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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
D- U

BÉPÁRTÈM È N f

E

LA D ORDOGNE
Du Dimanche 17 Avril

1791»

Administration du département.
Des hommes nés dans Pefclavage ; des honrrè
mes
ne

dont Tame flétrie est fans élévation $
qui

peuvent être quelque chose par eux mêmes Z

mais qui vdiidroiestt cependant jouir d'une con-

fîdération quë leur sotte vanité îeur fènd né*

eessaire, la recherchent en s'attachaht aux Hom~
mes

en

placé , en s'etâMistant

en se

rendant les organes de

leurs

prétentions ; ces

!*
mis de toute censure. Nous n'avons
pas été

surpris cle les voir conjurés contre nous , cher¬
cher à déprimer îes efforts
que nous suggère
notre

attachement a îa patrie ; vouloir en faire

redouter les effets au peuple ? en- lai insinuant
que

le directoire du département alioit se

transporter à Bergerac , pour se
r.



■■

soustraire aux

.■

-



critiques des éerivafliërSj
C se st ai n si q u' u n i San t la sot t ! se W la méchançeté

,

ces vils flagorneurs insultent un corps

administrât if




en

lui- prêtant
V

-

o-

/

des

desseins

'

indignes <$e son patriotisme & de ses senti mens.
Nous osons assurer 5 fans crainte clseire dementîs , que

jamais le directoire du département

n'á conqu. un» pareil

projet. H peut errer dan-s

Fappiicaïion des décrets & dans certaines cir®
constances : il est encore-trop voisin d'un an»
eien ordre de choses pour que

trop

les préjugés ,

enracinés n'influent pàs souvent sur ses
y

décisions ;, il y a plus 9

iiest circonscrit & en¬
vironné de trop de gens 5 amis des abus , pour
qu'il, ne. soit pas surpris quelquefois ? & que

soient pas vacillantes &'diffi¬
ciles à fixer. Au rèste , ee tort n 'est pas à lui

■ses Opinions ne

& en conservant toujours notre atta¬

seul ;

chement au
rons

maintien des principes ^ nous se*

empresses à rèndre justice aux membres

qui 4e composent, dignes de sestime de leurs
concitoyens.
Ce n'est donc pas pour eombaítré les pér*
sennes Me nous écrivons, c'est pour corr*
tourìr de

foutes

nos

forces au maintien dé

pi constitution & de la liberté ;

dès > lors, nòug

n'attaquons que les choses; & la tranflàtiorï
du directoire du département, dans quelque
lieu

qu'il fut, ne nous ôterolt pas cette fabien inutilement qu'il

Culte : ce feroit donc
Sur ou

concuíe projet d'une translation pour

se cféroLér à la' Cénseré. La íeulé Yué
dé ses

,

(îi'gné

sesttimens, c'est de redoubler d'efforts

€t de travail , pòíir répondVe encoïe' plus dr*
èiiemétu à

la còhfianeé dé íti

concitoyens

t'est alors qu'ils nous trouveront e'Tvpréííé?
à5 faire connoître les foins qu'il prerid pour ceM"

4

Cependant, comme nous savons que pîu/íetfrf
personnes se plaisent àjepéter que sans nous ,
3es choses en iroient mieux : nous
allons rap^
porter ici nos principes fur la censure
; nous

les conjurons de voir s'ils sont

iitution ; fi

nous

sommes nous-mêmes

nous

conduits d'une manière

opposée à

cipes ; dans ce cas, qu'ils
ou

hors de la cons»

nous

prinS

nos

le prouvent

qu'ils se taisent-Dan s notre constitution, tous les
pouvoirs

publics s'exercent par représentation ; le peu¬
ple s'est seulement réservé deux droits mais
,

deux droits essentiels,

qui seuls peuvent légi¬

timer la délégation

qu'il á faite des autres }
îe droit d'élection & celui de censure,
II est

évident, par exemple, que des lég', dateurs qui ne seroient pas élus, n'auroient?
pour obliger la nation â 1'exécunon de lesirs,

décrets , aucune

espèce de caractère.

I] ne l'est pas moins , que si

rnéme âpres
Télection, le peuple ne conserve pas fur ses

s-epréfentans une influence morale , il sciera
donné des maîtres,
La cer.sore est donc dans les princ'pes de lz
constitution, & elle peut s'exercer de deu*
manières; par la liberté d'imprimer, $c par
la réunion d'un certain nombre d'hommes qui9

conversant fur la chose

publique, & se corn?
siiuniquant ce qu'ils pensent , ainsi que ce qu'ils
savent, peuvent travailler à répandre les lu*
tnières & à surveiller Tadministration.
Envain

cessité de

jeteroit-on des doutes fur la né¬
deux sortes

de

censures, 8Z
fi'efforçerok-on de les présenter comme de»
V2nt

ces

proáuire de dangereux effets?

Le foin le

plus habituel des despotes, c'est
d'empêcher que les citoyens ne s'éclairent
8c

ne

se

\

rapprochent ; celui des hommes 11-

bres doit être de s'opposer, de toutes leurs for»
ces, à-ce

qu'on ne supprime aucuns des points
de contact qu'ils ont entr'eux
,
à ce qu'au*
cune

vérité ne soit arrêtée

dans son

cours»

Mille ordonnances, toutes auísi bizares qu'op°

/

;

[ '

V

..

-...y

'

-

-

í , V;

;.V-

% '
.pfefSycs > ont autrefois été lancées

lë$
ministres contre la lìbcr:é de la preííe & des
assemblées. Une 'feule, mais
y ère 5

par

juste , mais *fé?

mais constitutionnelle loi, doit proté¬

ger cette liberté ; & nous croyons qu'elle n'ira
pas trop
lion

loin , en déclarant crime de léze-na.

tout

ordre, tout règlement de police

Scfi.ii attenteroit au droit , rendu par FassemMée nationale à k on s les citoyens, de s'assem¬
bler fans tumulte ,

cFécrke & d'imprimer.

Qu^ ; cette proposition choque les esprits
suipeifigicls; qssejie m.ctte en fur.eur ceux dont
ia" preste

de fois-dévoilé la nullité
ley intrigues &i la bassçsse qu'elle fasse trembier ces ínsles égpïstes
qui se qualjfient mo¬
dérés, espèces d'êtrès amphibies, qui disent
a tant

3

?



giíîier la liberté ; mais vouloir Pprdre 9 la. tran¬

quillité ? & qui par ie. seps que prepjienr ce.$
Mots

dany leur

boJÉpie donnent aile?, à en?

I&nclte que c'est }e mqme silence de Pose lay âge

qu'ils regrèísent, Peu irppprte ; les. prin?

I

cîpes font pour nous,
ne

& nulle coriíidératiôst

doit faire fléchir les principes.
La censure

est un des droits, disons mieux .^

des devoirs du peuple : c'est par

consé¬
quent un emploi délégable ; mais il n'est pas
toujours essentiel qu'une magistrature soit spé¬
cialement attribuée à un corps particulier;]!
îst mérne très-bon, quand la nature des cho¬
ses le comporte d'en abandonner ['exercice .à
quiconque se sent du talent & du courage , SC
c'est ce que l'assemblée nationale a sait en
décrétant la liberté de la presse oc des aiïem-

un

,

Par-îà ,

récrivain est devenu un véritable

magistrat ; il exerce un pouvoir délégué, pouvoir respectable Sc dont on ne sauroit calcu¬
ler les bons effets ; pouvoir qui n'a pas be¬
soin
comme les autres, d'emprunter le se¬
cours de la force physique , mais dont Élc-'
tion fur le.s intelligences, se communiquant
,

d'une manière insensible
.

aux

volontés, par-;

slenr à les diriger fans contrainte; pouvoir,

*

.

tsj, que si Phuipanité pouyoît attendre îe dcty
îîjer degré de perfection

,

il feroit le seul em¬

ployé par les gouvernons, le seul souffert pax

les gouvernés.

Mais pous entendons nos détracteurs
dir&

qu'il est des hommes qui déshonorent ce saint
caractère par des écrits

incendiaires ? des

ca¬

lomnies publiques.
Nous les défiops de
nous avons

convaincre que
mérité leur reproche
,
S: nous

leur répétons encore

nous

aujourd'hui, comme nous

rayons déjà fait, que nous sommes prêts à
répondre, non pas du dépit qu'apra
te!

PU

conçu
tel homme fans
caractère, non pas

des vaines,à ridicules alarmes

qu'auront éprou¬

vées des têtes

fpibles & pusillanimes, mais
réels qpj sgrppt évidemment
cap»
sés par nos écrits?
des

maux

Pierre

»

Eléonor Pipeau.

Trïbvuaux fa jufiiee«

La constitution de

notre empire veut

qijs

fg justice sçit ad|nlni|îrée daR$ tput h .î'PMMîS

9

de îa même manière. Elle ehtend, surtouts
faire

disparoître set ta différence de jurispru¬
dence
qui ëtoit une source intarissable de
chicanes 9/& qui avoit détruit jusqu'à Pombre
,

justice.

de la

le tribunal du district de
Périgueux a an?
nonce

hautement son

vouement au

patriotisme & son dé¬

nouvel ordre de choses. Cepen"

dant, on y remarque encore deux abus bien

opposés à
corps

cette

constitution ; î'existence du

des procureurs par !e défaut d'ouver¬
du

registre des avoués & la citation
perpétuelle de la jurisprudence des ci-devant
sièges présidiaux & sénéchaux.
Quel motif peut donc excuser les juges
ture

,

.

v

de retarder ainsi l'ouverîure du registre d'ins¬

cription pour les avoués? Ils ont cependant
des exemples bien

déterminais, &r qu'ils ne
craindre d'imiter. Celui des tri-?
bunaux établis à Paris, nous paroît, fur-tout
digne d'être suivi. Le patriotisme & les his
doivent pas

9



fnières n'y font pas fnpindres qu'ailleurs ; ps*

pendant les avoués y sont établis, quoiqu'il
y existait cîes procureurs au châtelet, qui^ à
íous égards
sont suffi en état que ceux des
Lu: r es sièges du royaume, de servir de mirrisires officiels pour l'adminiíiration de la jus¬
,

placés sous les yeux de
iWïetïiblée nationale., ne se font pas permis
déporter atteintes ses décrets en hâiant-une
tice. Ces tribunaux

opération de cette importance ; mais il eít des
frap-

ìoix dont l'uïilité & l'avanrage font si
pans ,'qu'elles

reçoivent c]u peuple une sanc¬
qui rend en quelque sorte, celle du
pouvoir exécutif inutile. Ce sòrit ces loix qu'on
ne
peut trop se hâter de mettre à exécution >
tion

,

& qû'on ne peut retarder fans

mériter le soup¬
çon d'être indifférent fur le bien public.
publier ee qui s'est passé à cet


tribunaux de Paris.
leurs officiers respec-

7*
à 'va rapporter

tendue à cet

îci la'formule cîe rordonnancs-

effet par le tribunal de Sainte»

G-.enevi.eve ; elle
autres
»

est la même dans tous les

tribunaux,

Cejourd'hui, 29 janvier 1791, le evnH

îiiìííairedu roi est entré dans la chambre , Sç
a

dit:

Messieurs, je requiers que pour don¬

publie
sollicite il soie ouvert au greffe un registre
sur lequel pourront se faire inscrire tous les
.citoyens qui se présenteront pour exercer les
fonctions dé postolàns, en qualité d'avoués ;
& que le tribunal ne les agrée qu'après avoir
ner

au

tribunal l'activité que Tintérêt

,

examiné leurs titres d'admiílibiiité : fur
lê tribunal , après en

quoi

avoir délibéré v ordonne

qu'il fera ouvert au greffe un registre fur le*'
quel pourront se faire inscrire les citoyens
qui voudront remplir les fonctions d'avoués,

sauf au tribunal à statuer fur la validité de
leurs titres.

Fait, &c. »

Le trente-un, le commissaire du roi a

ajouté ?

Cofnme tousçeux «jui vguleiít prçndre part ag

5t

fîouvel ordre de

choses, doivent porter la
Constitution dans le cœur, & avoir fait leurs
preuves de patriotisme, je requiers qu'aucun
ne

soit admis

comme

avoué

qu'après avoir
prêté dans le tribunal, je ferment civique.
Le tribunal, après en avoir délibéré a ad¬
mis les personnes, inscrites aux fonctions d'à?
,

voues ;

mais il ne leur a point imposé la con¬

dition de prêter

le serment

du n février qui le
core

parce que la loi

prescrit, n'étoit pas en«*

promulguée.

Cette loi du
su

,

onze

février a été enregistrée

greffe du tribunal de Périgueux ; ce n'est;

pas fans doute , pour qu'elle reste fans exscu?
tion : elle

porte que les avocats reçus darts

les sièges royaux avant le 4 août

1789 > les

premiers clercs de procureurs » majeurs dè
vingt-cinq ans, fk qui ont travaillé cinq ans
& qui font licenciés ès lois depuis le 4 août,
seront admis a faire la fonction d'avoué.
II semble que cette loi est

^u'çst. i\y trouve

auçua

impérative, Sc

motif qui puists

justifier ce tribunal de son penchant învmctfcle à maintenir Tancien ordre des chosesjs
/

On ne fera pas

surpris que 3e commiffaire
du roi à Perigùéux, ne marche pas fur le?
traces

de son confrère de Paris ; on fait Sc on

est convaincu

d'après ses discours qu'il n'aime
pas la constitution; mais il est des juges
dans le tribunal, dont le patriotisme ne de v rois

se concilier avec la prorogation des abus.
d'abus pliís considérable & plus
dangereux que le titre exclusif à la confiance ,
que le maintien des corps cíue la consti¬
pas

II n'est pas

tution

a

anéantis.

Adminijlfatioii des dìjïncts.
.Les biens nationaux vendus

depuis notre

dernier np. font í Un borderage de S. Benoit ,
est. 1500 liV.

vèad. 4^00 liv. ^ Métairie de

Chancellade ,

est. 90go liv. vencî. 16700 liv.

sr

Bássue, est. 2400 liv.
liv. ss Terre & pré du curé de'

Le borderage de la

tend. 4300

M

ía Chapelle Gonaguet9 est. i8óô îív. vendiioo

liv, ^ La chapelle

& un pré à Sept

Fonts j est. iûqo liy. vend. 3600

liv. ^ Mé¬
tairie de ChanceUade esto SBocr l!v. vend?

12400

Pré & terre du curé de Biras ,

liv.

est. 5 5Ò0 liv. vend.

8300 lit. ^ Une mazure
chapelle à la Cité 9 est. 400 liv. vend.
5 00 liv.
Pré du curé de Vaieuil, estimé
2090 liv. vend. 3 800 liv.
Le moulin à'
Beauronne
est. 5400 liv. vend. 9000 lit0
S2 Le moulin de Vigonat í est. 5 500 liv. vendv
7600 liv. •
de

,

r''

-



.





'

*

v

! î .iW

JÏJsemhlée nationale„•
Du 3 avril.

M. d'André fait

la motion pour

qu'il íoît

incessamment procède à sélection d'une nou¬
velle

législature 5' 'le r*t>i prié dé donner désOrdres à cèt esset : là motion est décrétée pies-

qù'à l'unanimité.
Nu 4.

Lecomi-fé de, constitution ténu M



présenter incessamment un décret fur tous les
collèges.
II est

décrété,

au

milieu des plus vise

applaudifíèmens.
i°. L'édiftce

.

église de S te

de la nouvelle

Genevievè sera destiné à recevoir les
des grands hommes

cendres

qúi - á iront bien mérite

patrie.

de la

a°-»Le corps législatif seul

décidera à qùeli

honneur'doit être rendu :

hommes cet

30. Honoré Riqûettí en est jugé digne.
II

a

été arrêté qu'en attendant que la no u-

telíe église S te, Genevieve soit en

état de re¬

cevoir les monumens, îe corps de

M. - Mira*

beau íeroit

déposé dans l'ancienne , à côté de

Descârtes. II y a ê transféré.
Du
seront

Les hôpitaux & maisons de charité ,
payés fur lès-biens nationaux.
y

la discussion fur les soc*
ceffions testamentaires : rien n'a été décidésDu 6, On a repris

h.
'>

question est ajournée-à-un mois»
^ / ;
:
1- ' ' ' ' ì

V,

.

.

"
~

\

-s.'

'

/' '

S-.

On a repris Inorganisation da ministère : tírî
décrété les articles fui vans i

a

Art. ï. Au roi feu! appartient le choix 6â
h révocation des ministres2.°. Aucun ordre du roi relatif à Fadmíniítra-

tion, aucune délibération du conseil ne pour¬
ront

être exécutés s'ils

par le ministre

ne

font contre-signet

chargé de la division à laquelle

appartiendra la nature de i'afraire.
Du B. Aucun ministrë

en

place ou hors de

place ne pourra ^ pour fait de son adírmustrâûon, être traduit en justice

,

en

matière cri-

minellè, qu'après un décret du corps législa¬
tif, prononçant qu'il y a lieu à accusation,

T;òut ministre contre'lequel U fera intervenu
décret du corps législatif déclarant
qu'il y
a lieu à accusation
pourra être poursuivi en
Vn

?

5

âm mages & intérêts
veront lésion

Éeu

paf les citoyens qui éprou¬

résultante du fait qui aura donné'

décret du corps
législatif.
L'action en maûèié criminelle
au

Fa<9don~açceífoire

f

en

9

ainsi qttá

dommages & intérêts \

fïïítf fâít d*âdministration d'un ministre BoM
de place } sera prescrite au bout de trois ans ^
à l'égafd du ministre de la marine, &áu bout
dé deux ans à Pégard des autres.
Le décret du corps

législatif , portant qu'il

lieu à áccuíatiorf contre un ministre U
suspendra cle ses fonctionso
Y aura-t ii un minislré des çòídnies?

y a

,

Du y»

Le corps législatif déterminera îê

ûòmbre & les fonctions dés ministres»
Sur la

proposition $ y au ra-1-il un ffimist/é
particulier des colonies, ïépáré de celui dé
la marine? sor les réflexions de Ma Îvíoréâiî
dé Saint Méry 5 décrété que là mariné Sc lëé

colonies ne feront qu'un feuí département.,

Éuìtc de Vexamen du bref du pape]

La france tòmbe dans Fhérefie à dans fë
fçíiisoïe. Cela est clair, car les évéques trafe
tà d-hérétiqAte !s oaflé&T qui so croît

hùf

frire t

de schismatiqoe la nation quî se cfoifc

leur sduveráinè.

Elle touche â lVncefísoir..*- Ceía est fiss*
Bíe ; car elle touche aux mystères de la cour f
de l'imrigué , aux

aux sacremesís

cérémonies
de, l'officialité aux dogmés de ['intolérance f
,

miracles de la faveur & de la fortune

aux

cn

un

mot

à Tencènfoir

qui parfumoit Ver»

failles St'enfumoit feglise. La f rance a touché'
â l'encenfoir

spécialementlorsqu'elle a défen¬
seigneurs des paroisses.
Elíe va être frappée d5excomniúnicatiorf0-

du d'encenser fer

—-

Soit; mais elle en appellera ^. i0. â l)iep

qui n'a jamais permis ni ratifié les malédic¬
tions

de la colère ;

à ï'Etvrope qui y de¬

puis un stècle , a frappé de ridicule tout pape

qui' frappe le monde d'anathème ;
h
l'expérience qui a démontré que^íes nations
communiées et* dev-enoient

plus florissantes*

11 faut rentrer dans le,bercail, — Où
est

b6rca!f? Dans fa

cour

ce

des évêques^St dan#

I®antichambre des ministres ?
Qui compose ce

àrà'i! í ì-ê ìrôupëaú d'un séminaire
kétaií des Couvens ì Qu'est ce erifìri
trér dans lè bercail ?

Reáituér ìe

,

à ië

que ren^

pâturage

des diines, éelui dií Caíueì, celui des Séné*
fices j des annates ? Est-ce âii sálur des o u

astic d

Hue l'on en Veut; est-ce à léuí toison ?
II faut aíïembier ùti

concile. ^ Ádmirabíë

învéntiotì ! Aísthibîéz des

tfiëòíogiená : vous

Verreá s'ils déformeront lé fanatisme. Astern*
blez des procureurs; Vous verrez ' s | í1ils ■; ^
réfora
hieront la c'fticar.ëf Áíîë;nbÌëz
des fermiers,

'

.

,.

-.n

•.



généraux ; vous veriéz á*ils réformeront les
toneuíTíûnháírës. Aíîcmbleà de geôliers
; vottá
serrez s'ils réforMèforit lés cachots
En attendant ; lés
prétfeS doivent
í—;

désobéis.

Politiqad hafdié ^ ftáiá jlifcjuici irialhec^

freuseí par elle,

Léon X à íòiílë^é contre fui

í'Allemagne ; pàr cire Olérftónf Vil â (oûíévá
ïònîre lai

soulevé

TAngletèrfé ; paf esté, Páuí îít à
ëontíé lui la Mollárcfé
4 fa Suéde 4

lé fE)arírîéntffëk ;

lá Striíîê à Genève ; páf

llìë.í îkîoâ à divisé tes pèíij'tës" chrlteas M-

j

ks

partis qui s'abhorrent, ÔC en sectes qui fe?

5«!

' r

...

déchirent.

-

■)

' '

.

''

'

__

.

II faut s armer de crucifix. — Le crucifix
un#
arme !

le crucifix un étendard ! le

crucifix ettr-

ployé à détruire le genre humain ! hélas ! corn-

Z

.

,

...

bien de fois il

a

'

V.

.

servi à consacrer le meurtres

c'est la croix sur la poitrine

que les guerriers de

í'Europe allèrent incendier F Asie ; c'est la croix
fur le front que les

tigres de l'Efpagne massa?

croient fans pitié les innocens Indiens

c'est la

;

croix fur un bûcher que des conciles firent brûletï

devant eux tant de victimes de l'erreur ; c'est lO
croix fur un drapeau que des dragons fusillqient

les montagnards des
croix à la main

Cévennes ; enfin c'est ls
,

que des- prélats vindicatifs vou-

droient ensanglanter de nouveau le midi de
France ! Mais le temps des croisades est

& celui de la constitution ne

passé j
passera pas de sitêf^

PerÍGUEUX. L'installation de.M. Pontard p

éveque du département de la DQidogrre %
été faite

dimanche , 10 du

îpme la pompe

courant, avee

digne de cette f&e. Les corps"



fet:

aâmmissrasifsyle frit un al judiciaire
•dgs amis de là constitution y

5

'

la. rétë d'un

-1

grand

de peuple. La

concours

^

,

y

\

Î



-

».

gàrde nationale, à laquelle s'etoient unis des
A tachemens de

toutes

celles du

canton
r

.
.

'

de
...

.

/

ftésigueux ■; s'est empressée dans cette occasion.,
dans toutes' lés autres, de
prouver

cotnme

qu'elle -étoit toujrurs disposée â employer C&

forcé à maintenir & faire
respecter

.

Fo^vragç

de la constitution^ Lë
plus grand

òrdre aregné dans cette féte* Toús les spectateurs ont
.

*

Vax

n

'

! ' '

o''

nl~.

plaisir MM. les Doctrinaires'assister

avec

î'évêqúe dans ses fonctions; ce témoignage
j-

úq

.

'

,

que
.



V\v ^ -SUffé ::

-r

?!' •.*■

"

patriotisme , joint a tant d-autres, ne
peut





'

'

r

OXa

^

leur mériter de plus en plus l'estimè &v
k

la confiance des vrais

.

..

.

;-f

-1_CS i-y. r

citoyens, & leur, f^ire

désirer d'avoir toujours de
pareils instituteurs
pour leurs, enfanso
Mais ce qui a rendu ce

spectacle, auffi rare

qu'édifiant, c'est d'entendre annoncer à

M*

îévêqiie: qu'il rempiiroit les fonctions curiales, '
a^ëc ' autant de zèle
que

d'exactitude ; c'est



J| ^anierp avçc laquelle il a invité tous le?
fi de líesf & particulièrement les pauvres, k
recourir à son ministère, les pauvres
qu'il a
appelé ses frères, ses égaux. Dès le memy
jour il a fait pn prône fur l'évangise
dansj
lequel il a çomha îu, avec }es armes de la
,

raison Kt de la charité
, ces pfétres
leux & réfractaires 9 ces créatures
dp

de la

fimqnie.,

Ci

pi

orgueil-?
l'intrigue

tarent son plévatioij

^'intrusion qui excommunient & anaseéma,

tifent si ridiculement
les

tous çeux qui respectent

lois, L>c par çqnséqueqt la religion» Nops;

pe pouvons

nous

refuser à rapporter ici u^

propos tenu à cette ocçasiop par un de ce?
fiommes. à qui l'on np cesse 4? voplqir per¬

suader, qpe l'eyêgug 4e Ja Dqrdogne est u^
loup ravissant, &

que le

sieur Gro(Tblles est

se seul pvéque que

l'églife dqivft recpnnoître.
après/s'çtrç seforme quel etoiç
|e trai'iemen.f de M. Ppntard ? 4** ? » se ne
p puis pluH çrqire jsegjvse ^ çsar ççî éveqyç ci j
Cet

»

homniç

aveç quatre

fois moins 4e revenu,

çn f



:3ëg,

2Z

plus fait dans an jour f que l'autre pendant*
» seize ans qu5ïl
a été à la tête du diocèse
*>. de Périgueux. II parle le langage de la cha>> rite & de la modestie. Le loup ravissant
»

»

est , au contraire , celui qui

»

je faste & roisiveté »

dévoroit dans
la subsistance de plus
de cinquante familles de ses ouailles ché» ries,
& qui ne parìoit jamais que le lan*
» gage de l'orgueil & de lintolérance ».

Calomnie indécente des Monarchiens,
contre lés

patriotes du département de

la Dordogne*

Quelques personnes, du nombre de celles
qui ont donné lieu au premier article de ce
n°. ,

font circuler un journal de la société des

amis de la constitution

monarchique

,

du fa*

medi 2.6 mars, n°. 15, à la page 41

du*
quel on trouve" un tableau affreux de pré*
tendus désordres & des malheurs
qui affligent
le département de la Dordogne La meilleur#

H
que nous aunonçpu en
le rapporter

faire -, er%-

ici en entier ; mais outre

cela.est trop dégoûtants cette pièce nous
,est parvenue trop tard , pour

avoir l'espace
qui nous aurait été nécessaire. îvfous allois

flous

borner à en faire l'analyse»

Elle <est datée de Paris,

quoiqu'il soit évi«
dent, par son contenu qu'elle a été écrites
Périgueust Suivant cet honnête calomniateur,
5

dans les districts de Sarlat Lr Jelvès, les châ¬
teaux ont été

tés

incendiés, "& toutes les proprié¬

attaquées. Dans les autres , tout se passe

£n~~mp)tiqn5 incendiaires

menaces extrava¬

les deux premiers ordres. Par*
dit-il, les places de la nouvelle admi?

gantes contre
tout,

flistration spnt
Umbitieu
flioment

de'

pin i o n
}> 'teusomffîf,

¥"deyapî ipjgpdans lí'appr.pçlia dg leur sotte

Cfen seroit assez,-sons doute, pour prouver,

.quel degré de confiance mérite le. scélérat qui
se permet d'écrire de pareilles faussetés.-L/iise»

.drgnation publique & le mépris universels
font les seuls fentimens qu'ils puissent produire.
Ce n'est pas

à ce tableau qu'on peut jecon*
noître des. .administrateurs .choisis par leurs con*
citoyens... Mais
compromettre ,

seroit nous avilir & le$
si nous nous arrêtions-à com¬
ce

battre de semblables sottises.
On sent bien que la société des amis de
3a constitution n'est pas plus

ménagée que les
administrateurs : suffi j c'est aux yeux de ce
brave écrivain ie.rendez vous de tout çe que
la ville renferme de mauvais citoyens ;j-une
,

caverne

ost l'on n'entend que calomnies, déîa*

tions & dénonciationso

Qu'on ne se persuade pas, cependant, que fa
rage ne lui permette pas de rien approuver ;

le$

bourgeois-gentilshommes^ ou les gentilshom^
mes-bourgoois df P£rigu£ux , prennent-su.iyant,
}pi des préçautions«sá|es , & se disposent à êtr^

'2:5
m

mesure pour garantir leur liberté
,
îeuf*

propriétés, en cas d'événement. On fera fans
de ces
préparatifs & de leur
prétexte qui n'a pas le moindre fondement
J
mais ce
qui a dû surprendre davantage &C
,

doute étonné

faire crier à
l'impudent

menteur ,

c'est cens

phrase du libelle: » Si jtffqú'ici, Périgueúx n'a
»

offert

»

ont

»

honnêtes 8c

aucune

de

scènes

sanglantes qui
villes, on Iç
p* doit fans
doute à une troupe de voloniai"
» res à
cheval, composée en entier de gens
»

déshonoré

ces

tant

d'autres

connus, essentiellement in léressés au maintien de l'ordre & de la
paix. »

Ceci découvre

un

petit bout de l'oreille ,

8c fait aisément connoître de
quelle main est

partie cette singulière apologie de nos admi,
nistrateurs 8c de
n'a jamais eu
líîun

avec

notre

garde nationale, qui

&c n'aura jamais rien de çonv»

les volontaires

rouges.

Enfin, on mrft par dire dans ce libelles
que les biens nationaux passent

Ae beaucoup

dans les mains

d'individus dont la fortune est

'fV-

â.7

^udessous de zéro , & qui ne purent \ il y a
dix-huit mois, malgré toutes leurs intrigues%
se faire reconnoitre pour

citoyens actifs. Ce*

pendant, une partie de eeux qui ont été ven¬
dus dans le district de Périgueux ont passé
dans les maips des sieurs

de , Chancel

Rochefort , Langîa?

& autres citoyens réputés pour

Are riches.
Mais le calomniateur effréné ne garde SU?
£*me

mesure ; occupé de ses projets de con.

îre-révolution, peu lui importe les moyens

qu'il emploie pour les faire accueillir. Le par*

est:

jure, le mensonge, le désordre, tout lui
volontiers fur le corps

bon, & il marchera

de ses concitoyens dont il aura

versé le sang,

pourvu qu'il conserve des distinctions des pri¬

vilèges qui ne peuvent que satisfaire la plus sotte vanité ; car ils ne supposent pas même
le jnpifidre mérite dans ceux qui en sont re*

vêtus.

Tandis qurils préparent

par

leurs

wenées sourdes 9 des meurtres , des coin-?

jplots désâleyx • tandis qu'ils ne s'oecupenf
1

HuH persécuter sourdement \eà vrais ài-s à
Ja pdt.r.ie ,

lvQ.is ;

ceux qui

font vœu d'obéiíïance aux

ces' médians osent

se. qualifier de gens

honnêtes , essentiellement, attachés au
DC l'ordre & de la paix ! Quels
& s

maintien.

sent-ils donc..

hommes, qui íc.nx assez impudents pour

if.aitcr

d'imrigans,, d'ambitieux

^

de gens in*

flétris (Jans ['opinion publique ; tous
les hommes que la confiance de tont un dé¬

connus'.,

partement a appelés

dans les emplois ? Ne-,

•^ous

citoyens, ce ne /ont

yf trompez pas;,

qu'un pr< jugé Respecté pendant tindí
longue suite de íiècles ^'avoit élevé au-

-

pas ceux

des autres hommes ; mais, ce font des
nouveaux ,

deffu^

hommes-,

sortis depuis deux jours de la clafîé>

qu'ils dédaignent

,

des hommes distinguésuni*

querneot par leur fortune ,

qu'ils ne doiventqu'à; la rapine de leurs ancêtres, que vous
íàvez: tou$.<connus.
pour

tenir sang parmi les'
artisens pxy les-.laboureurs !
.

Mais

qu'Apporte ? ce n'est pas à ce titre li.

qu'ils sont méprisables,; c'est parce qu'ils sont:

Aàfwm & mauvais citoyens. Ce isest pas kitOU
plus fur des écrits incendiaires QU

Ion doit régler son opinion Lc à conduite ; il faut livrer ces^ écrits & leurs auteurs
que

mépris. Ce font la vérité la raison & les
qu'elles clivent poúr le maintien de la
liberté, qui méritât fiotre-confiance & notre
au

5

efforts

approbation1.
Do D AY. Nous "âvons
Cë r dot ale. On

de barbari

îettre

Une

manufacture fà:*

y a fair un-evéque à

mon

a

riri : cela

la secoif

est si vrai à lO

íe grand sultan a ëû onze voix :i|
est vrai ausii que le pape en a eu trente six;
^archevêque de Cambrai quarante & le dia«
£le en.a eu cinq. Ne prenez 'point ceci pòutí
,

que

,

une "mauvaise

plaisanterie ; c'est Fexacte véi

tfíte;" Vous voyez

qóVn nV oublié personne s
Saint-Jacques de-Doiiay y f si
emporté fur le* pape , fur lé diable, fur M
grand seigneur & fur ie très-pètit nòmbre da
Jeteurs de ce département -, pii à peine s's-w
mais le curé de

KOiive-t-il une dénii-do-uzaine-;fer- cent y fi for#

fo

Gtéeptê qdetqQes échappée de couvent ^ qui
sont tous de

irès bons patriote*.

Moyen de coitveftif lès jeunes fèmtnêái
!

Une

jeune femme allois fe confesses à uni

prêtre réfractaire, Lc Cessa d'aller au sermon

prédicateurs patriotes : le mari lui tait dès
íeproches ; elle les accueille mal ; la servante
se met de la partie. C'est bien horrible , Mon¬
des

sieur, de nous enlever comme cela nos curés i

jé me fois mariée
ivec vous, monsieur, répondoit la femme,'
C'est à condition que j'irois à confesse à q.u?

difoit la servante... Quand

je voudrois... Ouï, & que madame, éonti*
Nue la servante 5 n'iroit pas au sermon de ceí
tilains jureurs qui iront en enfer comme là
poule noire. —• Le mari ne dit mot ; la nuit a r#ïve, il so couche & ronfle, — Le lendemain
ïa jeune épouse ne va pas au sel m on ; lemarî
tìe dit mot z la nuit arrive, il se couche 8£
foofle. Le surlendemain h petite femme s'â

tine &é

ne

va

pas au

sermon ; le níári ne âU

àìpt, le soir ars ive, le mari se couche &
fonfle : de sorte que' íá
séparation ÌThoro s
lieu de fait.

eu

mande ericdre
avoit îa pomme

^

La pecite femme étoit

gour-*

plus que bigotte*, & le mari
d'Adam... Enfin, elle né de.

Mande rien à Ion mari, mais le quatrième

elíe

va

au

jo. t

se r m m... Alors le mari , &c,

Depuis elle rva pas manqué' un seul sermon,
S. YrieíX. Un
pauvre aumônier

des reli¬

gieuses non feulement a refusé de prêter lò"
ferment, ínáis il s voulu endbrè parler con9

tfe les

décrets ; la garde nationale a fait venif

âne , la fait rnònter

lïiî

tourné vers la queue ,

deiîus, & le visage'

la prdmenfé autour de

la ville : Cette manière de
trës

corriger les pr.ê-r
fanatiques n'e-íï peut-être pas la plus mauf

Valse.

Paris. Le con^eií-général de la comn úrí2
S

arrête que

le buste' de M. Mirabeau- orne

îoit la salle de fa
lion

au

séance, âjvefc cette inscrip*

bas: Mìr a-beau*.

/

pa:rá. Rabier, m<t

*$7" ^ 4 rnars I79 I f

tente par Marguerite Pazat & Pierre

Martinets

à Claude Eymery , cfëiíw à Brantôme ,
moye«
liant
d

312
"î>>

liv* dep. le 8 mars *79*#

--'



-

198. Du 7 feptemb. 1790 pard. Chinout
N, vente par Jean Bouííavy , de m. à Laie r au,

die parois, S. Gerac, à Marguerite Vessat, demeuranr à

Cachepouî, parois Sv P. ès-liens^

ínoy. jo8 liv. dép. le 14 dudit*

Du 58 janv. 7§9 5 pard. Gielléty, N*\
tente par Pierre Vallade de m. à la
Brugère, k
Jean Fontas, dem. à Giroux paroisse de Mon4.
199.

5

Sagnac , moy. 280 liv. dép. le 21 dudit.
20O0

Du I î mars 1791 , patd.

Gréllèty, Nv
François Lamy , dêm. à Pinqat, p;
de Manzac à François Borderie , dem, à
Gr^
tente par

,

gao'Is; moy, 6go liv» dép. le 28 dudiív