FRB243226101_P2-447_1791_003.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
A.
JOURNAL PATRIOTIQUE
DU
DE
DÉPARTEMENT
LA DORDOGNEi
Du Dimanche 2.3
janvier 1791.;
Liberté & Vérité.
article
premier.
Admhûfíraùon du département
Une lettre du comité ecclésiastique de rassem¬
blée nationale., est date du î6 décembre dernier®
«volt rassure les créanciers des chapitres d'hom¬
dûs à ces chapitres dévoient être perdus par les trésoriers
des distr'à juíqu'à ce qu'ils eussent justifié
qu'ils n'avoient point de dettes de corps &
du paiement de leur don patriotique.
Le département de la Dordogne attentif
mes, en décidant que les arrérages
^
& soigneux pour les intérêts des administrés -r
s?est empressé de faire parvenir cette décision
dans les districts , auffi-tôt qu'elle lui a
été en¬
voyée. En conséquence , le district de Péri-
délibération le 3 i du mois
de Décembre pour que son
procureur-syndic
gueux a pris une
fut tenu de notifier sans
délai, cette décision
du comité ecclésiastique , tant au receveur du
district
,
qu'aux membres cîu ci-devant chapi¬
& à Jeu r s fermiers , & ce , par avis
tré
fait"â fa
requête & envoyé à toutes les n- "
r/u:îpalités
nes
public,
pour
qu'elles le fissent lire aux prô¬
' & afficher»
Nous apprenons^que depuis cette
époque,
quelques membres des ci-devant chapitres par¬
courent
la campagne,
leurs confrères ; ils se
débiteurs Si
traitent
chargés du pouvoii de
présentent chez leurs
avec
eux
des
arrérages
qu'ils ont à prétendre. Ces démarches ont
inquiété, avec raison, les créanciers de ces
,
corps,.ainsi, que le public , parce que d'un côté
les nremiers se voient enlevèr leurs
gages ?'&
ì
Hue dê PaOtfêjk natiort
voït accroître fëfc
®6gágertiens est pendant tine
ressource pou*
les acquittes/Comme ón ne manque pas dé
repíoch'êr à la haine du stbUvéatt régime
persuade qu'il existe dans les àdfrunif»
trations 'des membres qui favorisent l'istexé®
toUt
se
On
itution de ìa décisiòn du comité ecclésiastique,
& qui cherchent pàr-LY à soulager leurs regrerâ
enfast's oU leufâ
de ne pouvoir plus faire leurs
&C. L®
foubçón tombe également fur les membres deS
directoires du district c'omme fur ceux du dé¬
partement. C'est pour prévenir les fausses cost*
jectures que nous stous emptessósts de 'publiet
Un arrêté pris à ce sujet par le directoire à
département le 4 de ce mois., >> lé directoire
du département, vu le mémoire des
pàréns, chanoines, pfi'étm, abbés,
,
"
»
émissaires du ci-devant chapitre , ouï
»
le procureur-générahsyndk , arrête
»
par
»
qu'il ferâ
le district de Périgueux , sureis , jusqU^à
âffi*
che de la décision àm comité eccléÊastiqiit
SXj
â
- - *'
» ce
►
sure®
u..
nouvel avis à ^impression envoi Sç
-
.
.
-
<
- --
^
-
4
}> signé Gassendi & Gerle; en date du 16
» cembre
»
dernier , envoyée au district
du même mois , qui semble
le 30
décider que les
arrérages dûs aux ckapitres d'hommes doi» vent être perçus par les trésoriers ».
Délibéré à Périgueux le 4 Janvier 1790,
administrateurs, composons le direc¬
toire du département de la Dordogne , lignés
à Toriginal
ainsi que le secretaire-général >
qui a collationné la présente expédition , si¬
gné Dufour.
par les
,
Cet arrêré donne lieu à quelques réflexions
refuser à rengagement
que nous avons contracté de relever les at¬
teintes portées aux formes constitutionnelles.
que nous ne pouvons
Nous sommes convaincus de la droiture des
intentions de nos administrateurs ; mais elles
doivent
toujours céder à la loi, parce que
les abus
ne
tions
s'introduisent que par les infrac¬
qu'elle reçoit,
fi le directoire du
nous n'examinerons pas
département de la Dordo¬
gne pouvoir prendre fur lui de surceoir à l'exé-
jgatión d'une décision générale, d'un des co«
mités de l'assemblée nationale rendue dans une
affaire si universelle , & qui touche à tant d'in¬
térêts , avant d'avoir fait Hart de ses réflexions
& de ses motifs à
ce
même comité. Aucun
décret n'ayant prononcé
fur un fait semblable
ne
devons pas hâter notre jugement
fur cette
conduite; mais le directoire du dé¬
nous
partement ne pou voit par
faire droit fur lé
mémoire des commissaires du ci-devant cha¬
pitre, fans avoir pris l'avis du directoire du
district. Cela est prescrit par la loi constitu¬
tionnelle de Torganifation des administrations ;
plusieurs départemens pour s'en être dispensés
ont vu
leurs arrêtés déclarés comme non ave¬
par
l'assemblée nationale. Les avis des
nus
directoires des districts n'ajoute nt pas toujours »
lumières & aux connoifl»
fances de ceux des départemens ; mais au moins
ils font souvent les garants de leur conduite,
& sur tout dans des circonstances critiques qui
à la vérité
,
aux
peuvent compromettre les intérêts des admi¬
nistrés.
Quelques personnes ont cru devoir fe plain-
6
d'çnlçvement & de pertes de papiers faits
cUns tes bureaux du directoire du départe*
pçnt. Nous assurons qu'il a
été , on ne peut
plus, iensible à cet inconvénient qu'il étoit
difficile d'éditer dans, les embarras attachés
SU5
èíabiisscmeus de bureau* &C qu'il a pr'^
tes mesures les pius seVères pour
Hue pareille
empêcher
choie arrive à Tavenir.
ART. II
Adminìjlration des dìjlrì'Bs,
Lettre
aux
rédacteurs,
MM. vous avez annoncé que vous publie¬
riez tes observations
qui vous íèroient envo¬
yées iur les opérations des corp administratifs. J'ai Fhonnèur de vous en adresser fur le
directoire du district de Périgueux pour
les¬
quelles je reclame une .plaee dans votre jourlisPj je compte trop fur votre exactitude s
templir vos engagernens pour craindre de les
voir rejetter.
Les administrations de district sont établies
*
pour la commodité des
; leurs limi¬
tés tzn tem une preuve ; chacun
de ceux qui
sont dans le cas d'avoir des affaires
font char¬
més de pouvoir les taire & retourner le
même
jour chez eux.
Plein de ceitc idée je me luis
tendu, il y a peu de jours, au dhectoiredu
,
district de
lîoit
ne
Férigueux. L'affaire qui m'y amepréfenroit pas de discussion , un a vis
pour la forme &
qui n'avoit besoin d aucun
éclaicissement pout
erre
donné, devoir renir
à peu de choses, en íorte
que ie partis de chez
moi avec l'efpoir d'âtre
priooptement expédie ^
& de pouvoir être de
re-our q
midi, ce qui
paríarçment. au íyme cKeccnomie que j'ai été forcé d'embrasser, j'arrivai
convenoit
de fort bonne heure dans ìe
b-yeDx^ je n'y
trouvai
m9 a m,usai en
personne
encore
,
je
tendant les administrateurs
à
considérer ce
qui étoic autour de moi. Leur distribution me
i
fit bien
augurer
de l'ordre- & de la célérité
des travaux. H s'écoula une demi heure a
van*
que je
visse venir quelqu'un, îl entra alors Un
des membres du directoire ,
je jugeai par la
place qu'il prit que ce toit celur auquel je de•vois m'adresser, Je ne me trompois pas j mais.
,
8
prétendît ne pouvoir m'expédier féal &
qu'il fallok attendre ses collègues ; ils arrivè¬
ì!
rent íucceffivement ,
je n'en fus pas plus avan¬
cé; la présence du procureur-syndic était né¬
cessaire, il doit être entendu fur toutes les
affaires, on me dit que son usage étoit de ne
fê rendre que
fur les dix heures. Je commen¬
tai alors à mal augurer de la célérité que
z^àttendois dans ^expédition de la mienne.
Ii arrive enfin & la difcution s'entame, mais
à peine avoit-on
commencé le rapport qu'il
fìurvint quelqu'un;
M. le procureur-íyndie fit
fes compliinens au nouvel arrivant, d'autres
à succédèrent ; mon affaire se perd de vue
pour
faire place à une conversation qui ne
qu'on entendit sonner l'heure
è midi. Je fus renvoyé à Y après dîné, & on
me prévint que les bureaux ssouvriroîenc à
cessa que parce
êeux heures. Je me rendis avec exactitude ,
cela fut inutile, M. le procureur-syndic ne vint
deux grandes heures après, encore fut-on
«Migé de le faire avertir deux ou trois fois de
que
à tendre»
Enfin il étoit fix heures du soir
lorsque mon affaire fut terminée.
nécessité que
La
j'avois dé coucher en
tandis que j'avois cru pouvoir retouriièr chez moi assez tôt pour y dîner, m'a mis uh
peu de mauvaise humeur contre les fonc- •
tiotinaires publics fur la maniéré dont ils ^ac¬
quittent de leurs emplois, kl m'a semblé que"
tant salariés parla nation, ils lui devóient au
moins 1'emploi du tems qu'ils lui ont voué
& qu'ils étoient tenus de remplir leurs heu"
res de bureau, j'en ai conféré avec
quelqu'autres personnes, qui comme moi, n'ont, pas
ville ,
été
édifiées de la perte du tems que
l'on
passe à attendre M. le procureur-syndic ; Ost
a
vu
aussi avec surprise que le travail, qui. à
l'infpection des bureaux, paroît divisé entrè,
chaque membre, soit fait en communr& de
maniéré que. les moindres affaires donnent lieu
aux
discutions les plus longues & les plus mi-,
nutieuses qui en
les prolongeant les rendent
fatigantes pour les administrés autant que pouri
les administrateurs.
10
Maurois encore
beaucoup de réflexions â
Vous faire la-deíïus ; mais je les reserve
les
vous
pour
communiquer après que je vous au-
tai rendu compte de
j'ai vu
ce que
rectoire du département, & à cet
vous demande une
di¬
effet, je
place dans votre prochain
Je fuis &c.
numéro.
au
M.
B.
C.
D.
M.
ExiDEUlW Tout le clergé de^ ce district,
fans
distinction, s'est empressé de prêter le
ferment prescrit prr.les décrets
qui établissent d'organisation civile du
témoignage que
clergé. C'est un
nous nous empressons de lui
rendre fur la demande de M, Pierre de Guilhtm ,
'
secrétaire du directoire du district.
M. le curé de St Sénat, district de
'
.
a
f
•
f
-
Périgueux
/
'vK, t, -C
été attaqué du même vertige que son con¬
frère, le curé de Çhampagnàc de Belair. II
refuse de prêter le serment
éxigé par
crets
dont on vient de
les dé¬
parler. Comme une
pareille conduite ne peut être inspirée ni par
la doctrine de Péglise,
ni par la raison ; on
présume qu'elle est Feffet d'une maladie coa-
ï ï
_
"
tagìeufe qu'on appelle la griper' épiscopale»
Mais on assure en même-tems que les direc¬
toires de département ôc
de district, ont de»
remedes infaillibles pour la cure
de cette ma¬
ladie. Notre département a été sollicité d'ad¬
ministrer
ce
remede
curé de Champa»
au
néglige ce soin, il est à craindre
que la contagion ne fasse pins de progrès. On
gnac ; s'il
répand déjà que les deux séminaires de périgueux en sont infectés,
cela est d'autant
plus fâcheux , .qu'elle peut affecter la tête de
leurs jeunes éleves. Nous prions «os adminis¬
trateurs
de vouloir bien faire attention à cet
avis.
À
R
T
I
Tribunaux de
I
I.
districts. '
Le tribunal du district de
Périgueux a tenu
fes premieres audiences lundi ,
17 de ce mois.
Le public y fut attiré par Pintérét
que lui
irifpiroit le sieur Larue, commandant de la
garde nationale du Chaqge & nommé, juge
ir
dèmaudoit son élargissement
tfe paix, qui
provisoire , comme étant détenu en vertu d'un
décret de prise-de-corps,
décerné contre lui
par le ci-devant prévôt, le
L'attachement de ce
sieur Bellevaux.
citoyen pour lâ nou¬
velle constitution & la confiance des habitans
de son canton,
qui l'avoient nommé leur
juge de paix, ont été les deux motifs du
procès criminel qui lui a été intenté & de la
privation de sa liberté. Le prétexte de l'accu»
sation faite par le procureur du roi de la pré¬
vôté est pris dans une de ces insurrections qui
ont eu lieu
pbur l'enlevement des girouettes.
On avoit été
surpris de voir que ce ministre
de la vindicte publique , n'eut été frappé que
de la conduite de la comimyie
tandis que plus de
du change,
la moitié du département
étoit tombé dans la même erreur, on ne con-
cevoit pas
pourquoi il avoit choisi le sieur
de préférence
à tant d'autrej citoyens, qui comme lui s'éLarue pour servir d'exemple ;
?z
toienívus forcés de marcher à la
têtedeleuf
commune pour assister à
l'enlevement des gi¬
rouettes
que
les habitans croyoient être au¬
torisés à faire ôter en exécution de la
loi; de
préférence encore à d'autres chefs dont la trou¬
pe s'étoit portée à des violences & à des excès
contre
les personnes &
qui étoient infiniment
plus coupables ; mais dès qu'on eut réfléchi
plusieurs des principaux habitans de la
paroisse du Change , font de ceux qui se
que
montrent
le plus ouvertement contraires à la
constitution, on a reconnu que le sieur Larue
étoit
une
des victimes que
loit immoler à fa
l'aristocratie vou«
vengeance.
Les dépositions des témoins entendus
tre
con¬
lui, confirment, qu'effectivement il s'est
transporté chez plusieurs particuliers a la tête
de la garde
nationale, mais on voit qu'en
même-tems, il n'a rien fait & s'est borné à
engager ceux chez
qui il avoit été conduits
à céder aux circonstances*
Ces particularités n'étoienfc
pas les feule!
affaire. Son clé*
Lenteur ìe fieur Jacques Pipaud , fit observer
que Pinformatioîi d a toit du mois de Mars der-.
mier ; que depuis le sieur Larûé avoït éré nom»
que l'on remarqua dans cette
,
me
éleíleur de son canton, député par la
garde nationale à la fédération générale, Sc
enfin élu juge de paix. 11 est difficile que des
auífi universels so
déterminent en faveur d'un criminel & d'u»
perturbateur du repos public.
suffrages auffi constans &
11 est vrai que lors
de cette derniere no¬
mination , il rencontra un
homme qui n'a
concurrent clans un
jamais su que mériter le mé¬
pris de ses concìroyens, St qui , quoiqu'il
n'eut pas le droit de vòter avec là cótnmunu du canton d'Antònne, n.à pas cfáint de
»'y donner en fpe£tacle , après avoir par*
courru inutilement un autrè Cantòn. Cet hom*
me ne
devoir pas réussir; mais il parvint, à
Val d*
de ['aristocratie, dont il a
touioursété
un des vîls
teurs qui
M
suppôts, à égarer un nombre d'éfeci
firent une protestation contre l'èlec-
tîon de leur
juge, fous prétexte qu'il n'étoit
pas
éligible. Cette protestation fut dénoncée
aux
corps
toutes
de
administratifs
,
&: accompagnée de
les calomnies
que son
nuire-
On
cru
ajouta les sollicitations : le
y
fieur Larue rencontra lui-même le
M- le
capables
prévôt chez
procureur-général-fyndic qui prenoit le
soin d'appreridre à ce magistrat, qu'il étoit dé¬
crété
d'ajournement personnel, & le fient
Larue
eut
occasion de
de raison au
reprocher avec, plus
prévôt, d'avoir refusé de donner
suite à une
plainte
qu'il lui avoit portée ÔC
entendre la
preuve.
Le
département ayant reconnu des illéga¬
lités dans la maniéré dont le
président & les
scrutateurs de rassemblée du canton
tonne avoient été
rations de
une
cette
d'An-
nommés, a cassé les opé¬
assemblée & en a ordonné
nouvelle j mais loin dé
préjuger contrç
16
le Là Larue,
il déclare au contraire qu'il
«st éligible, quoique décrété de prise-cìe-corps.
II est à remarquer qu'il étoit faux que ce
citoyen fut décrété d'ajournement personnel 9
ainsi que le prévôt Pavoit dit chez le prqcu*
retir-général-syndic ; mais îa vérité est , qu'il
donna
un
décret,de prise-de corps contre lui t
deux jours aprés cette conversation ; & comme
s'il devoit se permettre
de blesser toutes les
réglés , il ordonna à son
brigadier d'arrêter
ledit sieur Larue avant même qu'il eut décer¬
né son décret. Les
sieurs Chrétien & Ville-
fumade témoins de cette
en
profitèrent pour
violation de la loi
y
l'empêcher d'entrer en
prison.
Ce
ne
sont pas les seules vexations qu'il a
municipalités de son
canton s'étoient empressées de lui donner des
attestations capables d'attenuer les dépositions
des particuliers qui ont été entendus dans Pin*
formation dépositions d'autant plus suspec-
éprouvées. Toutes les
*
elles páròiîfbient intéreftses, Ces àttefè'rations ét oient jointes aux différens mémoires
îe's , qu
fourni aux corps administratifs*
Lorsque l'e sieur La rue les réclama pour ìels
mettre sous lés yeux de ses jugeas. L'e secré¬
taire'du département déclara qu'il ne les avoit
qu'il avoit
pas )
& attesta en mème-'t'ems que lê mêmé
homme' coáno pour
prétendre à la place dé
.juge de paix , étoit venu retirer plusieurs
pieces
relatives à cette affairé
public dé
le jugement quTí aítendoit né
Tant du faits ne peí meíròiêhfcpas átt
douter
que
fut favorable
ment
au
sieur LarUé y quôiqu'au mo¬
où coiuíttènqa
cêíYimeíit
toit sa
l'audsencè, on fit índé-
signifier une piece où on représett»
conduire comme celle d'un criminel
plus d'une fois
la sévérité de la justice. Cependant après une
délibération qui durá urié heure, les jugesliti
refuserenr son élargiffeitìéitt provisoire.
Ôn auroít dë là peiné à rendre la fenfatiotl que produisit ëe jugement : íá tërreur fit
endurci &
tjui avoit excité
18
place à l'indignation qui retentit bientôt d|
\
'
..
■
-
.
•
...
l'auditoire dans tous les cantons de la ville.
l
}
On avoit remarqué pendant les débats des!
opinions, le sieur Lamarque , l'un des juges!
que ses vertus & ses lumières rendent digne de la
confiance de ses
concitoyens , persister d'élar¬
gir le sieur Larue.
D'un autre côté le commissaire du Roi avoit
rv
'
*
•
a
cru
4
devoir faire
quelques réflexions fur la con¬
duite des sieurs Chrétien & Villefutnade
'
s'êtré opposés à I'arrestation
de la maréchaussée. Ces deux
I
4".
.1
1
-
.
•
•
:
pour
par le brigadier
citoyens deman-
derent à être
entendus, le dernier surtout,
«'unissant
au
courage du défenseur
heureux opprimé, ils
quer
du mal¬
parvinrent à faite remar¬
à ses juges leur erreur, & ceux-ci en
reformant leur premier jugement ont prouvé
que
des hommes justes, peuvent se tromper
mais qu'ils étoient
persuadés que leur devoir
& la vraie justice consistent à reparer ses erreurs.'
Dépositaires de l'honneur , de la fortune
& de la vie de
,
L
M . g DV
' i
vos
concitoyens; tant que
TP
vôús rie
penserez qu'à rendre la justice, que
vous ne
resterez point attachés à vos opinions K
hinsse idée cle bienséance & de di¬
gnité ne vous empêchera pas de revenir fur
& qu'une
v os
erreurs ;
soyez àfì'ufés de devenrr l'exem*
pie de tòuVÌes magistrats & d'acquérir l'amour
iâ confiSîíeé & la vénération du
lie ferez
le
public.' Voir
jamais plus grands à Tes yeux, que
jour où vous reformâtes votre propre ju¬
ge m en t !
R
A
J V G ES
îe que l'on
a
T.
DE
1
Và-
P A l K.
lu dans norre premier nu»
ir.éro^ de relatif à cetaiucle, nous a voit été
donné
par
M. F. Lamarque, juge do tribunal
de district de Périgueux , dans l'asstirance
qu'il
Voudra biê'rí cò'ntinuer à tra'iteTcè
nous
sujet : nous
garderons bien de le suppléèí , &: ilOUs
préférons de livrer nos lecteurs à Fattehte plu¬
tôt que de rOus hasarder à remplir une tâche OÙ
il5 réconnouroient bientôt tout notre désavan*
to
Ce vertueux littérateur vient de nous
faire paffer un article fur les tribunaux , que
nous sommes forcés cîe renvoyer à notre pro¬
chain numéro
parce que celui que l'on vient
de lire étoit déjà composé , & que les bornes
de notre journal ne nous ont pas permis de
rajouter. Nous les prions d'agréer nos excuses ,
frage.
,
&
nous
les prévenons que déformais les deux
articles, tribunaux & juges de paix , ne feront
plus qu'un article.
Art.
V.
Municipalités.
Pour remplir la tâche d'utilité que nous nous
continuer nos
observations fur la maniéré dont les municipa¬
lités doivent procéder à Paffiette de la nouvelle
sommes imposée, nous allons
contribution foncière. II faut pour cela qu'elles
connoissent leurs fonds & leur valeur. Pour
parvenir à acquérir cette cor.noissance, elles
partageront leur territoire en sections ou can»
tons-j chaque section ou çanton fera indiqué sur
21
particulier, de même
que le sont les tétiemertts. Ce tableau sera affi¬
au
par un nom
ché & publié au
Cela fait, le
prône.
conseil municipal, c'est-à-dire
nommeront des
commissaires : le coníeil-général de la com.
nommera aussi un pareil nombre. Ces
derniers pourront être pris parmi tous les ci¬
tous
les officiers municipaux ,
-mune en
propriétaires, même parmi les fermiers
& métayers ; 1a municipalité en fixera le nom¬
bre. On doit choisis de préférence ceux qui
connoisient îe mieux le territoire.
Ces commissaires réunis feront un état des
toyens
propriétés contenues dans chaque
section ou canton , avec le nom du proprié¬
taire. Ils y comprendront même les biens com¬
munaux s'il, en existe dans le territoire dè
différentes
ía
municipalité ; car chacun payant pour ce qu'il
principe
possédé en propre , le même
vetrt que
chacun paye aussi pour ce qu'il
en com¬
mun. On peut se servir, pour former cet état,
des anciens rôles, plans, terriers ÔC autres
possédé
2 2
"renseignements qui se trouve dans le pays. Ces
états sçront
déposés à la municipalité , pour que
chacun puisse en prendre connoiffance. Cette
publicité est le plus grand bienfait de ia constitu¬
tion; le citoyen doit en profiter ; les magis¬
trats eux-mêmes doivent
L'oeil du public est la
y appeller le citoyen.
fauve-garde de rhoimàe
public il le garantit de i'erreur
,
ïl le fauve même du
contre lui-même
,
de ia fraude ;
soupçon ; il le soucient
& contre les autres.
Quinze jours après certe vérification com¬
mune ,
de ía
chaque propriétaire fera au secrétaire
municipalité, une déclaration de ia na¬
ture & de l'étendue de fa
propriété 6n obíervam
de faire autant de déclaration
tions
dans
lesquelles
qu'il y a de sec¬
possédé
on
queîque
fonds.
Nous ne dirons
pas
doivent être stnçeres
,
que
ce
ces
déclarations
feroit injurier nos
concitoyens ; nous ne prêchons pas !a bonne,
mais nous la conseillons. Celui
qui
signeyoit un mensonge n'y gagneroit que la honte du
2?
démenti :
on va
voir qu'il ne
pourroit y
échapper.
La loi autorise les
officiers municipaux & les
commissaires'adj'oints a faire Un examen severe
de ces cieclaratious ;
ces
&.d'après ces connoiffan.
locales, ils pourront suppléer à celles
qui
été faites ; ils pourront même
rectifier les déclarations fausses ou inexactes.
n'auroient pas
font toutes éga¬
rement protégées, la contribution doit être
égale pour toutes. A faut assurer le revenu de
'a nation, & le service public. -Ce que nous
payons ne fuffiroit pas fi nos voisins ne payoienr
pas assez ; ce feroit de nouveaux privilèges, oa
comme nous l'avons déjà dit., de nouveaux
Comme toutes les propriétés
aristocrates,
t< nous n'en voulons plus.
Ainsi
donné aux municipalués de rectifier les fausses déclarations ;
bon citoyen leur épargnera ce travail p r
fa fidélité ; tout bon citoyen même les soutien¬
dra contre le mauvais patriote qui vole 1
patrie en cherchant à frauder la contribution.
rien de plus juste que le pouvoir
tout
'
54
LVrdínaife prochain
parlerons des
moyens de prévenir les abus de pouvoir que
,,
nous
pourroient commettre les officiers municifdAX dans U vérification des déclarations.
A
R T.
V I.
Sççiès des Amis de la confîitution.
Pçfuçueux. La société des amis de !a
constitution établie
en
cette
de recevoir des. adresses, de
tés des
autres
villes
de détails fur les
ville ne cesse
les socié¬
toutes
du royaume
remplies
désordres & lçs divisions
intestines, occasionnés par les clubs inonar-*
çhiq.ues soi-disant amis de Tordre & de îa
paix* Cependant Tbonnête Malles du Pan,
rédacteur de la partie honteuse du Mercure
?
s'est offert
pour recruteur à
cette
$.a proposition a été acceptée avec
îe dix-huit
du
les conventions
modèle i
to.us
mois dernier
société.
joie, &
il a, suivant
faites, proposé ce club pour
les
autres,
clubs
nés
& à
\AJsemhlee nationale.
Le 9 du courant, il a été décrété
cìers de grenadiers
que TéToíE-
royaux St régimens provini
ciaux & des
gardes*eûtes, compteront pour
la décoration militaire le tems
qu'ils auront ser¬
vi dans les
ront
troupes de ligne. Le tems qu'ils n'aií*
pas été en activité ne leur fera coftipté
raison de deux années
Le
x o
,
qu'à
pour une.
il a été rendu quelques décrets fur
le timbre.
Le 11 , discussion fur la
procédure par jurés.
Iì fera incessamment
monnoie
fabriqué une menue
d'argent, jusqu'à concurrence de rç
millions. Cette monnoie fera divisée en
de 30 f.
pièces
& de 15 f., & il en fera fait pour 7
millions St demi de chaque
de chaque
espèce, La valeur
pièce fera imprimée fur l'empreinte.
II fera également
fabriqué de la monnoie de
cuivre de 1 x de 6 & de
j deniers. II en fera
incessamment fabriqué pour un
pour cent mille livres
ggaBSaM
:
WWM
;
..
'
V ;
...
.
million, ensuite
par mois.
tarif au nouveau papier timbre : la
feuille de petit papier de p pouces fur 14, feuille
Le 12,
Demi-feuille du même format,
f. 6 d. Feuille de papier moyen , de 11 pou¬
ces fur 16, 6 5. Feuille de grand papier de 14
pouces fur 17, S f. Grand registre de 17 pou¬
ouverte, 4 C
2
ces fur 21
10 f.
,
Le très-grand registre de 21
pouces fur 27 , avec un
contre timbre , 1 $ f»
& discussions fur plusieurs
objets intéressants. Décret qui autorise tout ci¬
Le 13 , rapports
théâtre public, en faisant sa
déclaration à la municipalité des lieux.
toyen à élever un
Le 15,
rapport fur Inorganisation
de la mâ¬
tiné.
du
Nouvelles
constitution f
avoient formé nne société anti patotiqtie, sous
A
'
Limoges, les ennmi$ de la
.
le nom
corps
^
y-'
de société des amis de la paix.
Les
administratifs ont d'abord employé les
Yoyes de
la douceur,
dans l'espoir que les
*7
chefs,des amis de la
paix ou plutôt du défor--
dre ^ ceíTeroient leurs manœuvres
plus que sus¬
pectes. Enfin le département vient d'arrêter
,
les séances de cette société demeureront
que
suspendues, jusqu'à ce que rassemblée natio¬
nale
A
en
décide
autrement.
Douai, les adjudications se sont avec le
plus grand succès
,
& le concours des enché¬
risseurs est immense. On avoir
répandu beau¬
coup
de libelles dans les campagnes pour dé-
tourner
vente.
Un cultivateur, un de
pamphlets à la main
ces
en
de la
est venu enchérir,
,
disant il faut que j'essaye qui du
de la nation
a
A Marseille ,
ni le
clergé ou
tort.
à Toulon
pavillon national
,
,
on a arboré & bé¬
avec Ta plus
grande
pompe. Gette cérémonie a eu lieu dans plusieurs
autres
ports
du royaume.
L'université de Paris ,
convoquée extraordi-
nairement, vient d'adhérer de la manière la
plus formelle à tous les décrets de l'assemblée
nationale j notamment à celui relatif
à la confL
titution civile du clergé.
Nouvelles
On assure que la
étrangères,
constitution française fait deí
Plusieurs
progrès même à Constantinople.
ora¬
teurs la prêchent publiquement. Un d'eux ayant
garde , s'est écrié : mes amis !
st j'étdis à Paris, mes concitoyens ne
roient poin* laissé enlever ainsi. Cette exclama¬
été arrêté par la
m'au.
s'est
attroupé a repoussé la garde & a porté l'ora¬
tion
a eu
le plus grand succès ; le peuple
,
te ur
en
triomphe dans íà maison, fur la porte
de laquelle on a
écrit : cette maison est sous la
fauve-garde du peuple.
Suite au n°. XL VI de votre precedent
doit l'êtte
pour être heureux & utile, & non a la mo¬
de de tel &í tel, qui grimpant & se per¬
chant pour tout & par-tout, s'imaginent avoir
utilement sué pour la patrie , lorsqu'ils fe font
Enfin je fuis patriote comme on
2?
égosillés à pousser leurs faciles auditeurs dans
des excès
qui feront la honte de la nation
après en avoir été les fléaux.
Je ne cherche point à me jucher nulle part ,
mais
je dirais fur les toits comme par-tout
ailleurs que pour établir & consolider un
d'union
juste & durable, il faut autant se dé¬
des propos incendiaires de
fier
pacte
démagogue
5
que
Faventmier
dédaigner les folles préten¬
tions du superbe aristocrate.... 11 est des iníians
fans doute où le
peuple , ami de la nouveauté,
se livre volontiers au
mier charlatan
un
premier fourbe , au pre¬
qui se glisse d'abord comme
serpent, & qui ambitieux d'un vain re¬
nom ,
finit par se signaler comme l'impie Erof-
trate
en
portant le feu
jusques dans les tem¬
ples, ou comme le traître Àrtaban en sacri¬
fiant tout à son insatiable paflion.
Je suis un des admirateurs les plus engoués
de la révolution que la philosophie vient ersth*
3°
d'opérer en France , même avant Phcureuse
époque qui itôus a éclairés fur nos droits
devoirs si
nos
terris
Sc
long-tems méconnus, si long*
négligés, saurais été sincèrement le pa¬
négyriste de la démocratie, parce que c'est
la forme de gouvernement la plus naturelle
&
conséquemment la plus conforme à mon
Croyez-vous pour cela que j'aie fait
grand cas dé quelques faquins déseuvrés dont
tout le mérite
& tout Teínploi est de réunis
gout.
à une effronterie insigné , le talent de la déma¬
gogie & la fecilité du jargon ?..; Je n'ai ce¬
pendant jamais pensé- qu'il faille s'endormir
avec trop
de sécurité , lorsque les ennemis
de
notre
cherchent
bonheur ne dorment pas toujours St
en
rugíssmt à nous redonner les
indignes fers que nous avons victorieusement
brisés. Je le fais , une
incurie même momen¬
adversaires quel¬
ques triomphes passagers :1a victoire fera tou¬
jours de notre côté ; mais il nous la taut comtanée pouvoit préparer à nos
3i
plette : une demi victoire seroit peut.être plus
funeste
qu'une défaite. Mais nous ne vaincrons
pas tant que la pomme de
discorde ne sera pas
la part du diable, tant que nous ferons comme
grand poète »dum vitant nòxia in pejora
un
currunt.
L'indignation m'a saisi en voyant un abbé
de Jaiès, parcourir les rangs le
B.,., au camp
sabre d'une
main
la croix de l'autre ; &
j'ai dit plus d'une fois comme un célébré pé«
rigourdin :
On
n'éprouve jamais d'ennemis plus cruels
Que ceux qui font chargés du foin de nos autels.
Les aristocrates
ont
commis des excès im-
pardonnables ; j'en ai gémimais quelle hor¬
reur
ne
m'a
cet avocat
point inspiré le fougueux M,..,
vagabond , cet orateur pyrophore,
qui par ses harangues inflammatoires, a porté
des
paysans trompés à brûler cinquante-sept
châteaux dans
Le
une
feule province.
peuple a besoin d'être instruit * d'être
éclairé : instruisons le,
raison, & nòn avec des châ*
flambeau de ia
seaux
éclairons-ì« avec te
enflammés,
avet
des touirs allumées;
nílumìnatíon soroit trop somptueuse , & nous
n'avons pas
de quoi la faire. Montrons au
peuple ['évangile de Jésus & les écrits de J»
Jacques, dont íes décrets de rassemblée na*
î ion ale ne
sont que de justes conséquences
des commentaires bien faits.
ía Suite à
tordmàirc prochain>
Avis divers*
À VENDRE. Uiì très-beau
S W.
Annonce»
cette ville ,
ment, la N s
a
domains
ÂL Dauriac* no taire*
Le sieur Boneffe, arrivé dans
guérit les cors aux pieds, radicale»
la moindre douleur, nettoie les
dents, les arrache, en fait de postiches, &c.
logé chez la damé veuVe Taillandier,
place St Silain.
Noltè journal achevé, nous dvons reçu une lettre de Mk
Desvaulx, chef it la cavalerie naiiortale, relative à ce que
nous
avions dit dans ndtre n°. 2,6* qui prove de plus
11 est
en
plus le civisme de cette compagnie. Nàus sommes hìerï
mortifiés quelle soit arrivée trop tard ; mais nous lui promet«
Uns une place daus notre proihain n9\
en
