois destinés à
vous

amener aux
eaux

piscines du temple d'Appollon,Dieu de la médecine, les
malades, statue en marbre de la

nécessaires au service des

président à la guérison des malades, taillée
innombrables ex-voto en bronze, jusqu'à des
doigts avec leurs ongles, la pioche ne saurait remuer un pan de
terre sans mettre à jour quelques restes curieux de ce riche sanc¬
tuaire. A signaler encore des verres à vitre, les uns destinés à être
retenus dans des châssis de bois, d'autres portant les traces de
nombreuses entailles, se rapportant sans doute à des illustrations
disparues. On a longtemps disputé sur la première apparition dans
notre pays des vitrages, portes ou fenêtres. Les Romains ne
connaissaient pas la taille du verre au moyen du diamant. On en
concluait à l'impossibilité pour eux, et les peuples de leur dépen¬
dance, de posséder le confort dont jouissent aujourd'hui les plus
pauvres demeures.
Divinité bienfaisante,
de grandeur nature,

I3

_

indispensable à la
moyen-âge, quand ils composaient
les beaux vitraux de nos cathédrales, ignoraient la taille par le
diamant et la découverte du commandant Espérandieu ne laisse
aucun doute sur l'usage, dans notre pays, au temps des Romains,
C'était là une

erreur.

Le diamant n'est pas

Nos artistes du

taille du

verre.

du

coulé et utilisé comme vitrage.

verre

Après le commandant Espérandieu, M. Bonnet, de la Société
archéologique de Montpellier, a lu un mémoire concernant un autel
en marbre formé d'une table de petite dimension, sertie d'un rebord.
Ce n'était point un autel portatif, puisque la face inférieure non
travaillée indique clairement qu'il était fixé à demeure au moyen
d'un ou de deux piliers. Détail intéressant, cet autel est illustré de
plusieurs figures obtenues au moyen de dessins à la pointe et de
hachures. Une croix, des agneaux, les quatre évangélistes. Le Musée
de Périgueux possède un autel semblable, de la même époque, mais
malheureusement il n'a point été illustré.
Un correspondant du ministère, M. Coquelle, expose au Congrès
ses recherche^
sur les pierres tombales du Vexin. Son examen
comprend près de deux cents monuments funéraires du xiv° et
xv° siècles. Sur le plus grand nombre sont gravés ou sculptés les
personnages à la mémoire desquels ils ont été élevés. On se trom¬
perait cependant si l'on croyait retrouver dans ces statues ou ces
sculptures les traits des défunts. Les tombiers de cette époque
avaient dans leurs ateliers un certain nombre de types se rapportant

différentes professions les plus suivies dans le pays où les
sculpteurs travaillaient. Gens de guerre, gens d'église, de justice,
marchands, et ils les reproduisaient simplement, sans se soucier de
laisser à la postérité l'image réelle des disparus. Un seul semble
avoir voulu enfreindre la règle par trop fantaisiste adoptée par ses
confrères. Son ciseau a tenté une reproduction sincère, mais les
connaissances suffisantes lui faisant défaut, son œuvre atteste
aux

plutôt le bon vouloir que le savoir. Si les

détails d'ornementation

de ces tombes sont assez variés et parfois heureux, ils n'en sont pas

empruntés eux
était obligé de choisir.
moins

aussi à des cartons entre lesquels le client

M. Coquelle s'élève avec

raison contre l'usage, rencontré dans

beaucoup d'églises, qui veut laisser en place les dalles funéraires,
les exposant ainsi à une destruction certaine due

à l'usure produite

pieds des fidèles. Ne vaudrait-il pas mieux, dans l'intérêt
de ces monuments, les enlever des parvis et les dresser le long des
murs des nefs, après avoir marqué, en souvenir des morts, la place
qu'ils avaient occupée.
L'origine du nom des lieux a toujours, à juste titre, exercé la
sagacité des historiens et des érudits. M. l'abbé Masselin, de la
par les



i4

Société des Antiquaires de Normandie, dans un mémoire très docu¬
menté, traite en maître cette question si intéressante et si obscure.
Ses recherches portent sur les noms des lieux d'avant la conquête
romaine, sur ceux plus tard d'origine germanique ou Scandinave.
Les Normands, lorsqu'ils occupèrent le pays, fondèrent un grand
nombre de villes, de bourgs, qu'ils baptisèrent à la mode de leur
pays. Malgré l'épais badigeonnage du temps, grâce à l'abbé Masselin,
il est aisé de retrouver l'appellation première. Parmi ces dénomina¬
tions normandes, il convient d'en retenir une, souvent répétée dans
la région de Caen, que l'on retrouve en Périgord, Jaure, petite
commune du canton de
Saint-Astier, qu'habita, en son vivant, le
général Obroutchef. M. l'abbé Masselin fait dériver ce nom, qui doit
se prononcer yaure, d'yorick, qui signifie : If.
Les cimetières
notre pays.

Francs, Mérovingiens sont très nombreux dans

Pas un de nos musées qui ne possède armes, ceintu¬

vases de verre ou d'argile, provenant de ces tombes. Ils
présentent toujours un très grand intérêt, puisque bien souvent
les débris que l'on retire de ces tombes viennent éclairer d'un jour

rons,

nouveau

Les

la vie familiale ou militaire de nos ancêtres.

congressistes ont écouté avec intérêt la communication faite

M. Léon de Tesly, correspondant du Ministère à Rouen, au
sujet d'un cimetière Franc, qu'il a découvert et fouillé à Petitville
par

(Seine-Inférieure).
qu'il renferme sont du viii6, ixe et xie siècles. Elles
ont successivement servi à diffé¬
rentes sépultures. Quelques-unes portent des sculptures galloromaines, retouchées ou intentionnellement effacées, ce qui prouve
qu'elles avaient été empruntées à un cimetière plus ancien encore.
On en rencontre, coupées d'un trait de scie, en trois morceaux, puis
réunies. M. de Tesly pense qu'elles avaient été ainsi divisées pour
faciliter le transport soit par barque, soit par charriot. Les mobiliers
funéraires de ces sépultures Franques ne diffèrent en rien des mobi¬
liers accoutumés : boucles et plaques de ceinturon, fer de lance,
Les tombes

sont formées d'auges en pierre qui

glaive aux lames portant des traces d'incrustation d'or ou d'argent,
enfin quelques vases de verre mêlés à de nom¬
breuses poteries noires de fabrique grossière. L'église paroissiale,
qui se trouve proche du cimetière mérovingien, est romane et paraît
remonter au xiie siècle. A partir de l'époque de sa construction, ce
fourreaux d'épée,

lieu de sépulture semble avoir été abandonné.

temps chez les
fréquemment aux fouilles des cavernes des
Eyzies des pendants d'oreille, des épingles à cheveux, des fards
formés d'ocres rouge oujaune. Un professeur dulycée de Cherbourg,
M. Georges Rouvel, signale au Congrès un atelier de bracelets qu'il a
Le

grand désir de la parure a existé de tout

femmes. On

retrouve





15



découvert proche de la mer. Ces bracelets de toute taille et de toute
dimension étaient taillés dans des schistes,

des lignites. Quelquesportaient des ornements ; on les rencontre en abondance dans
cette station contemporaine de l'âge du bronze, mêlés à des silex
taillés, des coquilles percées et de nombreux ossements de chevaux
uns

ou

de ruminants.

Depuis qu'on a commencé à étudier les dessins et les enluminures
de ces restes
d'une civilisation, hier encore inconnue, ont recueilli et fait connaître
un très grand nombre de ces illustrations dues aux artistes de ces
époques lointaines. C'est ainsi que le docteur Capitan a pu signaler
aux membres du Congrès les curieuses décorations qu'il a étudiées
dans les grottes de Gorgas. Les personnages qu'elles représentent
étendent les mains comme s'ils voulaient accompagner leurs paroles
d'un geste propre aux orateurs. Détail singulier, ces mains sont
mutilées, toutes privées d'un ou de plusieurs doigts. L'artiste a-t-il
oublié d'achever son œuvre ? Faut-il ne voir dans ce détail qu'une
incorrection de dessin? Le docteur Capitan ne le pense pas. Il
estime que les doigts étant repliés, le dessinateur, observateur
scrupuleux, a omis de les reproduire.
des cavernes de l'époque préhistorique, les chercheurs

On est donc en présence d'un geste particulier qu'il s'agit d'inter¬
préter. Etait-ce une habitude des personnages dont on a tenu compte?
Ne serait-ce pas plutôt une formule de commandement, de juge¬
ment, en usage chez les peuples des cavernes, se rapportant à
quelques cas importants de la vie ?

Messieurs, les brèves communications que votre rapporteur vous
peuvent vous donner sans doute qu'une
faible idée des vastes travaux du Congrès des Sociétés Savantes,
Ce n'est qu'un coin de voile levé sur d'immenses étendues, permet¬
tant quand même, par les petites étoiles que nous apercevons, de
juger du nombre et de la grandeur des astres que nos yeux ne
transmet aujourd'hui ne

sauraient atteindre.
Ce qu'il faut surtout louer dans ces Congrès, c'est la régularité
parfaite, la belle ordonnance qui préside à ces grands travaux.
Devant la majesté auguste des arts, des sciences et des lettres,
aucune voix vulgaire n'ose s'élever, aucune faconde charlatanesque
n'ose se produire. Les violences de langage qui déshonorent les
assemblées, si hautes qu'on les rencontre, y sont inconnues. Chacun
s'efforce de dégager la vérité, or pur toujours souillé d'alliage,
comme aussi de mettre en lumière les beautés et les grandeurs du
génie de la France, sous quelque forme qu'elles se présentent. Aux
temps troublés où nous vivons, à notre époque où toutes les routes
sont devenues incertaines, il faut se réjouir de rencontrer encore çà



i6





17



et là dans notre pays de grandes et hautes directions capables, telles

toile le rêve qu'il poursuit. La volupté indicible qu'il éprouve

les assemblées des Sociétés Savantes, de précéder, colonnes
lumineuses, les longues théories des chercheurs, souvent en peine

la vision des choses

que

dans
parfaites, voilà le seul flambeau qui éclaire sa

main et lui trace la route si mal aisée de l'art véritable. Les obscu¬

de leur voie.

rités de dessin, et les violences intentionnelles des couleurs peuvent

Cette lumière salutaire est d'autant plus nécessaire à notre époque
qu'on se heurte à chaque pas aux ténèbres que le charlatanisme
s'efforce de répandre. Toutes les branches 'des connaissances
humaines sont envahies aujourd'hui par ce gui malfaisant, s'efforçant de pomper à son profit la fertile sève, demeurant quant à lui
toujours inutile. Les uns, ignorant du passé comme du présent,
profitant de la curiosité enfantine des masses, prédisent l'avenir.
D'autres, incapables d'assembler dans leur faible cervelle deux idées
raisonnables, grâce à la communication des esprits, tutoient Newton
et Pascal. D'autres, moquant la naïveté de qui les écoute, font briller
aux yeux des cupides des trésors inconnus. Le plus grand nombre,
auxquels le corps humain demeure livre à jamais fermé, poursui¬

arrêter un moment les yeux des barbares, mais quel rapport y a-t-il

vent les malades chancelants de leurs inutiles

Ne

serait-ce

remèdes.

dans les arts, peinture, sculpture, que le
ses plus grands ravages. Non seulement des
industriels barbares inondent nos demeures de simili-peintures, de
simili-sculptures, corrompent le goût, détournent à leur profit les
ressources nécessaires à la vie modeste des véritables artistes,
mais,
chose plus grave, une multitude d'aventuriers du ciseau et du
pinceau, ne pouvant prétendre, faute de mérite, aune place décente
dans le monde des Arts, osent des œuvres étranges, créées pour
étonner les simples et attirer l'attention des foules inconscientes.
pas

charlatanisme exerce

Aux

Tubistes, succèdent les Cubistes que remplaceront demain
n'auront jamais de salles
assez vastes pour loger les femmes aux cheveux
bleus, les bai¬
gneuses aux chairs vertes et les filles des champs aux yeux jaunes.
A se réfugier dans le paysage la même incohérence vous poursuit.
Les plaines s'étendent rouges, les arbres se dressent violâtres et
les horizons polychromes achèvent l'exaspération de ce cauchemar
les Futuristes. Bientôt nos Expositions

de la rétine.
Comme

nous

avons

en

littérature, des écrivains osant des

constructions de phrases les plus extravagantes, inventant à chaque
pas de nouveaux mots, fausse monnaie d'autant plus abondante
qu'elle est sans valeur, nous avons des peintres dont les dessins
fantaisistes et les tonalités ridicules prétendent capter les faveurs
du public. Qu'est-ce que la parodie, sinon le travestissement bur¬
lesque d'une œuvre sérieuse, et ces peintres, nouveau style, que
sont-ils autre chose, sinon des parodistes de l'Art ?
Le véritable artiste n'a pas besoin de ces procédés vulgaires pour

traduire l'idéalité qui le tourmente, pour réaliser par le marbre et la

entre l'Art et de si vains tumultes de lignes

Combien différentes les
dans leurs créations,

œuvres

et de couleurs.

des véritables artistes.

On sent

toiles, qu'ils traitent des sujets
charmants ou terribles, planer la palpitation continue de l'âme en
quête de formes nouvelles pour l'éternel développement de la vie,
et c'est ainsi tout du long, le rêve chevauchant la réalité, faisant
vibrer dans la pureté du ton l'immense émotivité de l'air pur, songe
fait de la perfection qui se révèle, de la beauté qui s'entr'ouvre. Dans
toute création vraiment artistique, il y a plus qu'un arrangement
linéaire, géométrique, il y a vraiment une âme, ce quelque chose
d'impalpable, d'indéfinissable qui est le flottement de la vie, s'imprégnant, s'immortalisant dans la matière inerte, que seuls les vérita¬
bles artistes savent répandre autour d'eux. Entre l'artiste qui
travaille pour faire malgré tout sortir sa pensée du marbre ou de la
toile, et le faiseur voulant étonner la foule badaude, il y aura
toujours un abîme.
Messieurs', c'est l'honneur de votre Compagnie, d'entretenir,
vestale fidèle, le feu très pur de l'Art véritable et d'éloigner de la
ruche les vulgaires frelons. La France artistique, notre commune
patrie, sans souci des petites mares stagnantes et boueuses, pour¬
suit éternelle sa route glorieuse. Si la fortune des armes lui fut
parfois, pour un temps, contraire, par ses peintres, ses sculpteurs
ne demeure-t-elle pas toujours la première, étendant sans cesse son
empire fait des splendeurs des vérités éternelles et du charme
impérissable de la forme des choses.
statues

ou

F. LADEVI-ROCHE.

M.

le

Président, interprétant les sentiments de
l'Assemblée, dont les applaudissements marquèrent
toute la satisfaction éprouvée par elle à l'audition de
ce
rapport, remercie M. le Docteur Ladevi-Roche pour
son beau travail, où le fond, fort intéressant, le
dispute
à la forme délicate et très littéraire.

Suivant l'ordre du jour de

la réunion, l'Assemblée
procède à la désignation des membres chargés de





18



représenter la Société au prochain Congrès des Sociétés
des Départements,
L'une et l'autre de ces réunions

lieu, pour
l'année 1912, à Paris, pendant la semaine de Pâques.
La première se tiendra à la Sorbonne, la seconde à.
l'École Nationale des Beaux-Arts.
auront



GÉNÉRALE

LISTE

Savantes et à la Session des Sociétés des Beaux-Arts

19

Beaux-jfe de la DoMogne

Bes Membres de la Société des

pour l'année 1912

Présidents honoraires :

Ont été désignés :
MM.

le

Docteur

Le GÉNÉRAL de Division,

Ladevi-Roche', H. Soymier et
Congrès des Sociétés Savantes ;

T. Roudergues, pour le

MM. P.

Cocula, A. Mitteau et A. Bertoletti, pour
la Session des Sociétés des Beaux-Arts des
départe¬

Le PRÉFET de la Dordogne,

L'ÉVÊQUE de. Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
Le Baron F.

TOMBELLE, ||

LA

DE

I., ancien

Vice-Président effectif de la Société.

ments.

L'ordre du jour étant épuisé, M. le Président déclare
ADMINISTRATION DE TA

la séance levée à dix heures.

BUREAU

Périgueux, le 28 décembre 1911.

o

A.

J

BERTOLETTI.

:

M. le Docteur J.-J.

Président

Le Secrétaire général.

SOCIÉTÉ

Vice- Présidents.

.

PEYROT, efc C.
\ M. le Marquis G. DE FAYOLLE.

| M. G. SARAZANAS.

BERTOLETTI, || I.

Secrétaire général.

M. A.

Secrétaire adjoint.

M. L. DANIEL, || A.

Trésorier

M. L. HEPPER.

MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE

MM. G. PASQUET, || I.

F. LADEVI-ROCHE.
P. MAURAUD, || I.
C. BRECHT, *

L.-P.
P.

O.

RÉGHÉERE, *.

COCULA, || A.



MSTE MES

20

'—



BARDON, 4j A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers,
39, rue Gambetta, à Périgueux, et à Sainte-Orse

CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate

(Calvados).
Georges

CHALAVIGNAC,
Halle, à Périgueux.

rue

de

la Nouvelle-

Charles

COTINAUD, ancien Vice-Président de la
Société, à Monaco (Principauté de Monaco).

Mme Armand de LACROÙSILLE, allées de Tourny,
à

Périgueux.

Le Docteur Jean-Joseph
membre

de



MM. Jean-René

SOCIÉTAIRES

Membres perpétuels (i) :
MM. Jean-Baptiste

21

PEYROT, * C., Sénateur,
de Médecine, 33, rue

l'Académie

Lafayette, à Paris.

(Dordogne).
BELINGARD,
Périgueux.

Georges

9,

place de la Clautre, à

Pascal BERGADIEU, préposé en chef de l'Octroi, à

Périgueux.
Albert

BERTOLETTI, ip I, professeur de dessin,

73, rue des Barris, à Périgueux.

paul-joseph BEYNIER, agent-voyer d'arrondisse¬
ment, à Bergerac (Dordogne).

Édouard-Fernand BITARD, à Mensignac Lacha-

pelle (Dordogne).

Georges

SARAZANAS, avocat, 13, boulevard de
Vésone, à Périgueux.
Membres Fondateurs :

Fernand

BLOIS, 28, rue de l'Horticulture, à Péri¬

gueux.
René

BOISSARIE, avocat, 28, rue Antoine-Gadaud,

à Périgueux.

MM.

Jean-Josepi-i ADISSON, entrepreneur de charpenterie, 6, place de la Cité, à Périgueux.

gaston BONNET, F, président de Chambre à la
Cour d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.

Le Docteur Paul àKA, 43, rue Victor-Hugo, à Péri¬

Numa

gueux.

Georges ALBERT, il A, chevalier du Mérite agri¬

cole, lieutenant au 50m°, place Francheville, à Péri¬
gueux.

Jean-Baptiste AUBARBIER, tfc, U A, président de
la Chambre de Commerce de Périgueux.
Achille

BONNET, négociant, 4, rue Taillefer, à Péri¬

gueux.

AUCHÉ, chevalier

du Mérite

agricole,
chirurgien dentiste, allées de Tourny, à Périgueux.
jules AVIAT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et 9, rue Pelouze, à Paris.
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs.

LÉO BORNE, îfc O., officier d'administration principal
en

retraite, 2, rue Saint-Simon, à Périgueux.

flrmln BOSCHE, chevalier du Mérite agricole,

négo¬

ciant, 9, rue du Bac, à Périgueux.
Philippe BOURDICHON, %p

A., directeur de l'école

Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.

BRECHT, & 0., chef de bataillon en
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.

Charles

BRETON, chevalier du Mérite agricole,
négociant, rue Béranger, à Périgueux.

Gabriel

gaston BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
et allées de Tourny, à Périgueux.





22



MM. PAUL BRETON, négociant, 10, place Faidherbe, à

Périgueux.
L'Abbé

BRUGIÈRE, chanoine, 20, rue du Plantier,
et à Bergerac (Dordogne).

à Périgueux,

léon-eugène BUFFETEAU, avoué licencié en droit,
rue

du Palais, à Périgueux.

du Phénix, âuxChabannes-St-Georges, à Périgueux.

JEAN-jacques CARRÉ, négociant en chaussures,
4, rue de la République, à Périgueux.

COTINAUD, ancien Vice-Président de la
Société, à Monaco (Principauté de Monaco).
EuGÈGE COURBATÈRE, y 1, sculpteur-décorateur,
35, rue Servandoni, à Bordeaux (Gironde).

Fernand COURTEY, 10, rueVictor-Hugo,Périgueux.

CULOT, architecte,

14, rue de

Metz, à

Périgueux.
Jean-Louis DANIEL, 0 A, architecte, ancien direc¬
teur des travaux municipaux, 8, rue Alfred-deMusset, à Périgueux.

CHALAUD, artiste peintre, 20, tue du Plan¬
tier, à Périgueux.

MAXIME DANNERY, 0 A, chevalierdu Mériteagricole,

Marquis F. de CHANTÊRAC, à Cifes-lès-Mello
(Oise).

georges

M"6 Marie

MM. Le



MM. CHARLES

Charles

roger BUISSON, 01., ancien directeur de l'Agence

23

François-Marcel

CHAPOTEL,

agent

général

d'assurances, 25, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Baptiste CHASTAING, négociant, 40, rue Kléber, à

Périgueux.
Henri
à

CHASTENET,
Périgueux.

négociant, 2, rue du Port,

architecte, rue des Mobiles-de-Coulmiers, à Périgueux.
DARNET, 0 A, artiste peintre, 9, rue de la
Boëtie, à Périgueux.

Le Docteur Oscar

Armand

DELMON, 0 A., capitaine des SapeursPompiers, tapissier-décorateur, 5, rue Saint-Front, à

Périgueux
DESCHAMPS, 0 A., chevalier du Mérité
agricole, architecte, 14, rue de Metz, à Périgueuxf

Henri

JULES CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,

négociant, 2, rue du Port, à Périgueux.

léon DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire, Périgueux.

Raoul-Gaston

CHATEAU, 0 u, professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.

Emile

CHAUMONT,
Périgueux.

18,

rue

d'Aguesseau, à

Francisque CHAUX, industriel, Castel-Pessard, rue
Paul-Louis-Courier, à Périgueux.

Eugène

DORSÈNE,. 0 I., photographe, allées dé

Tourny, à Périgueux.
gustave

DOSE, 0 I., professeur de dessin hotiôraire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.

françois DUBOST, 0 A., sous-directeur des Contri¬
butions indirectes, à Saintes

Jean CHEVALIER, 12, rue Jacques-Emile-Lafon, à
Pierre CROS, 17, place de la Cité, à Périgueux.

Périgueux.

(Charente-Inférieure).

Gaston DUFOUR, 0 I, chevalier du Mérite agricole,

Périgueux.
Paul COCULA, 0

DELBÈS, place Franeheville, à

Périgueux.

A, architecte,

17,

rue

Bodin, à

industriel, 46, rue Kléber, à Périgueux.
Léopold DULAC, industriel, 24, rue

Périgueux.

Gambetta, à

-

24 -



MM. Jean-Victorin

DUNOGIER, -|| A., négociant, rue
Louis-Mie, à Périgueux.

AmÉDÈE

Marignan, à Paris.
Gaston

de RAMEFORT, avoué,
à Périgueux.

Ernest FRENET, 3F, CI I,
raire à la Préfecture, 22,

DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.

à Périgueux.

Mmc La Comtesse alice de l'ÉCOCHÈRE, 69, rue d'Ams¬

terdam, à Paris.
MM. Le Docteur Georges ESCANDE, ancien député, 30,

Notre-Dame, à Bordeaux (Gironde).

rue

Le Docteur CHARLES

FAGUET, ij A., 8, place du

Palais, à Périgueux.
Emile FALGOUX,

entrepreneur de zinguerie, rue

Louis-Mie, à Périgueux.
4, rue

Le Docteur

rue

FAURE-MURET,
Périgueux.

FAURE-MURET,
Périgueux.

Saint-Front, à

Mm0

Elisabeth de FAYOLLE, château de
Fayolle, par Tocane-St-Apre (Dordogne)

Mm° La Comtesse

M. Le Marquis gérard de

FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-FIugo, à Périgueux.

MUe, jeanne

FERMINET,
Périgueux.

18,

rue

de Strasbourg,

à

MM. Fernand
rue

FOMMARTY, entrepreneur de peinture,
Antoine-Gadaud, à Périgueux.

.Jean FONTALIRANT, rentier, 32, rue de Metz, à

Périgueux.

chef de division hono¬
boulevard de Vésone, à

GAILLARD, 14, boulevard de Vésone, à
Périgueux, et 21, boulevard Beauséjour, à Passy-

Ludovic

Paris.
MM. Jean GAUTHIER, entrepreneur, 3, rue

de La Rol-

phie, à Périgueux.
GEORGES GAUTIER, efr, capitaine territorial, doreur-

miroitier, 7, rue des Chaînes, à Périgueux.
ernest GAY,

syndic du conseil municipal de Paris,

4, rue de Sfax, à Paris.

GRASSET, sculpteur, rue Saint-Front,

à Périgueux.

GUICHARD, 34, rue de Bordeaux, à Péri¬

Edmond

Victor-Hugo, à

Antoine-Gadaud, à

Périgueux.

Hippolyte
L'Abbé A.

rue

72, cours Saint-Georges, à Périgueux.

DURAND-RUEL, i6, rue Laffite, à Paris.

Émile DUSSAUX, Il I, entrepreneur, 25, rue Kléber,

37,

Jules-Eugène FRANÇOIS, ^|I, professeur de dessin,

Joseph DURAND-RUEL, 35, rue de Rome, à Paris.
Paul

FRACHET,

Périgueux.

Adhêmard DURAND

GEORGES



MM. Raymond FOURNIER-SARLOVÈZE, * 0., 11,rue

DUPOUY, 20, rue Gainbetta, à Périgueux.

15, rue Bourdeilles,

25

gueux.
Ernest GUILLIER, avocat, Sénateur, rue Bourdeilles,
à Périgueux.

AmÈDÉE GUINDE,banquier, 7, rue Dante, àParisV0.
Paul

HÉNIN, négociant, cours Montaigne, à Péri¬

gueux.

juge de paix suppléant, ancien
Tribunal de Commerce, 30, rue AlsaceLorraine, à Périgueux.

LÉ0P0LD HEPPER,

juge

au

Dominique JOUCLA, publiciste, rue Lafayette, 19,
à Périgueux.

Joseph LABASSE, industriel, à

dogne). •

Saint-Astier (Dor¬



20



MM. Arthur

LACAPE, facteur de pianos, 2, place du
Théâtre, à Périgueux.

Emile

LACHAUD, industriel,
Dames, à Périgueux.

g,

rue

Combe-des-

Edouard LACOSTE, juge au Tribunal de Commerce,

entrepreneur, rue Lamartine, à

Périgueux.

Périgueux.

LESTRANGE,

i, rue

de

MM. Gaston

LINARD, château de Lafaye,

par

Razac-

sur-l'Isle (Doi'dogne).
Gabriel

MAGE, ancien percepteur, à Labatut, près

Vergt (Dordogne).
Comte

Lucien

de

MALEVILLE,

27,

avenue

d'Antin, à Paris.
à Périgueux.

négociant, 12, boulevard de Vésone, Périgueux.

Raoul

Docteur

julien MARTY, inspecteur de l'Assistance publique,

François-Louis LADEVI-ROCHE,
St-Germain-du-Salembre, par Neuvicsur-l'Isle (Dordogne).
château de

Daniel

LAGE

de

de

LOMBRIÈRES, avocat, à

Casseneuil (Lot-et-Garonne).
Ernest

LASSAIGNE,
Périgueux.

2,

rue

Bodin, à

Fernand

LA

TOMBELLE,
I, 79,
avenue de
Breteuil, à Paris, et Château de Fayrac,
par Domme (Dordogne).
de

Le Docteur Paulin deBrou de LAURIÈRE, &,

I,

conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.

Pierre-Edouard LAUSSINOTTE, Q A, officier du
Mérite Agricole,

ancien notaire, à Saint-Pantalyd'Ans, par Cubjac (Dordogne).
léon

LAVAUD, négociant, 6, rue de la Clarté, à

Périgueux.
Comte

Edmond

château

de

(Dordogne).

la

de

14, rue Lamartine, à Périgueux.
M. Manuel MATOSÈS, artiste peintre, à Combéranche,
par Ribérac (Dordogne).

MAUMONT,

rue

Bodin, à Péri¬

gueux.
MM. Paul MAURAUD,!# I, architecte,rue de LaBoëtie,

LASSAIGNE, agent général, inspecteur
d'Assurances, 20, rue Gambetta, à Périgueux.

Le Baron

MAREY, rentier, à Marsac, par Périgueux.

Mmc Amélie-Jeanne

banquier,

féréol

Le

de

Léopold MALIVERT, négociant, 87, rue Gambetta,

MM. louis LACOSTE, président du Tribunal deCommerce,

MM.

Amélie

Paris, à Périgueux.

Le

M"6 Eugénie-Gabrielle LACOSTE, 28, rue Gambetta, à

Le

Mme La Baronne

LÉPINE,

Fleunie,

par

au Change, et
Condat-sur-Vézère

à Périgueux.

MAUREL, y I, officier du
secrétaire général de la Dordogne,
rue de la
République, à Périgueux.

Eugène-François
Mérite agricole,

Ernest-Jacques MAZURIER, pharmacien de irecl.,
2, place de la Gendarmerie, à Ribérac (Dordogne).
Emile MAZY, chevalier du Mérite agricole, 3, place

Bugeaud, à Périgueux.
Camille

MERLADD,

A, artiste peintre, à Ver-

teillac (Dordogne).
edouard

MICHEL, Il A, représentant de commerce,
juge suppléant au Tribunal de Commerce, rue
Louis-Blanc, à Périgueux.

Alexis

MITTEAU, négociant, 11, rue Combes-desDames, à Périgueux.

29



MM. Georges MONMARSON, pharmacien, 5,

place de la

MONTASTIER, négociant,
Périgueux.

M118 ValëNTINE

rue

Taillefer, à

MOREAU, artiste peintre, à La Roche-

Tribunal de Com¬
16, rue Bodin, à Périgueux.

Paul NAU, pharmacien, 33, rueGambetta,

NÉGRIER,

avoué, 30,

rue

Périgueux.

Gambetta, à

Périgueux.
Le Baron Henri de NERVAUX, 14, rue du Plantier,
à Périgueux, et 56, avenue

Montaigne, Paris.

Mm0 Justine

PABOT-CHATELARD, à Brognac,
Javerlhac (Dordogne).

M"8 MARIE

de peinture,

14,

Saint-Front, à Périgueux.

SCYLLA PARLANGE,

greffier à la Justice de Paix,
44, rue Victor-Hugo, à Périgueux.

Jean-Georges PASQUET, n I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
LÉON

PAUTAUBERGE, 41 I., maire de Montignac
(Dordogne), et 9, rue Edmond-Valentin, à Paris.

LOUIS PEYNAUD,

A, officier du Mérite Agricole,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.

Le Docteur jean-joseph

PEYROT, # C, Sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33,
rue Lafayette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne).

EUGÈNE PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvelle-

Halle, à Périgueux.
Robert

PORENTRU, ,4# I, dentiste-médecin, 27,
à Périgueux.

boulevard Montaigne,

Gérard RAYNAUD, rue des

Cordeliers, à Excideuil

(Dordogne).
Le Comte Henri

de

REGANHAC, 6 bis, boulevard

Pereire, à Paris.
Louis-Paul RÉGHÉERË, ?£,

capitaine en retraite,

45, rue Limogeanne, à Périgueux.
fernand

par

PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.

MM. HONORÉ PARACINI, entrepreneur
rue

place de la Mairie, à Périgueux.
joseph PRADIER, 3, rue Arago, à Périgueux.

MM. Marc MURAT, ancien juge au

Henri

,

auguste PRADEAU, juge au Tribunal de Commerce,

chalais (Dordogne).

merce, industriel,

POUYAUD,
A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.

MM. Charles-Henri
ancien

Mairie, à Périgueux.
Henri

-

REQUIER, maire de Castelnaud-Fayrac
et 30, avenue Bertrand-de-Born,

(Dordogne),
Périgueux.

jules-eugène RIBES, imprimeur-publiciste, 14, rue
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
chef de division à la
Préfecture, 24, rue Paul-Bert, à Périgueux.

Louis-Alfred RIGOU, 4J I,

Auguste-Antoine

ROBINOT,

50,

rue

Vaneau, à

Paris.

Théophile

ROUDERGUES, parfumeur-chimiste,

à Agonac (Dordogne).

maurice ROULET, négociant, 96, rue
à Périgueux.

de Bordeaux,

M110 Marthe SABRIER, 20, rue Bodin,.à Périgueux.
M. Le Baron de SAINT-PAUL,

château de Ligueux,

par Sorges (Dordogne).

Mme La Marquise de SANZILLON, 14, rue du Plantier et
au château du Lieu-Dieu, par Périgueux.
M. Georges SARAZANAS,

Vésone, à Périgueux.

avocat, 13, boulevard de



30 —

MM. Albert SARLANDE, ancien député,

64 bis, rue
Monceau, à Paris, et au château de La Borie, par
Champagnac-de-Belair (Dordogne).

Georges

SAUMANDE, député,

rue

du

A avoué, docteur en droit, 17, rue
Palais, à Périgueux.
,

Louis SIMON, Il A., Grand
de Bordeaux, à Périgueux.
Henry

hôtel de l'Univers,

rue

SOYMIER, pharmacien, 8, rue Taillefer, à

JEAN TARRIER, négociant-tailleur, 5,

1888.



Docteur USSEL.

1889.



CLUZEAU.
Mmo LINARD.

1890.



rue

de la

Eguillerie, à Périgueux.
ÉDOUARD de TEYSSIÈRE, >£, colonel à l'État-major
corps d'armée, à Rennes (Ille-et-Vilaine).

TORSIAC, directeur de la Société
Générale, boulevard Montaigne, à Périgueux.
de

Edmond TUFFET,

1891.



1892.



NERVAUX.

CROS-PUYMARTIN.
Prosper FOURN1ER.
Lucien LACOMBE.

sculpteur-décorateur,

164,

rue

1893.



MARC VENTENAT, pharmacien, 3,

boulevard Mon¬

Alfred

1895.



1896.



1897.



-

(Gironde).
I, archiviste dépar¬
Péri¬

temental honoraire, 21, boulevard Lakanal, à

Comte G. du GARREAU.
Théodore LEBOUCHER.
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE.
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
Ingénieur VERGNOL.
Paul-Émile BARRET.
Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.
Calixte LARGUERIE.

MM. Henri VEYSSET, 201, rue Saint-Genès, à Bordeaux
Ferdinand VILLEPELET,^,

BOUCHÉ.

1894. — Jean BORIE.
François JEANNE.
Général Jules LIAN.

taigne, à Périgueux.
de SAINT
MAUR, château du
Petit-Change, par Périgueux.
La Comtesse de VERTHAMON, 1, rue de Paris, à
Périgueux.

Michel HARDY.
PASQUIER.

Adolphe

d'Ares, à Bordeaux (Gironde).

Mmos de VERNINAC

de

Michel ROUGIER.

I., professeur de musique, 17,

rue

Adrien

TRANSON.
Docteur Albert GARRIGAT.

République, à Périgueux.

1 ome

SOCIÉTÉ DÉCÉDÉS

MEMBRES DE LA

Baron Ernest

Périgueux.

Armand TENANT,

_

Lafayette, à

Périgueux.
henri SEMPÉ,

31



1898. — Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.

gueux.

1899.



Charles BUIS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.

Capitaine antoine RILHAC.

32

_

igoo.





Abbé BOURZÈS.
Albéric DUPUY.
Gabriel COMBET.

igoi.



Cyprien LÀCHAUD.
Docteur Armand

igo2.



de

LACROUSILLE.

Veuve Eugène CATON.
Jules CLÉDAT.
Paul

GÉRARD.

Charles MORVAN.
Anatole

>9°3-



de

ROUMEJOUX.

Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.
Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.

1904.



Marquis de CHANTÉRAC.
Paul FAURE.
Fernand GILLES-LAGRANGE.
André ROLLAND

igo5.



de

DENUS.

Antoine FOUGEYROLLAS.
Gaston MALEVILLE.
Honoré

SÉCRESTAT.

Adolphe TRUFFIER.

1906.



Auguste DORSON.
Ernest

igoy.



1908.



de

LACROUSILLE.

Eugène PLANTÉ.
ROGER-BALLU.
Désiré BONNET.

1909.



Paud-Édouard DELSUC.
Jean DONGREIL.
Docteur Jean de LACROUSILLE.
Albert MONTET.

Édouard REQUIER.
1910.



Ludovic GAILLARD.
Albin LABROUSSE.

Eugène ROUGIER.
Maurice ROUGIER.
1911.



Jean RÉGNIER.

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