FRB243226101_P2-447_1791_002.pdf

FRB243226101_P2-447_1791_002.pdf

Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
fo.2.

JOURNAL PATRIÔT1QUË
du

DE

département

LA

D O R D O G N Ê>

D'u Diniariehe 16

janvier ïjyïi

Liberté & Vérités

-Avis

des

■Redaiïeúrsi

ffï

%.y E journal ne paraîtra à Vavenir que le âirfLánóhè J

d'âpres le vœu de la majeure partie de nos abonnés*
ìís nous ont d-ennè pôúr raison que t'ê 'còìírrîèr dû di*>
manche étant toujours moins intéressant, ils auront pltis
ííe iêms a donner cejcur là àù journal du clépàrlerneiìi
.

A RÍÎCLÊ

MÈMÌÊÏL

^Administration dû département
Qiiaìid oii a beáiicòup à dire ~9 on regrèttê
é'efrë obligé dé se renfermer dáns des Mknes
étroites. Le cìeíir qué nous ávoris annoncé ái
fáirë cònhoîtré Us opérations du Conseil du dé»

parlement est difficile à concilier
avec le

pi¬

quant de la nouveauté & la
nécessité de se
mettre au niveau

des opérations du
directoire»
Ces considérations
senties par la

lecteurs, les a porté à nous
vaïl du conseil

plupart de nos

observeraque le tra-

ayant été soumis aux

puissances

législatives & exécutrices il nous fera facile
de
,

remplir nos engagemens à mesure
rentes

qe ses diffé¬

délibérations seront re'jettées ou

& que l'exécution

en fera

admises,

ordonnée*

D'autre part, les

difficultés qui ont retar¬
publication de ce journal
qui devoir paroître au moment où
les administrations
ont
,

dé la

commencé à se mettre

en

activité , nous ont

mis trop en arrière
,
pour remplir en entier le

plan que nous nous sommes
avant
1

proposés. Mais

d'abandonner les opérations du

conseil

général, nous ne pouvons nous refuser
rendre le tribut

d'éloges qu'il mérité pour fa

proclamation du 14 décembre
à la

à Im

dernier relative

perception des impôts directs &

C'est une vérité

indirects»

qui ne peut être désavouée

;

t}\rè c'eìuì qui

jfe soustrait àu paîeûieht de Vìfà*

Jpót commet un vol au préjudice de ses côncitoyens. II n'est pas inoins sensible
que l'é sàìtìfc
tse l'étàt
dépend de l'exactitude dah's le recoud
vrement des
impôts

qui font le gage dé là det'tè
publique. Cependant avec quelìè
peine le boft
tuo'yen envisage les efforts
multipliés de là plu¬

part des contribuables
póur se soustraire à utìè
dette ausil
légitime? C'est en vain qu'il fait par¬

ler le

langage du patriotisme , c'est én vain
qu'îj,
íèpréfente i'atteiiitê qu'une pareille
sòustractiori
porte à régàiité' des droits,
i'égôisme ^ riiltérêt
pat tic u lier
cherchant à étouffer ìà
?

voix de la raisin
7 triomphent

toujours de l'à«

des devoirs & des
invitations de la
pá*
kriê h. dè la Ion
tîionr

Des administrateurs

pleins de izeîë sofft àîofg

obligés d'employer leitr autorité à Prévenir lësx
abus

qui resulteroient d'un pareil oubli dêprincipes, & d'exher îa surveillance des admb
histrations qui leur sont
subordonnées; Là iíìáhtère dont rassemblée administrative du

êéM»

4
îement

de la Dordogne a rempli cette obliga¬

tion est bien propre à lui concilier l'estiifie & la

bienveillance de ses administrés, à

lui obtenir

leur confiance. Sa proclamation , en

dévelop¬

pant avec force les principes ci-d'eflus rappelles 9

sollicitations. C'est
le langage d'un pere tendre qui n'emploie au¬
près de ses enfans que des considérations inspi¬
rées par le sentiment & la raison.
est remplie des plus vives

Cette proclamation a dû.être publiée
toutes

dans

les paroisses du département & lue aux

prônes. Les officiers municipaux & les curés,
qui en auroient soustrait la connoissance à leur
commune & à leurs paroissiens, íeroienr infini¬
coupables & auroient violé leurs devoirs.
Le directoire du département de la Dordo¬

ment

gne , vient

de publier son procès-verbal fur ce

qui s'est passé le trois de ce mois, au matin, à
l'occasion de installation des juges du tribunal
du district de

Périgueux,

Ce procès-verbal porte une improbation des

entimens & des principes exprimés par le com¬
missaire du roi au tribunal du district
dans le discours qu'il a prononcé,

de PérîgJ

lofs de l'inu

tallation de ce tribunal.
La

publication qu'a reçue ce procès-verbal j

par la voie de

l'impreffion , nous dispense d'en,

faire l'analyfe, mais
ne

»

pas rappeller ce

notre cœur souffriroit de

passage à nos concitoyens ;

il importe que tous les citoyens de cette ville

apprennent, que le directoire du

dépatement

n'aura, jusqu'au dernier soupir, qu'un cœur &

qu'un vœu pour cette heureuse constitution ,
qu'il défendra toujours avec tout le courage &
la force dont il est capable. »
Sans doute que ceux qui ont lu cette

profes¬

sion de foi se sont empressés d'y applaudir & de

bénir les administrateurs qui l'ont souscrite.
noms des

des

Dalby, des Coudérty des Galaup,

Beaupuy ont été proclamés avec enthou¬

siasme ;

le patriotisme a sourri en les entendant

fait remarquer que
patriotes n'étòient pas les seuls administra-

prononcer ; mais il leur ont
ces

Les

6
<ei$r-s qui ont entendu le discours du
commît

faire du roi. En effet le sieur

procureur-généfàl-ïfyndic & le sieur Chilìaud ont aussi assisté
à ^installation du tribunal du district de Péri
ï\s ont aussi entendu ce

g.

discours, avec cette*

différence cependant, que le

procureur-généra!-,
syndic l'a hautement improuvé , Sc qu'il a été
contraire applaudi par

le sieur ChiUáud.
M^is on n'ignore pas l'amitié qui subsiste

depuis
long-tems entre \e premier & le commissaire
du roi, & o.n est persuadé
que s'il n'a pris au¬
cune part

à la délibération du directoire du dé-,

yartçmenr , c'est un sacrifice que son. patriotìsi
M6 a été forcé de faire a une amitié sonisiée

par

d^Mcie.nnes liaison^ & par les seatimens d'esti-.
VS que

les talens & le mérite du sieur mandavy

font propres,

à inspirer*

Quant aux applaudiffernens du sieur ChiU

kud., ils, ont pu également être donnés, aux
païens , comme aux, sentirnens exprimés dan,s ce

âMrs..

DWMS. ojx doct respecter U liberté

des opinions.

Les regrets du commissaire fur la

destruction d'un

corps dont il

dans lequel il s'étoit

ëtoît membre &

distingué par des qualités

précieuses, pouvoient rappeller au sieur Chillaud Un

parallelle propre à captiver toute son

attention ,

à exciter de douloureux souvenirs,

& à lui faire donner des

éloges à celui qui les a

présenté avec un art capable de séduire. Si la
destruction des parlemens & des
aides

dû être sensible

a

aux

cours

des

membres de

ces

celle des présidiaux ne doit pas moins

cours,

affecta un exconfeiller des cours présidiate &
sénéchale de Périgueux. Même antiquité dans
la création ,

même objet dans les fonctions ,

même exercice de la souveraineté, mêmes

pré¬

tentions pour les honneurs , pour la
préséance.
II faudroit être bien

difficile, quand on réflé¬

chit fur la perte de tant d'avantages,
ver
~

mauvais que

'
.

!..

pour trou¬

celui qui en étoit revêtu ait
'

.

...

..

.

:

-

,J

■.

applaudi à la manifestation des regrets que
cette

perte occasionne. On doit donc pardon-

8
cx

un

rnagîfl;rat de l'auden régime d'êere

affecte de voir disparaître

toat-à-coup la con¬

sidération qu'U avoit acquise par la place

qu'/

devoir à sa fortune.
A

R

T,

Tribunaux de

I í I.

dijlrici.

Ces directoires sont maintenant

fort occu-*

Dés à régler le traitement du clergé de leurs

plaisir
tous les ecclésiastiques qui se sont présentés à
son bureau & principalement M M. les curés,
remplis de soumission pour les décrets de Yas-

districts: celui de Périgueux a vu axec

,

semblée nationale & disposés à donner l'exem"

pie de Inexécution de la loi à tous les fidèles
confiés à leurs foins. Avec de pareils princi¬

de la religion sont sucs
d'obtenir de leurs paroissiens autant de respect

pes, les ministres utiles

à de confiance que les prêtres insensés qui cher-

chent à allumer les torches du fanatisme , pour

soutenst leur résistance déplacée contre la vo¬
lonté des législateurs,

méritent d'êtreabhor*

Depuis quand la religion chrétienne a-t«
elle cessé d'enseigner l'obéissance aux loix? de¬
rés.

puis quand ce que régisse a reconnu pendant

près de neuf siècles pour dépendre de la puislance temporelle est il passé dans l'apanage des
clefs de St Pierre ? Prêtres ambitieux veuillez

vivez dans un
siècle où les lumières & la ration éclairent la
donc faire attention que vous

foi ; alors vous vous épargnerez des discours &C

qui n'ont d'autre fruit que de
vous couvrir de honte & de mépris.

des démarches

Les membres du directoire du district de Pé-

rigueux ayant assisté à la cérémonie de l'iostalla'tion des juges de son tribunal, ils ont cru de¬
voir

ausiì manifester leiir opinion fur le discours

commissaire du roi a
prononcé dans cette circonstance. Après avoir
établi que tout ce qui tend à affoiblir le respect

que le sieur Mandavy ,

& la confiance dus aux décrets de

l'assemblée

nationale est criminel & repréhensible ;
clarent qu'ils ont été
tout çe

ils dé¬

péniblement affectés de

qu'ils ont entendu dire de semblable

ÎÔ

par ce fonctionnaire public , qu'ils improuvent
son discours & ses opinions, &
seivîimens à

cet

pour que leurs

égard soient connus de leurs

concitoyens , ils ont arrêté que leur délibéra¬
tion seroit imprimée &:

publiée. Cette délibé¬

ration est du ej. de ce mois.
ART

I

Tribunaux de
Nous allons satisfaire à
avons

nie

I

I.

dìflricls.

rengagement que nous

pris de donner les détails de la cérémo¬

qui a eu lieu pour l'instáTlation des juges du

tribunal du district de Périgueux.
Cette cérémonie fut annoncée dès la veille

par le son des cloches, une salve d'artillerie 6c
les tambours de la
garde

Le

nationale.

jour qu'elle s'est faite , les gardes natio¬

nales prirent

les armes & se rangèrent en ba¬

taille sur la

place du Codert, devant la mai¬

son commune. Le conseil de la

les officiers

commune

§c

municipaux s'étant assemblés on vit
dépar-

Arriver successivement les directoires du

s î

itmmt & d'u district 9

ainsi que îçs nouveau^

Tous les corps se mirent en marche dans

juges.

Fordre & le rang

assignés par les décrets, pous
se rendre à l'église paroissiale dé St front : ils.
écoient accompagnés par la
-armes ,

marchant fur deux lignes.,

La meffe fut célébrée
-son

garde nationale en

par le sieur Boucherie

aumônier, pendant laquelle sà musique

réunie à celle de

Féglife cathédrale, chantèrent;

& exécutèrent plusieurs morceaux de musique*
Ensuite on fe remit en marche dans le même,
ordre pour fe rendre au

palais. Entrés dans Pm~

térieur du parquet, & les membres du conseil

général de la commune s'érant placés fur les
hauts sièges 9 le sieur Germìllac

cipal

,

officier muni¬

sit un discours rempli des témoignages

5

du patriotisme de tous les membres de la comnie

,

dans lequel il offrit au peuple Pefpqir

consolant de

trouver

dans les

juges cfe son

ch.Qix 5 les protecteurs du foible & les
4e. rinnacence

vengeurs

opprimée* Lçs sieurs P. E. Pi-



Ï1

paud St Degìane, membres du conseil de la
commune, firent aussi successivement chacun
un discours dans le même objet.
Après quoi
ies juges ayant prêté le ferment prescrit par les

décrets, les membres du conseil général de
commune

font descendus dans le parquet 9

ont Installé les

juges , & au nom du peuple ont

la

prêté le serment de porter au tribunal & à ses
jugetnens le respect St l'obéissance que tout
citoyen doit à la loi St à ses ministres.
MM La'faux & Lamarque
nal ont

juges du tribu¬

parlé pour doner de nouvelles prêta- >

patriotisme , de leur zélé & de leur
dévouement absolu aux pénibles St honorables

ves de leur

travaux

qui leurs sont imposés.

Le tribunal a reçu

ensuite le serment du

Sf

Mandavy commissaire du roi qui a prononcé
aussi un très-long discours c après lequel on
est révenn à la paroisse , où l'on a chanté
le Te Deum

& donné la bénédiction du

$t Sacrement ; cette

cérémonie a été terrai-

5Z

née

bruit du canon ; des tambours & cfe

au

musique militaire.

ia

Tous les discours

constance

ont

pononcés dans cette cir¬

perdu de l'attention dont iîs

étoienr dignes par celle que s'est attirée celui
du sieur Mendavy ; en mëme-tems

qu'il excitoiì des éloges par l'élégance, la pureté de
on
style, il faifoít naître dans le cœur de
tous les bons citoyens des sensations pénibles
fatigantes. Ils n'ont pu entendre fans érnotout ce qu'il a dit hors
de propos fur
es anciens
corps de magistrature & fur les

St

ion

tribunaux. Nous ne repéterons pas

louveaux

ci ce que l'on peut
les directoires du

le

Périgueux, ainsi que dans les procès-ver,,

jaux

ì

lire dans les délibérations
département & du district:

des séances de la société des amis ds

constitution ,

elles ont été imprimées &c

endues

publiques. Elles font trop connues

our

ne

pas en rendre

dais

nous

la répétition fastidieuse

sieur Mandavy
u'ait pas pris le même parti dç publiçr son
regrettons que le

ètcoms, c eô alors qu'il eut ferme là boudiê
à ses ennemis

qu'il prétend avoir seuls excité

de la rumeur contre
ïons

ce

fi ce magistrat a

saisons

discours. Nous igné-

des ennemis, nous qui

prose'filon de IVstitner

,

qui osons aso

foret* que nous sommes au fit inacceíîi-bles à
S inimitié

qu'à lWvie

devoir partager

,

nous croyons cependant

Popinion de

ceux

qui í'ont

blessé, nous îe disons hautement parce quê
stous

sommes persuadés que l'on peut,
què

Fon doit même blâmer tes opinions dé ceux
que l'on

estimé, lorsqu'elles font blâmables.

C'est une vérité incontestable que cet étran¬
ge discours a
md
a

fait îa même sensation sor tout

auditoire nombreux ; le fíeut Maírdavy

prétendu qu'il

ne

PaVoit communiqué à

personne avant de le prononcer. Ses amis ont
assuré qu'il n'en n'avoient pas dev connoissaríce ;

comment

est il donc possible de conve¬

nir ávec son auteur, qu'il est

livré à la fureur

d'une cabale i

Non, qu'il confesse plutôt avec cette fratf*

chife de caractère
avec

qui l'honore , qu'il vok

peine rétablissement d'une constitution

qui renverse un ordre de chose dans
il se

lequeî

persuadoit de tenir un rang, d'avoir ac¬

quis une élévation qu'il craint de ne
server dans

un nouveau

pas con¬

régime ! alors nous

lui observerons ce
que fa modestie ne lui
met

pas

per¬

de remarquer ; c'est que cette crainte

peut être bien fondée pour un grand nombre
d'individus ; mais lui
qui devoit
la" considération dont
des taîens ,

il

encore

plus

a

toujours joui, à
à des vertus, à un mérite énst"

pent, qu'à

la fortune à à sa
place, doit êtr«
assuré que dans tous les
tenis il jouira
nement

de tous les

plei¬

avantages qu'il peut en

attendre- Plus son mérite
notre cœur
,
>

fera

d'impreffion sur

plus nous regreterons qu'il ne

veuille

pas

tution

qui n'accorde de places & de
distinc¬

apprécier dignement une consti¬

tions qu a céux
qui comme lui ©nt su s'en
rendre dignes.
Voici un nouveau fait

qui prouvç qim le

56

au cours dt
ïa nouvelle constitution. II exige que les
huissiers aillent le chercher dans son bureau

íìeur Mafidavy n'est pas estcôrê

le conduire à l'auclience & le retoiU'

pour

prétention

après qu'il y a a/siste* Cette
fîuît de la vanité & de ^ostentation des má.

duire

gîstrats des ci-devant cours

souveraines'* n'est

de l'ancien régime
& encore moins par la nouvelle constitution ,

autorisée pat aucune loi

^instruction donnée au*
commissaires du rbi.-Quand nous habituerons
donc à la simplicité & à la popularité
qui doit accompagner des juges à à dédaigner
tout éclat extérieur» Le président de PAíTemblée nationale monté fur le fauteuil íans être
annoncé, fans être précédé, ni suivi par de3
huissiers ; c'est cependant le chef d'une asseirt
Mée son ver aine & de législateurs. Loui IX ,
assis fous un chêne, rendant la justice au
peuple & écoutant fans distinction le premier
eclamant, étoit aussi grand , auflî respectable
Cyeux de ce peuple qu'il gouvetnoit $
&

pas

nous

*ux

même pat

17

qu'un premier président,

ou un procureur

général des ci-devant parlements.
ART.

Nous

1

V.

Juges

DE

PAIX.

donnerons

cet

article à l'ordinaire

R

T.

prochain.
A

V.

Municipalités.
Les Municipalités vont être

occupées d'un

grand travail, la répartition de l'impot. Les
décîets tur la contribution foncière font publiés.

l'assemblée nationale travaille à une instruc¬

tion, pour en faciliter ['exécution; mais elle

suppose de premières notion* & des éclaircifsemens que nous nous proposons de donner ici

successivement, en analysant cette instruction.
Ce travail nous a paru nécessaire, car on écrit
le devoir des magistrats autant pour ceux qui
leur sont soumis que pour eux.

payent
celui

Si ceux qui

('impôt savent bien ce que doit fair&

qui rétablit > alors il n'y aura rien d'ar-

i8

Bitraire dans les ordres & rien de
forcé dans

l'execution.
A compter c!u
premier janvier 1791 , une
contribution foncière fera établie &

répartie

par égalité proportionnelle

.

fur toutes les pro¬

priétés foncières , à raison de leur revenu net
& imposable.
Voici ce qne signifient tous ces termes:
On entend par

propriétés foncières

feulement les terres labourables

,

,

non

les prés, les

vignes, les bois, les étangs , les jardins ; mais
auísi les maisons

qui ont toujours participé aux

impôts fonciers.
^

Tout propriétaire payera
'

J.-"

,

pour

son fonds,

;; ; -

suivant la valeunde ce fonds, de manière

que ,

lorsqu'un particulier dans une paroisse aura des
fonds qui fourniront un dixième de leur reve¬
nu

,

tous ceux qui posséderont des fonds de la

même nature,

doivent auísi paver le dixième :

voila ce que signifie f
égalité proportionnelle.1

Cette égalité se

rapporte m fonds ôc non à la

?9

p&rfônhë. Pauvre ou riche, ìè pf oprîéíaïrè tíê'
paye que suivant le

revenu

c'est ëlíe & non
pâs lui

dé sa

propriété»

qui contribue» De là

Vient le ndm de contribution
foncière»
On appelle

pròdruit brur ^ lá totalité de ce
qu'un champ a rendu fa récolte

entière, rë-,

5

tirez en ìe§ fraix de culture

^

,

les semences là
,

dépense dé îá récòltë ; én un mot, tout ce qu'il
ën a

coiité poiir faire valoir le

restera est le

champ ; ce qui

revënu iiet;

Rhhn le revenu

d'après lequel îe chaífip

doit contribuer , tfést

point celui d'une séulè

jartnéë ; c'est íë revenu ordinaire
Pour former cé

revenu,

€e qUe cëtté terre a
áns

en

revenu net;

ou

moyeti*

il faùt compter tout

rapporté pendant quinze
diviser le tout en quinze

pàrtiës égales ; cë quinzième est l'année còitì-»
ttìunë ,
.

lé revenu imposable du champ.

Jusquici, les biens- fonds furent'chaînés cíê

plusieurs sortes de contributions, dont la diyetsite embaraíToit àtourm ení o it
ìì

e

v

siri'â í i è r ë ííië n
,

/

*

-J

contribuable § & surtout lé ëulïivafëufi


contribution foncière fera désormais la feule
dont les terres

soient chargées : elle fera donc

moins conteuse à percevoir. Chacun verra

fans

peine si elle est repartie également. Elie fera

plus légère dans fa marche & plus douce dans
fa forme.
La suite à

Vordinaire prochain.
ART.

VI.

Société des amis de la constitution.

ville
instruit le directoire du département de la
folie d'un curé de son voisinage,( Char^pagnac de Belair ) qui s'est permis de prêcher
contre les décrets de l'affemblée nationale. On'
Brantôme. La société établie dans cette

a

présumer que dans cette circ6ns
tance
comme dans toute autre, nos a^mi
nistrateurs nous donneront des preuves d«
leur attachement à la constitution & qu'ils

a

lieu de
,

prendront des mesures pour mettre ce prêtre
fanatique á un régime propre à le guérir de
fa folie.

A

missionnaire a été dénonjcé à la société' des amis de la constitution à
M. V.... ancien

21

Périgueux , pour tenir des propos à-peu près
semblables aux prônes du curé-archiprêtre de

est

Champagnac ; mais son grand âge
une
excuse de la foiblesse de sa raison, & on a
que le

cru

délire de l'enfance ne devoir pas

regardé comme un crime.
Cette société s'est occupée du discours de

être

qui dictent ses
jugements, lui ont fait mettre une marche
dans ses délibérations
dont ce fonctionnaire
public ne peut que se louer, ce n'est qu'après
^fiVne discution continuée pendant quatre séan¬
qu'elle a manifesté son opinion fur
discours qu'elle a improuvé. Comme son
procès-verbal est imprimé, & que d'ailleurs
nous nous sommes fait une loi de ne rendre
i'
t'
' • . -,
compte des opérations de ces sociétés que,
d'aprês les extraits qu'elles nous fourniront 5
nous nous abstiendrons
dç plus amples re»
Mandavy. Les principes

M.

,

ces

ce

^

'

flexions.

Eve'nemens.

trois laboureurs étant ve¬
nus visiter leur ci-devant seigneur 6t acquitP... en périgord ,

11

ter. îeurs redevances, il les fit
Sur la fin du
.

repas , il dit à

mettre à fa

un.

de ses

table,

dpmes-

tiques d'apporter du du Tiers, état ; c'est de
î'eau-de-vie qu'il appelpit ainsi : vous

son, répondit un des

avez

rai,

laboureurs, c'est la li¬

queur qui a le. plus de force &
d'esprit,

NECROLOGIE,
Le 3

Jauvier 1791 est mort & a été en,

terré fieur Jeau Bonneau
,
viers St ancien officier

citoyen de Thi-=
municipal, né en 1694 >

citoyen fut président né de l'astemblée
primaire du canton de Thiviers, St son fils
ce

scrutateur

çomme

H

plus ancien d'agç. II fè

maria en 1720, fa femme vit

âgée de
A

ans , a eu

71 an§> ù

tre

encore

& est

vingt erífahs son ains
,

brue 72, en forte que ces

citoyens font ensemble 331 ans accom¬

plis. La veuve du sieur Bbnnéau est encore
pliante y &
nes

que

ce

n'est que depuis

cinq semai¬
le défunt est tombé malade, qifii

Ont cefle.de fe rendre tous deux
tous

les jours

4. la prçmiere Qjeffe. La veuve Bsennçau coa*

2?
serve

encore

tout

son bon sens, & ce n'est

depuis deux oii trois ans que le défunt

que

avoit un peu perdu

& étoit tombé dans'une

jalousie affreuse contre sa veuve , au point
quelque sois à l'excéder, fi son
fils ou fa brue n'en avoient empêche , tandis
de se porter

côté il courrisoit toutes les
voisines
& même leur faiíoit des proposi¬
tions qui n'étoient pas de son âge. La muni*
cipalité & le conseil de la commune de Thique d'un autre
,

iies ont été demander aux parens de ce véné¬

rable vieillard, la permission de le faire inhumer,
à leurs frais. Ils ont assisté

corps à íes

funé¬

railles , de même que la garde nationale ;

cha <

que

en

municipal avoit un cierge à la main , &C

Pont fait

enterrer

dans le

cœur

de

l'église »

près de leur banc. Signé SUDRIE, pr. de la c.
Serment de M. prêtre Blonde£
ïe soussigné

\

Jean-Baptiste-Charles Blondez*

prêtre du diocese de Paris, âgé de soixante-

24

cinq ans trois mois, après avoir prête pu¬
bliquement & particulièrement le ferment ci¬
vique fur l'autel de la patrie, le jour de la
,

fédération , en présence des officiers munici¬

citoyen ; je viens aujourd'hui
qualité d'ecclésiastique ci-devant chanoine

paux, comme
en

,

de la cathédrale , prononcer, avec une foumission

absolue, le nouveau serment, dans

les termes rigoureux & précis marqués 6c or¬
donnés par le décret du 27 nov. dernier,
fans la moindre restriction mentale ; étant con¬

vaincu, après le plus sérieux examen, que
la nouvelle constitution du
clergé n'est nulle¬
ment

incompatible avec les principes du ca»

tholicisme : en foi de quoi,

je dépose le pré¬
présence de M
pour être transcrit sur les regîtres & m'en être
donné acte, ainsi que du paiement de ma
contribution patriotique que j'ai acquitté d'a¬
sent écrit sur le bureau , en

vance ,

dès le premier instant qu'elle a été a m

noncée. fait à Périgueux , le 10 janvier
-

"

5—

P L O N D E z, prêtre.
.

1791.

*5
Je prie M.

du journal de

Berger, rédacteur & Imprimeur
Périgueux de vouloir insérer dans

son premier n°, le serment
a

été fait par M.

avec

mes

la

que je lui envoie qui

Blondez, ci-devant chanoine,

prière que je lui fais ici qui témoigne à

concitoyens le plaisir que j'ai de rendre pu¬

blics les principes de ce
digne prêtre,

.

C H R E l I E N.

Ajsemble'e nationale.
Le premier janvier
rendu compte

17p r ,

le président H

de la députation qui avoit été

chez'le roi & des discours
prononcés. On a
ensuite rendu

quelques décrets sur Porare du

ravail.
Le

2 ,

le serment

cédure par
Le z ,

plusieurs ecclésiastiques ont prêté
prescrit. Série de décrets fur la pro¬
juré*.

discútion sur quelques articles de la

procédure par jurés. Décrété que le délai ac¬
WUW

cordé aux membres de rassemblée

ecclésiafli-

26-

que,

fonctionnaires publics, expire le lende¬

main.

M. Emery a été élu président ; les
membres de rassemblée
prêtres & évêques
Le 4 ,

,

interpellés de prêter le ferment, 80 curés & 30
évêques ont refusés: voilà 80 cures & 30
évêchés vacquants.
Le 5 , diícuflipn fur la

procédure par jurés.

Le 6 , on a lu l'adresse de plusieurs curés qui

adhèrent aux déctets fur la constitution civile
du clergé. Dignes pasteurs,

c'est vous qui mé¬

ritez d'être astis fur les sièges épiscopaux ,

dés¬

honorés par l'ambition , l'avarice & Fincivifme.

Décrets fur les messagerrés-& la marine,.
Le 7 , décrété que
ces des

relativement aux vacan¬

évêchés qui pourront

avoir lieu , tout

Français, prêtre , curé de cinq ans , fera éligible &c. Décrets fur la gendarmerie nationale,
,

formation d'un nouvel ordre , &c.
C'est la maréchaussée à qui l'on vient de

changer son ancien nom. Ce corps antique , la
terreur des

brigands, mais en même temps un

â7
des

suppôts du despotisme

beioin d etre

dre , ce

avoit réellement

reconstitué. Puiffe ce nouvel

changement de nom

ou

pour mieux

une

foule de têtes

,

or¬

bien organiser »

dire, redonner le bon sens à

prévôtales, sous-prévôtales

& inférieures
, chez
a

,

qni le virus aristocratique

attaqué fortement le cerveau.
Le 8 ,

rapport fur le droit du timbre
qu'ost
se propose d'établir
sur lés actes publics.

Nouvelles du jour,
§ Dans la ville de P érigueux, comme dans
bien d'autres.endroits, en stseipe tçmps

que le

patriotisme fait des progrès, les isçariotes font
tous leurs efforts

pour sémer la division & occa¬

sionner des troubles , tâcher de diviser les
ci-'

toyens &t la garde nationale , tromper le peu-?

pie soudoyer les intriguants, tout est mis en
,

usage , mais ils travaillent en vain. Ils avoiefit
fondé tout leur espoir fur les sentimens

anti-ei-

viquçs qu'ils avoìent cru remarquer, chez cet>

2.8
íains membres de notre
Mais

cavalerie nationale.

vain espoir, cette troupe

qui vient d'ar¬

membre qui se trou»
veroit inscrit sur la liste du club aristocratique

rêter de renvoyer tout

qui devoit se former, & de se prétenter en
corps

polir se faire recevoir au club

des pa¬

triotes.

H La société patriotique de la ville de Conclé sur noireau se réunit dernièrement au lieu
ordinaire de ses séances, & parmi les discus¬

agitées , il fur question des
duels. 11 ne fut pas difficile au mem bre de cette

sions qui y furent

parole, de démontrer
que le duel avoit pris naissance dans des tems

société qui portoit la

malheureux qu'il se
fût propagé jusqu'à ce moment parmi nous.
La postérité n'oubliera pas que la société
patriotique de Condé nous a donne 1 exemple
de la manière dont on peut abolir les duels &
les anciens préjugés qui en résultent. Cette so¬
ciété a pris le parti d'inviter la municipalité ,

barbares, qu'il étoit bien

29

nationale & tous ses concitoyens , â
se raflembler à la place d'armes de la ville. Ce

la garde

sur dimanche douze

Décembre

9

que

tous

ces

habitans animés du méme désir de proscrire

au

moins de leur ville , cette atroce & barbare

frénésie des duels se rendirent à cette place.
,

On prononça un discours

analogue au sujet, &

de suite les officiers de la garde nationale ju¬

& tous les citoyenssoldats à leurs officiers ; « de ne verser leur sang

rèrent à

»

«

»

la municipalité ,

ennemis de J'état -, &. de ne
jamais ptopofer ni accepter directement ou

que contre les

indirectement aucun duel ».
Cette

tant

cérémonie à laquelle on donna au¬

d'éc'at, que les circonstances purent

le

termina par un procè-sverbal
qui la concernoit, & entr'autres choses con*
tenoit une entiere adhésion aux décrets de no¬

permettre , se

tre

auguste aréopage. Ce procès-verbal fut en

voyé sur-le-champ s l'assembiée nationale.
Puisse cet exemple que nous donne une pe$

te

viîîë dont on connoît d'aiiiëiirs lé patricì,

tifmé, & qui, dans tous les temps s a fourni a
l'état uri grand rìOmbre de militaires d'une bra¬
voure à toute épreuve,

se répandre & être imité

dâils toutes les villes du royaume,

'Nouvelles

etraiîgèrêí
O

De

Turiaï

íl eft arrivé ici i lin de ces jours, des éctiap-

£és de Lyon qui ont annoncé la nouvelle dé¬
couverte de la conspiration , nouvelle que plu*

fiéifts lettrés ont confirmée : elle a mis la cons¬
ternation dans lé

parti des princes $

qui ont

donné ordre dès le jetidi soif, de suspendre
tout achat de chevaux &

tous

les préparatifs

de départ pour lequel leurs bulletins étoiertt

prêts â la poste depuis une dixaine de jours ; iig
íi'attendoiént apparemment que

quelque in¬

dice favorable. La consternation est augmentée,'
dit-on ,

depuis ce matin par l'arrivée d'un M<

•d'áutíchàmp, qùi a'dit que le complot âvoit

3*

été également

découvert & déjoué à Aix & à

Marseille» II faut croire que ce premier mauvais

succès dégoûtera vos ennemis, outre qu'on as¬
sure que le roi a reçu une lettre du roi de
France & une auíïi de

l'empereur, pour les

faire désister de leurentreprise.
ont

Cependant ils

reçu de l'argent de Gênes ;on les dit déses¬

pérés de maniéré qu'ils ne peuventplus feflat,

ter de venir à bout de

Ce n'est pas à dire

leurs

premiers desteins.

qu'ils renoncent à vous

faire du mal, ni à tenter d'antres
moyens de
mettre votre

royaume en

cesse donc pas

combustion. Qu'on

de se tenir fur fes gardes, &

qu'on ne néglige point de réformer ces corps
où l'on

découvrira quelques membres gan¬

grenés.

Conservation des hipotke'ques.
Les scellés font encore fur

í'ancien greffej

Aussitôt qu'ils feront levés, nous continûron

3i
de donner les extraits des

contrats y

dgôosés,

dans l'ancien journal. Nous donnerons

comme

auffi ceux de

tous les

districts, lorsque leurs

greffes seront organisés.
Loix

enregijlrées.

donnerons la
liste des loix qui auront été enregitrées au di¬
A la fin de chaque mois, nous

rectoire du département.

Avis divers.
A Louer.

Une fort

jolie maison en cette

ville.
'

S'adreffer à m. Daurjac , Notaire.

Annonce.

fait savoir
tion

au

Le sieur

Dumontet, prêtre

public qu'il rravailie à l'éduca-

de la jeunesse , qu'en conséquence , il

reçoit des pensionnaires & des externes.
// demeure rue de Vharmonie , à Périgueux.
„O n prévient MM. les

Souscripteurs qu on peut s*abonnes

çhe{ tou* M Secrétaires des Districts du Département.