FRB243226101_P2-447_1791_011.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
JOURNAL PATRIOTIQUE
du
département
DE LA
DORDOGNE-,
Du Dimanche 20 Mars
1791.
Liberté & Vérité.
Adminífìratim du département.
dépar¬
tement de la Dordogne, cédant à l'obligation que lui impose la loi , vient de convo¬
quer rassemblée pour l'élection d*un évoque ,
Enfin k procureur-général-syndic du
à de l'un
des magistrats qui doivent com¬
poses k tribunal de cassation.
Cette assemblée est indiquée dans, la vi
de ce mois h à dix
dans Tégliíe cathédrale.
de Périgueux, au 27
res
du matin 9
La lettre qu'il a
des réflexions
coup de
écrite à ce sujet, renferme
qui ont paru étonnantes à beau¬
personnes. On a vu
,
peine ,
avec
magistrat exciter des méfiances en annon¬
ce
çant des ennemis dangereux
fous le déguisement
du patriotisme préparent
,
les moyens d'égarer
pur ,
l'homme
pervers,
suffrages ,
les opinions, calomnient
prodiguerit des louanges à
l'homme
les
& perfides, qui ,
& qui
ou à
tentent à diriger
les subjuguer
par
la
terreur.
On se
demande où sont ces hommes purs
l'on calomnie , où font les scélérats que
l'on veut élever ? Quels font les moyens dont
que
on
fait
usage pour répandre la terreur ? Si
rien de cela n'existe ,
il est certain que le pro¬
cureur-général-syndic , ne devoit pas se laisser
aller au désir de faire des phrases, au
de rendre
Car il ne
point
suspects les habitants d'une ville ;
suppose pas que ces ennemis de la
constitution , dont il fait le tableau ? existent
s
parmi îes électeurs, té n'est pâfc 'áe ceux qui
font éloignés de l'aííemblée , dont .ces derniers
doivent
crairidte Lefc efïbrís ; ce réest donc
vietidront ,
qu'ils ont à se méfier» Or ? avant de" faire
que de ceux r# au milieu desquels ils
naître des soupçons odieux ^ ilauroit fol lu qu'ils
eussent
un
fondement. On a cru devoir re¬
connaître dans
d'un certain
ce
langage cette - affectatiora
parti, da toujours crier à la ca¬
lomnie & au
désordre.
Ce seroit efféctivëírve'nt irn grand.malheur $
si la calomnie triomplioit 5 & écartoit l'ftommë
pur
des fonctions p d iques 9 peur les remetíre
Mais
souvent tel homme est Considéré par un parti,
tomme pur, qui souvent n'est rien moins que
cela. Le procureur général'-syndic reconnoît
bien qu'il y a des ennemis de la constitution :
fous quels titres s'annoncërit-ils toujours ?
entre
les mains
comme des
de. l'homme pervers.
hommes de bien , dès
Vrais amií
roi; & àu dire de biem dés
de la
vérité , du
gens,
il n'est rien de íì pur que M«
i'abbé
>
4
Mauri &: tous les ennemis déclarés de notre
constitution.
II me fera bien agréable , lit-on encore dans
cette
lettre, d'instruire rassemblée nationale,
que
chaque électeur a fait le sacrifice de ses
intérêts personnels, &c. chaque électeur saura
gré , sans doute , au procureur-général-syndic ,
de son zèle à solliciter un dédommagement :
magistrat est-il fur d'obtenir ce dé¬
dommagement & croit-il persuader, qu'il
mais
ce
,
n'est pas convaincu du
contraire ? II fait éga¬
lement que ce n'est pas lui qui est chargé
de rendre compte des opérations de rassem¬
blée électorale ; il ne doit y figurer que comme
un
simple électeur, & Te président que cette
assemblée élira ,
doit lui seul faire connoître
ses résultats au pouvoir exécutif & à l'assemblée nationale. On est parti de là pour re¬
garder ce dernier article de la lettre, comme
flagornerie déplacée , & une fuite de cette
manie de protection qu'affectent certains hom¬
une
mes en
place: enfin, d'autres prétendent que
5
chaque
électeur est un moyen adroit de les lier par
cette
attention
pour les intérêts de
,
la reconnoiflance.
produites par la
lettre du procureur-général-syndic. Pour nous ,
usant librement de la nôtre, nous pen¬
sons
comme ce fonctionnaire public, sur le
compte des ennemis de la constitution. Nous
croyons seulement que son tort a été de ne
pas assez les indiquer. II a raison de dire qu'ils
se déguisent en patriotes, qu'ils sont des ca¬
lomniateurs ; mais loin de les faire redouter, en
annonçant qu'ils cherchent à inspirer de la
Telles sont
les opinions
en
,
devoit plutôt engager les électeurs
à se rappeler les pratiques que l'on a em¬
ployées auprès d'eux lors des dernières assem¬
blées ; les inviter à fuir les séductions, les
tables ouvertes, les protecteurs de profession ,
terreur, il
à méditer sérieusement la
en
conduite des hommes
place, le plus ou le moins
d'attachement
constitution , l'emles enne-
qu'ils ont témoigné à la
pressement qu'ils ont mis à servir
6
mis de la cause
publique, tandis qu'ils n'o.n*
rien
négligé pour repousser les autres ; leuf
éloignement pour ce respect de
Tégalité des
droits qui est la base la
plus solide de la cons¬
j
titution : enfin , cette affectation à
ques dans, la moindre chose,, des
6bj es d'attachement à notre
à
ces
traits
s'écarter, jus¬
preuves osten-
révolution. C'est
caractéristiques, que l'on recon-
noît les ennemis de la
constitution ,
chant bien
se faire
qui sa¬
qu'il leur faut un passeport pour
recevoir, se couvrent comme les autres, du manteau du
patriotisme.
,
•
Adminijlration des dijlrlcls.
PÉRiGUEUX. Les biens nationaux
été vendus
en
rendu
avons
L'ençlqs
& régisse
Un
parce
,
qui ont
directoire, depuis que nous
compte, font ceux
des Cordeliers
avec
la
ci-après.
maison
est, 32,000 liv. vend.
34000 liv.
jardin y attenant dépendant d'une
chapellenie ? confrontant au chemin
,
de St
7
ìoìt, est- 900 11 v., vendu 2,125 !>v.
Une
maison , située dans l'enceinte de la
vend. 230 liv.
Un jardin du petit séminaire , situé près
cité, rue St Astier, est. 210 liv.
la chaussée
du pont neuf, est. 2500 liv.,
vendu 7025
liv.
Une maison
à Périgueux, rue mauvard,
dépendante de la chapellenie de Ste..,,. est.
800 liv., vendue iooo liv.
Une maison, située même rue, esta 6000 liv.
vendue 1225
liv.
Une maison & jardin , situés dans
de la
l'enceinte
cité, dépendants du grand séminaire,
est. 6600 liv. vendus 11100 liv.
Une maison
St George
2000
rue
Notre-Dame
,
entre la rue
& celle du pas St George,
liv., vendue 3550
liv.
Une maison rue des drapeaux , est. 700
vendue 1225
liv.,
liv.
Une métairie ,
appelée des vignes, située
ci-devant
8
de
l'abbaye cîe Chancellade, est. 29700 lîW
vendue 52100 liv.
Une métairie
appelée des Gourdoux , si¬
,
tuée
paroisse de
vendue
Treiissac, est,
7700
liv°
15600. liv.
Une pièce de
terre ,
située près le petitchange parfisse St George , est, 286 liv, ven¬
due 400 liv.
,
Une maison ,
située dans la ville de Péri*
gueux,-est. 700 liv, vendue 1350 liv.
Tribunaux & jtfgw de paix,
2
L'assemblée nationale, en créant les
ces
de
paix, a certainement fait le
établissement. Des
justi¬
plus bet
juges, considérés comme
arbitres, peuvent &c doivent concilier beau¬
coup d'affaires.
Inexpérience à cet égard jus¬
tifie la pureté de fes
intentions & la sagesse
de sès décrets.
Déja par tout le royaume,
les
juges de paix ont arrangé & terminé une
multitude
de
nauroit
jamais
procès
dont peut-être on
vu lu fin.
Mais il n'en est
9
pas moins vrai que le Tens de tous les décrets
n'est pas également
saisi par tous les juges de
paix. Beaucoup prétendent qu'on doit s'assu¬
jettir à la loi, fans se permettre aucune in¬
terprétation. Cela ne se peut puisqu'il en
,
résulteroil souvent des frais auffi considérables
que
ceux autorisés
par l'ancien régime , ce
qu'il est facile de prouver jusqu'à l'évidence.
En
effet, la fixation exorbitante des frais dans
l'ancienne procédure, &
que
trouvoit
pas
suffisante
,
clameurs d'une multitude
souvent on ne
étouffoit les justes
d'opprimés
,
même
solvables : tous
La forme
craignoient leur ruine totale.
l'emportant fur le fond, étoit un
dédale dans
lequel on craîgnoit de s'engager.
Les
justices de paix ne présentant point cet
inconvénient sous les moindres
apparences,
tous
au
contraire entreroient dans la carrière.
La crainte de se
de
perdre les
perdre soi-même, la pitié
autres
ne
seróient plus des
obstacles. Les justices de paix doivent donc
être affranchies du joug destructeur de la lettre.
Si nécessairement elles y
étoient assujetties ;
ce
seroit avoir enlevé l'écorce de .l'arbre pour
en
intercepter la sève dans la superficie & la
fixer dans les racines
qui bientôt se multiplie-
plus
grande force. Ainsi la réduction des frais ,
toute
tempérée qu'elle paroisse par fa modé¬
ration même, deviendroit plus dispendieuse
que sancienne procédure. Elles ne doivent
donc pas étre[une règle stricte pour le juge
roient à Tinfini ,
de
& prepdroient
une
paix.
Tout médiateur, juge ou non , peut, à rai¬
son de la considération & de la confiance de
ses concitoyens , terminer
à l'amiable tous les
différents. Le vœu de rassemblée Nationale est
■infailliblement, que le juge de paix
de fond en comble cet édifice
détruise
mostrueux de
supposant, par impossible, le
ce bien apparent des justices de
la chicane. En
contraire ,
paix 5 produiroit un plus grand mal que celui
fous lequel nous gémissions depuis tant de siè¬
cles. Le mot sacré de justice de paix seroit
«ne
amorce
cruelle
qui conduiroit au préci¬
pice des milliers de malheureux
,
si , dans tous
les cas,
l'obligation de faire des frais étoit
indispensable ; & l'on peut affirmer, d'après
un
apperçu certain , que ces frais monteroient
par an, pour
les justiciables, à plus de 40
mille livres dans
II est
chaque district.
pressant que rassemblée nationale
fasse connoítre
de
,par une instruction , la sublimité
^institution des justices de
paix , considé¬
rées dans ce qu'elle désire
tivement : il est
qu'elles soient effec¬
pressant qu'elle fasse sentir aux
peuples, que c'est pour leur bonheur qu'elle
a
travaillé : il est pressant
qu'ils sachent qu'une
des sources intarissables de
nos malheurs, dans
l'ancien ordre des choses
, étoit
les abus de
justice. Les juges de paix, comme ils ont
été
conçus, doivent remédier à ces maux in¬
calculables P
Ja
diées , que d'entrer dans le cœur des hommes
les amener à l'oubli des injures , au dé¬
pour
sintéressement , à la paix. Pour donner des cédules
& des sentences dans
toutes
les affai¬
qui se présentent, il ne faut que des mains ;
pour concilier il faut une ame. L'aífemblée
res
nationale l'a si bien pensé,
qu'elle a fixé un
salaire honnête pour.les juges de paix ; ce que
somme suffi¬
la nation leur accorde est
une
sante en suivant ses vues ;
elle seroit outrée ,
s'il
n'y avoit qu'à juger.
Un juge
de paix, dès l'instant de son élec¬
tion a cru tout uniment, que pour entrer dans
les intentions
de bienfaisance & d'humanité
qui avoient dicté son institution , il devoit se
regarder comme le médiateur & l'ami de ses
justiciables. Pénétré de ces sentimens, parce
qu'il est sincèrement ami de la constitution ,
'il a commencé par adresser, à chacune des pa¬
roisses de son canton, un avertissement qui a
été lu par
MM. les curés à leurs prônes Ôt
-5
affiché aux porte des églises. Ildifo't à les justi¬
ciables, que » choisi par leurs suffrages, il elpé*
»> roit d'eux une confiance égale à l'en vie qu'il
»
avoir de leur être utile» II ajoutoit, que pouf
dans l'esprlt de l'assemblée nationale ,
» entrer
» il
»
»
»
les invitoit à se
présenter chez lui sur son
simple avertissement par écrit, au jour qu'il
indiquerait, afin d'éviter les céduîes & audépenses
quiA en font la' fuite
». Cet avis
^
'
S'"
tres
^
à
-
.
-
_
:;
v-
fraternel, déjà par lui-même & par ses effets y
favorable à îa conciliation , a tellement été
accueilli , que ce
juge , depuis trois mois,
époque de son installation , n'a donné .ni cédule, ni sentence, & qu'il n'a pas fait un
denier de frais, quoique
plus de trois cents
affaires lui ayent été soumises.
Terrasson. On nous a fait passer un dis¬
cours
prononcé par le sieur Lafleunie, accu¬
sateur public auprès
du tribunal du district de
Momignac , séant à Terrasion,
lots de son
installation ;. nous regrettons que les bornes
fr*
'•
-
7
*
' x(: ,
: ' ' ' ^
»4
de
notre
feuille & Fabondance de
tières
ne nous
'entier
ce
permettent pas
nos
ma»
d'y inférer en
discours, rempli des sentimehs dé
patriotisme, de l'amour. de ses devoirs : nous
allons én extraire quelque passage.
Le sieur Lafieunie 9 en traçant le tableau,
de ses obligations , s'exprime ainsi : » je ne
mettrai la loi
têr:
en
en
vigueur que dans son inté-
faisant punir
lé perturbateur & le
^eoupáble qui dérangent Tordre de la société ,
je serai attentif & scrupuleux pour ne pas
compromettre témérairement la vie & Fhonneur du citoyen.... Le droit que vous m'avez
transmis de poursuivre les crimes , est le droic
d'un bon père envers ses enfans, qui doit sévir
avec autant de courage, qu'il a de plaisir à
trouver
des innocetis ».
L'accusateur
public ne peut oublier, qu'il
la loi à ses fonctions, ses fonc¬
tions à la loi;, qu'il est comptable au public
de la sûreté, de la propriété, de l'honneur
êc de la vie du citoyen lorsqu'il a pu prévenir
doit appliquer
-
,
îes
dangers dont il étoit
menacé z que
doit son zèle au maintien de
s'il
l'ordre, il doit
surveiller ceux qui le
sa
troublent, employer toutè
sagacité à discerner dans le délateur les
bons & les mauvais
motifs, avec les circons.
tances
qui aggravent les crimes, ou les allè¬
gent ; considérer que souvent on
peut être
malheureux fans être
coupable.... Voila mes
principes, ajoute M. Lafleunie
en
moi ,
,
ils font nés
il ne falloit que cette tâche à rem¬
plir pour les développer.
Société des amis de la
Constitution.
Motion faite a la société
de la
des amis
conflitutionséante à Perìgueux,
le 9 mars 1791 ,
par le fieur
bon
un
de (es membres.
Cham-
té
sens, tant au dedans qu'au dehors du royatí*
ils cherchent à
me ;
armer contre nous nos
concitoyens, les prêtres & les rois : ils voudroient étouffer daris son berceau une consti¬
tution
pour
que
la raison & la sagesse ont Créée
le bonheur des hommes*
Français, hommes libres ! soutenez cé íiouveau
caractère ;
songez qu'il faut que vous
deveniez le premier ou
la
terre ;
telle est votre destinée : songez que
le bonheur de tous
vos
le dernier peuple de
mains ;
vos
semblables est entre
c'est chez vous que la raison &
la philosophie ont déposé
le feu
pur & sacré
de\ la liberté : c'est de ce foyer que doivent
partir tous les rayons de lumière qui dissipe¬
ront les ténébres où les tyrans ont plongé ÔC
retenu
l'espèce humaine ; c'est de vous que
par tout dégradé recevra fa réinté¬
gration ; c'est de vous enfin qu'il doit apprenà
ne
connoître d'autre maître que
dieu
donne
77
t
1
,
îc véritable amour de la patrie
cjuî
quel est <?çlu
sacrisieroit pas son sang & sa vie,
conserver le berceau du bonheur des
ne
pour
t
'
-
bumains?
'
f
.
eb bien! frères. Lc amis, ce n'est
£oint un auffi grand sacrifice que j'ai à vous
proposés.
Aujourd'hui, tout • díoyèn étant soldat, il
est tenu nòn seulement dè défendre ses foyers *
niais encorè de voler â là frontière si elle est
attaquée. Comme il est impossible que cHaCútt
de nous puisse remplir ce devoir 4 fur-tout
lorsqu'il faudra se transporter d'un bout du
royaume à l'autre , je propose qu'on paye
te tribut glorieux en offrant à fa place, ui*
Avoué»
.
Voici les
*
.
règlemens que je soumets à lar
si,gesse de l'affemblée,
article
1
>
premier.
•'
...
,
. . ,
..
La société dés amis de la constitution tien»
â un registre qai áura pour titre : Registre
des défenseurs dé la liberté & de leurs
avoués.
,8
î
On
,
-
,
y inscrira
í
\
.
tous
-
-
V
-
'
'
-
'
■■
-
^
/
.;
qui voudront
marcher pour la défense de la
patrie soit 4
leurs propres frais
soit à ceux des patriotes
ceux
,
,
qui les auront choisis.
II.
II
y
aura
sor
registre trois es¬
pèces de souscriptions ; la première fera, celle
ce
des
citoyens qui pourront soutenir les frais
d'une campagne à leur
compte , & qui s'ins¬
criront èn
conséquence.
seconde, sera çelle des citoyens qui
par état, infirmités ôu autres raisons ne
pou¬
La
vant
p.as
s'absenter, équiperont ík payeront
leur avoué.
La troisième enfin , sera celle des
citoyens
y
qui ne pouvant, par la médiocrité de leur
fortune , salarier jen seul un avoué
, se réuni¬
ront
jusqu'au nombre de vingt, pour remqui fera
tous
les
frais
d'un
g> ./
G
rt
§
|áVOue.tâcheront de se choisir tóus contribuai
bles au même taux, Lc alors ils le nomme-»,
scrutin 5 à la pluralité absolue.
ront au
circonstance nécessite. la
Si la
de
plusieurs contribuables â
alors ,
taux
réunion
inégaux ,
chacun mettra clans l'urne autant dé
bulletins
qu'il paye cîe fous.
Le
se sera dans
tout
une
des séances de
là société. On engage
à préférer les militaires
exercés & les gens non mariés»
IV.
Chaque compagnie' fera portée à 6q
hommes. Les trois officiers qui la comman¬
deront ne pourront être changés pendant la
campagne que d'après le jugement d'un con¬
seil de guerre , si leur
Ils seront pris parmi
conduite y donne lieu»
les inscrits fur le registre
y
& nommés; par leur compagnie à la majorité
absolue.
II sera
payé iî íbus par jour pouf
chaque avoué ; le vingt-unième íou fera pour
V»
augmentation cîe paye égale aux trois officiers»
Èes sous-officiers n'auront
aucune
paye
traordinaire.
VI. Ces
compagnies feront àdreíséôs paf
la société des amis de la
constitution, au gé¬
néral qui commandera l'armée de la frontière
;
elles lui jureront fidélité 6c obéissance.
VII. Rengagement entre le
citoyen
avoué fera contracté en
Sc son
pleine assemblée , &
Conformé au modèle ci-joint. II fera lu à inteí-
íigible voix signé par l'uri 5c l'autre 5c visé
,
du
,
président , d'un commissaire 6c d'un secre¬
t-aire»
Les
parties qui rie faùront pas signer, fê¬
teront • la
en
main
en
face
fera fait mention, 6c le
de
l'assemblée ;
iï
président, le com«*
îïiissaire & un secrétaire signeront
pour lui.
VIII. Tout avoué aura
ràng parmi les mem¬
bres de la société des amis de la
constitution,,
pendant tout le temps de son engagement','
5c i! fera tenu d'en potter le ruban.
IX. II fera
envoyé copie du présent arrêté
à chacune d-es sociétés des- amis" de la con6
iîtutîon, qui nous font affilies dans ce dépari
teiî)çnt ; nous
les engagerons à l'adopter, à
nous
renvoyer dans quinzaine
nous
pourrons la
le nom de leurs
inscrits ; nous leur ferons également passer le
tableau des nôtres ; indépendamment de la
satisfaction, de voir croître cette noble armée
disposer de concert.
X. Pour l'exéçutiòn du présent règlement ^
il fera nommé quatre?
bles, qui tiendront
commissaires inamovi¬
tour-à-tour le registre
des défenseurs de la liberté. Ils partageront
entr'eux
signeront la correspondance qu'on
société rela*
fera obligé de tenir avec chaque
tivement à cet objet.
Obligation
Le sieur....
que de son
ne
réciproque,'
pouvant payer la
sang, vu la modicité de fa fortune ,
'& ayant été choisi par.
il a
patrie
son avoué,
déposé entre les mains de la société des
amis de la constitution
,
pour
le ferment folemne!
çi-après, qu'il contracte de marcher au fe
11
patrie, par-tout où besoin fera \
á la première réquisition qui lui en sera faite.
cours
de* la
Serment de Vavoué.
Au
de la
nom
patrie & du feu sacré de
la liberté qui
brûle dans mes veines , comme
dans celles de tout bon citoyen 8í particu¬
,
lièrement
de
tout
bon
soldat, qui est tou¬
jours prêt à verser jusqu'à la dernière goutte
sang, pour la défense de la patrie :
jure & m'engage à la face du ciel &
de' la terre, de ne jamais reculer devant les
de son
ennemis de la nation , 81 de marcher pendant
toute
la campagne
prochaine , par-tout où le
l'exigera , me déclarant
en faveur de qui je contracts
besoin de la patrie
Favoué de.
1g présent engagement.
Obligation des commettans.
Nous..7...
jurons également au nom de la'
patrie & du feu de la liberté qui brûle dans
veines, d'équiper ledit sieur...... Lc de lui
nos
payer journellement lá somme de vingt sous J
à compter du jour
où il partira, jusqu'à celui
où il reviendra , pourvu que cet intervalle soit
rempli par les devoirs de soldat-citoyen ; nous
soumettons cet engagement
â Pàutòrité de la
justice, en affectant tous nos biens à la sûreté
de son exécution
& nous déclarons de plus ,
,
à la face du ciel &: de la terre , que fi nous
à y manquer, nous
venons
clarés
voulons être dé¬
suspendus de nos
qualités de citoyens actifs, & chastes de
cette société. A
Périgueux , ce..,, . 1791.
parjures, infâmes
,
Ajsemhlée nationale.
Articles additionnels
Art. I.
fur Tordre'judiciaires
L'appel des jugemens des juges de
paix , lorsqu'ils seront sujets à t l'appel,
ne.
fera pas reçu par les tribunaux de district, si f ap-
pellant n'a pas signifié copie du certificat du
de paix du district , constatant que
la partie adverse a été inutilement appelée de¬
bureau
vant le
bureau pour être conciliée sur l'appel a
■
■'
?•
•
'
14
'
...
,
qu'il a employé fans fruit fa médiation,'
DU
II. Si la
partie ajournée en première inf-,
fance ? devant le tribunal de district
n'a pas
,
comparu au bureau de paix,
fa
vjent à perdre
cause, elle fera çomdamnée par le même,
jugement à une amende de $o liv. £U paye¬
de laquelle elle fera
cpntrainte , íoït
ment
qu'elle exécute le jugement, soit qu'il en ap¬
pelle f^ns restriction ; en ce dernier cas, que*
que soit révé.nement de l'appe]
la même
amende fera prononcée contre }e
demandeur.,
,
qui s'étant pourvu au tribunal de district fans
avoir fait citer ion adversaire
devant le bureat^
fie paix z fera par cette raison, déclaré non-
redevable.
III. Lorsqu'une partie citée devant le bureau
de
paix fera exposée à l'exécution d'une con¬
trainte par corps, prononcée, p.pur cause ci¬
vile ,
le bureau de paix pourra lui accorder
un sauf
conduit ; elle ne pourra être arrêtée
^
-
pi lè jour fixé pour fa comparution : ni pep-
2aat son voyage J pour aster
au bureau de
paix & pour en revenir.
VI. Si pn débiteur / après avoir obtenu
de son créancier,
un
terme
devant le bureau de paix,
de payemens, manque de payer à
J'éçhéançe de ce terme f le créancier pourra
l'ajourner directement au tribunal de district
fans le citer de nouveau devant le bureau de
paix , & le délai de f ajournement ne sera
en
ce cas que de cinq
jours, & d'un jour
dix lieues.
V. Lorsque les deux parties présentes de¬
vant le bureau de paix, l'une déclarera s'en
M
outre
pour
rapporter au serment de l'autre partie sur la
dette méconnue, op d'une con¬
vente d'une
vention contestée ou de tout autre sait déci¬
sif, le bureau de paix recevra le serment, ou
fera mention dans
fus de
le
son procès-verbal du re¬
prêter.
Par provision, & en attendant
qu'il ait été
fait un nouveau tarif, les émolumens person¬
nels da greffier fur chaque expédition (lésa-
\6
▼ôuée \
sur chaque acte de procédure des
huissiers audienciers
signification
ciens ,
cas
,
par
chaque exploit ou
seront des trois quarts des an¬
fans que les greffiers puissent en aucun
rien percevoir à titre de
parisis ;
fiers ordinaires
que par le
percevront
les huis-
les mêmes droits
passé.
"Extrait du procès verbal de
qui
s'ejl pajse dans la ville de Brantôme
.í,
le trois du
<>
,T..
y.
s
ce
courant.
-»
La
garde nationale ne pouvoit trouver
rien de plus analogue aux circonstances ac¬
tuelles qu'une coalition renouvellée
par tous
les citoyens : cette cérémonie devoir néces¬
^
sairement amener des
jouissances bien sensi¬
bles à
tous
;
à des
plaisirs d'usage a paru nous offrir l'ap-
les
coeurs
&
ce
jour consacré
plication la plus heureuse.
Aujourd'hui, trois du mois de mars, la
garde nationale a voulu renouvelles- son fer»
\
ïf
elle a "invité M M. les officiers mu¬
ment ;
nicipaux & M. le juge de paix à assister à
la cérémonie M. le président & les membres
de la société des amis de la constitution se
messe solen¬
aussi réunis à elle. Une
font
curé de la
ville & M M. Lestrade & Blois, ci-devant
nelle
a
été célébrée par M. le
religieux bénédictin, tous trois membres de
la société des amis de la constitution.
A dix
la
heures , le
cortège s'est rendu fur
place d'armes ; la garde s'est formée sur
lignes de hauteur des armes ; les dra¬
d'eux
& une foule de citoyens offroient le
plus joli coup d'oeil. Le sieur Laforest , capi¬
taine de grenadiers , député à la fédération
du 14 juillet, décoré de sa médaille 9 marchoit en tête: il portoit une bannière où étoient
peaux
gravés les noms de Bailly , la Fayette, Barnave, des deux Lameth, Noailles, Mirabeau ,
l'évêque cl'Autun , Lacharmie , Gouttes ,
le Chapelier, Menou , Camus, &c.
La marche
a
été ouverte
au
son des ta m-
>8
bours} des cloches &ç de la musique. Ârrîvé à
réglife de la ci-.devant abbaye M M. les
,
officiers
municipaux & le juge de paix ont
occupé la droite, le président de la société
la gauche /9
la troupe étoit dans le centre
9
&ç la nef de réglife étoit
remplie de tous,
les
citoyens. Pendant la messe, ona exécuté
les fanfares les
plus guerrières, Se l'air de.
ça
ira a été rendu avec toute la force poffi-.
blç. La messe célébrée , M. le curé s'est
place
à la droite de
l'autel, MM. lçs officiers mu¬
nicipaux & le juge de paix, ont pris la gau¬
che
avec
le
président de
la société ;
major étoit au centre & les
,
fur l'autel : M. Vendriest
de la
a
armes
invoqué
,
Péta.t-
déposées
au nom
troupe, l'être suprême, & le ferment
a. été
prononcé par tous les individus, fans,
distinction d'âge ni de sexe-
Invocation.
Nos frères , nous venons
d'invoquer le Dieu
puissant des armées, il nous tend du haut des
cîeux son Bras secourable ; un joui* pilaá sërëîri
va
nous
éclairer.
Au pied de ses autels, nous vêrìorìs de riou*
Véart ,
ham ,
íer
cimenter notre union ; Dieu d'Aferadaignez protéger Votre peuple, inspB-
tous
rées , se
les cœurs;
puissent les fcrebïá éga¬
réunir dans le bercail ; nos ármeá
réunies , porter par-tòuí
I'étendard dé la
íeligion , &c protéger nos droits.
Donnez, grand Dieu à nos drapeaux , cétté
Vertu que vóus donnâtes autrefois
au
signe
,
,
de l'aliiancé que vous sites
avec:
Votre peu¬
ple. Ministre des autels , braves camarades
élevons nôs bannières , & cés superbes
parts vont
>
rem¬
s'écrouler devant nous.
Digne ministre pasteur cíiéri dé votre péuple, loi/Qt notre guide; nos Cœurs* pénétrés
de vos sages maximes, jouissent
paisiblement
,
du calme que nous
dónn'e vôtre ferveur.
Vous, nòs frères, qui joignez vos vœux a à
nôtres , vous
aotre
amour
qui connoi'ssez nos sentimeris ^
fraternel &s nos
principes reli-
gîeux, prêchons tons par notre exemple }
l'hommáge que nous rendons à notre religion f
& l'union qu'elle nous dicte.
Et nous,
braves patriotes, notre cause est
juste elle va bientôt confondre nos ennemis ;
,
portons nos armes fur cet autel sacré où
brûle notre encens ; le ciel écoute nos surmens»
Jurez de vivre & mourir libres, de con¬
server nos
droits, de les respecter & de ies
d'obéir à la loi constitution¬
nelle de l'état, de maintenir & de défendre
la constitution jusqu'à la dernière goutte de
notre sang
de porter nos armes contre les
ennemis de la patrie ; enfin , de vivre libres ou
faire respecter 7
,
mourir.
Une. salve
d'artillerie , a annoncé le ser¬
le cortège s'est remis en marche,
aux acclamations de joie
qui mêlées au son
ment ?
,
?
d'une musique harmonieuse, offroient aux yeux
des citoyens le spectacle le plus ravissant.
La bannière a été
promenée autour de la
Ville z on n'entendoit que des cris d'allegresse z
Z!
elle a été déposée dans la salle de la société
des amis de la constitution , au-dessus du fau¬
teuil du
président ; & la séance a été ouverte
par des
discours prononcés par les sieurs La-
forêt fils, Nadaud fils & Vendriest.
La séance levée ? ^intervalle de la
journée ,
jusqu'au moment du souper , fut passé dans
des témoignages
réciproques de la plus grande
fraternité ; plus de cent ci quante
nis,
ont
citoyens réu¬
appôrté dans la même salle
?
leur
petit souper ; là on a joui, dans un repas
frugal, du charme de l'union. La bannière de
braves représentatif présidoit le
banquet ,
nos
où l'on portoit
beaucoup de santés à la nation
à nos
du
'
sages législateurs ; celle du roi
peuple a été vivement répétée.
?
,
père
,
Cette fête
patriotique a été terminée aux
regrets de tous les convives.
»
De
l'union, Fiançais, & nous sommes
invincibles. Tout
ce
qu'on a dit est un vain
épouvantail ; tenons-nous toujours fur la défensive, & ne changeons rien à nos amuse-
W>à?
«
^2°
J
acompte fur le czrn$yé$
chacun fait le sien à sa manière. Laprade ,
secrétaire de la g. n. de Brantôme.
infens í voici «m
Avis divers.
dé
Montagrier situées en Périgord , avec cM;métairies , ehétels, moulins à eau,'
prés, vignes, bois, lods Sc ventes, cens &
A
VENDRÈ. Les terres de Riberac &
,
feairx
,
rdntes
considérables & autres droits, à vendre
publication, dont la première le premier
róars, & de quinzaine en quinzaine, en Fétufur
à Paris, rue
du Boulòy. II faut s'adreffer à Thiviers etí
Périgord à M. Sudrie jeune, notaire & pro¬
cureur de la còmrftune ; à Riberac, à M©"
Larivière juge du Tribunal J à Montagrier^
à: M. Dueluzeau, Médecin, & à Paris audit
M. Quatremaire , Bourgeon , ci-devant procûreuí, rue Montmartre, & à M. Bastar, rue
dé de M. Qautremairé, notaire
,
,
des deux cents,
Deux
près la Caserne.
barriques
d'excellent vin vieux de
Quatre ans, S'adresser au
bureau^;
