FRB243226101_P2-447_1791_010.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
Dimanche ï-3 Mars
179
Liberté & Vérité,
ration du département
Quand nous dontîera-t-òn un évêque suivant
la religion ?
Telle est la demande
entendons fairé de toutes
parts; N'a t-elle
én.corë Frappé lé! oreillés de
teurs ? On
que nous
aniioncoit iune
nos
pa|
administra¬
prochaine convo¬
cation dés électeurs : elle n'est
Veut-òn attendre îe temps dès
pas encore faite0
Pâques ; & ne
prévoie ° on pas combien les prêtres rebelles
abuseront du íaérëmerît de
pénitence, pour
rendre cette opération diffîcultíteufe ? Ne suffît*
assuré, de tout ce que le
íiiur Des* s'est permis de prêcher pendant les
trois jours gras.,.. C'est sous les yeux d'une
municipalité d'un directoire de district 4 & de
celui du département, qu'il a osé abuser de son
ministère pendant trois jours consécutifs, pour
présenter la constitution comme attentatoire à
la religion , pour persuader que l'assemblée
il pas , pour en être
,
nationale
en
a
renversé les fondemens , pour
inspirer aux fidelles de l'eloignement sur les
pasteurs qu'ils se choisiront. On lui a entendu
dire ces paroles mémorables : « 11 y a cent ans
»
attaquée, Dieu vous
punit en vous affligeant par la destruction
de vos récoltes, & en vous frappant de
»
mort.
»
geance ».
»
»
que la religion fut ainsi
Craignez d'attirer de nouveau fa ven-
Que peut-on faire de plus ? &
jusqu'à qpel point la tojçrance doit-elle agir à
égard ? On convient que le ridicule de tou¬
capucinades en atténue l'effet. Mais il
est encore des ames foibîes ôc des ignorans fur
cet
tes ces
-ói/ íô
{
CuiA^ SU*/**
lesquels eììe's font impression ; maïs ëìîes ht
peuvent produire rien de bon pour la tranquil¬
lité pu'bìique ni pour leur salut : eìlés pórtent tè
trouble dans famé fans ì'écíairer ; elles
-d'autre but que de faire servir
n'ont
la crédulité des
fidélìes à soutenir des prérogatives étrangères à
un
empiré qui n'est pas de c'é monde Quel est
donc la cause de Tindifférencé des corps admi¬
nistratifs fur dé
pareils discours ? En sommes-
point que le maintien de la constitution
h'ait pas besoin de vigilance de la part de céufc
nous au
\
qui en font chargés ; ou dévòns nous craindre
que les défenseurs par état de céftë même cons¬
titution , í'abandonnent lâchement ?
Qu'ils sé
justifient : ils ìe doivent,. à moins qu'ils ne se
présument a.u-defisus de Topinion publique ; St
alors Malheur aux administrés !
Noús n'ignorons pas que son fe rnet aisément
àu-deíîus dés instructions qui nous font tranf.
Misés par
.
.
..
à
„
l'opinion publique ; il suffit qu'elles
soient consignées dans un papier public ; dn fé
éontenítera de considérer Fauteur comme incëii*
> l
; " 1 WWW í'iM-- j |
álairë comme partial ; cela dispense d'ëxá^
-,
sniner si les reproches
qui nous font faits font
mérités. Les fonctionnaires publics affectent dé
croire qu'ils ne doivent aucun compte de leur
Conduite à leurs concitoyens. Qu'on y prennë
garde. Cettë erreur, produite par l'orgueil 5 est
capable de renverser la constitution ; c'est
feule
a-u
contraire en les environnant de leurs cònci- -
toyens ? c'est en les forçant de, descendre parmi
Lux,
& d'interroger cétte opinion , qu'on par-'
-viendra à les rendre populaires,
crer
& à se consa¬
malgré eux , s'il le faut, à faire le bonheuf
de tous. Pour nous, qui avons pris rengage¬
ment
solennel de dénoncer tout ce qui est con^'
traire à notre sainte constitution 5 nous
blerons
de
redòuÁ
zcle & d'efforts pour arrêter
les
progrès de Pincivifme 9 & notis ne cesserons
de citer ceux qui s'en rendent coupables, atí
tribunal de Po.pinion publique qu'ils feignent dë
fi peu redouter* *
\
o
V-;
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N ';
1
■
- •
'
' 'ì- e
:-.v
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'
——
Administration des d/Jtricïs*
Périgueux. Le directoire du district de cette
ville, persuadé que la loi du 2.6 décembre prefçrivoit impérativement aux corps administratifs
defaire punir les ecclésiastiques fonctionnaires
publics, qui , après avoir prêté leur ferment
civique ? nonsseulçment se rétractoient , mais,
provoquoient les autres à en faire autant, à
ijifultoient en quelque forte à la loi, en fa Isa n t
publier leur rétractation , a pris en consé¬
quence une délibération. Ils s'y font déterminés;
dans la persuasion où ils font, qu'un chátimentjuste & modéré retiendroit beaucoup d'ec¬
clésiastiques entraînés par Fexemple. Ils.
croyenr essentiel de détruire fopinion que
le sieur Laporte, ci-devant curé de St.-Martial
d'Hautefort, membre de rassemblée nationale,
répandu dans le clergé du département de la
Dordogne qu'il y avoir des administrations,
qui ne se porteroient pas à exiger le fefme,ti;^
a
,
s
Ils
craignent que Indifférence Sí le silence
des corps administratifs, fur la conduite des prê¬
tres
rebelles , ne
contribue à faire croire au
peuple qu'effectivement ce ferment est exigé
mal-à-propos, & a insinuer que l'aflemblée
nationale a porté atteinte aux
dogmes de la rel.i°.
giorn.
^
V-
I
'
,
^
r
S,
.
fi
Cette délibération a été soumise au directoire
du
département. Nous rendrons compte d'u
parti qu'il prendra à cet égard ; & il est à pré¬
sumer qu'il
famille ,
évitera de ressembler au père de
qu'une foibleffè déplacée empêche de
çhâtier l'en fa íu qu'il chérir, & qui, par' í'òn
indulgence excessive autorise tous les défòf
dres dont- il peut fe rendre coupable.
,
•
Notre prochain
numéro contiendra la fuite
de la vente des biens nationaux ; ainsi
I?5
de fonctionnaires,
publics,- employés dans les tribunaux de disîrlcts
qui n'ont pu trouver place ici, parce
qu'ils nous ont été adressés trop tarch
extraits de quelques discours
,
que
Tribunaux & juges de paix.
Rèpoâife à Vhomme de loi du dìflrìtf de . .
Je viens de lire, Monsieur,
du Journal de la
avez
que
vous
cette
feuille ,
dont
on
dans le n°, 3
Dordogne , les réflexions
adressées aux rédacteurs de
relativement aux sollicitations
avoit
cru
devoir se
plaindre pour
le tribunal de certe ville.
Permettez - moi
hommes
penser que parmi les
qui ont médité fur le caractère & fur
les devoirs d'un
votre
de
juge, il s'en trouvera peu de
avis.
Vous vous déclarez, Monsieur, l'apologiste
d'un certain genre
de sollicitations. Les unes,
dites-vous', ont pour objet cîe séduire SC
font criminelles; les autres tendent seulement
justice , & il seroit
dangereux de les écarter.
Mais vous oubliez, fans doute
que fous
à obtenir
une
prompte
,
la tyrannie de
l'ancien régime & au milieu
M.
•
tM
des plus funestes abus , c'étoìt toujours fous îe,
'
prétexte d'obtenir audience
ou une
prompte
justice , qu'on se permettoit de solliciter &
que bientôt après, on eflayok de séduire»
,
Vous
'•
■
•
'
%
"
/ *
faites pas attention que ces
ne
& que tolérer l'une
c'est nécessairement ouvrir la porte à l'autre»
Vous oubliez également
g
•
MM
deux
choses font inséparables ,
que ,
lorsque pla¬
il n'appàr»
ideurs
citoyens réclament justice
tient
pointa la volonté du juge ? mais a da
loi & à la nature de la cause 9
la
9
de décider de
priorité : & s'jl en étoît autrement
sollicitations dévoient
ou
moins prompte,
rendre la
,
st les
justice plus
quel feroit le fort des
parties qui ne peuvent ou qui ne veulent pas
Celies-ci
solliciter ?
n'obtiendr oient
donc,
jamais
qu'une lente justice»
.
'
^
....
Enfin
-
.
-
^
Monsieur 5 il est étonnant qu9un.
^ ' :
"
/
liomme de loi quelque district: qu'il habite 9
!
"
9
-v
.
.
.
,
confonde les sollicitations avec les instructions,
k
\
|'
à les renfeieneanens qui entrent dans la dé-
9
fense. àne cause. Se qu'il est très - permis,
fans doute & même indispensable de donner,
,
à
jpge.
un
•
•
II vous semble que le tribunal de
Périgueux
se soit place k une trop grande hauteur? eu
déclarant qu'il regarderoit comme une
injure
espèce de sollicitations. C'est un poste9
dont aucun corps de magistrats,
toute
dites - vous ,
n'a encore osé. s'emparer. Et m.pi,
Monsieur ,
fuis fortement persuadé ^que tous les magis¬
trats du royaume, le regarderont comme un
je
poste
sacré
qu'ils
ne ■' se permettront
jamais
de.^.
t
'
"
%■
"
'
'
sollicitations,
est le
très-rigoureux devoir d'un juge , & par,,
conséquent ce n'est ni un effort sublime, de.
'
•••
v,
:
-
'
quitter. Refuser d'entendre les
yertu ,
ni un orgueil déplacé. II ne faut pas,
avoir la vue, fort étendue pour la porter jus*,
ques-là.
Vous
dans
une
ajoutez , Monsieur, qu'en se plaçant.
perspective élevée, , on s'expose à.
aporurer ce que l'on peut avoir de défectueux.
Sans examiner fi l'applieation
)■
■■
"
?«, ■
*v
■
'
estr.juste P :]e,^
io
(bis d'accord avec vous
fur l'obfervatîon quî
Tout fonctionnaire est
n'est pas très-neuve»
exposé aux regards publics , & le devoir d'un
bon citoyen est de dénoncer ce qui est vérita¬
repréhensible ( & ce qu'il connoîc
lorsque, la république peut en profiter,
mais les criiiques peu réfléchis montrent auffi
quelquefois ce qu'ils ont de défectueux. Pouf
blement
bien )
produire d'heureux effets, la critique doit être
hardie
fans doute c'est un de fes/ premiers
caractères ; mais il faut auffi qu'elle soit juste 9
,
,
»
sage & mesurée,
Comment
avez
qualifier l'inculpatîon que vous
hasardée contre le tribunal , sor ce que ,
dites-vòus, « des hommes opprimés gémissent
&
malgré les follici-
»
dans les fers ,
»
tarions , on ne les a pas jugés assez prompte?"
»
ment »•
que
,
II doit paroître bien nouveau de voir incul¬
des juges sor ce qu'ils auront voulu fo
décider, non par des sollicitations, mais par
per
ïï
Je vous demande,
monsieur
vous , pour un moment ,
Avec
admettant
!a voie des soîv
,
en
liçitations, si pendant que vaus sollicitez poi f
tel accusé , d'autres citoyens , qui n'ont pas les
mêmes rapports
ne
tous
,
sollicitent pour un autre
pouvant pas
,
être ju'gés â la fois, de
quel droit vous exigerez la préférence } Je
vous
demande
VOtre zèle ,
encore
s'il
est bien juste que
uniquement occupé de ceux que
le hasard a placé sous vos
yeux,
oublie qu'il
peut y avoir des malheureux dont la situation,
est plus triste , plus touchante , par elle-même,
& qui , peut-être ,
n'ont auprès des juges, ni
parens , ni amis, ni
en ;
solliciteurs..,. Convenez-
les sollicitations, de quelque nature qu'elles
soient, varient suivant les intérêts divers
;
mais le devoir des juges est invariable, à .leur
çonduite, tracée dans la ioi i ne doit point
àe versatile.
\
•
•
--J
Je persiste donc a blâmer & à proscrire tout^
•çspèce de sollicitations.,
Çela n'empêche point
,
Monsieur %
qu®
s 2.
V0U5 ne
puiffiez désirer le bien de vos semU
blables.
Vous aimez la vçrtu,
i
dites-vous, fur tout
'
î
s
quand elle est modeste & vous ne jugez
jamais. Je n'entends pas çes derniers mots ; car
,
j'ai cm .apercevoir dans votre lettré un tres,grand nombre de jugeraens... Et il m'a semblá
qu'en oubliant de les motiver
,
vous
aviez
manqué à une condition essentielle, prescrite,
par les décrets de l'a/semblée nationale.
Quant à
jpodeste
votre
goût
pour
la
vertil
je ne saurois que le louer ; de même,
que la pudeur embellit la beauté même, la,
,
Modestie orne & pare la vertu...° Je crois ce¬
pendant qu'il est permis d'avoir une juste idée^
de soi-même, & de nepas.fe livrer a la mercide tQ.utes.les opinions.
J'ai l'honneur d'être, &ç.
F. L.
Municipalités*
Périgueûx.' La municipalité de cette vilse
vient de publier une proclamation digne dç %
rsv
f\ '
M
:
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| 'l '
A
i.
.
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M
/*6j.v
l % f ì.
:
t
n
íágeffé '& propre à lui concilier îa confiance
,
des
citoyens. Elle a pour objet les précautions
les plus
sages pour prévenir les fraudes que
les meuniers & les
commettent
boulangers
dans leur commerce, fraudes si
onéreuses
le peuple. H ne reste
pouir
qu'un vœu à former .-c'est
que la vigilance des magistrats
5 pour maintenir
ì'exécution de leur
arrêté, soit telle
qu'elle
puisse prévenir l'activité des Fraudeurs
éluder les effets d'une
he íont utiles
&
il
pout
bonne police. Les lois
qu'autàstt qu'elles font exécutées ;
n'en est paS de
plus utiles à toute là
société que celles qui concernent
des officiers
la police. Uri
municipaux a pris rengagement le'
plus solennel de se
consacrer entièrement à su.r«
veiller l'exécutioh de la
proclamation de là
municipalité. Cette assurance a fait le
plus
grand plaisir à la société des amis de la consti¬
tution ,
ayant été faite dáns une de sés séances,
Mais 9 commé òn ne peut se dissimuler la sur-
chargé des travaux de tous les corps âdminií-.
iratifs j cette société désireroît
que la munies
paìite nommât deux commissaires póur ìui aidé?
dans cétre íurveilíancé
lesquels auroiént les
,
'cohtiòiìfatices nécessaires pòur juger la qualité
dû pain*
proclamation annoncé en
Cette
mêmé
temps une hausse pour le prix du pain , cé
qti'i á
occasionné quelques murmures parmi les pau¬
vres
'
artistes , toujours effrayés de voit aug-
de subsistance qui léùí
/este, La société des amis de la constitution ^ ....
menter
le seul moyen
convaincue que cette augmentation est de toute
invité tous ses membres de faire
public que si les boulangefs nè
peuvent pas abuser de leur commerce pour en¬
chérir le pain à leur gré , on ne doit pas exigés
non plus qu'ils se ruinent en servant le publiéi
justice,
a
sentir au
Société des amis de la conflitutìbít»
Périgueux, La société de cette ville instruite
que l'on cherchoit à soulever les artistes & les
habitâns de là Campagne contre le nouveau
"
.
.
V
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..
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/'
r.
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'
,
/
-
,
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í )
Ìtìòcîe dés contributions,
Pipaud , l'un de ses membres, de
P„ Eleonor
faire
un
avoit chargé le sieut
discours fur ce
sujet dans une de ses
"séances publiques. Celui-ci, en
conséquence i
s'est acquitté de ce devoir dans la séance du 6
de
ce
mois
:
la société
ayant
arrêté
que ce
discours soroit imprimé, il recevera une
cité qui nous dispense d'en
publi¬
parler ici,
La séance du p a été du plus grand intérêt ;
la lecture des nouvelles ,
en instruisant des ten¬
tatives faites le 2.8 du
mois, au
château des
Thuilleries, par les ennemis de la révolution >
à l'esset d'enlever le roi, âvoient excité une
tation dans
tous
les
agi¬
esprits qui caractérisent
fattachement a la constitution. Le sieur Chambon aîné ,
a
président, a demandé la parole &
proposé de souscrire un engagement
fournir un avoué ,
pour
cjui se transportera sur la
frontière ou par-tout ailleurs qù le besoin de la
patrie rendra ses services nécessaires, aux dé¬
pens
de celui des membres que ses fonction à
-
-
t4
•p\il51rqués 9 Òù d'autres circonstances çíîipê*
'cheront de s'y rendre.
Cette motion contient différé n s articles qui
furent ajournés pour être discutés ;
%tè
niais avant
adoptée pour le fond ? pluîiëurs membres
s'empressèrent de contracter cet engagement.
Oîi fut sur-tòut attendri dé voir
un
père de
famille monter à là tribune 5c dire : '« Je n'ai
A
pas de fortune ?hfà santé, m à constitution ^
ï>
les Besoins de nia famille me priverìt de lâ
h
satisfaction de voler où le dâ'ngër de là
patrie m'apeleroit ; mais voici mon avoué s
5>
& s'àdreísánt à sotl fils qu'il présenta alors â
K là société,
>>
il lui dit • Jë juré pour vous--
prenez-garde à remplir rengagement que je
,h contracte fur l'ëspòir que m'ont
Ì>
vertus
naissantes. Ma vie
garant 9
vous
donné voá
ën est uii
répondit Ienfant >>»
Tous les spectateurs ne purent se refuser a
ìâ douce émotion qu'un pareil spectacle ëtM
propre à produiréVNoûs ferons connoirrë dató
notre
prochain numéro , tous les détails de cèc
engagement.
Suite au N*. IVdu
présent journal,
Sòyòns justes envers les femmes ; ía cause
à leurs désordres est moins' en elles-àêiNês
í
.
.
?
que ânô nos mauvaises institutions.
J. J. Rousse/u.
f>' .
' V
k"
vOn frémîroit si je traçois rénumération
...
,,
cruautés , des
•
.
X
■
•
'
des
injustices, des crimes divers
dont,les hommes se sont rendus coupables enV
'
\
"
■
les femmes ; oc quand
vers
cette
'
ê
faurois terminé
liste horrible, je n'aurois pas tout dit
encore.
La nature \ la
religion
í'histoire , les lois genérales
particulières
,
,
,
la politique ,
les conventions
îa société, la solitude, tout
semble avoir conspiré contre un sexe
délicat.
N'étoít-ce point assez que la nature
aux
,
en refusant
femmes les avantages d'une fibre
d'un
tempérament robuste, les
forte, &
eût
con¬
damnées a. une infinité de souffrances Sc d'in-
â
\t*Ó
*
.
fintihés dont elle avoiî soigneusement dispensé
les hommes , fans que lareligion vînt, dans fóuâ
les temps & chez tous les peuples, ajouter
nouveaux
des
outrages à ceux de la nature ? ici s
àiì un article de foi que
les femmes sorifab-»
solument dépourvues d'à me 5 là
on leur saie
,
-cependant la grâce de leur accorder iinè ame
mortelle... Ici une veuve
souvent encore
,
,
jeune & belle , est religieusement condamnée
à s'immolër saintement- sor lé cadavre de fort
époux ; & cette tendre Lanassa , conduite ,
excitée par des prêtres bourreaux ,
su
milieu des flammes , &
va'déposer
sor la cendre de fort
tyran, les restes d'une vie qu'elle a passé dans
les
beauté ,
Là ,
j'aperçois une jeune
enterrée vivante , pour avoir cédé áut
tour mens. «
.
.
plus doux , comme ao plus légitime penchant...
Ici, des tombeaux fans nombre , sous le non*
impropre de monastères, ouvrent leur sein
terrible à des victimes qu'on sacrifie aux plus
bai bases, aux plus absurdes préjugés.
.
Ici ,
par-tout , dans toutes les religions, les femmes
font toujours hoîocaúRes & jamais tîiîniftréSi
Encore si routes ces farouches institutions
Frap-
poient e'galement fur les deux sexes ; encore
le code religieux
,
si
qui refusé u né artie aux feiii-
fries , ne l'accordoit
pas aux hommes ;
dien febrûloit fur la tombe de son
filles cloitfé'és jouiífoient deS
si fin-
épouse ; si les
niâmes droits que
leshórïimès cloîtrés ; si j dánsîa rué
,
je réncòn-
ïrois le plaisir d'être heurté
par une nonnette »
tomme
un
jé cóùrS î'ë danger d'être coudoyé par
moine ; si, au tHburial de la
pénitence
,
jé
poúvoisYènifler îé parfum qu'exhalé le nientoiî
satiné d'une jeune urstiliné^ comme
je suis forcé
à respirer rôdeur âcìrè
que répand la crinièrè.
hérissée d'un Cápucíh ; s'il ntíus étok
permis
d'avoiier , de pleurer aux
pieds d'iiné femme
ú0s
grandes erreurs St nòs petits péchés ; si z
au
lieu dès clameurs sèches ob tonnantes d'un
prédicateur èn sandales qui, à'il né m'endort ^
,
brise, me déchiré le tympan , j'avois leì
papilles îìërveúfés de móa oreille, chatouillées
mé
par
la voix douce j insinuante. $ persuasive
•#ùiíe chanoinesse qui me montre au doigt les
•
'
^
■}
' r•
.
>
paradis, pour récompense de Farnour du prochain ( i ) ; fi , dans lá chaire de
vérité, íes mots douceur , patience, charité,
espérance , béatitude , remplaqoîent les mots
énfer
feu colère , tourmêns , supplice 5
áamiiaîion &c. la religion deviendrait aima¬
ble
catholique- & triomphante , & l'on
délices du
,
,
,
,
Louis Ém^ANuEL diC
la Grandeur $ répandre avec
autant de
n'auroît
*pa$
vu un
,
profusion que d'hypocrisie , & sous íe contre^
seing de Faíîemblée nationale ? des mandemens,*
des formules de ferment
des lettres pastorales
,
& autres torches incendiaires & lugubres, que
( r ) Pourquoi pas ? Chez les Germains c'étoit las
femmes qui prêchoient; la charmante BiíFula raj&rsíûìt tous ses auditeurs. Voyv Tacite , César, Juftin,
Ausone , Langle, &c. La primitive église avoir bien
feS' diacomíles. N'est-il pas évident qu'aux femm es
appartient particulièrement le don d'attendrir d&\
,
toucher
ks
eœurs\,
d'inspirer l'espoir
d'exciter la commisération^
Lcc<
;
2TÎ
Màâ de mauvais missionnaires & de quelques
fonctionnaires serviles, regarde comme des ou¬
vrages de piété, mais que tout homme sensé vois
avec
raison , comme des tours d'adreffe dont
PiutuS'Belzébuc veut en vain se servir
pour tires
Us marrons du feu,
BÒISSAT.
j%a fuite de. ce même sujet cjans les N°. fuìváns„
S E R ME NT
Ç I VI Q
Montpont, ce 6 Mais
J E
votre
UE,
1791.
prie Monsieur
d'insérer, dans
journal, le ferment; prêté par mon frère
vous
Nicolas
,
,
Lamarque
?
çqré de Fayes, distriée
ce
ferment, j'atîrois été fans
doute -extrêmement
affligé de son erreur, H
de Riberaç.
'
S'il eut refusé
C'est donc
o
avec
une
7
.
joie bien vive
je l'ai vu obéir à la loi ; en
,
f
que
conservant l'amoM-
.4
de sa religion ; Sc la pureté
des principes què
w|e lui ai toujours connus.
J'ai ['honneur d'être &ç.
J. B, L A M A R
QUE é
Juge au Tribunal cle Mpntpont.
rejtation de Jçrment, & IJifcours, pro~
M. Lamarque y curé dfi
Fayés,? dìfírìcl de Riòeraá
nonce
M
par
M.
& très-chers, Freres ,
L?aíiemblée nationale , veut que chaque ee~
çl.éiiasiique spnctipnnairç, fasse le serment de.
veiller
soin sur les fidelles. du diocèse.
avec
de la
paroisse qui lui est confiée, - d'être
£ de Ile à la Nation., à la Loi & au R'pi ; de
PU
rnamtehir de
tout
fbn pouvoir la constitution^
décrétée par ['assemblée nationale & sanction-
pé.Q-i par le Roi. Apeun dp vous, sa;ns doute 9
ajgnpre le bruit qu'a
les diverses
fait -im tel serinent da.ns;,
parties du royaume. On a craint
opos,
qu'il ne pût porter atteinte.
ont lg bpnh^rie
n
professer: aussi, a I on entendu de toutes parti
des plaintes & des réclamations; mais elles
ont
bientôt cessé à la vue de la loi même,
fur-tout,, lorsqu'on a considéré le décret du
mois de
ijuin précédent
,
tion de
dom-Gerle )
& où Ton voit l'al-
( rendu fur la mo¬
femblée nationale reconnoître
&
déclarer :
qu'elle n'a ni droit, ni autorité fur les choses
spirituelles de l'eglise : lorsqu'on a vu éga¬
lement, qu'aux termes de ses sages décrets»
l'éiu à un évêché doit écrire au
chef visible
au
de
l'église universelle, ea
témoignage de l'unité de foi
munion qu'il
que
pape , comme
,
& de la com¬
doit entretenir avec lui : enfin »
l'elu à une cure doit faire le ferment entre
les mains de
de la
íévêque
qu'il fait profession
religion catholique, apostolique & ro¬
,
maine»
Par des principes fi positifs
énoncés, on s'est prémuni
Contre les
,
,
& si clairement
mes chers freres ,
fòphifmes des ennemis.de la constitu¬
tion,' qui voudroient tourner la rêligioa des
34
...f'
'
-
peuples en faftatisine, afin de la saîre servir à leu?
•vengeance.;Et d'après cela , quel eíi le ministre
de fau tel, qui oíera refuser le serment, sous
prétexte d'aítebxte portée à la religion?. Je
bientôt il ne s'en trou verra
sais persuadé que
qui hésite d'obéir à la loi.
pas un seul ,
'
i
.
-
'■
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I.
-
\
•
•
". .
•
.
je viens{
prêter ce ferment avec une soumission enQuant à moi., mes chçrs frères,
iière 8>c
de
conscience
une
tranquille, heureux
concourir, avec Les bons citoyens , à faso
femïSerrient de la constitution,,
«
Je
jure donc, dp veiller
avec
soin sor
paroisse qui nfest - confiée ;
]es fkieues de la
Nation, à la Loi &
d'être fi.de U;e à la
ail
Sor, & de maintenir de tout mon pouvoir ,
]a constitution décrétée par [assemblée-natia*
z:
îiale -,
:
.
;
,
N.
W/j
L,
v*
&
-
.
par
le Roi
LAM ARQUE,
:d, r '
' ai
Cure de Fayes piíìrict de Ri&çrac.
.i-iv
a..'.
'
*
. -
.
.
3
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C
éa •
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a-
,
,
ík sanctionnée
-
'U s
~
•
;.'v
...
\
?
Ajsemblée nalionàkíe.
Suite du Décret sur les juges de
paît,
première sois que les assesseurs as-
III. La
pieront le juge de paix , ils prêteront , dans,
ses mains, le même serment
prêté par sol
devant le conseil
il
en
:
IV. Le
mer
général de la commune ,
sera dressé acte.
juge de paix sera tenu de nom¬
greffier, lequel
un
ne
pourra
être sot^
parent jusqu'au|troisième degré,
putation civile , c'est-à-dire ,
q
oncle &
.
de, neveu inclusivement.
V. Les officiers des
ront
en
juges de paix ne pour¬
les mêmes fonctions mentionées
exercer
l'article
selon la supjusqu'au degré
premier : il en fera de même des
greffiers des tribunaux de district ou de com¬
merce ,
qui, en outre
temps être
,
ne pourront en
notaires,, & seront tenus d'opter.
VI. Si le
de
v
*'"r •
même
greffier de îa municipalité refuse
signifier les citations, actes & jugemerrs.
"
'
'
>
Ì <5
áu juge
de paix, il sera destitué de sa
&c rhuiffier
place»
cjui le remplacera pour les sig¬
nifications , ne recevra , à
peine de concussion
que les droits attribués aux greffiers , si la
fication est faite dans la
,
signi¬
municipalité du doms
çile de
l'huissier; mais en outre, au cas de
transport il recevra i 2 sous par lieue sans
,
,
qu'il puisse jamais être mis à la
charge çle la
partie condamnée, plus que les frais dé deux
lieues de
transport,
VII. Les juges de
paix procéderont d'office
â l'apposition des ícellés
après l'ouverture des
successions , lorsque les héritiers seront
absenç
ou
mineurs, & ils passeront outre nonabs-
tant les
oppositions, dont
ils
renverront
ÎQ
jugement au tribunal du district.
monsieur,
Je ne crois pas avoir traité les réfractaires,
d'ignorans. Je n'ai point la vanité de me croire
plus savant que mes confrères* Je ne .Mâme
«
point ceux qui ne prêtent pas le ferment
conscience ; fût-elle erronée
suivent leur
íîâ
ils
,
doivent lui obéir jusqu'à ce qu'il plaise à dieu de
lés éclairer. Pout moi,
si Ton me prou voit que
je me fuis trompé ? je ne roiigirois point de mA
rétracter ; mais je crois avoir satisfait adieu
hommes. II y a vingt ans que , plus familier
aux
avec
l'argumentation, j'aurois soutenu cette
thèse publiquement ;
--
&£
à,
•
ê
,
....
si le bien de ia religion
'
- -
;
#
.
l'exigeoit, je m'y hafarderois encore ; mais je
çrois que ce feroit gâter une bonne cause que
de la soumettre à une discussion scholastique
dans un moment de fermentation tel que celujdans lequel nous vivons. II faut donner.le temps
aux
esprits de se rasseoir , & éviter tout ce qui
peut produire ou augmenter le schisme.
Vous
pouvez ,
Monsieur , faire de ma
lettre Pusage que votre prudence vous
pour faire
Ne les ai
dictera
connoître â mes confrères que je
pas traité d'ignorans.
J'aj l'honneur d'être , &c.
JJaspres
,
curé de Fouîeix,.
*
Nouvelles du jour.
Toulouse, z mars. Le collège .électoral du
o
■
•
département de la Haute-Garonne, s'est af.
:7
semblé dimanche dernier , après avoir entendu
la meffe du
Saint-Esprit
,
pour
procéder à la
nomination de révêqpe- de cette
manche & le lundi ont été
ville: le di¬
employés ò orga,-
piler Fasiemblée & hier mardi on a dépouillé
,
le prèmiçr scrutin , qui s'eít réuni à l'un an
pour sélection & proclamation
imité
de M. le car¬
dinal Loménie ,
évêque métropolitain du Sud.
Çetre nouvelle a été, annon.cée au peuple p^r.
le son de toutes les cloches de la ville & des
salves d'artillerie. Aujourd'hui on célèbre une.
inessç en actions de grâces 5 où tous les corps.
2
isoleront.
Alençon.. M. Feíîrer curé de Ber.u:, vient
d'être proclamé évêque du département de.
l'Orne. Les parens & les champions du ci de^.
yapt évê.que , ayoient répandu cpntre M*
,
Fessier ies bruits les plus
défavorables ; seuf^
£ 9
mmes.
n'ont
aveuglé long - tempi
citoyen., recorn-
pas
iiotre assemblée électorale. Ce
ïssíndáblé par fa piété fa fermeté
,
res ,
,
ses lumiè¬
fa douce philantropie , & fur-tòut paf ufi
patriotisme qui n'avoit pus attendu les'circonC
tances pour éclater
á été élu à une très-grande
majoritéil a été proclamé en présence des
"
*
èorpsadministratifs & de la garde nationale, Sc
aux déclamationsd'uri
peuple immense. Aces
cris de jfoie fè sorit mêlés les sanglots & les
pleurs des paroissiens de ce nouveau prélat, qui
Òiit rendu cette scène encore plus touehantë
par leur présence.
,
t
;
:
i -
.
Conservation des hypothéquési
DìfirlË de PJrigueux.
Í94. Du 14 tïOV, 17844 pard. Labat / N.
vente
par
J. Pecou y dern. à Taillepetit, p.
2* Anesse y à J, Laçombe d'enr. a Montaneèix^
,
fnoy. 400 liv.
195.
-
Déposé le.ia fév; 179't:
Du iy Octob. ^788 , pard. Fruitier5
ientê pat G; Delpy-Samt-Geyràt 7
d'èííi. à ?'ê
Z A
riguèuX, à M, Lávidalie, horhmë de îol dé
ladite ville, de terre,
moyenant 1240
Déposé lé 2
196. Du
mars
liVè
Ì791.
décembre 1789, pardevârìt
ïleyniér, venté par Gilih Mouillou dem; A
30
,
fagërië, pat*. dé Ròuffignác ; à Jeanne Géfcestë ,
dem. à Laguerehne, inêrhé par., de
biens fonds * moyennant 600 liv;
Déposé lëa
dit jour
Avis divers,
À la Tour de là Vesune, à
PérîgiieuXi'
ÈruzéaU , marchand d'arbres d'Orleahá
l
Vend
des
graines dé choux- fleurs de très-*
-fcohn'ê espèce qu'il
garantit* graine ,d'artichaults blancs * de radià
dè
fchòux de Milan & choux
-
bourg
toute
espèce*
pommes de Stras¬
òigndns qui ne niontent qu'au mòii
qui se sèment eh mars, graine dé
Véritable tabac, avec la maniéré
de le éuîf
,
d'avfil ^
i ï
tiver & de le préparer , Sc autres differenté*
graines. 11 fournira du plan de toutes
ces
eípèces de plantes dans la saison convenable
pour faciliter ceux qui n'ont pas les choses
nécessaires pour
i
nera
k
tout à
faire
ces
semences. 11 doN»
juste prix.
Dem^de. M. Lavergne ci - devant con-4
trôSeur, désireroit de ttouvet un domestiqué
,
pour la campagne ,
A
-q-
*
;
.......
.
p'
t
....
*
sence. II donnera de trés-bons gages.
Avis important
>
■
•
qui sût cultiver un jardin
& avoir soin de toutes ses affaires, en son ab-
-
■
'
'
„
."...
'
.
.
/
,,
•
1
.
,
..'r. "is'y. ;
Bureau
póùr faciliter en France & cheg
fié t ranger la recherche & recouvrement de'
tputes
fortes d'actes, de titre de famille, eii
faveur des religionaires fugitifs,
fous la direc¬
tion de M. Louis Charles de Waroquief établi
,
à Paris, rue Git-le-cœur , n9. 18.
L'assemblée nationale ayant ordonné la ref«
fugitifs & à leurs
représentans ? des biens dont ils avoient éiâ
titut'ion aux reìigiorijures
i
.M
.
.
prives; ce grand acte de j-usiice
rap;
dans son sein une foule d'individus ,
qui, pour
parvenir au recouvrement du patrimoine de
jeurs peres, ne seroient point en état de les
connoîtrey ni d'établir leurs preuves , pourront
s'ádrësser â
ce
bureau.
 part de plus de cent mille
titres originaux
dont les entrepreneurs de ce Bureau sont en
possession & qu'ils peuvent céder , soit en
original ou copie collátionnëe, ils possèdent
encore plus dé dëux milliers d'indications fur
presque tous lés noms ëiistaris'ou qui ont
,
èxiíìë dans lé royaume.
Òn a établi dans le merné Bureau des re°
,
gistres pour Tindication des adresses de presque
toutes les familles èxistantës
dans lè royaume
chéz
l'étranger , que l'on procurera aiíx
perfonnès intéressées moyennant x liv. xo so f
pour droit de recherche.
òu
j
La faite a
VOrdinaire procsìain*
