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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
JOURNAL
DU

PATRIOTIQUE

DÉPARTEMENT

DELA D O R D O G N Et
Du Dimanche

ia

Liberté & Vérité,

Assemblées primaires,
Voici

un

des

les

plus critiques
pour.la constitution , celui qui a toujours paru
momens

le plus redoutable aux bons

citoyens, le renou¬

vellement de lá
législature.

Déjà la prochaine

convocation
tous

les

des

esprits

,

fruit des cabales

assemblées

primaires agite

& la fermentation qui est le
,

se fait sentir. Quand òn

doníîdète avec l'oeil de la 'philosophie i'hiííoúe

2
te

•'*,

w

v'

1•

*

<3es empires, on ne peut se

'

v

-r

refuser â un j§p-

II ne suffit donc pas aux
Hommes d'être éclairés, d'être convaincus que

îiment de douleur !

le bien se trouve dans les loix qu'ils ont faites,
pour

qu'ils ne négligent rien de ce qui peufc

les conserver»

peuples Grecs & Romains si jaloux de
devenòient les esclaves du pre*
mier ambitieux quisavoit les flatter»
Les

leur liberté,

Aristide le juste, condamné par rostracisme,
victime des intrigues de Thémistocle, écrivant

lui-même ie vœu d'un de

ses concitoyens,

ennemi

coupable que parce qu'il étoit
des abus. Anitús fut persuader au

même

peuple que Socrate étoit un impie,

ne

fut trouvé

Socrate avoit blessé son Orgueil &
dévoilé son despotisme; & Socrate fut con*
damné à boire la fatale ciguë. Esope chez le
parce que

peuple de Rhodes, Dion chez les Syracusains,
famille â Rome, surent proscrits, parce que

chérchánt à éclairer, à faire aimer îes
Ìoís, Sc

respectant là liberté, ils étóienfc ennemis des
tyranS; Quelles furent íes fuites de ces injustes
proscriptions? La honte des peuples qtii les
commirent à leur

esclavage. Citoyens

,

mé¬

fions nous donc des

inspirations secrètes que
parti ; repoussons
loin de nous toute
prévention & nè jugeons
son répand dans les temps de

,

lés hommes
avons été

que d'après leurs actions dont nous

les témoins. Les loix ne font utiles

lorsqu'elles font exécutées ; leur exécu¬

que

tion étant confiée a- dés
vons

magistrats, nous de¬

donc être très-attentifs au choix de nos

fonctionnaires publics ^ & n'accorder de suf¬

frages qu'à
ont

cèux

qui les respectent & qui

intérêt de les respecter»

v^ui, nous le repetons, c elt a ceux
qui ont

-intérêt de

respecter notre constitution, que nous

devons accorder

exclusivement iiorrè confiance
potir lá nouvelle législature & les fonctions

publiques,, Ne seroit-il pas absurde dé confies

Ie sort de nos

loix à ceux qui gémissent deí

privations qu'elles leur ont imposées, & qui
ont à

íeroit

regretterTancien ordre des choses r Quelle
la fuite d'un choix auffi imprudent ?

civile & la destruction de Fempire :
car
quels sont les hommes qui, après avoir se¬
coué le joug de l'esclavage & être sortis de
Foppreffion \ qui, après avoir détruit les abus

La guerre

fans

nombre d'un gouvernement corrompu 9

voudroient les voir renaître , & rentrer
fers

dans les

qu'ils ont brisés»

Citoyens, nous avons juré de maintenir îá
constitution aux dépens de notre vie ! C'est
fâ conservation qúi assurera, aujourd'hui notre

bonheur.' Rallions-nòuS
donc pour'arrêtér son renversement qui est
infaillible si nous faisons un choix qui lui soit
tranquillité, notre
,

contraire.
-

â

-

-

f

C'est en vain que vous
les ci devant



-

' " •-

rèitiarquez parmj

nobles ,les privilégiés ^ lé haut

c'ergé, des hommes qui paroiffent épouser la

ì
^constitution 1 qui frondent avec force contre
les anciens

abus, & paroissent ániníés d'un,

vrai

patriotisme; leurs sentimens peuvent être

purs,

mais la faine politique & la raison s'op¬

posent à ce que nous leur accordions nos suf¬
frages. Voyez Sy 11a dans les camps des Ro¬
mains, César livré à la débauche ; à peine
íufceptibìes de l'applicatîon

les auroit-on cru
:

nécessaire à la moindre des affaires : ils étoiént

►deux

ambitieux, deux tyrans qui cachoient
leurs projets fous le voile de la

L'émpereur Frédéric comptant fur les marques
d'attachement & d'amitié du cardinal Sini-

balde, contribue à le faire pape ; & la pre¬
mière dèmafthe d'Innocent IV. fut une excom¬
munication contre Frédéric, avec une invita¬

tion

aux

princes de PEurope de le dépouiller

de fes états. Le
plus humble des cardinaux fut
le

plus dur

sous le
Si

nom

le plus orgueilleux des tyrans
de Sixte V.

donc il existe

parmi les citoyens qui

formoient autrefois les deux ordres

privilégiés,

quis?ét©5erit séparés du reste de îa nation, des
hommes vraiment attachés à la constitution 9

arnis de leur patrie & de fa gloire , ils applau¬

diront à la prudence qui les écarte des places ;

le temps ait donné plus
d'éclat à leur vertu ; qu'il Tait dépouillée des
çirconstances qui pourroir la rendre suspecte ;
& alors .ien ne portant obstacle à la confiance
de leurs concitoyens, ils seront d'autant plus
glorieux de l'obtenir, qu'elle ne fera pas soupçon¬
née d'être le fruit de la cabale ou de Thypocrisie.

ils attendront que

Mais, lorsque notre choix ne portera plus
que fur la classe des hommes
tion a rendus à la liberté ,

que la constitu¬

& qu'elle fait jouis

long temps mécon¬
pouvons-nous nous flatter d'être à l'abrj

d'une égalité de drors trop
nue ,

de

toute

crainte ,

& devons-nous être indif¬

férente fur le compte de çelui qui en fera l'objet?

Nous entendons

répéter que cette classe de

renfermé une foule d'hommes per¬
vers qui, affectant le langage du patriotisme ,
ne respirent dans le çcçar que le désordre &

ç toyens

les troubles à Tâidé desquels

îís espèrent fé

yendre impunément coupables de tous les excès.

L'efprit de parti adoptant ces vagues ca¬
lomnies, les applique à tous ceux dont il re¬
doute les principes ; & celui qui ne cherche
que la vérité , qui ne délire que le bien ^
agité par le ton affirmatif avec lequel ces

mensonges sont appliqués, craint de compro¬
les intérêts de fa

mettre

nation, en les eon-v

fiant à des mains téméraires, à des factieux»
Mais il est un moyen bien

simple d'appré¬

cier la
nos

justice de ces déclamations. C'est fur
concitoyens que doivent porter nos suffra¬

ges ; nous avons été témoins de leurs actions *
nous

avons

entendu leurs discours; ce n'est

donc pas /ur des rapports que nous
.....

-

,

-

i

_

juger d'eux ; laissons agir
motre

devons
/

les mouvemens dé

conscience, & nous ne ferons pas séduits»

Souvent, en recherchant le fondement des
qu'on ^élève contre beaucoup de

clameurs

citoyens, nous reconnoiiibns quseíîesj partent
d'une basse çnvie ou d'un sot orgueil qui nous
fait croire offensé quand on

s'est permis quel¬
ques critiques contre quelqu'une de nos opé¬
rations. II y a des hommes en place qui con¬
çoivent une telle idée de leur autorité, qu'ils

regardent comme ennemis du bien public , 8c
dénoncent comme tels ceux qui relèvent leurs
erreurs.

Alors ne conservant

plus de mesures'

connoiíïanr que le
langage de Finvective, ils fe persuadent
avoir fixé Fopinion publique sur un ouvrage,
lorsqu'ils ont dit qu'il est plat , ridicule, rem"
pli de calomnies , que son auteur est un en¬
nemi du bien public, un faux, patriote,

ils extravaguent,

&

ne

ils ne feraient que ridicules s'ils se bornaient

à ces vaines exclamations ; mais lorsqu'ils s'oublienc au point de chercher les moyens de nuire,
de s'annoncer comme persécuteurs , de tenter,
de semer le déshonneur fur ceux qui ont le
courage

de les désapprouver lorsqu'ils s'y f ón

exposes-;-ils font médians

dignes de mépris»

Citoyens, il nous est aisé de sentir que fi
tire toute sa force de lui même , qui

celui qui

lutte avec courage contre les abus de i'autorité»

calomniateur, il seroit bientôt livré

étoit

un

à

mépris général. L'ascendant que s'attire

un

rhomme en place , le dévouement qu'il trouve

naturellement dans tous ceux avec lesquels il
a

des rapports, étoufferaient la

voix du men¬
songe Le exciteraient le cri de l'indignation.
Tel a été le fort de tous les ouvrages clan¬

destins , publiés notamment contre notre
que

évo¬

& les prêtres conformistes. Mais une cri-

«

o

,

s

tique juste Sc modérée des opérations de
fonctionnaires publics, qui ne touche jamais
aux
hommes, loin d'être un crime, est le
devoir de

tout

donc

contraire exciter la reconnoissance

citoyen. Elle ne peut
être rejettée que par celui qui íe croyant in¬
faillible, méprise les lumières» Elle devrait
au

de l'homme

bon

sage qui s'étudie à connoitre ses

fautes pour en prévenir les conséquences ; &

à
hòus

devons

désirer que nos fonctionnaires

publics, au lieu de s'emporter contre íes'rem

arques

auxquelles leurs opérations donnent

lieu, s'attachent à ressemblés à ce prince quî
payoit un homme pour l'avertir tous les soirs
des fautes qu'il avoit fait dans le
Mais qu'importe dans ce

jour.

moment au salut

de la patrie ces contestations enfantées
par

l'orgueil, épousées par Pefprit de parti ? hom¬
mes

sages , écartons pour un moment toute

considération étrangère à notre but. Le vais®
seau fur lequel vogue la prospérité de
tion est battu par

la na¬

la tempête .' rallions - nous

pour

le sauver, & nous y parviendrons, si

nous

choisissons des pilotes sages &

éclairés,

& qui comme Ârchidamas, ne se laissent
arer,

trompés par une fausse clarté.

PIERRE

ELEONOR

PIPAUD,

pas

Administration du département.
rîen dire de l'adminis*
tration du directoire du département de la
Dordogne; nous croyons qu'il s'occupe dans
Nous

ce

ne

moment

pouvons

de

la

convocation & de la

formation des assemblées prochaines,

primaire dç la "ville çfl fixée
au dix-neuf du courant.
L'assemblée

Administration des districts9
Le procureur - syndic
gueux

du district de VétU

vient d'envoyer une lettre circulaire
les municipalités de son ressort,

dans

toutes

pour

la formation des assemblées primaires

de tous les cantons du district.
Nous donnerons dans le prochain
vente

n*, la

des biens nationaux que nous n'avons

pu nous procurer pour le

AMIS DE LA

présent nûirïéròï

CONSTITUTION.

La société des amis de la constitution de
cette

ville fait

journellement des prosélytes,

ïurtour depuis qu'elle est devenue une. focié;é
littéraire. Les membres peuvent

y aller jour¬
depuis deux heures de Taprès-midi jusqu'à quatre heures du soir,
nellement

,

lire íes journaux dont elle fait une très-bonne
collection. Les annales de
cure

.

^

j4jsemblée nationale.

Les assemblées primaires fe tiendront

les chefs-lieux de canton,
mens

ne

Mercier, le Mer¬

national y tiennent le premier rang.

où ils sont fixés;

dans

dans les départe-

& dans ceux où ils

le feront pas, le directoire de district défi-

*3>

gnera le

lieu où se tiendront les assemblées

primaires»
Tavenir, la valeur de la journée de
travail fera fixée par le directoire de dépar¬
A

chaque district , fur la proposi¬
tion du directoire de district , conformément
à l'art. I I de la loi du n février de Tannée
tement pour

présente, nonobstant la disposition provisoire
contenue au décret du 11 février 1790, la¬

quelle demeure abrogée, ;î Cette fixation aura
elle

dieu dans ie courant du mors de janvier ;
subsistera

pendant six ans , & il ne pourra

plus y être fait de changement que- six ans '
après, à la même époque. Le corps législa¬
tif fixera tous les six ans le minimum & le
maximum de la valeur de la journée de travail.
II ne pourra être

fait de changement à la

contribuable ,
que fur l'autorifation du directoire du dépar¬
côte des impositions de chaque

tement ,

& conformément aux loix»

A compter

du jour de la publication

u

présent décret

,

îa disposition

pfòvîsoîfé

eá l'article ìo dé la section première

contenue

du décret du i?, décembre

1789, est abrogée»

les électeurs feront choisis au scrutin de

liste

simple ; il n'y âurâ plus de scrutin de

liste double

en

aucun

cas.

Les assemblées électorales fe mettront eft

activité, fans que l'dbsenée d'un nombre quel¬
conque

d'électeurs puisse en retarder les opé¬

rations

:

avec

lés électeurs qui arriveront ensuite

des

titres

règle , seront admis à
l'époque ou ils se présenteront*
en

Tout département, quelle que

soit sa po¬
pulation active, ou fa contribution directe $
nommera i

de fa

au

moins,

un

député, à raison

population, & un autre à raison de

sa contribution directe.

Les

possesseurs de biens-fonds qui, pouí

«anse de dessèchement ou

défrichements íont^

tn vertu

des aíiciennes loix~

exempts de tout
partie des impositions foncières
que ces

ou

biens devroient

payer , font censés , quant à

f activité & à

réligibilité supporter une taxe
équivalente au sixième du revenu net desd. biens,

V

'."í

/

.

*'
.

.

.i

_..

' T;

'v£Vl' T

'V

Si dans îa

répartition qui sera faite par la
législature,' des députés attribués aux 83 dé¬
partemens

à.raison de la population active

le diviseur commun

,

appliqué en détail à chadépartement ne donne pas, pour tous
les départemens
réunis, le résultat complet
de
145 députés chacun des départemens
qui
aura en fractions
excédentes, la quotité de
que

,

population active la plus considérable
jnera un député
rence

de deux

,

nom»

de plus , jusqu'à ía concur¬
cent

quarante neusi

Òn suivra cette basé de calcul dans

la rér

partition entre les 8z

départemens, des 249

députés attribués à

la contribution directe

de tout le royaumei
La nomination des
luppléans au

corps

lé-



íS

gislátîf fe fera au scrutin individuel & â ía
majorité absolue des suffrages, nonobstant la
disposition provisoire de fart, z z du décret cite
en fart.
4, laquelle demeure abrogée.
électeurs ,

Les

après avoir

nommé îes

députés à la première législature , procéderont
au

remplacement de la moitié des membres

des administrations de département

& de dis¬

quel qu'il soit, écoulé depuis
la nomination de ces derniers, fera compté
trict ì 'f intervalle ,

& f intervalle qui s4écóuleroij
jusqu'à l'époqué des élections de 1793, fera
pour deux ans ;

également compté pour deux autres années.

les membres des adminisi»
trátions de département & de district , dont
les fonctions vont cesser aux termes de fartAttendu

r

?

que

r

» ...

M

précédent , n'auront pas exercé deux années
entières ils pourront être réélus pour cette
fois feulement, &* nonobstant farticle 6. de
5

la loi du 2.7 mars de

Les

farinée présente.

procureurs - généraux »

syndics £5. les

<i
procureurs • syndics actue's de tôut lè royaume
cesseront

leurs fonctions

s'ils!

sont

ne

À Favenir 5

pas

en

Tannée

1793

,

réélus.

lés juges de paix St les as-

seíseurs de chaque canton feront nommés â

Tépoque des assemblées primaires, au rnois
de

mars ;

ík

ón né procédera qu'en

Tannée

*•793 > à la Réélection ou au remplacement de
ceux

qui íont actuellement en exercice»
'

!'

A

Texcepiîon de la ville de Paris ex*
ception qui pourra être étendue par les di¬
?

rectoires de département à toutes les villes dont

la

population excédera soixante mille a mes.

Les iures
y K>

de commerce seront nommés au

mois de novembre de

chaque année, après

le renouvellement de ìá moitié des officiers

municipaux. Aucun des juges dé commerce,
qui a été ou qui fera nommé en vertu de
la loi du 14 août 1790 ne
póûrrâ être rem¬
,

placé

,

soit

avant

le mois de novembre de

Tannée prochaine, spit avant

Tépoque fixée

*

ta

le temps de

pour

réunion dans U

cette

.ville- de Paris,
Le

président du tribunal criminel & FaCpublic seront nommés immédiatement

c u fa te u r

après l'élection des députés au corps législatif.
À

partir de saunée 1795 , les électeurs de
des

départemens en tour de nommer,
procéderont à la nomination du membre du
ceux

tribunal

de cassation 6c

dans le mois d'avril

nommé les députés
des

ou

de son

suppléant 5

de mai,

après avoir

à la législature, la moitié

administrateurs de

deux 'hauts-jurés
haute - cour

département, & les
qui doivent servir près lâ

nationale.

Les électeurs de district

procéderont à la

nomination des juges "de district & de leurs

suppléa n 5, après sélection de la moitié des
membres de sadministration de districts ; les

juges act,uellemerit en exercice continueront
k

y

furs

fonctions jusqu'à

l'année

1797.

m
C O D E
La peine

de mOrt consistera dans la

privation de la
exercé

P E N A tJ

aucune

vie ,

fans

simple

qu'il puiste êtrè

mutilation ni ton ure.

Le côndamné à

mort aura

lá tête

tranchés

Le condamné à
la chaîne fera
des travaux forcés au
les ports & aríénaux
Les

employé à
profit dé l'état, soit dans

,

íoit dans les minés

3

&c.

condamnés à la
peine de la chaîne

porteront

aux

pieds

un

boulet.

Dans ie cas pu la loi
prononcera la peîîié
de la chaîne
pour les hommes
,
si c'est une

femme ou une fille qui s'est

rendue

Coupable «

elle sera condamnée
pour le riiêitle nombre
d'années à la réclusion dans des
maisons de foc.ce.
Les femmes & lés
filles condamnées à

peine
Fêtât*

,

feront des travaux forcés au

cëttê

profit dé

Les corps
genre

administratifs détermineront ïe

de travaux auxquels les femmes seront

condamnées dans Iefdites maisons.
Le nombre & le lieu de

seront fixes par un

ces

érabliíTémêns

décret particulier,

La

peine de la réclusion ne fera pas per¬
pétuelle.
coupable qui aura été condamné à îa
peine de la gêne , fera enfermé seul dans
Le

M

lieu éclairé & fans liens.

L'ufage de tous les actes tendans à sus¬
pendre ou à empêcher Inexécution de la loi,
demeure aboli

ainsi

,

pardon, rémission

que

celui de-grâce*

abolition, commutation
Se peines pour tout délit jugé par îès jurés.
,

Un

condamné à peine affiictive, &
qui
récidivera pour un crime méritant aussi

peine

affiictive , fera

déporté.

Un condamné à peine affiictive. St con-

ê

àámné-poùr la seconde foîs à tine peine
famante

fera également

déporté.

Celui qui aura subi deux sois la
famante ,
fera

ne pourra être

peine in.

déporté ; il ne le

qu'à la troisième fois!

Nouvelles du jour.
Balleroi. Un mort vient presque d'exciter
une

guerre

semble

tous

civile» Un curé meurt ; on ras¬
les

prêtres non jureurs pour l'en-*

les prêtres jureurs qui en ont
vent,
se réunissent pour faire le convoi : les deux
terrer;

clergés se présentent* ensemble , à voilà les
deux armées en présence. Nous saurons
-, c'est
à ses confrères non jureurs comme lui à

savoir,

f.

.

.

nous

saurons;

...

nous

avons

juré,

nous devons enterrer.

De colloques en

de propos en injures,

d'injures en jurons, de

propos,

jurons aux coups, tOut cela s'étoit si bien en-

filé de part

& d'autre, que íe mort risques

d'avoir

lui quelques compagnons,

avec

lorC*

que la garde nationale , avec des bayonnettes,

donna gain, de cause aux
bien

jurer les autres

auraient bien pu

frères ,

,

j-reurs

,

ce

qui fit

& fit remarquer qu'ils,

le faire çomme leurs con*

puisqu'ils s'en acquiítoiç.nf aussi bien

quand on, ne ie leur demandoir pas.
Bordeaux. Plusieurs citoyens en assez grand
nombre ont voulu tenir des assemblées fous le
Pom

d'amis de la

parrie ;

tous

étaient pour

ainsi-dire des hommes que la constitution a traité
en

marâtre : quel secours

auroit-elie trouvé

çhez des personnes qui Tabhorient - Leur pre¬
mière séance a été troublée ;■ ils ont été obligés

de chez les Feuillans où ils s'étoiënt
réunis-; défense de la part des officiers muni¬
de déloger

cipaux de s'assembler; les gardes doublées, 9
ses aides-majors ont prêté le r ment entr'eux dé
;,""v ;
r

n'avoir

aucune

communication

avec ces m o*

narchiens; lâ garde nationale s'empresse déjà

^-expulser- de sb n sein les membres parjurés qW

©nt

violé le serment

qu'ils a volent f&ît &: rêw
plusieurs fois pour le maintien de la cons¬

tété

titution,, Hier au soir tard, il

y eut une alerte ;
.le canon étoit prêt à marcher contre

je ne sais
qui; cette nouvelle vraie ou fausse s'et accré¬
ditée & n'est pas encore démentie

rement contre les

clubistes

; c'étoit sû¬

inconstitutionnels-,

qui font toujours des efforts malgré les défenses

qui leur ont été

faites : ils font tournés en

ridicule j méprisés,
Le

chanfonnés, &c.

'

i

,

sixième fils du roi

,



;

d'Angleterre & le

prince Polonais ont passe ici il y a quelques
jours, gardant 1'incognito ; ils ont été recon¬
nus

&

on

leur a rendu des honneurs : ils

ont

été vivement
noit

ce

applaudis à îa comédie ; on don»
jour-là Mirabeau aux champs éíifées :

jeudi, la garde nationale a fait ses évolutions
militaires- & a passé la revue devant
eux; /ils
ont

témoigné la plus vive .satisfaction*

On

parle pas plus ici du bref du pape ,
que -st fa sainteté eût dormi depuis le décret
ne

n
..."

!

,



-



-



)

•..

-

.

qûî ordonne le serment ; on assure même qu'il
saint pere ait écrit. II se prête
toujourjs quelque ferment, & demain on sacre
est faux que le

Constant , professeur de l'université 9

le pere

évêque d'Agen. Bordeaux le 4 juin.
Paris.

On brillera

aujourd'hui à la caisse

de ['extraordinaire pour dix millions d'assignats,

laquelle somme jointe aux cent vingt-neuf
millions déja brûlés , forme celie de 139

mil!..,.

L'assernblée nationale a fait demandera tous
les districts du
perçu

royaume

l'estimation

par ap-

des biens nationaux situés dans leurs

arrondissemens respectifs.
leurs à plus

districts,

317 ont

estime !çs

de deux milliards, & il y a

ce

540

qui présente une masse de près

de trois milliards &

demi,à suivre la même

proportion. Ajoutons que les biens nationaux
se vendent

un

tiers-au dessus de leur

valeur.

Ne voilà-t-il pas une

hypothèque de plus de
trois milliards prélentée aux créanciers de Fêtât*
1

«

.

"

%

\

,



..

..

'

»

25

N'y eût-U que îa certitude que l'état ferâ
libéré par le nouvel ordre des choses, & que
le roi, sous quelque temps , n'aura pas l'ombre

d'inquiétude pour le crédit de la nation, il
leroit trèè impolhique
v

de vouloir méme ten-

V.- ~
1 "■
contre révolution

"f .-~4' '



ter

une

\

;



.

la banqueroute

seroit inévitable , & le
clergé ne

perdroit pas

inoins

tous

ses biens,

M,

de

Noail.les, fur l'inviíation de ras¬

semblée nationale , vient de
partir pour faire

renaître

le

calme dans

le

Rhin , &

département du
surveiller les opérations des gens

d'au-delà

du

Rhin,

M. Bonnai ,

ancien exprésident de l'assetn-

b'iée nationale 7 va de la
part du roi fe renclre

auptès de M. d'Artois. On assure que le roi
instruit dé toutes les démarches des"

princes,

détourner son frère , de faire cause com¬

veut
mune

II

avec

eux.

est certain que

)

M. Montmorin a reçu

de tous îes ambassadeurs
, consuls &
envoyés
de

France, réíìclens auprçs des cours éîran*

gères, des réponses fur le manifeste qu'il leur
a

envoyé, par lequel le roi se déclare le pro¬

tecteur

de

la

constitution; ôr l'on trouve

très-étonnant que le ministre n'en rende au¬
cun

On reproche auffî à ce ministre

compte.

de garder

le plus profond silence, furies dis¬

positions des princes étrangers, & fur-tout de

l'AIleïnagne

à l'égard de la France; il est

,

inconcevable

responsabilité

qu'on n'exige pas de lui, fur fa
,

un

récit déraillé de

tout ce

qui fe passe dans les cabinets de l'Europe.
BEL

/

EXEMPLE

A

SUIVRE.

Angers. Le directoire du département de
Maine & Loire
vu l'avis
enforme d'arrêté ?
■ ■

,

j

donné par

le directoire du district d'Angers 9

îe xó du mois de Mai ,
très

,

fur la pétition d'un

grand nombre de citoyens de la même
ville ; ledit avis portant que la pétition feroit
greffée au département, avec invitation d'y

â/

adhérer,

comme

étant le seul

moyen de

rétablir Tordre & la

paix , & de faire res¬
pecter la loi , & après avoir entendu le proeuieur-général-fyndiç, a arrêté ce qui fuit :

Chaque municipalité surveillera les fonc¬
publics non assermentés à rempla¬

tionnaires

cés, qui feront domiciliés dans son territoire^
Les officiers

municipaux dresseront procèsverbal des troubles apportés au culte & à
Tordre public , par les ecclésiastiques réfrac¬
taires à la loi du

tation

dans

que

ferment, & de la fermen¬

leur présence

peut

faire naître

chaque paroisse.

procès-verbal fera remis aux directoires
de;districts, qui le feront passer fur le champ
au directoire
du département»
Le

Á

défaut, ou en cas de négligence de la*

part des municipalités, les bons citoyensssont"
invités de dénoncer aux districts les fonAiou^

â

naîres publics non

assermentés, dont la cou»

duite ou la présence
pourra faire

naître de la
fermentation ou des troubles ; les directoires

de districts vérifieront les faits

,

dont ils feront

passer au département le procès-verbal.
Les municipalités demeureront
de leur négligence à satisfaire
des articles précédens.
Le directoire du

des

aux

responsables

dispositions

département, fur le va

procès verbaux

5

enjoindra

aux

ecclé¬

siastiques perturbateurs de Tordre public, ou
présence donnera lieu à la fermenta¬

dont la
tion ,

de sortir de la paroisse , & de se retirer

au chef

lieu du département, où ils seront fous
la surveillance des
corps administratifs,
\

^

'



'

fW

r

f

M



.

\

L'injonction sera notifiée à la requête da

procureur-général-syndic poursuite &, dili¬
gence du procureur-syndic du district du do¬
micile des
ecclésiastiques perturbateurs j faute,
par -ceux-ci d'obéir
de se retirer dans la
,

ville d'Angers,

sous trois jours, à partir de

la notification ,

le procureur-syndic du district:

les fera conduire hors du territoire du
tement

dépar¬

par les gardes & gendarmes nationaux ,

lesquels prêteront main-forte à assistance à
la

première réquisition.
Sera néanmoins

imprimé , lu publié , affi¬
envoyé , tant aux districts qu'aux mu¬
nicipalités, à l'effet par elles de îe faire lire,
,

ché &

publier

& afficher ; de tout quoi le procit-

reur-fyndic de chaque district fera certifié, &£
certifiera le
procureur-général

syndic.
directoire, à Angers 'le 34 maî
175? 1. Signés &c.
Fait

en

,

,

.



.

•'

.y. : ? .ï 'v

Nouvelles

i----

••••

•»

étrangères.

Rome. Le pape s'amuse à
canoniser; un
stère Léonard de Port Maurice
, est sur
les
rangs de la béatitude éternelle.
Ainsi, quand
Henri VIIÍ} roi
-

d'Angleterre faísoit Tchisme
,

JÒ :

âVce

Rome, le pape s'occupoît à élever áe§

couvens



religieux & religieuses. Au reste,

les honneurs de la béatification s'achetent
à
Rome comme les
indulgences : il y a telles

familles, même en France, qui, pour avoir
un

saint de léur iioiil,

ont

payé des sommes

exorbitantes ; ainsi les Vincent de Faule , les
Chantai ont été reçus au ciel 9 moyen¬
finance ;

c'est un produit fort lucratif,
qui est encore prêt à nous échapper. Les ttouveaux évêques de France ont la
prétention
nant

de

canoniser, & ils soutiennent, que c*est urie

usurpation du S. Siège sur les évêques & îes
conciles
généraux , & il est plus naturel assu¬
rément que chaque évêque fasse

les saints ail

milieu
la

des peuples qui ont vécu avçc
lui,
mémoire des hommes étant plus sidellé

que tous

du diable

procès- verbaux que l'avocat
dément, & que l'avocat de Dieu

ces

,

soutient véritable ,
se donnent pas

quoique l'un & l'autre ne
la peipe de les lire*

Constantinople. Les Turcs reprennent cou¬
rage j quelques revers les abattent, mais queL

ft

qites

succès íes relèvent bien vîte

nent

d'en 'obtenir un à

;

ils vien¬

Braislo^ : ils Pont for¬
tifié" de. dix mille
hommes ; ils font des incur¬
sions fur les r u (Tes

qui les fatiguent beau¬

coup , & ils les ont délogé de

ils faifoient le

poursuivent les Russes & les
fait

Zakànali, dont

siège : depuis cette défaite ils
ont

rétrograder.

beaucoup

Liège. Notre évêque qui craint Pombre

cPuh Français ,

vient d'ecrire à la cour de

France que, dans les
il ne pouvoit
en

circonstances présentes

pas recevoir M.

qualité de député-,

ETABLISSEMENT

9

Bonne-Carrère,

UTILE.

Le sieur Valette fils
vient d'établir dans
cette

ville ? pour la commodité de

placé quatre boîtes dans djfférens
fune à la porte du
trict ^

les

tous

citoyens, une petite poste aux lettres.

II

a

quartiers,

palais du tribunal du dis¬

l'autre à la porte du tribunal de com-

zs

à la clôtre chéz îe sieur Hu¬
gues, & l'autre à là porte de son bureau^
le sieur Blois, Me. Cordonnier, au

nierce, l'autre

bas de la place

du Gras, rue du vieux pont,
où devront s'adresser cetrx qui voudront af¬

franchir leurs lettres. La distribution des lettres
fe

fera deux fois par jour , le matin à du

heures, & l'après-midi à trois heures dans

l'hiver, & à quatre heures en été. Les lettres
feront

remises dans toute la ville , fauxbourgs

& ressort de la municipalité , moyennant deux

sous par lettre.

À

VENDRE.

Un joli cheval à tout crîn5

gris pomelé , âgé de six ans, taille de quatre
pieds neuf pouces. S'aclfëífer à M. Joseph
Beaupoii de S. - Aulaire , à Périgueux , ou à
M. Devaineix

,

Me. maréchal,

cours éiecto-