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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
JOURNAL
DU

PATRIOTIQUE

DÉPARTEMENT

-

liberté à VéFíté,
•■'•N;-

;

->

■'

v*



uídïhinijïralioîî 'âûdepâfíetrieMi
Lc$



tóacMnàtíons des

Viennent

toire d'u
vu

-

prêtr.çs fanatiques J
ënéiv cS'attircr sartentiori du direc»

département & de lui faire prendre •

arrête ' vigoureux „ dont voici les te r mes :

Préyenu par M. Févêque , que des ennemis
de M révcliuiorí ,
que

lesservireurs des infc»

déliés ? que des prêtres

fanatiques faifbiéní cir¬
paitSéuHèrë*
'Morûignac dt&xh

culer % dans lé. dëparreraéVií 0 St
Tnéfrt dans lés" drílnfh de

s

deuil une lettre en forme de protestation , con¬

sélection de M.

tre

&

Kevdque

,

donc Ph'révé-

les

expressions pouvoìcní allanner
les consciences tifeides, & eí cirer les fureurs
lence

du fanatisme; que

Taureur de ceíte protesta-'

tien recueilloit des signatures 9 & qu'on difoit

qu'il avoit réussi à pet tenir plus de cent ecclé¬

siastiques*
'

Le directoire du département y

ouï îe pró-

cúreur-genéral-syndic , prenant én considéra¬
tion l'importance de-'-cet avertissement, ai n S
que Je danger qu'il yaurpit à garder le silence
fur des manoeuvres ausii criminelles^ &c de
lalíier quelques factieux
corrompre avectran»
.qeiîîítéj, l'ifprÎÊ des paisibles ecclésiastiques,
qui n'en: écouté que la Voix du devoir, ceîîe
de fa religion & ce ía volonté générale de
la nation", pour prêter lé'ferment de nrainrëoir
de tout îéur pouvoir .la constitution civile du
clergé fque jusqu'à présent ^indulgence ^ au
lieu de les ramener áu2 vrais principes de la
n'a servi qu'à enhardir leurs funestes'
'f'"

-.



N,'-

;

.

.

'

''

:

•;

"

ptâjets y parce qu'ils se font persuades crJoú
des p'ô'ufsilitès, les serítìiTiens du peuple én:^îê"ur faveur ; : cprnniê
áiiffi ils Té font apports. 'que 'les' dirsereris
tribuinatis auxquels i! s été dé] a fait clés "dé-"
craindroit d'exciter par

>



íionciatîons.5 rfoni pas-eîîcci'e employé éòn*
iféux le glaive vengeur de la justice i
A

arrêíé-'St arrête ^qífil.fera dé fuite'écrit

à tou'S les directoires
îtí?nt Sí dans

cr

districts "du départi

des terme» encore plus circonf

«

taacîés á ceux de Montign'ac
afin de les engager

& d'Exiíiéul!

à ffiétcrè tout-en. oèítvré'

pour recueillir les rerdeignemens'lés pîás pré¬
cis far les autefers &
en

colporteiirs de la lettre,1

forme de protestation,

qui tend à porter

lés ecclésiastiques à rnécorínoîtrê ,

tant Téiee-

íìúû da départementque lés pouvoirs qui ku~

font .congés ;

lesquels renseigne me n s ïïs ferons

"

p'a-sser éû directoire du départ'étfîéát pour'être
?

pris tel parti qu'il avisera bons tire; comme
áiíífi que M lé procureur- général syndic dé-:
àme clic-gé d'ecriri au! t.procuré ut $ - fv h d i cï
&

4

4

des districts dé Périgueux
&

,-Bergerac, íîibèris

Exideuit, afin qu'ils instruisent k direc¬
département, des poursuites qu'ont

toire du

commencé lés tribunaux de
les dénonciations

ees

districts fur

qui leur ònt été déjà faites.

Délibéré à

Pérîguetis lé 14 avril, par les
administrateurs, composant le. directoire du
département de la Dordognô qui ont signé'
au registre , ainsi
que le secrétaire-général.
Collationné & certifié conforme > signé Lafúslkre secrétaire général.
,

Cet arrêté étoit nécessaire ,

& peut pro^

duire de bons effets s'il est exéctííé , & si les
tribunaux veulent bien réunir íeûrs efforts aux
corps administratifs pour arrêter les tentatives

téméraires d'une foule d'hommes
îPambiîiciv & Fintérêí,
nem

du

vrai

aveuglés par
qu'ils adorent fous le

Dieu. Mais c'est avec
trop

de

fondetiíent que le directoire
remarque que les
tribunaux n'ont encore fait aucuns
mouvemsM

fur les dénonciations,
qui leuf ont été
"

au

contraire «qu'ils ayent

portées.

4
de concert avec

certaines

fivofiíer par leur

municipalités pour

silence tous les excès aux¬

quels se portent les prêtres rebelles & leurs
adhérens? Quelles ont été les fuites de la dé„
noncsetion faite

contre

le sieur

Flaroarens ?

Çepençsent fa lettre anti-évangélique écrire
Aux

électeurs , est un délit confiant ; cette let¬

tre

n'est pas tombée du
ciel, car elle ne fera

sûrement pas éçritefur le livre de vie comme
acte

un

digne d'en faire ouvrir les portes à

son auteur, II semble, au contraire

dénonciation

,

que cette

encouragé la rebélilon à le
fanatisme, puisqu'on 2 vu aufîì-tôt des prê¬
tres

a

appeler leurs dévotes dans des églises par¬

ticulières, &£ là les confeiTër les catéchiser
,

S: les condamner

elles

croyaient

5

aux

aux

flammes éternelles fî

prêtres constitutionnels.

Çomme la classe des femmes
leur luxe , se disent femmes
ne

comme

il

peut pas raisonnablement se confondre

tout

le monde , ni croire

qu'un

n'est pas ne pàfmilcs demi-dieux de la t

?

s

.

<|ul est modeste oc sens faste , puîné rem¬
plir les fonctions ce Tépiscopat^ on les voîc
se renclre stans les petites églises & jouir ctu
plaisir d'avoir une distinction dans de culte 5
.& c!e n'être pas confondue avec tout le mon¬
de. Est il possible, en effet que du moment
ou elles fie
pouvoient plus avoir de bancs &ç
armoiries recevoir Peau bénite & le grain
d'encens-, elses aypní pu se croire dans la voye
9

,

du salut ? Laiíîons

au

ridicule la conduire des

femmes qui n'ont jamais cessé d'en être là

proie, II y a des choses plus fastes pour in¬
quiéter les bons citoyens, n'y eût-il que la
conduite que tient la municipalité d^Périgneux
à cet égard. Mis pousse lsinfouciance au point
de refuser de vpçcqper des dénonciations qui
luisons faites; plusieurs citoyens 9 un desoffi¬
ciers municipaux même , ont.dénoncé au corps
iìîî particulier, domestique de Phôpiral de Ste
9

qui tçfïoit les propos les plus sédif

tiçnx 9 qui çherçhqit à exciter un

soulève-

MKf couvre M'e Pévêc|wç? qui mçnacoit stZ.

.5

.7

îe tuer avec un

sobre. II n'a jáìnaîs etepoíll*

ble de la pertér a punir cet homme ,
délibérer sur ies
fusé des

faites.

ni'de

dénonciations, dont on a re¬

expéditions a'ceux qui lés a voie n*

Quel peut être le prétexte d'une pa¬
on ne peut l^sxcûïer» ni fur

reille conduite ?

^incompétence , puisque le texte de ia.ioi qui
remet
la surveillance' .de la tranquillité pu¬
blique entre les mains des officiers munici¬
paux est formel ; ni fur Fioduigence qui est
un

crime dans le magistrat lorsqu'elle tend X
ì

favoriser !e désordre , Sc

qui souvent est plus

dangereux, pour celui envers qui cn en úfë >
qu'une correction modérée telle que cello
de la police. Ces circonstances exciteront >
fans doute> de nouveau, îe zèle Sc la sur¬
veillance du directoire du département,

Admhûflratlçri. des districts.
Perigueux. Le directoire du district de cette

VÎ% > s'ceçupe de.la. circonscription -despat
)

?

Personne isignore que ,eçllg& des-vllìes

doivent être réunies à
J'églife cathédrale qui
doit revenir à son état

primitif, d?|trer en
çíême-temps, paroissiale. ôc ^piscopalet Çetîq
paroisse sera desservie; par Mv Tevêque corn*
irîe

premier curé & douze yicaires.. Ce nom-

ine de fonctionnaires
publics 9 relativement

3.

la population 9 facilite la
suppression de plu*
fseurs paroisses,, M,
l'évêque consulté,.à cet

égard? a observé que iVîìiveté dangereuse pour

tp|S Je înohiie éioiî ,encore, plus redoutable
pqur Ses

ecclésiastiques, & porîoit la corrupjusques dans le sanctuaire du.seigneur ;
ruil falioitpar
conséquent, circonscrire saîion

pirqiSe.de manière que son ciergé-ne fut
oisif ; mais

p:a$

qu'il. seroit auffi dangereux de \§
,

surcharger de travail .parce qu'alprs i! seroit
Impossible d9y apporter toute l'applícation &
3

-|es soins qui peuvent le rendre utile» C'est

d'après ces principes ,'queìe directoire du dis|îict a été d'avis - qu'il n'y eut qu'une Te-ule
paroisse à PérigueaK ^ clònt le rayon 5 à par

5
tîr de la croix ferrasse ? desecndroît à Paríaiid J

tr^vcrseroit U rivière pour renfermer les mai¬

qui sont en - deçà dú petit-change ? la pa¬
roisse 8e. George , en suivant toujours h pîéine^
sons

repafferoit sur le pont de la cité, englobe*
roit toi.it ce qui íait partie de cette paroisse
&vde celle de St. Martin qui se ttp'uVe encré
la viiîe & îes tfrn^res viendtob fe rendre à
%

la croix-femde

en renfermant

les maispns du

Fourradier. Alprs cette circonscription ëptrau

nsrok-!a suppression des églises de St% Sillaìn $
la Cite, S. Martin &

S. George.

Dejà plusieurs paroisses de la campagne ont
fait remettre

au

directoire du district des mé¬

conservation de Jeurs paroisses ;
îes aáríîird&ateurs ryauroient pas d'autre désir
que de se conciî'er avec leur vœu , s^ils pou¬
moires pour la

vaient se
'

.



'

déterminer
•••

•' '

'•

!

-

" •

par
»

.

des considérations
,

V '

1 '

'

'

•' "

particulières ; rnáìs ih sopplienî leurs adminiss
ttés , c!e ne vouloir pcs
né sont

paZ

perdre de vue qu'ils

adlnm'rstî.z?cur5 de tels

-chutons; mais de tot^-kurs

ou

tels

districts : :que-ce"

)

'

'

-

^

.

^

.

V

í



.

^

sont-pas îes avantages1 particuliers qui peu*,

ne

yent

les;déterminer

9

mais l'avamage général *

à ils-exhortent "les rdcìamans à vouloir

adop¬

principe & í être toujours disposes

ter

ce

à

tous

les

sacrifices

qu'exigera la cause

commune.

jijsemblée nationale?
pu



avril. Les fonctions du ministre de

la justice , serefnt,

de-garder le sceau de Téta.t/f

de sceller les loix ,

les traités

,

les lettres pa^

tentes de provisions d'offices. íes
-

commissions -î

patentes 5r diplomés du gouvernement, d'exe*
çuter les loix relatives à la sanction des décrets

du corps législatif- à la promulgation

& à l'ex-

sédition des décrets,
D'entretenir une
avec

correspondance' habituel!*

les tribunaux & les commiffaires'du roi»

De consulter le corps législatif fur lesquef»
tions qui ,

dans i'ordre judiciaire f dcwâtìde?

tpient une iníerptéíadon»

l-

íí
De donner aux juges des tribunaux dedíf»

qu'aux juges de paix L< de com¬
merce
tous les avertiífemem nécessaires, cl s
les rappeler à la règle, ainsi qu'à la décence
8í à la dignité de leurs fonctions , & de veil
ler à ce que la justice íoit bien administrée.
De transmettre au commissaire Z u roi près
le tribunal de cassation lés pièces Si mémoires
îrict , ainsi
,

,

concernant les affaires

qui leur auront crc dé-

fárées, 8c qui feront de nature à être portées
s. ce tribunal ; d'accompagner
ces pièces &
mémoires

cl'écîàircíssemens 8c observations

susceptibles.
De rendre.compte--à la législature au com*n en cernent ' de
chaque session , des abus qui
dont il îes -croira

>

auîoient pu

s'y introduire.

ministre ' de la justice trois
gardes & un officier qui veilleront fur ie sceau
11 y aura près du
'

i

déférât. Les secrétaires

du

roi

font

;

font

collège
trient

supprimés

supprimes Ses, osticio-rs

en

u ir

grand

pâïejllechancel-

L-ne'? à l'excéptiûn de deu-x huiffler-s 5 îesqueís

ï>

feron*

mes

h-

personne <?q minìíîre à Pau-

du ícêau z 5c

pourront exercer auprès

du tribunal c!a cassation.
Le .srnntsire de- H
.guerre aura la surveillance
cc

u

direction des troupes de ligne & des

«uxIiîMN qui doivent remplacer les milices J
çk

r&rtìlkrie3 da géhiç, des fortifications,

de*

places de guerre Se des cíHcters qui y
5 arna que tous les oíScisrs
qui

commanderont les

troupes -de ligne 2ç le$

trompe? auxiliaires*
Ì1

aura

dgalemet&t îa surveillance 6c. la d k

reòìion des mojivemens & de

Remploi des

Ucúpss... de .ligne contre îes ennemis de Pérat,
pour h fureté

du royaume; ainsi que pour
ta trsnquìisiíé extérieure 3 niais en se cohfo.rT
vamt

sis'tâemen53dans le dernier cas, aux règles

portées par. id constitution.
îl.

aura

en

outre

îa surveillance ík îa di¬

rection' cie la gendarmerie nationale y mais feu-

lenvene pour îes commissions: devancements

U

tenue

6e la polkt rssssmvirè.

/

n
l! sera

chargé da travail sar îea grades H

avance r.vens

militaires à fur les récompenses

dues suivant les lois § -à - -î-ariace-ainsi.qtfaúif

employés ce son département.
II donnera les ordonnances pour la

Lutiori des fonds de son
en

fera

álíìrïdépartement s Sî ii

responsable.
chaque snnà à .la 'dMàrs ».

Ii présentera

rétat détaillé des forces de ferre & des fonds

(Employés dans les diverses parties de son dé¬
partement : il indiquera îss économies dont
cette partie servît
susceptible»
Le ministre des affaires étrangères fera

chargé

de la

correspondance avec les ministres rëíîá
dëns cu agens que le roi enverra vu entre,
tiendra auprès des puissances
étrangères.
II suivra à réclamera f éxecution des traités»
II surveillera et défendra au dehors ies in¬

térêts
tion

íì

politiques ôc commerciaux de la na¬
française»
sera tenu de donner

au

corps législatif

fes ihífeactlotts relatives aux affaires extérieures

«

dans îes cas & aux époques
k constitution ,
fur la

déterminées $af

& notamment par le décret

paix Le fur la guerfe.

Conformément au décret du..... il fendras

chaque ârinéè à la légiffaterre , un compte dé-

appuyé de pièces justificatives ? de
femploi des fonds destinés aux dépenses pu*'
bisques de son département.
tâiilé

&

Tous les ministres feront membres

des con*

fèils du roi, Le il n'y aura point de premier
ministre,
Les ministres seront arrêter au conseil dVd-

ministsation les proclamations relatives

à leur

département, savoir: celles qui fous la forme1
d'instructions y prescriront îes détails néçeísaH'
tes, soit à ^exécution de la loi * soit à la
bonté Lr à Inactivité du service. Celles mu
''

'

;

'

ordonneront

ou



rappelerom ['observation. dey

loix, en cas d'oubli ou ce négligence : celle#

qpiy aux termes du décret du complément
des corps administratifs > annoteront les acteî

/

irrégitlîers , ou suspendront les membré* des
corps administratifs,

/

Après tous ces articles décrétés , iV.íTérntitre qui concerne les conseils j
bt adopté les fui vans :

blée a paííé ati

intime 5 composé d u

ï! y su ra un conseil

toi & des ministres, II fêra traité dans ce

conseil de' ^exercice c!e la

puissance royale
clònnant son consentement ou exprimant Tè
refus fur les décrets de la législature , fans qu'à
cet égard íe coàíre-fem.g de Íaíie entraîné
aucune responsabilité.
-

Seront pareillement discutés dans cs conseil,
les invitations au corps

législatif de p rend ï ô
en considération ks objets qui pourront con¬
tribuer à l'aflivité du &
gouvernement
-

.

bonté de fadministrsìion..., ks
raux

des négociations

clv4 la
-

plans géné¬

politiques.... les dispo¬

sitions générales des campagnes de guerre..,
les ades de la

correspondance du roi aveç

.k corps législatif seront contre-signés par ua
^V--k

/.?

( '

<b '



'



? ' if

: v

"

'

.

tL

Ifimîíîré,,.; chaque- mîdiâre

contre-signera îa

partis de ces aéîcs reLàfs à fort département.
Du 14. Le traiteront accordé pat le-s ar¬
ticles VI Êt VII dû'décret cîu 18 CÔabtC

î790 } dans-lés cas portés par lefdits articles ^
doit Sc né peut être

fixé que fur les réVénus dont joúiffóient les cures
supprimés,

ne

avant

lâ fixation

ciu traitement

accordé au

cierge futur par k décret du 2.4 aòât 1790.
Dsns la fixation du revenu des curés

sup¬

primes, rie fera pas compris le cafueí qu'ils
percevòient avant fa sopprefilon.
Néanmoins Tartick X du titre premier du
décret du 14 juillet 1790, fera exéciïté Vis*
à-vis lefdits curés

supprimés. En conséquence^

uriémè dáns le

où ils ne voudroienî

cas

ac¬

cepter des places de ficaires, leur traífémen^

Réprouvera aucune réduction
revenus

,

lorsque leurs

n'excéderont pas 1000 livrés ? fans'

qu'ils puissent prétendre certe sommés îéfsquè
îéurs anciens revenus

ne

Pat te rg ri oient 'pal,'5

niais feulement la fômmé de 800 Jív.
qm

minimum de tous
La suite

lesv curés fupprim

à Vordinaire prochain.

Vraie bulle du pape > littéralement
traduite.
Pie VI ,

souverain pontife. A Louis XVI,

roi des Français, restaurateur de leur liberté ,
fils aîné de

Téglife : A nos tres-chers fils, îcs

évêques nouveaux & anciens, 61 à tous les
Français. Salut Se bénédiction.
C'est notre opinion, mes très-diers frères
en Dieu, que la religion chrétienne, la plus
sainte des religions , ne dût jamais avoir dVo*res armes, que la douce persuasion. Son d:«
vin instituteur en donna Fexempie. éclatant
dans tous les lieux où il en jeta les premiers
fou denie ns.

Soumis aux souverains des temns,
4

à leurs diíîérens

1

soumis
>

ministres fous les yeux des¬

quels il fut persécuté, il lai st a par fa mort

ignominieuse qu'il pouvoit éloigner de lui, !a
preuve certaine cue fa doctrine ne pouvok

ìî

s'établir que par îa

tolérance des gouverne»

des nations où ses anônës & íes disci-

roens

-

^

pies iroient la -précher après lui : auffi vovonsnous

,

mes

très-chers frères, qu'ils commen¬

cèrent â Tenseigner clans les déserts

pagnes , &
tes,

& les cam¬

qu'après y avoir fait des proféli-

ils n'abordèreiu les cités & ne s'y éta¬

blirent , qu'en s'exposant aux outrages & au

martyre auxquels ils se dévouèrent avec cou-

ragé, en témoignage de leur mission divine.
Personne ne doit donc être plus
les ministres de

soumis que

Féglise , aux clìfféientes lois

civiles des nations.
Lé fils dé Dieu avoit commandé à ses apô¬

jVpnégation des biens temporels, pour
maintenir dansssia pureté leur saint ministère :
tres

Vendes tout s quhleç M?, leur difc-il , & sïâve^-mor*
d-fi ainsi que vous deveç être, pour annoncer ma parole
à

toute

la

terre.

Langage sublime, dont Faus-

itère observance maintint nos premiers patriar¬
ches dans une telle odeur de sainteté & de

vénération 9 qu'ils convertirent un grand nom-

bre

LMMles. îls ne vivoîent alors, ces-pa¬

triarches,, que d'auhiônes qui, par une suc¬
cession de

temps, furent remplacées par la

dîme à laquelle s'imposèrent librement les con¬

vertis , par un pur

sentiment cîe charité St

de commisération. Ainsi , c'est une imposture

grossière de prétendre que la cìlme fût de
droit divin; Dieu n'en parla jamais.

loin cîe

prévoir alors que
ces pieux personnages auroient pour succes¬
On étoit bien

seurs des hommes inquiets,

ambitieux & per¬

qui, non contens de titres pompeux
joindroiént a leur mission purement spirituelle ,

vers

une

puissance temporelle d'autant plus con¬

damnable , que -, non-feulement contraire à leur
institution , cette

puissance étoit usurpée fur

des hommes indignement séduits par la crainte
des vengeances célestes, que ces ministres cor¬
rompus prétendoient pouvoir
tourner

à leur

propriétés
ires 3

fur

gré : de là

invoquer ou d

2S

terreur

religieuse qui: ries

tourmentoït.

Successivement , les peuples

abrutis par
J'hórrible fanatisme, virent s'élever au milieu
d'eux la puissance souveraine des
tomme chez les

prêtres; 5c

juifs, nation plongée pendant
i

plusieurs siècles dans une ignorance crasse ,
on

reconnut

en

France

des

princes de
mixte, préfentoit aux

f église, dont l'aucorité

fidelles trompés, une arme à deux
tranchant
O renversement ! les

successeurs des apôtres

d'un Dieu pauvre, d'un Dieu de
aux

paix ,foulent

pieds les principes sacrés de leur institution!

Leur soif dé vorante des richesses

n'est appaifée

qu*après avoir inventé fous une infinité de pré*
,

textes

religieux des droits S: des taxes; &
,

si 1 autorite civils
leur fait

ïefistance
Her

,

éprouver c;uelque

usurpateurs effrénés

les. rois dont ils ont

C'est d'après cet ordre

ies, que nous avons

>

ils fonttrem-

subjugué les peuples.
monstrueux de cho¬

vu, mes très-chers fïà*
res, la chaire de S ain pierre
humble 5c
pau-

<sre, devenir un trône occupé'par des perfartî

fcages corrompus qui , par un bizarrerie ridi¬
cule , en même

terrrps qu'ils prenoiént le titré

rampant de serviteurs dts serviteurs de VUu , CÊI*

gnoîent & ceignent, jufqidà nouvel ordre $
leur front d'un triple -diadème , en
fsgne d'une

puissance terrestre sans bornes qui n'a pas laissé
rois qu'ils oioient
regarder comme leurs Vassaux $ tellement que

"de devenir fatale à plusieurs

plusieurs papes se sont permis de les déposes
ou

de porter la consternation dans leurs eut*

pires, par des excommunications'qui jetcïeilC
le désordre

l'efFroi 5 à raison de Tignorance

plus cu moins profonde ou ìes peuples étoient
plongés; & l'hictoîre fournit plusieurs exem¬
ples , que des souverains n'ont 'dûleur tran-'
quillité qu'à leur abjecte foumiffiost & â leur
condescendance envers les. papes orgueilleux z,
îios

prédécesseurs qui leur dictoient des îoisQ
,

Kans avons vu áuffi quelquefois , tries très*
chers frètes, à nous prenons plaisir à le "citer 9

ÌJ

Hollande , îa Suède, le Danhemarck-, la Suisse
& Genève, fous le pape Paul !lk. Par-là S orne ^
&

nous en

tiens

pleurons, divisa les peuples chré¬

partis qui s'abhorrent, & en sectes

en

qui se déchirent
De
mes

ces

tableaux hideux

très chers frères,

,

st nous passons^

à îa nouvelle constitu¬

telle que ras¬
semblée nationale-vient cîe îa fixer par un
tion civile du clergé Français,

mémorable que

décret

le roi a sanctionné ,

jusqu'alors resserrées à ía feule idée
malheurs de l'ancien ordre de choses,'

nos arr.es

des

peuvent se dilater.

L'influence de Rome qui

éîoit

ses honneurs corrupteurs

avant nous,

dégagé votre nouveau clergé
à notre satisfaction, les. ministres des autels
à la nomination du peuple & salariés par la
dont

vous avez

nation maîtresse de reprendre les richesses im¬

qui avoient perverti les anciens mi¬
nistres que leur luxe St leurs débauches avoient
rendu Topprobrs áeTégliíe • tout rentre , à no*
menses

S4

grande satisfaction, dans Tordre admira®
hie établi par Jésus-Christ qui ., n'en doutez
tre

pas 5 mes frères, a permis, a voulu lui-même

renverser

ces

prêtres superbes qui déshono-

roîcnt son sanctuaire. Eh vain on cherchera ce

colosse effrayant-; il va disparoître entièrement.

Des. îevìtes vertueux, doctes Sc sages vont

prendre leurs places & feront l'édification des
peuples à qui ils doivent préparer les voies
du salut.

Certes, mes très- chers frères , vous & nous,'.
2vons

du

de

prélats mondains, de ces opulens bé«

ces

nous

attendre

aux

cris

effroyable5

ríésscièrs que votre nouvel ordre de choses a
atteints St réprimés. Vous avez dû vous mettre
.

en

.

.

garde contre leurs ressentirnens & leur ven¬

-

:
M!

Vous avez dû déconcerter leurs sacri¬
lèges efforts tendans à une guerre de religion,.
Les misérables, nous le savons oc nous en
frémissons, se repaissent encore des idées de
geance,

carnage
sieuîs

& de sang pour recouvrer les bon»

& les richesses qui for" Tpnr Dieu î

H
/Monstres! le crucifix vnè aftne ; h éfàku
six un étendard ; le crucinx employé à détruire
h genre-humain : hélas ! combien devois î! a
servi à consacrer le meurtre® Le sang des Fran*

<jais versé dans Texécrahlejournée de la $ain.tw
B art hélerai fume encore. C'est k .croix fur
la poitrine que les guerriers de l'Earape allè¬
>

rent incendier
que
i

l'Afie : c'est la croix far le front

les titres
de l'Efpa^ne
maílaerèíent fans
o
>

pitié les innocéns Indiens : c'est la croix for un
bûcher, que des conciles firent brûler devant
de victimes de Terreur : c'est la croix

eux tant

drapeau , qué des soldats fusilloîent îes

fur un

montagnards des Cevennes : enfin ? cefì U croix
à ía main, que des prélats vindicatifs voudroient

ensanglanter le plus beau des empires ; mais
les bourreaux

1 out ,

ils n'en trouveront plus®

jusqu'à la partie la moins éclairée du

peuple qu'ils, ont cherché à égarer, est par¬
convaincu, comme nous, que la
religion loin d'être blessée par les changemens

faitement

faits

dans le régime

du clergé 3 ne tendent

&6

qu'à luî rendre la simplicité qui sait son lu sireLes

misérables, abandonnes à leur rage im¬

puissante , ont sollicité les foudres du Vatican :
ils ont

cherché à suborner

notre

vieillesse *

mais TEsprit

saint dont nous avons invoqué
fasiîsiance, n'a pas permis que nous succom¬
bions à tant de tentations, S: notre silence,

jusqu'à ce jour, a dû vous témoigner nos sen¬
ti mens ,

qu'il íeroit honteux de di{simuler plus

long, temps.
Nous avons

gémi de voir toutes les ave¬
nues du saint siège corrompues ; ô maudit in'
terêc î quel empire tu as fur tous les hommes.
Les cardinaux qui nous entourent , ont vu
leur cause dans celle du ci-devant haut-cler¬

gé français réduit à un traitement relatif ; ils
ont
prévu/ils ne se font pas trompés, que

chaînes, rougiroit bientôt de îa siupidiré qui la soumit si
long-temps, disons-íe avec franchise , au scep*re de la superstition, 8c qui la place quelqúes degrés au dessous de l'esclavage.
ritalie honteuse de ses antiques

27

Nous déplorons comme vous , o

Français !

aveugle tous ces extravagans,
mais nous en bénissons la cause, puisqu'elle

Terreur qui

Dieu a fixée pour la ré¬
volution qui doit íe faire dans les ministres
de la première église du peuple chrétien , 6c
qui doit détruire ce fafie imposant que vous

marque Tépoque que

de corriger dans les vôtres, ce dont

venez

nous vous

félicitons.

En effet, tries très-chers

frères, saint Pierre J

de Thumil&e duquel nous

désirons nous appro¬

ni légats ,
ni datterîes : saint
Pierre n'a voit point ce luxe éclatant d'habits
dont
prédécesseurs &. nous, sommes çhama*
rés;iln'avoit point de triple diadème qui insulte
à
les rois ; il n'a voit point de souliers bro¬

cher, n'avoir ni cardinaux, ni nonces,
ni congrégations, ni rotes,

nos

tous

dés en or ;
manteau

il* nbivoit point douze hommes en

décatlaîe pour le porter fur leurs

épaules; on ne lui baifok point les pieds,
on ne fléchîíToït point trois fois le genou en

Saint-Pierre n'a voit point de. bé¬
des valets qui insultent k

\ abordant.
néfices à donner à

là misère

poMìqoe, ni de trésors.

la vanité gagne

O comme

& corromps les plus saintes

institutions ! Seigneur, Dieu
nciiíTez les tcplis de mon

d'ííraël, qui con-

ame

à

,
J

éloignez de
o-

votre

servi:eur

.

il

vous

conjure

en

toutes

,

vaakes

qui fouillent la chaire de saint
Pierre ; son successeur actuel attend de vous
ces

ìà grâce de pouvoir surmonter les
obstacles
qu'on lui oppposera ?
v*

' "

;•

'

' —




.

Qu'elles font sublimes & vraies ces paroles
dé saint Bernard
iQue Dieu

qui ahìcnt Lz primauté & tiennent
que rinìqidté

ejîpersécuté par ceux-tà
laprincipautéde séglise ;

cs sa fie de ses vicaires qui ont envahi Id

forteresse de Sien; qu'ils pervertissent le peuple par leiir
méchante vie f au Heu de le
gouverner

pie ; que bien loin

par le boit et:cm

de surveiller sa

vaillent à sasrmik

conservation ils lrá„
Sentence terrible qui nous a
S

porté à rendre notoire nos sentimens fur ce

qu'attend de nous la nation française , relati*
venient

à la nouvelle constitution

civile du

clergé.
A ces causes

?

iVfprit saint invoqué j co;n*°

■*>;■

| '•9

âH

le seul

guide que nou.s pviKà prendre
dans une matière de cette importance*

ws

Nous

déclarons que

adoptons ea
son contenu ladite nouvelle constitution

tout

civile da clergé

no as

français

,
décrétée par fafi»
sanctionnée parle roi j

semblée nationale,

que nous admirons ce chef d'oeuvre hardi 3 ou*
vrage

d'une révolution étonnante à laquelle

les Français doivent la liberté , dont devroieat

jouir tous les peuples de la terre,
Reconnoiflons juste & légitime, le ferment

chMé de tous les évêques, prêtres St ministres
fonctionnaires publics ; approuvons la domina*
lion du

peuple aux places de i'égîife vacan*
pour fait de rébellion à la loi, deJU part

tes

d'aucuns defdits prêtres,

quel que fou le rafeg

qu'ils occupassent*
Déclarons nuls

oc

supposés, tous brefs îk

bulles
ce ,
'

qu'on pouroit nous attribuer ëo Frasa*
dans ces ìnstaiis de fermentation ; &
■»

.çelle ct feule , il doit être ajouté foi
émanante de nous % de aorte

propre

y

%

comsr.o

'3°
ment,

:

-

-

sans y avoir été contraint par sugges¬

tion, captation ni autrement.

nouvelle
manière de dater, le dix mars l'an mil íept
cent quatre vingt-onze, de notre pontificat
le dix-septième, 5c le deuxième de la liberté
Donné à Rome, d'après nôtre

française.
.■■'27^'^^ ' 1 v

i

ú
'

'

^

N ■

religion que nous
avons inféré cette pièce ; ce qui nous oblige
C'est dans Tintéret de la

prochain n°. beaucoup de
choses intéressantes qui n'ont pu trouver place
de

renvoyer au

dans

Note du directeur.

celui-ci.

Scntimens

patriotiques fur la mort de
M. Mirabeau.

Vous savez

homme ,

sans cloute

ce

grand

peuple Français , qui a délié les
vos despotes vous tenoient at¬
c'est ce fameux héros de qui nous

chaînes dont
tachés ;

connu

í*

qu'ï! â
renversé & réduit en poudre , pour ne se réédi»

tenons

la liberté ; c'est

à

vos

yeux

jamais, le colosse des coutumes féodales
grâce à
ses so ns, ces loix barbares qui s'étoient pro¬

fier

& inhumaines. Vous ne verrez plus,

pagées dans presque tout le royaume; cette
inégalité de partage, cause funeste de haine
&. de discorde éternelle : cette loi dont la na«
,

-

>"





"

ture étoit révoltée n'existe

:

'



'

plus. O siècles passés

horreur ! puisse cet édifice cîe ty«
plus paroître à ma mémoire !
Rappelez , citoyens libres, les, vertus de

que j'ai en

rannie

ne

grand homme ; cette profonde éloquence
avec laquelle il a si souvent plaidé la càuíe
ce

liberté.

de la

Mais après tant dessublimes travaux ,

c'en est fait

mort,

,

ce

il est

flambeau de la liberté
5

& de régalité ; il a fini fa carrière cet homme

incomparable au milieu de son superbe édifice,
11 ne vous reste maintenant qu'à suivre la
y mate

qu'il vous a tracée. Pleurez , citoyens

libres ,

pleurez fur les cendres de celui qui

zz'eà jamais «inégal ; la
Vertus & Tes

talens, ol célébrera avec enthou*

mémoire du régénérateur de rem-

iìasme. la

pire

postérité admirera ses

français. C'est autant de vœux que lu1

citoyens îe juste
acquittez-vous envers lui d'un droit

doit la nation ;

tribut 5

payez - en

qu'il a fì justement mérité ; édifiez un temple
à fa mémoire; (k la, vous tous amis de la
liberté
versez des torrens de larmes fur la
tofctbe d'à fias grand des mortels. Que vos
cris douloureux portent la commotion dans
tous les cœurs. Tenez lui compte , chers con,

citoyens de tar.t de services rendus a shu»
Klaniïé c votre reconnoiifance

est la chose la

nuit du

plus précieuse qu'il emporte dans îa
tombeau.

société des
anus cela çóàn:sthu.tioa-.de Lrààché»
J.

L. membre

de îa

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