FRB243226101_P2-586_1914.pdf
Médias
Fait partie de Compte-rendu de l'assemblée générale ordinaire du 15 janvier 1914. Inaugutation et fête de clôture du Xie Salon Périgourdin.
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Numéro 15.
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L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 15 Janvier 1914
INAUGURATION ET FÊTE DE
Du XI0 Salon
CLÔTURE
Périgourdin
O-ÉINTEFI^lLE:
LISTE
DES
MEMBRES
DE
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SOCIÉTÉ
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PÉRIGUEUX
Imprimerie D.
Joucla, rue Lafayette, n° 19
19 14
BULLETIN
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ANNUEL
la
OCIETE ilS BEAUX- ARTS
DE
LA DORDOGNE
COMPTE RENDU
de
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE
Du 15 Janvier 1914
INAUGURATION ET FÊTE DE
Du XIe Salon
CLÔTURE
périgourdin
LISTE GÉNÉRALE
DES
MEMBRES
Pour
DE
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SOCIÉTÉ
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DE .LA m. LE.
Bulletin n° 15
QE RÉ F ! SU E L
PÉRIGUEUX
IMPRIMERIE
D.
JOUCLA, RUE LAFAYETTE, N° IÇ
1914
AVIS
Les
cotisations
de
l'année
d'habitude, mises
en
recouvrement
1914
seront,
comme
pendant le mois
de mars.
Afin d'éviter des frais
inutiles, les sociétaires qui
COMPTE RENDU
préféreraient une autre date, sont priés de l'indiquer au
Trésorier de la
Société, 30,
rue
Alsace-Lorraine, à
île
l'assemblée générale ordinaire du 15 Januier 1914
Périgueux
L'an mil neuf cent quatorze et le jeudi
La brochure contenant les Statuts est à la disposition
des membres de la Société, qui pourront
la demander
au Secrétariat,
73, rue des Barris, à Périgueux, où se
trouvent aussi des Bulletins d'adhésion à faire
signer
par les personnes qu'on aurait à présenter comme
nouveaux
sociétaires.
quinze jan¬
vier, à vingt heures et demie, a eu lieu l'Assemblée
générale de la Société des Beaux-Arts de la Dordogne,
dans la
salle
du
Conseil
de l'Hôtel de Ville
de
Périgueux.
En l'absence de M. le sénateur
Peyrot, président de
qui s'est excusé par dépêche de ne pouvoir
quitter Paris, comme il le désirait, l'Assemblée fut
présidée par M. le Marquis de Fayolle, vice-président,
assisté par M. G. Sarazanas,
vice-président ; M. A.
Bertoletti, secrétaire général ; M. J. Daniel, secrétaire
adjoint; MM. G. Pasquet, le Docteur Ladevi-Roche et
P. Cocula, membres de la Commission administra¬
la Société,
tive de la Société.
Etaient présents, ou régulièrement
représentés en
vertu des
pouvoirs déposés sur le
socié¬
Bureau, les
taires ci-indiqués :
4
-
J. Aviat, R. Bardon, P. Beau, G. Bélingard,
Bergadieu, A. Bertoletti, P. Beynier, F. Blois,
L. Borne, F. Bosche, Ph. Bourdichon, C. Brecht,
R. Buisson, A. Chapelle, E. Châtaignier, E. Chaumont, F. Chaux, G. Chérifel, P. Cocula, Ch. Cotinaud,
E. Courbatère, J. Daniel, E. Dannery, G. Darnet,
le Dr O. Delbès, MmeM. Delpal, MM. Dessal-Quentin,
E. Dorsène, F. Dubost, E. Falgoux, le Comte H. de
Falvelly, le D1' Faure-Muret, le Marquis G. de Fayolle,
A. Fommarty, F. Fommarty, J. Fontalirant, G. Frachet, Mme L. Gaillard d'Abello, MM. L. Gaillard,
G. Gautier, H. Grasset, L. Hepper, E. Lachaud,
MM.
P.
M™eA. de Lacrousille,
MM. E. Lacoste, L. Lacoste,
D. de Lage de Lombrières,
le Dr A. Lapervenche, E. Lassaigne, L. Lavaud,
Mme la Baronne A. de Lestrange, MM. le Comte
L. de Maleville, R. Marey, P. Mauraud, E. Mazy,
A. Mitteau, FL Montastier, M. Murât, le Baron FI. de
Nervaux-Loys, Mnie N. Obier, MM. G. Pasquet,
E. Poirier, H. Pouly, A. Pradier, A. Prugent, G. Raynaud, L. Réghéere, F. Requier, Th. Roudergues, le
Baron de Saint-Paul,
G. Sarazanas, H. Sempé,
L. Simon, E. Tuffet, M. Ventenat, Mmes de Verninac
de Saint-Maur, la Comtesse E. de Verthamon, MM.
le Dr F. Ladevi-Roche,
H.
Veyssetet F. Villepelet.
M. le Président constate
que quatre-vingts membres
de la Société sont présents en personne ou par man¬
dataires
réguliers ; l'Assemblée se trouvant 'ainsi
constituée selon les règles fixées par les Statuts, il
borner à
s'y faire représenter. Puis il fait lire le
procès-verbal de la dernière Assemblée générale,
lequel est adopté sans observations.
se
La parole est ensuite donnée à M. Bertoletti, secré¬
taire
général, pour faire le rapport annuel, moral et
financier, relatif à la vie sociale durant l'année 1913.
M. Bertoletti s'exprime en ces termes :
Messieurs
Notre
de MM. L.
Collègues,
ans
Les années d'exposition sont particulièrement propices au recrute¬
des sociétaires. Les résultats de nos efforts apparaissent alors
plus clairement et se jugent. Ceux-là même qui se croyaient insen¬
sibles aux manifestations de l'art, passent devant le temple, en
voient les éblouissemenls, réfléchissent et n'hésitent plus à y entrer.
ment
Les nouveaux sociétaires de cette année sont au nombre de trentetrois : MM. Ernest Barillot, Auguste
Chapelle, Henri de Chasseloup-
Laubat, Félix Châtaignier, Martial Chevalier, Gustave Chérifel,
Mm0 Joseph Couderc, MM. Noël Delpey, Adolphe Fonmarty, Léonce
Gaillard, Albéric Gaudy, Gustave Gueyne, Yvan Labasse, Jules
Lacoste, Mmo J. Lacoste-Boisseuil ; M. le docteur Antoine
Lapervenche, Mme Marthe Lanauve, MM. Joseph Leyx, Jean Longuesserre, GustaveMillet-Lacombe, Georges Pabon, Clément Picard,
Edmond Poirier, Hégesippe Foui)', Adrien Pradier, André Prugent,
Maurice Rouchoux, Amédée Roucheyrolles, M"e Marie de SaintSauveur, MM. André Schneider, Ernest Soussengeas et Henri
Trombert.
En
excuses
chers
en 1SS3,
et qui révéla publiquement son
plus tard, en 18S6, lors de sa première Exposi¬
tion, n'a pas discontinué, depuis cette époque déjà lointaine, de
montrer une vitalité toujours plus robuste. La famille sociale s'ouvre
périodiquement à de nouveaux membres qui, séduits par la beauté
de l'œuvre, viennent renforcer nos rangs.
trois
anciens
Edmond
Lespinas
outre,
MM.
membres fondateurs,
M"10 Maumont
et Ambroise Perrier ont offert à la
Société, avec une libéralité dont nous leur se mmes très reconnaiset
présente, tout d'abord, les
et
Société, née
existence trois
déclare la séance ouverte.
Il
P. Mauraud, L. Réghéere et
Hepper, C. Brecht,
A. Mitteau qui, n'ayant pu venir à la réunion, ont dû
—
6
-
les Bons qu'ils possédaient relatifs à la souscription de la
sants,
Galerie démontable. Ils sont ainsi devenus membres
perpétuels.
Que tous soient les bienvenus
beaucoup d'imitateurs !
et que
leur bel exemple trouve
L'Assemblée voudra,
ici, féliciter hautement les parrains de ces
MM. Paul Cocula et Léopold Malivert
leur zèle coutumier, ont su si utilement faire connaître
récents collègues et, surtout,
qui,
avec
autour
d'eux l'œuvre
commune.
les
membres qui
furent, depuis la dernière Assemblée générale, l'objet de distinctions
honorifiques, en récompense de leurs mérites : M. Ernest Lassaigne
et M. Georges Monmarson,
l'un et l'autre nommés officiers
d'Académie.
Mais, à côté de ces choses réconfortantes, il y en eut d'autres qui
affligèrent profondément la famille sociale. La mort a frappé trois
nos
sociétaires, et de ceux dont le dévoué concours fut, de tous
temps, particulièrement précieux.
Nous avons
perdu notre doyen, Gustave Dose, l'un des initiateurs
qui collaborèrent, en 1883, à la fondation de la Société et qui eut
toujours pour elle un attachement profond. A toutes nos Expositions,
il fut le président du jury de classement des œuvres d'art et, lorsqu'en ces dernières années les infirmités l'accablèrent, ses collèg-ues
tinrent unanimement à lui marquer leur grande déférence, en le
maintenant toujours à la tête du jury comme président d'honneur,
rendant ainsi hommage à sa rare valeur et à sa haute probité
artistique.
manifestations,
tant
~
il s'intéressait à la marche de
et tant il
se
La disparition de ces distingués collègues nous a profondément
affligés et leur souvenir demeurera intact au sein de notre Société.
Que leurs familles agréent nos sentiments de bien sincère condo¬
léance !
La
mort
a
fauché aussi deux
artistes exposants. Nous avons
vénéré
doyen des artistes bordelais, et qui fut toujours fidèle à
Expositions. Puis celle de Jean Rémond, un maître encore jeune,
que nous eûmes cette année pour la première fois, et dont les pein¬
tures si
sincères et de si belle qualité, exposées à notre onzième
Salon, attirèrent l'attention de tous les délicats.
et
nos
Continuant
la
relation de la vie intime de la
Société, il faut
maintenant vous exposer l'état financier, arrêté au 31 décembre 19x3,
tel qu'il
résulte de la gestion ponctuelle et expérimentée de notre
excellent trésorier, M.
Hepper.
Entrées :
Reliquat en caisse du 31 décembre 1912
Cotisations recouvrées en 1913
2-7S1 ^5
Recettes de l'Exposition
I-S43 5°
r.920
Subvention de la Ville de Périgueux
1.000
en
discerner le rôle utile. Visiteur assidu de nos Salons, il
aimait à comparer entre elles les œuvres d'art ; il en découvrait
l'idée directrice et il en discutait les tendances et les beautés,
formulant
sagacité des jugements sains et pondérés. De sa
plume alerte, il publia, sur les tableaux exposés, maintes études
critiques et très complètes, qui resteront comme autant de documents
de hauts prix, rappelant l'éclat de nos manifestations périodiques.
Et
avec
dimanche dernier, la triste nouvelle se répandait en
ville, du décès de Ferréol Lassaigne, cruellement enlevé à l'affection
des siens et à la nôtre, après une courte maladie. Venu un peu plus
tard à notre Société, il en suivait assidûment toutes les réunions et
encore,
Sorties
»
»
7.214 75
Et nous avons perdu Dominique Joucla,
savait
la
vive douleur d'enregistrer la perte d'Hyppolyte Pradelles, le vaillant
Total francs
frappé en pleine force, à
un âge qui permettait encore de
longs espoirs. Sociétaire, lui aussi,
de la première heure, il ne cessa de soutenir et d'encourager notre
œuvre, à laquelle allaient toutes ses sympathies. Son esprit aiguisé
l'œuvre
réjouissait des succès qu'elle remportait. Son
caractère plein d'aménité lui attirait toutes les sympathies et sa
mort si inattendue laisse en notre Compagnie les plus grands regrets.
commune
Nous féliciterons aussi de grand cœur ceux de nos
de
7
—
:
de la Galerie démontable, réfection des
parties endommagées et remisage des matériaux
Transports des œuvres d'art
Installation
Affranchissements et recouvrements
Frais divers et gratifications
Imprimeurs, assurances et frais de représentation
Installation des tableaux et tapissier
Emballage des œuvres d'art au départ et expéditions..
2.326 75
867 75
199 85
292 45
593 20
853
»
522
»
Gardiens
442
»
Œuvres d'art
993 50
.
Remboursement d'un Bon de la Galerie démontable....
Total francs.
50
»
7.142 30
-
8
-
Ceci
Balance :
Entrées
7.142 50
francs
72 23
qui
nous
régissent,
résumer les faits relatifs à l'Exposition de l'été dernier.
Messieurs, le onzième Salon Périgourdin, ouvert du 18 mai
7 -214 75
Sorties
Au 31 décembre 1913, reste en caisse
dit, et pour nous conformer aux Statuts
nous avons à
au
juillet 1913, sur la promenade de Tourny, fut particulièrement
bien apprécié par le public nombreux qui, pendant près de deux
mois et demi, ne cessa de le fréquenter.
27
Durant une semaine, en vertu d'une heureuse et cordiale entente,
Le bilan social,
à la fin de l'exercice écoulé, doit s'établir ainsi
qu'il suit :
établie entre la Société
départementale d'Horticulture et la nôtre,
les deux expositions furent réunies avec une entrée
commune. Elles
prêtèrent un mutuel appui, formant un ravissant ensemble, très
séduisant pour la population
périgourdine accourue en foule, avide
d'apprécier toutes les harmonies qui dérivaient de tant de richesses
florales, réunies à tant de précieux joyaux des plus beaux artistes.
Et les artistes de haute valeur, dont
s'enorgueillit l'Ecole Française,
étaient plus nombreux que jamais en ce onzième Salon
Périgourdin.
Se
Actif :
Fonds
en
caisse
72 25
Cotisations à recouvrer
Subvention du département de la Dordogne, à mandater
prochainement
Subvention de l'Etat, non encore mandatée
4
Tringles
en fer pour
l'Ecole Lakanai
40
»
S00
»
300
^
soutenir les tableaux, placées à
(Mémoire)
(Mémoire)
Matériel de la Galerie démontable
Total, sauf mémoire, francs
912 25
Les quatre cent soixante-cinq
comptes non encore réglés (Adisson,
et
Fonmarty, Bonnet, Larnaudie
C. Périer).
Envisageant ces artistes sous le rapport des récompenses officielles
leurs mérites leur valurent, nous en trouvous plus de la moitié
que
2.200
»
Intérêts dus à ces mêmes Bons
(Mémoire)
Comptes à solder pour l'Exposition
(Mémoire)
Total, sauf mémoire, francs
en
raison
sept — ayant été lauréats des Salons Parisiens ; parmi eux,
compter
sept des meilleurs peintres de la vibrante École impressionniste.
Catalogue du onzième Salon Périgourdin —
consignés les noms des auteurs de tant de beaux
ouvrag-es — on découvre encore que nous avions des membres de
l'Institut, comme M. Antonin Mercié, l'actuel président de la Société
des Artistes Français, et M. Injalbert, professeur à l'École nationale ;
que nous avions le président de la Société nationale des Beaux-Arts,
M. Alfred Roll, et d'autres membres des jurys aux Salons de Paris.
MM. Barillot, Demont, Duffaud, Foreau,
Guillemet, Laugée,
Loiseau- Rousseau, Petitjean, Renard, Rosset-Granger, Saubès et
parcourant le
livre d'or où sont
Bons à rembourser sûr la Galerie démontable
Cette année,
cent
il y en avait soixante-dix-huit classés Hors Concours, quatorze titu¬
laires de médailles et quinze de mentions honorables, sans
En
Passif :
qui y figuraient, venaient
sept numéros pour chaque groupe de trois exposants.
•—
Cette somme est très approximativement suffisante pour solder les
œuvres
de cent quatre-vingt-dix-sept artistes, ce qui donne une moyenne de
des
2.200
»
importants travaux de réfection
exécutés à la Galerie démontable, et qui entraînèrent de ce chef une
dépense supplémentaire dépassant deux mille francs, il ne sera pas
tiré de Bons à rembourser.
Cependant, cinq de ces Bons ont été amortis, dont un remboursé,
généreusement donnés par M. I.espinas, un par M. Perrier
et un par Mmo Maumont, comme nous l'avons rappelé plus haut.
Zwiller.
On découvre aussi qu'il y avait un vaillant groupe de vingt-neuf
artistes Périgourdins, dont les œuvres, étudiées et pleines de charmes,
attiraient invinciblement les regards des visiteurs.
deux
La Commission administrative vous
demande, Messieurs et chers
Collègues, la ratification des comptes et du bilan qui viennent de
vous être exposés.
C'est ainsi,
Messieurs et chers Collègues, que notre Société peut
la nouvelle manifestation d'art qu'elle a
organisée.
Elle doit aussi bien être satisfaite
lorsqu'elle constate combien le
public s'intéresse toujours plus vivement à l'étude des bons tableaux,
se
montrer fière de
—
ÏO
—
combien l'élite des amateurs sait discerner les œuvres fortes, lorsqu'il
lesquels dirigent
s'agit d'acquisitions.
administrative
Et
les
acquisitions, en cette onzième Exposition dè la Société,
furent relativement nombreuses. Quarante-neuf des ouvrages exposés
en
notre
Périgord. Ajoutés à ceux qui furent retenus
antérieurement, ils augmentent progressivement la richesse artis¬
tique du pays.
resteront
Le Musée de la Ville, sous la judicieuse impulsion de son distingué
Conservateur, M. le marquis de Fayolle, se complète chaque jour
davantage. De l'Exposition, il a eu, pour sa part, le poétique et
superbe tableau d'Hippolyte-Lucas : L'Heure exquise.
quinze ouvrages, dont deux
des exposants généreux, MM. La Breuille et
Richard d'Agens, qui ont droit à toute notre gratitude.
Divers amateurs achetèrent trente-six œuvres, presque toutes de
premier ordre ; marque certaine du bon goût qui s'affirme de plus
en
plus en Périgord.
En ce
Notre œuvre retrouve toujours les
sympathies et les encourage¬
manquerons pas aujourd'hui,
Messieurs et chers Collègues, de manifester notre entière gratitude
envers ceux qui nous
apportent aide et réconfort :
Daniel, qui ont dirigé et surveillé l'établis¬
MM. les Membres du Jury de
classement des œuvres d'art, qui ont su accomplir leur délicate
mission avec toute la diligence et la célérité
possibles, et au milieu
de difficultés
qui paraissaient insurmontables ;
l'autorité de leurs hautes fonctions, ont soutenu nos requêtes ;
La Municipalité de Périgueux et le Conseil général de la
Dordogne,
qui nous ont accordé leurs habituelles subventions ;
M. le Ministre des Beaux-Arts, duquel aussi nous venons d'obtenir
subvention de trois
lrancs, et qui nous a fait précédem¬
Ces estampes de haut prix,
réunies aux autres œuvres d'art, seront ce soir même
réparties entre
les membres de la Société. En outre, M. le Ministre a bien voulu
démontrer avec quel intérêt il suivait nos efforts en se faisant repré¬
une
senter
un
Et toutes ces œuvres d'art acquises par
la Société à la suite du
onzième Salon Périgourdin sont, depuis dimanche dernier, exposées
à l'attention du public* qui en apprécie la vibrante splendeur, soit
dans la vitrine de M. Dorsène, à qui nous saurons infiniment gré de
l'avoir mise à notre disposition, soit dans celle de M. Gautier, que
nous
remercierons également.
Mais, l'œuvre d'éducation artistique poursuivie par notre Société
est constamment assurée de rencontrer
tous les dévouements, à
commencer par celui de notre
président, M. Peyrot. si attentif à
nos travaux,
toujours prêt à se dépenser sans mesure en toutes les
circonstances utiles, aussi bien que le font, plus près de nous, nos
excellents vice-présidents MM. le marquis de Fayolle et G. Sarazanas,
cents
l'envoi de six superbes gravures.
ment
L'Assemblée voudra, ce soir,
motifs qu'il affectionne.
de notre Galerie démontable ;
M. le Préfet et M. le Secrétaire général de la Dordogne qui, avec
toute
attachement à la Société.
manifester toute sa gratitude pour
précieuses libéralités et vivement remercier M. Chaumont,
qui fit cadeau de deux études ; MM. Daniel et Darnet qui en offrirent
chacun une, de même que votre humble Secrétaire ; elle voudra
remercier M. Pasquet, qui en donna quatre, choisies parmi les
ne
MM. P. Cocula et J.
sement
qui concerne la Société, aux quinze œuvres acquises parmi
celles qui furent exposées au Salon, vinrent s'en ajouter onze autres :
études intimes et particulièrement intéressantes par leur origine
même Elles furent, en effet, offertes
par plusieurs de nos collègues,
qui voulurent ainsi fournir une nouvelle preuve de leur profond
d'aussi
parfait l'action de la Commission
sont animés d'un pareil zèle.
ments désormais traditionnels et nous
De son côté, notre Société a retenu
lui furent donnés par
avec un tact
dont tous les membres
officiellement à la fête de clôture du Salon Périgourdin par
délégué spécial, M. l'Inspecteur René Fath ;
La Presse périgourdine et celle de la région ;
de Paris qui, avec tant
de bonne volonté
de nombreux écrits touchant notre
et
la Presse artistique
d'à-propos, ont publié
Exposition.
A tous, nos remerciements bien sentis et
l'expression de la parfaite
reconnaissance de la Société !
Grâce à
ces
multiples dévouements et à d'aussi inappréciables
Exposition a eu le légitime succès que la
concours, notre onzième
Société devait attendre en compensation de son labeur.
Et c'est
une
légitime fierté que nous rappellerons ici le
M. l'Inspecteur délégué, René Fath qui, dans le
discours prononcé le soir du banquet de clôture,
s'exprimait en ces
avec
jug'ement de
termes
:
Messieurs, depuis dix ans mes fonctions d'Inspecteur de l'Enseignement et des Musées m'ont fait parcourir presque toute la
France ; une fois, je suis allé de
«
»
»
Dunkerque à Nice ;
une autre,
»
de Lille à Biarritz, sans parler des autres ; c'est vous dire
»
vu
bien des
Expositions, mais j'en ai
que j'ai
rarement visité une aussi
"BIBLIO I HE QUE
CL
LA VIL!. E
—
aussi bien présentée que la vôtre
»
intéressante
»
regrette qu'une chose, c'est de n'y pas figurer,
et
Je ne
et je vous assure
si vous voulez bien me faire l'honneur de m'y convier à la
prochaine, je serais très heureux d'y prendre part à côté de mes
» camarades dont je retrouve les noms sur votre Catalogue ».
»
que,
»
brillante, aussi variée,
aussi complète que notre Société pouvait l'espérer et on ne peut
douter que le onzième Salon Pérfgourdin n'ait largement contribué
à l'éducation artistique que nous nous efforçons de propager.
Ce fut donc une manifestation d'art aussi
L'effet bienfaisant de
sur
les populations, que personne ne
que nous, Messieurs et chers Collègues, tenons
chose indubitable, est en raison directe du développement
saurait nier,
comme
l'art
et
donné aux manifestations similaires aux nôtres.
Mises de la sorte en relation directe
avec
les productions artis¬
tiques de haute conception, les populations, aidées par les commen¬
taires de la presse, aspirent bien vite à saisir le sens véritable du
mystérieux langage figuré par l'art ; l'intelligence des moins avertis
s'ouvrira peu à peu à la lumière ; des accents, hier inconnus, décèle¬
ront leurs harmonies et deviendront bientôt familiers, attrayants par
leur douce, persuasive éloquence. L'esprit, en ce commerce intime,
entrera en contact toujours plus parfait avec la pensée de l'artiste
qui a cherché, avec une formule séduisante, vivante et expressive,
à condenser en son œuvre une leçon utile, qu'elle soit de mœurs,
d'histoire ou de poésie champêtre.
C'est, évidemment, au prix d'un certain effort que ce résultat
s'acquiert ; mais, combien l'effort nécessaire est facilité, chez nos
concitoyens, par les Salons Périgourdins !
devant les œuvres mises à leur portée, se forment
du merveilleux réceptacle de rares trésors que renferme
une idée
l'art en sa pleine floraison. Ils constatent que l'art est un puissant
véhicule d'éducation, un jardin où se trouvent réunies, comme
autant de fleurs choisies, toutes les formes de la beauté, de la bonté
et de la vérité ; où, comme au milieu d'une oasis rafraîchissante,
tout le monde doit pouvoir aller se reposer et se réconforter; surtout
ceux
qu'un dur labeur courbe quotidiennement sous le fardeau, sûrs^
qu'ils seront, d'y trouver l'apaisement, la lumière caressante et la
Les visiteurs,
force nécessaire pour affronter, plus vaillants que jamais,
les réalités
de la vie.
C'est donc affaire de la plus haute importance que de faire béné¬
ficier les populations de l'influence de l'Art. Si les
classes cultivées,
déjà préparées par leur éducation première et par l'ambiance où
elles vivent, lisent
tout
13
—
couramment les pages des maîtres, éprouvant
plus douces sâtisfactions, n'est-il pas néces¬
naturellement les
saire que le
peuple, en son ensemble, puisse aussi bien aller boire à
la source enchantée ?
N'est-ce pas là que s'opérera le miracle où l'être, continuellement
penché vers la matière inerte, qu'il doit dompter sous le poids de sa
force musculaire, se transformera en un esprit pensant et réfléchi V
Mis en présence des belles œuvres, le peuple sera bientôt et insen¬
siblement pénétré par l'Art qui va éveiller sa curiosité, qui va l'inté¬
resser
par
créateurs
la splendeur des images où a passé l'âme des artistes
prenant alors entière conscience de lui-même, il
et,
apercevra au-delà des muscles, une humanité intellectuelle à laquelle
il sera fier d'appartenir.
Messieurs et chers Collègues,
tendent nos efforts constants et, jusqu'ici, nous n'y avons pas
trop mal réussi.
C'est à réaliser un tel programme,
que
progrès ininterrompus obtenus par notre Société, l'ont été
grâce aux sympathies que nous avons rencontrées, grâce à la persé¬
vérante action et à l'inlassable zèle des Commissions administratives
Les
qùi se sont succédé depuis la fondation de l'œuvre, constamment
soutenues et fortifiées, le long du chemin,
par la fidélité et les
encouragements des excellents membres dont se compose la famille
sociale.
l'œuvre commune puisse être mieux
Messieurs et chers
Collègues, nous renouvellerons le vœu qui a toujours hanté notre
esprit : celui d'avoir un local vraiment adapté à l'usage de nos
Et,
aujourd'hui,
pour
que
assise et plus dignement abritée, d'un même élan,
expositions.
La question paraissait bien résolue, il y a trois ans — en 1910 —
lorsque l'ingénieur Ludovic Gaillard fit édifier, à notre intention, le
Palais des Arts de la rue Bodin ; mais, la disparition soudaine et à
jamais regrettée de notre éminent collègue, modifia le programme
qu'il avait tracé à tel point, qu'il ne fut plus possible de faire état
de la Salle des Fêtes pour y installer nos expositions.
11 faut donc maintenant songer à autre chose.
Un nouveau projet
pourrait facilement aboutir, si .les vigilants édiles de notre cité,
toujours attentifs à encourager les choses utiles, veulent bien seconder
nos aspirations, en créant, pour remplacer notre galerie démontable,
ruineuse par les dépenses considérables qu'elle entraîne périodique¬
ment, un local plus spacieux, parfaitement accessible au public et
répondant en tous points aux conditions exigées d'une parfaite
organisation des Salons Périgourdins.
—
U
—
—
l'adaptation, au Parc Périgourdin, des anciennes
qui s'y trouvent. Les transformations à y faire en
vue de ce nouvel
usage, sont certainement chose facile et très peu
onéreuse si l'on se borne à l'indispensable, c'est-à-dire à couvrir
d'une verrière les locaux en question, à démolir les planchers du
grenier et les murs de séparation et à ménager une porte d'entrée
Il s'agirait de
écuries et remises
un
abri stable
et vraiment
15
—
approprié aux Expositions où tant de
maîtres accourent.
Les idées pratiques et raisonnables, et qui surgissent au moment
propice, portent en elles-mêmes une force invincible ; les causes
justes plaident toutes seules assez éloquemment pour que les juges
les sanctionnent sans hésitation aucune !
s'ouvrant sur le Parc.
Périgueux, le 15 janvier 1914.
En
présentant cette requête à notre Municipalité, il nous est
doux d'espérer qu'elle pourra être bien accueillie, non seulement
parce que le problème duquel nous cherchons depuis si longtemps
la solution serait réglé d'une manière parfaite, mais encore parce
que le projet d'adaptation de ce local aurait maints avantages,
aussi bien pour d'autres Sociétés que pour la Ville elle-même.
Les Expositions florales,
culinaires, industrielles, etc., pourraient
s'organiser là bien mieux que sous la halle Saint-Martin, ou partout
ailleurs ; le Théâtre de la nature, en cas de mauvais temps, y trou¬
verait un facile et proche abri ; des conférences, des réunions, des
banquets pourraient s'y tenir ; il servirait aussi bien de salle pour
examens et
pour les conseils de révision. L'installation rêvée
serait donc précieuse à bien des titres.
les
Comme salle d'exposition, elle deviendrait, pour Périgueux,
quelque chose d'analogue à la Galerie spéciale que possède la ville
de Bordeaux, en bordure de son fastueux Jardin public, où les
Expositions girondines trouvent un cadre parfaitement adapté.
Et, ces diverses considérations bien pesées, la réalisation de notre
parait chose aussi simple que naturelle. Les Municipalités
périgourdines qui se sont succédé depuis plus d'un quart de siècle à
l'Hôtel de Ville, de tout temps ont manifesté un grand intérêt
envers notre Société et au profit de la cause que nous représentons,
convaincues qu'elles furent de la nécessité de répandre aussi large¬
ment que possible l'éducation artistique ; elles encouragèrenttoujours
nos
Salons Périgourdins, voulant que les œuvres précieuses des
vœu
maîtres
de
l'art
fussent
accessibles à tous et que la masse de nos
concitoyens pût respirer facilement les douces, pures et réconfor¬
tantes exhalaisons du jardin fleuri, où s'épanouissent les fleurs rares
et recherchées de l'Art contemporain.
Aussi, Messieurs et chers Collègues, en formulant aujourd'hui ce
vœu en Assemblée
générale et, dans l'intérêt de l'Art, traduisant
les sentiments communs à tous les sociétaires, nous sommes persuadés
qu'il aura, auprès de notre attentive Municipalité périgourdine,
l'accueil que nous souhaitons pour que notre riante Ville ait, enfin,
Le Secrétaire général,
A.
M. le Président dit qu'il faut se
BERTOLETTI.
réjouir d'avoir pu
équilibrer le budget social, malgré les lourdes dépenses
du fait
des nombreuses réparations et réfections de la Galerie
démontable des Expositions. Il demande à l'Assemblée
des remerciements pour le Rapporteur qui a présenté
un travail très complet et traduisant les aspirations
de la Société en ce qui touche l'aménagement d'un
local approprié au Salon Périgourdin.
accessoires qu'il a fallu supporter cette année,
Le bilan de la Société, ainsi que les conclusions du
rapport du Secrétaire général, mis aux voix, reçoivent
une
A
unanime approbation.
ce
moment
la parole est donnée à M. le docteur
Ladevi-Roche, lequel fait le savoureux et littéraire
rapport suivant, concernant le 5ime Congrès des
Sociétés savantes de France tenu, en 1913, à Grenoble :
Messieurs,
Les années passent, toujours laborieuses pour votre Compagnie,
amie des Arts, non par un esprit de délassement, pour
sincère
rompre la
monotonie de la vie, mais compagne fidèle de tous les
—
i6
—
—
jours, gardienne inlasséc des œuvres sacrées de l'Art qui sont pour
le présent, comme pour le futur, la joie, l'orgueil, l'enseignement
de l'Humanité, productions sublimes qui trouvent auprès de vous
tous les respects, tous les encouragements et toutes les protections.
Votre œuvre, comme toutes celles nées et grandies, filles des plus
nobles pensées, n'est point stérile. Au souffle brûlant de votre esprit,
chaque jour se fondent les glaces de l'indifférence et peu à peu,
dans un pays où hier encore l'Art n'apparaissait que comme les
végétations frileuses des hivers, grandit et s'élève un arbre vigou¬
reux qui recouvrira bientôt de ses branches notre chère province du
Périgord.
Le Salon de Peinture qui,
sous vos
auspices, s'est ouvert cette
année, marque une nouvelle étape dans cette renaissance du progrès
artistique. Là, dans ces modestes galeries, sont venus d'eux-mêmes
les maîtres les plus illustres auxquels ont fait cortège les nombreux
et brillants artistes du Périgord. Vision magnifique, aujourd'hui
disparue, mais dont les yeux restent encore éblouis et dont le parfum
de beauté flotte encore parmi nous. Campagnes lointaines, océans
brumeux, monuments témoins des âges passés, scènes piquantes de
la vie mondaine, portraits racontant la réalité dans ses perfections
les plus impossibles, fleurs et fruits apportant avec eux la fraîcheur
de nos jardins, tous les genres chers aux artistes et préférés du
public, dans le Salon de cette année, nous les avons tous retrouvés
et nous en portons encore le charme au-dedans de nous même.
les populations de nos vieilles provinces,
travail des champs, de l'industrie, du
commerce, demeurent indifférentes en
face des œuvres d'art.
Reproche aussi injuste qu'immérité. Ces races anciennes, filles de
Rome et de la Grèce, ont gardé dans le sang lë goût instinctif de
toutes les grandeurs. Obligées de demander au sol qui les nourrit
le pain de tous les jours, elles relèvent la tête, ouvrent grands les
yeux dès qu'apparaît à leurs regards une œuvre artistique vraiment
digne de ce nom. Quand de vulgaires faussaires essayent de les
tromper par de vaines semblances, vite averties, elles se détournent
dédaigneuses, moquant les charlatans qui croyaient les décevoir.
On
dit souvent
que
attentives aux choses
du
Messieurs, votre Compagnie, en ouvrant à toutes les périodes
triennales, les portes d'Expositions de plus en plus suivies, ne songe
pas seulement à faciliter aux artistes l'accès toujours difficile du
grand public, sans doute parfois sévére, mais rarement injuste.
C'est une bonne pensée que de mettre en rapport les artistes de
mérite avec les amateurs éclairés de nos provinces, de créer exprès
pour eux le milieu le plus favorable à leurs œuvres précieuses, de
leur donner l'occasion d'entendre les salutaires conseils que les
vrais amis
de l'art,
li¬
dans leur intérêt, sont toujours prêts à leur
prodiguer.
Les Expositions ont encore un autre
but non moins important que
Elles sont entre vos mains un enseignement précieux
que rien ne saurait remplacer et qui, pénétrant insensiblement les
foules, de demi-barbares qu'elles étaient, les transforme en servantes
fidèles de la beauté artistique. Sans doute nos Musées, sous la
direction savante de leurs Conservateurs, telle que celle de notre
ville, sont une école permanente du Beau et rien de plus précieux
que leur enseignement. Les Expositions, quand même, ont sur eux
un avantage.
Elles sont une manifestation populaire, un appel à
tous les habitants de la province et de la cité, une grande lumière
apparaissant tout à coup qui fait attentifs les yeux les plus indiffé¬
rents. Par elles est tout à coup éveillé dans les âmes les plus vaines,
ce sentiment du
Beau que la Peinture interprète.fidèle et qui, si
profond qu'il soit endormi, surgit et parle. Le goût instinctif des
masses populaires pour la Peinture, pour
la représentation heureuse
des grands événements, comme des scènes les plus simples de la vie
domestique, s'il a de tout temps existé, est plus vif que jamais de
nos jours. A peine une affiche aux couleurs
tapageuses apparaît-elle
sur nos murs
et tout de suite elle retient les regards des passants.
Devant elles s'arrêtent hommes, femmes et enfants. Que dire des
Cinéma ; devant eux les théâtres les plus superbes sont forcés de
baisser pavillon. Les livres des écoles sont aujourd'hui tous illustrés.
Progrès sensible sur les livres classiques d'autrefois, permettant
mieux aux jeunes intelligences la compréhension des choses que la
description la mieux faite laisse toujours obscures. Les journaux
qui ne sont pas largement illustrés sont dédaignés du public et
les publications les plus sérieuses sont elles-mêmes obligées de
sacrifier au g'oût du jour. De quelque main qu'aient été tracées
ces
images, si imparfaites qu'elles apparaissent, et parmi combien
au
point de vue artistique, d'un véritable intérêt, en les contemplant
l'esprit s'intéresse vite aux moindres détails, il se préoccupe de la
bonne exécution, il a le sentiment des difficultés du problème et il
emporte de ces visions fugitives les premiers'éléments d'une instruc¬
tion artistique qui ne demande qu'à se développer.
le premier.
.
Les
Expositions de Peinture, les Salons correspondent donc à un
populations. Elles y accourent avec d'autant
plus d'empressement qu'elles sont sûres de rencontrer aux vôtres,
chose rare en province, les œuvres des plus g'rands maîtres. Ce n'est
plus la faible lueur de la lampe, souvent fumeuse, c'est le plein
soleil de l'art qui se lève et qui resplendit. Si en fr.ce de ces chefsd'œuvre le simple artiste sent monter en lui comme un souffle de
véritable besoin des
—
i8
—
désespérance, l'amertume de l'impossible, l'inutilité de l'effort pour
arriver aux sommets que d'autres plus heureux ont pu atteindre, le
Public, étranger à de si hautes et si douloureuses préoccupations,
tout entier à la joie de contempler des œuvres aussi parfaites, sent
s'élever en lui un sentiment de reconnaissance pour les hommes
privilégiés qui ont réalisé le difficile problème de le mettre en
communication directe
avec
l'art lui-même.
Enfin, Messieurs, les Expositions atteignent un autre but qui n'est
intéressant que ceux déjà signalés à votre attention. Les
esprits élevés, à qui la fortune a souri, viennent nombreux à chaque
exposition, visiter vos Salons. Leurs choix, pleins de discernement,
s'arrêtent sur les œuvres de mérite, ils en deviennent acquéreurs et
elles vont faire le plus bel ornement de leurs somptueuses demeures.
Ainsi se créent dans notre province des g-aleries dignes de l'attention
des hommes de goût. Ce sont autant de foyers artistiques dont les
rayons se répandent au loin. Par eux, l'Art revit et demeure dans
pas moins
nos
campagnes les plus
Messieurs, il n'y
dans notre France,
éloignées.
a pas
que
des Salons de peinture. Il y a aussi,
des Salons de lettres, de sciences, d'art ; les
grandes assemblées annuelles des Sociétés savantes, où les hommes
les plus autorisés viennent exposer les fruits si précieux de leurs
travaux. Comme vous prenez part aux Salons de
Peinture, vous
voulez aussi participer à ces grandes manifestations de la pensée
humaine et, ne pouvant y assister, vous envoyez, chaque année,
siéger au milieu d'elles, vos délégués chargés de vous représenter.
Ils en reviennent les yeux remplis de ces vastes panoramas dont
l'étendue défie les regards les plus profonds ; mais, comme dans une
toile immense, ils retiennent quand même les points principaux.
Cette année, les Sociétés savantes ont tenu leur 5ime Congrès à
Grenoble, cette ville alpestre, la capitale du Dauphiné, que Catherine
de Médicis, qui y avait séjourné, appelait le Rendez-vous des
neiges, des grêles et des vents. Cette définition, quoique vieille de
plusieurs sièctes, demeure encore vraie aujourd'hui. Jamais Congrès
fut
plus mouillé, jamais les excursionnistes n'eurent autant
besoin de parapluies et de manteaux. Les brumes, les orages, les
neiges ne peuvent enlever aux montagnes leur majesté, pas plus que
les tempêtes n'abaissent la grandeur des océans et Grenoble
demeure, malgré la rigueur de son climat, l'incomparable reine des
Alpes. La Municipalité, par le choix de ses locaux, par les nom¬
breuses attractions qu'elle n'a cessé d'offrir aux Congressistes, a mis
en lumière cette bonne renommée d'hospitalité qui est le privilège
des habitants des montagnes. Le soir de leur arrivée, elle a reçu les
membres du Congrès dans les salons de l'Hôtel de Ville, entourée
ne
de tout ce que
la Cité renferme de plus élevé dans tous les rangs
de cordialité, les
Congressistes ont
oublié les fatigues d'un
long voyage pour ne plus se souvenir que
de la douceur du pays
de Grenoble. La grâce de l'hospitalité est un
des attraits de la France
qui a toujours séduit l'étranger. On la
rencontre partout, au nord comme au
midi, au centre comme aux
frontières, toujours aussi avenante, preuve irrécusable de cette
unité qui, sans rien ôter à la vie
propre de chaque province, les
réunit toutes dans un même élan affectueux vers la
grandeur de la
de
la société et devant tant
Patrie.
Au Congrès des Sociétés savantes toutes les connaissances sont
représentées et dans un jardin si touffu vos délégués n'ont d'autre
embarras que le choix des fleurs préférées des artistes. A ce titre,
l'Archéologie mérite la première place. Le peintre, interprète fidèle
des scènes qu'il représente, doit connaître dans • leurs moindres
détails, les monuments, les costumes civils, religieux ou militaires,
les armes, les meubles de chaque
époque. Ils ne sont plus les temps
où les peinter armaient d'une
arquebuse Abraham, prêt à immoler
son fils, et où les
soldats, entourant le Christ, apparaissaient vêtus
de pourpoints et de casaques armoriés.
Aujourd'hui, l'exactitude est
poussée par les artistes jusqu'à ses dernières limites et leurs œuvres,
à ce
point de vue, sont irréprochables.
Quoique, Messieurs, l'Archéologie ne soit qu'une faible province
du vaste royaume
qui comprend toutes les connaissances humaines
traitées au
Congrès, ses frontières sont encore plus étendues et plus
incertaines que celles de l'Albanie, désespoir de nos diplomates
d'aujourd'hui. Contentons-nous de nous arrêter ensemble aux sites
qui offrent le plus d'intérêt.
Dans la
Pré-Histoire, M. Guenin, correspondant du Ministère, a
relevé sur plusieurs mégalithiques de
et
Bretagne des figures de pieds
de mains humains, des
pattes d'oiseaux. Sur un menhir, dont la
partie supérieure christianisée a été taillée en forme de croix, des
cupules racontant probablement les phases du soleil ; enfin, des
inscriptions runiques. Ainsi, déjà, à ces époques lointaines, la
gravure, sur pierre dure, existait.
M. Bégouin, membre de la Société
archéologique du Midi, a
signalé des gravures, des sculptures et des dessins relevés sur les
parois d'une caverne de l'Ariège. Communication intéressante qui
fait sortir peu à peu de l'ombre les œuvres artistiques de l'homme
préhistorique encore, si peu connues.
Après les temps préhistoriques, voici venir les gallo-romains. Les
d'Alésia, poursuivies avec persévérance, donnent chaque
fouilles
—
—
20
objets, de nouvelles statues qui vont enrichir
peintres, nos sculpteurs, s'ils veulent représenter
Hercule, suivant la tradition, le revêtent d'une peau de lion. La
dernière statue d'Hercule trouvée dans Alésia le montre vêtu d'une
nos
de
nouveaux
musées, Nos
peau de bœuf, dont les
MM. le docteur Epery et
cornes
menaçantes surmontent la tête.
le commandant Espérandieu ont mis à
jour une partie des remparts de la cité gauloise et la place du
marché complètement pavée, d'une surface de six hectares. Cette
disposition nons donne une haute idée de l'importance commerciale
d'Alésia qui devait être, à cette époque, un centre d'affaires des
plus important de la Gaule, une cité de marché et de travail.
Les fouilles ont souvent mis à jour, enPérig'ord, les ruines
de Villa-
Agraria, qui ne sont pas rares sur notre sol. M. Poulain, membre de
la bonne fortune
de rencontrer à Condé-sur»l'Eure, l'infrastructure d'une de ces villas
agraires en bon état de conservation. Elle se composait d'une maison,
de maître, avec vaste cour entourée des bâtiments d'exploitation.
On voit ainsi qu'à cette époque les établissements destinés aux
exploitations rurales ne différaient guère de ceux d'aujourd'hui. Au
milieu des débris, de nombreux fragments de poterie romaine, avec
nom du fabricant, et des squelettes
entiers indiquant que les pro¬
priétaires, à leur mort, étaient enterrés dans les dépendances de
leurs demeures. A Saint-Quentin, d'après un mémoire de M. Pilloy,
il
été trouvé au fond d'un puits, depuis longtemps à sec, mêlé à
des débris de poterie rouge, une charmante cassette d'ivoire, de
l'époque Antonine, destinée sans nul doute à contenir les objets
précieux, bijoux ou monnaies.
M. Bisot, conservateur du musée de Vienne, donne des détails
intéressants sur un temple consacré à Auguste et Livie. Ce monu¬
ment, tour à tour église, tribunal, bibliothèque, musée, portait sur
sa façade une inscription formée de lettres en bronze, détachées et
fixées au moyen de clous. Le revêtement en marbre de la tour de
Vésone était aussi fixé par des clous.
la Société normande des Etudes Préhistoriques, a eu
a
après avoir rappelé le fameux sarcophage
note un autre sarcophage, aujourd'hui disparu,
mais dont le dessin a été heureusement conservé. C'était un sarco¬
M. l'abbé Chaillan,
chrétien de Gayolle,
phage païen, en marbre de Paros, dont la face antérieure était
figures couchées et la partie opposée, de petit génies
dormant, pleurant, tenant aux mains des torches renversées.
décorée de
fouilles en Bourgogne, ont donné
des ornements variés, restes le plus souvent de parures militaires,
émaux cloisonnés, plaques de fer assez minces, relevées d'appliques
Les sépultures mérovingiennes,
en
bronze.
—
—
Nous sommes au xil° siècle.
correspondant du Ministère, et Simonet,
d'après les Archives de Marseille, nous donnent un inventaire des
meubles et vêtements dans cette ville, à cette époque. L'inventaire
vise une famille bourgeoise, de classe aisée. Meubles simples, le
plus souvent en bois blanc. Bancs, tables, chaises, coffres et coffrets.
Quelques-uns sont peints de couleurs éclatantes, à la mode de
Venise, tels qu'on les rencontre encore aujourd'hui aux provinces
Barbaresques. Les costumes, signalés par l'inventaire, sont pour la
plupart de couleur voyante, avec broderies d'or et d'argent. Grâce
à ces détails, d'autant plus précieux qu'ils sont fort rares, Marseille
nous apparaît, à cette .époque, sous son véritable jour, ville d'Orient.
venir
Voici
année
21
MM.
Si
le
Moyen-Age.
Arnaud d'Agnel,
l'Archéologie nous passons à l'Economie Politique, nous
là encore, Messieurs, des communications qui intéressent
de
trouvons
Compagnie. Il s'agit du droit de reproduction en cas de cession
originale par l'auteur. Anciennement, lorsque l'Etat
achetait d'un peintre un tableau destiné à nos musées, il achetait
en même
temps le droit de reproduction. Aujourd'hui, l'Etat renonce
à ce droit et le peintre, seul juge en la question, peut confier à la
gravure ou à l'héliogravure, le soin de reproduire son œuvre,
reproduction qui demeure toujours sa propriété. A ce sujet, il s'est
élevé un intéressant débat. Les copistes, de plus en plus nombreux
dans nos musées, ne doivent-ils pas être soumis à une réglemen¬
tation capable d'empêcher les faussaires d'abuser journellement de
la naïveté des acheteurs. Plusieurs moyens ont été proposés :
signature en évidence, timbres, cachets, obligation pour le copiste
de changer les dimensions du tableau. On ne saurait trop louer
cette pensée qui veut sauvegarder le bon renom de l'art dans quelque
pays que ce soit. Y parviendra-t-on jamais et quoiqu'on fasse ne
restera-t-il pas toujours dans les règlements quelque fissure par
laquelle, si étroite qu'elle soit, les faussaires trouveront moyen de
votre
de l'œuvre
s'évader.
Dans la section
fortune
de
Géographie, vos délégués ont
eu la bonne
d'entendre une communication pleine d'intérêt, de
notre
compatriote M. de Saint-Saud, membre correspondant du Ministère,
bien connu de monde savant par ses beaux travaux sur la topogra¬
phie des Pyrénées espagnoles. Dans son étude biographique, M. de
Saint-Saud a décrit très fidèlement le Pic de Tres-Aguas, d'où
sortent, en effet, trois cours d'eau allant - à la Méditerranée par
l'Ebre, à l'Atlantique et au golfe de Gascogne.
Enfin, les Hygiénistes du Congrès se sont occupés des moyens
pratiques pour doter les agglomérations urbaines, toujours
grandissantes, de vastes espaces libres. Si la peinture a besoin d'air,
les plus
—
—
22
—
de
lumière, de grands arbres et de grands soleils, les poumons de
nous en ont besoin aussi et comme le
plus grand nombre,
dans les fourmilières modernes, ne saurait prétendre aux hôtels
somptueux entourés de jardins, il faut savoir gré aux Congressistes
quand ils s'efforcent de rendre nos villes habitables pour tous.
chacun de
Aux heures libres que leur laissaient les séances d'étude, les
Congressistes ont visité les monuments les plus intéressants de
Grenoble, dont la Municipalité s'est empressée de leur faciliter
l'accès. Si les neiges et les pluies leur ont interdit les sites
alpestres aimés des touristes, ils en ont été dédommagés par
les musées, les monuments civils et religieux. Après avoir admiré la
façade Renaissance du palais de justice, les incomparables boiseries
sculptées que renferme cet ancien logis des Parlements, visité les
magnifiques galeries de tableaux, bien dignes de la capitale du
Dauphiné, ils ont parcouru avec intérêt les modestes salles du
musée du Dauphiné, fondé il y a quelques années à peine, et déjà
plein, grâce au zèle de M. Muller, son conservateur, d'objets du
plus grand intérêt. Ce musée Dauphinois, comme son nom l'indique,
est exclusivement réservé à tout ce qui peut permettre de recons¬
tituer, à travers les âges, la vie civile, militaire, religieuse, artis¬
tique, artisane ou agricole de la province. Excellente idée que l'on
voudrait voir suivie dans notre province du Périgord..
Nos musées,
dehors des galeries des tableaux, sont souvent
fort étonnés, venus de provenances
si diverses, de se rencontrer côte à côte. Combien il serait préfé¬
rable d'instituer un musée national qui nous raconterait les différents
âges de notre province. Ce serait la leçon de choses par excellence
et à le visiter, si modeste qu'il fut, on n'en saurait sortir comme du
musée Carnavalet ou du musée Dauphinois, sans
emporter une
en
encombrés d'objets hétéroclites,
solide instruction.
Il serait regrettable de passer à Grenoble sans visiter ses jardins,
Suspendus aux flancs des montagnes, comme les jardins de Babylone,
ils permettent la culture des plantes qu'on ne rencontre qu'à des
altitudes déterminées. Là, les botanistes peuvent étudier sur place
la blanche fleur des Alpes, l'Edelweis, si recherchée et si rare que
les cantons suisses ont été obligés de prendre des mesures pour la
protéger.
la ville sont vastes et somptueuses, mais la plus
la plus chrétienne est la crypte de Saint-Laurent,
unique vestige des monuments des premiers temps du Christianisme,
Les églises de
intéressante,
aujourd'hui disparus. Sous sa coupole, à plein ceintre, soutenue par
de grêles colonnettes aux chapiteaux portant pour tout ornement,
23
—
l'agneau, le poisson, l'épi de blé, la grappe de raisin, souvenirs des
Catacombes, dans cette humble chapelle qu'éclaire un jour incer¬
tain, l'âme prise d'un profond recueillement, croit encore entendre
l'orage des Barbares emportant les poussières empestées de la
vieille Rome, tandis que sur les flots changeants de l'Isère tremble
la lueur du nouveau jour qui doit éclairer le monde.
Congrès a été présidée par M. Bérard,
Beaux-Arts, délégué du Ministère de
La séance de clôture du 51e
Sous-Secrétaire d'Etat des
l'Instruction publique.
Dans son discours d'adieu,
M. le Secrétaire d'Etat
a
rappelé la
sollicitude constante du Gouvernement pour tout ce qui touche à
l'Art, ancien et moderne, et il a terminé en assurant
les savants de la bienveillante protection de l'Etat.
On
ne
les artistes et
saurait trop louer le Gouvernement lorsque, par la bouche
de ses représentants autorisés, il se déclare et s'établit le protecteur
de lettres et des arts. S'il n'y a pas que les savants et
artistes, il y a aussi leurs œuvres qu'il importe de protéger.
des sciences,
les
passé, vieilles tombes oubliées, statues mutilées, sarco¬
phages perdus aux champs, cloîtres croulant, donjons couverts de
lierre, boiseries abandonnées aux injures du temps, à l'Etat le devoir
d'étendre sur toutes ces œuvres artistiques sa main secourable, à lui
de les protéger, de les mettre à l'abri de la pioche ou du marteau
des barbares. Que sont tous ces objets sinon les pages de l'histoire
Ruines du
de notre pays et quel livre
plus précieux, quelles pages plus authen¬
tiques. De notre temps, il a été fait beaucoup de lois chargées de
protéger les œuvres artistiques. Mais à quoi bon des lois, si elles ne
sont pas appliquées. Un des dangers qui menace le plus les objets
d'art, de notre temps plus redoutable que les guerres civiles et les
révolutions, c'est l'amour désordonné du bibelot. Aujourd'hui, la
mode est au bibelot. On rencontre partout cette fureur de réunir
aux opulentes demeures les objets les plus divers qui n'ont parfois
d'autre mérite que leur vétusté. Ferrures, faïences, cuivres, tapis¬
series, débris de statues, fragments de bois sculptés, arrachés le
plus souvent aux monument les plus dignes d'intérêt, on se dispute
jusqu'aux pierres des édifices et les voyageurs surpris retrouvent aux
contrées les plus lointaines, les cloîtres, les rampes, les escaliers des
monastères ou des châteaux qui, naguère, ornaient encore les
campagnes de France. A l'État de veiller sur ces déprédations
incessantes et, puisque les lois le lui permettent, d'en poursuivre les
auteurs.
L'État peut-il, au même titre, exercer une
protection efficace, à
l'égard des artistes. Le problème diffère et présente
baaucoup plus
—
24
—
de difficultés. Sans doute l'État doit
-
prodigue d'encou¬
dans cette affaire
la manière est tout. Les véritables artistes ne sauraient grandir et
se développer que dans la plus
absolue liberté. Météores resplen¬
dissants, ils passent comme les comètes jetant dans l'espace leurs
entrailles de lumière. Quelle main assez puissante pour les arrêter
et les diriger. Ce sont eux qui donnent aux Gouvernements leur éclat
sans
jamais en recevoir. Ce n'est pas par les faveurs, c'est par
l'hommage rendu à leurs talents que les Gouvernements peuvent
venir en aide aux artistes. On n'exhausse pas une cathédrale en
abattant les masures qui l'entourent, mais on la met en lumière.
Voilà le rôle de l'Etat, mettre le mérite des artistes en esplanade.
Aux foules, aux masses populaires, le privilège, par leurs acclama¬
tions spontanées, de glorifier les œuvres d'art et ceux qui les créent.
Quel plus magnifique exemple pourrait-on citer que celui de la Joconde
retrouvée. Les rois et les cités lui font cortège, saluant en elle le
plus illustre des peintres. Aujourd'hui son sourire nous est rendu et
la France entière a tressailli de joie en voyant revenue à sa véritable
patrie l'œuvre immortelle de Léonard de Vinci, que notre pays
recueillit plein de tendresse aux jours de sa vieillesse et dont la
France conserve, jalouse, la glorieuse mémoire.
F. LADEVI-ROCHE.
Des applaudissements fréquents
avec
et unanimes mon¬
quel intérêt les auditeurs entendirent le
beau et coloré langagede M. le DocteurLadevi-Roche.
M. le Président le félicite chaudement et le remercie
au nom de l'Assemblée.
Lé Congrès des Sociétés
se
réunira à
Savantes de l'année 1914
Paris. M. le Ministre de l'Instruction
publique en a fixé la date d'ouverture au 14 avril.
Ont été désignés pour représenter la Société : MM.
le Docteur Ladevi-Roche, E. Dorsène et H. Sempé,
comme
MM. J.
-
se montrer
ragements aux artistes, mais il y a la manière et
trent
L5
délégués aux réunions de la Sorbonne, et
Aviat, A. Bertoletti, G. Gauthier et Henry
Soymier, comme délégués à la Session spéciale des
Beaux-Arts.
Le tirage des œuvres
XIe Salon
d'art acquises à la suite du
Périgourdin, et destinées à être réparties
entre les membres de la Société, a
donné les résultats
suivants :
Dessin de Aridas, Ouvrière retoucheuse sur porce¬
laine, échu à M. Saumande ; Tableau de Barthalot,
Les Voisins, à M. Paul Nau ; Tableau de Castaignet,
Pointe de la Coue, à Fouras, à M. Trombert ; Tableau
de P; Colin, Ferme normande, à M. Daniel ; Aquarelle
de
Debon, Basse mer, à M. Dussaux ; Tableau de
Denet, Retour à l'échouage, à M Prugent ; Aquarelle
deForel, Vieux murs, à Mlle de Saint-Sauveur ; Tableau
de R. Glaize, Marine, à M. Poirier ; Bas-relief de La
Fleur, Femme lisant, en bronze doré, à Mn'e LacosteBoisseuil ; Statuette de Michelet, Liseuse, en bronze
argenté, à M. Dessal-Quentin ; Tableau de Moteley,
La Maison du pêcheur, à M. A. Pradier, ; Tableau de
Petit, Au Luxembourg, à M. de Lage de Lombrières ;
Tableau de A. de La Rocca, Marine à Bordeaux, à
M. Barillot ; Tableau de Richard d'Agens, Moulin du
Thil, à M. Davezac; Tableau de La Breuille, Allée de
parc à Enghien, à M. P. Durand-Ruel (1) ; Tableau de
Daniel, Paysage, à Mme Lanauve ; Tableau de Darnet,
Environs de Pèrigueux, à M. Beynier ; Tableau de
A. Bertoletti, Coin de ferme en Pêrigord, à M. A.
Fommarty ; Tableau de Pasquet, Matin dans les dunes,
à Mlle Ferminet ; Tableau de Pasquet, Les Dunes à
Suzac, à M. Gautier; Tableau de Pasquet, Port de
27
—
—
26
—
Royati, à M. de Chasseloup-Laubat ; Tableau de
Pasquet, Les Rockers de Saint-Georges de Didonne, à
Durand de Ramefort
Tableau de Chaumont,
Paysage, à M'"e la Comtesse de Béon ; Tableau de
Chaumont, Le Coin au poulailler, à M. Adisson ;
Gravure de Dangy, Château de jfosselin, à Mme de
Verninac de Saint-Maur ; Gravure de Edouard-Léon,
Portrait d'après A. Laurens, à M. Lavaud ; Gravure
de Boucher-Desnoyers, Les Muses et les Piérides, à
M. Bourdichon ; Gravure de Suréda, Marine, à M.
Bélingard ; Gravure de Bellay, Portrait de Paid
Baudry, à M. Jules Chastenet ; Gravure de Charles
Schutz, Pallas, d'après Botticelli, à M. J. DurandRuel ( i).
M.
En terminant,
;
l'Assemblée procède au renouvelle¬
ment de la Commission administrative de la Société.
Par acclamations et à l'unanimité ont été nommés :
M. le Sénateur Peyrot, président;
de Fayolle
MM. le Marquis
et G. Sarazanas, vice-présidents ; M. A.
Bertoletti, secrétaire général ; M. J. Daniel, secrétaire
adjoint; M. L. Hepper, trésorier; MM. G. Pasquet,
le Docteur Ladevi-Roche, P. Mauraud, C. Brecht,
L. Réghéere, P. Cocula et G.
Darnet, membres de la
Commission.
(i) Le tableau de La Breuille et la gravure de Charles Schutz,
échues à MM. P. et J. Durand-Ruel, ont été généreusement
offertes à la Société par les gagnants. Ces œuvres feront l'objet
d'une nouvelle répartition, lors de la prochaine Assemblée générale,
entre les Sociétaires qui n'ont pas été favorisés au présent tirage.
œuvres
—
M. le Président, en son nom et au nom
de tous ses
Collègues de la Commission, remercie l'Assemblée de
la manifestation de confiance qu'elle vient de faire et
l'assure de l'absolu dévouement des élus.
L'ordre du jour étant épuisé, la séance fut
déclarée
levée à vingt-trois heures.
Périgueux, le 15 janvier 1914.
Le Secrétaire général\
A. BERTOLETTI.
-
29
—
En une familière allocution,
M. Peyrot remercie les
administrations
INAUGURATION ET FÊTE DE CLÔTURE
du XIm° Salon
Périgourdin
INAUGURATION
Malgré les nombreuses difficultés qui, cette année,
avaient entravé la marche régulière des choses, le
onzième Salon Périgourdin a pu ouvrir ses portes à la
date fixée par le règlement de l'Exposition.
Le dimanche 18 mai 1913,
à une heure et demie,
M. le Sénateur Peyrot, président de la Société, entouré
des autres administrateurs : MM. le Marquis de Fayolle
et G.
Sarazanas, vice-présidents ; M. Bertoletti, secré¬
taire
général ; M. Daniel, secrétaire adjoint ; M.
Hepper, trésorier ; MM. Pasquet, le Docteur LadeviRoche, Brecht, Réghéere et Cocula, membres, recevait
à la salle d'entrée les autorités invitées, les sociétaires,
les représentants de la presse et le public.
L'assistanse était fort nombreuse et garnissait toutes
les
salles. M.
Beauvais, préfet de la Dordogne ;
M. Maurel, secrétaire général ; MM. Dupuy et Cros,
adjoints au maire de la ville, et plusieurs Conseillers
municipaux ; les Chefs de service des diverses admi¬
nistrations ; M. de Lestrade, président de la Société
départementale d'Horticulture, etc., avaient tenu à
honorer de leur présence l'inauguration du Salon,
préparé avec tant de soins par notre Société.
préfectorale et municipale pour la
grâce avec laquelle elles veulent seconder et
encourager les efforts de la Société et, aujourd'hui, les
chefs de ces administrations, par leur présence à la
cérémonie, donnent une nouvelle marque de précieuse
sympathie. La Société tiendra à cœur de ne point
bonne
démériter.
Il se réjouit de ce qu'une équitable tractation qui
n'était pas sans difficultés, avec la Société d'Horti¬
culture, dont il est heureux de saluer le Président
parmi les assistants, ait pu concilier les intérêts des
deux Sociétés, qui présenteront ainsi au public le bel
ensemble de leurs expositions réunies.
Il termine
XIe
en
déclarant
officiellement, ouvert
le
Salon
Périgourdin et il invite l'assistance à
Société a eu
la bonne fortune d'y réunir en si grand nombre.
examiner les belles œuvres d'art que la
Et.aussitôt, à la suite de M. Peyrot et des membres
de la Commission administrative, commence la visite
détaillée des salles. Le cortège s'est arrêté, tour à
tour, devant les toiles, les aquarelles, les pastels et les
sculptures les plus remarquables. Les œuvres de nos
artistes périgourdins, qui formaient un si attrayant
ensemble, ont tout spécialement intéressé les visiteurs:
Durant tout le reste
heures, l'affluence n'a
Périgourdin.
de la
pas
journée et jusqu'à six
cessé d'envahir le Salon
—
3°
—
-
FÊTE DE CLÔTURE
La fête de clôture du Salon Périgourdin
de 1913 a
particulièrement brillante. M. le Ministre des
Beaux-Arts s'y était fait officiellement représenter par
un
délégué spécial, M. René Fath, Inspecteur de
l'enseignement du dessin et des musées. Elle a eu lieu
le jeudi 17 juillet, quelques jours avant l'ouverture
définitive, fixée au jeudi 24 juillet.
été
M. l'Inspecteur délégué
Fath est arrivé à l'Exposi¬
tion vers quatorze heures.
Il
a
été reçu,
teur Peyrot,
président de la Société, les membres de
nombre de
sociétaires, auxquels s'étaient joints : M. Beauvais,
préfet ; M. Maurel, secrétaire général de la Dordogne ;
M. Dupuy, premier adjoint au maire de Périgueux, et
plusieurs artistes ou amateurs de notre région.
la Commission administrative et un grand
M. Peyrot, dans une brève allocution, a remercié
le Ministre d'avoir voulu montrer sa haute sympathie
envers
la
Société, en
se
faisant représenter à cette
fête de clôture par le distingué Inspecteur délégué,
M. Fath, qu'il est heureux de saluer; il a remercié le
Département et la Ville de Périgueux de leurs subven¬
tions, qui ont permis à la Société d'affronter les
dépenses, relativement fort élevées, nécessitées par
l'organisation du Salon.
M. René Fath, qui est lui-même un peintre de haute
valeur, hors concours, a visité notre Exposition avec
-
le plus vif
intérêt. Il a été agréablement surpris d'y
trouver en aussi grand nombre des toiles de maîtres
incontestés, de ceux qui brillent au premier rang des
Salons de Paris et il
a
vivement félicité
la Société
d'avoir su réunir une collection aussi variée et aussi
importante d'œuvres de premier ordre.
Le
soir, à l'Hôtel de l'Univers, a eu lieu, sous la
présidence de M. le Docteur Peyrot, le banquet en
l'honneur du Délégué du Ministre des Beaux-Arts et
offert aussi
aux
à l'entrée des salles, par M. le Séna¬
31
aux
Présidents honoraires de la Société et
Membres de la Presse locale et régionale.
M. Dupuy, premier Adjoint, représentait la Munici¬
palité de Périgueux.
On
remarquait, parmi les convives, MM. Courbatère, et Tuffet, venus de Bordeaux ; M. Dubost, venu
de Saintes ; MM. le Dr Ladevi-Roche, Cotinaud,
P. Cocula, Joucla, F. Lassaigne, Ribes, Champernaud, Chapotel, Griffou, Robbin, E. Chaumont,
Bergadieu, G. Frachet, Malivert, J. Daniel, Hepper,
G. Pasquet, G. Darnet, F. Courtey, A. Bertoletti, etc.
Le menu, savoureusement exécuté par
et fort bien servi, était ainsi rédigé :
Velouté à la Dubarry
Brochet sauce Mousseline
Filet de bœuf Périgueux
Côtelettes d'agneau Maintenon
Ballottines des Gourmets à la Gelée
Poulets de grain rôtis
Haricots verts à l'Anglaise
Glace Tosca
Gâteaux
Dessert
Vins :
Saint-Estèphe — Champagne
Café
M. Simon,
—
—
32
—
chose, le souvenir
j'emporterai demain en retournant à
Paris de l'accueil si cordial que vous avez bien voulu me faire, et
de l'hospitalité si franche et si charmante que j'ai reçue hier de
M. te Sénateur Peyrot, à Chàteau-l'Evêque, cette propriété si belle,
dans l'installation et dans la décoration de laquelle la châtelaine,
que j'ai le très vif regret de n'avoir pas l'honneur de connaître, a
fait preuve — M. le Docteur Peyrot me permettra de le dire —d'un
goût si charmant et si parfait.
Permettez-moi surtout de vous dire, avant toute
Au
Champagne, M. le Sénateur Peyrot a pris le
premier la parole. Dans une improvisation charmante,
il a remercié M. le Délégué Fath de
sa visite, ajoutant
combien il était heureux d'avoir pu lui montrer les
résultats acquis, en matière d'art, à Périgueux, grâce
aux
33
—
efforts persévérants de la Société. Bien des villes,
beaucoup plus importantes que la nôtre, ne sauraient
se flatter d'avoir
organisé des expositions aussi remar¬
quables. Nos monuments, nos musées, attestent
d'ailleurs le goût artistique de notre population, Et ne
procède-t-il pas d'une sorte d'atavisme, ce goût éclairé,
alors que nos aïeux, il y a des milliers d'années,
décoraient de fresques les grottes des Eyzies ou gra¬
vaient des sculptures sur les parois des abris sous
roche ?
M.
Peyrot a rendu hommage à nos artistes périgourdins, dont plusieurs ont acquis à Paris, par leur
talent, une légitime notoriété et dont les autres, dans
des toiles que M. Fath a pu remarquer, témoignent
d'une vision si exacte et si pittoresque de la nature. Il
a
terminé, enfin, en buvant au Délégué du Ministre
des Beaux-Arts, dont il espère bien
pouvoir admirer
quelque œuvre à notre prochaine Exposition.
ému
et
reconnaissant
que
Lorsque j'ai appris que M. le Sous-Secrétaire d'État me confiait
l'honneur de le représenter aujourd'hui auprès de vous, cette mission
un vif plaisir, car j'avais, il y a huit ans déjà,
inspection dans laquelle je remplaçais un collègue
malade, séjourné trois jours à Périgueux. Je- l'avais quitté pour
inattendue m'a causé
au
cours
d'une
gagner Sarlat en suivant l'admirable vallée de la Dordogne, et
j'avais conservé un souvenir enchanté de ce voyage à travers une
région que la nature a faite si belle, et que les innombrables vestiges
qu'elle possède des premiers âges de l'humanité ont rendu si curieuse
et si intéressante pour ceux qu'intéressent les mystères d'un passé
si lointain et si jaloux de garder les secrets qu'il détient. Je me
souvenais de vos deux Musées si riches et si bien ordonnés, et de
cette collection unique d'objets dus aux fouilles et aux recherches
d'érudits patients et acharnés qui ont su les arracher à l'ombre
vingt fois millénaire des cavernes de la Dordogne, où nos ancêtres
abritaient leur existence précaire, éternellement menacée par les
intempéries d'un climat plus.. rude que le nôtre et par les attaques
incessantes des fauves terribles qui peuplaient alors la terre.
Je me souvenais des monuments nombreux que vous possédez, de
vos
vieux châteaux et des bords charmants de l'Isle, où viennent se
mirer
en
tremblant les reflets des peupliers et des dômes
de Saint-
Front.
souvenais aussi, il faut avouer ses faiblesses, des truffes
gloire impérissable de la Dordogne, dont je m'étais
régalé à mon passage chez vous.* Tout cela, je viens de le revoir,
trop vite, hélas ! à mon gré, et j'aurai le plaisir d'en remporter un
Je
me
savoureuses,
A
ce
discours, fort applaudi, M. René Fath
a
répondu en ces termes :
Monsieur le Président,
Messieurs,
J'espère pour vous et pour moi que vous n'attendez pas de moi un
pour vous à une déception et
pour moi à une confusion regrettable ; permettez-moi seulement de
vous dire
quelques mots en souvenir de cette cérémonie.
discours ; votre attente aboutirait
souvenir à nouveau rajeuni.
Messieurs, depuis dix ans, mes fonctions d'Inspecteur de l'ensei¬
gnement du dessin et des musées m'ont fait parcourir presque toute
la France ; une fois je suis allé de Dunkerque à Nice, une autre
fois de Lille à Biarritz, sans parler des autres ; c'est vous dire que
l'ai vu bien des Expositions, mais j'en ai rarement visité une aussi
intéressante et aussi bien présentée que la vôtre, grâce aux soins et
—
34
l'expérience de M. Bertoletti, le Secrétaire dévoué de votre
chose, c'est de n'y pas figurer, et je
vous assure que, si vous
voulez bien me faire l'honneur de me convier
à la prochaine, je serais très heureux d'y prendre part à côté de
mes
camarades, dont je retrouve les noms sur votre Catalogue.
à
Société. Je ne regrette qu'une
Bien des villes importantes,
bien des chefs-lieux mêmes, ignorent
ce
goût des Beaux-Arts, dont Périgueux fait preuve, et les Sociétés
des Amis des Arts sont encore trop rares en France. 11 est vrai que,
chez vous, c'est une tradition dont l'origine se perd dans la nuit
des temps ; les fresques des grottes des Eyzies le prouvent surabon¬
damment. Il y avait là, probablement, une Société des Amis des
Arts de la Dordogne ; seulement, la chaîné de cette tradition était
rompue depuis bien des siècles lorsque vous l'avez ressoudée, en
1883, et je suis convaincu que vous tiendrez à -honneur de la
conserver désormais, car elle est de nature à
développer et à entre¬
tenir le goût des arts, en offrant aux artistes qui
vivent en province
une occasion
permanente de rester en rapport avec le mouvement
artistique de Paris et aux amateurs de les encourager par leurs
acquisitions.
Ces
artistes
locaux,
permettez-moi ce mot, méritent toujours
parmi les tableaux si nombreux que
j'ai vus tantôt, j'ai remarqué avec le plus vif intérêt des envois
très bien venus qui ne craignent pas le
voisinage des tableaux
venus de Paris : ce sont ceux de MM.
Darnet, Pasquet, l'excellent
directeur du cours municipal; Daniel, Dubost, Chaumont, et auss
de M. Courbatère ; j'ai constaté chez tous un sens très vif de la
nature et un effort constant de la rendre
fidèlement, chacun avec
son sentiment
personnel. Je suis heureux de le leur dire.
d'être encouragés, en effet, et
Et maintenant que
j'ai rendu justice à ces messieurs, permettezquelques mots du local qu'habite votre Exposition :
Il semble bien insuffisant ; vous êtes
obligés de mettre les tableaux
si près les uns des autres que quelques-uns arrivent forcément à se
faire tort l'un à l'autre ; c'est inévitable avec la surface très
exiguë
dont vous disposez, sans parler des risques d'incendie qu'offrent
toujours les constructions en bois. Laissez-moi donc espérer que la
Ville de Périgueux vous dotera, dans un
jour prochain, d'un local
plus vaste et plus digne de votre œuvre et de vôtre but. Ceci ne me
semble pas impossible, soit que la Municipalité
s'impose le sacrifice
nécessaire, soit que quelque Mécène périgourdin vienne à votre
aide ; c'est un fait que j'ai vu
plusieurs fois déjà.
moi de vous dire
Vous savez, Messieurs,
Secrétaire
d'État
aux
—
-
quel intérêt M. Bérard, Péminent SousBeaux-Arts, porte à votre Société ; me
35
—
présence parmi vous, les subventions, hélas ! trop restreintes, que
recevez et que nous aurions aimé à vous donner plus fortes, en
témoignent ; dès mon retour à Paris, je dirai l'heureuse impression
que je remporte de ma visite et je ferai tout ce que je pourrai faire
pour accroître l'intérêt que l'on vous porte et que vous méritez si
vous
bien.
Mais, à côté de ma voix s'élèvera, j'en suis certain, une voix plus
puissante et plus écoutée que la mienne : celle de votre Président,
celle de M. le Sénateur Peyrot qui, dans sa haute situation,
obtiendra toujours ce que ne saurait obtenir le simple Inspecteur des
Beaux-Arts que je suis.
en terminant ces quelques mots, de
développement et à sa prospérité.
Permettez-moi, Messieurs,
boire à votre œuvre, à son
M.
Bertoletti, Secrétaire général, s'est levé à son
pour saluer la Presse locale et régionale, si bril¬
lamment représentée à cette fête de l'Art ; il la remercie
tour
chaudement du concours si précieux qu'elle ne cesse
de donner à la Société toutes les fois qu'il y a utilité à
le faire, et il invite l'assistance
à boire en son hon¬
neur.
M. Joucla,
doyen des publicistes présents, au nom
de tous ses collègues, dit que les manifestations d'art
auxquelles la Société s'attache et dont l'utilité et les
avantages sont incontestables, sont de celles qui ne
peuvent rencontrer que des sympathies et des encou¬
ragements ; de celles que la Presse, quelles que soient
ses
aspirations, est unanime à propager.
dirigés vers le salon
voisin, où le café a été servi. Bientôt les conversations
s'engagèrent de groupe en groupe, où chacun exprimait
ses sentiments et ses impressions sur la belle journée
qui venait d'être entièrement consacrée à l'Art et,
Les convives se sont ensuite
-
36 -
lorsque M. le Délégué Fath et M. le Président Peyrot
durent, à regret, se retirer, on ne laissa pas de sou¬
haiter que se renouvellent le plus souvent possible
d'aussi agréables réunions, toutes empreintes de
chaudes cordialités, dans une commune aspiration
vers
le Beau.
—
Le Salon
Périgourdin de
—
1913 réunissait une rare
collection d'œuvres d'art. Mais tout n'a point disparu
du. Périgord le
jour de sa fermeture. Plusieurs de ces
œuvres, et des plus remarquables, sont restées en notre
pays, retenues par de clairvoyants choix, faits tant par
des amateurs au goût avisé que par le musée de la
Ville ou la Société organisatrice.
Comme suite de l'inventaire des richesses
artistiques
qui s'accumulent en Périgord d'une Exposition à
l'autre, il est bon de consigner ici la liste complète des
œuvres acquises cette année.
La voici
:
37
E. Chaumont, l'Arbre penché, tableau;
tableau ; J. Corabœuf, Portrait de Mme Del¬
phine Ingres, née Ramel, d'après Ingres, gravure ;
J. Courabœuf, Dolorès, dessin ; E. Debon,Basse-mer,
la Mare aux Gèlins, aquarelle ; C. Denet, Retour 'a
l'èchouage, le soir, tableau ; S. Denis, Le fond du
lac Léman, vue prise de Lausanne, aquarelle ; E. Forel,
Vieux murs, aquarelle ; J.-B. Gélibert,. Déboulé d'un
lapin, tableau ; R. Glaize, Marine, tableau ; A. Guil¬
lemot, La route de Saint-Pardoux (Dor dogue), tableau ;
F. Flippolyte Lucas, L'heure exquise, tableau ; HubertGautier, Le Vieil escalier, Cahors, tableau ; A. Injalbert, Tête d'enfant, buste marbre ; A. La Fleur,
Femme lisant « /' Etude », plaquette dorée ; H. Laissement, Glaneuses, Pastel ; L. A. Landré, Le premier
Mai, tableau ; C.-A. Lenoir, La Vague et la Perle,
tableau ; G. Leroux, Jardins de. la villa Médias,
tableau ; G. Leroux, Dans les jardins de la villa
Mêdicis, tableau ; G.-T. Lhuer, Portraits çfc famille,
Poupées, tableau ; P. Loiseau-Rousseau, Ouled-Naïl,
a
Yport,
A. Aridas, Ouvrière retoucheuse sur porcelaine, dessin
et bronze
la
bleau
sanguine ; M. Barthalot, I.es Voisins, tableau ;'
Bellemont, C0111 d'église en Bretagne, tableau ;
A. Blin, l'Anse de Pontamperrat, aquarelle; A. Blin,
L.
Une
cour
à
A. Blin, Le
Sauvessanges, Puy-de-Dome, aquarelle ;
chemin de l'Ermitage, près Nevers, aqua¬
relle ;
F. Cachoud, Le Coteau des Sapins, pastel ;
F. Cachoud, Bords du lac
d'Aiguebelette, pastel ; J,-B.
Castaignet, Pointe de la Coue, près Fouras, tableau ;
E. Chaumont,
Étude d'automne, tableau ; P. Colin, Ferme normande
buste ; P. Loiseau-Rousseau,
à
-
doré ;
Femmeenbuste,calcédoine
F. Maillaud, Barques à Vèiuse, ta¬
;
Antonin Mercié, La Cigarette, tableau; F.
Michelet, Liseuse, statuette, bronze vieil argent ; M.
Monnot, Le Cellier, tableau ; M. Monnot, Effet de
cuivres, tableau ;
F. de Montholon, Laveuses à la
Dordogne, le matin, tableau ; G. Motèley, Bords de
L'Orne, tableau ; G. Moteley,' La Maison du pêcheur,
tableau ; G. Pasquet, La Piazzetta à Venise, tableau ;
L. Petit, Au Luxembourg, tableau ; E. Petitjean, la
Campagne en septembre, tableau ; J. Ponceau, Une
-33-
—
Vague, tableau ; E. Renard, Intérieur Flamand, ta¬
A. de La Rocca, Marine de Bordeaux en juillet,
LISTE
bleau ;
tableau ;
G. Roullet, Pont Santa-Marina à Venise,
tableau ; V. Tardieu, Les Pommes, étude de nu, tableau.
39
GENERALE
bes J^Iembres de la Soeiété des
Beaux-j^Pts de la Bordogne
pour l'année 1914
Présidents honoraires :
Le GÉNÉRAL de Division,
Le PRÉFET de la Dordogne,
L'ÉVÊQUE de Périgueux et de Sarlat,
Le MAIRE de Périgueux,
Le Baron F.
DE
LA
TOMBELLE, ^ I., ancien
Vice-Président effectif de la Société.
ADMINISTRATION DE I;A SOCIETE
BUREAU
:
Président
M. le Docteur
Vice- Présidents.
M. le Marquis G. DE FAYOLLE.
.
<
J.-J. PEYROT, Sfc C.
M. G. SARAZANAS.
Secrétaire général.
M. A. BERTOLETTI, M
Secrétaire adjoint.
M. L. DANIEL, il A.
Trésorier
M. L. HEPPER.
MEMBRES DE LA COMMISSION ADMINISTRATIVE
MM. G.
PASQUET, y I.
F. LADEVI-ROCHE.
P. MAURAUD, Q I.
C. BRECHT, *
O.
L.-P. RÉGHÉERE,
P. COCULA, ij A.
G.
DARNET, ij A.
L
4I
—
MM. Jean-René
BARDON, y A, chevalier du Mérite
agricole, capitaine honoraire des sapeurs-pompiers,
39, rue Gambetta, à Périgueux, et au Maine, à
Sainte-Orse (Dordogne).
MSTE MES SOCIÉTAIRES
Membres perpétuels (i) :
MM. Jean-Baptiste
CASTELNAU, à Beuzeval-Houlgate
(Calvados).
georges
CHALAVIGNAC,
Halle, à Périgueux.
de
rue
la Nouvelle-
CHARLES
COTINAUD, ancien Vice-Président de la
Société, à Monaco (Principauté de Monaco).
Mrao Armand de LACROUSILLE, 17, allées
à
de Tourny,
Périgueux.
Henri-Ernest BARILLOT, Q A,
cours
Paul
pharmacien, 23,
Saint-Georges, Périgueux.
BEAU, entrepreneur, 6, 8, 10, rue Lafayette,
à Périgueux
BÉLINGARD, antiquaire, 9, place de la
GEORGES
Clautre, à Périgueux.
Mme la Comtesse de
BÉON, née Ines-Mercedes de SANZ,
57, avenue Kléber, à Paris, et château de Goudeau,
M. Edmond LESPINAS, rue
Mmo A
~
Bourdeilles. à Périgueux.
MAUMONT, 33, rue Bodin, à Périgueux.
MM. Ambroise PERRIER, 7, cours Fénelon, à Périgueux,
Le Docteur Jean-Joseph
PEYROT, v C., Sénateur,
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue
Lafayette, à Paris.
Georges
SARAZANAS, avocat,
Vésone, à Périgueux.
13,
boulevard de
par Périgueux.
MM. Pascal BERGADIEU,
24, rue Thiers, à
Albert
préposé en chef de l'Octroi,
Périgueux.
BERTOLETTI,
I., professeur de dessin,
73, rue des Barris, à Périgueux.
Paul-Joseph BEYNIER, agent-voyer d'arrondisse¬
ment, à Bergerac (Dordogne).
Fernand
BLOIS, 28, rue de l'Horticulture, à Péri¬
gueux.
Membres Fondateurs :
BONNET, &, conseiller à la Cour de Cassa¬
tion, 13, rue Soufflot, à Paris.
gaston
MM.
Jean-Joseph ADISSON, entrepreneur de charpenterie, 6, place de la Cité, à Périgueux.
Le Docteur Paul
AKA, 23,
rue
du Palais, à Péri¬
gueux.
BONNET, négociant, 4, rue Taillefer, à Péri¬
gueux.
LÉO BORNE, & O., officier d'administration principal
Jean-Baptiste AUBARBIER, &, ij A, président de
la Chambre de Commerce de
Achille
Numa
Périgueux.
AUCHÉ, chevalier du Mérite agricole,
chirurgien-dentiste, allées de Tourny, à Périgueux.
Jules AVIAT, artiste peintre, g, rue Pelouze, à Paris.
(1) Les Membres perpétuels qui, après leur versement de la somme de
cinquante francs, continuent à payer la cotisation annuelle de dix francs,
qui seule assure le droit de participer à la répartition des œuvres d'art
acquises par la Société, sont inscrits une deuxième fois sur la liste suivante
des Membres fondateurs.
i
en
retraite, 2, rue Saint-Simon, à Périgueux.
flrmin BOSCHE, ^ A., chevalier du Mérite agricole,
négociant, 9, rue du Bac, à Périgueux.
I., directeur de l'école
Lakanal, 6, rue Littré, à Périgueux.
Philippe BOURDICHON,
BRECHT, & O., chef de bataillon
retraite, 22, rue de Metz, à Périgueux.
charles
gabriel BRETON,
chevalier du
en
Mérite agricole,
négociant, rue Béranger, à Périgueux.
—
42
-
—
MM. Gaston BRETON, négociant, 10, place Faidherbe,
et allées de Tourny, à Périgueux.
PAUL
BRETON, négociant, 10, place Faidherbe et
boulevard du Petit-Change, à Périgueux.
L'Abbé
BRUGIÈRE, chanoine, maison
de retraite,
Léon-Eugène BUFFETEAU, avoué licencié en droit,
du Palais, à Périgueux.
Roger BUISSON, 4^1., ancien directeur de l'Agence
du Phénix,
Le
rue
Robert Auguste CHAPELLE,
lieutenant au 50""°,
à Périgueux
François-Marcel CHAPOTEL, agent général
d'assurances, 25, boulevard de Vésone, à Périgueux.
Henri de CHASSELOUP-LAUBAT, 23,
boulevard
Bertrand-de-Born, à Périgueux.
Henri
CHASTENET, éi, négociant, 2, rue du Port
à Périgueux.
et rue de Metz,
jules CHASTENET, chevalier du Mérite Agricole,
négociant, 2, rue du Port et rue de l'Horticulture,
à Périgueux.
Emile-Félix CHATAIGNIER,
directeur de la Salle
Raoul-Gaston
CHATEAU,
I., professeur de
musique, rue Saint-Simon, à Périgueux.
CHAUMONT, artiste
d'Aguesseau, à Périgueux.
peintre, 18,
rue
francisque CHAUX, industriel, Castel-Pessard, rue
Paul-Louis-Courier, à Périgueux.
Jean CHEVALIER, 12, rue Jacques-Emile-Lafon, à
Périgueux.
de L'Abeille, 25,
place Francheville, Périgueux.
CHÉRIFEL,
Périgueux.
Gustave
Paul COCULA, 4>
136,
rue
Victor-Hugo,
à
A, architecte, 17, rue Bodin, à
COTINAUD, ancien Vice-Président de la
Société, à Monaco (Principauté de Monaco).
CHARLES
M1"8 JOSEPH CODERC, 19, rue Bodin, à Périgueux.
I, sculpteur-décorateur,
35, rue Servandoni, à Bordeaux (Gironde).
fernand COURTEY, 10, rueVictor-Hugo,Périgueux.
CROZET,
Périgueux.
Le Docteur
Charles
CULOT,
rue
du Quatre-Septembre, à
architecte,
14, rue
de Metz, à
Périgueux.
Jean-Louis DANIEL, 4# A, architecte, ancien direc¬
teur des travaux municipaux, 8, rue Alfred-deMusset, à Périgueux.
maxime DANNERY, 41 A, chevalierdu Mérite agricole,
architecte, rue des Mobiles-de-Coulmiers, à Périgueux.
DARNET, 4| A, artiste peintre, 9, rue de la
Boëtie, à Périgueux.
Georges
greffier du Tribunal de Commerce,
Lamartine, à Périgueux.
PAUL DAVEZAC,
des Fêtes, 15, rue Bodin, à Périgueux.
Emile
martial CHEVALIER, ingénieur civil, agentgénéral
MM. Eugène COURBATÈRE,
des Commeymies, à Périgueux.
Marquis F. de CHANTÉRAC, à Cires-lès-Mello
(Oise).
7, rue Carnot,
—
Périgueux.
à Bergerac (Dordogne).
rue
43
21, rue
Le Docteur Oscar
DELBÈS, place Francheville, à
Périgueux.
Noël DELPEY, juge au Tribunal de Commerce, che¬
valier
du
Mérite
agricole, 6, rue de la Mairie, à
Périgueux.
Mme Marguerite ÛELPAL, artiste peintre,
Périgueux.
5 rue Sirey,
,
—
44 -
DELMON, p A., capitaine des SapeursPompiers, tapissier-décorateur, 5, rue Saint-Front, à
MM. Armand
FAURE-MURET, 4, rue Saint-Front, à
Périgueux.
Le Docteur
Périgueux.
Mm° La Comtesse
Béranger, à Périgueux.
DORSÈNE, p I., photographe, allées de
Tourny, à Périgueux.
françois DUBOST, p a., sous-directeur des Contri¬
butions indirectes, à Saintes (Charente-Inférieure).
LÉOPOLD DULAC, industriel, boulevard de Vésone,
Périgueux.
Jean-Victorin DUNOGIER, p A., négociant, rue
Louis-Mie, à Périgueux.
AmÉDÉE DUPOUY, 20, rue Gambetta, à Périgueux.
Adhémard DURAND
de
RAMEFORT, avoué,
15, rue Bourdeilles, à Périgueux.
Georges
DURAND-RUEL, 16, rue Laffite, à Paris.
Joseph DURAND-RUEL, 35, rue de Rome, à Paris.
Paul
DURAND-RUEL, 16, rue Laffitte, à Paris.
émile DUSSAUX, pi, entrepreneur, 25, rue Kléber,
à Périgueux.
Mn,e La Comtesse Alice de l'ÉCOCHËRE, 69, rued'Ams-
terdam, à Paris.
MM. Le Docteur Georges ESC AN DE, ancien député, 30,
rue
Notre-Dame, à Bordeaux (Gironde).
Le Docteur Charles
FAGUET, p I., 8, place du
Palais, à Périgueux.
Emile FALGOUX, entrepreneur de zinguerie, rue
Louis-Mie, à Périgueux.-
Le Comte Humbert de
FALVELLY, château de la
Marthonie, par Saint-Jean-de-Côle (Dordogne).
Élisabeth de FAYOLLE, château de
gérard de FAYOLLE, conservateur du
Musée, château de Fayolle, par Tocane-Saint-Apre
M. Le Marquis
22, rue
Eugène
Victor-Hugo, à
rue
Fayolle, par Tocane-St-Apre (Dordogne)
LÉON DESCHAMPS, notaire, rue Voltaire, Périgueux.
p A, artiste peintre,
FAURE-MURET,
Périgueux.
Henri
Robert DESSAL-QUENT1N,
-
MM. L'Abbé A.
'
DESCHAMPS, p A., chevalier du Mérite
agricole, architecte, 14, rue de Metz, à Périgueux.
45
(Dordogne), et rue du Plantier, à Périgueux.
M118
FERMINET,
Périgueux.
Jeanne
MM. Adolphe
18,
rue
FOMMARTY, artiste
de Strasbourg,
peintre,
18,
à
rue
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
FOMMARTY, entrepreneur de
18, rue Antoine-Gadaud, à Périgueux.
fernand
peinture,
Jean FONTALIRANT, rentier, 32, rue de Metz,
à
Périgueux.
Raymond FOURNIER-SARLOVÈZE, * O., 11,rue
Marignan, à Paris.
Gaston
FRACHET,
37,
rue
Antoine-Gadaud, à
Périgueux.
Jules-Eugène FRANÇOIS, pi, professeur de dessin,
72, cours Saint-Georges, à Périgueux.
&, p I,
chef de division hono¬
raire à la Préfecture, 22.
boulevard de Vésone, à
Ernest FRENET,
Périgueux.
Mra0 A. Ludovic GAILLARD, née d'ABELLO, 9, avenue
Mercédès, à Paris.
GAILLARD, professeur de dessin, 32, rue
Bodin, à Périgueux.
MM. Léonce
AlbÉRIC GAUDY, gérant au
Crédit Lyonnais, Villa
Louise, rue de Paris, à Périgueux.
georges GAUTIER, yf, capitaine territorial, doreur-
miroitier, 7, rue des Chaînes, à Périgueux.
—
46 —
M,ne Mercedes de GOMEZ-PIZANO, 57, avenue Kléber,
à Paris, et château de Goudeau,
MM. Hippolyte
GRASSET, sculpteur,
François-Louis LADEVI-ROCHE,
St-Germain-du-Salembre, par Neuvicsur-l'Isle (Dordogne).
château de
par Périgueux.
rue
Saint-Front,
à Périgueux.
Le Docteur charles
GUSTAVE
GUEYNE, médecin-vétérinaire,
Bourdeilles, à Périgueux.
EDMOND
MM. Le Docteur
16,
LAFON, 6,
Septembre, à Périgueux.
rue
Daniel
GUICHARD, 34, rue de Bordeaux, à Péri¬
ErnestGUILLIER, avocat, Sénateur, rue Bourdeilles,
à Périgueux.
AmÉDÉE GUINDE, banquier, 7, rue Dante, à Paris Ve.
HENIN, négociant,
cours
Montaigne, à Péri¬
gueux.
LANAUVE, 26, rue Michelet, à Périgueux.
des Hôpitaux de Paris,
HEPPER, juge de paix suppléant, ancien
Tribunal de Commerce, 30, rue AlsaceLorraine, à Périgueux.
juge
au
JOSEPH LABASSE, industriel, à Saint-Astier (Dor-
dogne).
Y van LABASSE,
Le
Tribunal de Commerce, 2, rueBodin, à Périgueux.
Baron
Fernand
de
26, boulevard des Arènes, Périgueux.
Edouard LACOSTE, juge au Tribunal de Commerce,
rue
M"e Eugénie-Gabrielle
LACOSTE, 28, rue Gambetta, à
MraeJ. LACOSTE-BOISSEUIL, 16, rueThiers, Périgueux
LACOSTE,
Périgueux.
I, 79-
Breteuil, à Paris, et Château de Fayrac,
Le Docteur Paulin de Brou de LAURIÈRE, tfc, i} I,
conseiller général, rue Louis-Mie, à Périgueux.
léon
LAVAUD, négociant, 6, rue de la Clarté, à
Le
Comte
37,
boulevard
de
Louis LACOSTE, président du Tribunal de
Vésone,
edmond
de
la
de
LÉPINE,
Fleunie,
par
au Change, et
Condat—sur--Vézère
(Dordogne).
Mrac La Baronne Amélie
de
LESTRANGE,
à
Commerce,
négociant, 12, boulevard de Vésone, Périgueux.
1, rue
de
Paris, à Périgueux.
MM. Joseph LEYX, industriel, 41 bis,
Paris.
«
Lamartine, à Périgueux.
Périgueux.
MM. Jules
LA TOMBELLE,
par Domine (Dordogne).
château
Emile LACHAUD, industriel, membre de la Chambre
entrepreneur,
de
Périgueux.
propriétaire, 7, avenue de la Gare,
à Périgueux.
de Commerce,
à Ribérac (Dordogne).
Ernest LASSA1GNE, i} A, banquier, juge suppléant
avenue
léopold
LOMBRIÈRES, avocat, à
MM. le Docteur ANTOINE LAPER VENCHE, ancien interne
au
Paul
de
Casseneuil (Lot-et-Garonne).
Mme Marthe
gueux.
LAGE
de
du Quatre-
rue
Gaston
rue
de Picpus, à
LINARD, château de Lafaye,
par
Razac-
sur-l'Isle (Dordogne).
jean LONGUESSERRE, négociant, membre de la
Chambre de Commerce, juge suppléant au Tribunal
de Commerce, 19, rue Louis-Mie, à Périgueux.
Gabriel
MAGE, ancien percepteur, à Labatut, près
Vergt (Dordogne).
-
MM. Le
Comte
Lucien
43 de
MALEVILLE,
27,
avenue
NERVAUX-LOYS, 14, rue du
Plantier, à Périgueux, et château des Bories, par
M. Le Baron Henri de
d'Antin, à Paris.
LÉOPOLD MALIVERT, négociant, 87, rue Gambetta,
à Périgueux.
Raoul
Trélissac (Dordogne).
Mme NoÉMIE OBIER, 10, rue Bodin, à Périgueux.
MAREY, rentier, à Marsac, par Périgueux.
Manuel MATOSÈS, artiste
peintre, à Combéranche,
par Ribérac (Dordogne).
I, architecte,
Miséricorde, à Périgueux.
11,
rue
de la
Ernest-Jacques MAZURIER, pharmacien de irecl.>
2, place de la Gendarmerie, à Ribérac (Dordogne).
juge suppléant
au Tribunal de Commerce,
Louis-Blanc, à Périgueux.
GUSTAVE
MILLET-LACOMBE,
artiste
rue
Jean-Georges PASQUET, U I, professeur de dessin,
30, boulevard de Vésone, à Périgueux.
maire de Montignac
(Dordogne), et 9, rue Edmond-Valentin, à Paris.
LÉON PAUTAUBERGE, & -ij I
peintre, à
MITTEAU, négociant, 11, rue Combes-desDames, à Périgueux.
Georges monmarson, 4# a, pharmacien, 5, place
de la Mairie, à Périgueux.
MONTASTIER, négociant,
Périgueux.
MURAT,
industriel,
rue
Taillefer, à
vice-président de
la
PAUL NAU, pharmacien, 33, rue Gambetta, Périgueux.
NÉGRIER, avoué, rue Fournier-Lacharmie,
à Périgueux.
Gambetta,
rue
à
LOUIS PEYNAUD, 41 A, officier du Mérite Agricole,
Le Docteur
jean-joseph PEYROT, -y 0, Sénateur,
yette, à Paris, et à Château-l'Évêque (Dordogne).
Clément PICARD, industriel, 1, rue de la Nouvelle-
Halle, à Périgueux.
la Nouvelle-
EUGÈNE PICARD, industriel, 1, rue de
Halle, à Périgueux.
41 A, capitaine en retraite,
aquafortiste, rue du XIV-Juillet, à Bergerac (Dor¬
dogne).
Edmond POIRIER,
Chambre de Commerce, 16, rue Bodin, à
Périgueux
Henri
100,
Périgueux.
membre de l'Académie de Médecine, 33, rue Lafa-
Alexis
Marc
Docteur PERROMAT,
,
médecin-vétérinaire, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Saint-Saud (Dordogne).
Henri
greffier à la Justice de Paix,
44, rue Victor-Hugo, à Périgueux.
Le
édouard MICHEL, Q A, représentant de commerce,
de peinture, 16,
Saint-Front, à Périgueux.
SCYLLA PARLANGE,
Emile MAZY, chevalier du Mérite agricole, 3, place
Bugeaud. à Périgueux.
du
PAPILLAUD, 37, rue Bodin, à Périgueux.
MM. HONORÉ PARACINI, entrepreneur
rue
Eugène-François MAUREL,
I,
officier du
M'érite agricole, secrétaire général de la Dordogne,
rue de la
République, à Périgueux.
rue
Temple, à Eymet (Dordogne).
MUo Marie
Paul MAURAUD, Q
de peinture,
M. GEORGES PABON, entrepreneur
HÉGES1PPE POULY, avoué, rue du Palais, Périgueux.
Charles-Henri
POUYAUD, 4£ A
,
pharmacien,
président du Tribunal de Commerce, 15,
place du Coderc, à Périgueux.
ancien
—
5°
—
-
MM. auguste PRADEAU,jugeauTribunal de Commerce,
place de la Mairie, à Périgueux.
Adrien PRADIER, 25, rue Bodin, à
Périgueux.
peintre-décorateur, 29, rue Saint-
Front, à Périgueux.
de
capitaine en retraite,
Jules-Eugène RIBES, imprimeur-publiciste, 14, rue
Antoine-Gadaud, à Périgueux.
Louis Alfred RIGOU,
I, chef de division à la
Préfecture, 24, rue Paul-Bert, à Périgueux.
Auguste-Antoine ROBINOT, ^ A, 50, rue Vaneau,
à Paris.
SCHNEIDER, chirurgien-dentiste,
Allées de Tourny, à Périgueux.
générale
boulevard Montaigne, à Périgueux.
Ernest
,
A., Grand hôtel de l'Univers,
SOUSSENGEAS, 45,
Henry
rue
rue
rue
Théophile
ROUDERGUES, parfumeur-chimiste,
à Agonac
(Dordogne).
Maurice ROULET, négociant, 96, rue de
Bordeaux,
Périgueux.
SOYMIER, pharmacien, 8,
Armand TENANT,
rue
M"6 Marie de SAINT-SAUVEUR, artiste
peintre, 42, rue
rue
Taillefer, à
I., professeur de musique, 2,
Eguillerie, à Périgueux.
Jules-Georges-Henri TROMBERT, trésor.-payeur
général, 17, rue Bourdeilles, à Périgueux.
edmond TUFFET,
sculpteur-décorateur,
d'Arès, à Bordeaux (Gironde).
164,
rue
boulevard Mon¬
taigne, à Périgueux.
de
SAINT- MAUR,
château du
Petit-Change, par Périgueux.
La Comtesse
de
VERTHAMON,
1, rue de Paris, à
Péri gueux.
MM. Henri
VEYSSET, 201, rue Saint-Genès, à Bordeaux
(Gironde).
Ferdinand VILLEPELET,$f,
château de Ligueux,
Elie-Gintrac, à Bordeaux (Gironde).
de la Boëtie, à
Périgueux.
Mmos de VERNINAC
Jean ROUCHEYROLLES,
A, huissier audiencier,
i6> rue du Palais, à Périgueux.
SAINT-PAUL,
par Sorges (Dordogne).
A avoué, docteur en droit,
Bodin, à Périgueux.
marc VENTENAT, pharmacien, 3
maurice ROCHOUX, directeur de la Société
de
Lafayette, à
Périgueux.
REQUIER, maire de Castelnaud-Fayrac
(Dordogne), et 30, avenue Bertrand-de-Born,
Périgueux.
Le Baron
rue
de Bordeaux, à Périgueux.
Fernand
à
boulevard de
andré-pierre
Louis SIMON,
RÉGHÉERE,
13,
Périgueux.
REGANHAC, 6 bis, boulevard
45, rue Limogeanne, à Périgueux.
21,
SAUMANDE, député,
henri SEMPÉ,
Pereire, à Paris.
Louis-Paul
SARAZANAS, avocat,
Cordeliers, à Excideuil
(Dordogne).
Le Comte Henri
georges
19,
Gérard RAYNAUD, rue des
—
Vésone, à Périgueux.
Joseph PRADIER, 3, rue Arago, à Périgueux.
André PRUGENT.
MM. Georges
51
I, archiviste dépar¬
Péri¬
temental honoraire, 21, boulevard Lakanal, à
gueux.
52
—
-
MEMBRES DE LA SOCIÉTÉ DÉCÉDÉS
53 —
—
1900.
-
Abbé BOURZÈS.
Albéric DU PU Y.
Gabriel COMBET.
1888.
—
Docteur USSEL.
1889.
—
CLUZEAU.
1901.
—
1902.
—
TRANSON.
Baron Ernest
de
NERVAUX.
CROS-PUYMARTIN.
—
1892.
Prosper FOURNIER.
—
—
Michel HARDY.
Adolphe PASQUIER.
1903.
—
—
Jean BORIE.
François JEANNE.
—
1896.
—
GÉRARD.
de
ROUMEJOUX.
Louis-Augustin AUGUIN.
Louis OBIER.
1904.
—
Marquis de CHANTÈRAC.
Paul FAURE.
Fernand GILLES-LAGRANGE.
de DENUS.
André ROLLAND
1905.
—
Antoine FOUGEYROLLAS.
Gaston MALEVILLE.
Général Jules LIAN.
1895.
CLÉDAT.
Paul
Docteur ROUSSELOT-BEAULIEU.
Alfred BOUCHÉ.
1894.
LACROUS1LLE.
Veuve Eugène CATON.
Jules
Anatole
Lucien LACOMBE.
Michel ROUGIER.
1893.
de
Charles MORVAN.
Docteur Albert GAR.RIGAT.
1891.
Cyprien LACHAUD.
Docteur Armand
Mme LINARD.
1890.
—
Honoré
Comte G. du GARREAU.
SÉCRESTAT.
Adolphe TRUFFIER.
Théodore LEBOUCHER.
Paul GERVAISE.
Marquis de SAINTE-AULAIRE
Jean MAUMONT.
Jean MONRIBOT.
Ingénieur VERGNOL.
1906.
—
—
Auguste BUISSON.
Eugène PLANTÉ.
1908.
-
ROGER-BALLU.
Désiré BONNET.
1909.
—
Eugène GODARD.
Calixte LARGUERIE.
—
1899.
—
Charles BUTS.
Jules GERMAIN.
François GROJA.
Capitaine Antoine RILHAC-
Paud-Édouard DELSUC.
Jean DONGREIL.
Docteur Jean de LACROUSILLE.
Albert MONTET.
Édouard REQUIER.
Gaston de MONTARDY.
Marc FAYOLLE-LUSSAC.
LACROUSILLE.
—
Eugène CATON.
1898.
de
1907.
Paul-Émile BARRET.
1897.
Auguste DORSON.
Ernest
1910.
—
Ludovic GAILLARD.
Albin LABROUSSE.
Eugène ROUGIER.
Maurice ROUGIER.
1911.
—
Jean RÉGNIER.
r-
1912.
—
54 —
Jacques CARRÉ.
Marquise de SANZILLON.
Jean TARRIER.
1913.
—
1914.
—
Gustave DOSE.
Dominique JOUCLA.
Ferrèol LASSAIGNE.
[ BTBUiO T Hto
DE LA
VILl.
[CZ PÉHGLL
