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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
jOURN.ÁL PATRIOTIQUE
DU

DÉPARTEMENT

DE LA
f

;•

DÚRDOGNEi
*

Du Dimanche

••

j

v

v



••

.

-j '

Juin 1791.

Liberté & Vérité»

'Â D M î N1 S T R. A T î O N",

-

Nous avons emprunté-ce que nous avons

dit dans notre dernier n°. fur les qualités né-»,
cestaires à un administrateur 0
M. Necker fur

dë Pouvrage de

Padministration des finances»

La conduite- de ce ministre n'a pas tíé^con*.
forme.au plan de conduite qb'il

fembloit s'étrg

tracé à lui rnême ; mais il ne s'en fuit pas moins

\

2

& qu'if feroît infiniment
avantageux * nori
seulement que tous les fonctionnaires
publics
en

fuííent

ont recours

pénétrés , mais encore ceux qui
à leur autorité :• ils
déviendròient1

moins ardents dans leurs
n'en feroient

aucune

sollicitations, & ils

de nature à

mettre

administrateurs dans la dure nécessité de
'

toujours

contre le

vœu

de

Lc de nuire à leur intérêt

risant Fintérêt

des

lutter

leurs-^iministrés

général, en favo¬

particulier, II y a une vérita¬

ble injustice à accuser de
corruption ceux que
l'on a corrompu , & on est fans
droit pour
cela. II y a même une sorte
d'indignité de

reprocher à quelqu'un le mal qu'on lui a fait
commettre. Si donc , la

st les droits des

constitut:on s'altère ,

nations

sont

violés, ce n'est

pas toujours les agens du pouvoir exécutif

qui

font coupables , c'est
plutôt l'effet de la cor¬

ruption générale. Animons-nous de l'amour de
la

patrie qui interdit à tout citoyen d'écouter

son intérêt particulier
,
mais

encore

qui Fo-

blige à être toujours prêt à en faire Iè sacrifice

í
âtix besoins de fa

patrie ; qui lui apprend à

rechercher, à ne s'honorer que des

ne

récom¬

penses bien méritées ;
qui lui fait regarder

comme

un

vol fait à fes

place dont il nè
salaires qu'il

tous

concitoyens toutë
remplit pas les fonctions
9

reçoit fans avoir une fonction

dont ils dóiveht être le
prix ; &í soyons con¬

vaincus que ,

.

qûand nous

verrons ces
prîri—
cipes former le caractère distinctif
de notre

station , iious ne
craindrons
tion dés
agens du pouvoir

n'aurons rien à redouter
tion

plus la corrup¬

exécutif, & nous

contre notre

constitué

a

t*

Nous nous áttachòns â

recueillir & à trans¬

mettre

tout ce

tracer

dignement le devoir dès

sources
nous

qui nous -parois propre à re^

citoyens ; les
étrangères dans lesquelles stous

paroiffent fôuvènt
préférables à

puisons,
ce

que

dirions d'après
nous-mêmes
& ncu*
sommes persuadés
que nos abonnés
\n'y;

nous

,

perdent pas»

Administration du département.■
"r*

Le

directoire du département de îa Dor-

dogue vient de publier
une
adresse aux ci' '
" ■(
toyens de ce département, relative à une dé¬
libération du club de îa société de* amis de
la constitution de Périgucux , dans laquelle
V

.

on

rend compte

t

••

des circonstances qui ont

précédé, accompagné & suivi sévénement
qui a. eu lieu dans cette ville, le dix-sept
du mo-is'd'avril dernier.

Nous

avions ['honneur de

présider cette

pris cette délibération ;
nous sommes membres d'une administration

société

lorsqu'elle

a

aussi attachée a Inexécution de îa loi, au main¬

bon citoyen

tien du bon

ordre,

doit s'être ;

& nous sommes très-convaincu

du

que

íout

respect qui est dû à l'autorité légale. Cette

profession de foi confirmée par notre conduite.

hous

a

fait désirer que le directoire du dé"

partement. pût détruire les impressions que
cet écrit a dû produire dans le public. Ce¬
pendant, nous déclarons que ceux qui diri¬
gent le club de Périgueux , de même que tous

qui le composent, se sont imposés la loi

ceux

dans leur écrit
qui ne pût être prouvé juridiquement Sc par
témoins irréprochables.

de

ne

)

rapporter aucun fait
«

#

Lorsque nous avons lu le début de cette
/

de voir que
le directoire du département s'est mépris sur
récrit dont il se plaint ; autrement, il auroit

adresse , nous avons été surpris

la société se borne à iendre
compte , pour ce qui le concerne , de l'opinion
publique sur laquelle il nç prononce pas.

reconnu

que

Quant aux faits relatifs û l'événement,1
désirerions, autant que les membres de
/

-

.

nous

société des
trompée; ÔC

^administration supérieure , que la
amis de la constitution se fût
nous

sommes garants pour cette société que,,

2K
tout

odieux que puisse être le rôle

piateur, justifiée par ses

intentions, elle vou?

droit en être
coupable j mais il
d'errer

fur

des

de caîòmî

faits d'une

est impossible

notoriété

auíïl

publique.
Nous dirons même avec cette
]e directoire du

franchise

,
'

cm s
X

département ne peut pas dé¬

sapprouver, puisqu'il respecte la liberté des opi¬
nions & que nos réflexions sont dictées dans
son

intérêt, que nous avons regretté de ne
pas voir lès faits publiés par le club combattus
& détruits.

Ce

n'est que de cette manière

qu'on parvient à prouver qu'ón est calomnié.
S'il suffi soit de démentir
un fait

pour

se croire

justifié, ií faudroit convenir que le témoignage
de dix

personnes qui affirment dans leur propre

cause ne peut

pas raisonnablement être balance

celui de cent cinquante personnes désin¬
téressées; car on n'accuse pas la société des

par

amis de la constitution d'avoir été
chez M.

Chance!

,

ni d'avoir participé à l'événemen*

qui a eu lieu chez lui»

f
Cette société tient des

registres très-exacts
délibérations ; en même
temps qu'ils
déposent du noble exercice de fa liberté
de ses

,

manifestant ses opinions fur les

fonctionnaires publics, ils
.



en

opérations des

prouvent de. la ma
"

nière la

plus frappante son

-4
«M

amour

pour

loix, son zèle à les exécuter, & son

,& son attachement

ppur

ont

les

respect

les autorités qu'elles

établies. Comment
auroit-elle pu oublier
dans un moment une
conduite a Mi soutenue
,
pour avoir le triste plaisir de
autoriser Sc

calomnier, pour

sanctionner eh quelque forte une

violation manifeste des loix
qu'elle se fait un
devoir
d'apprendre & dont elle -s'efforce de
rendre■ Inexécution

Mais nous oublions
a

pas

plus prompte & plus facile0
que cette société

chargé du foin de la justifier,

renferme dans son sein des

plus en état que nous de

ne

no-us

qu'elle

personnes beaucoup

remplir ses vues à

égard, ôç qu'elle çst aííez forte de
l'cpi»
«ion
publique pour n'avoir pas besoin de dé¬
cet

montrer

i

rinjustice des reproches qu'on lui fait-.
i

Nous engageons donc tous ceux entre les

*

Técrit de cette société & l'adreffe
du département sont tombés,
.de les lire attentivement, ils jugeront ; mais

jrnatns de qui

du directoire

à regretter de trouves
dans le dernier des déclamations au lieu de

ils auront peut-être

raisons, & des expressions trop difficiles à
.concilier avec le calme, la raison & la dé?»
cence au

coin desquelles doivent être marqués

.les écrits d'une administration supérieure aussi

jçtrangère aux passions que celle du départscmerit de la DordognÇo

\AdmìnìJlratìon des dìjlricls♦
'

Tableau de MM. les curés élus par

Vajsernblée eíeclorah du dìjlricl de Pé*
rigueux•
Cbampsevinel, Chateau , ci-devant curé
de la Nouailliette ; Boulazac, Gerbatid , vi¬
de..»

caire

/

Goulougnieux, Roy? csdevanî

9

Chancelladais ; Aflur , Bost, ci-devant curé
de St

Grepin d'Aube roche ; Chancellade , Hi-

Récollet; St Astier,"
Nicolas Lamarque, ci-devant curé deFaye ; St.
•Léon Jean Bardy de Liste , vicaire de Liste ;
Montren Beliac jeune, vicaire de Millac de
Nontron ; Couríac François Sudret, vicaire

laire Gilles, ci-devant

,

,

,

Lauche , Bagouet,
vicaire de PauíTac ; Ladouze , Braffac du Meynot, vicaire de Thenon ; Manzac , Bourgoiti
prêtre , actuellement à Paris ; Beaulieu , FEstrade, ci-devant Bénédictin; Agonac, Tho¬
mas, vicaire ; Fouleix , Lajugie, vicaire de Cen-

de Treliíîac ; TEguillàt de

drieux ; la

Chapelle Gonaguet, Lacroix y vi¬

Villetoureix ; Antonne, Belac, curé
de la Chapelle-Pommier ; le Change , Minard,
vicaire de Cubjac ; Sarliac, Lacom.be, Cha.
Pelai n ; Bruç-de-Grignols , Ecuyer , vicaire
de Vanxains ; S. Jean-dé-, Vergt, Dubroca^

caire à

h

ci-devant

m

Dominicain ; Eyvirât ,

Pouyaud j

^chapelain ; S. Mayme-de« Pereirol, Petit, des¬
servant à Genesté ; Notre-Dame, Lassajne,

155

de S. Plerr-ezliens

cure

gnac,

;

S.

Pierre-de-Chti

Fournier, curé de Ste. Marie; Tre-

lifíac, Silain Moine,- ci-devant

Jacobin.

Extraie de la Bouche de

Fer,

Aujourd'hui que le principe de la fouveraineîé nationale est bien reconnu
,

il faut mar"

cher à

grands pas vers la perfection-, & la
fédération du genre-humain
fans laquelle
point de liberté assurée
pour aucune section
,

nationale.

Le décret

qui détermine Félection des nou¬

veaux

repréfentans, dans chaque
département,
qui prépare les plus désastreuses
divisions,
est
&

contraire à la déclaration des
droits d'un

peuple libre : les sections de

l'empire qui vont

s'assembler pour nommer les oracles
tés

fur

des volon¬

nationales, doivent délibérer mûrement
grande question»

cette

ïí

Si l'oh ne choisit
pas les

cSepytés fur toute

la surface de

l'empire, le corps fédêratif n*á
plus de lien assez fort pour unir
trois , & bientôt
mens.

Nous

quatre-vingt-'

quatre-vingt quatre départe-

examinerons

plus en dérail cette

,question que nous ávens déja proposée»
Ceux qui pensent qu'on
peut établir une
confédération universelle , à la manière de

ljéglise romaine
íious

s'abuíent. II faut, comme
croyons l'avoir démontré
que l'on ne
,

,

se

confédéré

&

le

centre

nulle part.

qu'à la vérité, qui est Dieu,
sera
par-tout, & la tyrannie

fsfommez vos électeurs avec recueillement

;

qu'ils ne puissent vous proposer que des can"
didats qui - auroient besoin de faire sanctionner
leur élection
par la

majorité des citoyens : &;

que non seulement vos électeurs puissent choi¬

sir à volonté fur toute ía surface de
Mais
y ers; j

encore

chez

toutes

l'empire,

les nations de l'uni-

c'est alors que commencera véritable-

Is

première alliance fédérative de'ïa
liberté avec les arts & le génie , c'est alors

iinent une

qu'on pourra pressentir îa communion future
de toutes les nations ne formant qu'une même
nation i O que de bienfaits enfantera la liberté

fur des bases inébranlables
chacun d'entre nous lui faifoit quelque sacri¬
fice de son orgueil, & d'une ambition aveugle
qui nous trompé & paye mal ses gens.

11 pour l'établir

Que chaque décret, pour avoir force

de loi

constitutionnelle dans le gouvernement natio¬

nal, soit accepté ou refusé, chaque année,
dans les assemblées ou fêtes universelles des
12

,

!Z , cL 14 juillet.

Oui ou

non ;

pas

davantage. Tout s'a p-

planit avec l'amour de îa vérité qui enfante dès
prodiges. Nous laisserons à nos frères d'armes
le soin d'approfondir cette idée.
AMIS

DE LA

La société

CONSTITUTION.

des amis de 1-a constitution à

w

convaincue qtie les er¬
reurs & les désordres naissent presque toujóursde
Tignorance des lòis & du défaut d'instruction ;

la ville de Périgueux,

>

-,

Considérant qu'elle ne se montrera vérita¬

qu'en usant
de tous les moyens qui font dans son pou*

blement attachée à la constitution ,

yoir pour la faire cennoitre ;

Que ce n'est que par une étude continuelle
des loix qui l'on: établie & dont elle est !a four-

qu'elle peut parvenir à former dans son sein
des citoyens capables de répondre dignement

ce*

à la confiance de leurs

concitoyens qui les

appeleroient à des fonctions publiques ;
Vient d'arrêter qu'elle ouvrirait un cours pu¬
blic d'instruction des nouvelles lois par ordre

qu'à cet. effet elle nommerait
des commissaires chargés de remplir ses inten¬

de matières ;

tions, suivant Tordre Sc le pîan qui lui sera

proposé.
Arrête

en

outre

que

les papiers publics *

54
avant

d'être déptssés dans les
àfchîvôs, rfcfle^

rorít

pendant huit jours fur le bureau de la

société , attaches de la
manière que le font

ordinairement
cafés ;

les

papiers

publics dans les
qu'il será fixe une heure dans le
jour

cù les membrés de la
société pourront venir
les lire en

présence d'un commissaire

fera

pris parmi les membres de

& salarié s'il

lequel
société,
.

la

«

.

l'exige par ladite société &c.
,

VUES D'UN CITOYEN
DES

CLOCHES

SVUR LA FONTÊ

INUTILES.

La nation possède une mine dont
elle ne sent pas toute

peut-êtfe

rimporrance. La réforme

de plus de trente mille

églises, l'a rendue proprlétaire d'une masse énorme de mefal des
cloches. Un rapport du comité des
finances
en a
porté la totalité à 184 millions de livres

pesant ; des imprimés postérieurs rélèvent à
plus de 200 millions» Ces calculs peuvent
être

exagérés.

*

î?
Mais

quelle que soit la somme de
cette
matière , il est certain
que la nation
peut en
tirer un
grand parti.

N'y eût-il que quarante à cinquante

millions
de livres de
matière de cloches
inutiles. c®
seroit encore une
propriété nationale tre$-e£

sentielle.

Des spéculateurs
accaparer
en

ils

Anglais veulent, dirons

toutes .les

cloches du
royaume : ils
offrent ioà lis la
livre : en

donnassent*

50 millions pesant de matière ne

12. )

duiroient que jo millions de
la nation

pro-

livres tournois:

peut , quand elle le voudra
9 les
convertir en 100

millions de valeurs

En voici le
moyen.
On

a

effectives.

prétendu qu'il étoît impossible de

rendre le métal des
cloches ductile & mal¬
léable. Le íecret

cependant est trouvé par des

artistes qui ont fait

hommage de leur décou-

yerte à l'affeinblée nationale

,

qui ont produit

56

frappées, avec la matière des cloches j
supérieures à la monoie de cuivre ,• plus pro¬
pres plus douces au tact , & infiniment plus
durables ; ils offrent de consacrer exclusive¬

dés pièces

,

ment à

la France les avantages

de leur décou¬

verte.

i9,
que la fabrication de cette monnore affureroît
travail & des salaires à une infinité de ci¬
; i°. que cette exploitation répandroit
successivement dans le royaume un numéraire
précieux à tous égards, p|us beau , plus solide
De cette

utile opération, il résulfefoît,

du

toyens

&

meilleur que la monnaie

actuelle de cuivre.

majeur , en font
naître une non moins importante, &: qu'il
íeroit digne d'une grande nation de réaliser
le plus promptement possible : ce seroit de
déterminer une époque où le trésor national
Ces

idées, d'un intérêt

retireroit du commerce
mal propre ,
avec

un

lamonnoiede cuivre,

fabriquée avec négligence &

dédain insultant envers le

peuplés

if

AMr y substituer la monnoie dYiráiri, rhîeut

empreinte ^ plus durable & d'un aspect piuá
satisfaisant. Par cette opération , on
dans fa racine

une

couperoit

fraude criminelle

qui n'ai

été jusqu'ici que trop exercée
par des Anglais/

qui fabriquent de gros soúS, & les introdui'esié
dans lé royaume , à cént
au

pouf cént de bénéfice^
détriment du trésor public , & au
mépris

du peuple

Français : on arrêteroit aussi une

fraudé encore plus

révoltante, celle dés fon¬

deurs

qui coulent avec de mauvaises matières
de gros sous, & les
répandent parmi les habitans des
campagnes ;

manœuvre

dont

ont

prétend que bien d'autres que des fondeurs se
sont rendus
II est
nérer

coupables»

plus urgent qu'on rie íé pense de

régé¬

cette

partie si essentielle & si viciée dé

réconomie

publique, fur laquelle repose ta

confiance à la sécurité des
pauvres.

Nouvelles du jour.

ville, majeure 8È
maîtresse de ses droits, à qui les exhortations
des missionnaires & ftde l'ancien curé de St.
F... avoient fait tourner la tète, tenoit les
Une demoiselle de cette

propos

les plus indécens contre M. l'évêque

clergé constitutionnel ; elle avoir été
condamnée par da municipalité à 24 heures
& le

&' il lui avoit été sait défenses de
récidiver ccc, M. l'évêque 5 dont la piété &
la charité doivent à jamais servir-de modèle
de prison ,
,

à ceux

qui lui succéderont, s'est empressé de

Le peuple s'y opposoit,
& vouloir au surplus la promener par dé¬
rision fur une ânesse par toute la ville.
Enfin par accommodement, elle a été devers
M. l'évêque pour le remercier de ses bontés 9
lui a demandé pardon des propos qu'elle avoit

demander fa grâce.

?

tenu, & a promis

d'assister à toutes les insiruc*

dons.

Noiìs souhaitons qu'elle soit sincère*

ment

convertie.

Cet événement confirme ce que nous avòtìâ

déjà dit, que le clergé récalcirrant cherche
toujours à-mettre le beau sexe clans son parti®
Ên effet, nous sommes bien informés que les

prêtres fanatiques n'ont point cherché à tonïefïer les vielles femmes de cette ville,
des

environs ; mais

ni

qu'ils recherchent avec

beaucoup d'exactitude la pratique des jeunes

police majeure n'y met ordre K
nous ne désespérons pas de voir bientôr des

filles : Se si la

intestines dans toutes les familles, Sc
peut être le père égorgé par son fils, ou le
fils par son père ; & ces crimes atroces au¬
ront été pieusement conseillés par ces dévots
hermites, pour le salut St la gloire de d'ancien régime. « Jusques à quand , Catilina , abuferez-vous de notre patience ? » Quand est ce

guerres

que tous ces
du royaume ?

prêtres de Baal seront chastes
Ouïs il faut y venir, cette dé-



marche ne blesse point les droits

du citoyens

rien de plus sacté que cette ma?
xime. « Celui qui trouble Tordre de cette so¬
ciété, doit être retranché de cette société».
parce

que

Pénétrés de

principe, les citoyens d'Engoûìême & du département de la Charente
inférieure, viennent, dit on, d'expulser tous
les

ce

prêtres réfractaires à la lòi, de l'étendue

de leur territoire.
Le Bugue. Le 18 avril dernier
, la société
des amis

de la constitution & la
garde na*»

tionale de la ville du

Bugue , département
de la Dordogne , ont fait célébrer un service
à la mémoire de Timmortel Mirabeau
, avec
une

pompe digne

de ce grand homme.

Le i 5

Mai, fur un arrêté de ladite société
municipalité a permis de faire brûler tous
les écrits incendiaires que les prêtres rebelles
îk leurs dévotes font circuler avee profusion ,
la

pour

alarmer les ames foibles & crédules ; en

conséquence , la lettre que le sieur Flamarenig



Ci-devant évêque, adressa
son ordonnance

aux

électeurs, &C

contre le sieur

Pontard , évê¬

que légitime, ont

été attachés à la tête d'un

âne, î'adhésion dudit Flamarensaux instruc¬
tions pastorales des

évêques de Boulogne 8c
Langres pendans fur les flancs, 8c le prétendu
-r»

bref du pape

à la queue de l'âne qui, ainsi

affublé , a été promené dans toutes les

rues

par

grand concours de monde qui crioit : vive
Pontard & les
prêtres patriotes. Arrivés fur
la place
publique ces écrits ont été brûlés
un

,

,

en

présence de la municipalité, des membres

de

la société & de la

garde nationale íous

les armes.
Les biens nationaux de

nos

bénédictines se

sont vendus au-delà de toute
espérance.
Une

34000

métairie, est. 17000 liv. a été vend.
liv.; deux autres, est. 23000 liv.

vend.

38000 liv. ; deux autres, est. 15900I.

vend

24900 liv. ;

1

.

'

'



vigne, est. 800 liv.
yend, 2700 liv. ; autre vigne 9 est.
850 liv;
une

/

§3

est. ï

vend, 2.60 !!v. ; un borderage,
y end, 3000

liv. ainsi du reste.'

Nouvelles étrangères.
Varsovie.

On trouve

dans la nouvelle

d'articles
empruntés de là constitution française.

constitution de la Pologne 5une foule

4

^

.

.

/

Tous les hommes y font

\•

reconnus libres.

La diète est composée
de deux chambres, nonçes & sénat présidés
par le roi , lequel n'a qu'une voix. -

L'industrie y est libre.

biennale. Le roi a le
veto suspensif jusqu'à la seconde législature,
&c nomme les ministres qui font responsables»
La

législature est

Quand la pluralité des

chambres témoi-

n'avair plus de

confiance dans

íf

Les instructions ou mandats ne feront obîi-

gatoires aux nonces que pour les affaires de
leurs districts ; dans tout le reste, ils seront
représentans libres de la nation entière.
Le conseil de surveillance n'aura que

deí

'pouvoirs provisoires, pendant l'interstice des

réglemens intérieurs 9
que pour les traités avec les étrangers.

diètes, tant pour les

La

loi , on

n'emprisonnera que le con*-

assurée. Aucun chan¬
gement ne < pourra être proposé que tous
les vingt cinq ans. Le roi a juré de main¬
tenir de tout son pouvoir cette constitution.

vaincu par le droit, est

C'est à Stanillas-Auguste ,

XVI, que

comme à Louis

les deux plus beaux pays de l'Eifc-

constitution nouvelle & digne
rois ne se sont
guères montrés que conquérans. Ces deux
princes se sont réellement montrés les amis,
de leur peuple, L'un, agité par la tempête des

rópe devront un
de la philosophie du siècle. Les

à

¥4

KviKonZ, a vu son royaume la proie des puik
sances environnantes c'est en les ménageant
,

le moyen de
rappeler la Diète & en lui inspirant de re?
noncer à des prétentions chimériques, à rendré
au peuple des droits trop long temps mécon¬
toutes

les trois qu'il a trouvé
,

L'autre jouistoit

pleinement de l'autorité
lorsque conduit par quelques
circonstances particulières , il convoqua de
nus.

la plus absolue ,

plein gré la nation , lui permit de faire urie

ion

constitution

nouvelle

& s'en

montra

fur-le-

çhamp le prorecteur & l'appuh Tous deux
mécontentent deux ordres puissans, la noblesse

& le

clergé , & tous deux font ardemment
sujets. Laissons à î'histoire

défendus par leurs

à saisir les caufesN de ces événemens simulta"
nés

,

& de ce singulier hazard qui fait naître

même temps deux rois

en

cœur, les

qui ont dans le

mêmes principes fur la constitution

empires. Plusieurs membres de la, diète
nt

pris le deuil

pour

honorer 1a mémoire

feu M. Mirabeau. Extrait de la Vedette»

j

;.LV :

'

-,

j

;



'*

'1

.

-nVii\

"

Jíjfembk'e nationale,
Suite du décret du 28 mai. La
population

^ctive de tout le royaume se trouvant pour
année de 4, 298, 360
citoyens, la quo¬
tité de 17,262 livres donnera un
cette

député, 8c

les fractions seront divisées

Les quantités
auront

un

trente-sixièmes»
complètes'du diviseur commun
en

f

député de plus à raison de leur

population.
Le décret rendu dans la séance de

ce

jour

sur la répartition de la contribution
foncière &

jnobiliaire 5 pour Tannée
1791 , servira
base pour déterminer le nombre de

de

députés

chaque département doit envoyer à la
première législature en raison de ses contri¬

que

9

butions directes.

D'après les deux articles précédens & îes
éíatsde population active & de contribution

56
directe annexés à la fuite du rapport 9 les 8F

départemens du royaume enverront au corps
lég flatif 747 députés. ( Le département de la

Pordogne en enverra io. )
Les assemblées électorales du

formées

en

vertu

département s

du présent décret , ayant

nommé les membres de la législature , nom¬
meront

les deux hauts juréj» qui doivent servir

auprès de la haute cour nationale.
Les

départemens qui n'ont pas nommé le

président, Taccusateur public & le greffier du
tribunal criminel établis par les décrets fur le
juré, procéderont à cette élection immédiate¬
ment après la nomination
des députés au
corps législatif»
;

\



_

'



.

Aussi-tôt après réfection de tous Us) mem¬

rassemblée nationale
déterminera le jour où elle cessera ses fonc¬
tions, & celui où îa législature commencera

bres du corps législatif 3

les siennes.

27

la première législature Ce£
feront au premier mai 17.93.^
Les fonctions de

Le roi fera prié de

donner promptement les

ordres nécessaires pour l'entière

exécution du

présent décret,
Dans

les lieux où le lieu des

assemblées

primaires n'est pas fixé , les directoires de dis¬
trict font autorisés a le déterminer.
La

cessation des travaux de l'assemblée na¬

tionale est indiquée au jo août prochain , &C
^installation de la suivante législature trois jours
après.
L'assemblée

a

décrété que, i°. les assem¬

primaires pour la nomination de nou¬
veaux électeurs, seront
convoquées du 12

blées

au

25

juin.

la réunion de ces assemblées ^
les électeurs feront tenus de se réunir pour
29. Après

nommer

la législature.

o

28

CHkire Jur la

lijle civile du roi«

L'afíemblée nationale

délibérant sur la den3an.de du roi*
après avoir entendu le
rap-.
port de ses comités des
domaines , de ìféoda.

lité * des

pensions & <ìe* finances

Crète

qui seit ;

ce

*

réunis de"

Le Jouirre

&r les tuilleries réunis
5 seront
destinés à Habitation du roi
.& à la réunion

de

tous

tructîon

les

principaux établissemens de rinspublique ; se réservant, l'assemblée
,

de pourvoir aux

moyens de rendre
établiíTemerft digne de fa destination
, Sc
concerter avec le roi fur cet

Les bâùmens

objet.

dépendans du domaine na-

renfermés dans l'enceinte
& des tuilleries
au

en

tion de

,

projetée du
seront conservés &c

profit du trésor public , jusqu'à ce
ait été autrement
ceux

disposé * al excep¬
desdus batimens aéìuellement

'2?:

employés au service du roi, Lc dont il
servera la jouissance.
Le roi

jouira encore des bâtimens

aà~

jacens à ladite enceinte, employés actuelle¬
ment'à son service: les autres
I

»

pourrons erre

aliénés®
Sont réservés au roi les

maisons, bâtimens )

emplacemens, terres, prés, corps de ferme,
bois & forêts

composant les grands & petits
de Versailles, Marly, Meudoi», Saint*
Germain , & de Saint-Cloud
, ainsi que
les
parcs

objets de la même nature dépendans des do¬
maines de

Rambouillet, Fontainebleau & Com-

piègne ; les bâtimens & fonds dépendans de
la manufacture de

porcelaine de Sèvres, les
gobelins & la savonnerie.

On

raconte

qu'un vieux

procureur au

parlement à qui les affaires du

temps ont

cervelle , va tous les matîrls à
la porte du palais, & chante d'un ton

dérangé la

lamentable la

chanson suivante.

CHANSON
Sur

V air De N i n M

Quand le parlement reviendra,
Lâ... dans cette chambre
La

chérie,

chicane alors renaîtra

de notre vie :
Mais je regarde... hélas! hélas!
Le parlement ne revient pas. ( Bis. )

Pour le bonheur

Quel éclat frappe mes regards,
la

messe rouge... ô jours

prospères!..;

pairs.,, de toutes parts í
parlementaires;
Mais je regarde... hélas! hélas!
Je regarde & ne les vois pas. ( Bis. )

Des ducs !... des

Vous triomphez

O ciel que

tout ira bien mieux ,

i'éloquence,
Dans un discours vif & pompeux .

Quand du grand Seguier

peindra les malheurs de la france?
paix-là... j'écoute... hélas î hélas !
Maître Seguier ne

parle pas. ( Bis. )

De bons arrêtés l'on prendra
fur le désordre des -finances^

Sur tous les édits l'on fera

D'itératives remontrances:
Paix-là... j'écoute... hélas ! hélas !

j'écoute... mais je n'entends pas. ( Bis.)
Lors à Thémis l'on remettra
Sur les yeux son bandeau propicë,
Le plaideur grassement

payerá-í

Peut-on trop payer la jussice !
Bon ! payez vite... hélas ! hélas S
Je tends ; mais l'argent ne vient pas.
.

M'

/ '



.

'

( Bis. )
-

Echo je t'ai conté cent fois
Mes regrets - ma douleur

mortelle;

II revient, j'entends u rie voix...
A! c'est.ma cause
qu'on

Paix...

appelle...

lappelle... hélas ! hélas !
Grand Dieu on ne
l'appelle pas !... ( Bis. )
on

,

"

.

*

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AVIS.
A

Un

VENDRÉ;

très -i joli domaine

portes

de la ville»

dame

veuve

bien assorti 5 ara

II faut s'adresser à ïâ

Lafarge 3 à

Mensignac.

seigneurie de Vergt avec
ioutes ses dépendances^ S'ad. à M. Dubouchéa
La

*

ci-devant

111les W
DM Mêâ W Z
abonnés qui n'aVoiènt souscrit
M M.

que pour

l'ancien journal 9 &: qui n'ont pas

parfourni le supplément nécessaire à raison de
^augmentation du prix 5 sont prévenus que
le temps de leur jouissance est échu , & que
ce n°. est le dernier qu'ils recevront
s'empieflent de payer d'ici à dimanche.