FRB243226101_P2-447_1791_021.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
du
.département
DE LA DORDQ
Du Dimanche 29 Mai
1791 ;
Liberté & V
rAvìs
citoyens„
aux
'Citoyens patriotes , ne vous laflez pas
á'instruire le peuple des campées : il faut
lui
apprendre qu'en qualité d'hontoe 5 il a
des droits
.imprescriptibles ; qu'en qualité de
peuple, îî est souverain ; & qu'a Tappui de
«f
-Ai
-J
'
A
A
V * y.
J'Á Â
lôix
il doit vivre <k mouiir libre. Iî raùE
Ô~Ì - '
'•
»
>
;
•
'
;
'
■
t
.
;
3
lài apprendre
qu'il existé essentiellement unè'
ligne de démarcation' qui sépare ía liberté dé'
fe licence & du désordre / qu'il aeá
pas dl'
droit fans devoir, 5c
qu'U n'est pas même
de liberté lans une obéissance entière à la loi
„
fans le respect le
plus absolu pour la justice s
il faut lui apprendre enfin
les loix à la balance
son
que,
loin de peser
de ses préjugés ou
de
intérêt, ce qui seroit en préparer la ruine
& déchirer le sein de la
patrie, la loi doit
toujours être au contraire pour le peuple, ce
qu'étoit îe Jupiter tonnant pour Phidias, après
'«T
'r1
r"
qu'il l'eut créé : il faut que le peuple fasse
la
ìo'k9 & qu'il se prosterne ensuite devant
son ouvrage pour
l'adorer.
'Administration dû département
Aucun arrête ,
délibération
,
ni proclama*
tion du directoire du département n'étant par*
venus
notre
à
notre
dernier n°.
cònnoiflince depuis
nous
défilions suivantes»'
notre
y suppléerons par
tes
\ ' •
\
%
^
—
>
Réflexions fur les qualités nécessaires
à un administrateur,
s^érìtíeîtíéte
charge d'ùrï administráteur
6c s'unit à tour. Elle est presque toujours
La
dans lè cas d atteindre les hommes q>ar le
p'íés
ressorts,,
L'efprit d'intérêr 6c l'attàchement à îá fortune ,
sentimens personnels sont les ennemis les
plus redoutables des meilléúres institutions
actif & le plus immùâblè de tous les
V
,
ces
publiques;
C'est fur-tout dans ce moment cjtfòíi féssèní
vérité ; on áp perçoit à chaque instant
îes difficultés qui naissent de îá diversité des
Cette
intérêts dont toutes les
font
classés des' sociétés
préoccupées;
nobles Sé
privilégiés, les financiers, enfin tous les hom¬
qui v-iv oient des abus de notre ancie.il1
Les ecclésiastiqueslès ci-devant
mes
go'uvertementV- dominés ies uns'
6c les DDW
%
par f habitude continuelle des mêmes
réflexions
défendre, la
considèrent, fans pouvoir s'en
des actes de
piup.ait
,
^
-
X" t
■.
manière particulière
ture
Fadministration d'une
-
.
" 1
'
à leur état & à la
de leur fortune
y & tout
ce
m-n
na¬
qui ne fa¬
vorise pas leurs
systèmes est un vaste
de réclamations
& une source
champ
d'oppositions
continuelles 5 tandis
que Fancienne îndiffe-
rence
de
laiffoit autrefois un
libre cours
Fautorité les plus
ét'onnans.Ûne multitude
de
cette
aux abus
d'obííacles naissent encore
variété de
la nouvelle
formes &
d'usages que
constitution n'a pas encore
déra¬
cinés. Elles jettent*une
vacillation dans toutes
les opérations
de
tous
ceux
qui entretient les
oppositions
qui ont entre leurs mains
9
ques moyens de
C'est à
résistance*.
travers
toutes
ces
quel*
difficultés que
administrateur. Quel moyen
peur*
iî
employer pou? les surmonter ï Un
cœur
droit ne suffit
pas toujours
pour assurer ses
marche
un
5
Cette marche simple qui sied à tout,â
politique, à la conduite morale, aux di¬
pas«
la
verses
transactions
avec
les
hommes ; cette
marche
qu'indique fans peiné à une a me
honnête les principes-' d'une
généreuse éduca¬
tion,
peut être suivie
avec
n'en doit pas moins être
succès ; niais il
pénétré que ses prin¬
cipes doivent se soutenir contre les temps &
Raffermir au milieu des obstacles.
La
vertu
nécessaire à un homme en
place
n'est pas une vçrtu commune.
La moindre
foiblesse, la moindre exception deviennent
souvent une tache qu'on essaye en vain d'ef*
fàcér. Les hommes font susceptibles d'enthou¬
siasme , mais ils ie font ausii de
préventions
défavorables
se
qui naissent rapidement &
ne
dissipent pas de même : car dans le tour¬
billon du monde, où les distinctions, les nuan¬
ces
&. les explications doivent nécessairement
échapper ,
n'obéit pas long-temps aux
premières impressions; d'ailleurs peut-on se
le dissimuler dans cette fuite de sacrifices quH
on
H àtu commande ; on a besoîn pour fe fávfè
îenir d'être encouragé par une idée de
perfec^
tion
qui vous attache & vous.lie,
par une
comme
forts de culte.
Cependant , à mesure qu'un homme s9est
fait une réputation d'une grande honnêteté*
on devient
plus rigoureux avec lui on le
fuit dans toutes ses actions, on le
compare
à lui-même
l'on exige qu'il soit fidelle a u
modèle qu'il a donné ; & dès la inoindre
3
,
faute dont
on
à le ranger
dans la çlaífe
le croit coupable , on est prêt
çommune
& s'af¬
franchir du tribut d'estime, dont la coníîw
nuité devient pour
la plupart de
ceux quf
fy soumettent * pne fatigue pu un çnnui.
'
Souvent
auffi ,
tandis
p'écoute que son zèle
,
l'homme quj
mesure des veux
que
^arrière , & ne compare les obstacles qu'avec;
fa volonté ; tandis qu'il avance
les sentiers qu'il
s'est frayé ;
d'interpréter
íçs a&ions, l'adreíTe tend ses pièges, Fenvïe
ourdit fa trame les préventions se préparent,'
le événemens se lient, 8c celui qui avoit mis
fa confiance dans ses sentimens, 8c qui avoit
,
Reposer fur la pureté de ses intentions ,
ou fur
l'éclat de son zèle
aperçoit, mais
<osé se
,
trop tard , que l'abandon , la
mouvemens
d'un
font
autant
comme
chanceté & la
cœur
franchise 8c les
fier niais
de moyens
honnête,
dont la mé¬
jalousie savent habilement se
servir pour courber celui qui s'élève, 8c pour
amener fur
le bord du précipice celui qu'elles
font impatientes
Ces
de voir difparoître;
sujets d'inquiétude trop bien fondés 8c
véritablement alarmans pour
celui qui doit
protéger les intérêts des peuples
dont iî est l'élu
qui est chargé de les con»
duire à travers toutes les difficultés qui nais¬
défendre Sc
,
l'avertiiTent
qu'il ne ne peut se flatter de réussir, s'il ne
sent
dans
ces
temps orageux ,
fe distingue par les qualités- suivantes ;
ïî doit à la fois
®Çi'
éclairer , calmer Sc
guide?
esprits ; il faut que par une conduite coht
les
fïmment sage, juste &
bienfaisante, il tem¬
père faction des intérêts
particuliers, en les
ramenant. insensiblement' à
&
aux
fefprit de société
idées d'ordre
public, II faut fur-tout
que par une
inquiétude active & continuelle
ì\ excite la
confiance, cè sentiment précieux
qui unit favenir au pré/ent, qui donne ridée
de là durée des biens
&C du terme des
peines ?
& qui' devient le
bòòHeur
des
plus sûr fondement du
peuples»
La puiíiance de la
raison
Pafceqdant défi
qualités morales, ont une force invincible
^accroît chaque jour. La confiance '
-çtabliô, tout devient facile & semble
II faut donc
vertqs
vraies ;
pói|r faire
s?applánîf0
impression que les
d'q n administrateur soient
parfaitement
il faut qu'elles se
développent íaqs
par cette vertu qu'on lutte avec tram
les passions des hommes, St qu'oïl
^contre
reste Inébranlable au milieu de leurs injustices.
II renoncera à toute reconncissance
parti*
Fulière,
est
parce qu'il
n'en méritera point s'il
toujours juste ; mais il se pénétrera de
^ Vidée- de
bienfaisance universelle
qui
sentimens, St qui
avertit de défendre l'intérêí
général, contre
les usurpations de l'intérêt
personnel.
cette
étend les devoirs
Un
contre
St les
tel homme appuyera
Ze mérite isolé
les efforts de la cabale ,
de l'envie Sc
de la protection ; il cessera ensin d'adorer le
1
prestige des rangs St des dignités, dont Tivreffe
subsiste toujours au point qu'elle subjugue
çncore par son ascendant un grand nombre
d'hommes en place : mais il respectera invior
lablement tous les'droits.
Ami de f égalité,
il ne délaissera jamais l'estime
pour la faveur
& il aimera mieux que
les louanges ,
,
ces
bénédictions du peuple qu'il n'entendra pas^
i
'19? cette opinion publique quî est lente â fè
former, & dont il faut attendre les jugemens
avec
patience.
P. E. PIPAUD.
Administration des districts.
Les
biens
nationaux
qui ont été vendus
depuis notre dernier np. sont Vigne à Chan*
estimée 440 liv. vendue 905 \ìv;
Autre à Beaurone, estimée 374 liv. vendue
celade ,
3100
liv.
Champfroid audit lieu , estimé
liv. Vendu 275 liv. Vigne à Beaurone,
estimée 66 liv. vendue 125 liv. La fuie de
Chancelade estimée 286 liv. vendue 905 livfl
Bois taillis à S. Pardoux
estimé 1386 liv»
33
9
,
lieu, estimés
5)900 liv. vendue 15800 liv. Un pré à Tre*
•JiíTaç, estimé 4400 liv. vendu 9800 liv; Le
moulin de Chancetóde, estimé 5000 liv. &
yçrçdu 10400 liv. Un Champfroid audit lieu-jj
vendu 2350 liv. Métairie audit
W
Mme- Z Z 11 v. vendu 40 liv. Vigne audit
lieu, estimée 156 liv. vendue 270 liv. Mé¬
tairie audit lieu, estimée 10700 liv. vendue
21200 liv. Pré à Agonac, estimé 1500 liv»
3650 liv. Champfroid à Chancelade^
estimé 100 1. vendu 215 liv. Bots çjlâtaigner^
vendu
liv®
éestimé 264 U vendu 1475
L'asseniblée électorale du district de Péri-
convoquée par lettre du procureur*
syndic, aux fins de nommer aux'cures vac¬
antes
s'assemble cë matin à dix heures ^
gueux,
,
dans l'église des ci-devant Augustins.
Ajsemblee nationale,
y
v
• . ■ ; •.
'^■ìftjaÁà.í f 1'
Les hommes de couleur nés
de père & de mère libres , auront le droit
de se réunir dans les assemblées primaires ík
coloniales futures, pourvu qu'ils ayent les
Du IZ mal.
conditions requises,
r
W
Du 16, Les Juifs demandent
citoyens
actifs j
renvoyé
àêtrereçus
comité
au
de
Constitution,
Rapport fur Inorganisation du corps
Décret qui ordonne
que
actuels de Fasseinblée
les membres
nationale
être réélus à la
législatif
ne
pourront
prochaine législature.
Les
députés de S. Domingue de la Mari
tipìque & de la Guadeloupe, ont écrit à
,
rassemblée, qu'attendu îe décret d'hier qui
Accorde aux gens de
copieur nés de père & de
mère libres d'être admis
dans toutes les assem¬
blées paroissiales &
coloniales
d'ailleurs les qualités
futures, s'ils ont
requises, ils s'abstiendront
dorénavant "d'assister aux séances»
Du 17. Décrété
qu'il fera pris demefures
ultérieures pour
envoyer
colonies
aux
instruction explicative des motifs de
felée nationale fur le
décret
une
Tassera-»
des gens
ds
Couleur*
•
:
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/ '
í
î?
Oìl donne Tapperçu de îa valeur des
tíerté
nationaux dans l'étendue du
royaume , qu'on,
fait monter à deux milliards
640 millions.
Le roi fera
tous
les
prié de vouloir bien employés
moyens que la constitution a mis
son pouvoir
pour défendre les marchands
én
■d'argent. de
toutes
attaques & dé
toutes
violences.
Lettré du roi
â
Paffemblée nationale
^
qui notifie la nomination de M. Thévenard
à la
pîacé dé M. de Fíeurieu.
Dtí 18.
M. Thévénard ,
ministre áè 1g
écrit à l'ássembîée , & promet de
rfemployer que les pouvoirs qui lui font
confiés par la constitution:.
marine ,
On
repris Id question fur Iâ fééleâicni
des députés.
^
à
Trois projets à discuter. Le
membres
ÊOnt
)
de la précédente
être " réélus*
premier : les
législature poufe
Lé second: Lès membres d'une fegi
pourront être élus à la suivante ; mais ils né
pourront
être réélus qu'après ûn intervalle
áe deux
années.-
lè troisième : Lès membrés d'un législa¬
ture
-y** ê'
être réélus qu'après úné
pourront
ne
J
)
**
»
'
---
interruption de deux années.
priorité au' projéá
réservé lai
seconde motion comme un amendement.
L'assembléé accordé la
du comité de constitution, et a
Lés membrés d'une législature
fie pourront être élus à la suivante; mais
ils ne pourront être réélus qu'après ûn in¬
£)á
19.
tervalle de
Aucun
deux années.
êtái, profession ou sonfìiòn publi¬
législature les
citoyens qui réunissent les conditions prêt
que n'exclut de l'eligibilité à la
crites
Les
par
la constitution.
ministres & les corps
administratifs
N
lie sont
point compris dans ces articles, 8^
à leur égard l'articie est
ajourné,,
Le
renouvellement
du
corps législatif £
qui aura lieu tous les deux ans, se fera de
plein droit. & sans lettre de convocation du roi.
Chaque nouveau corps législatif se réunirasle premier lundi du mois de
mai, au lierf,
©ù le précédent
aura
tenu ses
séances»
Le corps législatif aura le droit de
tìer le
tant qu'il le jugera nécessaire, St de
Du
blées
âétermU
lieu des séances , de les continuer
au-^
20.
s'ajourner^
Aussitôt que les nouvelles assem¬
législatives feront composées de
375
membres, elles pourront se constituer assem*
Née nationale législative.
Aussitôt après la vérification des pouvoirs Z
tous les
représentans debout prononceront
peuple Français, & par acclamas
«nation P le serment de vivre libres ou mou*
au nom
,
du
rír
,
& de maintenir de tout son pouvoir
îa constitution
Lë roi ne
du royaume.
pourra pas dissoudre le
corps
législatif il n'y aura pas de troupes en deçà
de 24 mille toises , du lieu des séances dis
corps législatif, st ce n'est sur sa réquìsttiorí
A avec son autorisation.
Les
délibérations seròrìt
nécessairemgíit
publiques , &c.-
.
'
.
Gutta cavat
^
Dé
avec
-o
■'
'
lapidem non vi sea scèpè
c'aâëndoi
grands jurisconsultes on'f
prétendu *
l'abbé de Saint- Pierre 5 que le
Célibat
prêtres n'est qu'un point de discipline j
qu'il n'est point essentiel à la religion
chrétienne ; qu'il a été fibre jusqu'au concile
<fe' Trente
qui l'intêrdït à !'église latine; &
des
&
,
coinnre il est
libre' de
çhangér tons Uà
ft--.
j?oin:s
de discipline qui íiè sont que
íUtion
humaine, il est à souhaîtèr
que
ëcats
catholiques changent celui-ci, s'ils
qoivent quelques avantages du itîâriagl
íeufS prétfës, fans en souffrir aùcufi
dommagë
effectif. Cette question est
plus dtì fé©rt dé
k
politique que de la théologie, & regatdá
plus les souverains que l'égiise. Voyons d'aKorc!
les avantages
qui résulteroiënt de cette ìnncU
yationè
i°. Si cent cinquante mille
pféffes ávòténê
ensans, ces enfarís étant
mieux élevés, í'ëtat gagnëroií dés sújfèts' Sá
í'égíise des fidellësj
trois
cent
mille
2°<j Lès èccléíiastique s devant paf leur état
être meïlléursjmaris, il y auroit cent cinquante
rnilie femmes
ì
î
plus vertueuses»'
^
'' ^
1
:
II
•
--ji1-
^
*
'
..•
n'y a guère d'homnìe pòìir q'tn ìë
éélibát ne soit un écueil
& Pégìise &îf|i%
àn grand scandale de rincontinence d'un
,
'
,
0:
.
pendant qu'elle ne retire auctíflf
avantage de la continence de tous Iss autresindividu ,
4°. Les embarras du ménage font utiles à
qui les supportent, & les difficultés dtt
célibat ne le íont à personne.
ceux
5°. Cent cinquante mille individus
forineroient cent
ce
mariés
cinquante mille familles,
qui donneroit i 5 mille habitans de plus par
& quand on n'en compteroit que dix
an ;
mille
,
nous aurions
éncore un million de
Français de plus dans cent ans ; d'où il fuit
que fans le célibat des prêtres , la France
aurok cinq millions d'habitans de plus, à
compter feulement depuis François I j &
chaque individu valastt par an à Tétát, fui*
vant
le calcul d'un Anglais ,
noie de France , nous aurions
zi6 l!v. mo«
dans la circu¬
millions de plus. Nóus savons ,
j,° que le peuple a une vénération d'habit'ade pour les célibataires religieux ; mais lés
Hollandais, les Anglais, & atitresprotestant
lation 956
.
MHW-îls moins leurs 'ministres pour
mâriéso
prétrès orifc dáns le célibat pltls
à tèmps à donnèr à leurs fonctions ; rflaìs
Lès
l°*
rròuvent bien le temps d'èleveí
ieurs êhfans & de gouverner lêtíîs paroisses*
les protèstáns
áùrtìhi éîritj
ënfans'j peu de fortune &t bèâúcoup d'ëitìbaí'
i
mais célúi quï së préfèhtè aux ordres ^
3°. Des curés dé érèfìte ans
t-
•
.
"
rasj
Aura
son
bénéfice 6t la dot de fa fémme z
& le bénéfice
pourfòstt féprëfentef
dafís tous les cas ûne
profession qùelconqùè^
la dot
dont la
fortune còmmeiïcè ávêc lenteur
àe finit pas
i*»
êg
avec lui»
Lé célibat est dé pu ré difapTiríè'
éccîë^
fîastiqué $ St ors* peut Páboliró
2-^.
C'est ûne affaire de
mveráins peuvent régler»
J9» II fèroit âvatitageu^ que cette
difM
.
V,
■
•
2©
,f>îfne fut charfgée i car taut s'en faút que lê
céfibat forcé
nête
i'emporte fur un mariage hon¬
qu'au contraire il n'y a point d'éta=»
bliffement qui ait plus décrié Tordre
ecclé¬
%
siastique
,
qui ait causé plus de mal à la reli¬
gion & plus de' douleur à tous les gens de
bi'er), parce qu'il a été pour les prêtres ûfle
occasion de débauche ;
Moins
aussi ne feroit-il pas
avantageux à la société qu'aux ecclé¬
siastiques eux-mêmes de leur rendre leur anci en droit,
de se marier à leur choix,
II feroiî
plus honnête de leur voir remplir chastement
les devoirs du mariage ,
engagement
fouiller par
que
de contracter un
supérieur à leurs forces, & fe
les plus honteux déréglemens»
Le
'mariage des apôtres est nécessaire ; il
est égasement dans le sens de la
religion &C
de la révolution; il fera
décrété, mais i'1 fera
vive.ï&en-f- combattu par ceax<mêmes dont
îa
vie
a
été la moins- exemplaire , & qui
ont se
íaieux su fe soustraire aux rigueurs cîe lâchât
M
tete;, & c'est bien juste ; îls ont pu fe passe*
de la permission,
les autres
ils murmureront de ce que
profiteront de son bienfait.
Nouvelles du. jour.
Marseille. Un jeune homme veut s'em¬
barquer à Marseille pour lTtàlie
,
ón lui de-?
mande son
paffe-porr ; ií n'en a point : il faut
pourtant
que
je
Adressez-vous à la
parte.
municipalité, lui répond-on; il s'y rend.. 0'
Messieurs, dit-il
,
je voudrois m'embarquer
pour i'haiie. . . Comment vous nommez-vous?
Auguste Frédéric. .. vous n'avez pas d'autre
non
Messieurs. - Vous appartenez
nom?
à
,
quelqu'un?
Gomment
.
Assurément
Messieurs, '1
,
.
.
Etes-vous
s'appelle votre père ? Georges',..
du département des Bouches dus
Rhône ?
Non ,
partement ?
Messieurs..
.
De la Tamise...
De
quel dé¬
Quelle est la
profession de M» votre père? 'Roi d'Angle*
u
Lf cpmmîs qui n'avoît pas seît attait*
tio.n au nom du département, se réveille H.
la qualité du père du jeune homme, & fan?
se déconcerter, délivre un passe?port à M»
Frédéric Auguste, fils de M. Georges, du
département de la Tamise... Monsieur, voise
yotre pafìserpqrt j bqn voyage j
Mrs...
•
Ruffec.
Notre garde nationale. ' s?est afi?
semblée le 26 avril sur la place d armes, &
drapeaux déployés: chgcup 3 juré individuels
lement ,
qu'aux première? tentatives faite$
ennemis, de même qu'au premier
coup de fusil que les lâches oseraient tirer 3
on ssemparéroit <se tous ses prêtres du canton
réfractaires à la loi, ainsi que. des aristocrates
par
nos
qonnus, pour se? mettre seps armes à la tête
du
bataillon.} afin de recevoir le juste prse
çìe leurs démarçhes ês de leurs tentatives*
Argentan. Les habitans de
cette
ville
fonsidérant qu'un pape assez ose pour les me?
fseçer de }'çxçoipiuniçatipn 2 ne yalloit
se
«5
fît pour le brûler les fralx tfutfi
mannequin, ont arrêté de brûler une pie â
fa place. Son procès lui a été fait & parfait,
peme qu'on
auquel
elle
répondu constamment pie î pie î pie l
qui signifie en bon français : je fuis un fou ,
après avoir subi un interrogatoire
fer
a
ce
un
sot, un extravagant, un
fourbe, un hi-
pocrite, qui, de concert avec les évêques
pies de France , ai voulu allumer une guerre
civile ; après avoir été récolé , confronté avec
son bref, Si après avoir persisté dans Paveu
vive avec un
écriteau dans son bec, pòrtant comme le man¬
de son crime , elle a été grillée
nequin de Paris, ces mots : fanatisme, guerre
civile. Ses cendres , ainsi que celles de son
On a
craint qu'en les jettant au vent, elles n'infec¬
tassent Pair & n'occasionnassent la peste.
bref, ont été jettées dans une citerne.
Tulle.
Le sieur Masseî,
capitaine du ré*
enfin d'ex¬
giment de Royal-Navarre, vient
pier fes cruautés. II se faifoit un jeu
pro«
1/ap r-itnxranc
A o imlffîîlfpr lêS fitìfâllS *
de
^AstlIPi*
fk de poursuivre ceux qu'il rencontroît â ceups
de sabre
çie
pistolets, L'iíppupité &
'
peuple renhárdiffoient de plus
en plus.
Le neuf de çe mois, à dix heures
ou
.tolérance du
fia soir
il rencontre près du pont9 un noms
^
îné
Borderie, menuisier, chantant ça ira $
il tcfeïbg fur lui â coups de sabre, le laisse
presque mort ? & l'eût tué s'il n'eût entends
t
accourir
aux
cris du malheureux
secours. Au
à son
récit de
îe lendemain matin 9 le
qtii appeloit
cet attentait 9
h
peuple s'assemble
Lçs corps ad5
demande à grand cris l'assaíììn.
irùmstratifs
reqièrent les chefs de la garde
ïiariònale. ;
ou
fait battre, la générale 3 mai?
pendant ce temps
son-où
,
îe peuple se rend à la mai¬
logeoit .Massei
9
qu'on découvrit après
h-.-n des'recherches ? caché dans les latrines
f
i3 en est arraché ; les administrateurs
qui arrig
Vent, esperoiespt îe sauver; mais Ja
faysse n.ou^ejîe de la mort du menuisier ayant été an-
-Poncée
,
rien ne put' arrêter la fureur dy peu-
pie r Massei tombe & qxpire sqys les coups
.
.
î,
I
qui lut font portés. Sa fureur satisfaite, 1@
çálme s'est rétabli.
Paris.
-
Le
légat du
toi du traitement fait à
sainteté
pape
s'est plaint au
Pimage sacrée de fa
qu'on s'est permis d'orner de fes
,
habits pontificaux
, & de brûler au palais
royal.
Dans l'ancien
régime, cette profanation eut
été suivie d'une
nées à la
séquestration de plusieurs an¬
Bastille^; mais fous le nouveau ou
l'on n'aprécie le mal
positif, queiqrfcpul frappé
directement fur j'individu ; c'est une affaire
de
police, a dit le roi j acbelïez^vous au dépar-?
terriens. Le
ment en
y
nppce a vue couru
demander vengeance : vous
départe¬
pouvez
croire , a répopdu le président ; quand le
pape aura réparé
les
au
l'infulte faite aux Français 9
Français répareront l'infulte faite au pape*
La
grande ressource des aristocrates pour
effrayer le parisien est de supposer'des réqui¬
sitoires des princes
Allemands, des déclarations
M la diète 7 des brefs du pape : hier on
,
errais
parlement, séant â
Tournais Personne n9a été.dupe de la super?
çherie, & personne ne Fa acheté.
dans les rues, arrêt du
grenadiers de POrâ*
toìre occasionne toujours une très - grands
1
Le licenciement des 14
1
j
fermentation , sor tout
depuis que Ton fait
qu'un de ces grenadiers congédiés a été trouvé
poyé, & qu'on eroit qu'il a préféré terminer
fa vie, à subir un pareil déshonneur.
Dans la íéance du 11
mai de la société
des amis de la çonstitntion séante aux
jaco¬
bins, il a été fait lecture d'une lettre en
tification de patriotisme de M. le
jus¬
ci-devant
commande»
de Famée du nord, lequel avoit signé
précédemment une protestation de la ci-des
noblesse de Bretagne ; ( on a voulu dire
de Périgord). M, la Roque assure, que,
lorsqu'il sera arrivé à Arras, il prêtera le serment
civique. Le membre qui lit cette lettre fait la
potion que le comité de correspondance écrive
çomte
nient
vant
de la Roque, nommé au
m nom
de la société, à une société affiliée
la justification de M. la Roque ? la íç>A
çiété passe à i'oráce du jour.
pour
patriotisme est à son coinblç
chez nous : les mousses, espoir de notre ma?
ïine, viennent de faire leur preuve de ci¬
visme en dénonçant dernièrement à une des
séances des amis de la constitution un nom»
mé Ducompas, officier au régiment ci devant
d'Artois, embarqué'avec eux fur la corvette
la Mouche
pour passer en Amérique. Cet
aristocrate s'étoir pennis de déchirer à bord la
pocarde civique & de la fouler aux pieds,
fe croyant sûr de l'impunité, parce qu'il n'ayoit de témoins qu'un de ses camarades &
ces petits citoyens qui ont obtenu les plus
vifs applaudissemens de la société. Elle a jugé
A propos de nommer une commission chargée
de lui indiquer s'il y a lieu à dénonciation
Brest,
Le
,
,
,
-
•
ou
non.
L'affaire
V ■-
"
a••• été,reconnue
:
- •
.
..
■
très-arave
'•
O
-
K: l'ecciiiateur public en est actuellement GH,
PÈRIGUEUX,
Nos aristocrates tiennent
bon, & n'affiste.nt point aux offices divins
dans la cathédrale. Ils ne peuvent pas s'ac¬
à voir un
évêque prier Dieu, adMinistre r les sacremens prêcher
&c. lîsne
peuvent pas lui pardonner de ce que dans
les instructions qu'il fait journellement au peu¬
ple, ií cherche toujours à inspirer l'a-mour de
coutumer
,
,
la constitution à fês auditeurs ; en conséquence
ils vous le regalent,
dans leurs sociétés, des
épithètes honorables qu'ils savent si bien pro¬
diguer à tous les patriotes : il n'est pas jusqu'à
leurs femelettes, qui ne répètent , fans -savoir
cela signifie, c'est un incendiaire. D'aiîleurs, dit quelqu'un d'eux , «h évêque dorst
ce que
les ancêtres nia voient ni
terre en
justice
,
ni
armoiries, est-il un évêque ? Non „ disent tous
les autres en chœur : les bénédictions du peu•
✓
^
pie dont il se'fait chérir, sont bien capables
de Je dédommager
de leurs propos.
Dimanche dernier, notre
garde nationale
íoùs les armes 7 & assemblée pour sés exercices
Ordinaires
& à la
,
-voulut aíilfier en
corps â vêptèé
bénédiction, pour remplacer le vide
qu'y font les aristocrates. Le Bon-Dieu ne
tien à
cet
Nouvelles
étrangères*
royaume de France
Treves. Les
"
en,
loterieq
contre-révolutionnaires fbtií "
reconquérir la France, que
si certains de
tVant pas
perd
échange.
des fonds assezT considérables pouf
treprisé de la conquête' iîs ònt avisé
9
la
s ne
contre-révolution paf
connoifíons pas encore bieíi
la plus
été offerte à la
est pas un lot
belle loterie qui ait
cupidité humaine
?
maiá
qui n'équivale le m cille m'
de la loterie
roya-le*
est divise en quátrèo
$ìrigt-trois lots majeurs , chaque lot á depuis
trois jusqu'à nèuf sous-lots* Lés sous-lots ont
diacun une infinité de pëtits lots , ensorte que
]e plus petit fera par exemple d'un bòurg ou
hameau, garni de ses paysans, krtnQS , bëâktàrg
íë royaume de France
gibiers^ ôcc®
moîsts considérables
à on aura plus òu moins de chances pour
foi. Chacun fera une mise , hors pour les frais
préliminaires j il faudra être aristocrate pour
s'y intéresser, attendu que c'est poúr récom*
Lés misés feront plus óu
penser le patriotisme des émigraíis ^ qu'^u a
lûuvert cette
souscription*
de Fraricé , Ì%bbê
de S. Bertin qui a imaginé cétre loterie ; il
fait lúi-soême pour lés frais préliminaires
seulement, une soumission d'un million, dons
quatre cent mille livres seront reniis à la pre<
ífmère victoire
& les fix cent millé autré
C'est ùn ancien bénéficier
a
,
livres
à da fin de la
contre-révolution. Or
3
íîe
§ï
procédera au partage des lo'táj
qu*áprés
que tout ce qui respire en France aura été
niassacré , parce que Ton n'aura plus d'inquié-*
îudes fur les réclamations. Les a gens de change
supprimés par f assemblée nationale, seront
chargés des négociations ; il faudra s'adressef
à eux pour connoître les conditions de cettg
loterie,
Tou'K N AY. Úrie foule de réfugiés
Français*
parlementaires, ci-devant nobles, ecclésias¬
tiques arrivent journellement ici. Chacun vat
se Cantonner ensuite dans les
Pays-Bas à tri»
chiens, beaucoup vont à Bruxelles. Toute
communication est
interrompue entre nous §c
lá France ; on ne laisse passer
personne ; trois
cent mille hommes sont
répandus dépuis Fumes
jusqu'à Luxembourg. Attend-on que ces bar¬
bares aient innondé la France » pour envoyeî
Nne
armée sur ces frontières*
•,
^
Conservation des hypothèques*
Difirìtt de Périgueux.
Mz. D« 2.0 avril l7Ii, pardevant
\
j
5*;
Françoise Foucauá Zà
fyërgne, N. vente par
Léonard Nadal, demeurant à Trigoriànt à An»
à'Firigueux, moyens
íiánt 389 liv. Déposé le 22 avril 1791.
toine Ficoii, demeurant
Du 26 avril 1 791 ,
206.
pardevant Frui¬
Charrière à Pierre
1^. vente par Sicaire
Besse, demeurant à Marsaneix , mòy.
tier
,
312!,
Déposé lé , 27 dudît,
207. Du 26 avril 1791 , vente
paf Jean
Ioussavi, dem. à S. Gerac^ à Pierre Trápi, dern^
â périg. moy. 350 liv. Dép. le 28 dudit.
AVI S.
\
de
Ver
avec toutes ses dépendancessituée 4
trois lieues de Périgueux : o.n pourra s'adresser
A
vendre.
Là éi-devant seigneurie
g ,
détails, & états des revenus, fur les
lieux, à M. Cha'pêloiï S. Pey , régisseur ; Si
pour les offres du prix, à M. Dubouché $
pour les
Ville.
Un
joli domaine situé à "Clavieras, pa¬
roisses sainte Marie.de Chignac, assorti en
fcois châtaigner & bois taillis.
S'adresser à m. Fourquery, secrétaire de M0
notaire , demeurant dans cette
tres
,.
ìt procureur
geíiésal-íyndic du Département*
