FRB243226101_P2-447_1791_014.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
JOURNAL
D É P A R T/ E M E N T
B V
DE
PATRIOTIQUE
u
LA DORDOGNE-,
Du Dimanche
10
Avril
1791.
-Liberté' & Vérité»
Administration du départementi
La pefite
reuiile périodique i qui a para
jours pendant la durée de rassembleë
électorale, a remplace notre dernier numéros
tous les
ì
Nous avons
pensé que nos souscripteurs ré
sor oient pas fâchés de connoitre çètte
baga¬
surplus, rend un compte assez
exact dé çe qui s'est passé- Cependant le ré¬
dacteur ayánt oublié de parler d9un événe^
Mat relatif à Fadfhinistratioh,
telle M, au
ft
plus rendu compte de ceux du dernier
jour, nous alíons îe suppléer.
Les électeurs s'étoienr. persuadés,
d'après
non
la lettre du
procureur-généralTyndic qui les
avoit convoqués,
qu'ils procédercient à Té*
îection des membres du tribunal criminel : iïs
avoient encore été confirmés dans cette îdee,
le'discours qui fui .prononcé par le sieur
par
Mallevilléj
>3H'-"
(
Aà '
au nom
du directoire. Ils furent
-surpris lorsque le président de Rassemblée leur
donna cpnn.oissance d?an arrêté
même directoire, fur un
pris par
cureux--général-fyfidíç, qui' porf'oiî
près la eonnoissance qu'il 2voit
ve;e
des papiers publics ,
tionale
ne
du
ce
rénuHTfòtre du pro,
que
d'a¬
eue , par
la
Rassemblée na¬
àvoit annuité, par un
décret, une
que
normnatîorí, faite par les électeurs
dépassement du Calvados, comme'pré*
maturée ; ceííe nomination lie
pouvant avoir
ïieu qu'à la fuite d'une instruction
qui fera
donnée par Raslernhlée nationale
i fur ia ma¬
nière dont
on
procédera à la formation M
tribunal criminel ,
jjlee Rectorale ci u
il requérois que
ANM
département
de la Dor»
dogne jae nommât pjis, quant ,à présent ,.íeí
ínem'bres du tribunal
L'arrété pris par
criminel,
le directoire du départe-
tirent, eqnforoie à ' ce réquisitoire
, étoît
dans son objet ; mais les
électeurs
sàg'ë
ont-pensé
que les ad.miniffratqurs a voient
péché contre
le mode
Lst que leurs opérations, étant dic¬
,
tas, par,la Iqì j Ce
n'éîqit pas aux
â tenter .de les
diriger
onc
cru
directoires
par leurs arrêtés. Ils
qu'ils devoient íè borner à-leur
corn-
eeuuiquer officiellement leurs idées f
der que
deman¬
l'affemblse eût à en délibérer èllç-
wLnre. On Ce
persuada que cette conduite
é.to..: dictée
.
par cet
esprit de domination
dont il est a dtffci'e
aux
.corps de
! Ver.
Cette, opinion
feprctej-
prit èncoré une -noù.velie
;con(ìuancf le Içndçm-ahi , quand je président
íut
communiqué' à' l'aílemblée uri autre ActDK •
du víépartetnení, qui
suspend l'gs affenihlée?
.
des
é^éteurí des dictrictî
ffík renvoie jcsíau'gr
le rerstpíacemént des fonctionnaires publics qui ont
pês la drconfcriptioîi des- paroisses ,
prescrit
refuse de fairé íe serinent
par
l'sthf fait avec des restrictions
la loi ,
qu'elle
se distimuler que lésnio^
m de cet arrêté ne íbiéîlt dictés par de bon*
úes vues ; ií a pour objet de diminuer Te nom¬
bre des salariés qûi se scroieht îrotivés mus
On rie peut pas
f-p'- ( \
\m kâê
r
f
WW-M
"
WlípÉ
îW
-p.p
w
travail, & par!
conséquent, à chargé pour Féta?. Mais d'un
rii,: VWâ
f
cóùp de fonctionnaires îis
ìkh
1- :{W "k
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:
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M-/'
â
MM-
autre
à
UMN
M à
êm
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â a|
dace de
,
.
' V''
j',
côté, l'aísembìée éîolt frappée de'|hiï-
quéíqfitrs prêtres fanatiques qui s'étc&
permis- de faire circuler des écrits repréheik
íibles & tendant à exciter les
à d'àÊéir
lois, & qui encore plus "coiipab!é:0
:
fc
sl
circo^s.'"
tîpliés fans utilité , puisque îa nouvelle
Ciipríbn des curesen détruisant un nombre
sífez considérable de titres, autoit laiíré-beaii'
aux
I
k ' ì1 ! W
IkIÉÉÉ^
lui à voient fait une
cer
adreffe pour lui ariríoik
qu'ils s'opposercîent de tcùte leur
'
l
Elle pensa qu'il y avoit du danger â laisser
de pareils pasteurs à la t&e d'à troupeau.
Elle orévit des obstacles pour effectuer la
circonscription des paroisses : en effet, çetrayaii devant êrre adopté, par l'aíTembiée na¬
tionale & sanctionné par le roi, il est éYi
dent que les prêtres rebelles exerceront encore
Icflg-cempsleurs fonctions, çc qu'ils abuseront
du crédit qu'elles leur donnent dur les esprits
foibles & peu éclairés, pour mettre des en¬
traves à cette opération 9 & produire des dé¬
sordres. On considérait encore, que la loï
qui ordonne le remplacement des fonction¬
naires publics
réfractaires est impérafr/e, à
qu'il ëroit d'un dangereux exemple que le
directoire du département se permit d'en arrâter Inexécution fans y avoir été autorisé. Tou¬
tes
ces considérations ont porté l'alTemblée,
électorale à manifester
.
■
^
fur la conduites de
' * /
'
son mécontentement
" .-.y'"'
.
ses administrateurs.
í! est certain, que
■
dans des'circonstances
.enfumes, Hî. lorsqu'elles sont de nature à arrêtes
Élf
mà
Mj ' ■
-
f '•
■
- . ■
«*5*8
Fexécntîcîí cPunc loi. la prudence exîgê que
les adminiín*ateur$ Yétayent
de Fopinion pu£liqn'.e à du voeu 4e leurs administrés. Le
MsâàK du département de la Dordogne
.
deVoit donc ? avant
de prendre
une
déter¬
mination fur 'M? point aussi important, fe faire
autoriser, soit par !e pouvoir exécutif, soit
par rassemblée- ìiationaîe
défaut de
cette précaution
il'devoir Consulter l'opVx
,
publique
z>
qu'il auroit universellement
ks*'-ì.»
recueilli par le rassemblement de tous les élec¬
mon
I
'
teurs ;
Ire
-x'
^
'
alors la détermination qu'il aùroit prise ? *
lui eut mérité áuçurts reproches,
que! qu'en
pût- été le résultat, M'aîs si les obstacles pré-
ft.
Vus
\ -
.
,
,
...........
,
v-.'
-
viennent à se réaliser, comment éeháSj
;
7
'
,
i
*
•
•
pérá t~i! au blâme {inìveríel ? comment pourrát-'ii'íé justifier? H ne pèut
pasignorér q UT
|s constitution qui donne au peuplé le dmst
"iâe uune les
IoiJ, est survie lorsque le peuple est
çoBíidt'é dans les circonstances où ^exécution
pe cstte'îòi souffre 'des'-difficultés
,
&
que '
WDMtzW h fmaín à qui Ton tient
>
■ses pouvoirs, que d'oublîer un
pareil, devoir.
Déja íifijax__4g_ces fonctionnaires
publies
rebelles à
la
loi ,
la tolérance
qui
ce
les maintient dans leur
place^
Les curés de St Front &
de la Cité de Pé«
rigueux ont ouvert Jes conseillons
pafchales
depuis huit jours, quoiqu'il ne scit
de les ouvrir
que
d'usage
quinze jours avant pâques.
Òa laisse aux gens sensés à
apprécier le mé¬
empressement à appeler les fidelles
tribunal de la pénitence. Ii en
est quî
rite de cet
au
croiront devoir le
juger par ces règles de
douceur & de modération dan$
renferme si Souvent fmdifférenée
lesquelles se
pour le main¬
tien de notre constitution. D'autres
craindront
peut-eire
nité
avec
autant
de raison que
l'impu-
n'encourage les excès, & ne porte le
mal à un point où il fera
difficile de l'arrêrer.
C'est au milieu de la
fermentation
toit rassemblée relativement à ces
qui agiobjets, que
l'on Apprit l'afrivée de M, Pan tard
, curé de
Harlat , qu'elle venoit d'élire à
l'évêché
du
département ; elîe délibéra d'envoyer des dé¬
putés pour l'accueiìlir , & l'on
cffer quatre commissaires dans chaque
qui íe.trsiîípcrtèréoi au-delà du pònt neuf,
^11 s reçurenr
M# Tevêque & le
conduisirent
électorale , à travers les ac¬
dans Tassemblée
clamations du peuple , & escortés par la gardé
dans cette circonfdans toutes les autres 3 clé ré?
nationale qui s'empressa ?
i
tance
comme
ìnoigner fa joie de voir un évêque constitu?
tiotmfl à la tête du clergé. Le maire de PeTigueiíx Crut, ainsii que
quelques officiers mu?
'
* .
■
'
~
•
dispenser de paroître à
non plus qu'à celle de la
xsicipaux , dé voir íe
jcette
cérémonie 9
proclaìnárìón qui eut lieu le lendemain-matin.
Cette remarque faîte par tous les électeurs,
i
fitt citée dáns la séance de !a société des
amis de îa constitution, à laquelle il áffiíloit
•
.....
plus de six cents citoyens qui tous arrêterenfc
Unanimement que, fur leur demande, nous
publierions combien ils avoient été peu satiffdit's de Cette conduite. En satisfaisant à leur
celui de voir ces oSì-«
cîers municipaux assez sensibles à ce repro¬
che
pour ne plus s'exposer à en mériter
vœu
?
nous formons
,
d'autres à Pavenir.
M. Ponîard , en
remerciaient à rassemblée électorale , a donné
Le discours, prononce par
foule de propos, aiiffi
lieu- à une
que
scandale
déplacés. Les fanatiques ont crié au
;
riòus avons entendu un de ces derniers, que
Ton considère"parmi îes forts de l'anílocratie 7
prétendre que celui qui prononçoit un pareil
discours n'étoit pas prêtre ; & suivant
ÏÏ2É&.
!e grand
îe traiter d'in¬
usage, on n'a pas manqué de>
cendiaire &c. &e. Malheureusement
çe^difa été imprimé, & la calomnie est for¬
,
çours
cée de fe montrer
à découvert aux yeux des
personnes raisonnables & de bonne foi,
M.
des principes & uneopipion teìs que tout homine éclairé aura tou*
jouis. II promet la fermeté & le zèle nécese
P o n tard y annonce
,
(aires pour ramener à Tordre &
çeux
à la
qui s'en écartent j mais il est des
^ 'M
pour qui
&
jstès
les
vers
.
.
.
-
.
;
Lasontikis semble avoir sait
iuîvans :
Maudits censeurs
c-eíl un dessein
5
vous tairez-vous !
s
très-dangereux:,
"Que d'ehíiebrenàre de vous plaire»;
Les délicats font
malheureux :
Rien ne sauroit les
~
.
.
satisfaire»
Va áès
Otif tenté
manèges que les ennemîs du bien
crciiïpîoyeT dans cette circonstance;.,
& quiLiî d'autant
plus lâche & plus abonii?
p able,
qu'il tend à compromettre à la fois
"deux hommes infiniment
respectables, c'est
l'-WDMson
cans
la q u r lie cn
avec
a
fait circuler
lé Public des
propos que l'on impute
\ '
f::'-': .S. '■
'
'
aívL'Je curé de St Sìlîain. On îuî
fait
'
.
■
.
prouver hautement les
ce
m
M. Pòntard dans la chaire
pontificale, On
fait annoncer
ment ;
M.
défap«»
suffrage^ qui ont pla¬
on
qu'il va rétracter son fer¬
parle de protestations de fa part»
Bouchíer, Vest rendu recommandabîejus¬
qu'à ce jour
conduite
par
ses
vertus, chrétiennes ; !â
qu'on lui 'prêté > s trop d'oppcíU
don
avec
ses principes & les 'sentimens qui
absurdités puissent
fur ceux qui le connoissent ;
riìonorent, pour-que ces
faire impression
mais la calomnie yole
rapidement, <k est tou¬
jours saisie avec avidité. C'est pour en préyenir les effets qué
nous
croyons
pouvoir
assurer ici que ce respectable pasteur est tou¬
jours ce qu'il a été soumis aux ioix de fa na¬
tion par respect pour celles de la religion
,
,
dont il est ministre ; attaché à ses devoirs 6c
pratiquant fans relâche les vertus qu'il en-
feigne ; toujours prêt à défendre les foibles,
à plaindre les égarés. Comment âuroit-il touN
3
fa-coup , violé ia conduite ordinaire pour tri*
tiquer M. Pontard <k le blâmer, en suppo¬
.
sant que çe!ui-ci , dans
le débit d'un discours
"qui h'eíoit pas préparé, & au milieu de la
préoccupation cjui doit naître du tumulte d'une
•grande assemblée eut laissé échapper quelques
expressions impropres ? Non ; ce n'est pas à
,
des traits
Uê
.
semblables que son péabreconnoî-
detf-sL hommes
j également
dignes de la
-vénération de leurs concitoyens ; & c'est ina»
Ton s'estorcera de répandre far
leur conduite les poisons de la calomnie:
tiiement que
& leur segeíTe feront
leurs vertus
plus que
force , ni rage,
Administration de.
Un
pré d'u Séminaire, à la Cité, estimé
5^00
11 v. vend. 66 jo liv. p: Une terre , si¬
tuée
audit lieu, est. 243 liv, vend, 300 liv.
vend»
1800 Uv. p: Terre & pré a Chançellade, est.
4994 liv. vend, jo jo I!v. p; Un pré à C.haqxelíade
1760
Deux prés à Chançellade ,
est. 3960 liv. vend. 8500 liv, p: Une métai¬
Une maison en ville5 est. 1 500 Uv.
,
rie de la
Buanderie à Chançeilaçíe, estimée
Ï2870 liv. vend. 1 5200 liv. P? Pré de Clian.
est. 480 liv. ve? d*
5 20 liv. rr Une métairie à Chamaraí5 paroisse
cellade , situe à Beauronne ;
est. 5302 liv. vend, 6500 liv.
^ Les biens ae Dia a
de Crésraudv ,..dé-
de P resta c,
v
Benoît
pendans de Ta comrpunauté de St
J
est, 14600 liv. vend. 17600 !iv. ^ Une terre
vend, çòo liv. Uri
â la cité, est. Ç50 liv.
journal de champfroid à la Combe des da¬
mes
pafòiíTé de Champsevinel , est. 110 liv.
9
Ûn borderage de St Benoît
est, í x 49 Iivw vend, z ^75 liv.
vend. 170 liv. ^
à Boulazac ,
26 Mars,
Du Samedi
ies
de raíîemble'e l'étát des forces du royauffié <k des dépenses à faire pour erre for
1^. Le
rriiniítre de la guerre met íous
Veux
bon
un
•faires suivant îa
.
••
A.t
villes
,
A
•
.
-
-. .
.....
pied-
20. Evaluations dès
..
-
-...
.
offices des procureurs ,
force de la population dés
f v
?
.
>. '
rangées énstx classes.
_._v
/'
.
M .
Z)/2 Dimanche if'i
prochaine
dë dix millions cPaíIignats ce qei fera 45 mil¬
M. Camus annonce uùe brûlure
>
lions d'Hnéantis*
V
-
--
-
,
.'/r
Décret
.
sur les mines.
ï. L'aíTembíée nationale
décrète, comme
articlç constitutionnel, que les mines & mi¬
nières > tant métalliques
que non métalliques,
ainsi que les bitumes , charbons de
terre &C
de pierre ôc pyrlrçs , font à la
disposition de
h nation
er^ee sens feulement, que ces subs¬
tances
pourront être exploitées que de soit
ne
consentement, à la charge d'indemniser, d'à-
près les régies qui seront prescrites, lés pro¬
priétaires de k surface quj- jouiront en outre
,
de celles de ces mines
qui pourront
être ex¬
ploitées ou à tranchée ouverte, eu avec jour
& lumière
->
jusqu'à soixante pieds de profond
•
.....
ti)
..;
deur feulement.
'v-
\
'
D
'
•/
•
t;t
^
Iïf H n'est rien innoyd à lkxtraéìi'on des
■
a
.
>
.
v
-
sablescrayes argiles, pierre à bail r, marbre.,*
5
f
'
.
r
■
~
z
'■
srcioise, iï!áfn,e, pierre à chaux & à plâtre.,
& autres substances
non
comprise; dans l'ar-
ticlepré.çedení, qui continueront d'etrç exploi¬
tées par les
propriétaires, ./ans qu'il foi t nécoaceâtonV
ccfílìirË d'obtenir aaccne
*
î
ÍIL Les
propriétaires des surfaces auront
toujours la préférence. La liberté d*expl.aker
les mines quî poiirroieiu se trouver dans leurs
fonds ne pourra îéur être refusée
lorsqu'ils
la
demanderont,
IV. Les concessionnaires actuels
cessionnaires
qui
qu'ils exploitent
ont découvert
,
leurs
pu
les
mines
feront maintenus jusqu'au
terme3de leur concession, qui ne potirra pas
excéder cinquante années
và comptes ..du jpur
de la publication du présent décret*
V. Si ces concessions excedoient
face
de
six lieues
une
fur*
Carrées, eîles feront ré~
duites à cette étendue
par les administrations
de
département, qui laiíTéronc aux conces¬
sionnaires le choix des
.parties
qu'ils MAx
f
r". '*■
'
...
vj
dront
VI.
íion a
&
'•
r.* -
•
garder.
Les
eu
v
concessionnaires, dont la con ce f*
pour
objet des mines découvertes
exploitées par des propriétaires, feront
déchus, de leur" concession, à moins
qu'il n'y
KU
de la part des
propriétaires , consea-
.
.
.
íó
.
;
..
légal & par écrit formellement
confirínatif de la çonçeffiQ'n ? sans quoi íefdite*
taiiies retourneront aux propriétaires qui lez
sèment libre,
exploitaient avant lesdìtes contestions , à la
charge par les derniers de rembourser de gré à
gré ou à dire d'experts aux conceffionnaires
actuels, ía valeur des ouvrages &£ travaux dent
ils profiteront.
ìe tabac*
» Les
préposes à la régie provisoire des
Manufactures dé tabac appartenant a la na¬
Décrei sur
tion ) continueront de fournir des tabacs manu¬
facturés , fur les demandes qui leur feront
faites
par Fétrangér a la charge de remplir les for¬
malités accoutumées,& que le prix de ces tabacs
pas moindre que 3 5 fous íá livre.
?
nc icid
Du Lundi 18.
1°. í-és
& ad?
ténus de dònner Tétat de l'arrríens, pour étrê prow
ministres , ordonnateurs
tninistrateurs ,
D(
.
1
M. de Leíiard dorme avis que
ía cons-
27
£ruction cîes murs de Paris efì cessée > &ç qu'cm
s'occupe de leur vente,
3 e*.
Décret fur le remboursement dés maî¬
jurandes. Le| syndics tenus'de ver*
trises &
fer leurs
fonds chus la caisse de Pèxtraor-
dinâire. Les baux des maisons occupées par lc-$"
fcommunautés, résiliés,
4P. Important décret sûr la
résidence ce*
fonctionnaires publics,
foffélionnálres publics fonç.
tenus de\ résider pendant la durée'des le W
»
Art; L
Les
services dans les lieux où ils lès exercent, s'ils'
ti'en font dispensés poûr dà causes approuvées^
»
II. Les causes ne pourront être approu¬
vées , & iés dispenses accordées qù'è
paries1
les fonctionnaires appartien¬
& par lès supérieurs s'ils ne tiennent
corps auxquels
nent ,
à des corps.
>> III.
Le roi, premier fonctionnaire pu-
pas
biic, doit avoir fa résidence à zo lieues au
plus da rassemblée ? lorsqu'elle est réunie f K
is
loffqu'elle eíl séparée , il peut avoir sa râ
dençe clans tout le royaume*
»
IV. Si le roiïortoit du royaume, &
si
après avoir été invité par une proclamation
législatif de rentrer, il ne rentroit
pas, il seroir censé avoir abdiqué la royauté.
du corps
Sur
ce
dernier
article i
M. Depremesnii
propose que le roi soit déclaré au-deffûs de
toute jurifdiction-, de toutes peines ^ de tou¬
qui dérogeroient à
ces principes soient déclarés factieux , &c. 6< c.
|,On demande que M. Depremefnil & ía
proposition soient renvoyés au comité d'alié¬
tes
entraves ;
que ceux
nation.
Du Scime dl
î^.
Les maîtres
Z
des
avril.
postes chargés cfrs
ineíTageties. se plaignent des divisions entr'eux,
on
les renvoie au ministre de Tin ter i eu r.
x°. Les commissaires
envoyés à Aix', font
autorisés à. requérir st id s la force publique.
3°. Les rentes fur l'état dues pour 1790,
se payeront encore àTbotel-de-ville de Paris-^
: \V>
■:
-'..4'-- . v
W *
4
q«°i elîsz feront payées dans chaqQÍ
après
district par les receveurs,!
de
4Q. M, íe président annonce la mort
M; Mirabeatì ; coníìefnation de l'aíTemMée s
grand homitìe n voit appel lé hier M. l'évê(|ue d'Aáruii j 6c» lui avoir rêmis sofr discours
sûr les dispositions clé Fhomnie à fa mots /
& FaVòit prié de démander qu'il fur la â l'W
ce
semblée. Cette motion est décrétée. Toute
Faí-
funérailles
M. révêqùe d'Autun rend compte des dé¬
femblée se propose de íe fendre â ses
tails dé fa visite à M.. Mirabeau.
&í. Mirabeau çst mort hier
heures
au
samedi a líúií
du matin. La nuit, il entend du bruit
cfeílus de fa tête ? il envoie savoir ce que
c'est
i
on
lui dit que
coups de canifs :
son secrétaire sè tue à
est-ce' déíefpoir de le perdre ?
est-ce remords ? Ôn n'ose
conjectiuren II eít-
à ÍAbbayé,
La consternation
est- gêneralé : le soir y Qtà
H- fait fermer tous ^es-
spectacles,-
Paris*
Deux
volontaires de
la
gardé
Nationale de Paris étoient fur le
poîíït de fë
battre fur le boulevard :
instruit ; il
M.-, Bailly
accourt 3
en est
& les reconcilie» Voilà
fonction vraiment sublime de
magistrat.
On a surpris de bonnes- amés
qui vôu'loïer.í
emporter la bonne vierge d'argent,de Saint"
une
,
Sulpice 9 la- vierge ne difoit mot ; mais on l'a
arrêtée de par la nation
qui pourroir bien l'en"voyer à ia monnaie en
■
don
'
soeurs
patriotique. Les
grises & quelques dévotes fe font per¬
mises avant-hier de faire émeute
de
dans
Téglífe
Saint-Sulpice ; elles y excitòient des er^
$ms '& des ouvriers : quelques
peffonnes trèsp eut-être étoient gri¬
ont eu I'iiîdifcrétion de don»
irrespectueuses, & qui
ses elles-mêmes
>ier
le fouet
béates
5
publiquement à plusieurs de ces
qui5 suivant la morale évangélique,
lorsqu'on frappe une joue 5 nous ordonna
2.1
de tendre
deux
l'autre, les ont
pieusement au public?
Notre
de
ex-archevéque, M. Juig-né
,
faire
publier son mandement daté, de
Chambéry ,du 2l mars ; il déclare nulle
nomination
de
M.
déclare intrus &
veaux
Gobet, son successeur
faux pasteurs tous les
curés, nulles îes absolutions qu'ils do
neront, excepté celles à Tarticle de la mdrr
défend à tous les cyrés & vicaires de
diocèse de : reconnaître M. de Lidcla
? de
cevoir
de lui les stiçrèmens ,
messes ;
enjoint de le regarder
cTaíESer à ses
comme
intrus, un fchifrn&tique ; veut que toutes
tions du ministère qu'il remplira soient
de sacrilèges : il en
Versailles.
dit autant de
On vne
croit pas
.beaucoup d'irâpreíuon.
On a vu ici quelques
exemptai; es
bref élu pape , c'est un volume de
ou
il y a
beaucoup de ce qu'on
200
un
H
'
phrases & des doléances, qui ne convenblenè
ni à la majesté de la question, ni aux pro¬
grès des lumières du'siècle. La foi est perdue ,
l'églife persécutée. On dépouille la puissance
spirituelle de son autorité & de son bien,
La Communion
'France va
Romaine est en danger. La
devenir hérétique , fchifma tique :
frappée d'excommunication1. L'àfsemblée nationale est incompétente pour ré¬
elle va être
elle touche à l'encenfoir...
îl faut afsesobìer un concile,' 5c en atten¬
former
lé clergé,
les prêtres rie doivent pas obéir , ils
doivent, refuser le serinent $ ils doivent s'armer
dant ,
tìë
crucifix.
Qn'conqoit qu'il est Facile de répondre à
toutes ces déclamations. La foi est perdue ;
touché au dogme , y a-t-iî éu la moin¬
dre discussion fur un point Fondamental dë
a
t-on
rtotre
doáíïde ? Le pape a perdu íêsannatôs,
feuille des bénéfices, les evéçtues- à une Foplé d'oisifs benésiçrsrs} leufá
le toi a perdu la
25
bénéfices; 'les curés ont
En
perdu leurs dîmes.'
quoi la foi est-èiîe perdue , <k en qyoì
incompétente ? Est-ce
la nation est-elle donc
qu'elle n'a pas le droit de circonscrire Je têtmoire d'une paroisse ou d'un diocèse qui Ust
appartiennent ? est«cc qu'elle ne peut pas régler le salaire des prélats & des passeurs qul
la servent ? est-ce qu'elle ne peut pas élire
magistrats spirituels comme elle Ait ses
magistrats civils,
les
La communion romaine est en danger. Par
où ? On continue de regarder le pape comme
mais non comme leur
despote. On respecte la chaire de S. Pierre ,
mais on n'ira plus adorer son fauteuil ou bai¬
ser la mule du pape ; on correspondra de la
foi avec la premiers église du inonde chré7
tien mais on n'achetera plus ses inutiles dispenses à les bulles téméraires.
le chef des croyans ,
î
j
,
ta suite à l'ordinaire prochain*
Nouvelles
Russie.
S.çhuisky
5
est
II
étrangères.
clans ìe
mort
cercle
de
un paysan pommé Fédor Waiilieu ,
<fui n été marié deux fois : sa première fem?ne (
alcoivcha-vingt-fept fois. À chacune- de
ses
quatre
premières coychcs, elle mit au
inonde -qUàtrç en fins ;
sept fois .elle donna
le jouy à trois individus ,
jumeaux,
femme
O'p êtres vivans : cette
tput
en
mourut .,
& seize fois a des
l'homme convola a ung se*
fondé noce, & il eut de cette épouse deux
fois trqis enfans, & six fois des jumeaux 9 en
tout
dix-huit
femmes
en
sens. De
seçon qu'avec deux
homme extraordinaire a
Cet
famille de 87 personnes,
dernier
eu
une
desquelles, lors du
dénombrement ? il en exifìoit encorp
§3 bien portantes*
•
'
'•
'
•
•••
-•
J
.
.
..
•
v—
-•
.
'
'
,
.
CHÁÍ4BEÏIY. Les têtes fermentent beaufbup ici. La commotion de la liberté électrife
ôMseM habitais depniV-loîig-temps ils gê?
5
àH
-
Mààê feus h joug du? & arlflocrattcjUe des
jPiémontois qu'on envoyé perpétuellement iei
pour
les gouverner 9 qui y ont établi un ré¬
gime militaire. Un écrit intitulé : Le premieï
de la
Savoye vers la liberté, par lequel
fauteur réclame qu'il foit donné à la Savpye
une
consôil'généraì, un corps représentatif,
composés de députés librement élus par la
peuple convoqué en cantons., a trouvé tons
les esprits disposés à la réclamation.
cn
S E R ME NT CJ Vï
Q UE,
On
par
nous a
le sieur Martial Bouíaud
buffière ,
ce
envoyé un discours prononce
journal.
en
,
curé de Pierre-
Limousin-, pour être inséré dan?
L'abondance des matières ne noiìs
permettant pas de finférer en entier,
alions en extraire ce
qui nous a le plus frappé.
II commence ainsi : «
a
nos
nous
yeux ce jour si
Citoyens, il luit donc
désiré, attendu depuis
H- f.QH'g teirips ^ cirfîn nòus touchons i cet hZH?
teîix
mdmenty à cç moment si
cœur
,
cher à mou
du , par le plus auguste des sermens z
je vais nie consacrer, c!e nouveau à ma patrie :
engagement solennel, engagement sacré , qui
n'a d'autre.base que la religion, d'autre fon¬
dement que
la justice 3 d'autre principe que
la paix & l'union , d'autre objet que Pobser-
^vance
cle la loi.
Quoi de plus juste en effet
'& de plus conforme à la religion que de jurer
de veillér'-avec foin sur Jês fidelles de la pa¬
roisse qui ìn'est confiée;
& n'est-ce pas ren¬
gagement que j'ai contracté au moment quô
je fuis devenu votre pasteur, votre père,' &
que vous étés devenus mon cher troupeau ,
& de
plus conforme à la religion que de jurer une
mes
tendres enfans ! Quoi de plus juste
fidélité inviolable à la puissance
civile que
Pieu a etablie fur nous. » II cite plusieurs pat
sages des épîtres de St. Piere & dc St. Paul,
conformes à ces principes. « Quoi de plus
juste, dit-il ensuite /6c de plus conforme à
.
îa religion ,'à
37,
Fesprit de 1 évangile , aux saintes
qui y font renfermées , & aux prin*
maximes
cipes■sublimes de son divin auteur que de jurer
de maintenir de toutes ses forces une con5.
auguste qui ne tend qu'à assurer 1q
vrai bonheur au milieu de la nation française ,
à' resserrer les cœurs par les liens les plus
titution
étroits, eeux de la charité la plus parfaite ;
unè constitution fous Fheureuse influence de
laquelle tous les Français , à Firistar des pre*
miërs fiâeìîes, ne formeront plus qu'un même
^
peuple 5 tout ce peuple qu'une même famille 9
'toute cette famille qu'un même cœur Sc qu'un
même
esprit. , .. Une constitution qui nous
ramène
aux'premiers temps de l'églife, qui
rétablit la
í
.
e~
discipline
ecclésiastique
malheureu•
■
■.
'i
sement trop altérée par
l'en>pire despastions,
l'églike...
qui remplit les pieux désirs des pères de
He vous alkrmez donc plus 5 chrétiens ì
te que la constance que vous
«ycs
avez vouée à
représentant ne soir donc plus altérée paí
2.5
les faux bruits,
que peuvent
répandre îes enne*
religion n'est
jâis de. votre bonheur. Non
,
la
point perdue, elle va prendre au contraire
un
nouvel éclat & une
Si ze
à ma religion
J'ai
nouvelle splendeur...,
fuis attaché à ma patrie
,
je fuis attaché
par les liens les plus indissolubles.
nzédité prçfondement le ferment
pyus ;
exigé, de
je' Pai étudie sérieiUement, ck j'en aî
connu cle
\
plus en plus la sagesse Se la sainteté.....
'
En
conséquence
,
je jure de veiller avec foin
fur les fidelles de la
paroisse qui m Hiì con¬
fiée, d'être fidelle à ma nation, à la loi Sc
à
mon
roi, 8* de maintenir de tout mon pou¬
voir la constitution décrétée
par
nationale & acceptée
par le roi.
rassemblée
.
B O U L A U D
curé de Pìerrebuffière.
,
QUATRAIN
8.
sages électeurs qií'un vrai patriotisme s,"
3
S*al!ûme dans vos cœurs à cette élection
Afin d'anéantir &
,
foudroyer le schisme
Que tachent d'enfanter l5orgueil a rambuion$
Ì0
Élisez
mortel dont
un
le
parfait civismes
Ëst déja reconnu sans ostentation
;
Honorez la vertu , laissez le fanatisme
Se
repaître d'erreur, de superstition.
Donnez-noús un pasteur ennemi du
sophisme
Que dicte rintérêt par la prévention :
Alors les partisans de
l'aristodraeistne,
Diront vive le roi , la loi, la nation.
Forcés
de
remonter
í'érat primitif çle
À
C'est alors
Renonce
le pur
^institution,
qu'il faudra que le paralogisme
vainS attraits de la séduction.-
aux
II est
temps,
citoyens, que le fier égoïsme
Succombe sous le poids de fa
•Mars
christianisme
préíomp join.
délivrant du joug du
en nous
despotisme
Soutiendra constamment la
constitution.
~
'''-'H)
1
.'ì
^
>
ç
'
.
Vous le savez,
Chez les grecs fut
,
'
..
Français, le perduellaniíme
jadis en exécration :
Ouï, leurs lois puniffoient fous le nom d'osts a»
cisme ?
■
Lé
tyrans qui
V..
M
fcrïgúoït la domination.
PET I T
officier municipal,
,
Avis divers.
Le fieur Valette
ci-devant notaire apos¬
tolique & avoué au tribunal du district de ,
Périgueuj? , propose k tous íes individus de la
province de lui dévoues l'exercice constant
de faire & de remplir leurs commissions,
soit à Paris ou par-tout ailleurs,,
de q.uelqu'im-
intérêts
portante que ce soit ; suivre leurs
avec un zèle à toute épreuve ; Phonneur le
guidera dans cette entreprise plus que Tinterêc
personnel. Un travail assidu darís les affaires
les plus abstraites'fera Une partie majeure de
sos occupations ;
foute astaire juste dans íoiï
fa
principe & dans ses'fuites^ fera l'objet do
sollicitude & de fes démarchés; le succès fera
toujours le vœu à son ambition , & la cons
fiance publique fa plus grande récompense.-
Z!
Le ítenr
Valette se clurge de la suite des
objets ci-ajpres :
i°. De la recette des rentes5 pension*^
gratifications , loyers de maisons L-L
autres revenus. 2.^. Des sollicitations dans tous
gages ,
les bureaux de
Paris, zo. De Tohtention des
provisions d'dàes, de toutes dispenses, let»
tres de la grande & petite chancellerie,
de tout ce qui regarde les parties casue!!es,
4°. Des pîacemens des fonds dans les em¬
prunts ainsi que de Tâchât & vënte de con»
trats
& d? tous recouvremens de finance,
5°. De la fuite de toures espèces d'assaîres
,
,
contentieuses & recouvrementde successions ,
tant
à Paris qu'à Versailles
6c dans les colo¬
nies, 6°. De tous recouvremens de billets à )
ordre, lettres de change, délégations, obli¬
gations, & de leurs soi te 5, tant devant les
jurisdictions consulaires que devant toutes
áutres cours. y°. De la liquidation de toutes
charges , offices de j^'dicature SÌ autres;' 8°, De
Tobtcntioh de tous arrêts-du cQníeil d'état du
3*
roîyde meme que tous autres par-devant toutes
cours.
90. De la formation de toutes espèces
d'oppositions & de leur fuite en tous pòinfSioQ. De la
moires
créer 5
On
,
en
présentation de requêtes £: mé¬
demandes d'offices créés & à
commissions
pourra
,
brevets , &c.
lui faire parvenir les lettres1
& mémoires au bureau dù'distnâ dé
A VÊNDRE.; Une maison
rue
8cc.
éit
Péfigueux.
cètte ville ,
Taillefér y vaste , commode & bien
située.
Deux barriques d'excellent vieux de
ans.
quatr$
S'adreíler à M. Dauriác 3 notaire.
PERIGUEUX.
Vendredi dernier , M. Pontard , notre évê-'
que , est arrivé de Bordeaux ou i! avoir été'
sur l'ífiv station' de la muni¬
cipalité de cette ville y qui avoir envoyé un
,
se foire sacrer ,
courrier extraordinaire
pour le
prévenir qu'on
département de la Giíonde, dimanche dernier, ta garde nationale'
n'ayant pas été instruite à temps de son ar¬
de voit sacrer celui du
rivée , n'a pas pu lui rendre tous les honneurs
cjAiViso k proposoit.
