FRB243226101_P2-447_1791_018.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
J O U R. N Â L
DU
DÉPARTEMENT
DE LA D ORDOGNE
Du Dimanche
8
,
Mai
Liberté & Mérité,
Administration du département
Le
mois" dernier, le directoire du
département assemble f il a été fait lecture de
deux écrits, l'un intitulé": ordonnance de M.2.9 "clu
E. L. de
Groffoles de Flamarens
évêque de Périgueux
,
fe difanc
sujet de l'élection
faite lé jû mars 1791 ; de M. P. Pontárd
curé de Sarlat, par M M. les électeurs du
département de la Dordogne , en qualité d'é¬
,
au
,
vêque dudit département z datée de Paris *
2"
du 14 avril, portant la signature E. L. évêque
de Périgueux ,
rue
d'enfer,
de í'imprimerie de Crapart ,
&c. L'autre. í iustr u ctson donnée
de Langres, aux curés, vi¬
caires & autres ecclésiastiques de son diocèse,
par M. 1'évêque
qui n'ont pas prêté le serment ordonné par
i'assemblée nationale , de Timprimerie de Guer5W ^ ^2. v. ' .l
^ ^ _
&c., Signé C. G. à la suite de laquelle
est ajouté AAdoption de M. l'évêqùî de P®,
si art,
rigeetix , "datée de Paris, du 14 avril
1791.
Signé E. L. évêque de Périgueux.
La matière mile en délibération :
Aptes avoir entendu le procureur géne'rak
syndic, le directoire du département arrête,
qu'à la requête du procureur^énéral-sypdjc
poursuite & diligence, du procureur-syndic, du
dìsliict de Périgueux., {'ordonnance & Pins,
truction ci.dessus designées,seront dénoncées
à l'accusateur
nelles ,
public , comme inconstitution¬
séditieuses , tendantes à égarer Jes
ei'prits, à exciter des troubles, & ì empêcher
í'exécutkm des, décrets de L'assemblée natio-
f
ftaÌ£j sanctionnés
lé roi, à leifeí, pâf
par
î'accufarêur publié , de poursuis ré juridique-*
ment
fauteur , les fauteurs, complices ,
distri¬
buteurs & Colporteurs desdits écrits , pour les
faire
condamner
aux
peines
prononcées en
pareil cas par les loix»
Arrête en outre, que la
tion fera
Wnprimée
,
préfente délibéra*
& qu'à la diligence du
procureur-général-syndic 5 des exemplaires d'icelle feront envoyés à tous les districts & mu¬
nicipalités du département, pour y être lus 9
publiés &c affichés»
Voilà la seconde fois que
devant
aux
M. Groïïoles> et»
évêque de Périgueùx $ a été dénoncé
tribunaux, ainsi que ses complices f distri¬
buteurs de Tes écrits Incendiaires ; Lc nous n'a¬
vons
pôint appris qu'on ait encòre fait áueufté
poursuite. Les colporteurs, de ses écrit s-font con¬
ils promènent impudemment leur mine
hipocrite dans tous les carrefours &í le glaive
nus ;
>
de la
justice nè s'est pas encore appesanti fur
leurs têtes*
4
___
jìdminijlraùon des dijlricís.
Les biens nationaux qui ont été vendus de¬
puis notre dernier na. font : Un borderage des
et-devant Augustins , estimé 13x0 liv.
vendu
2475 ^v. Le domaine de la Bertomarie /estimé*
ïoooo liv. vendu
estimée
19500 liv,
Terre à Aneífe r
510 liv. vendue 140a liv. La mé¬
tairie de la Forest , estimée
tîOooo
liv. Moulin &
518 o liv. vendue
pré estimés 2.894 liv
vendus 61 50 liv. Autre pré estimé
2.Z98 liv.
vendu 5100 liv.
755
Autre estimé 4 50 liv, vendtr
liv. Autre pré > estimé Z2xq liv.'& vendu
6000 liv-
-nv"
Municipalités
La municipalité de Périgueux s'occupe sérieu¬
sement de la
propteté des rues de cette ville.
Elle vient de prendre un arrêté
circonstancié
,
très-sage & trèsrelativement à cet objet. IÎ
porte entrautres
dispositions, que3 les prc>
5
friétaîres seront tenus de faire
audevaní de leurs-
balajrer les rues $
maisons, jusques dans le ruis
{eau j tous les matins à
huit heures dans
& à neuf heures
Fété,
dans F hiver. II
y aura des
préposés qui enlèveront les boues &
ordures,
& les
transporteront dans les lieux
indiqués.
Ce qui nous fait
présumer
que ces
ne
seront plus les
iieuxindiqués
promenades publiques
,
c'est
qu'il est enjoint aux
propriétaires des fumiers
qui font fur les avenues, de les
enlever incef,
iment.
Nouvelles du jour
Paris. Le toi a assisté le
jour de paques à
Poffice dans fa
paroisse de Saint
-
î'Auxerrois ; il a été
& par les
Germain-
reçu par le nouveau curé
prêtres fermentaires. La reine Faccompagnoit : le public a
remarqué qu'elle por-
toiî les couleurs
<oup fait
•chose
On
on
de le
a
nationales, ce qui Fa beau:
comme
le contente !
désobliger ?
avec
peu
Quelle raison auroit*
êi
M. de la Fayette ayanr
donné sa démis¬
sion de Ja
place de commandant - général,
vient de la
reprendre , à la grande satisfac¬
tion du
peuple parisien. Les bataillons font
allés le
remercier.
fâchés
de conrióît'rè la lettre que le roi a écrite en
Nos
ion
lecteurs ne seront peut être pas
nom
cours
à tous les
de l'Europe J
Le roi
ambassadeurs près des
la voici :
charge ,
me
Monsieur, de vous
plus formelle
mander que
son intention la
est que vous
manifestiez fes sent!mens fur la
française ,
révolution & fur
la constitution
à la cour où vous
résidez. Les ambassadeurs
ík ministres
de
de France près toutes les cours
l'Europe reçoivent les mêmes ordres, afin
qu'il ne puisse rester aucun doute, ni fur
ies
d'acceptation libre
qu'elle a donnée à la nouvelle formation
de gouvernement, ni fur son serment if ré*
intentions de S. M-, ni fur
vocable de la
maintenir.
r
S. M. a volt
convoqué les états-
royaume & déterminé dans son conseil que les
communes
y
auroient un nombre de députes
égal á celui des deux autres ordres qui existoienfc
alors.
Cet acte de
législation provisoire , que
les obstacles du moment
de rendre
ne
permettoient pas
,
annonçoit assez le
plus favorable
désir de sa majesté de rétablir la nation dan
tous
ses
droits.
Les étatsgénéraux
furent assemblés
8c
prirent le titre d'assemblée nationale :
une
constitution , propre à faire le bonheur
la France & du
monarque, remplaça Tancien
ordre de choses, ou la force
apparente de
royauté
ne
quelques
corps
cachoit
que
la force réelle
aristocratiques.
L'assemblée nationale adopta la forme du
gouvernement représentatif, joint à la
royauté
héréditaire. Le corps législatif fut déclaré
per¬
manent ; sélection des
ministres du culte
,
8
conféra le pouvoir exécutif au roiîa
5 ; on
formation de la loi au corps
inrérieure ,
législatif, &. la
La force publique, soit
soit extérieure, fut organisée sur
les mêmes
principes
.
■
"
V-* :v
1-
'Ç"f
'r
-
-s
' •• - -
.
sanction au monarque.
,
& d'après les mêmes
principes & d'après la base fondamentale de la
distinction des pouvoirs : telle est la
nouvelle
constitution du royaume.
Ce que
l'on appelle la révolution n'est que
l'anéantissement d'une foule d'abus accumulés
depuis des siècles par Terreur du peuple , ou le
pouvoir- des ministres , qui n'a jamais été le
pouvoir des rois. Ces abus n'éroient pas moins
■
'. ijE ...
r'.r
...
.
.
.
..
.
funestes à la nation qu'au monarque ; ces abus,
Fauforité
,
sons des règnes heureux , n'avoît
cessé de lés attaquer fans pouvoir les dé'ruire î
jîs n'existent plus. La nation souveraine n'á
plus que des citoyens égaux en droits, plus
de despote que la loi,
plus d'organes que des
fonctionnaires publics, & le roi est le premier
de
ces
fonctionnaires : tèlle est la révolution
nçc
».—-■
Me devoit avoir pour ennemis tous ceux
i,. clans un premier moment d'erreur, ont
regretté, póur des avantages personnels, les
abus de Fancien gouvernement ; de là , l'apparente division qui s'est manifestée dans .le ro; de 1|
des circonstems
dont
corrigera ; mais le roi
forcé est indivisible de celle
de la nation ,
qui n'a d'autre ambition que le
bonheur du peuple , ni d'autre pouvoir réel
que celui qui lui est délégué, le roi a du adop¬
ter
fans hésiter
une
heureuse constitution
régénéroit tout-à - la - fois son autorité
tion
& la
toute fa
monarchie.
On lui
a
quí
la na¬
,
conservé
puissance , hors le pouvoir redoutable
de faire .des l'oix ;
il est resté chargé des négo¬
ciations avec les puissances étrangères,
de défendre le royaume , & d'en
du foin
repousser les
ennemis ; mais la nation française n'en
aura
plus déformais au dehors que ses aggresseurs :
elle
n'a
plus d'ennemis intérieurs que ceusc
M
qm . fe nourrissant encote de fóíîes
croiroient que la volonté de
mes
esp^rancfes,'
2.4 millions d'hom¬
rentrés dans lears droits
naturels, après
organisé le royaume de manière
qu'il
n'existe plus que des souvenirs des
anciennes
avoir
forraes &
des anciens
immuable,
une
Les
ceux
abas, n'est pas une
irrévocable constitution.
plus dangereux de ces ennemis sont
qui
ont
affecte de répandre des doutes
fur les intentions du
sont bien
monarque : ces hommes
coupables ou bien aveuglés ; ils le
croient les amis du roi
nemis de la
narque de
sont les íeuls en¬
cé
royauté. lîsauroient privé le mo¬
ì'amour fk de la confiance d'une
grande nation, si ses principes & fa
eussent été moins
connus.
fait le roi pour montrer
qu'il comptoir aussi la
révolution St la constitution
les titres à la
probité
Eh ! que n'a
pas
française parmi
gloire? Après avoir sanctionné
loix , il n'a
négligé aucun moyen
de les faire exécuter. Dès le
mois
toutes les
de
«le Tannée dernière i!
février,
avoir, dans le sein de
xî
rassemblée nationale, promis de'les mainte-
il en a fait le ferment au milieu de la
fédération universelle du royaume. Honoré
du titre de restaurateur de la liberté française,
ni r ;
plus qu'une couronne à son fils,
il lui transmettra une royauté constitutionnelle.
i« transmettra
ennemis de la
Les
constitution ne cessent
ròi n'est pas heureux ; comme
s'il pouvoit exister pour un roi d'aune bonheur
que celui du peuple ! Ils disent que son auto¬
rité est avilie ; comme si i'autorité , fondée fur
de répéter que le
moins puissante & plus
Enfin , que
1e roi n'est pas libre : calomnie atroce , si l'on
la force, netoit pas
incertaine que I'autorité de la loi !'
suppose que fa volonté a pu être forcée ; ab¬
surde
si l'on prend pour défaut de liberté
le consentement que fa majesté a exprimé
,
plusieurs fois de rester au milieu des citoyens
de Paris ; consentement qu'il devoir accorder
à leur
patriotisme, même à leur crainte , &
sor ° tout
à leur amour.
Ces calomnies cependant ont
pénétré jus-
M
étans les cours
étrangères ;
été
elles y ont
repétées par des français qui se sont volon¬
tairement exilés de leur patrie, au
lieu d'en
partager la gloire , & qui, s'ils n'en font pas
les ennemis, ont au moins abandonné leur
poste de citoyen. Le roi vous charge, Mon¬
sieur, de déjouer, leurs intrigues & leurs pro¬
jets.- Ces mêmes calomnies, en répandant les
idées les plus fausses fur la révolution
ouf
fait
française,
suspecter chez plusieurs nations voi¬
sines les intentions des voyageurs
français ; &
le ròi
vous
recommande expressément de les
protéger £i de les défendre. Donnez, Mon¬
sieur ,
de la constitution française l'idée que
ne laissez aucun
le roi s'en forme lui-même ;
doute fur Tintention de fa majesté de la maintenir de
son
pouvoir. En assurant la li¬
berté à l égalité
des citoyens, cette consti¬
prospérité nationale fur les
fout
tution fonde la
îiaíes les plus inébranlables ; elle affermit l'autorité royale par les loix ; elle prévient
par
usie révolution glorieuse,
la révolution que les
m
abus de fancien gouvernement áuroîent bhíí*
tôt fait éclater, en causant peut-être, la dis*
íolution de l'empire. Estfia , elle ferale bonheur
du roi. Le soin de la
justifier, de la défendre!
& de la prendre pour régie de votre conduite,
doit être
votre
Je
ai
vous
premier devoir.
déja manifesté plusieurs fois îes
semimens de fa majesté à cet
égard ; mais
d'après ce qui lui est revenu de lopinion qu'oif
cherchoit à établir dans les pays étrangers fur
ce
qui se passe en France, elle m'a ordonne
de vòus charger de notifier le contenu de cett^
lettre à la cour où vous êtes ; & pour lui don¬
ner
plus de publicité , fa majesté vient d'en
lfimpreffiòn. MòNtmòRîn.
ordonner
Cette lettre ayant
été lue à rassemblée na¬
des transports de joie & d'attendris¬
sement se firent entendre. íl fut arrêté qú'iíne
députation de soixante membres se rëndroit
auprès du roi. Voici le discours de M* Chationale ,
broud ,
"
président,
au
roi.
Les Français N5 font pas 'sssrpfîs d"ê"
-
N
nouvelle preuve que vous leur
votre amour :
nu
;
nom
votre
âotitffï
cœursire., leur .est con»
ils font accoutumés à prononcer votre
avec
ces
épanehemens de tendresse &£
commandent de gràhcU
de reconoissance que
bien fait s*
I!
est
^
venu
le
moment
.
où le calme
va
succéder aux craintes ík aux espérances esters
lesquelles la nation flottoit incertaine*
Vous imposez silence aux détracteurs des
loix nouvelles. L'hydre des factions avoir cent
têtes ; vous avez fait tomber la dernière.
Sire,
j'ai, la présomption d'annoncer à votre ma¬
jesté quelle sera heureuse ; car elle vient de
fixer le bonheur du peuple* L'assemblée natio¬
nale m'a chargé d'apporter à V. M. l'exprestion
des sentimens
qu'elle vient d'éprouver.
L'instruction que vous avez ordonné
adressée à vos ministres dans les
être
cours étran¬
gères, est le fidelle abrégé de la constitution
française : pour la première fois peut-être,
les maximes sacrées qui énoncent les droits
à5 hommes, entreront dans las mystères de
la
correspondance diplomatique. L'étranger\
Sire
apprendra de vous , qu'après avoir aidé
,
U peuple français à régénérer fa constitution 9
voulu
vous avez
»
en
-,
être le gardien & ie dé•
•
Censeur ; &
le
l'étranger le respectera» Aíîìs suc
plus beau tlone du monde vous avez
,
"donné lé
premier êxemple d'un grand roi
,
proclamant au loin la liberté des peuples.
Le Roi
répondu : 3e fuis infiniment tou¬
justice que me rend FaíTenïblée. Si
eìíè pouvoit lire au fond de mon cœur elle
n'y vérroit que des fentintens propres à justi¬
a
ché de la
,
fier la confiance* de la nation
seroit bannie d'entre nous,
tous
toute défiance
& nous en ferions
heureux.
Du'
premier mai. M. Tabké Pàucfcet ferâ
Consacré ,
ce
matin , évêque du Calvados
à Notre-Daine.
tans de
"
:
MM. les anciens repréfen-
la commune ont été invités à
C'est
s'y rendre.
aujourd'hui que les barrières font ou¬
vertes j la
musique Sc des détachemens de îa
M -
garde nation aïe doivent faire le tour des 'rtwr*
de la ville pour an n an cer b soppreíSon des
,
droits.
bent
L'on craint se u îe ment
corn me
qu'ils ne tom¬
les murscle Jéricho, au fondes
fimfares; on a enkvédép les grilles & les portes*
EpernaY. On a beau
on
vouloir être libre A
retombe toujours dans les - chaînes de t'ef-
tlavage & des préjugés.: ía concurrence & b
de con-
liberté indéfinie íont les seuls moyens
&. d'en
amener le bas prix* N'importe, nos nouvelles
municipalités établies fur ,Ies anciennes, veu¬
noître la valeur positive des denrées ,
lent tout soumettre à leur
reur de
taxe : notre
procu¬
la commune , avec beaucoup de mé¬
rite, a cru , parce que les fourrages sont à
meilleur marché cette année
& parce qu'il
,
n'existe plus de droits fur les boucheries, qu'il
pourroit requérir que la viande de première
qualité fût taxée à.fix fols; mais la munici¬
palité n'a encore rien statué freureuíemei L.
Qu'ils apprennent qu'ils n'ont pas le droit de
fixer ainsi ls taux des marchandises, qu'il iiy
fJ'
â
pas pîtiS dé raison de taxer îá vìatìaé
le pain,
cj«e
l'étosse que le vin, &ç. qu'il n'y à
qu'un íenl moyen dé pfoéurer k hon marché
?
c'est d'attirer l'abondaneë en facilitant îë
com¬
mercé i par
éxérilple i en
donnant -des primes
à ceux qui viendroieni s'établir
boucliers, ou
qui ameneroient des bestiaux* Les inunicipa*
lités doivéiit êtrè -comme lá providence
>
gér tout fans qu'on
dà-
s'aperçoive de leur pré¬
sysiéme ré»
sence ni de leur inflûenceô Tout
giémeníálre est destructif de la propriété êç
du
bonheuf
public»
AutÔN. tín sieur
d'Aligránd $ médecin 3
âvoit étudié dáns fa chimie
$
couvrir d'or une
qu'on pouvoit
pièce d'argent. II a fabriqué
ainsi des louis d'or $ qui
lui revenoiént à 48 st
qî/fl donnoit aisément pour quatre écus de sir
livres. Ce commerce lui rapporteur
plus que
fa médecine
& il commëfceroit encore si ce
i
n'est la
garde nationale qui la arrêté & pris
fur le fait ; il a été trouvé saisi dë
plusieurs,
rouleaux : k millésime de ces louis est 1787»
B
r
Feèu gueux. Jeudi dernier , ía société dtó
átnis de la
constitution a fait célébrer dans
régiise de S. Front » un service pour le repos de
Famé de feu Honoré Mirabeau ; M. Pevê'que
a
célébré
l'office; les corps administratifs, Is.
municipalité , le t ribttnal & la garde nationale
ont
assisté à cette auguste
cérémonie.
.
Nouvelles étrangères.
avris, dans la chambre
des communes, M. Baker refnit fur le bureau
Londres. Le
la
20
question relative a l'abolition de la traire
des nègres.
Cette discussion qui r/étoit autre
chose qu'un
riiumaniie
a
grand combat entre Fintérêt Le
commencé à quatre Meures de
^après-cTînée & a été
jusqu'à quatre
Parmi les orateurs, M. Fi et
les
plus grands moyens; il a
partisans de ce commerce barbare
rf
àlfts
dë
etìcôiìrâgêrònt la propagation des
couleur ,
qu'ùft sordidë intérêt a
présent fait négliger , parce
cóûte plus à fcëitx
Africain ácheté ait
tableau
qu'uh nègre créole
qiii relèvent, qu'un
nêgrè
marché, IÌ a enfuitè fait
titl
fìrappaftt dés souffrances
les rrègres
gën^
jusqu'à
qu'endurent
par là rhanière' féroce dont
leurfc
Compatriotes les prennent
pont les conduire
èn
eíclaváge ; par la htaftíére
plus barbare
encore
dônt ils font traités à
bord du nàvirs
pâys où ils font condamnés a
périt
& dans tin
fous des
travauxpfêfqité toujours áu-deífus de
leurs forces. Réfutânt
ensuite
a voit
été dit est faveur de cé
nous j
tout
qui
commerce ; e'eíî
ajouta t-íl, qui sommes leS
âùteurs de tous les
ce
criminels
maux
qu'ils endurent. Nous
détournons les
rayons de lumière de ces im¬
menses contrées;
les autres
payS ;
fc'ont-ils pas
que nous
Ses
parcourons ún instant tous
par
notre
communication
acquis des cdnrtoîsiaricëS ? Tandis
avons
eu
gfand" soin csécafter de
régions malheureuses tout ce
qui pôufsô
lss éclairer St les instruire nom étouffons îa
voix de la nature & de Fhumanité. Je demande
donc un bill pour
défendre ílíftfortarion des
nègres des cotes de FAfrique, pour être vendus
dans les possessions de fa majesté en Amérique»
M. Fox dit tout ce que la vertu St 1 humanité peuvent inspirer. On nous objecte , disoit»
îl> que fi l'Angleterre renonce au commerce
de la traite des nègres, d'autres nations s'en fat®
firont. N'est ce pas là le langage d'un voleur
qui
dit : je n'ai volé telle
personne 9 que parce que
qui me suivoièafi
Pauroiem fait après moi. M. Fox finit
par ap*
puyer Fabolition de la traite : mais malgré Péèergie des grands amis de l'humanitéy l'intérét
l'emporta , & la motion fut rejetée à u us
majoritá de 75- voix»
fi je ne l'avoís pas fait, d'autres
Avignon.
L'armée des Carpentrassiens ^
battue à Sarrkms , portoit une médaille dont
une
des faces avoir Peffigie du Pape, & l'autre
ja tiare
& les clefs , avec ces mots r la loi &
h prince» II- n'est
pas- étonnarìt qu'ils nçveu&
5î c'
lent p*s fraterniser arec Tes Avignonaîs,
le
dont
penchant pour îa cour de Rome est radi¬
calement guéri, &
-qui verseroient la dernière
goutte de leur sang, plutôt que de reprendre
le
jouA. Le vœu .général & constant de la
contrée est'quVUe soit réunie à l'einpire français»
Carpentras est à présent seul de son parti :
cette
ville est investie de tóùte part; &c fi les
chefs qui la-gouvernent & qui méritent toute
son exécration , y conservent encore quelques
momens
Tautorité qu'ils ont
usurpée, ils ne
à éprouver le sort qu'ils méri«
tarderont pas
lent.
Le feu de l'artillerie
La tranchée est ouverte,
-
--
'
v':
•
'
'
'
''"-C
a
commencé hier»
& le siège se fera
í -
-
régularité i c'est le seul moyen d'épar¬
gner le sang des patriotes. Cet article est du
Svec
'vingt-cinq avril.
Londres.
Deux
étrangers ont demandé
à un graveur , de leur graver une planche pa¬
reille à celle des
assignats français, St lui en
la'.ffèreslt pour modèle un
de 300' liv. Le
%4
frayeur en Informa le chevalier
"Wright, «n
des juges de paix ; ceiui-ci en fit
part à
la m.
fcassadeur de France , qui fit arrêter les
étraa*
gérs pqur les conduire à Paris.
Sjjetriblée nationale
Dtcret sur
les douanes;
La perception des cîrolts
qui seront "payáss
à "toutes les entrées à
sorties du royaume y
conformément
au
tarif général décrété les
3 f
janvier, premier février,
t;ue celle des
onia-es par
fiée à
une
r '$ç-i mars, ainsi
droits établis fur les. denrées co*
le décret du 18 mars fera con»
régie sou? les ordres du poa»
»
Voir exécutif.
Cette
régie fera, pour le moment, forn*
posée de huit personnes, fous le nom de ré*
g lueurs des douanes nationales; mais à eomp*
du premier janvier 15794* îe
nombre de
huit régiífeu?* ferafycce$vemsa{
réduH4
'ter
Gs
t
:
-
v%
;
gs ,â mesare 3e vacance 5par îïiort ou
demMott»
,
,
:
O
Tous les "préposés nécessaires à la
perception
6c au maintien des droits de douanes
feront
divisés
en
bureaux, brigades & directions1,
ainsi qu'il va être expliqué ciaprès : ils feront
entièrement subordonnés au
régisseurs.
Les bureaux établis fur
les côtes 6c
fron¬
tières du royaume , feront au nombre de
sept
quatorze ; savoir : quatre vingt-quatorze
bureaux principaux, 6e six cent
vingt bureaux:
particuliers.
Les brigades, au nombre de mille
cent
soixante-quinze
fepjt cent
,
seront distribuées sur les côtes
6c frontières
pour
assurer la perception , 8c
s'opposer aux importations 6c aux exportation8
en
fraude de droits.
Ces bureaux 6e
par des inspecteurs
brigades feront surveillés,
sédentaires, particuliers 6C
principaux.
Ces employés , ainsi
êc brigades ,
entre
que ceu x
des bureaux
correspondront à vingt directions »
lesquelles feront divisées toutes les côtes
M4
J
-
& frontières du royaume, îl y-aura-à ta têts
de chacune de
ces
directions, un directeur,
qui entretiendra la correspondance, iík les rap-f
ports avec la régie centrale.
-
-Les sept cent quatorze bureaux énoncés dan-S
Partiele-IV seront, suivant leur importance»
composés de receveurs particuliers ou princi¬
paux , de contrôleurs de la recette & de la vu
íte, de liquidataurs, de visiteurs, de receveurs
aux déclarations, de gardes-magasins, de con*
trô'eurs aux entrepôts , dë commis aux expédia
lions, d'emballeurs , de peíeurs , de porte-faix^
de
■
plombeurs à de concierges.
*
Les brigades énoncées ci dessus, feront çom*
posées en totalité de treize mille deux cent
quatre-vingt-qyatre employés, fous les dénru
irsinations de capitaines généraux , capitaines
particuliers , lieutenans principaux , lieutenans d'ordre , commandans de brigade à pied
& à cheval, commandansde pataches & autres
bâtunens de jner} brigadiers s fp u s » br i
di e rs ^
2?
préposes à pied
à cheval, pilotes, matelots
& mouíTvS,
Les
fonctions des receveurs,
soit princi¬
particuliers , consisteront à perce¬
d'après les déclarations don¬
nées par les redevables , les certificats des viíxreurs & la liquidation qui en aura été faitspar les contrôleurs ou liquidateurs ; les rece?paux, soit
voir
yeurs
les droits
principaux feront encore chargés de re¬
cevoir les fonds, & de vérifier les comptes
£les receveurs
particuliers.
Ils enverront les bordereaux de leurs diíféi
rentes
recettes,
tant aux
directeurs de leur
arrondissement , qu'à la régie centrale,,
-
II y aura dans douze des principales douanes
un
inspecteur sédentaire, dont les fonctions
consisteront à indiquer les commis qui devront
être chargés
de la vérification des déclara-
rions, à assister à la reçonnoissance & à Testimation des marchandises, dont les droirs sorít
perceptibles à la valeur , enfin ; à aflurer dans
toutes
ses parties ,
Pexactitude du set•iM jvf
-
íftcè des differens préposés de leur résidence.
Les inspecteurs
dont il
feront
a
au
principaux & particuliers
été soit mention dans Tarticle VI,
"nombre de soixantetrois ;
savoir t
huit
inspecteurs principaux, & vingtcinq inspecteurs particuliers : leurs fonctions
trente
feront de vérifier
la
perception , la comp-
tabilité &C la manutention des
receveurs
&
préposés des douanes de leur arrondis¬
sement, de diriger & surveiller le service des
brigades & les opérations des capitaines-gé¬
autres
néraux.
Leà directeurs transmettront
aux
différer^
préposés de leur arrondissement les ordres qu*il$
recevront
de la régie centrale ; ils tiendront la
main à inexécution de
à
ce
ment
la
que le
ces
ordres, veilleront
produit des recettes soit exacte»
versé dans les caisses ,
& adresseront à
régie centrale les états généraux des produits
& des versemens de fonds de leur direction.
Les
régisseurs des douanes nationales feront
chargés fous les ordresj du pouvoir exécutifs
i
17
áe l'exécutîon de tous les décréts de
^
;
rassem¬
blée
nationale, ils recueilleront les états des
produits des différens receveurs, & les bor¬
dereaux des fonds qu'ils auront versés dans
les
caisses des
nonré
,
*ous les
districts, pour être en état de con-
dans tous les temps, la situation de
comptables dont ils auront la surveif-
lance , & dont ils vérifieront les
Lfsdits régisseurs délibéreront
comptes.
en
commvrí
siir tontes les affaires
qui auront, rapport à I'ad«
tnini st rat ion des douanes : deux
d'entr'eux fe*
font tenus
de faire annuellement
Tinspectiott
d'une partie des côtes & frontières du
royaume 9
pour
s'assurer de ^exactitude du service de*
différens préposés. 11s feront &
rapporteront
à Tadminisiration centrale les
procès-verbaux
de
ces
tournées, qui auront lieu ; de manière
que la totalité des côtes & frontières fe
trouve
visitée dans le cours de deux années. Chaque
régisseur fera tenu à son tour de cettje ins¬
pection , pour les frais de laquelle il lé ra an*
,
,
ïS
nueiíement alloué a la régie une-somme de dU
mille livrqs.
Les bureaux de la régie centrale à Paris, se¬
ront au
nombre de six ,
composés au tota! de
employés, fous les noms de dir^eç
trente
huit
îeurs
premiers commis & commis aux écri¬
,
tures.
Chacun des régisseurs des
douanes natio¬
nales fournira un cautionnement
bles de cent
en
immeu¬
mW livres.
Les cautionnemens des préposés ci-après dé¬
signés seront également en immeubles
des receveurs seront fixés
tant
en
ceux
raison du mon¬
présumé de leur recette & du délai qui
sera déterminé pour le versement qu'ils devront
faire, diaprés les bases qui seront fixées pour
les receveurs de district. Les cautionnemens
«u
de dix mille liv.., ceux
des directeurs de quinze mille liv.
des inspecteurs feront
Les
préposés qui ont précédemment fourni
des eau ti o n ne me n s e n espèces, n'en feront rent
bourses qu'après qu'ils auront fourni les
•
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cau^
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■
fiormemens en immeubles fixes par lèurs èM-
plois.
L'intérêt da cautionnement en ârgenîse fera J
àcompter du i juillet prochain, & si les em¬
ployés ont négligé à cette époque d'offrir 1&
cautionnement en immeubles exigé par lVtíelë.
La dépense
de toute la tégie des doua¬
nationales, pour les appointemens ou les
remises, loyers 6t frais de bureaux, sera
répartie conformément aux états annexés au
nes
présent décret, & demeure fixée à la somme
de 8,526,572 liv.
Cependant, si des circonstances extraordi¬
naires ou des événemens imprévus néeefîîtoíent
s.
,
S
tine
augmentation datîs la dépense ci dessus sixée, le pouvoir exécutif pourra provisoiretuent
lairtorisef fur la demande de la régie cen¬
trale ,
jusqu'à la concurrence de ía somme
de 100,000 liv, ; & fur cetté autorisation les
commiflaires de la trésorerie pourvoiront à son
acquittements
indépendamment des appointentens Lc des
\
Jf
frais de bureau fixés
pour les vingt directeur
aux
frontières, il fera accordé à chacun d'eu A
\ine
remise d'tìn-demi denier pour
livre fus
ía totalité du ptoduit net des droits de douane
de leur arrondissement ; &
cependant, eu égard
produits particuliers de
chaque direction pendant les deux premières
ànnéesj chaqtie directeur âurá droit, pour fes
à fincertitlide
des
,
remises, à un minimum de i,òòo liv. pendant
lesdites deux premières anftées
feulement ; 5c
<e, dans lé £as où les produits de fâ direc¬
tion ne s'élèveròient
sante pour
pals à uns somme suffi¬
lui procurer cette remise , daprês
la fixation ci dessus
Ii fera
íeurs
une
déterminés.
également accordé aux huits régit
remise des trois
quarts
livre fur la totalité du
produit
droits.
Les
denier pour
net
defdití
traíremens fixés parle présent
décZeg
sêrónt
payés ; savoir : aux préposés des côte*
âc frontières, à
compter du premier Janvier
de la présente année ; aux
employés
des bu-
îeaux
de Paris, à compter du
& aux sept
premier avrils
régisseurs actuels à compter à
,
jour de leur nomination*
Encore
quatre
mots
concernant
les
femmes.
En
livrant
au
public quelques réflexion^
affligeantes fur le sort desfemmes, j'éfois bien
loin de
penser qu'on m'en feroit un crimee
Cependant une benoîte nonain s'est fièrèmenf
courroucée
contre
fait que donner
aux fentimens
infailliblement
moi pauvret,
un
qui n'a.vois
agréable développement
que j'ai toujours nourri,
ne
sortiront
& qui
jamais de mon:
La
phiiogamie n'est~elle donc pas le
sentiment le plus naturel de l'homme, & fa;
cœur,
la
plus facile à pratiquer ? Je I'avoi;
toujours pensé, & je me voyois confirmé dan.,
cette opinion par la
gloire ík la bon s A:
Vertu
plusieurs personnages fameux. François Kr,
ce roi, le seul qui naît
pas voulu ccmpr j
—
ZS'
ïa vie des peuples de son empire dâfts
.
.
-mettre
íes querelles personnelles ; Louis XI!,
le perd
du
peuple, dosit la feule tâche fut la repu»
diàtion de fa femme ; Henri IV»-, le bon Henri
,
tous
les
grands hommes, tous les bons toh
aimé les femmes» 11 soffiroît de dire
que
Rousseau les a chéries , que Desrues & Du*
ont
CÎiaufour ont été brûlés pour ne les avoir pâ§
aimées ,
&
que
les Coupables habitans de
Sodome & de Gomcfrhe ont été
englouttis dans
les abîmes
payé au beau
pour n'avoir
pas
sexe le tribut des hommages les plus
Ces raisons, fans
légitimez»
mïîle autres toutes puissan¬
tes, suffiraient pour établir en tout lieu l'em*
^ire de la beaiité ; friais ne fauroient corneti*
fer
.
maintes femelles qui
n'appartiennent aiï
beau sexe que par des titres qu'il n'est ni gló^
ri<eus ni fiateur de vérifies. DiXî.
<
Ra Da Ua
