FRB243226101_P2-447_1791_020.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
<%,zo.
JOURNAL PATRIOTIQUE
DÉPARTÉMÊNÍ
DU
DE LA D ORDOGNEi
Du Dimanche
22
-Mai 1791
ê &
?
y
x
^
;
.
.
Vérité.
-l'c-
•
Admímjïratión du départements
.
'r'^ '
-
-—V-
l
' . 'A
•'
..
\X
- '
*
'
-
»,
.
. .
Le département de la Dordogne vient Je
publier une aJre^e à toús les citoyens, rela¬
tivement à la circonícriptiòn des paroisse §"
jonque en ces termes:
CITOYENS' y
Pendant le temps de la dernière assemblée
électorale, íe directoire du département crut
devoir arrç ter, qu'avant de remplacer les-' curés'
stôn
assermentés, il étoií nécessaire <ïe pro¬
céder à la
circonscription
dés
du moins à la
désignation
paroisses, ou
provisoire de celles
qui dévoient etre supprimées ; & ce dans lâ
v
crainte de charger
veuses
la nation de pensions
gra¬
qu'il faudroit accorder aux curés nou¬
vellement nommés, dont les
bientôt après
paroisses seroiens
supprimées»
Les directoires de
districts, persuadés que'
opération alíoit donner naissance à une
cette
foule de
réclamations, propres à retarder ce
travail provisoire
,
ont
pris
font
empressés de faîrS
pour prernie?
la carte de chaque district , & d'une
main encore incertaine
,
ils ont tracé ce£;
ouvrage difficile.
guide
,
z
Presque tous se
parvenir
ce
premier essai à M. l'évéque du
département, préposé par la loi, pour défi*,
gner avec eúxles
cursales des villes
paroisses, annexes ou suc-,
ou
conviendra de réserver
des campagnes
ou
d'étendre 5
quil
à'ê*
iáb.îîr
de
ou
supprimer, d'après ce que à
manderont les besoins dû
peuple
,
da culte & íës
différentes localités.
L'affiuencé des réclamations des
de toutes lés
parties du
craindre-à M.
tóes ,
fans
i •
l'évêquë
la dignité
commurtëë
département
a
,
fait
comme à nous mê-
,
qu'accueillir d'abord
un
•
examen
-■
r
-,
•
chaque demande
approfondi,
ce seroit détruire
jj.".
.
■'
l'égálité proportionnelle dans lá démarca¬
tion des
paroisses, &: s'exposer à devenir ih«
juste, par l'excès même de la justice.
Mais que
v
:
rejeter aiíffi ce grand nombre de
pétitions, & commencer un ftavail
qui he
déjà bon en lùr»memë, & seulë-
seroit pas
snent
susceptible de quelques légers
change-
àens, on fournìroit des arrhes aux ennemisi
"•
du bien
public ,
occasions
d'exciter dés troubles.
,v'
toujours prêts à saisir leá
...
'
'
' '
•
4 '
•
-
'
,
'
>
^
'
V."
;
'
..
Enfin , ía nécessité de
"
^
remplacer le plutôt
possible îes curés non
assermentés, qui, nod
contens d'avoir une
opinion déraisonna b w Le
,
/
?
Cftíitraïfe
then-t
voeu
su
encore
à
de la
constitution, chef*
rinfpirer aux paisibles habiéclairés pous?
tans
des campagnes , trop peu
s'en
garaníÎF.
Tous
ces
motifs, dignes de la plus vivs
sollicitude , ont déterminé M.
l'évêque à ar¬
rêter
que
de
concert avec nous
,
M M. les
procureurs-syndics- des districts* seroient priés"
de convoquer, dans leurs districts respectifs^
les électeurs
,
pour
le. 22 du courant, afin
de
procéder au remplacement des curés non
assermentés, & que pendant cet intervalle ,
M.
Pévêque dans son conseil, discuteroit les
communes
&£
réclamations des différentes
,
arrêterort, pour chaque district , un fravaiî
provisoire ; qu'il enverroit en même temps
âes commiffaises dans
é udier
ter
chaque district pour
scrupuleusement les localités, Consul¬
les convenances ,
,
peser soigneuiement les
droits respectifs,. & tâcher. 9 par la persuasion y
fruit de la. douceur ^ de. la
patience & de la
raison, de ramener au même but, îes vceux
de tous
les .concurrent
Vous ne devez donc,
citoyens, concevois
inquiétude , si avant le remplacement,
un travail provisoire : toutes vos
demandes feront écoutées, discutées avec jus¬
aucune
on
admet
tice
,
& les imperfections , qui ne seroieot que
momentanées, ne tarderont pas à être redressées.
qu^u.es1,prétentions, ne cher¬
chez point à embarasser les dernières opéra¬
tions prescrites par la constitution civile du
Mais , pour
clergé.
Placés au centre , & comme au rendez-vous
de tous vos rapports civils , nous devons vous
qu'on voudroit encore
mettre à votre vraie liberté. Vos ennemis se
avertir des obstacles
plaisent à publier que les rivalités de village
à village
& de petit bourg à petit bourg,
vous désuniront, & couvriront le bel horisoa
qui commence à paroître, de ces tempêteslocales, d'où peut naîtra un bouleversement général*
,
Citoyens ~ en diminuant le nombre
paroisses, rassemblée nationale n'a eu d'autré
pbjet que de faire cesser une
inégalité cho'O
quante & inconstitutionnelle.
deux clochers se toucher
ils font
curé
Ici, vous voyez
tandis qu'ailleurs 9
,
séparés par une distance extrême. Tel
n'est
chargé
du gouvernement de
que
cent
cinquante ames, lorsque tel autre est
forcé de donner ses foins à
plus de neuf cew.
Ainsi, par une disparate bisarre le traitement
,
sëroit le même
travail
très
que
,
surchargé .de
celui qui n'auroit
pour
que
de chose à faire.
peu
-
l'hommé
pour
Mais le besoin, d'affoiblir
le poids des im¬
pôts
ne
,
dont vous avez toujours été
prévaloir fur
peut
jouir commodément
■
i
•
.
'
'
les
tous
auront
.
.
de
surchargés \
nécessité de* faire
.
bienfaits consolateurs
çommiíTaires
la
.
la
citoyens des
f-"religion. Les1
égard aux
^ L:
é
rivières êc
pros ruisseaux , qui rompent souvent toute
communication
st'ux
aux
terrains montueux , &Ç
chemins d'un accès difficile»
Ils'tâcherons •
7
«Pallier ensemble vos habituées, les rapports
journaliers qui vous unissent, & nous osons
présager que vous serez les premiers à céder
loyalement à ['évidence de Futilité publique.
Si, malgré tant de foins, il en est d'entre
qui gardent leurs prétentions, qu'ils
rendent du moins justice à Fimpartialité. des
vous
publics , chargés par leurs fonctions
pénible travail. Qu'ils se gardent bien ,
pour des intérêts souvent exagérés, & pour
hommes
de
ce
leur
particulier , de produire des
avantage
dissentions ,
qui font un exemple alarmant de
la résistance
aux
Peut-être
lois.
citoyens, portons-nous trop
loin des précautions plus grandes que nos
craintes ; car nous n'avons pas la faiblesse de
nous étonner de quelques propos indiscrets :
ce seroit douter de notre persévérance pour
le maintien de la constitution
que de croire,
,
,
qu'en voulant profiter des avantages qu'elle
Mus assure , vous céderiez aux insinuations
^ërfiáes de ceux qui chércheroîent' à 'votìs en
priver pour toujours.
Signes 9 Dalby , vice-président ; Couderc ;
Dubreuil ; Chillaud ; Rochefort. ;
Té'rs ;
r.
-i\ '■■■
Galaup ; St. Martial 5 procureur - générallie» Ófùfour 5 pour le secrétaire - général.
;ux, ce iò
mai 1791.
Administration des districts.
Les biens nationaux vendus
depuis notr-ô
Dernier np. font : Un, iflot estimé 100 liv*
liv. Un jardin estimé 600 liv,
vendu 204
-
vendu 1075 liv. Un pré estimé 440 liv. 6c
vendu 1805
liv. Un bois châtaigner estimé
vigne & maiTon estimées 1850 liv vendues 43 50 liv. Un
66 liv. vendu 245 liv. Terre ,
-pré estimé 3800 liv.
vendu 5600 liv. Un
vendu 2525 liv.
bois taillis estimé 1500 liv.
Une
terre
estimée 1000 liv. vendue 1700 1.
Áut're estimée 14^ liv, vendus 465 liv; Autre
V
:
-.
'A ii
vendue 2.45 liv, Autre lMs
ipée i jô liv. vendue. 210 liv. Autre esii"rnée 480 I. vendue 1660 liv, Vignoble estitrié 9724 liv. vendu 22300 liv. Autre esti¬
mé 2XOQ liv, vepdu z lOO liv.
cfiîine.e 50 tiv.
naux G* juges ae
Les sollicitations auprès des
pat
juges ont fb«*
vent
égaré la justice
& détourné les magis¬
trats
de la sévérité de
leur ministère, Sousle
règne même d'un régime régénérateur, Fintrigue & la circonvemion ont paralysé le gíbive
de la loi ; il est resté immobile, par le moyen
de la faveur, lorsque des têtes ci-devant
illus¬
méritoient d'en être frappées, îl étoit
intéressant que des juges délégués par la nation,
tres,
les prévenus de crimes contre la
•patrie se missent à Tabri de toute séduction ^
en éloignant d'dux cette horde de prétendus
pour juger
,
1.
grands qui se disposoient
çier par les
familières pour eux, qu'ils font
p lus
ainsi dire ,
9
pour
naturalisés avec elle. Tel doit être
Feffet d'une
sage délibération que vient de
prendre le tribunal provisoire établi à Orléans;
pour juger les crimes de îéze-nation.
Le tribunal a arrêté
qu'aucun de ses mem¬
bres ne pourroit recevoir chez lui, soitparens,
soit
allies, amis, solliciteurs ou conseils des
accusés de
crime
de leze nation ;
á
déclaré
néanmoins que ses membres recevront & s'em-
presseront de lire tous îes mémoires, instruc¬
tions, reníèîgoemens êrpièces pouvant servir
à la justification des accusés, qui leur
feront
envoyés , soit au tribunal, soit à leurs de¬
meures; a déclaré auffi qu'il recevra à la cham¬
bre du conseil les parens, alliés , amis & con¬
seils
4nens
qui désireront lui donner des éclairciste&
renseignemens relatifs aux accusés,
aux heures
qui seront indiquées par le tribunal
9
& qu'enfin cet arrêté séroit rendu notoire par
ïa voie de rimpreíìion &c de l'aàhe»
T.eîle est la conduite
que le premier tribuí
nal' du
royaume vient de
tracer à tous
les
tribunaux ; & telle est en effet la
route
autres
qu'ils doivent suivre»
Jlxtsait du journal des
tribunaux.
AMIS
DE LA
CONSTITUTION,
Les sociétés des amis de la
constitution se
multiplient singulièrement dans le département
de lá
Dordogne; il n'est point de petite ville
qui n'en ait formé une dans son sein ; & bientôt, il n'y
aura
soit dépourvu.
ni bourg ni village qui en
Celle de Périgueux reçoit joun:
pellement des adresses
demande d'affilia¬
en
tion. C'est à ces sociétés
respectables, toutes
cornpoíáes de citoyens éclairés & rècommandables par leur
îe calme & la
?
que. nous
tranquillité dont nous j
& il est certain 9
çlies son!
patriotisme
■■ay
JljscmlUe nationale.
mai, Sur. la lecture d'une lettre du
Kratfej lue par M. Bouche , Fabbé Maury
3e provoque au combat au pistolet ; un simple
rappel à Fordre calme à l'instant M. Fábbéi
Du 7
Du 8. Le comité de
de
un
veut
projet des honneurs qui do:?
être rendus aux çençlrçs de Voltaire*
Neuf millions font décrétés pour
J -
'vj
constitution est tenu
■ '
.
partis entre les propriétaires de différens offices
>rimé$%
s '
.
WiMUUM'
'
V "
;
•
.
ifs GkMK -è-
||ÌP|H|
être ré¬
-v
Du ç, Le trésor publie fêra l'avance de 4
millions
809 mille Hv. pour la dépense des
tribunaux &£ des corps admininislratifs 5 pen«
dam le trimestre de janvier 1791,
IM
M
:
Du
10.
Les offices de banquiers expédié
tionnaires en cour de Rome font supprimés ;
nominativement dans la ville d S
Paris, comme clans. toutes .les autres, villes ot
individu 5
municipalités du royaume. Les citoyens actifs
qui en se conformant aux règles prescrites
par les lois, demanderont le rassemblement' '
de là commune du de leur section, feronsadmis à former le u f
par un écrit"
%né d'eux .& dans lequel fera détermine f
d'une manière précise, l'objeí d'intérêt mun'K
cipal qu'ils veulent soumettre à la; délibéra¬
9
,
tion de la commune
à défaut de cet
îe
ou
de leur section ; 2&
écrit, le corps municipal ou
président d'une section ne pourront convo¬
quer
la section ou îa commune-
,|Tous les citoyens pourront faire aíBcher
-
leur
opinion , sauf leur responsabilités
Les sections & les sociétés
faire
opinion ení
nom collectif ; mais ils feront 'signés, par tous
ceux qui y auront
concouru,
-
afficher
'Du
aucun
îi«
arrêté ni
ne
peuvent
aucune
L'aíFaire des colonies tóífe & ù
*4
,
gens
M. l'abbé Grégoire parle ën faverií
de couleur.
12.
Décret
de lá
qui fait correspondre lèS
à ceux des officiers de
On agité d'ex arrimer fi ôn continuerai
©u
on
Du
marine
laissera fentreprrse de
13.
Cherbourg.
Oa demande la suppression des
&: pour que cette dé*-
atteliers de charité
,
pense ne soit plus payée qu'en
assignats.
L'assembléë nationale décrète comme article
constitutionnel, qu'aucune loi fur
Fétat des
personnes, ne pourra être faire par íe corps1
législatif, pour les colonies, que sùr la de»
mande
précise & formelle
des assemblées
Du 14. Les gens de couleur demandent
à être entendus à la bárre. La
députation
á
été admise. Discussion sur leur état.
M. l'abbé
Maury
j
annonce
qu'il y a de
4
J
írès-grands préparatifs de gue rré de la. part M
ministre a voit assuré îa vçille
ZA
comité diplomatique
> que ces
préparatifs
étoient pour les mers du
nord.
DU MARIAGE DES
Un beau soleil & ùne belle
d'un goût délicat
íi doux
partage! mais
encore un
ie
femme, gens
pourroient se contenter d*uft
pourquoi ne pas désirer
évêché , íî l'on
espère avancer ainlr
pacte social &
le triomphe de la
vérité?
Pour moi, je le dirai sans feinté
9 je désire un
évêché, dont sélection fetoit ratifiée par la
majorité des citoyens 5 c'est, le tribtóat des;
anciens
peuples libres ; tirais fans espoir
d'y
être époux &
père, je n'en v ou d rois pas î
Amis de la vérité, nous avons
déjà parlé des
malheurs du célibat & de ses
dangers pouf
ie corps social
, où son ne doit souffrir
au*
cun
membre
paralysénous n'abandonnerons
jamais cette grande cause. Ce que son entend'
par la religion,, quesqu'en soit le
culte, nous
autres
,
nous
rappelons- système social, 043
mène àTintolérance,Si
nous
étions dignes d'être libres ì on
ré¬
trou Véroit dans tdus les systèmes religieux ois
fádératifs , un
espérance ,
mime principe , une même
une même fraternité & la plus
.
pure déclaration des droits des hommes.
Mais
ualíotîs pas trop vite,- & comme on cède
encore aujourd'hui beaucoup plus aux auto¬
rités qu'à la raison , citons en faveur de nos
espérances , S. Paul ? c.hap. z. dans fa pre¬
épître à Timothée ?
mière
fc
< »,
-
»
-7
Cette parole est certaine, quesiqííelqu'im
désire
d'être
évêque , ii désire une œ«iTfe
éxcelìente* »
A' I
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'y^-'Z-V--':-i {•; /•
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T''è\ès y;Y Y
\/v - v; Y Y -. :- "Y
Y"
•
•
•-•
déré
honoïablë ,
enseigner. ^
,
Nommez donc à
é
..
sible , máîi d'une feule fèrhmé,
"'•\C:;-.y/:\
'. ..••• i'
vigilant , mo¬
hospitalier & propre à
-
,
& r* ■
Mais il faut qu'un évêque soit irréprehê'n-
répíscop'ar îe tribun cW
W
-às-'
fêiipíe ! ( tribun du peuple avant la prise
ta Bastille , ) il
quelle
së" présentera
i
& vous'satifës "
être Tinfluence d'un aïtii de la
peut
visité sur l'univers i
qtìand les méchaíis qui
font toujours lâcíies, n'ont plus assez de force
pour
aux
fempêcher de faire entendre sa vóhç
nations attentives !
En inférant cet article dans notre journal
nous nous sommes
bien attendus que les prêtres
fanatiques à récalcitrants
,
erieroient à l'un*
piété, comme ils ne cessent de crier à l'in¬
cendie. íl
ne
veau
étroit ,
une
femme
peut pas entrer
dans leur cer¬
qu'il soit utile qu'un prêtre art
légitime*- Mais laissons les
s'égoíilier ; ce n'est pas de J'approbationi
ou
improbation de ces énergumènes que
dépend le succès de
nons
pour
nos
travaux.
Don¬
réponse à îeurs criailìënes les pro¬
pos que nous tenois ces jours derniers, rela¬
tivement à notre journal , un de ces
hommes
respectables qui inspirent de la vénération è
wch leurs concitoyens ; un homme qui a fâítf*
f9
<hì dans les travaux
militaires, décoréxdWe
croix de S. Louis r en un mot urì ci-devant
noble , mais qui n'en est que
plus estimable 7
parce qu'il fait apprécier les hommes ,
s'est dépouillé
»
& qu'il
de ses anciens préjugés..
Je me fuis abonné a votre journal, difoit-
ily pour le faire connoitre aux habitans de
îa campagne ;
c'est cette portion utile de la
société qui a
besoin de lumières ; & certai¬
nement ,
ce
rien n'est plus propre à l'éclairer que
journal, avec d'autant plus de raison
,
que
je ne n'y vois jamais rien que de propre à
lui faire connoitre ses droits, & à entretenir
la chaleur du
le s
patriotisme. «
bulles'
"du pape , estampe
dèdiêe a.pie vl
Cette carricature
représente le S. Père en
grand costume , avec tous ses ornemens p'on~
áficaux. Sa Sainteté pie est aíîìso dans fa çhaim
H
péiitîfícátë. Un largeHiénitier
rempli cî9eáu àè
savon, est devant elle;
Róyoti ou peut-être
Maury, battent cette
blanche avec
goupillon , 8c c'est merveille de
voir
eau
un
avec
quelle agilité ia Pie
romaine, le gaíubet çîë
paille âù bec soustíe for la
France íes bulles
auxquelles elle donne
r dë la
,
patte
qu'elle à
libre, fa sainte bériediâicm
catholique, apos¬
tolique & romaine. Síir la
place du Vatican
remarque mesdames dans un
groupe dë
cardinaux qui se dressent fur
la pointé du
pied
& qui 7 avec letirs
Oh
chapeaux rouges, dirigënc
bulles. Mesdames en
font autant
ies très-saintes
avec leurs
éventail; 9 dom le
papier est fait aux
dépens des chemises qu'elles
W France afflle sur M
son nouveau
nous ont
volé- '
nuagé , à entourée .de
clergé, attend paisiblement les
bulles pies;
accoudée fur íe livre de îa
cons¬
titution, elle les reçoit
chiquenaude
négligemment, 81 d'une
les dissout à
arrivent,
mesure
qu'elles
-
^
.
"■
v
:-
'
f
-
N
'•
•
.
1
'*
Nouvelles du jour.
!
■
.
Cár P entras.
,
\. -r'> .■**, ;
-
;
'" w--\... ..■
.
Le siège que i'armée avi*
gnonaise est venu faire , est levé , £k ne nous
a
pas causé grande frayeur,, ni grandes periesA
Nous avont tué beaucoup de monde aux asfiégeans. C'étoit un siège de convention, les;
heures des affaires & des repas étoient respec¬
M
ses quatre re- ^
pas & pendant cotemps les assiégés faifoient
leurs affaires. On dit qu'Avignon ferme ses
tées ; Tannée assiégeante faisoit
,
portes
va
à son armée , & que peut - être elleassiégée par ses propres -,
être à son tour
soldats-
mja
Douaî.
■■■r-
'P-
Z -.S-
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MW, WW - W W H Dà
,
-U ^ U '
,
-,
MO.MW
mmmM
MU/ K
m i
&
Les habita n z de différens bourgs
villages du distVict de Douai, se propos
soient, non seulement de ne pas souffrir Tinstallation des nouveaux curés constitutionnels y
mais ils s'étoient coalisés pour faire un
mauvais»
parti à- celui. qu'on leur présenteroit, Un dé*
soldats-citoyens St de citoyensqui ont été envoyés dans les cantons
lâchement de
soldats ,
rebelles à la loi,
a
ramené Tordre, & Ton
devant ceux
qni leur parloient le langage de la raison Sí
'de Thumanité
se répentir d'avoir été si long¬
a
vu
ces bonnes
gens, humiliés
,
temps
dupes du fanatisme des prêtres.
Grenoble.
rive dans
notre
Depuis quelques jours il ar¬
ville beaucoup de Savoisiens
qni viennent respirer urí air libre. Plusieurs
d'entre eux se proposent de parcourir la France,
& de ne retournera Chamberry , que lors¬
la révolution y aura détruit les abus &£
despotisme du gouvernement.
que
le
tenir pour certain qu'il y a à pré«
sent à Chamberry un grand nombre de troupes
St de canons ; malgré le traité paste avec
Louis XIV, qui porte que le roi de Sar¬
On peut
daigne , ne peut avoir dé canons dans tout
lç, territoire de
Paris.
la Savoye.'
Par le décret
rendu hier, tout
'%%
çïtoyen a le droit de manifester publiquement
son
opinion , non-seulement par écrit, mais
par affiches ; à la vérité il doit avoir la mo¬
destie de
des
ne
pas la
mêler avec des décision^
administratifs
corps
,
& il est ordonné
que dans chaque municipalité,
des lieux destinés à
il fera désigné
recevoir. exclusivement
les affiches des actes de fautorité
Hormis
endroits 3
ces
publique.»
ii fera libre à tout le
inonde de tapisser la ville & les fauxbourgs
de
tout
ce
bon vieux temps
il
qui lui passera par la tête ety,
la précaution de signer, Ha ! où est
ce
,
où pour un chien perdu
faíloit avoir le permis d'un M-
le Noir,
d'imprimer & d'afficher. Si malheureusement
le
commis
qui demándoit 24 heures pour
mettre permis d'imprimer,
oubliòit le mot
il faíloit retourner à la police at¬
tendre .encore 24 heures pour obtenir la fa¬
veur
de çe mot additionnel.
temps-, un
Dans cet h^u-
imprimeur qui se fût risqué
le pater ou l'in nomme
pattis
25
«te
par grâce
lâ Bastille.
enferme "deux ou trois mois à
Ce qui pourroit bien
un
peu tem¬
pérer l'ardeur de nos prédicateurs par affiche
,
c'est
qu'on parle de les timbrer
encore
qu'elles sortissent de quelque cerveau timbré.
,
Le
général Luckner est à Paris, il doit fe
tendre
incessamment en Dauphine,
pour y
prendre le commandement ^de fa division.
Perxgueux. Enfin., les plus redoutables
suppôts de 1 aristocratie calotine vont être chas¬
ses de leurs fortifications ;
nos
c'est - à - dire , que
deux séminaires vont être vuidés
; l'un
être vendu au profit de, la nation
pour
l'autre
pour
qui se
trouve
attenant
,
&
â l'évêché,
recevoir les nouveaux supérieurs & les
jeunes prosélytes de la constitution. M. l'évêque pfeníe sérieusement à organiser son noiir
veau séminaire; il a
déjâ nommé le vicairesupérieur qui doit le présider : le choix qu'il
a
fait honore infiniment son
patriotisme : il a
chargé de cet emploi honorable, M. Peyíîard,
'
M
grchipretre du Bugue ., connu par sa piété &£.
son aversion pour l'ancien régime. 11 n'avoit
crier contrp
& il a passé toute fa vie pour un
jpas attendu la révolution ppur
les abus
?
des
plus redoutables antagonistes du despo¬
tisme du ci devant haut clergé, & de la con-*
duite de nos anciens évêques,
Quelle différence entre l'air franc & loyal
de1 ce vénérable ecclésiastique , & la mine h.<5
pocrite- des anciens (úpérieurs des séminaires !
Cela feus íufnroit pour faire aimer aux jeunes
s état ecclésiastique, fur-tout, si nc S
gens
fàges législateurs y joigrient un jour les agré»
îfaens
dortt
nous
avons
parlé plus haut.
II
faut espérer qu'on y viendra»
-
í—-
Nouvelles étrangères^
L'évêque de Liège , entr*autre§
ouvelles çhârgès > a jugé à propos de itìçttjt
LïEGH.
*ï
MW un impôt sur
les. chiens ; cet é<lit burfaí
occasionné de la' rumeur; le chien étant
3
fa nature l'ami de i'homme > cette capitgLXÌoji assez onéreuse a paru odieuse à tous
par
•
cmm-
qui ayoient de
ces animaux domestiques,
:
>
beaucoup de personnes en ont besoin par
ceux
.
&
.
.
i
t
état; niais tous ceux qui ont pu s'en
ont
passer
été les jeter dans la Meuse pour les noyer®
Quelques aines honnêtes, touchées, du malheureux sort de tant d'être sensibles Kc inI
nocens,
& qui n'avoient point pris part à
liégeoise , n'ont vu dans cettó
expédition cruelle que la parodie de la saint*
^arthélenii française ; ík ce délit d'une nonvelle espèce, que l'on peut appeller le cameìde»
a failli occasionner une secondé insurrection S
la résolution
'
qui heureusement a été appaisée par quelqu.s
M
patrouillés, qui ont empêché la destruction
ultérieure de ces pauvres chiens, dont beau»
coup ont eu j'efprit de
1MT
se sauver à la
nage ,
à ont été chercher des maîtres moins ingrats
k
un
gouvernement
or.e
î.6
,
d'un
évêque
d'un prince ecclésiastique.
9
Vienne. L'ambaísadeur
d'Espagne qui avoit
quitté Vienne lorsque leurs majestés Napoi
litaines y font entrées pour se rendre à Aix-IaS
Chapeìle, est de retour dans cette capitale.
U s'est marié depuis peu à une
très-vive Italienne.
tour ,
jeune, jolie Se
On raconte
qu'à son re¬
il a couche' à Francfort, où, comme
dans toutes les villes
d'Àllemapne, un erreur'
.
annonce
v
.■
toutes
U
.
'
les heures
pendant la nuit.
L'arnbaffadrice qui ignoroit cet usage, éveilla
son
mari pour
fioit.
C'est, répondit celui-ci, pour réveiller
les époux ,
lui demander
ce
qu'il figni-
St il s'éveilla. Une lieurè après ,
le même cri fit faire la même
question. L'am-
bafíadeur, qui avoit envie de dormir, répon¬
dit
brusquement : c'est.pour réveiller les voi¬
sins. Ah !
s'écria FamhaíTadrice
,
l'heureufe*
invention ! le charmant pays que l'A Ile
magne.
Tournay. Nous attendons ici les
parle¬
mentaires de Paris
St de
toute
la France j
Fon retient des
loge mens; : déjà des présidens
à mortier sont arrivés. M.
.
-•/
-sry à
-
,
• .
.
.
'
'
.
r
revient de Bruxelles ,
Gilbert-de-Voisins
7
•
.
doit convoquer ici 1«
parlement de Paris, M, Seguier a été voirie
prince de Condé à Vonns
rendre ici.
-Au
premier
%
&c va ausii se
moment
,
on vous
expédiez a des pays - bas Autrichiens un bon
arrêt de la
du
Parlementt qui cassera
tout ce
que la nation aura fait : ainsi du nord,
cour
1
des arrêts; du midi ,
des brefs ; la pauvre
France
entre
de
va
se trouver
deux feux.».»
papiers qu'on brûlera à Paris.
La rage
ici
en
taille ,
des aristocrates Français qui sont
grand nombre fans compter la vale*
,
est incroyable.
Voyage du Pape en paradis\
En
ce
temps, la, le pape dit aux princes
des pretres : en vente, en vérité, je vous
ìjjf d^s z voila une assemblée nationale qui me
58
donne, bien de rembarras ; elle veut faire jurer
nos
frères de France d'observer les préceptes
de
rëvangile , d'être pauvres , humbles &
pieux : ferment abominable qui blesse & la
religion & leur conscience. Us ont recours à
ma
sainteté dans ce
vous demande*
péril extrême
,
& moi je
conseil. Les princes des prêtres
répondirent ; Saint - père , lancez
d'èxcohumicàtîôn
contre cette
une
bulle
assemblée na¬
tionale. Et le pape dit :
mais si je les excom¬
munie, ils me prendront Avignon; les prin¬
ces des prêtres répondirent : saint-père n'ex¬
communiez pas; & le pape dit : mais si je
les laisse faire, voilà mon autorité perdue,
&£
je fuis un pape fans papauté; les princes
répondirent : faint-père excommu¬
des prêtres
niez ; & le pape
dit : mais si je les faòhe l'
révoqueront la donation de Pépin ; les
princes des prêtres répondirent : saint - père
n'excommuniez donc pas. Alors le pape dit :
allez vous en tous au diable. Là-dessus, il
ils
sortit du .consiìloire •& fit venir son bon ami
îe cardinal de Pompadour.
Celm-ci luî à S
l'affaire est difficile, & je ne sais
au monde
que la Sainte-Triniré qui puisse vous
saint père ,
en
tirer. Je
vous
à elle. Le pape
conseille de
vous
adresser
dit : je le serai. Sí auíutÔt 9
fes trois couronnes y sâ
s'étant fait apporter
belle soutane de dentelle à ses pantoufles des
dimanches ,
'
-
.
'
v
-
il s'acheniina vers le paradis#
v_ ' --.
,
'•
_
j
■ - ■ /
'
1
• '
il voulut faire usage des
de S. Pierre ; mats lé sort g verse- par
Arrivé à la porte 9
clefs
Jules, les Grégoire A les Ooniface , &c»
les avoit rouillées, & elles ne purent entrer
dans lâ ferrure. Alors le saint père frappa
les
avec
.
fa croix ,
& saint-Pierre lui répondit 5
qui est là ? Et le pape dit : grand saint, c'est
de vos sucesse-urs. Mais Pierre regardant
un
par
Je
le trou de la ferrure, lui dit : tu mems.
n'étois qu'un pauvre pécheur , & mon
successeur ne porte pas des habits si
tiques. Et le pape die : grand saint , je
porte ainsi qu'on me les donne , & .de grâce
ouvrez moi,
car je
!
-
zà
âáîíít Pìërré òuvrit ; maïs voici bien m iixirê
-
Embarras. La porte du paradis èct
& le
fort étroite
5
saint-père nourri d'anfiares déports^
droits de çôre-inòrtê
dépouilles vacat
,
,
droits
,
ceíifaux, &c. éfoit gros dominé un
muid. Saint-Pierre lui dit: mon sucesseur, si
comme
moi, pauvre pêcheur , vous n'eiiffiez
ínangé que qúèlqùes gougeons
,
vous passeriez
plus facilement. Le pape dit' : seroit il possible
d'abatre un pan dê muraille, poúr me faciliter
Fentréè ? Saint - Pierre dit : vóus passerez
vous
resterez à la porte.
,
ou
Alors Saint Josephs
qui se promenoir aux environs, vint à eiix &
dit : Monsieur est tiâp gros,- d'un
coup dé
f aboi,
ce
fut
je vais le rendre plat comme une punaise f
qu'il fit, & le pape passa. Aussi-tôt qu'il
entré, tous les saints, les anges, &c0
furent fort étonnés de voir, un
pape, car ils
fc'est avoient jamais
plus vu,
Le pape
comparut devant ' les trois per¬
sonnes divines j leur conta ses faisons
y
on
le#
fî
favcít
d'avance; mais il kut si peu satisfait:
de leurs
réponses, qu'il se retira en diíant ;
Voilà une assemblée nationale bien
terrible;í
tout
le inonde la redoute. Mais allons, iî ne
faut pas désespérer. J'ai encore des excommu¬
nications & des interdits pour mes
ennemis,,
des indulgences 5c des agnus pour mes soldats,
A
VENDRE.
La
ci devant
seigneurie' dtf
Verg avec toutes ses dépendances, située à
trois lieues de Périgueux : on pourra s'adresser
les détails & étâts des revenus, fur les
lieux à M. Chapelcu S. Pey ,
régisseur ; 5c
pour
,
pour
les offres- du prix, à M. Dubouché
notaire , demeurant dans cette ville.
Conservation des hypothèques.
Dlfirìiï de Périgueux.'
lór.
Du 13 juillet
1790, pardev. Reycly ^-
K, vente par Jacques Deschamps, demeurant
íi
â !â MLitíouoerie , paroisse de Sorges, au f
fit de Martial Marty , demeurant
à Fontamiel,
paroisse de Ligneux, líìoy. 600 liv.
le 30 mars 179t.
ioíi Du ì8 ffiârs
Déposé
1791 ' pâtdev. Brugièré#.
N., vente par Antoine Massòubre , au profit
demeurant à. Chaîaniád ,
moyennant 120 liv. Déposé
le ' 31
•*'->
í' ..." thidit.
de Sicaíre Négrier,
-
■'
.
203.
'.
jfe.- *
,
Du 5 mars 17,91, pardevant Bar-4
á'Ber¬
nard Bariassou, demeurant à Bourdeilíe
but, N, vente par Guiiíaine Garnaud
moyennant íào liv. Dépose le 4 Avril.
2Ó4,1 Du ï Avril 179i,
pardevant Du«
boúcíiá, N. vente par Pierre Maufus à Pierre
JLavergrie , demeurant à Périgneux, moyennatíl
750
liv. Déposé le 15 d
