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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
■Ma, F.

DÉPARTEMENT

DU

DE LA DORDOGNEi
Du Dimanche ì? Février 1791*

BîW0î«BOUE • î


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;
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Liberté & Vérité.

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1

'v " ....

Âdìnîniflration du département.
Toutes les loix,

même celles dictées pâif

îes despotes les

plus absolus, portent toujours
avec elles un prétexté ^ plus ou moins spé¬
cieux
d'utilité publique ^ qui sert à les Faire
,

admettre. Notre ancien gouvernement 5?MM
choit singulièrement 2 parer r dé cette manière f
celles

qui portoient la plus.grande atteinte à
nos droits & à notre liberté. Nous né pouvosis

cependant nous dissimules qu'il en est Unéinfiá
îsité d^utiles qui ne font restées fàfts effet, quë

VV;

2.

parie qu'elles n'ont produit que des abus. L'hiftoire de notre législation nous force à croire
le gouvernement

que

français n*étoit occupé à faire

des loix que pour les violer.
Si les résultats de ces loix offroîent

quelques
bénéfices, c'étoit une classe privilégiée
qui
étoit chargée de leur
exécution, & ce qu'on a
appelé jusqu'à nos jours un noble
français,
se rendoit propre á tous les états

des qu'il s'a-

gissoit de fe procurer quèlques avantages

pé¬

cuniaires.

C'est ainsi que la loi,

qui, pour les progrès
établissoit des pépinières

de

Tagriculture ,
royales, où les propriétaires pouvoient aller
chercher des

plans d'arbres, avoit fait

jardinier d'un des ex-nobles
vince. Les agriculteurs

cette

pro¬

qui recouroient à cet

établissement, payoient deux
auroient acheté

de

un

fous ce qu'ils

fou d'un

jardinier ordi¬

naire , & souvent la
pépinière

royale se trou-

vvoit stérile.
».

Ce jardinier
t

| ""

'

un

royal a présenré un mémoire
DW?

-

^

í "

;
f
~ à ^administration du dép artechénì \ dans lequèt
.

-

*1

expose que , propriétaire d'un terrain excel¬
occupé par là pépinière royale, &
chargé de.son entretien pour là très modique
lent ,

& insuffisante somme de huit

livres, íl
de radministration qu'elle

attend de la justice

lui fera

cents

payer l'acquittement actuel du pactè

échu le 31 Décembre dernier
y & ce mémoire
date du 14 Janvier.
II n'est personne

qui ne soit biért cònvaincii

qu'un jardinier qui n'eût pas été royal ni no¬
ble , àuíbit fourni un terrain dés
plus éxcéU
lents póur un

prix beaucoup plus modique 5

que la somme que

celui ci trouvé insuffisantes
sur-tout s'il a voit eh oUtré la liberté dé ven*
d ré les

plans le double dé



qu'ils valent»

Voici èe que lé directoire du
départèmèni
à

prononcé fur cette demande lé 10 de Févriers
Vu le rnémoiré &

nent

autrés

pièces qui vien¬

à

Fappui de là dèihânde dulìeui C..,í
Ía Dordognë $
lé procUreut
général - syndic § arrêté 1;

le directoire du département de
Òui

-

qu*il sera délivré audit fiëur L..», iífii

T

Ordonnance de quatre cents livres pour lès

áix derniers mois de'iypo", laquelle
fera prise

sommé

sur les premiers fonds libres qui

parviendront au département après la liqui¬
dation des fonds de l'ancienne généralité ds
Guienne.
2,9. Que

les droits du département fur la

pépinière d'Antpniac , devant s'étendre juse
qu'à l'ëppque ou le remplacement des arbres
exigé annuellement de nouveaux frais,il fera
délivré, jusqu'au premier Avril inclusivement ,
à tous les particuliers , munis d'un ordre du
directoire, lí$ quantité d'arbres

énoncés dans
l'ordre, pourvu toutefois que lefdits parti¬
culiers payent la somme d'usage & fixée pour
chaque pied d'arbre, & passé le premier Avril,
M. Ch.-.. sera libre de disposer de sa pépi¬
nière
ion traitement ayant cefíé au premier
,

Janvier.
On demandera

les droits du

peut-être ce que c'est que
département fur une pépinière

publique , qui doivent s'étendre jusqu'à l'époque

où le remplacement des arbres exige an-

áe nouveaux frais ? On deman2
dera pourquoi chaque particulier est obligé
de prendre un ordre du directoire pour aller

nuellement

chercher des arbres dans une
que

pépinière publi¬

qui, à ce tritre , appartient â tous les

administrés ?
On demandera quelle est la somme d'usage

chaque pied d'arbre , par qui
cette somme a été fixée ? Car si l'ínsussisanté'

à payer pour

somme de huit cents
pour le loyer du

livres par an, n'est que

terrain , tous les administrés

assureront
le directoire qu'il est possible de se procurer
terrain bien moins cher, & que l'on
âchette journellement de meilleurs plans Sc
à
prix plus modère que ceux' qui fartaient
v :

du

département de la Oordogne

wn

un

•'

i

de la pépinière

royale.

On demandera encòre
a

été

dans

.

y.

pourquoi cet arrêté

pris sans Fayis du directoire du district
rétendue duquel cet établissement est

situé ? Outre que la constitution Sc les

décrets

datis aucun, cas ; celui du

district auroît peut-

être, dans son avis, suppléé à tout ce
quel'or.
donnançe du département laisse à désirer
niais, il est de ressente de
fendre à l'esprit

;

íes çorps de
de domination qui s'établit
tous

toujours fur le mépris des
règles, & nous
sommes autorisés à
penser que le département
de la
Dordogne sera tous ses. efforts pour s'en

préserver.

P. E. P*

Administration des dìfìrìcts..
Les 17, 18 ? xi février
& jours suivans
^
51a été
procédé, parles commissaires du
direç~
toire du district de

Périgueux

ççlui du

en présence de

procureur-général-syndiç & de ceux

des, municipalités, à la
naux

5

vente

des biens natio¬

ci-après.

La métairie de

Chamiès,, faisant partie des,
biens, de l'évêçhé de
Périgueux. Cet objet a
été
adjugé, a- M. Lacharmie , prêrre
,

pou»;

37500 liv*. L'estimation étoìt à 18600 liv..
Un jardin &c mazure
dépendant de laci-d'e?-

^ntchapel.leniedeSx Çiondj, entre les.deu&

; 7
villes, estimé 2.200 liv- adjugé ppur 4400 liví
Ust pré situé à la fontaine de

Pinquet , ,dépendant de la ci-devant maître-écoiie, estimé
2310 1. adjugé pour 2925 liv.
Un pré
dépendant de l'évêché, situé près
le pont neuf, est. 8800 liv., adj, pour 9200 1B
Un borderage , dépendant de la commu¬
,

nauté de Ste Ursule ,

rière , près le pont

situé au lieu de la Per¬

de la Cité, estimé 1320la

adjugé pour 1800 liv.
Un pré situé près la chaussée du pont neuP*

dépendant de la ci-devant chapelíenie de Na'
Dame de pitié , est. 8360 1. adj. à 9000 liv*
Une métairie , dépendante des biens de lá

communauté de St

Benbît, située dans la.

paroisse du Salon , est. 5720 1. adj, p. 705a U
Une maison située rue Limogeanne dépens
,

dante de la

chapelíenie de St Paul, estimée

1766 liv. & adjugée pour 3 ico livres»

Foreíí , faîstint
partie des biens des ci-devant Bénédictins de
Brantôme, est, 88qoU adj, pour 29600 fîv.
Une métairie appellée de la

Une métairie située

près la Croix-fèraáe \
faisant partie des biens de la
communauté de
la Visitation ? est,
396.0 liv. adj. p. 8.000 liv0.
Un pré dit de
Tricard, situé paroisse de

.Trelissatj ôc un Borderage des cidevant Ao=gustins

,

roisse

de

situé à la Combe des Dames,

pa¬

Champcevinel, est. 7920 livres

■$dj. p. 12000 1,
Tribunaux & juges de

%

paix.

^installation des juges du. tribunal du dis*
trict

de

Montignac 9 séant à Terrasson , se
Kt le 24 janvier. La curiosité attira dans
cette'
ville une foule

l'éclat de

d'étrangers qui augmentèrent

cette

dix coups de

cérémonie.

canon

nationales de la

A l'aube du

annoncèrent

aux

jour,

gardes

campagne que leurs camarades

le,s invitoient à se rendre à la fête : le

son des.
cloches de deux lieues à la ronde
suivit de

près cette salve intéressante, 6c fit connoître
le plaisir que

goûtoient déja les citoyens d'être:

jugés, par ceux qu'ils avoient élus. A huit
heures du matin la garde nationale se
mit
àâ l.e.5 armes pour recevoir les dMrents dé?

tachemens des gardes nationales qui arrivpient
de tous les côtés0

Ces frères d'armes réunis

%

le conseil de la commune, la municipalité &
les juges se mirent en marche sur deux

lignes ,
pour se rendre à régisse paroiffiale. Jamais coup
d'oeil n'a été plus agréable ; la musique mili¬
taire jouoit, en forte piano Pair, ça ira s
<ça ira le$ dames qui ornoient les fenêtres Se
un
peuple nombreux qui fui voit la marche
répétoient en chorus, ça ira, ça ira. On exé«
cuta
pendant la messe, d'exceîlens morceaux
de musique, &: de là oh se rendit, dans le
même ordre, dans la salle
que devoit occu¬
per le tribunal. Les membres du conseil de
,

.

'

$

v

_

.

.

-

T

.

,

la commune placés dans l'ordre des décrets
*
_on

entendit, avec le plus vif intérêt, plusieurs

discours

analogues aux circonstances, pleins
d'éloquence 6t de civisme & les juges prêté-»
,

rent ensuite le serment.

Les membres du cón*

seil général de la commune étant

descendus ^

installèrent scs juges, qui
confirmèrent, par
kur$ discours x l'opinion
qu'on avoit du

patrio^



& du zèle qui les animoit, pour s'acquît

scrupuleusement de leurs devoirs. Le sieur
la Chambaudie, commissaire du Roi, prêta

fer

le serment devant le,tribunal. Cet ex-conseil¬

ler de la ci-devant cour

présidiale de Sarlat,

rien pour prouver qu'il étoit entièdes préjugés de fa robe,



donna, par ses paroles, de nouvelles preuves
zèle & de ton attachement pour la chose
;

íe tribunal nomma ensuite pour

sieur Laroche jeune, de Thenon :
ie civisme & la probité

grefr

les ta¬

reconnue de ce

citoyen , lui acquirent l'tman imité des suffraCette cérémonie fut terminée par un re¬

la "commune aux noujuges & à Pétat major des gardes natio*
nales qui s'y étoient rendues*

pas splendide que donna

joints un petit discours en vers fait pa^
M. Çouquier 9 administrateur du

district, qu'il

^installation. h M* L0

II

Tandis que les Romains

avoi^nt une patries

Tfiémis eut dans leurs murs un
autels ;

temple & de®
\

Mais quand Rome fut

affermie,

Thémis disparut fans retoár s
Elle fuit loin des
rivages du Tinte;
Ce n'est qu'au sein d'un

peuple libre ,

Qu'elle fe plaît à fixer son séjour.
Vous seuls braves

Français dont le mâle co»2

rage
Sut

conquérir la liberté,

Vous seuls méritez

D'attirer parmi vous cette

l'avantage
divinité !

Déja notre heureuse contrée
La voit

paroître sur ses bords ;
Citoyens, formons des accords

Dignes de la mère d'Astrée. ;
Elle vient

Et vous

protéger nos droits.

sages mortels donr la délicateíîe

Les talens, les

vertus ont fixé
notre

Faites exécuter les loix

Que dicta l'austère sagesse

..x

9

choix

De nos: intrépides Solons £

Philosophes dont 1e génie
En

créant

patrie,
Aux tyrans de la terre ont donné des leçons,;
nous

une

Sénateurs éclairés , c'est par votre prudence 3

Que les loix vont habiter parmi nous.
Thémis eût-elle mieux qu'à vous
Pu confier son glaive

rédacteursa

aux

J'ai
ce

nal

lu >

MM. avec beaucoup de plaisir £

que vous avez
nv.

& sa balance.

imprimé dans votre jour¬

VII, relativement aux sollicitations

que les jugés sont

dans le

d'éprouver.
Malgré ce que pensent
cfuelques mauvais plaiSî.
sans, je trouve très-sênsée l'opinion que-les
cas

"



-.

.

sollicitations du Jaboudeur

-

?

qui frappe à la
porte de son juge an de ses défenseurs les
mains & les poches garnies de gibier ou d$
volaille, sont infiniment plus exçuíables que
,

cellçs des ptotecteurs puiffans, ou des jeunes.

v& charmantes femmes»
Je vais hasarder quelques réflexions fur ce

!Z

Wst; peut-être ne seront:-«liss pas trouvées
hors de

propos.

II est plusieurs sortes de

sollicitations, les unes ont pour objet de se-,
xluire les juges & de
capter leurs suffrages
en faveur de la
mauvaise cause ; telles font
celles

qui s'annoncent par le crédit, la

sance du

puis¬

solliciteur, les agaceries, les pré¬
venances des
jolies femmes, & les présens

du laboureur.

Les autres tendent
seulement à obtenir

prompte justice, à prier les
tion. à des

juges de faire atten¬

moyens, à quelques circonstances

qui souvent sont difficiles à saisir , &
vent

avoir

une

qui peu¬

échappé dans des défenses.

Le premier genre de sollicitations est
blâ¬
mable , & le juge seroit criminel de les écou¬
ter ;

mais le second ne peut être écarté sans

danger, parce que le but dé la justice dis¬
tributive étant de rendre à chacun ce

qui lut
appartient, le juge ne doit rien négliger pour
rechercher 6í connoitre la vérité.

Le tribunal qui donne

l'avertissement qu'il

i4

.

regardera comme une injure toute efpèeè di
sollicitation directe ou indirecte, ne dit-il point

trop? Outre que ce n'est pas tout-à-faìt là
résultat de la doctrine professée par MM*

Duport & Chapelier, il annonce àiì pubîifc
qu'il prend rengagement de ne jamais perdrè
.nn moment précieux à Cêlui qui sollicite là
réparation d'un tort, de tout prévoir, de tôiìt
saisir, sans avoir besoin d'être éclairé; quand
on peut se placer dans une
perspective auflï
élevée, on est assuré d'attirer rous les regards ^
se sixer

que

toutes

les attentions fur la conduite

l'on se propose de tenir; mais on est

exposé à montrer quelquefois ce que l'on peut
avoir de défectueux , & l'on doit craindre que

devenant générale, n'afflige
qui en seront frappés. J'ose le dire ; plu*
sieurs citoyens amis du bonheur des hommes $

cette remarque, en
ceux

admirateurs de la vertu,en portant leurs re*

regards fur Télevation où vient de se pla*
cer

le tribunal de Périgueux ; jaloux de le voir

fe soutenir dans un poste

«de magistrats

dont aucun corps

n'a encore osé s'emparer ; ces

citoyens, dis-je , pensent que les fêtes

diques qui se donnent chez un des

magistrats

du tribunal, se
concilient mal avec cet
gement

enga¬

solennel, de tellement se consacrer

à la suite des

à

pério¬

affaires, qu'il puisse regarder

injure les démarches que l'on

feroit pour

l'engager à redoubler de zèle & de travail

en

faveur des malheureux
opprimés. En effet
on

se

persuade difficilement que le

ment ,

le silence nécessaires à
l'étude,

sent habiter le même

puis-;

séjour, que les danses

& le plaisir; l'attention

se fixe pas au mi¬

ne

lieu des éclats & du tumulte
les fêtés

,

recueille¬

qui accompagnent

bruyantes ì cependant s'il étoit arrivé

que des hommes

opprimés, gémissans depuis
long-temps dans les fers, eussent excité de
l'intérêt à toute une
eût

société; que cet intérêt

porté cette société à solliciter ce

magistrat
s'occuper à faire juger promptement ces
malheureux; que ce magistrat, en vertu de
de

la déclaration

publiée par son tribunal, eût

mal accueilli la
sollicitation
à juger

;

le public auroit

qui a tort de cette société ou de

cH

i6

peut prononcer; car
il -existe un cas semblable !.... Quant à moi,
je ne désire que le bien de mes semblables ;
j'aime la vertu, fur-tout quand elle est mo*
desté 5 ' mais je ne juge jatnàis.
Je seis &c. Par un homme de loi du dis¬

jftiâgîstrat ? Eh bien, il

trict de...»

loix n'est pas fans
défenseurs. Un des preux qui embrassent fa
défense, nous a écrit une lettre anonyme pouf
reprocher de prendre mal-a-propos le
titre de journal patriotique, St de nous livres
à la calomnie, à la médisance. La preuve
qu'il en apporte, c'est qu'il prétend que nous
injurions ces évêques, ces prêtres, ces mis¬
sionnaires St autres personnes vénérables dont
les noms ne doivent être prononcés que bien
respectueusement ; pendant que nous parlons
enthousiasme de ceux, qui, par leur
conduite désordonnée, se concilient les fusÉroges d'une vile populace ( ce font les exprese
íons du défenseur de la vertu ). Nous n'avons
'

Le clergé récalcitrant aux

nous

/

avec

Pàt ìfíi primé sa lettre , parce que ïiôirs àVòtlf
fcraint qu'elle ne

fût le résultat de quelques
ennemis des hommes vénérables, dont on
paroît embrâffet la défense , qui pour leu?
faire pièce , nous ont fait écrire
par quel»
ques-uns de leurs fondeurs de cloches ou de

leurs palefreniers: au reste, quoi qu'il en
trous

allons lui donner

une

preuve

soit,'

de notre

respect inviolable pour les bons & Vertueux
ecclésiastiques, par notre empressement à défé¬
rer

au

vœu

de M.

Mallet, curé de LorignaG

près St. Genis en Saintonge > en publiant là
lettre qu'il nous a fait l'honneur de nous écrire,'
& le

discours

qu'il a prononcé lors de U
prestation de son ferment civique.
íonpiac A par St. úenìs en Saìrìtongê> le i j Février Vjqïì

Monsieur,
.

Les maximes fanatiques que lès ennemis dê

la constitution île cessent dè répandre

parmi
l'égarêr, doivent exciter îé
zèle de tout bon citoyen t ministre dé la pai£ ,
j'ai cru devoir prêcher l'obéissance à la loi,
le peuple pour

b

16

prémunir ma patrie contre les artifices da
C'est dans cette

&

h séduction & du mensonge.
vue

,

dans

Monsieur, que je vous prie de publier
feuiíle la prestation de mon fer¬

votre

ment ,

& le foible discours qui

a

touché

paroissiens. Toujours attaché à mon pays
par les liens les plus sacrés du plus pur pa¬
triotisme
je me sais un devoir de lui don¬

mes

,

ner

ì'exemple de mon attachement à une cons¬

titution qui va faire son bonheur & celui de
toute

la nation:

ces

peuvent pas trop

exemples de civisme ne

se propager parmi nous ;
conséquence, publier

veuillez bien aussi , en
cette

lettre , le tout en mon .

m.

J'ai l'honne.ur d'être, &c.
■M ALLET,

curé de Lorignac.

Prestation. du serinent civique du curé de Lorignac Tdifi
"triât de Pons en Saintonge ; discours prononcé à M M.
de la municipalité, a la troupe nationale fous les armes
& aux paroissiens a (sembles dans F église du dit lieu y à la
grand'mefie.... Te Deum... le 13 février 1J 9 ï.
Je vois



mes

freres ,

avec

la douleur ia

plus amère , que dans une foule de brochures

captieuses &í incendiaires, des ministres de la

jsáîx cherchent à décrier & à
constitution déjà
me

,

& poar le soutien
de

les villes & tous
les
texter la

renverser une

organisée dans tout le

Français iont armés. Pré¬

religion pour se soulever

loi, n'est-ce pas vouloir
toutes les

la

contre

attirer fur fa

horreurs d'une
guerre

faire revivre

royau¬

laquelle toutes

patrie

civile,

ÔC

encore le

désastrueux fanastisme
qui désola nos provinces les
siècles derniers ?
Le fléáu le
plus terrible qui puisse
tomber fur
u;
état, f est ce fanatisme
qu'on voudroit allu-î
mei

parmi vous, braves
citoyens, qui suscita
funestes guerres de
religion
qui ruinèrent
ou
prophanèíent la plupart de vos
églises Sc
dont plusieurs de vos
ancêtres furent les malheureuses victimes.
ces

"Notre Ste

religion , mes frètes, est une reli¬
gion de paix & de
teur

qui fut

terre ,

concorde ; son divin

au¬

triompher des puissances

saura la défendre

ses ennemis : le

contre

de la
les efforts de

même sauveur
qui refusa la

défense de son zélé

disciple, n'a pas besoin

1

M

qu'on réduise , qu'on soulève des peuples pezA
défendre une église qu'il a promis de protée
ger jusqu'à la consommation, des siècles. Son
autorité spirituelle toujours respectée de l'affemblée

nationale, n'a jamais été méconnue,

malgré les abus monstrueux des cours épis¬
copales qui la défiguroient & qu'on s'em¬
presse de corriger pour son accroissement &
l'édification des peuples.
'•>
L'objet des pieuses déclamations des riches,
<lu. ci devant haut-clergé , contre le serment


V

civique que la loi exige aujourd'hui dés prê¬
tres en fonction , n'est donc rien moins que
la défense de la religion. Méfions-nous,

chers

des instructions
pastorales des ennemis de la constitution,
quand fous le voile de la douceur & de la
piété, ils nous prêchent la désobéissance, &
nous exhortent à mépriser, comme eux , d et
lois qui ramènent le beaux jours de réglisse ,
mêine-temps qu'elles assurent le bonheuï
concitoyens , méfions-nous

-,

en

de la nation.

Est-ce
V-

donc par zèle pour

s

la religion,

qu*on voudroît rétablir Tancien ordre des cho¬
ses, ou les lois les plus sacrées de la justice
& de l'équité étoient impunément violées ,
& où un trop grand nombre de prélats opulens
çonsumoient, à la face des nations, dans le
luxe & la sensualité, les biens destinés à la
nourriture du pauvre, tandis que tant de
respectables curés chargés du poids de la cha¬
leur du jour, languiffoient dans Tindigence &
la détresse ?
Les

abus les

plus révoltants

couvroient

parler de
qu'a voient fait naître la puissance ultra¬
montaine & Finjuste distribution des hénéf
fices, on peut dire que les abus de tout genre
dénaturoient autant le gouvernement civil,
qu'ils déshonoroient la discipline ecclésiastique.

toute

la face du royaume , & fans

ceux

Tout de voit être réformé ; tout demandoit une

régénération nouvelle: ce furent ces abus qui
d'abord frappèrent les yeux de tous les ordres
du royaume ; & 'ces seuls abus furent le sujet
de la juste réclamation des cahiers de tous
les ordres.

C'est à la nouvelle

constitution

à la fermeté de nos
nous

,

M. F. 8c

courageux représentans que
devons le bonheur de
notre liberté.

Ja¬

loux de nous affranchir du
joug

du despotisme

méprisé les artifices de
menées du

tyrannique

qui dégradoit nos pères, ils ont

fanatisme

,

f égoïsme

bravé les

,

triomphé de

obstacles de la malveillance

; & ce

qui va rendre leurs noms chers à la
ils le

tous

les

triomphe ,

postérité5

perpétuent par les tribunaux
vigilants
qu'ils organisent.
Je vous le demande

íi

nous

,

estimons le don

mes chers paroi/liens

^

précieux de notre li¬

berté, si notre patrie nous est chère, si nous

aimons une constitution

qui nous rend le bon¬
heur si proche , le serment
de la maintenir de
t >ut notre

pouvoir doit

férent , &

n'y auroit il aujourd'hui dans l'état



il nous

paroître indif¬

-

d'autre joie que celle

par

laquelle il plaît à

quelques fanatiques de déshonorer cette
constitution ? Nòn }
la liberté , si

mes

même

frères; & puisque

lo£g-temps enchaînée, rentre en¬
droits:, pénétrons-nous

fin dans ses
premiers

î?

csune vive reconnoisiance devoir été compris
dans cette génération choisie qui devoit en être
favorisée : honorons le berceau de notre liberté
dans les
nom

au

ne les

sages loix qui nous font dictées, &C
de notre chèr-e patrie ,

jamais enfreindre.

Le ferment qu'on

exige aujourd'hui de nous,

M. F. & que mon cœur avort

cìéja prononcé

est le même que vous avez tous
différentes assemblées
toute la France ont

le joiir à jamais
le

protestons de

,

,

prêté dans vos

& que votre roi &

solennellement prononcé,

mémorable pour les Français,

jour de la confédération. Je me

fais

un

devoir de seconder votre patriotisme ; minis¬
tres de

l'évangile, nous devons l'etre auffi de
la constitution , & devons les premiers don¬
ner

Texemple de Tobéissance.

Nous sommes, au reste, mes chers
parois¬

siens , tous citoyens d'une même patrie ; nous
'

sommes tous frères : je fuis votre
pasteur,



plus, je fuis votre ami, & c'est à ce double
titre que

je

vous

demande une amitié auíîi

inviolable qu'est sincère Rattachement que j'ai

24

.

jpour vous tous. Veillons de concert à Foîàï
fervation des loix qui assurent notre bonheur ?
renouveliez avec moi le serment que
avez

tion ,

vous

déja fait, d'être toujours fidèles à la na¬
à la loi & au roi. Réunissons donc nos

Vœux »

& demandons au ciel qu'il nous fasse

sentir le

prix d'une réforme si nécessaire ÔC

fi

long » temps attendue ; qu'il augmente ,

s'il est paisible, dans l'auguste roi des Français ,
cet

esprit de force & d'équité dont il Fa

soulagement & à la
félicité des peuples demandez enfin pour moi ^
M. F. la grâce de remplir fidèlement les obli¬
gations sacrées que m'impofe le serment que
je vais faire. Je jure de veiller avec soin
fur les fidèles de la paroisse qui m'est confiée ,

revêtu pour travailler au

d'être fidèle à la nation , à la loi & au

roi ^

&c de maintenir de tout mon pouvoir la cons¬

titution décrétée par l'assemblée nationale &

acceptée par le roi.
—*

Au

Directeur.

M, J'ai vu avee reconnaissance que vous

»5

Ivîez satisfait à la demande que j'aî eu rtìò^
neur

de

vous

faire , en publiant ma lettre}

par la voie de votre journal,
de mon serment ; mais

fur la formule

aussi j'ai vu avec peine

certaines réflexions calomnieuses que s'est per«
mis fur

mon

compte M. P. E. P. (queje ne

connois que par ces

lettres initiales ) en di¬

de bien certain, c'est
que j'ai reçu pieusement le montant de mon
traitement. Rien n'est plus faux que cette
assertion ; j'en appelle à la justice de M M,
les administrateurs du département * entre les
mains desquels j'ai laissé mes comptes , 8c

sant que ce qu'il y a

l'avis de MM. du directoire du district : j'en

appelle à M. le trésorier qui certainement ne
produira pas un pour acquit de ma part. Le

public verra par là que , je n'ai pas, avant
de

publier la formule de mon serment, retiré

tout le profit que

j'en attendoìs, à moins que ,

M. P. E. P. ne

regarde pour tout mon pro^
penser sur mon compte,

fit fa manière de
Le

que je suis bien éloigné de croire.

56
d'inférer !a préfente dans
votre prochain n". &
fuis, &c«
SOjLLIER, curé de la Chapelle-Gonaguet,
.

Je vous prte

M. P. E. P.
la lettre de M,
,

qui a pris communication de
Sellier., curé de la Chapelle-

lui répète que c'est avec vérité

qu'il a cîic qu'il avoir reçu son traitement.
Cette vérité ne résulte
pas d'un acquit donné
,

su

trésorier du district , mais de ce

que M.
comptable à la nation fur les revenus
de son bénéfice, retient dans fes mains
l'excè¬

îe curé,

dent de son traitement
pour
ce

Tannée

1790,

qui équivaut bien à un pavement du pre¬

mier

pacte de 1791. C'est d'après l'avis de

M M. du directoire du district
que l'on an¬
nonce ce fait.
11 en réfuLte encore
que

M.

le curé a présenté à ce directoire une formule
de serment conforme aux décrets ôc par con¬

séquent bien différente de celle qu'il a publiée
dans le

senter

journal. S'il persiste toujours a pré¬
vérités'

des

calomnies^
il ne fera
pas difficile à M, P. E. P. d'impri•

r

ces

comme

>7

copie* certifiée de l'avis du direòtoire. Quant à sa façon de penser fur le compte
de M. le curé de la Chapelle - Gonaguet,
ïster

une

elle est celle
me

que'l'on peut avoir d'un hom¬

qui fe fait honneur de s'annoncer pour

désobéir

aux

loix.

AJfemblée nationale.
Le traitement de chacun des membres du

tribunal de cassation & du commissaire du

roi, fera de 8000 livres, dont la moitié fera
distribuée
tzn

en

droits de présence ; il sera tenu

conséquence un registre de pointe par le

greffier, lequel sera signé tant par lui que par
le président.
|•

-Tous les trois mois, 11 fera délivré à cha^


... ,
/
cun des

un

'/

certificat de la

dans le
trésor
ce

••

.

membres, & au commissaire du roi

portion qui lui reviendra

produit des feuilles d'assistance : le

public acquittera, sur ces certificats,

qui reviendra à chacun des membres du

tribunal, 11 acquittera aux mêmes
époques ?>

p

.

Us trois mois en trois mois, le

12

portion fixe du traitements

le tiers du traitement des
juges & les taxations qui lui seront allouées
Le greffier aura
,

pour ses expéditions.
Les membres du tribunal de cassation pori

lorsqu'ils seront en fonc*
tions, l%abit noir, le manteau de drap ou

terdnt, seulement

de soie noire , les paremens

du manteau de

la même couleur , & un ruban
aux

trois couleurs de lá

en

faut ois

nation, au bout du¬

quel fera attachée une médaille d'or, fur la¬

quelle seront écrits ces mots, la loi: ils au*
ront

1

A

tete

couverte

fur le devant &

'

y-N

d'un chapeau , relevé

surmonté d'un panache de

plumes noires. Ce costume fera déformais
celui de tous les

juges de district & des tri-

fcunaux criminels.
Le costume des commissaires du roi fera lé

înême, à la différence que le commissaire du
chapeau rélevé avec une pance
à un bouton d'or, & que fur la médaille
.*>*

ros

aura

wTv-,A.

un

-

...

-



Ki '"'3 ..

..

.

Ly

.

.

..'..7-

qu'il portíra, feront écrits ces mots, la 10*
et le roi.

Les greffiers auront un

chapeau rond, relevé

fur le devant, fans panache , & un maotea»

pareil à celui des juges.
Ceux qui feront nommés par les électeurs
de département, pour être membres da tri¬
bunal de cassation, fe rendront à Paris , aa
premier avril prochain».

jouf.
Les sieurs Peyssard ôt Minard , archîprêtre & curé du Bugue, distingués par leat
patriotisme & leur zèle pour la religion , ont
prêté le serment civique le 6 février 1791 »
chacun dans leur église , en présence de !a
municipalité & de la garde nationale Sc «Futt
concours de fidèles qui ont applaudi au ci¬
Nouvelles

...

du

visme qui caractérise ces
commencement de la

pasteurs, depuis lç

révolution.

Depuis que le bureau de paix du canton
du

Bugue est en exercice, il a

jugé ou pa-r

çifîé plus d'affaires que Fancîen
auroit terminé dans dix

Les séances

régime n'efí

ans.

s'y tiennent

tous

les

jours ^

depuis le matin jusqu'au soir sans défampar r:
peut dire à la louange du juge &
assesseurs,
que les affaires sont écoutées avec beaucoup
à lumière & d'intégrité, &
qu'elles y sont
traitées avec l'aménité\ la
douceur, la célélité & réquité qui les
caractérisent.
,

on

Les présens si
fancien

favorablement accueillis dans

régime sont repoussés avec
•'

horreur

-

V

poison dangereux

comme un

tous les hommes

indistinctement sont jugés fans
partialité à la
balance de la

justice. II ne nous reste qu'à,

désirer que tous les cantons de
sent si bien pourvus : on
ter

l'empire fus¬

verroit rarement

les affaites dans les
tribunaux de

pour lors, il seroit

traitement.

.

por¬

district;
juste de mieux repartir I»

H

---—-

3*


~1-

~

Nouvelles

étrangères.

Toutes les nouvelles augmentent

nos

espé¬

les confirment. Du côté de i'E£»

rances

ou

pagne

les peuples épuisés de misère & lassés

de

tant

vers

de vexations tournent leurs

regards

la France ; du côté de l'Italîé, on

sécute

en vain

per¬

îes

Franç ais , tous les amis de
la liberté les chérissent
; du côté de rAlIemagne , des esclaves armés en bénissant nos loix

brisent les verges de leurs
despotes ; du côté
de
.

Constantinople, où l'on pousse la cruauté

jusqu'à défendre

aux

citoyens de se parler

dans les rues, on entend
déjà

un

murmure,

qui annonce la tempête ; du côté de la Ruílîe ,
on

lève de toutes parts des têtes

au

fond de l'Inde, on adresse à la France des

vœux

audacieuses;

& des bénédictions :
l'Angleterre s'é*

tonne de

se trouver si loin

en

arrière. On

réclame avec véhémence les droits des

discussions qui

y

nègres 9

nécessairement forceront l€s

/

Anglais: de réfléchir fur eux-mêmes, commè
elles y ont insensiblement amené les Français.

Depuis tant de siècles, que d'hommes in¬
abrutis par le fanatisme & l'ignorance, ils ne savent pas même ce qu'ils im¬
fortunés ,

plorent, tant ils font stupides & malheureux !
i'ï

1

li

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r

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