FRB243226101_P2-586_1913.pdf
Médias
Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 9 janvier 1913.
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-
Numéro 14
O
BULLETIN
d.e
De 1 a.
ANNUEL
la.
Dordogne
COMPTE RENDE
DE
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r
L'ASSEMBLEE GENERALE ORDINAIRE
Du 9 Janvier 1913
LISTE
GENERALE
DES
MEMBRES
DE
HPo-uir
LA
l'-A-TLTxée
SOCIÉTÉ
1913
PERIGUEUX
Imprimerie D.
Joucla,
rue
19 13
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Lafayette, n° 19
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BULLETIN
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ANNUEL
la
■m iis beaux-art:
DE
LA DORDOGNE
COMPTE RENDU
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l'assemblee générale ordinaire
Du 9 Janvier 19i3
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LISTE
GÉNÉRALE
DES MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ
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Bulletin n° 14
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PERIGUEUX
IMPRIMERIE
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JOUCLA, RUE LAFAYETTE,
1913
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N° IÇ
AVIS
SOCIÉTÉ IIS BEAUX-ARTS II LA OORDQGNE
cotisations
de
l'année
1913
seront, comme
d'habitude, mises
en
recouvrement
pendant le mois
Les
3-»-É
de mars.
Afin d'éviter des frais
COMPTE RENDU
inutiles, les sociétaires qui
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la Société, 30, rue Alsace-Lorraine, à
De
rassemblée générale ordinaire du 9 Januier 1913
Périgueux.
L'Assemblée générale
La brochure contenant les Statuts est à la disposition
des membres de la Société, qui pourront
au
Secrétariat, 73,
trouvent aussi
rue
la demander
des Barris, à Périgueux, où se
des Bulletins d'adhésion à faire signer
qu'on aurait à présenter
nouveaux sociétaires.
par
les
personnes
comme
de la Société des Beaux-Arts
s'est réunie le jeudi, 9 janvier 1913,
à l'Hôtel de Ville de Périgueux, à vingt heures et
demie, sous la présidence de M. le Marquis de
Fayolle, vice-président, assisté de MM. Sarazanas,
vice-président ; Bertoletti, secrétaire général ; Hepper,
trésorier ; Pasquet, le Docteur Ladevi-Roche et Cocula,
de la Dordogne
membres
de
la Commission
administrative
de la
Société.
Les
sociétaires
dont
les
noms
suivent, étaient
présents, ou régulièrement représentés en vertu des
pouvoirs écrits déposés sur le Bureau, selon les pres¬
criptions des Statuts :
MM. R. Bardon,
P. Beau, P. Bergadieu, G. Belingard, A. Bertoletti, P. Beynier, F. Blois, l'Officier
d'administration principal L. Borne,
F. Bosche,
Bourdichon, le Commandant Brecht, le Marquis
F. deChantérac, R. Chateau, E. Chaumont, F. Chaux,
P. Cocula, Ch. Cotinaud," E. Courbatère, J. Daniel,
G. Darnet, E. Dorsène, G. Dose, F. Dubost, E. Dussaux, E. Falgoux, le Comte H. de Falvelly, l'Abbé
A. Faure-Muret, M,ne la Comtesse E. de Fayolle,
Ph.
MM.
G,
le
Marquis G.
Mitteau
et
Soymier, s'excusent également de ne
pouvoir assister en personne à l'Assemblée générale.
M. le Marquis .de Chantérac adresse de l'Oise, où il
haTite, un sonnet d'où transpirent les sentiments de
profond attachement au Périgord et à la Société
son
des Beaux-Arts :
de Fayolle, F. Fommarty,
Oh ! combien il me serai t doux
Gautier, L. Hepper, le Docteur F. Ladevi-Roche,
De revoir la chère
E.
Lassaigne, L. L'avaud, Mme la Baronne A. de
Lestrange, MM. le Comte L. de Maieviile, M. Matosès,
A. Mitteau, G. Monmarson, le Baron H. de NervauxLoys, Mme N. Obier, MM. H. Paracini, G. Pasquet,
le Sénateur J.-J. Peyrot, C. Pouyaud, le Comte PL de
Réganhac, le Capitaine L. Réghéere, F. Requier,
A. Robinot, Th. Roudergues, le Baron de Saint-Paul,
G. Sarazanas, le Député G. Saumande, H. Sempé,
L. Simon, H. Soymier, E. Tuffet, M. Ventenat,
M"'e la Comtesse E. de Verthamon, MM. H. Veysset
et
F.
Patrie,
Ses beaux arts, son Académie ;
Je voudrais être parmi vous !
Les difficultés de la vie
Me retiennent à la maison,
Mais si je cède
A vos gloires je
à la raison
m'associe !...
Salut à Saint-Front, à
Et baigne le pied
des remparts !
Salut aux amis des Beaux-Arts
Dont le brillant éclat rayonne
Bien au delà de notre zone !
Viilepelet.
De
M. le Président constate que soixante-quatre membres
trop loin je tends mes deux mains
Aux artistes Périgourdins. »
de la Société sont présents ou représentés ; ce nombre
Mis
dépassant celui du quart des Sociétaires, il déclare
l'Assemblée régulièrement constituée et apte à déli¬
bérer valablement.
lecture d'une lettre
par laquelle le Président de la Société, M, le Sénateur
Peyrot, frappé d'une indisposition qui le retient encore
alité, s'excuse de ne pouvoir assister à la séance.
D'unanimes souhaits sont faits pour la prochaine,
complète guéri son de M. Peyrot.
le
Commandant
de
Chantérac.
Janvier 1913.
L'Assemblée remercie l'auteur de ce délicat sonnet,
En ouvrant la séance, il donne
MM.
Vésone,
A l'Isle qui nous environne
Brecht,
Bardon,
Gautier.
dans lequel est si bien traduite
la vive affection que
Périgourdins, vivant au loin, conservent pour le
sol natal et les institutions qui y fleurissent.
les
Le procès-verbal de la dernière Assemblée générale
ayant été approuvé, la parole a été donnée à M. Ber-
toletti, secrétaire général, qui, au nom de la Commis¬
sion administrative, a fait le. Rapport suivant :
—
7
-
mérites, et comme une solennelle sanction, bien duc au dévouement
généreux dont chacun d'eux, dans la sphère où se place son utile
action, donna des preuves lumineuses.
Messieurs et chers
Collègues,
l'actif maire de Montignac-sur-Vézère, a
M. Léon Pautauberge,
été nommé Chevalier de
générales annuelles sont, par destinatîonpMes
intimes, où chacun des membres de la Société, les présents
la Légion d'honneur ;
Nos Assemblées
réunions
M. Philippe Bourdichon,
les représentés, et même que les absents, auxquels le
apporte l'écho fidèle de la séance, participe à la vie de
a
aussi bien que
Bulletin
nouvelle, et avant d'en vivre les jours, qu'il
de nous souhaiter heureux, nous allons condenser
en ce Rapport, fait au
nom de votre Commission administrative,
l'état financier de la Société et les divers événements qui, pour 1912,
doivent être retenus, soumis à votre jugement et à votre appro¬
Au seuil de l'année
bien légitime
bation.
notre Société a rencontrée dès ses pre¬
miers débuts, ne s'est jamais refroidie. La noblesse de ses visées, toutes
dirigées vers l'épanouissement de l'art en Périgqrd,.la pureté de son
La sympathie générale que
but, que la plénitude de nos forces s'emploie à conserver intact,
suscitèrent et réveillèrent toujours, parmi nos concitoyens, des sen¬
timents d'attachement précieux et réconfortants, aujourd'hui profon¬
dément enracinés.
attractive, que notre œuvre exerce sans cesse
a été prouvée une fois de plus, en 1912, par
l'arrivée dans notre sein de plusieurs nouveaux sociétaires, la plupart
Et cette force
autour d'elle,
nous
A tous,
.
nous enverrons
Mais, si le tableau des choses du cœur a ses
sombres, affligeants. Trois
il a aussi ses côtés
pour ne songer,
considérations,
accueil aux membres inscrits
pendant l'année passée, dont voici les noms :
M. Paul Beau, Mra0 la Comtesse de Béon, MM. le Docteur Crozet,
Paul Davezac, Robert De'ssal-Quentin, le Comte Humbert de
Falvelly, Mmo de Gomez-Pizano., M. le Docteur Charles Lafon,
Mm0 Noémie Obier, MM. le Docteur Perromat et Louis Portas.
Que ces onze récents collègues soient les bienvenus parmi nous !
Bienvenues le sont aussi les hautes distinctions honorifiques que
le Gouvernement décerna à trois des nôtres, en récompense de leurs
foyer rayonnant, qu'au bien à faire.
de sa laborieuse existence se ferma à 84 ans, mais sa
robuste fibre, son activité jamais ralentie pouvait laisser encore,
pour sa longévité, de grands espoirs. Une cruelle maladie, entre
toutes douloureuse, supportée avec un rare stoïcisme et une ada¬
mantine foi chrétienne, est venue briser sa vie.
Le cycle
Certes, les vives souffrances de la dernière période de son existence
progressivement ses forces physiques ; elles ne purent
entamer ses belles facultés morales. Déchargée de ses nombreuses,
Qu'ils continuent à aussi bien servir la Compagnie à laquelle ils
appartiennent, et que leur bel exemple trouve des imitateurs nom¬
générale voudra faire siennes ces
membres de notre
Le 14 octobre, après une vie débordante d'œuvrts et de bienfaits,
s'éteignait la marquise de Sanzillon, empor tant l'universel respect
et la plus légitime admiration, tant elle savait s'oublier elle-même,
disait-elle :
L'Assemblée
parties lumineuses,
Société ont succombé pendant le dernier automne.
diminuèrent
heureuse cle réserver son plus cordial
d'ici nos bien sincères, chaudes félici-
tations !
patronnés par deux de nos collègues, MM. Paul Cocula et Léopold
Malivert, dont le zèle dépensé en faveur de la Société, a droit à nos
vifs applaudissements et à toute notre gratitude.
breux !
l'infatigable directeur de l'école Lak nal,
Officier de l'Instruction publique ;
M. Firrnin Bosche, l'un des vétérans du Conseil municipal de
Périgueux, a été nommé Officier d'Académie.
l'œuvre commune.
est
été promu
absorbantes, toujours utiles
«
occupations habituelles, malgré tout,
Je garderai mes pauvres ».
A notre'Société,
elle était venue bien vite ; elle ensuivait, atten¬
tive, le fonctionnement et les progrès ; elle en encourageait et
soutenait, de toutes manières, les efforts. Plusieurs des œuvres d'art
exposées à nos Salons, elle sut les retenir en Périgord, en bonne
place dans sa demeure, donnant, en cela aussi, une marque précise
de toute
sa
sympathie envers nos essentielles manifestations d'art.
la Marquise de Sanzillon fut un deuil ressenti
; ce fut un deuil particulière¬
ment poignant pour nous, qui y prenons une très larg-e part.
La disparition de
bien
au
delà des murs de notre cité
Trois jours après,
le 17 octobre, expirait Jacques
Carré, et, le
novembre suivant, c'était la fin de Jean Tarrier. Tous deux
négociants attentifs et avantageusement connus : l'un et l'autre
27
étaient
encore
dans
toute
la
enlevés à la tendresse de leurs
Devenus sociétaires
vigueur de l'âge, lorsqu'ils furent
proches et à notre vive affection.
ces
Balance :
dernières années,
ils suivaient nos
Expositions avec cet intérêt judicieux, qui est l'indice d'un goût très
averti, marquant ainsi leur parfait attachement à l'œuvre commune.
en
Recettes.
2.95if45
Dépenses
200
Messieurs, que notre souvenir douloureusement affligé aille aux
familles de ces chers disparus, avec
l'expression émue de notre pro¬
Reste en caisse au 31 décembre 1912.
20
2.75xf 25
..
fonde condoléance !
Et
les manifester pour la
Salons Périgourdins de leurs
envois. Trois d'entr'eux, et non des moindres, succombèrent en 1912 :
mort
nos amers
regrets, nous devons
Armand Guéry,
et
encore
des artistes qui favorisèrent nos
d'une si
douce
le maître paysagiste, duquel les tableaux fleuris
gaieté lumineuse, éclairaient chacune de nos
En ajoutant à cette somme
le montant des cotisations encore
l'année 1912, soit 250 francs, nous trouvons un total
global de 3,001 fr. 25.
dues
pour
De
31
ce
qui précède, il appert que le Bilan social, arrêté
décembre 1912, s'établit ainsi :
au
Expositions ;
Puis, Jules Lefebvre et Edouard Détaillé, membres de l'Institut,
peintres, entre tous, illustres, dont les œuvres sensationnelles, par¬
tout réputées, honoreront toujours l'Ecole
Française, de nos jours
la première du monde.
Ce
pieux devoir accompli,
il
nous
faut maintenant passer à
soin si minu¬
l'examen des comptes de l'année 1912, réglés avec un
tieux par notre attentif trésorier, M. Hepper.
Actif :
Fonds en caisse au 31 décembre 1912
2.75^25
Cotisations à recouvrer pour 1912
Matériel de la galerie démontable
250
Tringles en fer destinées à soutenir les tableaux, fixées
aux murs
Voici, en résumé, ce que ses registres nous disent :
de l'école Lakanal
(Mémoire)
Total, sauf mémoire
Recettes :
3.00^25
Passif :
Reliquat en caisse au 31 décembre 1911
Cotisations recouvrées pendant l'année 1912...
Cotisations versées pour l'année 1913.'.
Intérêts des fonds placés
1 ,436f 45
Total francs
21951 45
t.490
»
10
»
15
»
Bons de la souscription relative à la galerie des Exposi¬
tions
2.45of
Intérêts dus à ces mêmes Bons
La Commission administrative
Dépenses :
»
(Mémoire)
Total, sauf mémoire
vous
demande
2_45of
»
d'approuver ces
comptes et ce Bilan, tels qu'ils viennent de vous être exposés.
Assurance et frais de recouvrement
6or 50
Imprimeurs
113 40
Affranchissements, gratifications et divers
26 30
Total francs
»
(Mémoire)
200
20
Nous aurons, tout à l'heure, à désigner nos délégués au
Congrès des Sociétés Savantes, qui,
prochain
tiendra à
Grenoble, et ceux de la Session spéciale des Sociétés des BeauxArts des Départements, qui se réunira, comme toujours, à Paris.
L'une et l'autre de ces réunions ont été fixées, par M. le Ministre
de l'Instruction publique, à la date du 13 mai 1913.
Au sujet
du Congrès de l'an passé,
cette année,
nous
se
allons avoir 1 habituel
—
10
—
Rapport de notre excellent et disert collègue, M. le
Docteur Ladevi-Roche. Il faut pourtant encore un moment d attente.
charme du
aimés artistes
nos
Le côté faible
chers Collègues, à envisager le pro¬
gramme de l'année dans laquelle nous venons d'entrer, et qui com¬
porte l'organisation du onzième Salon Périgourdin.
Il nous reste, Messieurs et
C'est par nos Expositions périodiques qlie
l'action efficace de notre Société, et c'est par
se
manifeste surtout
elles que nous nous
employons, le mieux possible, à propager le goût du Beau en ce pays
privilégié, où les ancêtres des âges préhistoriques laissèrent les plus
anciens vestig'es d'art que le monde ait encore connus.
contribuons, dans l'entière
aujourd'hui
unanimement reconnue indispensable par tous les esprits éclairés,
décentralisation que ne laisse pas d'encourager le Parlement luiC'est par nos Expositions que nous
de nos forces, à une décentralisation artistique,
mesure
même.
ne
fera
l'affaire, serait plutôt notre caisse, dont les
restreintes, ne pourraient combler les
dépenses qu'entraîne une Exposition des Beaux-Arts.
ressources,
en
relativement
Mais, à calmer ces appréhensions, vient la ferme espérance que
avons, de voir l'habituel appel fait par notre Société aux Pou¬
voirs publics, Municipalité, Département, État, trouver toujours le
bon accueil des temps passés.
nous
Une seule chose est regrettable. C'est de ne pouvoir installer
l'Exposition dans le cadre qu'un homme de goût, notre éminent
collègue Ludovic Gaillard, à jamais regretté, avait préparé, d'une
manière toute spéciale, à l'intention de notre Société, dans la Salle
des Fêtes de la
rue
Bodin.
La Commission administrative
a
les
fait toutes
démarches utiles
amener l'administration de cette Salle à nous la concéder,
selon les primitives promesses, pendant la période habituelle de nos
pour
N'est-ce pas M. Auriol, député, qui, aux applaudissements de ses
collègues, lors d'une récente discussion du Budget des Beaux-Arts, en
une séance mémorable consacrée aux choses de l'esprit, s'écriait :
Il ne faut pas que Paris « confisque l'art à son profit. »
Constatant que
la diffusion progressive de la culture
générale
sociales vers de nouvelles aspirations,
leur ouvre des horizons jusqu'alors ignorés, M. Auriol ajoutait qu il
devient de toute nécessité de « briser i'écorce sous laquelle se cache
amène logiquement les classes
l'âme populaire. »
tendent-ils pas à dégager de
populaire, tel le lapidaire dépouillant le diamant de la
gangue qui le recouvre, un idéal supérieur, à l'acheminer aux
connaissances des sublimes œuvres de l'esprit, à l'asseoir au banquet
où l'on goûte pleinement les pures et' réconfortantes jouissances de
Et tous nos efforts, "Messieurs, ne
Expositions. Les intérêts matériels de l'affaire, auxquels nous nous
heurtés, n'ont point permis que nous aboutissions.
sommes
Nous
l'art ?
prochain printemps que, une fois de plus, nous
public Périgourdin, une manifestation d'art
aussi belle que nous saurons la faire, aussi intéressante et aussi
variée que les dix Salons qui la précédèrent.
au
reviendrons donc
à
notre
Galerie
démontable, qui
sera
installée sur les magnifiques allées de Tourny.
La Commission
administrative, animée d'une entière confiance
dans les bons résultats du
prochain Salon Périgourdin, s'inspiraot
acquises, s'attachera à le préparer avec tous les soins
possibles, et il s'ouvrira à l'époque habituelle qui .fut choisie, après
mûres réflexions, comme la seule
pouvant convenir aussi bien aux
visiteurs qu'aux artistes exposants.
des traditions
cette âme
C'est donc
Périgourdins, vaillante phalange, qui
point défaut.
C'est ainsi, Messieurs et chers
Collègues, que nous continuerons
remplir notre mission éducatrice en matière d'art, et à fortifier
l'autorité et le prestige de notre, œuvre.
à
Nos précédentes Expositions, par leur allure et
laissé au milieu de nos populations une réputation
leur valeur, ont
méritée, s'éten-
dantmême au dehors et dans le monde des arts.
allons offrir au délicat
Comme gage de réussite, nous avons les éléments les plus pré¬
: la haute influence de notre dévoué président, M. le Sénateur
cieux
Peyrot, auprès des plus éminents artistes pour
les déterminer à
invitations ; le concours de nombreux maîtres qui,
satisfaits de notre organisation, nous confieront encore leurs
tableaux choisis, si pleins de charmes et d'utiles enseignements ;
accepter nos
Il faut que la
manifestation que nous allons préparer réveille avec
plus d'intensité encore ce foyer d'art contemporain que, voici plus
d'un quart de siècle, nous allumâmes en
Périgord ; il le faut, afin
que de sa chaleur et de son rayonnement soient toujours davantage
réchauffés et éclairés les esprits alertes de nos concitoyens !
Pèrigueux, le 9 janvier 1913.
Le Secrétaire général,
A.
BERTOLETTL
"IVlBLiÔ 1 H1 Çt!E
CE
LA VILLE
DE PERIGUEUX
—
—
12
Si
Rapport, mises aux voix par
M. le Président, ont été adoptées à l'unanimité. Des
remerciements furent adressés au Rapporteur pour les
Les conclusions de ce
soins apportés à son travail.
M.
le Docteur Ladevi-Roche
prit à son tour la
parole au sujet du dernier Congrès des Sociétés
Savantes ; avec le langage choisi qui lui est propre,
il s'exprima en ces termes :
Messieurs,
A parler Art, aujourd'hui, sous n'importe quelle forme, Peinture,
Sculpture, Littérature, à s'en occuper, à encourager ces hautes
idéalités, comme s'efforce de le faire votre Compagnie, on se
heurte à bien des obstacles. Combien peu d'esprits attentifs, com¬
bien rares les bienveillants. Le plus grand nombre, surpris par le
tumulte des affaires, passent indifférents. D'autres, aux lèvres mar¬
quées d'un pli triste, secouent la tète, indiquant, par ce geste, leur
découragement profond, l'irrémédiable abandon des choses qui
n'existent déjà plus. Si vous êtes assez heureux pour obtenir les
confidences de ces grands désabusés, chez tous vous retrouvez la
même pensée : L'Art se meurt, l'Art est mort. Nous n'avons plus ni
Romanciers, ni Auteurs dramatiques, ni Penseurs, ni Poètes, ni
Écrivains dignes de ce nom. En venant à la Peinture, à la Sculp¬
ture, mêmes exclamations, même découverte du Néant qui nous
environne, nuit profonde, où disparaissent peu à peu les derniers
rayons de ce splendide Soleil de l'Art qui illumina si longtemps
l'Humanité tout entière. Les Princes de la pensée, les Pascal, les
Corneille, les Voltaire, les Chateaubriand, les Balzac, les Lamar¬
tine ne sont plus. En face de ces grandeurs, comment parler des
vaines poussières qui déshonorent les Bibliothèques d'aujourd'hui.
Autrefois Bologne, comme la Grèce antique, vit avec les Giotto, les
Botticelli, les Signorelli, fleurir le véritable art de la Peinture, aspi¬
ration suprême vers l'infini. Qui donc y pense aujourd'hui et com¬
ment appeler Art une industrie savante faite, tout au plus, comme
celle des couturiers à la mode du jour, pour mettre en esplanade
les corps mal ordonnés de quelques favorites de la Fortune. L'Art
est mort et bien mort. Qui donc, nouveau Christ, aurait le pouvoir
divin, capable de faire Sortir du sépulcre, ce Lazare qu'enserrent à
son
tour
!3
—
—
les bandelettes du tombeau.
vous
leur objectez nos Musées,
les décorent,
les
marques
les œuvres de nos artistes qui
de faveur des Gouvernements si nom¬
breuses et si méritées venant couronner la carrière de tant d'hommes
de nos jours
illustres par les lettres et les arts, enfin les hauts prix
qu'atteignent aux enchères.les œuvres de nos peintres et de nos
sculpteurs, comme les grandes fortunes des écrivains et des artistes
modernes, ces esprits, obstinément hypnotisés par leur idée de
Décadence artistique, ne sauraient être touchés par d'aussi graves
raisons.
Que leur importe les décorations pompeuses qui couvrent la poi¬
maison, des fonda¬
tions jusqu'au faîte, la transforme-t-on en coupole des Invalides? Si
les Musées sont encombrés des œuvres des artistes du jour, pourquoi
en conclure qu'ils renferment des chefs-d'œuvre
et quant aux prix
extravagants qu'atteignent aux ventes publiques tant de toiles hier
ig'norées, aujourd'hui enflées par le souffle inconstant de la mode,
depuis quand l'argent des Princes du pétrole ou des cuirs a-t-il
suffi pour appeler à l'immortalité les œuvres insignifiantes de pein¬
tres plus insignifiants encore. Enfin pour rendre plus sensible la
Décadence de l'Art moderne, ilsénumèrent longuement les ridicules
tentatives de renouvellement, de rajeunissement de l'Art, ces Macé¬
doines de couleurs que, sous prétexte d'innovations, les Cubistes,
trine des Princes de l'Art. A dorer une vulgaire
les Tubistes, les Pointillistes, comme en littérature les Chatnoiresques ou
les Décadents, voudraient imposer à un public aussi simple
que naïf.
Messieurs, sans doute dans
plaintes, ces lamentations, cla¬
de l'Art, le réflétant dans ce
qu'il a de plus élevé et de plus pur, tout n'est pas mensonge. L'Art,
ce rameau d'or, que beaucoup ont entrevu,
que si peu ont cueilli,
demeure aujourd'hui, comme autrefois, à des hauteurs inaccessibles
au vulgaire.
Combien quand même, à tous les âges, intrépides
pèlerins, partis à sa recherche, que d'esprits élevés l'ont entrevu,
que seule la mort a pu empêcher de l'atteindre. Depuis ces artistes
mystérieux dont les cavernes du Périgord nous ont conservé les
Sculptures et les Peintures, jusqu'aux Princes du ciseau et du pin¬
ceau du jour,
quelle admirable théorie de génies illustres, qu'ils
soient de Grèce, d'Italie, d'Espagne, d'Allemagne ou de France.
Ciel incomparable aux innombrables étoiles où brillent d'un éclat
singulier les Phidias, les Praxitèle, les Giorno, les Michel-Ange,
les Rembrandt, les Albert Durer, les Vélasquez, les Philippe de
Champagne, les Poussin, les David, les Ingres, les Puvis de Chavann.es.
Ça et là quelques nuages qui passent, courts instants où le
ciel s'assombrit, pour se découvrir quelques moments après, plus
meurs
ces
d'âmes véritablement éprises
éclatant de lumière.
estime
Ces
plaintes sur l'Art décroissant ne datent pas de nos jours.
Elles sont de tout temps ; furent-elles jamais sérieusement fondées.
A dire que Raphaël manque d'idéal, que Miquel-Ange n'interpréta
bien que le muscle, que Rembrandt ignora le dessin, enfin que nos
artistes d'aujourd'hui sont impuissants à traduire fidèles les grandes
scènes de l'Humanité, à qui le persuadera-t-on. Et quels temps plus
que le nôtre fut fertile en admirables chefs-d'œuvre. Si la. France
tient le premier rang, ne l'a-t-elle pas justement mérité. Regardons
autour de nous. Garnier élève à la musique l'admirable temple qui
s'appelle l'Opéra, et Carpeâu l'illustre de ce ciseau qui sait donner
au marbre la vie, le mouvement et
la cadence. Nos cités se peu¬
plent de statues qui font à juste titre l'envie et l'admiration de
l'étranger. Où trouver de plus belles compositions que celles qui
décorent les hémicycles de la Sorbonne, de l'École des Beaux-Arts
et de la coupole du Panthéon.
Longtemps les siècles écoulés, depuis l'invasion des Barbares
jusqu'à la Renaissance, ont été considérés comme de longs jours de
mort profonde où la Pensée humaine et l'Art s'étaient endormis,
surpris par un sommeil léthargique. Il en était de ces époques loin¬
taines comme des âges Préhistoriques. Mal connus, mal étudiés,
ils apparaissaient fabuleux chargés de la nuit impénétrable dès
temps. Aujourd'hui quel changement : Des chercheurs obstinés ont
pénétré ces ténèbres. Hardis plongeurs, ils sont allés chercher à
travers les flots des jours écoulés les trésors engloutis dont personne
n'avait souvenir.et grâce à eux tout un monde merveilleux a reparu.
Ces sarcophages de marbre si heureusement décorés, ces chapiteaux
Romans, ces ivoires sculptés, ces mosaïques, ces bijoux cloisonnés,
ces pierres tombales aux incrustations d'onyx et de cuivre, ces armes
si ingénieusement décorées, ces missels aux incomparable ; enlumi¬
nures, quel musée serait assez vaste pour contenir tant de mer¬
veilles. On croyait à ces époques l'Art disparu, et on le retrouve
plus raffiné, plus subtil, plus près de la perfection qu'il ne le sera
peut-être jamais. N'essayons pas d'opposer ces temps disparus aux
nôtres. Vains travaux, inutiles efforts. Chaque époque a son génie
et c'est le privilège de l'Art, étant toujours lui-même, de se renou¬
veler incessamment.
Ainsi l'Art n'est mort à aucune
époque, pas plus autrefois qu'au¬
qui psalmodient tristes ses funérailles sont-ils
mieux fondés quand ils parlent avec mépris des décorations des
artistes et du haut prix des œuvres d'aujourd'hui.
jourd'hui, et
ceux
Les Gouvernements s'honorent
sensibles ils désignent au respect
œuvres
justement lorsque par des signes
des foules les hommes dont les
illustrent la Patrie. Sans doute
ces
témoignages de haute
et
de reconnaissance ne sauraient
peintres, des écrivains, des sculpteurs.
ajouter à la valeur des
Elles ont un mérite incon¬
testable. Elles engagent tous les bons esprits à étudier sérieusement
les œuvres des maîtres désignés
suivre dans la
à leur respect et à
tacher de les
voie triomphale qu'ils ont eu le bonheur d'ouvrir et
de tracer.
Quant au prix élevé qu'atteignent les œuvres des grands peintres
modernes, les Rousseau, les Millet, les Meissonier, les Degas, il est
représenter ces œuvres si intéressantes comme uniquement
disputées aux enchères par les milliardaires d'Amérique, plus jaloux
d'effacer l'Europe par leur luxe que de doter leur patrie d'œuvres
faux de
enchères mondiales de la Cité de lumière, les
Pas de capitale qui, bien
avertie, n'envoie de représentants afin de pouvoir, chacun suivant
ses moyens,
enrichir les collections précieuses de Londres, de
Madrid, de Saint-Pétersbourg ou de Paris, de quelque nouveau
joyau portant la signature d'un des princes du Pinceau. Heureux
les Représentants auxquels la munificence de l'Etat, ou des parti¬
culiers, permet d'emporter de haute lutte un de ces chefs-d œuvre
tant convoités. Sans doute, il faut regretter qu'en pareille aventure
l'argent favorise parfois plus tôt les particuliers que les cités. Mais
il n'en reste pas moins acquis que le feu des enchères est alimenté
bien plus par les véritables connaisseurs que par la foule argentée
sans
prix. A
ces
musées du monde entier sont représentés.
des milliardaires.
Enfin un dernier argument
cher aux pessimistes, aux prophètes
envahies
des Impressionnistes, des Tubistes, des
Cubistes, des Réalistes, combien d'autres encore, n'est-ce pas là
un signe irrécusable de la décadence de l'Art. Ces herbes folles qui
menacent de tout envahir, où donc leurs racines sinon dans les
fentes des ruines, dans les pierres disloquées des tombeaux. Mau¬
vaises raisons aussi frivoles que tous les autres arguments inutile¬
de la décadence de
l'Art. Quand on voit nos expositions
par les œuvres tapageuses
ment
invoqués.
Politique, d'Ar¬
A chaque siècle
se rencontrent de hardis esprits, épris
d idées nouvelles, ardents à
les répandre, à hâter leur triomphe. Parmi ces prétendus rénova¬
teurs de la pensée humaine, combien de fous, combien rares ceux
doués d'un véritable génie. Seul, le temps est capable de dépar¬
tager l'ivraie du bon grain. Les vains projets périssent d'eux-mêmes
quoiqu'on fasse pour prolonger leur vie artificielle. Seuls les puis¬
Les Novateurs,
qu'ils soient de Philosophie, de
chitecture ou de Peinture, ont de tout temps existé.
sants
Rénovateurs demeurent vainqueurs
ridicules acharnées en vain à leur
des jours, des coalitions
perte. Ne demandons pas aux
—
i6
—
—
17
—
Pouvoirs
publics, comme le voudraient quelques faux esprits, de
persécuter, quels qu'ils soient, les Novateurs. Laissons à la liberté
le soin de disperser les poussières inutiles. Les marbres et les bronzes,
les idées, les chefs-d'œuvre du pinceau, bronzes aussi, n'ont rien à
craindre des orages passagers.
Comme en littérature, où tant d'écrivains de non-valeur essayent
de se faire un nom en osant des tournures de phrase et des états
d'âme
impossibles, en peinture on rencontre aussi des hommes qui,
n'ayant ni dessin, ni couleur, ni sentiment artistique, espérant en
la crédulité des foules inconscientes, osent, sous le nom de tableaux,
d'incohérents assemblages de couleurs que le premier venu pourrait
produire en salissant une toile dés résidus de la palette. Faut-il s'en
plaindre, fant-il s'en fâcher? Peine inutile. Le public, plus avisé que
ne le
voudraient ces prétendus novateurs, fera bonne justice de
leurs burlesques tentatives. Et qui sait, au milieu de ces débris
informes qu'attend le tombereau du déblayeur, peut-être à les
remuer trouvera-t-on quelque
perle capable de compenser au-delà
les ennuis d'une inlassable tolérance. Tout n'a pas été dit, tout n'a
pas été trouvé en peinture, pas plus qu'en aucune autre branche
des connaissances humaines. Peut-être pourra-t-on tirer un jour de
l'assemblage heureux des couleurs une harmonie capable de traduire
des sentiments aussi délicats, quoique imprécis, que ceux qu'inter¬
prète la Musique. Ouvrons donc libre aux chercheurs les barrières,
réjouissons-nous du grand nombre des Explorateurs et réservons les
Couronnes à ceux qui atteindront le pôle de l'Art.
Messieurs, ce n'est pas dans le bruit des discussions, dans le
tumulte des controverses, pas plus que dans les vains applaudisse¬
ments des foules qu'il faut chercher pour l'Art, auquel votre Société
dévouée tout entière, les éléments
qui doivent le fortifier et le
développer. La grande paix, l'oubli des préoccupations vulgaires,
voilà le milieu favorable au grandissement de l'Art, comme de toute
science. Tournons les yeux vers les grands travaux des Sociétés
Savantes auxquels prennent part tous les ans vos délégués. Là
s'arrêtent les tumultes de la place publique, les réclames menson¬
gères d'une presse avide de nouvelles capables de l'enrichir, et
aussi les bruits charlatanesques des comédiens de bas étage cher¬
est
chant à attirer autour d'e leurs tréteaux de futiles curieux. A contem¬
leurs assises annuelles, disputant paisi¬
bles, sans ambition de gloire et de fortune, les plus grands pro¬
blèmes qui intéressent l'humanité, on revoit en pensée les grandes
peintures dont Puvis de Chavannes a illustré le grand amphithéâtre
de la Sorbonne. Bois sacré, dont n'approche pas le vulgaire, où les
Divinités mystérieuses distribuent aux privilégiés de l'intellectualité
pler ces sages réunis dans
le feu sacré des Sciences et des Arts,
Suivant l'alternance
régulière, coutume bientôt séculaire,
le
50ml! Congrès des Sociétés Savantes s'est ouvert cette année à Paris
le mardi o avril 1912. Grand
serait l'embarras de votre délégué s'il
tous les sujets traités au CongTès,
devait faire passer sous vos yeux
capable, par ses simples compte-rendu, d'occuper une place
nos
Bibliothèques. Surpris par l'immensité des
constellations du ciel, les astronomes ne peuvent nous entretenir que
des étoiles de première
grandeur. Votre Rapporteur ne saurait faire
mieux, choisissant parmi tant de feux étincelants de la pensée
humaine, ceux qui doivent les premiers attirer vos regards.
œuvre
considérable dans
Poursuivant, sans se lasser, les fouilles si intéressantes qu'ils ont
entreprises pour restituer l'antique Alésia, M. le Docteur Epery et
le Commandant
Espérandieu ont mis à jour le rempart Gaulois de
la Cité, boulevard des Gaules, formé de
poutres et de traverses de
chêne assemblées dans l'œuvre au .moyen de clous de
vingt-cinq
centimètres de long. Ainsi tombe l'opinion erronée qui ne donnait
autrefois à Alésia pour toute défense qu'un simple mur bien incapa¬
ble d'arrêter l'effort soutenu des assiégeants. Cette campagne de
recherches de 1912 a été aussi fertile en découvertes, en débris de
toute espèce, dont quelques-uns offrent le plus vif intérêt. Tête de
Mercure, stèles funéraires, restes d'inscriptions, fibules émaillées,
ex-voto de pierre et de bronze, objets
attestant la grande activité
artistique Gallo-Romaine, qui depuis la réunion de la Gaule à
l'empire Romain jusqu'à l'invasion des Barbares, n'avait cessé
d'animer notre belle contrée.
M.
Audouin, professeur à la Faculté de Poitiers, donne lecture
octroyée aux habitants de Poitiers, par
-Aliénor d'Aquitaine, 1199. Cette charte ne fait que confirmer les
anciennes libertés de la ville, ce qui prouve que dans notre pays la
plupart des agglomérations importantes n'avaient cessé de vivre
sous le régime
municipal de Rome. Cette étude est intéressante
puisqu'elle marque dans un pays voisin du nôtre la survivance, au
milieu des plus grands bouleversements, comme chez nous, des
d'une charte communale
franchises communales.
M.
Georges Hamand s'élève avec raison contre la distinction arti¬
dit et l'Art
industriel. Le grand A et l'Art avec un petit A. Sans doute la
reproduction industrielle de décorations, tombées depuis longtemps
dans le domaine public, ne présente au point de vue de l'art aucun
ficielle que l'on voudrait établir entre l'Art proprement
intérêt ; mais à côté,
combien de travaux intéressants dus à de
qu'il s'agisse de mobilier ou d'ornementation, peu,
importe la destination de ces œuvres, pourvu qu'elles aient toutes
un caractère
original et personnel. M. Georges Hamand s'élève
modestes artistes,
—
les débris, à
Parmi
législation actuelle qui n'assure pas à leurs
auteurs, artiste ou simple artisan, la propriété de leurs œuvres.
avec
raison contre la
Notre compatriote,
M. Joseph Durieux, dont les
communications
chaque Congrès sont si justement appréciées, nous donne cette
année un mémoire fort curieux sur Napoléon au pont d'Arcole. Il
à
résulte de cette communication que Napoléon
tombé dans les marais
l'Alpone, en dirigeant l'attaque contre les Autrichiens, ne dut
son salut qu'aux simples grenadiers qui
l'entouraient et non aux
officiers généraux de sa suite comme le veut la légende. A signaler
le cri héroïque du sergent Boudet, qui tombant, percé d'une balle,
én défendant son chef, expire en prononçant ces simples mots :
« Il vaut mieux que ce soit moi que le Général. » Où trouver dans
notre histoire, un plus bel exemple chez les plus humbles, du dévoue¬
de
ment
militaire.
M. Etienne Devillc,
bibliothécaire à Evreux, fait connaître au
Congrès les pierres tombales des abbés de l'abbaye de Bec,
XVe siècle. Ces pierres présentent des incrustations de marbre, de
cuivre et de bronze, dont les artistes lapidaires de cette époque
ornaient les monuments funéraires et dont il serait peut-être heureux
de s'inspirer aujourd'hui.
signaler des briques à
rebord, des fûts de
petit temple, on est frappé de sa ressem¬
Vésone. Les nombreuses briques à
rebord indiquent qu'il était recouvert au moyen d'une charpente en
bois, ce qui devait exister au temple de Vésone. Les clous de fer
pourraient bien avoir servi, comme à Périgueux, à soutenir un revê¬
tant
la description de ce
blance
avec
le
monument de
tement de marbre.
M.
Jules Beaupré entretient le Congrès de deux fers de chevaux
recueillis dans un grand tumulus de Haroué (Meurthe-et-Moselle). On
l'adaptation de fers garnis de clous aux pieds
Il est certain
que les Grecs, les Romains, d'après les groupes équestres et les
bas-reliefs que nous possédons, n'eurent jamais recours au fer pour
consolider la corne des chevaux. Si les fers trouvés dans les fouilles
du tumulus sont de la même époque que cette sépulture, la décou¬
verte de M. Beaupré présente un grand intérêt, puisqu'elle nous
apprend que le ferrage des chevaux a été, pratiqué de tout temps
avait cru jusqu'ici que
des chevaux n'avait commencé que vers le XIIe siècle.
chez les Gaulois et les Germains.
secrétaire de la Société des Antiquaires de Bourges,
communique au Congrès le résultat des fouilles opérées à St-Ambroise
en
Berry. Un grand nombre de stèles funéraires, quelques statues
se rapportant à des divinités municipales, ont été mises à jour. Ces
tombeaux avaient été élevés à la mémoire de simples artisans, des
laboureurs, des armuriers, des orfèvres, des marchands de liquides.
D'où proviennent ces débris. A l'origine ils paraissent avoir été
élevés tout le long d'une grande voie provinciale. Plus tard, ils
servirent à la construction de nouveaux bâtiments et ces édifices
ayant disparu à leur tour, c'est ce qui explique leur amoncellement
en
cet endroit. Cette communication montre que là, comme à
Périgueux, comme sur toute la surface de la Gaule, vers la fin du
cinquième siècle, les matériaux des temples, des basiliques, des
colysées, des nécropoles furent universellement utilisés pour la
nouveaux
—
colonne, des traces de stuc, des objets de bronze, des clous de fer,
enfin des ex-voto figurés par des hachettes en silex, des oursins
fossiles et des monnaies allant de Claude à Constance II. En écou¬
M. de Goy,
construction des
19
édifices.
M. Poulain, membre de la Société Normande d'Etudes Préhisto¬
riques à St-Pierrc-d'Antils (Eure), lit un rapportsur un petit temple
qu'ii a découvert à Saint-Aubin-de-Gaillon (Eure). De ce temple ou
fanum restent deux enceintes concentriques rectangulaires. La
construction mesurait 17 mètres de long sur 15 de large. La pre¬
mière enceinte supportait des
colonnes. Un portique régnait autour
de la cella. On accédait au portique par un escalier de six marches.
Les murs étaient constitués par un
blocage revêtu du petit appareil.
M. Coquelle,
membre résidant du Comité des travaux historiques
scientifiques, fait une communication intéressante sur les objets
mobiliers classés en Seine-et-Oise pendant les années 1909-10-11.
et
D'après ce classement, on peut suivre le mouvement artistique dans
cette contrée. Le XI1° siècle donne deux statues de pierre : saint
Pierre et saint Paul, aux longs vêtements plissés. Au XIIIe nous ne
rencontrons que quelques
dalles funéraires, des cuves baptismales et
pierre de la Vierg'e, représentée assise. Au XIVe les
statues de la Vierge deviennent fort nombreuses, on en compte jusqu'à
onze ; il faut y joindre deux statues funéraires de chevaliers. C'est à la
même époque qu'il faut rapporter les peintures murales du Palais
une
statue en
de Justice
d'Etampcs. Le xv° siècle fournit une belle statue de la
Vierge et un g'roupe en pierre : Vierg'e, Jésus, Anges. Le xvi" siècle
se fait remarquer par le faire de ses nombreuses statues. Style de
transition. Le Gothique disparaît pour faire place à. la Renaissance ;
les vitraux à ce moment apparaissent nombreux, ainsi que les
sculptures sur bois. Au XYU° siècle, ce qui frappe dans laproduction
artistique, ce sont les nombreuses chaires, les lutrins, les stalles
sculptées. Au XVIIIe, sauf le tombeau de Catinat à Saint-Gratien,
on ne rencontre plus aucune œuvre artistique digne d'être classée,
pas
de
plus qu'au XIXe. On voit par cet aperçu que le XVIe siècle est
beaucoup le plus riche en œuvres artistiques. Il serait à désirer
qu'il fût fait
province du Périgord, un travail aussi
permettrait de connaître exactement les œuvres
classées et l'époque qui fut la plus propice au développement de
intéressant.
pour notre
Il
l'Art dans notre pays.
Messieurs, depuis l'origine des Sociétés Savantes, dont la pre¬
à Guizot, il y a
déjà un demi-siècle, que de
mière idée revient
chemin parcouru.
•
D'abord quelques faibles lueurs, quelques rares
esprits de bonne volonté, réunis pour prêter leur concours aux grands
corps savants de la Capitale ; et puis peu à peu cette pâle lueur
grandit, se développe et devient ce que vous la voyez aujourd'hui,
le Phare étincelant, éclairant d'un jour qui ne cesse de croître les
brouillards encore trop épais qui ombrent nos provinces. Sans bruit,
dans le silence, cher à tout cabinet d'étude, des hommes modestes
apportent chaque année au Congrès les résultats de leurs recherches
et grâce à eux, d'immenses travaux, qui nous frappent d'étonnement,
sont accomplis.
L'Archéologie, qui mieux que les mémoires des
temps, nous donne l'histoire de nôtre pays, la Géologie qui en
anatomisant notre planète nous en fait connaître et la structure et
les éléments, la Paléographie qui permet de remettre au jour les
vieux documents oubliés, toutes ces admirables connaissances
humaines sont largement représentées aux Sociétés Savantes. Une
nouvelle science est venue s'y ajouter, il y a peu de temps. La
Préhistoire qui, en ouvrant des horizons immenses sur les premiers
jours de l'humanité, nous permet aujourd'hui d'apprécier sainement,
en dehors des fables et des
légendes, l'origine des sociétés humaines.
Cette étude des populations primitives qui occupèrent notre sol,
nous touche tout particulièrement. Où trouver en France,
dans le
monde entier, un sol plus fertile que le nôtre en souvenirs de ces
civilisations lointaines, à jamais disparues et si longtemps ignorées.
Grâce aux cavernes du Périgord, aux débris de toute sorte qu'elles
renferment, nous pouvons revivre la vie des mondes primitifs dont
la connaissance est si nécessaire à l'histoire du monde. Étude chère
tout particulièrement au monde des arts. Dessins, fresques,
sculpture,
peinture, tous les arts dont les civilisations les plus avancées s'hor.orent, aujourd'hui, furent familiers à cette antique race. Nous ne
pouvons connaître ce grand mouvement artistique que par des
restes mutilés par les temps; mais à en juger par
ces fragments si
incomplets, combien d'œuvres admirables durent sortir des mains
de ces incomparables artistes.
Ainsi, aussi loin que le flambeau des chercheurs peut projeter sa
passionné pour les
choses de l'Art. Au Mexique comme en Egypte, à Athènes comme
à Rome, aux Indes source des peuples, sur notre
antique sol Gaulois,
lumière sur l'humanité, nous trouvons l'homme
dès que la pioche remue le sol, on en voit sortir les vestiges sacrés
de la pensée humaine., redisant l'idéal de la beauté, entrevu et
toujours poursuivi. Malheur aux peuples, demeurés par une fatalité
mystérieuse étrangers aux choses de l'Art. Les peuplades errantes
d'Afrique, pour qui l'art n'a jamais existé, si le soleii de la civilisa¬
tion vient à les frapper, n'en peuvent supporter l'éclat et le monde
Musulman, rebelle quoiqu'on ait voulu prétendre, à tout sentiment
artistique, malgré son long contact avec la civilisation du vieux
monde, redescend aujourd'hui dans la nuit du tombeau.
Loin donc -de
nous ces
pensées de découragement qui assaillent
; repoussons-les, continuons, plus
laquelle nous nous sommes voués,
la défense de tout mouvement artistique dans notre pays, partout
aux
heures mauvaises les artistes
fermes de jour en jour, l'œuvre à
où il se rencontre.
N'y sommes-nous pas naturellement portés par le développement,
succès toujours croissant de notre Société, par les travaux si
importants des artistes de notre région. Au Salon de cette année
que d'oeuvres reçues, jque d'artistes nouveaux appelés à bénéficier
de la juste célébrité qui s'attache aux toiles admises au Salon de
l'année : Aviat avec le portrait de Monseigneur Marty, évêque de
Montauban, et un deuxième portrait. Félix « dans le Vag'ue ». De
Maleville : un village en Sarladais. Rivet : Jehan de Chelles, statue
bois. Bernard Bertoletti : « Le vieux forgeron », un portrait.
M"0 M. Delpal : une miniature. Chaumont admis pour la première
fois : « Étang de Born ». Pour tous ces artistes, nos compatriotes,
l'admission au Salon est une juste consécration de leur talent, dont
nous devons être fiers. Notre Musée, grâce au dévouement inlassa¬
ble de son Conservateur, ne cesse de voir chaque année croître ses
collections si précieuses ; enfin l'Exposition de 1913, que prépare
notre Société, représentée parsonzélé Secrétaire, s'annonce comme
plus riche encore en œuvres de mérite que ses sœurs aînées pourtant
si remarquées. Quelle meilleure réponse à faire à ceux qui ont tou¬
jours sur les lèvres la Décadence de l'Art.
le
Messieurs, ceux qui, vaincus par la vérité, n'osent parler de
Décadence, reprochent aux artistes de notre temps de s'attarder
aux œuvres légères,
d'ignorer les grandes scènes de l'histoire, les
sujets qui renferment ce que l'humanité a de plus élevé. L'Art est
assez
grand, assez vaste pour donner place à tous les talents, aux
plus humbles comme aux plus sublimes. A raconter l'histoire fami¬
lière de son temps, comme l'ont fait tant de peintres illustres, pour¬
quoi déchoir. Les Poètes, les Littérateurs, les Musiciens, en abor¬
dant des sujets vulgaires, les ont transfigurés, nous ont donné des
œuvres exquises. Il en est de même des bons peintres. Qui de nous
—
22
—
—
les toiles familières de Goya et que
les compositions de Callot
racontant, dans leur triste naïveté, les malheurs de la Guerre. L'Art
purifie tout, là où il passe rien ne reste vulgaire. A lui vraiment le
ne
serait jaloux de posséder
penseur ne s'arrête au Vatican devant
baguette magique trans¬
formait les plus vils objets en purs diamants. Lui seul, là où la
parole est impuissante, crée en nous un monde d'idées d'une mer¬
veilleuse grandeur. Qu'il s'agisse de Religion, de Patrie, c'est l'Art
qui demeure seul le véritable interprète de ces grands sentiments
sans lesquels les Sociétés ne sauraient vivre. Pas un soldat qui, mis
en face des œuvres du regretté Détaillé,
ne sente soudain sourdre
en lui la ferme volonté de combattre pour la Patrie. Pas un d'entre
nous, qui devant ces chefs-d'œuvre ne voit apparaître, vivante, à
ses
yeux, la grande image de la France immortelle.
rôle attribué
aux
vifs
LADEVI-ROCHE.
applaudissements soulignent les belles
pensées de l'orateur. M. le Président,
fidèle écho d&
générale, remercie chaudement M. le
Docteur Ladevi-Roche pour le rapport qu'il vient de
:
véritable et instructive conférence d'art que
tous les
sociétaires seront heureux de lire dans
le
Bulletin.
M. le Président annonce que le prochain
des
Sociétés
nistrative, la prochaine Exposition des Beaux-Arts de
la Société s'ouvrira dans le courant du
prochain mois
de mai, sur les allées de Tourny.
Savantes
aura
lieu,
Congrès
cette année,
Grenoble, et que la Session spéciale des Sociétés
à
des
Beaux-Arts des départements
assises à Paris,
continuera à avoir ses
à l'Ecole Nationale des Beaux-Arts.
L'Assemblée délègue, pour représenter la
Société à
ces réunions, MM. le Docteur Ladevi-Roche, Pasquet,
Soymier, Darnet, Roudergues et F. Blois.
Conformément à la
L'ordre du jour,
ainsi épuisé, M. le Président lève
la séalnce à vingt-deux heures.
Périgueux, le 9 janvier 1913.
Le Secrétaire général,
A. BERTOLETTI.
l'Assemblée
faire
—
fées d'autrefois, dont la
F.
De
23
proposition contenue dans le
rapport annuel, fait au nom de la Commission admi-
—
24
-
lilSTE
Membres perpétuels (i) :
LISTE GÉNÉRALE
Des Membres de la Société des
DES SOCimillilS
MM.
Beaux-j^ts de la Dordogne
Jean-Baptiste CASTELNAU, à Beuzeval-Hôulgate
(Calvados).
Georges
CHALAVIGNAC,
Halle, à Périgueux.
pour l'année 1913
de
rue
la Nouvelle-
ancien Vice-Président de la
Société, à Monaco (Principauté de Monaco).
charles COTINAUD,
Présidents honoraires :
M" Armand de LACROUSILLE, allées de Tourny,
à
Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,
membre
L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
F.
DE
LA
de
PEYROT, % C., Sénateur,
de Médecine, 33, rue
l'Académie
Lafayette, à Paris.
Le MAIRE de Périgueux,
Le Baron
Périgueux.
Le Docteur Jean-Joseph
Georges
TOMBELLE,
SARAZANAS, avocat,
Vésone, à Périgueux.
L, ancien
Vice-Président effectif de la Société.
13,
boulevard de
Membres Fondateurs :
MM.
ADMINISTRATION DE LA
SOCIÉTÉ
Jean-Joseph ADJSSON, entrepreneur de charpenterie, 6, place de la Cité, à Périgueux.
Le Docteur PAUL
BUREAU
Président
:
M. le Docteur
Vice-Présidents.
.
Secrétaire général.
J.-J. PEYROT, tfc C.
j( MIe MarÉuis G- DE FAYÔLLE.
M. G. SARAZANAS.
Secrétaire adjoint.
M. A. BERTOLETTI,
M. L. DANIEL, 4| A.
Trésorier
M. L. HEPPER.
MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE
F. LADEVI-ROCHE.
I.
C. BRECHT, * O.
L.-P.
RÉGHÉERE, *,
P. COCULA,
L A.
rue
du Palais, à Péri¬
L
Jean-Baptiste AUBARBIER,
# A, président de
la Chambre de Commerce de Périgueux.
AUCHÉ, chevalier du Mérite agricole,
chirurgien-dentiste, allées de Tourny, à Périgueux.
JULES AVI AT, artiste peintre, 33, rue du Château, à
Neuilly-sur-Seine, et 9, rue Pelouze, à Paris.
Jean-René BARDON, 41 A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers,
39, rue Gambetta, à Périgueux, et à Sainte-Orse
ACHILLE
(Dordogne).
MM. G. PASQUET, # I.
P. MAURAUD,
AKA, 23,
gueux.
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une. deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs.
—
MM. Paul
26
—
-27
BEAU, entrepreneur, 6, 8, 10, rue Lafayette,
MM. Paul BRETON,
à Périgueux
Georges
BELINGARD,
9,
place de la Clautre, à
BRUG1ÈRE, chanoine, 20, rue du Plantier,
et à Bergerac (Dordogne).
Léon-Eugène BUFFETEAU, avoué licencié en droit,
rue du Palais, à Périgueux.
L'Abbé
à Périgueux,
M11,0la Comtesse de BÉON, née Ines-Mercedes de SANZ,
57, avenue Kléber, à Paris, et château de Goudeau,
par Périgueux.
MM. Pascal BERGADIEU, préposé en chef
de 1 Octroi,
Roger BUISSON, ||L, ancien directeur
du Phénix,
24, rue Thiers, à Périgueux.
BERTOLETTI, || I., professeur de dessin,
73, rue des Barris, à Périgueux.
Albert
Paul-Joseph BEYNIER, agent voyer d'arrondisse¬
ment, à Bergerac (Dordogne).
Édouard-Fernand BITARD, à Mensignac Lacha-
pelle (Dordogne)
BLOIS, 28,
rue
de l'Horticulture, à Péri¬
BOISSARIE, avocat, 28, rue Antoine-Gadaud,
Périgueux.
René
GASTON
Cour
BONNET., iï, président de Chambre à la
d'Appel de Paris, 13, rue Soufflot, à Paris.
Numa BONNE T, négociant, 4, rue Taillefer,
à Péri¬
gueux.
retraite, 2, rue Saint-Simon, à Périgueux.
FlRMlN BOSCHE, || A., chevalier du Mérite agricole,
.
négociant, 9, rue du Bac, à Périgueux.
Philippe BOURDICHON, || I., directeur
Périgueux.
MM. Le
Marquis F. de CHANTÉRAC, à Cires-lès-Mello
(Oise).
François-Marcf.l CHAPOTEL, agent général
d'assurances, 25, boulevard de Vésone, à Périgueux.
HENRI
CHASTENET, éf, négociant, 2, rue du
à Périgueux.
Port
BRECHT, S? O., chef de bataillon
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.
Gabriel BRETON,
JULES CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,
négociant, 2, rue du Port et rue de l'Horticulture,
à Périgueux.
Raoul-Gaston
chevalier du
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
Mérite agricole,
BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
Périgueux.
CHAUMONT,
artiste
peintre, 18,
rue
d'Aguesseau, à Périgueux.
francisque CHAUX, industriel, Castcl-Pessard. rue
Paul-Louis-Courier, à Périgueux.
Lafon, à
Périgueux.
PaulCOCULA, Il A, architecte,
en
négociant, rue Déranger, à Périgueux.
et allées de Tourny, à
CHATEAU, î} I., professeur de
Jean CHEVALIER, 12, rue Jacques-Emile
de l'école
Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.
Charles
Gaston
de l'Agence
des Commeymies, à Périgueux.
CHALAUD, artiste peintre, rue Barbecane, à
Emile
LÉO BORNE, y* 0.,officier d'administration principal
en
M"6 Marie
rue
et rue de Metz,
gueux.
à
négociant, 10, place Faidherbe et
Périgueux.
boulevard du Petit-Change, à
Périgueux.
Fernand
—
17,
rue
Bodin, à
Périgueux.
COTINAUD, ancien Vice-Président de la
Société, à Monaco (Principauté de Monaco).
CHARLES
Eugène COURBATÈRE, || I, sculpteur-décorateur,
35, rue Servandoni, à Bordeaux (Gironde),
28
—
—
29
—
MM. Fernand COURTEY, io, rueVictor-Hugo,Périgueux.
Pierre CROS, 17,
Le Docteur CROZET,
rue
DUNOGIER,
Louis-Mie, à Périgueux.
du Quatre-Septembre, à
AmÉDÉE
Périgueux.
Charles
CULOT, architecte,
14,
15, rue Bourdeilles, à
Périgueux.
Georges
Jean-Louis DANIEL,
des
A, architecte, ancien direc¬
municipaux, 8,
Musset, à Périgueux.
teur
travaux
rue
A, artiste peintre, 9, rue de la
Boëtie, à Périgueux.
Paul DAVEZAC,
Mme La Comtesse Alice de l'ÉCOCHËRE, 69, rue d'Ams¬
terdam, à Paris.
MM. Le Docteur georges ESC AN DE, ancien député, 30,
greffier du Tribunal de Commerce,
rue
DELBÈS, place Francheville,
à
Emile FALGOUX, entrepreneur de zinguerie, rue
Louis-Mie, à Périgueux.
Le Comte Humbert de
FALVELLY, château de la
Marthonie, par Saint-Jean-de-Côle (Dordogne).
Périgueux
L'Abbé A.
FAURE-MURET, 4, rue Saint-Front, à
Périgueux.
Henri
DESCHAMPS, 41 A., chevalier du Mérite
agricole, architecte, 14, rue de Metz, à Périgueux.
Le Docteur
Le;on DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire, Périgueux.
DESSÀL-QUENT1N, artiste peintre, 22, rue
Tourny, à Périgueux.
Mm0 La Comtesse
françois DUBOST, |gt A., sous-directeur des Contri¬
LÉOPOI.D DULAC,
Périgueux.
industriel,
(Charente-Inférieure).
24, rue
Gambetta, à
rue
Victor-Hugo, à
Elisabeth
de
FAYOLLE, château de
Fayolle, par Tocane-St-Apre (Dordogne)
M. Le Marquis
Gérard de FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
(Dordogne), et rue Victor-Hugo, à Périgueux.
gustave
DOSE, ij i., professeur de dessin hono¬
raire, artiste peintre, rue Kléber, à Périgueux.
FAURE-MURET,
Périgueux.
Béranger, à Périgueux.
DORSÈNE, 41 I., photographe, allées de
FAGUET, Q À., 8, place du
Palais, à Périgueux.
DELMON,
A,, capitaine des SapeursPompiers, tapissier décorateur, 5, rue Saint-Front, à
butions indirectes, à Saintes
Notre-Dame, à Bordeaux (Gironde).
Le Docteur Charles
Armand
eugène
à Paris.
à Périgueux.
Périgueux.
Robert
rue de Rome,
DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
Émile DUSSAUX, ip I, entrepreneur, 25, rue Kléber,
21, rue Lamartine, à Périgueux.
Le Docteur Oscar
Périgueux.
Paul
Maxime DANNERY, i} A, chevalierdu Mériteagricole,
Georges DARNET,
avoué,
DURAND-RUEL, 16, rue Laffite, à Paris.
Joseph DURAND-RUEL, 35
Alfred-de-
architecte, rue des Mobiles de-Coulmiers, à Périgueux.
DUPOUY, 20, rue Gambetta, à Périgueux.
Adhémard DURAND de RAME FORT,
de Metz, à
rue
A., négociant, rue
MM. Jean-ViCTORIN
plare de la Cité, à Périgueux.
MUe
FERMINET,
Périgueux.
jeanne
18,
rue
de
Strasbourg,
MM. fernand FOMMARTY, entrepreneur
rue
à
de peinture,
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
Jean FONTALIRANT, rentier, 32,
Périgueux.
rue
de Metz, à
-
3Ô
-
MM. Raymond FOURNIER-SARLOVÈZE,
0., u.rue
MM. Arthur
LACAPE, facteur de pianos,
Théâtre, à Périgueux.
Marignan, à Paris.
gaston
FRACHET,
37,
rue
Antoine-Gadaud, à
Périgucux.
Jules-Eugène FRANÇOIS, 4>I, professeur de dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
ernest
I, chef de division hono¬
Préfecture, 22. boulevard de Vésone, à
FRENET, #,
raire à la
Périgueux.
Mm0 Ludovic GAILLARD, née d'ABELLO, 14, boulevard
Emile
de La Rol-
syndic du conseil municipal de Paris,
Paris.
4, rue de Sfax, à
M110 Eugenie-Gabrielle
à Paris, et château de Goudeau,
MM. hlppolyte
par
Périgueux.
GRASSET, sculpteur, rue Saint-Front,
à Périgueux.
edmond
GUICHARD, 34, rue de Bordeaux, à Péri¬
gueux.
Périgueux.
négociant, 12, boulevard de Vésone, Périgueux.
Le
Docteur charles
AmÉDÉE GUINDE, banquier, 7, rue Dante, à Paris V°.
Paul
HENIN, négociant, cours Montaigne, à Péri¬
gueux.
Dominique JOUCLA, publiciste,
rue
JOSEPH LABASSE, industriel, à Saint-Astier (Dor¬
dogne).
du Quatre-
Docteur
François-Louis LADEVI-ROCHE,
St-Germain-du-Salembre, par Neuvicsur-l'Isle (Dordogne).
Daniel
de LOMBRIÈRES,
(Lot-et-Garonne).
LAGE
de
avocat,
à
Ernest LASSA IGNE, y A, banquier, 2, rue Bodin, à
Périgueux.
féréol
LASSAIGNE, agent général, inspecteur
d'Assurances, 20, rue Gamb.etta, à Périgueux.
Le Baron
Fernand de LA TOMBELLE,
I, 79,
de Breteuil, à Paris, et Château de Fayrac,
par Domme (Dordogne).
Le Docteur Paulin deBrou de LAURIÈRE, if, ^ I,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.
MM. Pierre-Edouard LAUSSINO LTE, 41 A, officier du
Mérite Agricole,
ancien notaire, à Saint-Pantaly-
d'Ans, par Cubjac (Dordogne).
LÉON
LAVAUD, négociant, 6, rue de la Clarté, à
Périgueux.
Lafayettè, 19,
à Périgueux.
rue
château de
léopold HEPPER,
juge de paix suppléant, ancien
juge au Tribunal de Commerce, 30, rue AlsaceLorraine, à Périgueux.
LAFON, 6,
Septembre, à Périgueux.
Le
avenue
ErnestGUILLIER, avocat, Sénateur, rue Bourdeilles,
à Périgueux.
LACOSTE, 28, rue Gambetta, à
MM. louis LACOSTE, président du Tribunal de Commerce,
Casseneuil
M'ne Mercedes de GOMEZ-PIZANO, 57, avenue Kléber,
Combe-des-
"entrepreneur, rue Lamartine, à Périgueux.
miroitier, 7, rue des Chaînes, à Périgueux.
Ernest GAY,
rue
Edouard LACOSTE, juge ail Tribunal de Commerce,
phie, à Périgueux.
georges GAUTIER, ?*, capitaine territorial, doreur-
9,
place du
Dames, à Périgueux.
Vésone, à Périgueux, et 9, avenue Merrédès, à Paris.
MM. Jean GAU THIER, entrepreneur, 3, rue
LACFIAUD, industriel,
2,
Le
Comte
edmond
château
de
(Dordogne).
la
de
LÉPINE,
Fleunie,
par
au Change, et
Condat sur-Vézère
33
—
Mmo La Baronne
Amélie
de
LESTRANGE,
i. rue
de
Paris, à Périgueux.
LINARD, château de Lafaye,
sur-l'Isle (Dordogne).
Gabriel
par
Razac-
MAGE, ancien percepteur, à Làbatut, près
Comte
Lucien
de
MÀLEVILLE,
27,
Périgueux.
MAREY, rentier, à Marsac, par Périgueux.
M. Manuel MATOSÈS, artiste peintre, à Combéranrhe,
par Ribérac
(Dordogne).
Mmo Amélie Jeanne
MAUMONT,
Le Baron Henri de NERVAUX-LOYS,
14,
du
rue
Plantier, à Périgueux, et château des Bories, par
Trélissac (Dordogne).
Justine PABOT-CHATELARD,
Javerlhac (Dordogne).
M"° MARIE
rue
rue
Bodin, à Péri¬
par
PAPILLAUD, 25, rue Bodin, à Périgueux.
peinture,
14,
Saint-Front, à Périgueux.
scylla
PARLANGE, greffier à la Justice de Paix,
44, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
MM. Paul MAURAUD, # I, architecte, 11,
Miséricorde, à Périgueux.
rue
de la
Eugène-François MAUREL,
I, officier du
Mérite agricole, secrétaire général de la Dordogne,
rue de la
République, à Périgueux.
Ernest-Jacques MAZURIER, pharmacien de ir0 cl.,
2, place de la Gendarmerie, à Ribérac (Dordogne).
émile MAZY, chevalier du Mérite agricole, 3, place
Bugeaud. à Périgueux.
£>
îd
édouard MICHEL, 41 A, représentant de commerce,
juge suppléant au Tribunal de Commerce, rue
Louis-Blanc, à Périgueux.
Alexis
MITTEAU, négociant, 11, rue Combes-desDames, à Périgueux.
Jean-Georgf.s PASQUET, i} I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Léon PAUTAUBERGE, y*
I maire de Montignac
(Dordogne), et 9, rue Edmond-Valentin, à Paris.
Le
Docteur
de la Mairie, à Périgueux.
PERROMAT,
,
100,
rue
Gambetta,
à
Périgueux
louis PEYNAUD, 41 A, officier du
Mérite Agricole,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Le Docteur
jean-joseph PEYROT, % C, Sénateur,
membre de l'Académie de
Médecine, 33, rue Lafa-
yette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne),
Eugène PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
Robert
Georges MONMARSON, il A, pharmacien, 5, place
MONTASTIER, négociant,
Périgueux.
à Brognac,
MM. Honoré PARACINI, entrepreneur de
gueux.
Henri
33, rue Gambetta, Périgueux.
M mes NoÉMiE OBIER, 10, rue Bodin, à
Périgueux.
léopold MÀLIVERT, négociant, 87, rue Gambetta,
Raoul
Tribunal de Com¬
16, rue Bodin, à Périgueux.
NÉGRIER, avoué, rue Fournier-Lacharmie,
Henri
avenue
d'Antin. à Paris.
à
merce, industriel,
à Périgueux.
Vergt (Dordogne).
Le
MM. Marc MURAT, ancien juge
au
PAUL NAU, pharmacien,
MM. gaston
—
PORENTRU,
I,
dentiste-médecin, 27,
boulevard Montaigne, à Périgueux.
Louis PORTAS, photographe, 32, rue Gambetta, à
rue
Taillefer, à
Périgueux.
o
34
—
—
POUYAUD,
A
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.
MM. Charles-Henri
,
ancien
AUGUSTE PRADEAU, juge au Tribunal de Commerce,
GÉRARD RAYNAUD, rue des
Cordeliers, à Excideuil
(Dordogne).
Le Comte Henri
député, rue Lafayette, à
Périgueux.
avoué, docteur en droit, 17, rue
Palais, à Périgueux.
Henri SEMPÉ, -f| A
du
Louis
Grand hôtel de l'Univers, rue
à Périgueux.
SIMON, Q A
de Bordeaux,
,
,
SOYMIER, pharmacien, 8, rue
Henry
Taillefer, à
Périgueux.
de
REGANHAC, 6 bis, boulevard
Perdre, à Paris.
armand TENANT, 4J
rue
Louis-Paul RÉGHÉERE,
capitaine en retraite,
45, rue Limogeanne, à Périgueux.
Jules-Eugène RIBES, imprimeur-publiciste, 14, rue
Antoine Gadaud, à Périgueux.
Louis Alfred RIGOU, y I,
chef de division à la
Préfecture, 24, rue Paul-Bert, à Périgueux.
Auguste-Antoine
ROBINOT, 50,
I., professeur de musique, 2,
Eguillerie, à Périgueux.
Adrien
de
TORSIAC,
directeur de la Société
Générale, boulevard Montaigne, à Périgueux.
REQUIER, maire de Castelnaud-Fayrac
(Dordogne), et 30, avenue Bertrand-de-Born,
Périgueux.
Fernand
rue
Vaneau, à
Edmond TUFFET,
sculpteur-décorateur,
d'Ares, à Bordeaux (Gironde).
164,
rue
boulevard Mon¬
Marc VENTENAT, pharmacien, 3
taigne, à Périgueux.
M'nts de VERNINAC
de
Petit Change, par
La Comtesse de
SAINT- MAUR, château
du
Périgueux.
VERTHAMON,
1, rue de Paris, à
Périgueux.
Paris.
Théophile
ROUDERGUES,
parfumeur-chimiVe,
à Agonac (Dordogne).
Maurice ROULEr, négociant, 96, rue de Bordeaux,
à Périgueux.
M. Le Baron de SAINT-PAUL,
château de Ligueux,
par Sorges (Dordogne).
M.Georges
—
SAUMANDE,
Georges
place de la Mairie, à Périgueux.
JOSEPH PRADIER, 3, rue Arago, à Périgueux.
35
SARAZANAS, avocat,
13,
boulevard de
Vésone, à Périgueux.
MM. Albert SARLANDE, ancien député,
64 bis, rue
Monceau, à Paris, et au château de La Borie, par
Champagnac-de- Belair ( Dordogne).
VEYSSET, 201, rue Saint Genès, à Bordeaux
(Gironde).
MM. Henri
Ferdinand VILLEPELET,^,
I, archiviste dépar¬
Lakanal, à Péri¬
temental honoraire, 21, boulevard
gueux.
37 —
—
MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DÉCÉDÉS
1888.
—
Docteur USSEL.
1889.
—
CLUZEAU.
Mmo LINARD.
1890.
—
1900.
-
1901.
—
1902.
—
de NERVAUX.
Docteur Albert GARRIGAT.
CROS-PUYMARTIN.
1892.
—
Prosper FOURNIER.
—
Michel HARDY.
PASQUIER.
1903.
—
Louis OBIER.
1904.
—
1895.
1896.
—
—
Jean BORIE.
François JEANNE.
Général Jules LIAN.
André ROLLAND
1905.
—
Jean MQNRIBOT.
Ingénieur VERGNOL.
—
Auguste BUISSON.
Eugène CATON.
Eugène GODARD.
Calixte LARGUERIE.
1S98.
—
1899.
—
Gaston
MONTARDY.
Marc FAYOLLE LIJSSAC.
SÉCRESTAT.
Adolphe TRUFFIER.
1906.
—
Auguste DORSON.
Ernest
de
LACROUSILLE.
1907.
—
Eugène PLANTÉ.
1.908.
—
ROGER-BALLU.
Désiré BONNET.
1909.
—
Paud-Édouard DELSUC.
Jean DONGREIL.
Docteur Jean de LACROUSILLE.
Albert M ON TET.
Èdouard REQUIER.
de
Charles BUTS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.
Capitaine antoine RILHAC.
DENUS.
Gaston MALEVILLE.
Paul-Émile BARRET.
1897.
de
Antoine FOUGEYROLLAS
Honoré
Comte G. du GARREAU.
Théodore LEBOUCHER.
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE
Jean MAUMÛNT.
Marquis de CHANTÈRAC.
Paul FAURE.
Fernand GILLES-LAGRANGE.
Alfred BOUCHE.
—
Louis-Augustin AUGUIN.
Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.
Adolphe
1894.
LACROUSILLE.
Veuve Eugène CATON.
Charles MORVAN.
Anatole de ROUMEJOUX.
Lucien LACOMBE.
Michel ROUGIER.
1893.
de
Jules CLÉ DAT.
Paul GÉRARD.
Baron Ernest
-
Cyprien LACHAUD.
Docteur Armand
TRANSON.
1891.
Abbé BOURZÈ3.
Albéric DUPUY.
Gabriel COMBET.
1910.
—
Ludovic GAILLARD.
Albin LABROUSSE.
Eugène ROUGIER.
Maurice ROUGIER.
1911.
-
Jean
RÉGNIER.
hhhhhi
