FRB243226101_P2-447_1791_024.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
*
JOURNAL
DU
M
-
PATRIOTIQUE
DÉPARTEMENT
DE LA
DORDOGNE;
■
|
»
Du Dimanche
19
Juin 1791.
Liberté & Vérité.
AJsemblées primaires.
C'est aujourd'hui que tous.les citoyens actifs
département se réunissent ; ils vont dispo¬
ser de leur confiance, & remettre à quelquesdu
uns
d'entre eux le sort de toute la France Sc
peut-être de l'Europe entière, fiont-ils assez
pénétrés de cette idée ? Le tableau des mal¬
heurs les
plus effroyables, des désordres les
plus inouïs ne se présente-t-il pas à l'imagina-
úon du sacrilège qui, en
jurant de nrçîntejfô
la constitution ,
de nommer en soft amé &
conscience celui qu'il croit le plus
capable 9
îe
plus cligne, donne son suffrage à la séduc¬
tion, à l'efprit de parti, aux ennemis de cette
même constitution ? Ceux
différence
ne
sait
qu'une coupable^ in¬
des
mouvoir que comme
machines, resteront-ils fans émotion au mo¬
ment où ils
votre
exposent leur tranquillité? Citoyens,
bonheur est l'unique objet de nos vœux;
aucuns mouvemens
d'intérêt & d,ambition,n'ab
tèrent lâ pureté de ce sentiment : veuillez donc
écouter ce
fléchir
qu'il nous inspire j veuillez le ré¬
; vous
reconnoitrez
alors la vérité du
patriotisme qui nous anime.
Nous
ne
cefierons donc de
â porter toute la
vous
inviter
prudence & toutes les pré-
cautions dont vous êtes
capables dans le chois
Beaucoup d'entre vous atta¬
chent peu d'importance à cette fonction
; il
leur semble que dès que ce
poste est rempli,
de vos électeurs.
peu importe la personne à qui on le couse %
5
cTautres s'en éloignent à caiife
sacrifices pécuniaires
Considérable
qu'il ëxîge des
&. remploi d'un temps
qu'ils regrettent de ne pouvoit
faire servir à Ieúrs affaires
particulières : d'autres
enfin, briguent ces places, mais uniquement
áàns-l'espoír de nommer dans la législature ou
dans les fonctions
publiques des hommes qui
partagent leur système, & dont ils espèrent
disposer au gré de leurs besoins : aussi avezVÔU5
remarqué qu'ils se sont abstenus des as¬
semblées, aussitôt que leurs suffrages n'y ont
pas obtenu de prépondérance, ou
quand il s'est
agi d'élections qui ne leur promettoient rien.
Ecartez de pareils hommes ! Les
fonctions
d'électeur sont dé toutes les fonctions
publiques
les plus délicates 8c les
élles sont fans
vent
pas
plus difficiles à remplir s
dédommagement, si elles ne fer¬
à signaler les meilleurs citoyens
existent parmi vous. En
qui
effet, tout est sacrifice
de la part de sélecteur
;
hommes désintéressés
5c
ce
sont donc des
généreux qûi sdxu
à ces places. Maïs ressouvenez-voirà
que les hommes riches ne font pas toujours
propres
les
plus disposés à faire des- facrifice-s. L'am-
bition attaque également
riche ; mais les
le pauvre comme le
richesses fervent,mieux 1 am¬
bition ;
elles lui prêtent des chaînes pour
s'assurer
dès
esclaves.
Epaminondas, Rlîo.cion, Cincinnatus, Maxigouvernèrent leurs républiques
avec douceur ; ils furent les
plus grands-homstius Fabius
mes de
leurs siècles ;
ils gouvernèrent fans ty¬
rannie'; ils étoient
pauvres.
contraire que tous
les empires 8c la liberté
Remarquez au
des peuples ont été la proie des richesses des am¬
bitieux qui ont régné. Lepidus ,
Octave Qéfar
8r Antoine, ne trouvant personne dansTem-
pire Romain dont la fortune pût leur opposer
des forces égales aux leurs, fe partagent l'em-
pire
confisquent á leur profit les biens des
particuliers & en proscrivent les propriétaires#
,
Nous n'entendons pas
dire cependant que
ïa fortune soit
cPexcluston polar les
fonctiohs
là , il- existe fans
riches
peiívent
être d'autant
plus utîîés à l'avantage du bien
public, qu'ils font plus intéressés au maintien
des lòix* qui ont pour base le respect dû aut
propriétés , & qui ne còmptent, pas âiî nom¬
bre de îeùrs propriétés les distinctions chimé-'
riques qui n'ont pris naissance que dâns l'ëxcès
de l'orguëil féodal, qui vouloir faire un dieu
d'un homme qui n'avoit d'autre titre à l'adoration de íes semblables, que d'être né de M
rents
favorisés de la fortune.
Des vertus
obtiendront à
d'autant
perpétuées dans une famille *
cette
famille
une
distinction
plus honorable , qu'elle fera fondée
La postérité con¬
fur des titres ineffaqahlés.
serve
avec
respect la mémoire des grands
hommes de î'àhtiquité; on parle de leur venu?'
îrïais on ignore le nom de leurs ancêtres»
Ce
ne
sont donc pas ni lés riches ni les
devons priver de nos
suffrages. S'il existe parmi les victimes du
caprice d'une fortune aveugle, un homme
qui pense comme cet honorable électeur qui
disoit dans nos dernières assemblées, que plutôt
pauvres que
nous
de manquer à remplir le devoir qu'im¬
pose cette honorable & importante fonction p
il íalloit que l'homme pauvre se rendît aux:
assemblées avec un morceau de pain dans se
poche & un verre d'eau dans fa gourde. Çhoi®
g ie
íssez un
pareil homme ; à coup fur c'est un
citoyen vertueux & qui aime fa patrie.
S'il en/existe
au
contralte parmi les riches
qui loin de blâmer cet élan de courage, fayent y applaudir , accordez leur également
vos
suffrages, parce qu'ils connoissent & ap¬
prouvent les principes qui font les grands
hommes.
9.
cher dans vos. électeurs,
.
il faut encore qu'ils
soient impassibles,
éloignés de tout esprit de
prévention , écartés de tous les extrêmes où
jette l'èsprit de parti,
Un
législateur de îa Grèce avoit dévoué
â rinfamie tout homme qui dans une sédition
prenoit
un"parti. Cette loi suppose
qu'un homme indifférent fur le sort de la répu¬
ae
pas
blique, est le plus mauvais de tous les citoyens ;
elle
suppose encore
que
les partis ne sont
enhardis que par cette indifférence
coupable —
qui empêche qu'on oppose aux factieux une
force capable de leur en imposer.
les séditions & les troubles sont
D'ailleurs,;
contre la
loi
dont ils arrêtent l'exécution : tous ceux qui
travaillent à rétablissement de la loi ou à son
plus être considérés
gens de parti ; ce font au contraire
de bons & fidelles citoyens qui servent la pa¬
irie. Mais les véritables gens de parti sont ceux
maintien ,
ne
peuvent
comme
qui frondent continuellement contre la loi ^
S
Hui la déchirent en tous sens ] pour en faire
servir
quelques lambeaux, soit à favoriser
leurs pervers
desseins, soit à a métier un abus
d'autorité. C'est alors
que la loi du fagé de
la Grèce trouvçroit
c'est dans
une
hommes qui épousoient
de
fausse
application;
sens que nous avons dit
que les
ce
l'esprit départi, étoient
dangereux ennemis de la chose publique.
Cependant,
avons
à
nous
ce
malheur
existe, Lc nous
prémunir contre tout ce qu'il
peut produire. Nous ne
pouvons pas, citoyens,
présenter de moyens plus propres à cela
que décarter de vos assemblées toutes ces vai¬
vous
nes
discussions qui ne sont
employées presque
toujours que
en
écarter
les rendre fatigantes, &
dont les cabales ne peuvent
pour
ceux
déterminer les suffrages,,
ions qui rendent un
donnent le
I
quelqu'un croît être fondé à contester ceí
fcî
conditions , vous ne
tant
devez l'écouter qu'au¬
qu'il vous donne des preuves claires Sc
évidentes de fa réclamation. Vous devez mé¬
nager au citoyen qu'on attaque tousdes moyens
de repousser & de faire réprimer les tentatives
de l-inimitié
tes
qui dictent plus souvent ces for¬
de réclamations que d'amour du bien pu¬
blic. Enfin, c'est à celui qui accuse à prou¬
ver son
accusation ,
fk dans cette circonstance
plus que dans tout autre, cette maxime dort
subsister dans toute fa force, parce que-c'est
des
un
plus grands intérêts de la nation d'ac¬
croître le nombre de ses citoyens
Bornons-nous donc à
traire à la loi,
nos
ne
actifs.
rien faire de con¬
& n'ayons d'autres guides dans
suffrages que l'amour de la constitution
à le'respect pour les loix qui rétablissent.
Ceux
.
qui nous ont toujours paru dans leurs
actions
comme
dans leurs
de ces deux fentimens ,
regards.
discours', remplis
doivent seuls attirer nos
PIERRE ELEONOíl P-ÍPAUD.
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des biens nationaux se continue
chaleur. Les
objets vendus depuis notre n°. 2.1 , sont : Uri
pré estimé 1300 I. vendu 2925 1. Autre
estimé 400 1. vendu 1475
Autre estimé
300 1.
vendu 300 liv. Autre estimé 600 }•
toujours avec la plus grande
vendu
2000
1.
Autre estimé $o liv.
vendu
liv. Autre estimé 80 1. vendu 105 liv.
1. Les fours
de S- Astier estimés 800 1. vendus 1550 1.
95
Terre estimée 60 1. vendue 95
yigne estimée 12 1. vendue 52 1. Autre est.
125
1. vendue 280 1, Pré estimé 264 livc
Bois estimé 220 liv. vendu
'400 liv. Autre estimé 100 1. vendu 215 1.
La maison des Récollets estimée 16000 liv.
vendu 1325 liv.
Pré estimé 3960 liv. vendu
vendue
22100.
7100 1.
Autre estimé 2200 liv. &
4950
liv.
vendu
Sur le droit de pétition enlevé aux corn
de
munes
France, par le décret du
dix du mois de mai
1791.
.
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T
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Citoyens & frères-,
Vous voyez devant vous un ami sidellede
la liberté; je monte à cette tribune
pour la
défendre : je viens réclamer le droit de
tion enlevé aux communes de
péti¬
France, par !e
décret de i'affemblée nationale rendu le dix mai.
Je
me
préfente en homme libre
,
tenant â
la main Timmortelle déclaration des droits de
rhomme , qui est la base de notre
constitution,'
je demande
avec vous la réformation
d'un décret qui dé¬
truit, dans son principe, la volonté souveraine
de la nation, Si
qui étouffe la voix d'un peupie roiâ '
&C fur cette autorité immuable
,
.
sa
Généreux amis cte la vérité , je vous retftëï-
cie mille fois de ce que vous avez eu le cou¬
fur le point ca~
pital.de la législation, le vœu général de vos
concitoyens ; je vous remercie d'avoir donné
ce grand exemple à la capitale & à la France
rage d'appeler les premiers,
dans la circonstance la
entière ,
tante;
je
vous
remercie d'avoir fait un
précieux pour la liberté , St d'avoir
fur elle l'attention de toutes les assemblées du
royaume, qu'une loi extraordinaire
duire
au
veut ré.
silence..
la sau¬
vegarde de la liberté , voir élever dans cette
capitale une tribune qúi fût ouverte à tous j
&
le moindre des hommes eût la faculté
d'émettre son vœu dans la c-au/e publique, &C
lorsqu'il .sagit des grands intérêts de la patrie
Je désirois depuis long-temps, pour
,
ou
& de l'humanité.
Eh
bien, mes souhaits font accomplis
: îà
k
V
'
tribune que je dernandois
essétablie dans cette
& j'âi favantage' de l'occuper\ moi
enceinte
qui ne sais qu'un simple citoyen , fans mis¬
sion sans crédit, fans renommée ; mon seul
,
pour la vérité me
^mour
l'a ouverte cette tri*
bune ?
& mon zèle pour le salut public m'y
soutiendra.
A Dieu ne
plaise que je manque ici au res¬
pect que j'ai toujours eu pour rassemblée na¬
tionale y
& pour se.s glorieux travaux,!: je (ais
que la loi est le rempart de la liberté :
je: ré*,
vèrelaîoi, j'aime la constitution ; mais j'aime
plus la vérité ; je ne vois riert aú-déiïus
je ne" reconnois d'autre puissance
que da volonté générale; je n'estime de bon
encore
de la raison ;
ík d'utile que ce
voilà
Le
en
ma
qui est;' parfaitement juste ;
profession de foi civique.
plus beau droit que l'homme ait
reçu
naissant est celui de la parole, & le pouvoir
de manifester par
lomés.
elle ses opinions & ses vo-
J'use donc en ce moment de ce droit
de la nature.
'
W
Je ne veux combattre la loî rendueN sur îê
droit de pétition qu'avec les armes de la raison s
je déclare que je ne prétends inculper qui
que ce soit ; mais que je regarde cetté lôi cornme une erreur du corps législatif, comme unè
surprise faite à sa sagesse , & contre laquelle
nous
avons
Sans
tout
droit de réclamer.
doute, dans
état libre, on doit
soumission à la loi, même vicieuse ; mais cette
soumission n'empêche pas de justes réclamations*
L'obéissance à la loi n'ôte
à personne le
droit de' la
juger : c'est assez pourTordre pu¬
blic qu'elle enchaîne lés actions des individus^
elle ne peut, elle ne doit pas enchaîner leurs
opinions, fans quoi elle seroit le tyran de la
raison & de la vérité, & il n'y auroit que
mensonge & esclavage sur.la terre.
Je viens à Tapplication de ces
principes etf
Examinant le décret rendu le 10 de ce mois,
%
•îurle'drcît de pétition. Et d'abord qu'est-ce
que ce droit ?
c'est la faculté qu'a tout indi¬
vidu de manifester fa volonté sur tout ce
qui
l'intéféffe dans la société. II résulte de là
que
îe droit de
pétition a trois objets,
turel, civil ou politique.
Comme hommes
chacun a le droit de demander
besoin ;
il est na¬
ce
dont il
a
citoyen, il á le droit de de¬
la loi lui fasse justice; comme
comme
mander que
membre du souverain , il a le droit de con*
courir par son vœu à la formation de la loi.
Le droit de pétition
est un droit inhérent à
la qualité d'homme : rien ne
peut l'en
désaisir £
rien ne peut le lui faire perdre; car un homme ne
peut être fans fa volonté, & ce feroit être fans
volonté que de l'aliérier
de ne pouvoir l'expri-
soi-même. Par conséquent le dròit ne
peut
se déléguer dans les cas
qu'un homme ne peut
mer
pas
soumettre sa volonté à celle d'autrui* On
ne
peut raisonnablement dire â un autre : jè
yous charge de vouloir pour moi ; générais
î6
ment .tout ce. que
vous voudrez , je îe vou¬
C'est une absurdité , une abnéga¬
tion de soi-même, un entier esclavage.
drai auffi.
quoi ! la nation la plus utlie, la plus
sociale de la terre, la nation Française ne sera
Eh
'
V
plus composée que de membres isolés. Sa vo¬
jamais entendre ; car
elle n'aura plus de moyens pour réunir les
volontés particulières en une feule ; & la voilà
j-éduice aux tristes horreurs d'une insurrection ,
pour reprendre ses droits qu'on aura uíurpés.
Eh quoi ! les élémens de la puissance, les
lonté puissante ne,se fera
individus ne seront plus rien quand ils feront
unis, car ils s'uniront en vain. Législateurs,
Vous défend à aux citoyens.de former des vœux
collectifs
:
c'est
comme
íî vous disiez à une
voilà mille i'ndi.
vidtis réunis ; une troupe de brigands vient
assemblée d'hommes , vous
•
déclarons que
de repouffer la force
pour vous attaquer ; nous vous
vous
n'avez pas le droit
par la
force tant que vous resterez ensemble :
quoique chacun de vous en ait le droit indi-
V
£:
,
.
J
.
-'Ub i
î?
°-I>
r*
; r.
;
-.
V
s/ j
visuellement, vous ne pouvez pas voiis áê»
„
.
fendre collectivement ,
parce que le genre de
combat peut ne
pas plaire à tous ; mais cha¬
cun de vous en
ce cas
particulier peut fe battre. Dans
que feront les brigands ? Forts de cette
désunion, il5 attaqueront avec chaleur ce$
hommes à part, en les exterminant l'un
après
l'autre; si bien qu'il n'en restera pas un seul
sur la place.
Citoyens il en sera de mêtife
particulières, de yos pétitions
,
de vos volontés
individuelles ; les brigands
despotes les atta¬
queront
une
à une & les détruiront
toutes,'
parce que vous ne vous serez
pas unis pour
les
faire valoir»
Nous donnerons la fuite hu n°.
prochain»
Ajsemblée nationale.
Du
4
juin. Tandis
les négocians
gens de couleur ?
que
s'allarment sur le décret des
ïS
-
•
•
du Havre remercient
ceux
îiále sur ce
.
" v
rassemblée natìo*
décret»
Pensions accordées aux
gardes naticnaleá
blessées devant Nancy; 200
liv. à ceux qui
estropiés ; 150 liv. aux femmes &
enfatfs de ceux qui ont péri.
été
ont
Du 5.
Rapport des loix constitutionnelles
& rurales : le premier article est
Le
décrété ainsi :
territoire de la France ,
son étendue,
dans toute
est libre comme les personnes
qui Fhabitent. «Toute propriété territoriale
ne
peut être sujette envers les particuliers
qu'aux redevances & aux charges 80 n f la
convocation n'est pas
défendue par la 4ci ;
nation ,
qu'aux contributions
&
envers
la
publiques établies par le corps législatif, &C
aux
fous
sacrifices que peut exiger le bien général,
la
condition d'une juste &. préalable
indemnité.
Décret fur le
canal de Givorsf
'
u* 5
..
^
%• r
CODE
S9
.
;r ? .. - .,
-
PÉNAL:
Lorsqu'un accusé déclaré coupable par le
juré , aura commis le crime pour îeqtrél il
est
poursuivi avant sage de seize ans ac¬
complis , les jurés décideront dans les for¬
mes
ordinaires de leurs délibérations
la
,
question suivante :
Le
avec
coupable
a - t - il
commis le crime
fans discernement ?
ou
jurés décident que le coupable a
Si les
commis le crime fans discernement , il fera
acquitté du crime; mais le tribunal pourra
suivant les circonstances, ordonner que l'enfant fera rendu à ses parents, ou
qu'il fera
conduis dans la maison de correction 9 pour
y
être élevé Sc détenu pendant tel nombre
d'années
que
le jugement déterminera , &
qui toutefois ne pourra excéder f époque ou
fenfant aura atteint l'âge de vingt ans.
jurés décident que le coupable z
$
/
/
S5
commis le
crime avec
discernement, la peînd
sera commuée dans les
proportions suivantes s
Si le crime est
digne de mprt, le coupable
sçra condamné à vingt années de détention..
.c-
/
.
UiJ
.
;<
>
iW.
m-ií'ij
Si le crime est susceptible
la
-A
'
de la peine de
chaîne, de la réclusion en la maison de
force
& de la
gêne, l'enfant coupable sera
condamné pendant le même espace de temps
à être enfermé dans une maison de correction.
Tout
complot &ç
sonne du roi
norité du
attentat contre la per¬
ou de celui
roi,
qui, pendant la mi¬
exercera les fonctions de la
royauté, ou de l'héritier présomptif du trône,
seront punis
de mort.
La
suppression de la dîme
«jiiau propriétaire du sol.
Les
fonctions
de
cassation.
de
ne
profitera
juges de district font
incompatibles avec cesses de jugps du tribu¬
nal
Les fonctions de
juges de district font
incompatibles avec celles du président du
tribunal criminel.
Les décisions des bureaux de district stur
îa validité
invalidité des nominations des-
ou
commissaires du roi, pourront être attaquées
devant le tribunal de cassation.
Nul bref,
tion de la
mes
écrit} bulle 8c aucune expédi¬
cour
de
Rome, de quelques for¬
qu'ils soient revêtus, ne pourront être
considérés
tels, 8c
conséquence
publiés, affichés 8c obligatoires pour les ci¬
toyens;
comme
en
mais ils seront réputés nuls s'ils n'ont
été approuvés par le corps législatifs Sc sanc¬
tionnés par
le roi , 8c si leur notification n'a
pas été autorisée par le corps
législatif.
évêques 8C curés 8c tous autres fonc¬
publics, soit laïques, soit ecclé¬
siastiques, qui, par contravention au précé¬
dent article, auront fait lire, afficher, puLçs
tionnaires
t
>__4
22
blier, imprimer & donner autrement public
cité
bulles, reícrits, &c. seront pour¬
aux
suivis criminellement comme
perturbateurs de
Tordre public , & punis de la
peine de la
dégradation civique.
Les fonctions municipales,
judiciaires, ad¬
garde
nationale sont
incompatibles, pendant ía durée
de la législature, avec celles de
député, &
ministratives & de commandant de là
ceux
qui en sont revêtus en reprendront Texer-
cice après
la fin de la députation.
Nouvelles du jour*
H
Périgueux. Lundi dernier, la garde natio¬
nale de
cette
ville & ressort de la munici¬
palité s'assembla en
Y:
armes
fur les allées de
Tourny ; & après plusieurs exercices & évo¬
lutions militaires, on promena dans tous les
quartiers de la ville ,
un
âne, fur lequel on.
\
If
âvoïí
tant
pîacé le buste d'une femme represenâ
d'aristocratie, le bref du pape, í'inftruc»
ûon de M. Flamarens , notre ci-devant évê*
plusieurs journaux incendiaires, & les
rapfodies de nos pieux millionnaires; le tout
fut ensuite conduit sur la place de la Pelouse ^
où cette petite armée ayant formé un batailIon carré, on alluma un feu de joie dans
le centre; & toutes ces belles productions
de l'hypocrisie, ainsi que le buste de dame
aristocratie surent livrés aux flammes, au bruit
du canon & de la musique militaire.
Rien ne peut égaler la joie de nos soldats
citoyens pendant cette cérémonie ; les uns
que,
daníoient au tour du feu , les autres couroient
en chantant d'un bout à l'autre
de la place;
eníîn , tout le monde paroiffoit satisfait de cette
petite vengeance que le patriotisme semblait
prendre íur l'aristocratie & le fanatisme.
Mais rien de plus vrai que le proverbe qui dit
qu'il n'est pas de plaisir fans peine. Le mardi il le
forma un attroupement de femmes de vant l'hôtel
de ville qui , sous prétexte de l'augmentation
du prix du pain, insultèrent grièvement M. le
maire,
une
lui sauta au collet
S
une autre
lui
alongea un coup debâton ; èc comme on crai-
M
gnoît que quelques séditieux ne
femmes, le commandant
taie, la troupe s'assembla ,
îoyens prirent auffi les armes,
tes
détachement pour dîíïiper la
forma plusieurs corps de gar
pièces de canon fur la place d'armes
fcieux furent déconcertés 6c le bon ordre rétabli.
Trois cîe ces femmes font en prison.
On fut d'abord très-édifié de voir accourir
trois ci devant nobles & protestans contre les
décrets de Tassemblée nationale, qui vinrent
se ranger
chacun dans la compagnie de íb'st
quartier. On crut qu'ils vouloient profiter de
cette occasion pour rétracter leùr protestation
& prêter
le ferment civique; mais cela lëíi'r
ayant été proposé, ils s'y refusèrent, ce qui
des rangs*
Nous.efpérons qu'après avoir mûrement réfléchi,
ils viendront à résipiscence , leurs bonnes qua¬
fit qu'on les invita poliment à sortir
lités rïous en font un garant,
tecevrons
& alors nous les
à bras ouverts.
Depuis ce moment, la municipalité , la garde
nationale & les corps administratifs redoublent
d'efforts pour porter les citoyens vers un
même
maintien de la constitution.
une
