FRB243226101_P2-447_1791_012.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
feu Oimaiielié 27 Mars Ì7910
Liberté
Mérité.
ï)éclaralìòn Ûcs réduiïèiirs.
Lorsque tìobs nòiis sommez chargés de fefpêde Popinioh publique ;
cé de censure qiiì résulte
iíóus avorìs cônttàcté ënvëfè hòs lecteurs Fëh^
gagerhëiit sòlënríél d'êtr.ë 'justes St côutágeuái
Nòus avons senti tchitës lés fuites dè cet ërigá-
géttìerìt ^ & ridus liè hçiiìs sommes pas dissi«
iriuîé qiië íiòtís në pouvions îe rqnripìir saiiá
fatré des riiécdritetiSé Ndtis n'ávdtis dtírìe Dè
été surpris d'ápprenárë que nos çíëfíUërs titi*
*
méros ont fait dire à quelqun que celà com¬
mençait à lui déplaire. Nous pourrions lui
répondre que cela n'est pas notre faute ; que
nous ne sommes
en quelque sorte, qu'une
.
,
t
.
glace qui réfléchit les objets qui se présentent
devant elle,
& qu'usant de la liberté de la
presse qui assure celle des citoyens , nous les
réfléchissons tels qu'ils se présentent & sans
aucun déguisement. Mais, nous disons
plus ;
nous sommes prêts à nous soumettre à Ja res¬
,
ponsabilité dont tout écrivain peut être tenu ,
& à subir la peine que noùs
cas
de mériter ,
d'être sorti des
Nous
si on peut nous convaincre
bornes d'une
qu'elle
convenons
sévère.
serons dans le
juste critique.
est quelqtaesois
N'abandonnerions - nous
chement la cause
pas
lâ¬
publique, si nous n'appor¬
vigilance à dénoncer les
pouvoir , les infractions aux vrais
principes de notre constitution ? cette coupa¬
tions la plus grande
abus de
ble négligence ne nous rendroit-eíle pas indi-
z
gnes.de parcourir la carrière dasts ìaqueítë
nous
sommes entrés
& que nous remplirons
toujours avec une fermeté inébranlable.
Nous déclarons donc à celui & à ceux à
qui nous commençons de déplaire que nous
sommes prêts à les íuivre dans les tribunaux
,
pour y répondre à
leurs accusations : mais iís
doivent auffi se soumettre à la même loi de
responsabilité 3 s'ils sont convaincus de nous
avoir malsà-propQs traduit devant le tribunal ;
s'il est prouvé que tous les abus que nous avons
dénoncé existent ; que tourçs les plaintes que
nous formons journellement fur rindifférence
avec
laquelle on tolère les machinations des
ennemis de notre
constitution ont
un
fonde*-
L'égalité des droits, les prin¬
cipes de la justice &: de la liberté ne livrent
ment
trop réel.
impuné¬
pas un citoyen à celui qui voudroit
ment le soumettre à une accusation juridique ,
ehrn.s la vue d'écarter des vérités
qui lui font
sensibles. L'accufarion soumet son auteur à la.
nécestué de fournir des preuves,
& lorsqu'elle.
ên
est dénuée , elle Toblige à dés fépatâtiOlîlï
Cette menace, que nous
commençons à déplaire , né^ suffit-elle pas pour justifier notr^
courage à dire la vérité,
que nos
ôí pour convaincre
critiques ne sont pas fans motifs P
Quelle idée a clone de nous celui qui a eu
Tindécence de íe ìa permettre ? Se persuade-t-ií
que nous_/oyons aísez vils pour
vérité par íe désir
enchaîner la
d'obliger un homme est
place , ou par la crainte de lui déplaire f Qu'il
se désabuse z
du
& qu'il apprenne que dans le sein
despotisme & lorsque ce monstre détrui*
pitié tout ce qui lui déplaisoir, nouà
,
soit sans
avions la hardiesse d'élever la voix
pour
ler
par-
hautement te
langage de la vérité.
Juge sévère de nos propres actions , nous
nous
punirions nous-mêmes si nos réflexions
étoient guidées pat des motifs
les déprimetoient à nos
fjuvent de
particuliers qui
propres yeux.
Obligés
d'après tes autres, lors¬
que nous sommes trompés sur d^s faits, nous
nous jugerions
coupables si nous négligidhs
raconter
t
instant de les rétablir & de détruire Ter¬
un
reur.
Enfin , nous
regarderions comme un
crime détestable de nous refuser a publier une
justification qui nous est adressée lors méme
qu'elle frapperoit contre nous. Plus disposé
à louer qu'à blâmer, nous avons iòujdíirs
,
saisi
jious
avec
empressement les opérations que
avons
cru
susceptibles de mériter des
éloges. Mais devons-nous nous livrer tellement
à
nous
nous
cause
notre
penchant pour la louange, que
exposions an risque de trahir la
publique , en encourageant les abus ?..
Non y cela est hors des principes
fk indigne de
â\os sentimens.
.
Quel est donc le but des menaces que peu-
"Vent nous attirer nos critiques ?
Que veut-oti
noùs faire
craindre ?... La sévérité des loix>
Avant de
nous
menacer, il faut prouver que
repréhensibles , & nóus les res¬
pectons trop pour les violer.,. Les effets d'un
courroux qui se manifestera
par quelqu'acte
nous
sommes
%
violent;».
idées ;
Notre ame répugne a de pareilles
nous
ne
supposerons jamais de sembla¬
bles
desseins, il faut qu'ils éclatent pour que
nous
en
est
soyons convaincus, & d'ailleurs, s'il
quelqu'un capable de les concevoir, qu'il
apprenne que nous sommes exempts de craintes ,
■
& que nous montrerons autant d'ardeur à deve¬
nir les martyrs
de la liberté & de la vérité 9
que nous en apportons à en être les apôtres.
Q'on cesse donc de
nous
faire de vaines
Sc ridicules menaces! II n'est
d'arrêter la sévérité de notre
,
qu'un moyen
critique; c'est
à se mettre "à l'unisson des droits de Fhomme
citoyen ; c'est d'épouser notre consti¬
tution, de la servir avec un cœur plein de
chaleur d'user de son autorité & des fonc¬
Zi du
,
tions qui nous font confiées , pour prévenir
& arrêter les trames de ses ennemis, au lieu
les
rence
autoriser par une
criminelle indiffé¬
sur leur conduite ; c'est de réprimer, par
tentatives , pour arrêter les progrès de notr®
révolution,; c'est de prouver par
la conduite
les hommes
sont e'gaux en droits ; qu'aux yeux de tout
magistrat, de tout fonctionnaire public, toute
que
l'on est convaincu que tous
différence
de fortune & de classe doit dit»
paroître ; c'est enfin de croire que l'honneuf
d'être revêtu de la qualité de fonctionnaire'
public, ne nóus élève
au-dessus des autres
pendant l'exercice de nos sono
tions, & qu'au-de-là , nous rentrons tous dans
la même classe ; 'c'est de ne pas couvrir du
hommes ; que
manteau
du patriotisme, une ambition déme¬
surée & sourde. Alorsla critique fera place a
la
louange. Nos feuilles retentiront d'éloges dont
nous nous efforcerons de faire connoître la justi¬
ce, autrement
nousjcombattrons toujours avec
qui
tie fera pas marqué au sceau de la constitu¬
la même vigueur , & fans relâche , tout ce
tion , car nous avons juré, & non in vanum ,
de VIVRE LIBRES OU MOURIR.
Pierre-Éléonor Pipaud,'
î)'où viennent les lenteurs qu'éprouvent
les opérations des administrations ? Si Ton s'en
rapporte
propos du public, ón saura que
le directoire du dépotement, inculpe ceujç
çjles districts de ne rien faire ; & comme l'acU
mimstration
supérieure ne peut agir que sut
les instructions & le$*avis de l'adminHlratipn
inférieurs , il est certain que si ces derniers
apportent de la négligence a remplir leurs;
sanctions, plies tiennent toutes les affaires ea
suspens j &£ fo.nt dignes de blâme,.
Mais. dépend-U toujours des, directoires de
district, de mettre dans leurs travaux toute
la çélérité qu'ils désiferoient y apporter ? Np
àt-îils pas pux-mêmes réduits à la néçeflïté
de recevoir des ecct^irciuemen.s, des observa¬
tions, dp la part des municipalités, qui sontz
différés 5
qui deviennent inutiles par la
tîianierç dont ils sont fournis > D'un aUtrp côte^
ou
\q directoires des districts Hc à àài.pâê
».
; y r
recoîvent souvent qu? fort tará,, les infi
trustions, d'après lesquelles ils doivent
PS
agir*
Tous
ìnçanvçtiiens inévitables dans un
pouvel ordre de choses ? excusent naturel¬
lement les, fonctionnaires
ces
publics subordonnés*
Cependant > nous ne saurions trop les enga¬
ger à
respecter l'opinion publique. Us doi-
yent compte de leur
administration , & si ,'dèa
qu'ils font inculpes d'appot-tér de- là négli«í
gençe' à
remplir leurs devoirs-, ils dédaignent
de se justifier , iîs
meàM, par cela seul, H
J)íâme qu ils5 éprouverU*
Municipalités*
PerïGUEUX. On remarque avec
depuis quelque tçnis
,
cette
plaisir qúô
municipalité ap«
porte plus d'activité qu'elle -n'a fait
jusqu'à
présent dans. Vexerci^e de ses fonctions. Nous
,
rendu compte des foins qu'elle a
pris
pour arrêter ies fraudes des boulangers. Elfo
yvóns
Vient de s'Qçcuper ces jours derniers j
conpìu*
r<5
temerit avec le conseil
général de la commune J
des moyens de détruire
toutes lés causes de
putriditë^ quî infectent Pair de Périgueux ,
de maintenir la propreté dans ses rues. Ces
moyens commenceront à avoir leur exécution
au
premier avril. C'est au zèle de M. Debord ,
procureur de la commune , que les habitanj
redevables de ces bienfaits;
parfaitement secondé par quelques offi¬
de cette ville font
il est
ciers municipaux ,
& notamment par M. Bar-
mais il en est qui font trop peu zélés ^
don ;
qui ne montrent d'activité que lorsqu'il s'agit
de favoriser les désordres, & d'entretenir les
ou
/
■,
_
abus.
'■»
M
Société des amis de la conflhutlon.
PERIGUEUX. Cette société,
stter des
désirant pro-
lumières que les électeurs de toutes
les
parties de ce département font dans le
cas
de lui procurer, a arrêté qu'il
ses séances tous
/
tiendroit
les jours pendant la duréè
Îl
í
de l'assômWée électorale ,
& qu'elles serojent
publiques ; mais comme fa salle
d'assemblée
petite, elle fe transportera, pour
tout ce tems, dans l'églife de la ci devant
maison des Cordeliers. Les étrangers qui vou¬
dront asiister à (es travaux, sont priés de
est trop
la porte de l'égbíe » &.
MM. les électeurs, membres des sociétés éta¬
vouloir
entrer
par
blies dans le département, ainsi que
ceux de
cloître*.
Les obj-ets dont elle se propose de s'occu¬
per^ sont , x^. l'organifation des gardes na¬
tionales, d'après le plan proposé par M. Robertspierre fur la demande de plusieurs autres
sociétés & notamment de celle de Versailles*
la société de Périgueux, entreront parle
,
,
2e*.
Les moyens de procurer au tribunaux
de famille , tous
les avantages dont ils font
susceptibles , &c de détruire les inconvéniens
<jui fe font manifestés pour ceux qui ont eu
besoin d'y avoir recours.
3 e*. De l'iníluence de l'ôpinion publique
sor les fonctionnaires publics ôc des moyens
-ri
áe la rendre utile au maintien de la constitution;
4°. D'un prix d'honneur à décerner par
ía société de
Périgueux
pour l'encouragel'agriculrure.
50. Des candidats à toutes les places^ aux¬
snent
des arts & de
quels les citoyens font dans le cas d'élire.
6P« D'une fédération à former
entre toutes
les sociétés du
département.
Indépendamment de ces objets iritérestans j
tin s'òccûpera de tout ce
que les circonstan¬
ces
exiger des soins de la sociétés
pour le bien de la chose publique.
pourront
nationale.
Décrets fur Inorganisation des corps
Art. I. Le £orps
législatif corìnoitra
<de toutes les
questions > de quelque nature
qu'elles soient-, relatives aux élections des mêm.bres des législatures,
de la cour de cassation
'& du haut juré.
'
N
II. Toutes- contestations relatives -à laqua*
t)
íîtê personnelle de citoyen actif ou
seront
II I.
éìigibìè J
portées dasts les tribunaux,
Les contestations relatives à lâ coîts-
vocation, à la formation & à
la
tenue
de*
assemblées .des communes » primaires &: élec¬
torales, seront décidées par les cpíps admi*
ftistratifs, sauf le recours au corps législatif.
Arti I. Les Contestations
relatives, soit à
la régularité dNè la convocation
tant
& formation *
dés assemblées, dé commune, par comf
jmunàúté
entière
ou
par
sections j chargés
d'élirè les officiers municipaux
tionrtairès attachés aux
& autres fonç*
municipalités, que des
assemblées par cantons,
chargées de la no-»
tnination des juges de paix & dé leurs assef
scurs,
marchands
commerce
des assemblées dés négocians kt
chargées de choisir les juges dd
& leurs íuppléans, soit à/ la
tenue
de ces assemblées & à la formé des élections, »
seront décidées par le
conseil ou le,directoire
de
districts & l'appél en feta porté au corn*
soii
du directoire
du départements.
<
N
II. Les contestations fur la régularités tant
convocation, de la formation & de la
tenue des assemblées primaires & des a stem?
de la
blées électorales par district , que
d'élection qu'elles auront
mination
des électeurs ,
de la forme
suivie dans la no¬
des administrateurs
&-procureur syndic de district , des juges des
de district & de leurs fuppléans,
tribunaux
curés, feront décidées par le
conseil ou le directoire de département, &
rappel çn fera porté au conseil ou directoire
du département s doìtt le chef-lieu fera le plus
ainsi que des
voisin, fauf le recours au corps législatif.
III. Les contestations fur la régularité,
de la formation 8c
de la tenue des assemblées électorales par dé*
tant
de la convocation ,
parlement, que de la forme d'élection qu'elles
suivie pour la nomination
des admi¬
nistrateurs & du procureur-général
syndic de
auront
département , des évêques & des préfidens ,
accusateur public, & greffier du tribunal cri¬
minel du département, feront jugées par
le
conseil ou le directoire du
le chef-lieu sera le
fera porté, au choix de
conseil
ou
le
département, dont
plus voisin
& Páppcl
l'appelant, devant le
,
directoire de l'un des
trois dé-
partemens , dont les chefs-lieux seront les
plus
voisins de celui
qui aura prononcé en première instance , le tout sauf
le recours
^u.
corps législatif. Dans les cas des deux articles
ptécédens
foie
,
le
procureur-général-lyndi£
du
département où les élections auront été
faites, soit son suppléant, seront,appelés
pour
être entendus fur les
vant
les conseils
mens
voisins.
IV. Tout
ou
contestations porrées der
directoires des départe-,
citoyen déclaré non actif ou
inéligible en présence du procureur
syndic»
soit par une assemblée de
commune
tion
ou
de
canton ,
soit
par une
,
de sec¬
assemblée
primaire ou électorale, pourra se pourvoir au
tribunal de district du lieu de
La
son
domicile.
question de sa qualité y sefa jugée, fui-
'M
tes Formés Ordinaires* coirimë tÔUí àssîrfe -
Vàtìt
question d'état ou de propriété , mais fans quS
fa réclamation puisse jamais faire déclarer
les les autres opérations de Tassémbléé;
Vi Si «bette
'
.
.
_
réclamation a lieu à la fuitë
.
.
^
; ••- .
;
-•
•
î
: ,:>S
auroit prôcédé à la nomination d'un ou plusieurs juges
d'une assemblée dans laquelle on
du tribunal
de
district* eilê fera portée et!
instance au tribunal dont le siégé
fera le plus voisin dit districts
VL Le réclamant procédera éòrttrfe îe prÒ&
cureur syndic du district où sélection aura été
faîte en présence dû'commissaire du roi dû
tribunal où Taffaire fera portée/
VIL L'appel pourra avoir lieu dans- la for*
citte ordinaire * soit dë là part du réclamant*
première
,
r
1
procureur-fyhdic du dise
trìct il he pourfá étrë irttérjetté après le délai
de huit jòufs, à dater de la signification áû
soit de la
paît du
:
jugement*
VIII. LeS tribunaux de district iië pôtirfôní ì
t7
aucun
en
recevoir ni juger des reclama»
f
tions
relatives à la
cation
,
régularité de la <sôn vo¬
de la formation St de la tenue des
assemblées , ou de lâ forme d'éUction qu'on
t
-
.
aurou
y
...
-
-
,
>
■
■
.
..
,
suivie. Ils seront tenus de les ren-
conseil ou au directoire de district
ou de département ^conformément aux attu
des ci-deísus, lors même qu'elles séroUnt
voyer au
présentées avec les questions fur i'áctivité 2xC
1
éligibilité des citoyens»
IXv Tout
hier
elcbyà actif fera adrhis I for*
action dans la huitaine devadt les tri-
bunauxí tuf l'a rtòríkctivhè -óru ^idéligi&ïîitéd'ëS;
citoyens notórtf'és tò-x pkdes munidpàlés
aux
6t
fonctions d'admirtistr'áteurs oti de juges ^
chargé de' consignes une somme
fera còndamhé paf
formé, d'amende s'il succombe dans fort action»
."/
Mais à la
11 v., à laquelle il
de'
-
1
'
;•
'
;
L'exercice .provisoire dèmeitréra à cettj; doot
Félectiori fe
trouver.oit attaquée.
X. Lés opérations d'aucûne
áíTemblé duáB
V8
ment
convoquée p'our une eldctióst, ne pour¬
être
attaquées fous prétexte, Toit de
Pexclusion d'un citoyen qui depuis auroit été
jugé citoyen actif, soit de Tadmisiìon de celui
qui auroit été jugé non-actif., soit de l'abront
d'un nombre
sence
actifs-,
ou
quelconque de citoyens
enfin , s'il s'agit d'une assemblée
■primaire, fous prétexte de Tabsence de la
totalisé des citoyens d'une ou
plusieurs corn»
.
.jmwautés.
.
Los président & commissaires des délibéra.J
à
'
•"
...
lions, des
•
-
'•£■> :i"S ;
í -;-J U
...
■-
!
'• •
•
■■ ■■■
j
.
•
.
.;<• ■ ■ •
,
catholiques
de Nismes /. U..&
ceux
*: V-- "
4^*
,
w
,
nommés, par la délibération d'Uzès mandés
,
à ia barre par
îe décret des 17 & 20 décem¬
bre, y comparoitront demain.
L'affemhlée électorale
hier ses
ae. Paris
a
terminé
opérations. On pourroit même dire
ruveile les a couronnées en
nommant
M.
de
L.ydda. é.v.écfue de ce département.
:
tíne grançîè mode/lie., de la charité , du
savqir, une pratique constante,, &" pas moins
honorable des devoirs
& desivertns de íon
ÍX)
état. lût ont
.
'
royaume ,
fait déférer le premier sièze
du \
&
presqu'au même instant ou il ve¬
nait d'être nommé
évêque à Colmar &c à
Langres.
Le département de la Vendée-' a aussi ré¬
généré fon siège épiscopal. C'est M. Jean
Servan, bon prêtre , bon citoyen 8í fort
instruit, qui y a été porté.
Lettre
aux
électeurs du département de
la Dordógne.
MESSIEURS ,
plein de patriotisme -,
&r Gùcîqite
je vive inconnu aux .hommes
ieúr bonheur
Je fuis
,n'est cher. Ma profession est
Je descends en
d'être cabaliste.
droite ligne du comte de Gaba-
Abenkiber qui
lis, je fuis petit-sils du-Célèbre
étoit lui-mêtne pétit-neveu de Nostfadamuc.
Vous fa set,
Messieurs , qu'un cabaliste ou un,
magicien", C'est absolument la même chose ;
mats tous les magiciens n'ont pas le même
20
de bornes,
.ne
teís que les sorciers de village qui
savent que
quelques misérables tours de
ptrsse * passe, que le diable leur
enseigne sous
de dures conditions,
puisqu'ils restent soumis
suL
esprits infernaux. Le vrai cabaliste, au
contraire ^ parvient
par la pureté de fa con¬
duite & la sublimité de son savoir
, à sou¬
mettre tous les
esprits à fes ordres, 11 vit ha¬
bituellement avec eux, & ils ne
peuvent ré.
Mer à aucunes de ses volontés. Les
saintsTî
qui, comme Sc Dunstan, ont promené le
diable par le nez avec des
pincettes, n'ont
usé pour cela que
des secrets de la cabale»
Ze ne puis me flatter d'avoir la
pureté des
saints, mais je ne dis rien de trop est
assurant que mon crédit &
mon
vous
pouvoir íur
les. esprits, font
beaucoup au-deíïus de
ceux
du magicien de Madrid,
mie
qui renferma, dans
phiòle, le diable boiteux Asmodée.
Vous- vous persuadez
.
aisément, Meffieurs,
je n'ai pas vu la conduite de tous les
aristocrates. * gens d'épée r de robe, de ca
que
leste
8í de toute
espèce, sans soupçonner,
jouoîent ún^
que tous les démons de Tenfer
y
rôle. Poûr assurer mes
conjectures j'aì con¬
esprits, répandus dans nôtre
athmòsphère ; aussitôt, j'ai vu paroitre un
esprit
,
juré
les
tous
infernal que j'ai reconnu
,
à sa figure, pour
être le même
que celui , qui
*C,des tentations de St <...-iAntoine
-ì *
,
dans Pimage
est représenté
Aî
,
s'occuppant à souffler au cul du cochon de
bon saint»
ce
Voici en peu de mots ce
»
Lucifer
nationale
mœurs
que j'ai appris de îuL
effrayé de voir que l'a{semblée
de la
de son
France, en réformant les
clergé, par une nouvelle otq
ganisaiion, alloit lui
enlever les riches
orgueilleux prélats, les
gros
ôc
bénéficiers V lès
chanoines, les moines fainéants qui venoient
en
grand nombre peupler ses vastes états %
assembla ses
principaux ministres pour avisoì?
aux
moyens
de prévenir ce malheur. Belzé«
buth, Moloch, Astaroth, Afmodée
Baal\
Arimane, fiers compagnons de ses glorieux
,
ií
travaux
& ses favoris partagèrent fes crainres»
délibéra d'employer tou¬
tes fes ressources pour empêcher Texécuûon
des loix qui ne peuvent manquer de porter
les hommes à la perfection , &c il fut arrêté
Le conseil diabolique
^
qu'on enverroit un diable dans tous les départemens de la France , pour troubler le bon
ordre & détruire ia merveilleuse constitution.
Je fus choisi pour me rendre dans celui de
la Dordognë, avec
obséder
tous
ï'ordre de posséder &
ses habitans. Je.dois f fur-tout,
m'emparer de tous les faux prêtres, leur ins¬
pirer Je fanatisme, la désobéissance aux lois,
la révolte & la guerre civile. Ma commis-;
ion m'est difficile à remplir , plutôt à cauíe
de la faiblesse de mes sujets que par le défau t de
docilité; car j'ai lieu de m'appiaudir
de leurs
dispositions. Je me trouve par tout;
plus volontiers chez les Miss,
générai* les aristocrates ©nt les entrailles fi
tèfferrées le cerveau si étroit , le coeur si
dur
que j'y fuis mal à l'aite. 11s font auffi
mais je me tiens
En
,
A
2?
maladroits & gauches à faire
çe que
deOT'
inspire. M'étant rappelé tout le mal qu'ont
fait les propositions de Janfenms, je me fuis
avisé de leur en suggérer cinq sur la consti¬
,
tution
civile du
clergé 3 mais ils lés ont"fi
mal
raisonnées, ils les ont présentées si pla¬
tement, qu'on les croit plutôt sorties de la
plus épaisse matière , que d'un esprit malin-,
Avez-vous îu la lettre du
aux
électeurs, ainsi
& vicaires ? C.e sont
avez
grand Emmanuel
Tadresse des curés
,
que
mes
œuvres.
Vous n'y
remarqué ni logique, ni bonne foi, ni
vérité; c'est à cela que l'on me reconnoîr.
Ce qui, fur-tout, à dû vous paroître fort
.
pjaisant, c'est le sérieux avec lequel je leur
fais dire , que c'est
peut être un bonheur de
mourir de faim...
Que quand on seroit con»,
vaincu, au point de ne pouvoirs répondre ,
il ne fa.ut pas moins persister dans fa volonté „
ík mille autres impertinences de cette nature '
qu'ils .débitent gravement 'aux imbéciles,, qui
ne.sachant, pu..ne voulant pas prendre, la.
pêînc de lire l'histoire de leur religion , vîen»
«ent les consulter fur cç qtfils doivent faire.
Je
dirige auíïì quelques têtes des corps ad¬
ministratifs & judiciaires , ce font même , mes
profélites... 3e me fuis fourré dans"
ïa garde nationale & secondé du démon de
la Vanité, j'étois parvenu à la diviser, en
faisant former un corps particulier pouríervif
4e noyau à tous les contre- ré v otution'nâiréss
ìl est vrai que la municipalité de Périgueux
.meilleurs
-vient de renverser mon ouvrage ; ináisàTaide
dans ce corps, je
sor ferai bien faire têt ou tard quelque sottise ^
Hui me vengera complètement*
Ce que je n'ai pu vaincre eníorè, ce sont
des fidelfes sujets que j'ai
,
ées
maudites sociétés des amis de lá "consti¬
tution ; j'avois fait la tentative
celle de
d'empo.ifònne^
Sarlat, & pour cet effet ,
avec
le
secours dé mes amis du département, jy avots
introduit
une
fouîé de mes possédés, tous le
masque d'amrs de la p ai n ; cela né mV pas
Oans cette société comme dans toutes
,
25
ses pareilles,
tl y existe une troupe; de cvà-
quîns , dont -d'esprit est fi rempli de vérité
cœur íi embrasé du feu sacré de la
& le
préfère retourner vivre danS
k
une heure dans le corps d'un de ces
liberté, que je
une'
des chaudières bouillantes de l'enfer,
rester
f.
le
patriotes,... Ah ! si je pouvois leur tordre
col, mes affaires en iroient bien plus vue !
Belzébut ttì'afait l'honneur
de me mander que les dioíes n'étoient pas
encore assez préparées -, qu'il falloit en atten*
dant, user de circonspection & retenir nos*
Mais Monseigneur
mains crochues ; au
surplus , je rends compte
Lucifer, mon souverain, de
tout ce qui se passe , & je reçois ses ordres w#
tous
les jours à
après ce propos. Outré
de colère contre lui, mon premier mouvesoent
Le démon se
me
tut
porta à le renfermer dans une bouteille,
comme
le fut autrefois son confrère ;
mais
réfléchissant ensuite qu'il seroic bientôt retru
placé par Un autre que j'aurGÎs été égalemení
forcé de cenfermer^ & successivement tous
16
.■
V
V
-
-
-'"s
.
'
'
'■
'
qui seroient venus, j'observai que morr
laboratoire se seroit trouvé en très-peu de
ceux
tems 9
rempli de bouteilles & de mauvais
esprits; qu'un chat pou voit renverser les bou¬
teilles &C délivrer
i
,
y
à la fois, tous les dia»
*
hies, ce-qui auroir produit de grands inconve'niens. J'ai
préféré .d'obliger celui-ci à me.
communiquer toutes les lettres qu'il écrit au
cabinet infernal de Satan. Je
Messieurs ?
de publier,
cette
me
propose ,
correspondance
fendant la durée, de votre assemblée étant
persuadé qu'indépendamment de ce qu'elle
3
vous fera -utile
pour vous préserver des pièges
des ennemis de la révolution, yous
regarderez comme, une
chose curieuse,
histoire écrite p,ar un
.
II
que
me
reste à
vous
diable.
observer 5 Messieurs. ;
je n'ai point suivi les travaux des alchi¬
mistes. Je
comme
il
ne
fais faire ni For ni Fargent ;
seroit
Sç
impossible de • lire c,e
qui est écrit par le. diable qui;3 quoiqu'il puisse
changer de forme j ess tou joui s, o b H5g é ^ cie c
vous
,
'
d'en avoir une
'
'
,
■' 1
*7
griffes, je ferai forcé de.traduire
ses lettres & de les faire imprimer : ne trou¬
vez
donc pas mauvais que je fasse contri¬
buer chacun de vous à cette petite dépense ,
à raison d'un sou six d. par lettre.
Je suis &Le Cabaliste PériazéaL
jfervêr sé<
Nouvelles du jour.
de la ville de Périgueux a
été un peu altérée ces jours derniers par le
saie suivant : Un particulier, le-sieur Chrétien #
très-connu par la chaleur de son patriotisme *
fut provoqué sur la rue de la manière la pluS
indécente. Comme il est un des citoyens qui
s'est montré le plus ouvertement contre les
opérations des soi-disant volontaires à cheval,
La tranquillité
se persuada que cette
provocation n'avoííf
d'autre but que d'amener
l'effec des menaces
on
se permet journellement contre les
citoyens patriotes. Le peuple se rendit en
foule à la salle de la société des amis de la
que l'on
constitution pour demander ces citoyens, au-
2§
noncer
qu'il alloit faire battre la générale 8t
prendre les armes. M. P# E. Pipaud les en¬
gagea par ses exhortations à se déporter de
ce
dessein ; M. Ie commandant de la
garde
nationale se réunit à lui, à ils se rendirent
ensuite à la
municipalité pour prendre d'après
ses ordres
toutes
les mesures convenables
maintien de la
tranquillité
sûreté des
publique & de la
citoyens. Ce concert ne pouvoit
manquer de
le
au
produire un bon effet. Dés que
peuple apprit que l'on eropîoyoit les voies
légales contre Fauteur de la provocation, il
rentra
facilement dans l'ordre
auquel il eíl
sincèrement attaché.
On n'a pas
ce
manqué de saisir cette circonstan¬
pour dire que M. Pipaud avoit
v oui o faire
battre la générale &
qu'il étoit allé à la mu¬
nicipalité pour l'y engager. Cette calomnie
n'est pas surprenante de la
part de certaines
personnes qui en débitent & en ont débité
tant
d'autres; mais
elles devroient 9
lors,
qu'elles désirent les faire adopter ? lés rendre
plus vraisemblables 8c plus convenables au ca¬
ractère de ceux qu'on calomnie. M.
Pipaud
est connu par
fon zèle & son
attachement à
la constitution , la pureté de son patriotisme
.>
Ion amour de la liberté & de
l'égalité qui le
toujours à repousser avec force les
qui tendent à les détruire ; mais jamais
portent
abus
ll n'a manifesté de
goût pour le désordre ni
le désir de nuire. Ou sait même
que lorsque
(es* ennemis ne font pas méprisables, il ne
laîsie échapper aucune occasioh de les servir
& de leur prouver l'estime dont ils
sonrdignes.
Dimanche dernier , nous avons été témoin
d'une scène bien consolante
pour les
& bien propre à déchirer le cœur
crates
qui en
ont
patriotes
des aristo¬
été spectateurs, La garde
nationale de cette ville s'étant rendue en
& fous les
un
armes
dans la
cour
corps
des casernes A
détachement du régiment de
Noailîes,
dragon , qui y séjournoit, s'empreffa de té¬
moigner son patriotisme en se jetant au
de la garde nationale, & sé con,
milieu
fondant avec elle 3 ces braves patriotes voiï»
apposer leurs signatures au bas d'une
Jurent
pétition qui devoit être adressée à la muni¬
cipalité , disant, qu'ils vouloient faire cause
commune avec les gardes nationales, & que
rien de ce qui intéresse Je maintien des lois
& de la constitution ne devoit leur être in»
rendirent ensuite avec leurs
camarades fur la place d'armes, & de la à
différent.
la
Ils se
société des amis de la constitution , où ils
parmi les bâttemens de mains ,
les cris de .BRAVO, de vive les dragons de
Noailles, &c. M. P. E. Pipaud , membre de
furent reçus
plaisir
leur
^ette société, leúr témoigna le
que
présence excitoit dans toute rassemblée.
Enfin le soir la garde nationale leur dorina tfh
,
repas
splendide^4ux R^dácìcurs.
MESSIEURS,
de;
garde nationale a reçu une lettre
«os stères d'armes de Terraffon, Sc une coLa
3*
-
.
pie de la réponse qu'ils ont faite aux soi-di¬
sant
volontaires à
cheval.
Mes
camarades
.jn'ont chargé
de vous prier de- vouloir infé¬
rer dans votre journal au prochain numéro
ces
deux pièces, vous
Phonneur
obligerez celui qui a
d'être, &e. Hilaire Gilles
commandant de la g. n.
,
de Périgueux.
Lettre de la garde nationale
de Terra (son.
Messieurs & chers frères d'armes,
C'est avec la satisfaction qu'éprouve le pa¬
triotisme, à Paspect de rouf ce qui peut entre¬
tenir son zèle
que nous avons lu votre ré¬
ponse au mémoire des volontaires â cheval de
votre ville :
nòusy avons trouvé à chaque page
dans toute leur pureté , ces principes dont
la praûque doit faire notre bonheur commun,
& qu'à voient malheureusement méconnu les
citoyens dont vous foudroyez le mémoire.
Vous trouvefez ci-joint une
copie de la
réponse à la lettre que nous ont écrit ces frères
égarés, dont nous désirons la conversion. Ce¬
pendant notre avis fêroit que les gardes natio¬
nales des différentes municipalités du départedemandassent par une adresse commune la
sup¬
pression de cette compagnie â cheval.
Nous sommes, &c.
h'abondance des matières nous force de
renvoyer au pro¬
chain. hQ. la lettre adrejfée aux
j&ifdisant volontaires à
,
chevah
"
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' : '
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d
•
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•
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'
: -
-Copie a?une lettre troûvée dans Les archives de là muni°
cipalité de PérigucuXí
De
Chers & bien
par
le Roi.
axnës, comme dernièrement
écrit par notre cher amé premier
huiíìier de chambre Alabre de Saulpes, nous
avons été bien averti que vóus êtes employés
en la matière de Pélection de Pévêché de Périvous avons
gtfeux en faveur de notre amé & féal conseil¬
ler & grand aumônier Geofroi
de Pompadour,
savons très-bon gré, & vous en
remercions, & pour ce qu'avons cette matière
à cœur, nous y envoyons notre amé. & féal
conseiller & chambellan le sieur Pombrian ,
dont
vous
capitaine de Loche , lequel croirez & à liii
ajouterez foi. Donné à Melufc ç le i jour dé
Septembre. Signé, Louis, & plus bas Catercal. Au dos est écrit : A nos chers & loyaux
les maire
bourgeois, manans & habitansdé
notre
yille de Périgueux. An bas est écrit :
Reçue le 9 septembre, Pan 1500.
Nota. 11 efl donc bien vrai que lespeuples ciisolent au*
,
îresoìs leurs évêques«
A vendre. Une maisonde maître, ôíêçes , cous p'
jardin , & maison de borclier danô le bourg d'Agenacy
chef-lieu de canton î un pré de réserve, une métai¬
rie double Si un borde rage, avec n rie maison datrs
.cette ville. S'adresser à M. Fournier, notaire.
Une maison, composée de cinq chambres a rue
Talllefer. S'adrtífer à M. LaVave > nó taire*
