FRB243226101_P2-447_1791_007.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
Journal pâtriotïqué
DÉ P à R T E'M E N T
B IJ
Ë>E LA BQR&Q'GN.Ëi,
£>u Dimanche ad Février
1791;
'AâmnìfírMôh âá 'àèfiàrmúenh \
t E d éfi r d:e faire cohnoîtrè î'e plus gra
frOmhfë des décrété Intéressa ri $ rendus par l'áfr
fembléè nátVoiiále nous force dé fuppriiiier de
,
terhps à Àiitrë quëlquès auicîës ; c'est pourquoi
lìoû.s reniehrohs au N°, prochain ce qu'ë hbùl
aironé à, dire fur cet árticîë';
■—.
,
,
•
»
Cependant ^ áu hdm dé nos abonnes 5 houâ
tënouveliôns ici narre prière à M Mi íes
adíxií®
•
î
rilfírateurs de nous etnployer à saïrë confioífrë
les opérations qu'ils désireront rendre
publiques#
Admìnìjlratïon des dìjlricls.
Jeudi dernier,
il a été procédé â la vente ctë
quelques biens nationaux, situés dans le district;
de
Périgueux* Nous en donnerons un plus
grand détail dans le prochain N0, en indiquant
les biens vendus avec les prix : ce que nous n'avoiïs pu
nous a
faire dans celui-ci, attendu que cela ne
pas encore été remis par le secrétaire.
Tribunaux
y
&
;
Juges de paix'.
Dans les diverses affaires
qui
sentées au tribunal de
cette
se sont pré¬
ville, les nou¬
juges ont eu à souffrir de quelques
anciens abus; on entend
parler
des sollicitations, dont on se soit autrefois
une
veaux
restes
ces
-étude
confiante, & qui , par le choc des ten¬
tatives
profond
.
opposées, étoient devenues
dans lequel
classes áe citoyens,
excelloient
un
art
certaines
1
Què cle-jeimes
charmantes femmes entrent!
dans le cabinet d'un juge, &
íeulemoìït un mot
deur ,
en
qu*elles lui disent
faveur de tel ou tel plai¬
c'est un véritable danger que des ma¬
gistrats
,
élus
fans doute ,
mieux
Les
cien
5
par
le peuple, surmonteront
niais auquel il vaut beaucoup
qu'ils ne soient pas expeíes.
citoyens qui postsédoient dafìs faa«
régime les places, la fortune, les q u a*
iisications distinguées ; ceux dont la
plus mincî
poUteïìe dormoit autrefois de I orgueil &t des
espérances, & qui malgré le changement de
toos
principes, conservent encore une certaine
prépondérance dans l'opinion du vulgaire 9
font également dangereux. Un
magistrat sage
doit éviter soignèufemetìt leurs visites»
Le laboureur a auffi son genre de sollicita tien ;
Mais i! est bien moins à craindre &
beaucocp
plus excusable, 11 se souvient d'avoir souvent
bravé le mauvais tems de k nuit , & ení
Çonru les peinés sévères 'prononcées cOntrfc
-\
qu'on appeìlòît braconniers J p5ur pfod$
fer- ue gibier délicat aux sectéraires des ci^
devant íóuverains : il a vu fa femme A ses
enta,15 se priver , dans le même objet, de
la volaille qu'ils a voie rit élevé avec peine 5
& se réduire fans murmure > an grossier ali«
ment .du blé de Turquie» 11 eroit donc rem*
te
,
jdir un devoir, lors qu'il offre un. présent}
il faut l'exeuser à l'mfiruire ; ses vues ne
étudiées , mais elles sont droites /
lui aura appris qu'il fait mal ? dcá
íÉ.oïì lui- aura tracé la route qu'il doit fui*
sonî pas
des qu'on
vie,
soyons assurés qu'il ne s'en écartera pas*
Aprèsiephilosophe, le laboureur est celui de
les citoyens 1e plus- près de la belle na*
lUfe, à conséquemment le plus digne d S
notre nouvelle constitution , le plus capable
toùs
d'en
-
saisir le véritable esprit*
Quant à ceux qui pou r r oient se permettra
de solliciter
Même
contre
de5^ accusés , fuffent - ils
parties plaignantes^ nousíes engageor4
-\
?
professée en dernier
lieu à rassemblée nationale , par M M- Du«
I méditer cette doctrine,
5
port
& Chapelier.
.
maltraité dans
fa. personne ou dans ses biens, a invoqué la
justice, il doit diíparoître ; c'est à i'accusateur
public de prendre sa place,. . S'il étoir pos¬
sible qu'un homme devint l'a d ver faire de faccufé on reconnoîtroit d'abord qu'il est excité
par la haine ou par Tanimosité , & la défiance
devroit s'introduire clans l'esprit des jures.
Si
contraire, l'accusateur public remplit
fonction pénible au nom de la société,
alors la confiance est dans l'ame des jurés ,
ils
craignent pas que les passions obscurcistent la vérité dont la découverte doit fixer
«
Aussitôt qu'un citoyen ,
,
au
cette
ne
leur décision. »
le tribunal/ds
Périgueux nous prie de donner ici l'avertif*
sement public qu'il regardera , comme uuô
Pénétré de ces principes,
6
injure ,, toute espèce
indirecte.
ou
de sollicitation directe
F. L„
A l'audience du
z i
janvier, le tribunal du
quatrième arrondissement de la ville de Paris
séant
^
minimes , à rendu le
premier la
distributive. Deux particuliers
aux
justice
étoient
en
paix de Vincennes n'a voit
cord ,
qui
de
pu mettre d'ac¬
contestation , & que le
juge
se sont
présentés, & ont exposé euxPassinance d'aucun avoué, le
sujet de leur différend & leurs raisons res¬
mêmes , fans
pectives,
Le
cause ; le voici
«
jugement explique
toute
la
tel.qu'U a été prononcé.
Attendu la déclaration du sieur
Labarre,
qu'il-a exactement payé les fournitures de
viandes qui lui
ont
été faites par le sieur
Renaud, à fur & mesure des livraisons; St
que le sieur Renaud n'a aucun ititre au sou¬
tien de. fa
demande , le tribunal
décharge
le sieur Labarre de
la demande du sieur Re*
îiaud
eu
condamnation
de
la
somme
de
fï88 liv.
2.
s., en affirmant par le íîeuf Lá-
qu'il a exactement payé les fournitures
de viande à lui faites par le sieur Renaud à
barre
& qu'il ne
doit rien desdites fournitures directement ni
fur Sc mesure
des livraisons,
sieur Labarre ayant prêté,
indirectement. Le
tribunal donne ecte au sieur La¬
Ion affirmation , aux termes du
serment, le
barre de
condamne le sieur Re¬
présent jugement,
naud aux dépens ».
Les
fraix des deux
parties, tant devant
de paix qu'au tribunal , ont été li¬
quidés à 3 liv. 10 f.
Juger une affaire de cette nature le jour
ou
elle a commencé , né faire que pour
le juge
fraix , lorsqu'autrefois el!e
duré un an
& coûté au moins 6©o 1.
oh! pour le coup c'est abominable!
3
liv. io f. de
,
Ainsi
parloit un ci-devant procureur : ci¬
le croi¬
siez, fans doute, d'après isopinion de votre
toyens , n'avoit-il
pas raison ? vous
w
tribunal de. district qui pense
que , parce que
loi des avoués n'est
pas.encore
enregistrée^
\\ ne peut pas recevoir de cause sans, consti¬
tution de procureurs ; & ceux-ci
professent
journellement cette odieuse maxime,
que la
foj me emporte le fond ;
maxime que la raison
s'esfrayoit de vair exister dans le temple d©
îa. justice, &
qui m a lh e u r euíc me o t y est tel¬
lement
enracinée A qu'il fera bien
difficile
dtz l'extirper.
Municipalités*
Qn a
dans le
conseil-général de
commune, le 16 du courant, a la
nomination
des commissaires/ qui doivent
procéder à
îuation des fonds
fejíi-
pour
la contribution ico.n«
çîere, dan,s Féte:n(due du territoire de la
Muni*
cipalité»
.
jéjsèmMée; natìçnahì
1.0. \ç>: du courant il
a, été rendu le. âêi-
àî m í® v W'
.
en
exécution* detz
décrets feront remplacés
par
d'autres eeeîéâ
fiastiques, recevront, du jour que leurs suc¬
cesseur $ entreront en
fonctions,
Annuel de
un
secours
yoo. liv. , fi, à raison de
leurs
anciens bénéfices
,
ils o'ant
pas un traitement
égal. Ensuite, ont été rendus les
décrets suk
vans, concernant
çour
Fqrganiíation de la haute
nationale ;
La haute cour nationale fera
composée d'un
haut juré & de quatre
grands juges, qui dr
figeront Finstruction
,
& qui appliqueront fcr
loi après la décision du
juré fur le Fait.
Lors des élections
pour le renouvellement'
d^une législature , les
électeurs de chaque dé¬
partement ,
après avoir nommé les
représen-r
tans au
corps législatif, éliront , ah scrutin in¬
dividuel, & a la pluralité absolue
des fufFra«
^es, deux citoyens ayant les qualités
pour être députés au corps
requifés"
législatifs lesquels,
demeureront inscrits fur le tableau, du
hytut juré?
perdant tout le cours dç la législature^.
£ette nouvelle législature, après
avoir vé«
dressera la
liste des jurés élus par les départemens du
dífié les pouvoirs de ses membres,
royaume, & elle lassera
La haute cour
publier.
nationale connoîtra de tous
législatif juge¬
nécessaire de se rendre accusateur : nulle autí ©
les crimes & délits dont le corps
ra
affaire ne sera portée à la haute cour
La haute cour
nationale,
nationale ne se formera que
quand le corps législatif aura porté un
décret
d'accusation.
Elle se réunira à une distance de quinze lieues,
tiendra ses
séances. Le corps législatif incliquera la ville où
la haute cour nationale s'assemblera.
au
moins , du lieu où la législature
législatif portant accusa¬
tion n'aura pas besoin d'être sanctionné par le
Le décret du corps
,
toi.
législatif portant ací
cufation, aura l'effet d'une ordonnance de prise
La déclaration du corps
de corps»
ft
Avant de porter le décret
d'accusation, te
corps législatif pouria appel le r & entend: é à fa
barre les, rémoins
qui lui <eront indiqués ; ii ne
fera point tenu d'écritures des
m ais
dires des témoins,
dispositions feront écrites devant les
g-ands jugesx.
ces
Lorsque le corps législatif aura décrété
fe rend
qu'il
accusateur, il fera rédiger Facte'd'accu-
saíion de la maniéré la
plus précité & là plus
claire, & il nommera deux de íes
membres
pour , fous le titre de
grands procurateurs de la
nation , faire
auprès de la haute
la poursuite de 1
cour
nationale
accusation.
Les quatre
grands
Fiaítruction feront
jurés qui présideront à
pri$ parmi les membres du
; leurs noms à r ont tirés au
tribunal de cassation
fort dans la salle où la
législature tiendra publi-
quement fa séance. Le roi sera invité à
y en¬
voyer deux commissaires. Le
plus ancien
des quatre
Le juré
d'âge
juges fera président.
convoqué fera composé de trente
/
jpsembrçs, le juré effectif de vingt-quatre, & ìâ
réserve de six.
Les accusés auront quinze
jours pour décla*
fer leurs récusations,
,
.
.
L'açcufé ou les accusés auront la faculté ^
fans donner de motifs ,
des récusations
d'exercer le double
accordées pour la procédure
yar jurés ordinaires.
été pro^
posées , & le haut juré déterminé , les grands
Aussitôt que les rçcufatious auront
les vingt-quatre membres dont il fera composé-, lesquels feront tenus
3e fe rendre, dans quinze jours après la notifica¬
tion du mandement des grands juges , dans la
juges feront convoquer
SiUe qui fera désignée,
La forme de composer le juré
&£ celle de
procéder, qui opt été établies pour les jurés
^ordinaires 5 feront suivies pour le haut juré.
Le çommiíïaire du tribunal de
district, dans
s'asi.
auprès d'elle, les fonctions do
le territoire duquel la haute cour nationale
semblera 3 fera ,
£ôîtifínífaiffc díi roi ; eíleè seròftt lés máiíics
i
tëù
pecti'vement à l'instructioh & au jugement, qué
celles qu'il exercera
auprès du tribunal criminel
ordinaire.
Décret fur
rorganifktiòri de' l'armée i Datís
toutes
l|s troupes, on ne pourra à Í avenir
gager de recrues que dépuis í'âge de di*4îuíg
âns
accomplis jusqu'à quarante en temps de
paix & jusqu'à quarante.cinq en temps dé
,
guerre , pourvu toutefois que ééûx
le dernier
qui aùrûni
âge aient précédemment servi, &£
qu'ils soiént encore en état de remplir ía dûíéë
entière d'un engagements Ceux
qui ' s'engage^
né pourront le fairé
qu'avec le consentement de leur père & mère £
tuteurs ou curateurs ; fans
consentement, l'en«
gagemeút fera nul, favf aux hommes engagés à
tont avant dix-huit ans ^
îatister leurs engageMens à I'âge de dix-huit
atiëj
qui alor^seront valables , nonobstant toutes ré*
élamations.
Le dix 7 P assemblée nationale ,
aptes avoí$
fenîendu son.comité ecclésiastique ,
Les immeubles
réels des fondations de
messes, & autres services établis dans les églises
paroissiales & succursales , feront vendus dès à
présent dans la même forme & aux mêmes con¬
ditions que les biens nationaux.
Pour tenir lieu aux curés & autres
prêtres
attachés auxdìtes églises paroissiales & sucçur«
files, & qui en adminiíìroient les biens ,
revenu
du
desdits biens, il leur fera payé , par ie
du district
receveur
,
Tintérêt à quatre
pour
& retenu du produit net desdits biens»
cent 9
Le
les tribun mx criminels seront éta¬
blis & fixés dans les villes actuellement sièges
if
11 ,
"
■
des administrations du directoire des
départe-
mens, soit que les chefs-lfeux soient déterminés^
les administrations alternent avec eux:
ou plusieurs villes, & fans
que les tribunaux
ou
que
puissent alterner en aucun cas.
Le il,
a
été décrété ce qui fuit : A,
«ompter de la promulgation du présent décret S
.
tf
ll sera libre â toute personne de cultiver ; fó
briquer & débiter du tabac dans le royaumes
sauf les modifications
qui feront ci-après déter¬
minées.
Au
/re&eur du journal
MONSIEUR,
C'est mal-à-propos que vous m'avez mis aii
de ceux qui ont prêté le ferment exigé
ecclésiastiques fonctionnaires
fi vous
Ks. .v-f%
rang
des
,y.
,
-
avez
.>
•- '
..
entendu que je l'avois
tion , ma conscience
tent
J
•
rna
-
-
'J
••
•
'■ '
•'
-•*-
r
fait/fans restric*
religion ne permet¬
pas que je
laisse le moindre équivoque
point auffi délicat, dans Topiniog pu¬
blique fur mon -compte.
fur un
,
J'ai fait
trictions
mon
toutes
les res¬
qu'impose la religion & m es princi¬
pes fur cette
aucun
serment avec
matière. Cette restriction n'a
rapport à Tordre civil & politique , re«*
lativement
auquel mon serment est pur Sd
simple , comme celui de tous les bons citoyens,
îë dòHj Mi poUï l'aeqint de ftìà confcîèft»
-
.
i
•
•; •
•-
vous prièr .&■ vóiis
•
.
•
sommer en tánt qué
de besoin, de me rayer de votre catalogué
de votre journal n^. 4, & de consigner dans
Votre pròeiiaitt rt°. le présent écrit, l'ajouié
que -, si vous vous irefufez à cettë justice, j'è
ìtie verrai darts la nécessité de prendre les
-pré3
íé j
édurîons ^
,
soit poùr Tobtenir én rigueur coutrè
avoir consigné une telle fausseté
d an à votre journal z soit en donnáiit
pair moi»
Vous ) pour
Même a cette lettre la plus grande publicités
l'ài í'honëur d'éire avec considération
-,
&é.
^SO'LLIER , enré de la Chapelle - Gonaguéts
Formule du serment
prêté par ledit jïéur cuiéi
le juré de veiller avec soin íur les fidèles
de la paroisse
qui m'est confiée
?
d'être fidèle
à la nation , à la loi & au roi - & de maîhtetlir dë tout mòh
fcr.étéë par
pouvoir ía Constitution à
l'assemblée hâtionáië & accëptëë
Par ie roi, dans Cë quî còhceíhe les objets civil;
ij
politique
temporel 9 & qtsi
sont J
ne
directement ni indirectement^
opposés à la reli¬
gion catholique apostolique & romaine 5 dans
laquelle je promets de vivre ík mourir. Signe
5
SojLLiKR ^ curé de la
Chapelle Gonaguet.
Nous setisfeiíbns à k demande
lier , en
du sieur Sol-1
publiant fa lettre
,
non par crainte de
]a menace qu'il nous fait d'obtenir
publi¬
cette
cation en rigueur contre neus :
Mais par une fuite de notre
menace
ridicule;
exactitude à rem¬
plir les engagemens que nous avons contracté
envers le
public. Au reste , c'est à ce public, qut
tonnoît i'exactiiude
ont
que les corps administratifs
apporté à n'admettre que les certificats de.
prestations de serment conforme à la loi à dé*
cider si le curé de la Chapelle
Gonaguet a prêté
ferment ou non. Ce qu'il y a de bien certain
c'est qu'il a reçu pieusement le montant de son
traitement : & ce qu'il est permis de
présumer
î'est ce que ses restrictions s'étendoient à teve*
Hlr fur son ferment après qu'il en auroit retiré
,
1
,
$
S
v
I
t
tout
le
profit g.istil
'
en
attenáo?^
Nous proposons aux réflexions du sieur Soll'e?
exemple à imiter, & dont la pratique est
plus convenable &: plus décente que ses restric¬
un
tions : c'est celui de M, Leclair, curé de TE oile.
Mi Leclair-, curé de PEfoile
( département
) se voyant
de la Somme «, district d-Ábbeville
dangereusement xmalade
9
&
ne pouvant
se
rendre à l'églHe 3 fait appelíér à son lit de mort
la
municipalité , & prête son seraient entre íes
MéffieurSc, ditctl j'acquitte ici mâ
conscience & jamais elle n'est plus délicate ;
inains.'"
,
,
jamais son cri n'est plus-faim & plus uupérieix
que
lorsqu'on se dispose à rendre son a ni e à
réternct, »
M. ie curé de la Chapelle
Gonaguet, sirrâ
'p eux-être auíìi-bien aiíe d'apprendre que Mà
«Oaipîès^ curé, de Foplèix district de Péri5
Ausux j ecclésiastique distingué par ses lumières
è íes vertus, crut devoir 5 après ses offices dû
dimanche 6 de ce mois,, inviter ses paroissiens
à joindre ses prières aux siennes , êft récitant uît
'Pater & un Ave , pcv.r deitìandev à Dieu d'e- .
«kicèries prêtres
»
: ■
ignares du diocèse qui í"e re.
•
ïtî'so.ieiVf dé prêter îè .serment requis par Pasiem-*
voulut íèur aplès convertir. Cette prière fè
x\atìôiiâle 5 & pour qu'il
prendre-à lire
>•
'
.
rêcôn'noi'fía'nçè
Gr avée dévotion 9 & exeuâ là
à les applaiKliffêméns de tous les paroiffieás d$
-fee
digiiê ,paft eur. P« E., ÏV
Sutré \audit joufa
.
MOsN-SlEUR
^
'
3
.
| e vous íèrai bien obligé de mettre (
prochain jj quejè n'ai }àmais entendu
Votre
feire dé sérmént fans resiVífíiòn & qldâWfi ôrt
ttiìs dans lè dernier N**
^ue jè rayois raïts cár fi ón croyòit que jê ï a vois
tzeft mépris quand on á
■"S'
\
■
•
,
' \-
Z,
' â
fait, je le rétracterois ; eh cohféqùeiice j'ai
donné par écrit les exprèiTiohs de «ïoft ccàr' à
JMMvdu déparreme,ntî,
J'ai
rápnneiir d'etrè
0
fT H È Ú L î Ë ft. • cBre àg
Leiguiíhac de -Lanche*
jSsouvelles dti jouri
t/assemblée nationale a appris par une lettré
prôCureur-íyhctic de Libourne ) que tous les
ecclésiastiques fonctionnaires & autres fans ex¬
ception , même les religieux , se sont empressés
de prêter le serment. La même unanimité a
régné à Cornmercy & a Sens. Nous rapportons
la lettre du maire de cette ville, parce que l'inz?
pression en a été ordonnée.
Lettre du Maire de Sens»
dent, jVi Thonneur de voW
à lassernblée nationale que
dernier ,-30 janvier, M.
5
le cardinal
évêque métropolitain , a solennel-,
le serment civique & que son
par tous les ecclésiastiques
'
n'aVons
lut être
icij.dcicuns
content & joyeux ;
les
paix règne dans no$
fi
murs,
Sî les citoyens vivent dans la meilleure
intelligence.
Ah ! MM. Des B. ,
Duel., Dud,, Bonn. ,
Las.,/ Verg. , veuillez
vous occuper un peu
moins
de la tradition de vos écoles, de
13
lecture , des Colet & dés Tóurnely (qui cèpeadant ne prohibent point le ferment ) & fixer M
moment votre
attention fur la conduite & fur
les écrits des ecclésiastiques citoyens.
V I L L E F U M A D E. - '
M. Lasi ,
loit
professeur de çe que l'on appel-
dans- les ' ci-devant séminaires ,
morale
théologique & non philosophique ayant appris
que le curé d'Ëxxdeqil a voit prêté íe ferment
,
& motivé son opinion par im écrit instructif &
patriotique,
a
chargé; M. Da r.
de cavalerie, d'aller
honnête curé , ou
l'argumentation
jetter le
capitaine
gant
à cet
de lui porter le défi da
annonçant
qu'il trouveroit
dans le séminaire mille fois plus de
vieux bou¬
quins M de cahiers fcholastiques qu'il n'en fau-
!0roît pour assommer îç plus habile Sc le plus
{sage théologien. Nous attendons le retour de
M l), pour annoncer si M, le curé
A refusé ou
d'Exkleuiî
accepté le défi.
Tous les bons citoyens
applaudissent à !'e-
Jection de M. Poiré , supérieur de l'oratcire , à
3acure de Saint-Sulpice de Paris, vacante par
3e refus de l'ancien titulaire de prêter le ferment
.ordonné par la loi. Cette cure valoî-t dans 1.an¬
cien régime 60.000 livres, Lc le curé avoir le
zzrìvdége de confesser toutes les douairières de
3a vieille cour.
à ré¬
fection de M. le curé de Choify-le-Roi, à ía
Métropole de Rouen, fur la démission de M*
Pareils applaudissemens font donnés
•fe Rochefoucauld,
Nous avons donné dans le précédent Nç. J
1e tableau ou la Iìste des ecclésiastiques fonc-
Vionnaîres qui ont prêté le ferment dans le dîf»
ïû& de Périgueux r on a vu que îe nombre dm
r-
çrj
■
:,
.
•%
-
ittlis de la loi étoit bien supérieur à celui
des ré¬
â
fractaires. Ces derniers ont eu l'impudence
4publier, par l'organe de J mille & une dévotes
qui font à leur disposition que nous n'avons pas
/
-
.
/
'
v
-
.
.dr la vérité, que nous voulons tromper le
-f.
peu¬
ple : ce.seroit au moins une. utile erreur. s*il
de ce gente * niais
n'est pas notre opinion
& pour repousser
p > ívoit jamais y en avoir
ce
,
la calomnie, il nous suffit
d'apprendre à nos
.concitoyens que ce tableau a été extrait des
.
procès-verbaux du directoire de district.
' -
Nous allons donner incessamment le
tableau
des autres districts , où l'on voitauffi lés'ecclé¬
infiniment supérieurs en
en courage & en loyauté , deconcerter &.
diffiper pour toujours ía petue armee des
siastiques ..patriotes
nc mbre
4
?
rebelles.
J. - B. G.
y
P érkueux.
%
.
.
•
de condam¬
les cahiers que lui avoit
Un jeune séminariste qui
ner
à un éternel oubli ?
dictés M. Duel., &
î
qui, pour connoître fa reîf%
gion ne lit plus que í'évangile , soutiendra ven¬
dredi.. prochain au club des amis de
la
constitu-
c: V •
.
•tion, la thèse suivante :
^
.:
--
'
.
L'arislocratie tenant à de vieux &
«
w
-
gothi¬
jeune & jolie ÔC
tout homme
qui n'a pas 30 ans, sont .essentiel¬
ques préjugés, toute femme
,
lement démocrates ».
Variétés.
On a défini la
théologie
est à la
en disant
qu'elfe?
religion ce que la chicane est à la jus,
cle Fruste Frédéric II
«
,
s'est exprimé
L'écriture sainte est un bâton
mis entre
les mains des
aveugles pour les con-
Au lieu de se íervir du bâton
les
que Dieu
pour mar*
théologiens ont disputé sur sa longueur^
^
& ont fini par se battre avec ».
prononcé par M> Pottier j
grandséminaire de Rouen;
Le
moment
est arrivé où chacun doit
à?
-iioncer
clairement- Périsse !e respect
que !a conscience
des vivans
humain $
seule , en présence du juge
St s'explique*
& des morts, parle
La loi exige aujourd'hui' que dans ce temple ,
& en qualité de fonctionnaire publiç,
je pror
nonce .le
serment.civique décrété par ellev 3
Mille considérations extérieures & redouta¬
bles m'en détournent ; mon
cœur seid me
dit
que je le puis, & que par conséquent je le d ois*
La fuite m'apprendra si mon cœur me trompe*
Quoi qu'il arrive , je ne puis croire que je me
repente un
jour d'avoir franchi le pas, n'ayant
que mon devoir, la gloire de Dieu, ôc
la réforme des abus.:
en vue
Je fuis catholique , & je le ferai jusqu'à la
mort. Je
hais la dispute , &£
je l'ai en horreur*
J'aime la sa-me église de toute mon ame,
désire son triomphe. Me sauver
& je
moi-même, Sc
sauver mes frères , par la méditation
& la pra¬
tique de la loi de Dieu, voilà mon attrait,
"Voilà tout mon but».
Du reste ; je ne juge personne
5 e ne con* .
damne personne. Méjugé qui vouclra & comme
Dieu
&
jugement'de soivepouse la sainte église ca"tfyolique, apostolique oc romaine , dans le íeiti
il voudra, peu m'importë. J'en appelle à
au
de laquelle je fuis
mourir.
;
m
|N
M V
'
-
conséquence , je jure de remplir nies
fonctions avec exactitude ; d'être fidèle à la
En
A
m
ADH.-••• f
station , à la
P
tout mon
i.v
.í, -_
né, j'ai vécu, & je veux
loi & au roi, & de maintenir de
pouvoir la constitution décrétée par
~í'Màt.
fl;, : M
Tassemblée nationale , & acceptée par le roi.
j
Bel exemple à suivre.
iWDàW í
La municipalité de Toulouse, qui n'a jamais
ceísé de donner des preuves de
*
tisme , de
son patrio¬
son intelligence & deyson activité,
les emblèmes de la va-stité féodale dans cette ville, qu'il n'en reste
a
-.
tellement opéré sur
plus aujourd'hui aucun vestige. Le conseil géné*
'5?
3fal de la commune avoit déjà donné, U xé
exemple .qui auroit dâ
imité partout , & principalement à
Octobre dernier, un
être
néglige.
11 fut décidé, iQ. que.les quinze sections de
Paris, & qui malheureusement a été
.
la
Toulouze porteroient les noms suivans : i
nation,
% la Loi, 3 le
roi,. 4 la constitution y
6 ia liberté ,7 'a
fraternité, 8 la justice, 9 Phonneur, io îe
jeu de paume , 11 la fédération , 1 2 Pallia n cé
bordeióiíè 13 département,
district 5 8c
5 íes droits de riiomme ,
,
j 5
Municipalités
des rues (ercîent chan¬
gés de la maniéré 1 ai vante : La rue des nobles,,
rue de Inégalité; Rue dé Finquiliiion, rue de?
la tolérance. Cours 8c rue Uillofi, cours 8c
rue de la liberté. Place 8c rue Loménie, place
Et zQ. que íes noms
à
rue
de la concorde. Quai de Etienne,
Quai de Louis XVI. QuaiDilíon, Quai de
( Guighard ) , place
ïá lpi. Place de St^Priest
de la nation.
.
i
lâ vîíle de
Pérìgueux vient d'imiter le mámé
nxemple dans la dénomination de ses rues.
Nouvelles
On nous mande de
étrangères.
Bayonne que les der*
taie r es lettres dô Madrid annoncent que le
vernement vient
goue
de faire fermer tous les cafés
de la capitale. M. Tessan ,
Français, l'un des
cafetiers
fermé : son crime
a
été enlevé
&
ctoit de recevoir les journaux Se les décrets de
raíTemblée nationale. Soixante autres
Français
ont
été auffi embastillés. Le
peuple-Espagnol
commence
inens
à voir les Français avec
des sentis
qui alarment les aristocrates.
Conservation (les hypothéqués^
Dsjlrltl de Pcrìgueu-x.
.
ç;
189. Du 21 janvier 1791 , pard. LeyraudJ
Vente fous rachat, par
E. Dùpuis a P. Mon*
iegut, de m. à Agonat, moy, 240 iiv,
le 29
janvier > 1791»
déposé
vu 2.9 janvier
».
vente par
Mê.l-àergnê^
P. Barbari a G. Veyffière, dem. à
jVfontariçeix:, moy. 1 2.0 1. dép. le 3 1 dudit.
Du
10t.
îo
tin , vente pat
décembre 1790 , pard. Mar¬
Catherine
,
veuve
Baralier *
dem. à Miilac de Nontron, à Jean Carreau
,
dem. au Chadeuil , dite paroisse , moy. 63 1#
deposé le premier février.
•192. Du z avril 1788 , pard, Grelety, ven¬
'
te par
•
■
jean Soulet, dem. à Bourrouc , à Jean
4
1
Javerzac , dem. à
-
Mouíiiau, dite paroisse,
moy» 370 liv. dépoté lé' 3 dudit.
193.
vente
Du 13 mars. 17-90 ,-pard. Champeau,'
par P.
Barbari à J. Lacombe, dem. à
Montanceix j moy. 90 liv. dép. le iodudit.
Avis divers.
Á VeNdRE. Un Wiski
presque neuf.
Une livraison completfe de la nouvelle1
édition de l'Encyclppédie ? jusqu'à ce jour ^
par
ordre de matières, à deux cent livres
4e rabais fur le
prix de la souscription.
PROPÒsitiòfts. Un citoyen de- Msïgifeu^
qui a plus de soixante mille livres de bieh
íoleir, défireroit \ p ou f acquitter cì'es dettes
âu
pressées , trouver quelqu'un qui voúlstt ptetì*
dre 4 titre d'hypothèque , moyennant la sotri,
domaine situé à
trois lieues de Périgueux > lequel èst en ser'irfe
ime
'
de six mille livres > un
livrés
d'argent, douze boisseaux de froment, cinq
moyennant deux cent? qiìai*ártté-cinq
boisseaux
teur
dVvóîhè & six chapóns ; rempriitì-
(è chargera de faire accepter la déldgá*
actuel , qui est un bon artisan
*'tfèsssòívable 6? qui jouit ce domaine à titré
de fermé, dépuis plusieurs anuées. L'empruft-,.
feus fê chargera aussi de retirer ce domaine
de rembourser la sommé de six mille ìivreS
tion au fermier
,
ati
plus tard* dans deux ans*
Si c'est un marchand drapier qui fera cettê
négo&iàfidn , PemprdnteUr prendra
poiir comptant 9 à concurrence
51 pfendra de
chez lui
de y à 8oc> h *
plus qUëìquè engagement foíiâtí
vt^^i
>
f*
Çlflt pourroît avoir sur quelque citoyen íoí«
Váble ; ensiil, il prendra des assignats jusqu'à*
.
'concurrence dé 1400 oli
de 5000 liv ? tout
prendra , pour partie de comptant,
des billets â otdre
ou outres effets de com¬
comme il
merce ;
mais il lui fâudroit d'argent comptant
de seize à dix-sept cents
.r,"
1
r
livres*
Un riche
propriétaire désireroit emprunter
de "joqo à
6000 livres ; il donnera pour gage
un
domaine" à pacte cíe rachats propre % pro¬
duire
au
moins Fintéréf net de la somme.
II saut s'adresser pour tous ces objets à M.
l) ax? Ri ac,
Annonce.
Notaire.
La
veuve
Mourgoín &' fils*
continuent de tenir le même commerce quS
.faiïoit le feu sieur Mourgoín , place du Coder*
lis ont-un comims, nouveìîemenr arrivé de
Paris, qui retape les chapeaux avec goût, &
à la nouvelle mode-
Z2
On trouve,
chez M. Dalvy, ' libraire , íà
loi relative aux droits d'enregistrement, ci-de¬
vant
contrôle des
in 40.
actes, avec îe tarif , broci
ptix , vingt-quatre fous.
Le code des juges de paix avec rinftru&ion »
même
prix , format in-8®.
Sureau de conciliations
Ce bareau.de conciliation se tiendra tous
les lundi & mardi de chaque semaine,
depuis
neufheutes du matin jusqu'à midi, Se depuis
deux heures jusqu'à
cinq, chez M» Malet,
président du bureau , en attendant qu'on aií
trouvé
un
local.
Nou-s apprenons darts ce moment,
paf utie hure
de Limoges, que, le 14 du
courant, rassemblée
électorale a nommé
un
,
évêque de cette ville
pour
très â digne
d'un marchand de bœufs.
,
,
dit-oh , esi te Ah
On cherche ici, fans
doute, le mérite & non la ci-devant noblesse, n
«
