FRB243226101_P2-447_1791_009.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
JOURNAL PATRIOTIQUE
DU
DÉPARTEMENT
DELA
.
D O RD O'-GNEy
Du Dimanche 6 Mars
1791»
Liberté' & Vérité/'
'lAâmimflràtlòiìÀu depàrtemèm. '
Depuis quelque temps, on ne cessé7 de
ft o u s adresser dès 'questions importa n re s rela¬
tives
du
au
résultat dès
opérations du directoire
département. C'est une chose difficile de
répondre des principes , quand ils semblent
contrariés par les faits; & nous - mêmes bien
convaincus,, que, "pârmi les membres du di¬
rectoire, il en est dònt nòus pouvons garantir
lé patriotisme & rattachement à la nouvelle
çoustitutio'n, nous nùus trouvons ■embarrassés
A
pour concilies
la' marche de cette administrai
ceux qui nous font
fion avec les sentimens de
Peut-être cette irrégularité provient-
connus.
elle de la nouveauté des
choses & du peu de
préparation des esprits au changement qui se
sont opérés dans notre gouvernement. Dans
ce cas
il est une conduite sûre prescrite par
,
la loi ,
& qui ne peut jamais égarer l'admis'en départira pas ;
nistrateur , tant qu'il ne
c'est de se
garder d'interpréter la loi & en¬
coremoins de la faire plier à
ses opinions
particulières. C'est là, fans doute l'écueil de
fous les fonctionnaires publics : ils ne peuvent
être à l'abri des affections, ils ne peuvent
exister fans préjugés.
La loi n'est établie que
fáire céder l'intérêt particulier à l'intérêt
général; & par une fuite du défaut de con»
noistances & de réflexions, l'intérêt particulier cherche toujours à s'étendre au préjudice
de l'intérêt général. Alors tous les genres de
pour
séduction sont
employés pour déguiser les
moyens cju'on
emploie à cet effet.
Lé
tort
dé ^administrateur public est de
perdre un instant de vue la chose.publique
pour condescendre aux demandes du parti¬
culier. Or -, comment peut-il éviter de se renA
dre coupable , s'il abandonne la loi faire uni»
,
quément pour le général y ou s'il se permet
tde
rinterpréter.
On
fait
bien
que
ì'exécution stricte dès
îoix exige, dans le magistrat, à
confiée , une
àneté dans les
avec
qui elle est
rigidité de caractère -, une fer*
résolutions, qui né s'accordent ,
le désir de se faire des amis 9 ou ce
Romains
appelóient des clients, qui
puissent servir notre ambition & nous .portes
aux places. L'homme dont les
principes font
inébranlables se fait estimer ; mais
rarement
respire t-il un intérêt auffi actif que celui qui
promet sa
faveur quand on l'aurà rendu puis¬
sant, & si la vie civile de ce dernier a déja
donné des preuves de
ambition & de fa
des partisans >
fa partialité, de son
vanité, il fera sûr d'avoir
même dans le gouvernement
4
le
réglé, à plus forte raison dans Içí
mieux
temps
Les
ment
où nous sommes.
préjugés influent encore , plus forte*
fur la conduite du fonctionnaire public ;
ils le dominent
même, lorsqu'il n'a pas été
nourri, ni élevé dans les principes du gou¬
qu'il doit mettre en pratique. Une
bases de notre constitution
c'est l'éga*
vernement
des
,
c'est fans contredit
qui la maintiendra dans toute fa for¬
ce ; mais fera-t-il jamais possible , par exe m*
lité des droits respectifs,
celle
pie, que les magistrats des corps supérieurs,'
accoutumés à tirer de leur place une distinc¬
tion
qui les élevoit au-dessus des juges or¬
dinaires vde l'avocat, du procureur, de l'huisc
lier ,
qui jouissant d'une fortune assez consi¬
dérable , en tiroient l'avantage de marcher fur
promenades à côté de nos ci-devant sei¬
gneurs
de leur donner à manger, d'en être
Caressé ; pour peu que ces hommes eussent
dé fatuité
fera'vt-il, possible enfin qu'ils puisi
font croire que tous céux qu'ils étoient accou»
les
5
,
!'
ttimés à regarder au-dessous d'eux Rayent.soi
& soient auffi dignes de leurs
attentions & de leurs soins, que la classe
mêmes fcdroits
qu'il croient supérieurs aux autres B.
Est-il encore bien facile que les agents de-
d'hommes
,
pouvoir despotique , accoutumés à re¬
cevoir des ordres absolus & a les transmettre
l'ancien
9
les
lettres de' cachet ; redoutables par leur crédit
tirer la milice , à faire exécuter
à faire
& par Timpunité de leurs
modérée qu'ait pu
entreprises , quelque
être leur conduite, con¬
çoivent qu'ils font les égaux de ceux fur les¬
quels ils exerçoient leur pouvoir ; ils ne conîioissoient que des flatteurs, parce que c'eíl
le vice des esclaves ?
Concevra-t-on aisément , que
des privilé¬
giés d'autant plus vains, que dispensés d'avoir
du mérite pour jouir de quelque considé¬
ration
ils devoient souvent tout aux circons¬
,
adoptent fans peine le principe d'éga¬
lité des droits respectifs Sc n'ayent pas toujours
tances ,
Une
propension invincible à favoriser ceux,
&
parmi lesquels il vivoit, & qu*i! n?a jaroaïí
çessé de croire supérieurs aux autres ?
Quand on aura approfondi ces réflexions J
ôn y trouvçra la solution des demandes
q-uí
bous font faites ; on saura pourquoi à égalité
de nioyens & de droits, les demandes de
quelques patriotes ne font pas accueillies avec
le même succès que celiés des autres individus*
On soupçonnera la cause de Findifférenç^
de ^administration sur la conduite de certain
corps
pour
ëcclésiastique^ universellement
connu.
coaliser nos pasteurs, leur inspirer une
résistance coupable à l'ëxécution
du décret ^
trouble dans la conscience des
pour porter le
foibles. Pourquoi on laisse à ce corps
l'instructiòn de la jeunesse, tandis qu'il ea
ames
abuse pour semer dans leur esprit des germes
de haine contre
-
ront
"
notre
constitution
,
qui n'au-
«
d'autre effet que
jrnalheureux ,
de rendre leurs élevés:
& de perpétuer dans Pempire
des divisions funestes ?
-
Cet te- indifférence de notre directoire est s
«
7
des plus grands, repro¬
ches. Quelle considération peut l'empêcher
de réprimer un mal de cette importance ? ïl
fans- contredit, digne
s'est
cru
obligé de prendre une délibération
pour improuver le discours
d'un fonctionnaire
public , parce qu'il renfermait des réflexions
déplacées fur une constitution , au maintien
de laquelle il est chargé de concourir 5 & il
ieste dans ['inertie , vis-à-vis de ceux qui ['atta¬
emploient toutes ser^
îes de moyens pour la faire rejeter. Diratfii qu'il ignore ces. faits ? Qu'il interroge les
prêtres réfractaires au serment civique exigé
quent ouvertement, &
d'eux ; ceux encore
se rétractent.
qui après l'avoir prêté 9
feulement une
tk bientôt il aura toutes les
Qu'il prête
oreille attentive ,
convictions qii'il peut désirer.
éloignés de chercher, à attrU
yer des maux far la tête des égarés, máis>.nçu&
désirons., nous demandons que l'on rende
Nous sommes
impuisians les efforts qu'ils font pour entraî¬
ne!* ms.
concitoyens, dans. le. même; égarement %
A Ton ne peut se dispenser d'écarter ce vœu Jsans annoncer à toute la France que l'on est
convaincu d'une contre-révolution ; car c'est
corívenir
qu'il est inutile .d'élever notre jeu¬
nesse dans les principes de la constitution.
Admìnijlration des díjîricís.
Sarlat. Le directoire de ce district a prïs
une
délibération le
sept du mois dernier,
laquelle il: arrêté qu'il fera imprimer, Sc
enverra à tous les officiers municipaux., curés;
Lc vicaires de son ressorts un écrit intitulé :
adresse aux pasteurs & citoyens des campa-,
par
.
ghes, fur la constitution civile du clergé
par Guillaume Taillefer, membre du direc¬
toire de ce district.
Une force de preuves
fans réplique , réunie
à la chaleur & à la clarté du
style
,
distin¬
gue cet ouvrage, propre à faire le plus grand
honneur à son
encore
auteur.
Guillaume Taillefer t
jeune, a su mériter l'estime îk l'aîta-
concitoyens. Digne d'avoir vectá
dans les beaux siècles des republiques d'Athè¬
ctement de ses
nes
la
& de Rome, il nous fera connoître toute
grandeur du caractère des hommes qui ont
ces républiques ; il fera un des plus
illustré
de notre sainte constitution &
l'espérance de fa patrie. Telle est l'influençe
des bons exemples, que la jeunesse de Sarlat,
excitée par une vertueuse émulation, s'em¬
presse de fe distinguer par ion patriotisme9
fermes* appuis
& d'imiter Guillaume Taillefer. Déjà on distin¬
gue,, on écoute avec
& l'on admire en
intérêt J« B. MaravaJ ,
lui des talens 6c des qua¬
lités qui honoreroient des hommes consommés
par
l'expérience.
Perigueux. Le directoire de
ce
district ^
©ù se continue la vente des biens nationaux da
ressort ? prévient
qui se proposent de
que les domaines qui
comprendront des parties considérables de
bois
font susceptibles d'une différence dans
le premier payement, c'est-à-dire, qu'il sera
ceux
faire des acquisitions,
,
f
20
payé 30 pour 100 pour les bois, & douze
pour cent pour les autres biens qui font partie
desdits domaines. Ceux adjugés depuis la pu»
biicarion de notre dernier n°. sont : Une pièce
de terre de la chapellenie du St esprit\ estimée
880 liv. vendue 1675 ìiv. à Doursou.
pièce de terre au Toulon , estimée
liv. à Aumaíïîp.
tjne maison située à Périgueux, rue de la
Une
880 liv. vendue 1950
dépendante de la chapelle Ste Mag-
nation ,
deleine, estimée zqoo liv. vendue 2450 lïvl
à madame Tounier.
Une métairie à Marsaç , appartenant
à la
Visitation, estimée 18700liv. vendue 30600l.
sieur Bëtou,
au
1
-':J''iy
>
-
Municipalités.
5
•s'-":,'
—.
i '•.•/' >'
II est inconcevable à quel point un
nombre de
-
' '■?/{ ■* f.
grand
municipalités de là campagne fe
à ce que leurs curés ont exigé
àlles relativement ansorment civique auquel
sont prêtées
certifient
que ce serment a été prêté en conformité des
décrets relatifs à Inorganisation civile du clergé;
On présente ces certificats pour faire fixer son
h loi les soumet. Ces municipalités
traitement, & arrêté qu'est ce traitement,
le
prêtre infidelle annonce que c'est à torfc
qu'on l'a compris au nombre de ceux qui ont
prêté leur ferme!!? suivant la loi, c'est-à dire ,
sans restrictions. Cette coupable condescerv*
dance, de la part des officiers municipaux,
viole
tous
leurs devoirs ,
mêmes parjures ; car
cuter
& les rend eux-
ils ont juré de faire exé¬
la loi. Ils compromettent
dont ils ont été
la confiance
honorés, & s'en rendent in¬
dignes. Comment peuvent-ils se laisser séduire
' 'k
point de ne pas reconnoitre que ceux qui
i
au
le.s portent à fe refuser de remplir leurs obliga¬
tions , sont indignes d'être écoutés ? Comment
ne
conçoivent ils pas que toute conduite
qui
est en option avec la loi, est un crime ?
La
municipalité de Péri-gueux résiste depuis
son existence aux représentations qui lui ont
été
n
grand nombre de citoyens î sná
sujet d'une décoration qui est toute entière da
régime féodal, Un d'eux qui désire faire une
faites par un
nouvelle tentative, nous eharge*de
faire par¬
venir son vœu aux officiers municipaux. II
est
exprimé dans la lettre ci-après»
MESSIEURS,
W
Le peuple vous a institué pour
défendre fëé
droits avec les armes de la raison , de la justice
& de la force publique; les couleursdela nation
que vous portez, & qui annoncent votre carac¬
tère , siïffifent pour vous attirer le respect qu'on
doit'à des officiers municipaux en fonctions :
si l'on pouvoìt joindre quelqu'autre signe à ces
marques extérieures, ce feroit à coup
branche d'olivier
ou une
branche de chêne 5
mais jamais un long morceau
barrasse votre marche Sc
sûr une
de fer qui em¬
dont i'afpect fatigue
la vue.
L'ufage de porter l'épée tient trop à là
barbarie de nos pères & au régime féodal $
,
pour que des repréfentans du
peuple, institués
W
n'abandonnent pas une prétendus
•par îuî,
décoration ,
qui est au moins inutile^ si ella
n'est pas ridicule. Eh ! Messieurs, songez que
n'êtes plus Jes nobles
consuls des nobles
bourgeois de Périgueux v I qu'on ne* souffrir^
'*
vous
'
plus
V
-
-
—-
que vous
■'
1
'
:...
;
.
.
dépensiez Tes revenus de la
dindes aux truffes &
pâtés de
perdrix; vous n'avez plus besoin d armes 5
commune en
pour couper lés oreille s à ceux qui s'àviíeroient
de dire que vous
public
gestion. Vos
devez compte
de votre conduite & de
votre
au
mains.débonnaires s'armer oient; en vain pour
punir les téméraires qui s'aviferoîènt de rire
de la mauvaise grâce avec laquelfe la plupart
cde vous portent.l'épée» Pour dieu , Messieurs ,
au
lieu de chercher à
vous
donner
un
air
glus imposant & plus respectable, donnez un
de mouvement & de vie aux fonctions
municipales, qui font dans la plus grande iner¬
peu
tie ; prenez pour armes offensives & défensives
le bonnet de la liberté ; il
diuin de Périgueux,
deviendra le palla-j
6c alors ceux qui s'avî*
.
feroìent d'en rire ? pourroient s'êtt trouver plus
inal que ceu*
qui , comme moi, disent quê
Pécharpé & vos rcuillardes ne vont pas bien
.■ensemble, pas même à celui de vous qui a
j'air le plus martial*
Je reviens au bonnet de !a liberté ;
j'oso
croire qu'il vous iroit bien mieux fur l'oreillô
côté : tnais enfin si le sort de
ia Ville de Périgueux est attaché à ce palla¬
que îepée au
dium sacré ; semblables
à Charlemagne > qut
déposa son épée à St. Denis, dépoíez les
vôtres dans les trésors de St. Front, apfès
avoir fait graver vos noms fur chacune d'elles^
poiír que la postérité facile quels étoient les
vaillans
champions à qui appartenoient ces
pacifiques armes*
'■
'■ "
1
•
" '
•
-
•-
' r
Serment des Fonclionnairespublics*
II
n'y a pas d'excès que le fanatisme ne
ïe permette pour empêcher les prêtres de faire
leur
serment de maintenir la constitutioa
%5
clergé. Les injures, les anathèmes
font prodigués contre ceux qui font vœu d'o¬
béissance aux lois, Depuis que les doctrinaires
-qui dirigent 4e collège de Périgueux ont fatif*
rìvíîe du
,
fait à
ont
ce
devoir, plusieurs pères de famille
retiré leurs enfans de chez eux :
on
re®
marque entr'autres M. B. F. électeur du dé¬
partement.
L'archiprêtre de la cité avoït égalemerie
dans le
collège un petit neveu âgé de huit
ans, dont les
dispositions font du plus heureux
présage. L'exemple de ses maîtres lui a fait
désirer de prêter son serment. Son oncle, dont
les principes font différens, a cru devoir le
faire sortir du collège , pour le remettre entre
les mains d'un corps ecclésiastique anti-cons»
titutionnel. La première chose qu'on ait exigé
de Pensant, a été de rétracter son serment;
mais c'est en vain, il a résisté aux caresses
& aux menaces, en disant toujours qu'il ne
fera jamais rien de contraire à ce qu'il a juré^
>
Société' des Amis de la
Constitution.
Toutes les sociétés de cette
espèce, qui se
•multiplient tous les jours dans notre départe¬
ment, s'attachent à rendre leurs travaux utiles
au maintien de la constitution. Elles s'unifîent
intimement par une
correspondance exacte*
Leur surveillance sur tout ce qui peut porîêr
atteinte à la constitution est infatigable.
Celle
d'uîìe
correspondance du sieur Laporte , ci-devant
de Nontron ayant eu communication
curé de St. Martial
d'Haurefort, & l'un des
représentans du départements l'a(semblée na¬
tionale avec plusieurs curés du diocèse de Pé,
iigueux , dont l'objet est de porter les curés
à se coaliser pour se refuser à la prestation
du serment
en a donné avis à la société des
,
amis de la constitution de Paris, &
lui a en-»
voyé les pièces originales, pour être dépo¬
sées au comité des recherches ;
elle en a fait
la société de
Périgueux0
beaucoup de faus-
fétès employées pour séduire, $í de grandes
frnarques d'ajFection distribuées au nom de Mgr,
qui n'a jamais tàiît aimé ses chers pasteurs
que
depuis qu'il désire de les employer à dé¬
fendre toutes ses
prérogatives 5c ses revenus
pontificaux.
La société de Sarlat
envoyé deux dépu¬
a
tés à celle de
Périgueux, pour lui faire part
de fa conduite envers des pétendus amis de
la paix qui, en vertu d'une ordonnance du
■département, s'étoient réunis aux amis de
îa constitution ,
ser 5c
mais qui éloignés de pen¬
d'agir comme des amis de la paix , he
faisoient que répandre du désordre & porter
ìe trouble dans la
société; ils
'
>
■
ont été
en
•
.
expulsés»
On a voit annoncé qu'un jeune élève du sé¬
minaire devoit soutenir ,
le vendredi 25 du
mois dernier, une thèse
dans là salle de la so¬
ciété de
Périgueux, pour prouver que tout
jeûne homme ou jeune fille , au-destous de Sa
V
ans", étoit essentiellement démocrate ; cetfg
annonce
avoit attiré
dont Tattente
ne
beaucoúp de membres
fut
pas satisfaite ;
niais ils
furent dédommagés en voyant entrer une dépiïdation
d'une société
formée
par
les jeunes
élèves du collège. M. Dubuí: qui la présidoit,
prononça le discours suivant.
MESSIEURS 9
Animés par les fentimens du plus
tifme , nous venons
pur patrîo-
avec confiance au milieu
de.vous, persuadés que votre génie accueillera
favorablement
vous
notre
simplicité. Nous venons
offrirj'hommage de nos vœux fraternels.
Tendres nourissons de cette nouvelle France
nous ne
routes
que nos augustes repréfentans viennent
de nous
nous
,
pouvions seuls nous conduire dans les
frayer. Nous avons besoin de guides :
avons cru
ne
pouvoir faire un meilleur
choix qu'en venant nous
vous traitant
jeter dans vos bras, en
du doux nom de pères & de
pro-
secteurs. Oui, Messieurs, aidés de vos lumières»
instruits par vos leçons , nous apprendrons à
îâ servir 9 cette patrie qui nous est si chère, St
à ne
nous
écarter jamais des justes bornes dans
lesquelles font prescrits les devoirs de tout citoyen.
votre
De plus, Messieurs, nous jurons, è
exemple, de soutenir cette constitution
qui doit faire le bonheur du peuple Français,
de mourir, s'il le faut pour elle;en un mot, de la
cimenter de notre sang. Nous déposons dans
votre
sein
Messieurs, le serment de nos
,
coeurs. Nous-avons
applaudi à vos íentimens ,
daignez approuver les noires.
,
•
•
-
*
■
-
■.'•
1
-M. Dubròca , professeur dé
N"
philosophie , Sç
secrétaire de la.société ,• répondit à ce discours ,
en
traçant à ces jeunes gens tout ce qu'ils
dé¬
voient faire pour rendre leur patriotisme utile ,
& pour atteindre aux vertus qui ont
les plus grands hommes de
l'antiquité.
distingué
w íìl—.1» ..I.IIH
-
■
-
Avis dont on fera tel usage
-
que l'on
jugera convenable.
Ceux
qui auront des injures à faire écrire y
peuvent s'adreíser à un sieur BAYNE,
habi¬
actuellement au petit séminaire ; c'est lui
qui est l'auteur des litanies à l'usage des mille
tant
&quatte dévotes de Périgueux, &c de plusieurs
lettres dont il nous
a
dont on ne connoît ni
dit avoir été un des
w este
honoré. Cet homme,
l'origine, ni la patrie,
vingt-quatre servans de la
du roi. Comme
noncer les talens d'un
on
ne
peut mieux an¬
écrivain ,
qu'en les fai¬
sant connoître, on joint ici un échantillon du
savoir dudit sieur
Bay ne ; mais on le prévient en
même temps que l'on ne parlera
plus de lui, &c
qu'on né lira plus ses écrits. S'il arrivoit que
notre annonce ne lui
produise pas de gros avan¬
tages, nous rengageons à emprunter un autre;
canal pour se
procurer du travail»
ut*
r,
'
\
■
'
'
-
••
des étudians en théologie du
petit séminaire de Périguéux.
JExtrait des délibérations
Après un mûr examen des écrits contenus
dans le journal du département de la Dor-
considérant que jusqu'à présent ceS
journalistes ont débité une insinué de propo¬
sitions fausses * erronées, tendantes à l'hérésie
ou au schisme ; que notamment dans le dernier n°. ils ont affiché le plus pur protestan¬
dogne,
7 r.
*
7
l'emphase &C
le ton décisif de ces prétendus évangélistes
donnent nul espoir dè leur retòur, si on
tisme ; considérant encore que
ne
& qu'il
est néanmoins intéressant pour le public que
cette société ne se permette à Tavenir de pa¬
reilles impiétés ; nous soussignés étudians en
théologie avons arrêté de lui adresser 1$
les
abandonne à leur feule réflexion ,
,
lettre suivante,
M M. A la lecture
du prospectus de votre
journal, nous avions conçu l'eípoir que cha¬
que
classe de citoyens y trouveroit des infe
22
trustions utiles des nouvelles
intéressantes, &
que Vous en proscririez tout
quipourroît
l'esprit & au cœur. Nous
porter atteinte à
avons
été bien
trompés, Messieurs,
sauriez disconvenir
festés de maximes
Ou
ce
vous
ne
journaux font in¬
pernicieuses, de faits hasardés
que vos
supposés..; le sarcasme y est votre chef-d'œu-
Vre, l'esprit de parti y
vous mendiez des
règne d'un bout à l'autre;
délations, & vous avez Tin-
justice de ne pas permettre qu'on rende homrí'iàcre à la vérité. Nous vous
o
demandons, Mesíîeurs, fi c'est là l'esprit de ['évangile que vous
7
préconisez ? Croyez-nous , né vous mêlez
à Tavenir de parler de
plus
dieu, ni de fa religion ; ne
íòuffrez plus des exclamations
VlLLEFUMÉES
& triviales
qui tombent d'elles-mêmes, ÔC
déshonorent votre journal ? Ne définissez la
théologie que lorsqu'on vous en aura donné
quelque idée ; ne faites plus ustge de la com¬
paraison d'un roi protestant, quand vous par¬
lerez de' Técriture sainte
assez suspects. Racontez*
: .vos
principes sont
nous, comme vous fa
îi
.
■
•
/
/
anecdotes qui peuvent
jjmurrez , les différentes
égayer le public, 6c peut-être prendra - t - il
patience.
Nous avons l'honneur d'être, avec
liberté 6c
vérité ,
Messieurs,
Vos très-humbles
les étudians
en
serviteurs & concitoyens ;
théologie, au petit
séminaire
de Périgueux.
Bayne ; Durepaire ; Leymarie ; Brugère ; Brulatour ; Pelletany ; Dubessel_>;
Charles ; Brunet ; Dussoulier ; Girard ;
Teillet ;
Rochat ; Bruny ; Roux.
Rétractation*
c'est par
surprise qui nous a été faite , que nous
signé une prétendue délibération prise
nom des étudians du petit séminaire , contre
les rédacteurs du journal patriotique du dépar¬
tement de la Dordogne, 6c que c'est inutile
Nous
une
avons
au
soussignés déclarons que
24
'
.
.
tuent
5 .V
>
..
)
que nous avons réclame sor cette
auprès du sieur B ay ne!
foi de quoi avons
février J791
surprise J
qui en est Tauteijr ; en
signé» A Périgueux
,
ee
25
approuvant récriture d'autrui.
Roux ; Bruny ;
Leymarie ; Brugère z
Brunet ; DuíToulier
;
Dubesset ; Okar»
Jes ; Brtilatour j &c. tous
remplis du
plus pur patriotisme
Fincivisme du sieur B
,
désapprouvant
qui ne fait
ay ne,
qû'exhaler des respirations empoisonnées?
*1
"
1
1
■
*
"
'r'
"
.
1. "
»
"■>
Aux Rédacteurs.*
MESSIEURS
»
Votre zèle
pour la chose
publique m'eíl
si connu,
que je prends la liberté de
vous
adresser le
prospectus d'un nouvel établisse¬
ment
qui vient dé se former à Paris
,
ibus
le nom de bureau
d'agence
tionale &
drez bien
patriotique na¬
étrangère ; j'espère que vous vou¬
ne
pas
laisser ignorer plus long-
tcms
â vos abonnés, í'utilité <Tim
établisse-
ment
aussi beau , &
de le faire connoître
que vous aurez ia borné
par
sion à votre prochain n^.
la voie de l'impref*
; vous
voudrez bien
également annoncer que ceux du département
de la Dordogne ,
qui voudront profiter de la
marche facile &
peu
dispendieuse que leur offre
des jurisconsultes aussi éclairés
que désintéres¬
sés, pourront s'adresser à M. Pipaud jeune»
homme de loi , directeur du bureau
d'agence
patriotique nationale & étrangère , pour tout
le
département de la Dordogne, demeurant
rue
de la
tous les
vertu
à Périgueux ; il leur donnera
éclaircissements que le prospectus n'au-
roit pas
assez développés.
Établissement patriotique d*un bureau d'agence natronast
6* étrangère 3
autorisé par la municipalité, de Paris
fous las auspices de la nation, de la lai & du roi9 en,
faveur des malheureuses vï&imes de la chicane & dit
despotisme. Poursuites & avances gratuites des affaires
contentieuses & autres.
■
r
Jaloux
de
de
coopérer à la régénération
ì'empire français, un comité choisi de ju¬
risconsultes de renom, hommes de
loi, dis*
tstigués autant par leurs talents que par îetrrs
vertus
morales, offrent au publiç leurs lu¬
mières , pour
le faire triompher dè la rapace
tyrannie des vampires ministériels qui les
ont rongés & exsangues jusqu'à ce jour enfin:
tant désire, dont l'aurore radieux commence
à naître.
Ayant spécialement à' cœur de venir au
secours de cette classe infortunée , qui n'a
la faculté de faire valoir fes droits &
d'en faire juridiquement la réclamation , cette,
pas
aggrégation de citoyens, recommandables par
leur patriotisme, vient d'établir un bureau,
dont elle a confié l'administration générale à
/
M.
Brières, ancien avocat au parlement, l'un
de leurs collègues. Son zèle
pour le public , un
infatigable devient ^
sûr garant du plan de con¬
ciliation'qu'il se fait un devoir inviolable d'exé¬
cuter envers les opprimés, qui pourront s'y
présenter avec confiance.
ins¬
titue pour tous ceux qui, non feulement ont
ART. ler. Le bureau, particulièrement
,
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A.
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besoin ,
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*vp. ■Jr.
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.
dâns la poursuite de leurs affaires, de
conseils, máis même de secours
tous
-
les jours,
fera ouvert
depuis neuf heures du matin
,
jusqu'à deux heures après midi
cinq heures du soir jusqu'à neuf.
Les dimanches &
,
Lc depuis
fêtes, il ne fera reçu que
,des étrangers & ouvriers.
Art.
II. II
fuite d'affaires,
ne
fera
entrepris aucune pour»
qu'elles n'aient été préalable-
jnSnt examinées avec foin , & scrupuleusement
discutées par le conseil du bureau.
Dans la huitaine de la
ì
l
réception de toutes
pièces, on fera savoir aux parties, si l'on
charge ou non de leur affaire foie pour
,
faire suivre , dans
le même délai, en pro-
ince, & même en pays étranger, à compìr du jour de l'arrivée des
pièces.
:
Art. III.
Lorsque l'affaire sera jugée sufeep-
ible d'être poursuivie ,
il sera passé , par la
procuration pardevant notaire,
'.ont il restera minute, & qui contiendra les
>artie , une
pnditions suivantes.
-
Art. IV. II fera fait mention ,
dans cettè
procuration, que l'affaire une fois comment
cée, la partie n'aura pas le pouvoir de ré¬
voquer fa procuration t de se désister en ju¬
gement, de transporter les droits., ou de tran¬
siger avec son adversaire, qu'en présence de
l'administrateur , sous peine
fixée
au
d'une indemnités
cinquième de l'objet de ladite proeu- ^
ration.
^
Art» V. ^.'administration
faire les avances nécessaires
se
aux
chargera è $
poursuites^ ^
excepté les ports de lettres & paquets, qu'elle;I »i
ne recevra points s'ils ne font point
Art. VI. Lorsque, contre l'avis du comités
.1 arrivera la perte imprévue
de quelque pro-j g
cès entrepris par le conseil de radrainistration í
il ne sera répété aucuns frais, les débours mêm
ne
seront pas exigés ; mais
faculté de se désister
elle se réserve 1<
pendant le cours de fac¬
tion, à Tinstant où la fraude fera connue.
Art. VII. En cas de succès des «affaires j*.
^
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/
^administration fixera ses remises proportions
«ellement à la nature du
procès, aux diffi¬
cultés des
avances
poursuites, des rentrées
à faire , fans
,
& aux
cependant que la remise
puisse jamais excéder le cinquième du béné¬
fice des parties :
la procuration stipulera cette
remise.
Art. VIII. Dans le
r;
d'arbitrage , les
parties intéressées déposeront un compromis.,
figné de leur part, au bureau d'administration
ê
cas
,
Ìont le conseil sera juge, &
*
y
appelera un
tiers convenu , en cas de décords.- les frais
de
^
Le| Ce compromis seront aussi proportionnés à la
àture & à Timportance de l'affaire.
Art. IX. S'il
arrivoit'que la
partie adverse
;ij
'*\ se présentât pour charger l'administration dé
»
^
v
""j'fes assraires, elle ne seroit admise qu'aux coiìêâitìohs d'accepter la médiation du
comités
qui se fera toujours un premier devoir d'é¬
puiser toutes les voies de conciliation.
Art. X. L'administration prendra spéciale5
f
inënt lés intérêts des
mineurs, des veuves,
des orpheline, & servira de coïsseiî aux accuses
& adrest
soit à rassemblée nationale , soit aux jlé*
En outre elle fera toutes pétitions
ses ,
partèmem , districts & municipalités.
Art. XI. El je ne se chargera qu'après un
mûr examen & Tévidence la plus constante,
des demandes en révision ou cassation,
.
Elle poursuivra, io. la revends*
Art. XII.
cation
de
tous
fruits dus &
biens usurpés,
ainsi que les
exigibles; 2°. le payement d#
toutes créances
'$
légitimes ; 30. la reddition des
comptes de tutelle
&: curatelle ; celie des ré¬
gisseurs., légataires universels , exécuteurs teft âj
tamentaires, & généralement de tous comp¬
tables ; 4°* elle se chargera de faire toutes
soumissions pour Tacquisition des biens natio* 1
jusqu'à l'adjudicatioivdéfinitive ; 5°.de
faire le rachat de tous biens féodaux fur les
naux ,
Zî
prunts pour
sociétés particuliers ou autres 5
?
placer des capitaux; 70. de faire des recettes
soit fur le trésor
public
,
la ville
,
fit de tous
&c. au pro¬
pensionnaires, rentiers débiteurs
créanciers; avancer à ceux mal-aisés les
sommes qui leur seront
nécessaires, en atten*
9
à
d-ant le
payement de leur principal ou arré¬
rages , &: généralement
agira pour tout ce qui
intéresser Pordre social, dans rétendue
du
royaume & des cours étrangères.
peut
Enfin , le bureau
général fera faire la
dation de tous offices &
des dettes de
liqui¬
charges supprimés ,
compagnie, des cautionnemens,
des pensions, & des recouvremens de
créan¬
ces
dues parJ'état ou par l'arrière des
anens ;
départe-
de plus il réclamera la rentrée en poso
session des biens des
religionnaires fugitifs.
Le bureau général est situé chaussée d'Antin <
/
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5
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de Crammont, np. 13.
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.
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Assemblée lesnationáìt.
Décret
concernant
juges
de pafàïl
Art. I. Nul ne pourra être juge de paix & èst
membre d'utt
directoire, greffier, avoué, huissier, juge de
district, juge de commerce, percepteur de
même temps officier municipal,
deniers
publics.
II. Les assesseurs des juges de paix font exclus
des mêmes fonctions,
fi ce n'est que dans les
bourgs & villages, il leur fera permis d'être
officiers municipaux : ils ne peuvent
être pa¬
rents du juge de paix , au degré de cousingermain inclusivement ; & s'ils sont parens
entr'eux ace degré, ils ne jugeront point
,
ensemble sans le consentement de toutes les
paties.
La
fuite d Pordinaire
prochain.
Avis divers.
A VENDRE. D'excellent café à 24 & 28 si
la livre, & toute sorte de drogues pour la
teinture , chez M. Sauveroche , rue Port-
de-Graule.
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RATA.
Page 6 première ligne. Parmi lesquels il vivoit9 lisez l
r ami
leJquels ils yivoient.
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