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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
JOURNAL

PÁTRÍOTÍQUË

jìâmìttiflratiott
Qrì nous a souvent accusé d'avoir cherché
à déprirnér cette administration. Nous n'avons

pas
ceux

Ceux

répondu à cette accusation,
qui auront désiré nous juger
qui ne se bornent pas à repérer
qui ne pensent

d'un homme &

les autres ? auront fans doute v

nos

écrits avant de les réprouver. Alors notiá
sommes cru suffisamment justifiés,

Cepen*
daitt, des considérations particulières nous
Ont porté á nous abstenir dé parier de queU
ques opérations du directoire du département*

nous

Nous

savons
pourquoi, eu l'konneur d'être cité dans un
réquisitoire de M. le procureur-général-syndic ,
avons

par

relativement à la

exemple ,

vente

nous ne

de la Chartreuse de

yaucîaire. II n'y a pas de doute que ce ma«

gistrat a été induit en erreur dans tout ce qu'il
dit à ce sujet. Si ses occupations multipliées
lui permettoient de lire un journal, qui, à la
vérité ne peiu pas lui présenter1 Fintérêt ô£ le
piquant qui résultent des grands talens ; mais
cjùi mérite dé Fi n diligence par la modéra¬
tion & la vérité avec lesquelles il est écrit, il
fious auroit rendu plus dé justice , & ne nòu|
survit pas traité si durement ; nous avons donc
cru

que ces

personnalités nous faifoient une

raison dé garder le silence fur un acte

de ce

m

-



--

,

"r:

mâgiàrat clans lequël nous nous trôuvòns coW
promis. Nous n'écrivons pas pour nos que¬
relles particulières nous rougirions d'ën occu¬
per* le public , & noùs croirions violer.noîf4
,

attachement à la cause.còmmune , si nous lé

faisions cédér un instant à Ust intérêt privé.

■*

,

Ai

-

;

.

'

y

•:

' •

-

'

?

>. '



'

'

* '

Plusieurs personties ont été étonnéesde notre

silence , & surprises de ce que nous n'avons rien
dit d'une affaire auffi
'

f

en ont fait

importante; estes nouí

des reproches. Outre les motifs par¬

ticuliers qui nous ont

déterminé à celá , noW
ajouterons encore qu'instruits qjúe les acqué;
•reurs de Vauclaire
fk ie directoire du dépar-tement avoient réciproquement recouru à fafì
,

iemblée nationale ,

nous avons

cru

devoir

attendre fa décision , qui, beaucoup mieux que

opinion , instruira le public fur ce qu'il doit
penser de ïà décision cíu dépàftérrient dans

notre

'Cette

affaire ;

à inviter

nos

nous

nous bornerons

lecteurs à

'íitQiré de la'délibëfasio'rv

feulement

distinguer íe requis

.

Nous allons encore nous permettre une ré¬

qu'on ne se persuade pas que le di¬
rectoire du département soit aussi opposé à la
censure de ses opérations, qu'on voudroit le
persuader. Nous osons le garantir sans la crainte
d'être démentis par le général de ses mem¬
bres. Amis des îòix, étrangers à tout esprit
de parti, atrachés â leurs devoirs, jaloux de
les bien remplir, ils savent qu'ils peuvent errer ;
.ils savent aussi qu'une censure frappe quelque¬
fois mal-à propos : dans l'un & l'autre cas ; leur
conduite est celle des hommes sages qui pro¬
fitent des lumières pour rectifier leurs erreurs *
flexion :

& q.ui lorsqu'ils en font exempts, le prouvent

duite , & laissent à la vérité , que
n'efface jamais entièrement ,1e soin
ils Ibqt.

dernier numéro, un de nos cooa

parlé des fâcheux événemens qui
dans cette ville le 14 de ce mois
,

nous avons

regretté qu'il ne se soit pas étendu

5

;
.
âr le zèle que les corps administratifs Sc lez
_

gardes nationales témoignèrent dans cette cîr>
constance. II est si beau, il est si consolant
pour ceux qui aiment la paix & la tranquillité »

publique, de voiries magistrats chargés de là
maintenir, accourir au moindre cri, au moin»
dre mouvement, se réunir &
zèle & courage
tions

s'appliquer aveç

à prendre toutes les précau¬

qui peuvent arrêter le cours des désor¬

dres ; qu'on ne peut trop souvent

placer ce
tableau sous les yeux de ceux qu'il intéresse si
vivement.

C'est donc

plaisir que nous
annonçons à tout.le département que MM. les
avec

administrateurs du directoire
\
1
%

r

ont

mérité

l'ap*

probation générale , par la conduite qu'ils ont
tenue

dans cette circonstance. Ils volèrent
fr

la maison

après avoir invité le di¬
rectoire du district de se joindre à eux. Là ,
dans une délibération prise avec la municipa¬
commune

lité & le conseil de la commune, la force

publique fut déployée avec tout l'appareil ca"

pable d'arrêîer les desseins de ceux qui avoient

faéprisé Fautarïté légale

,

au point de violer D

personne fácree d'un magistrat, & qui mena-

Çoient de se porter à de plus grandi excès ;
mais en

même-tenlps ce conseil générai de ma¬

gistrats. prit toutes les mesures pour

que îçs

actes de
cuter 9

la

rigueur qu'il se trouvoit forcé d'exé¬
ne fortifient pas de* bornes étroites de

justice

aux droits

,

& ne portassent aucune atteint?

de 1/hòmme :

on

fit arrêter les cou-

p ables publiquement ; on nomma sur-le-champ
une

comiffion pour prendre,.d? ceux quiétoient

arrêtés, les éclaircisse mens qui pou voient faire
connoître les fauteurs & instigateurs

de cette

émotion populaire.

Heureusement que l'on ne
découvrit rien qui pût faire craindre Inexistence
de

ces

trames

odieuses qu'on ne cesse de s'im¬

mutuellement. Dans toqs les tems, la
hausse du prix du pain & des bleds, a tou¬

puter

jours occasionné des tumultes ; ainsi on ne
peut pas les considérer comme une chose

ex¬

traordinaire dans un temps de parti. Les corp

administratifs n'ont quitté la maison commune

qu'aprés que le calme a été parfaitement réta
bli : nous, avons déjà dit avec quel zèle Sc
quelle activité , ils a voient été secondés par la
garde nationale dont la conduite fut telle que
les corps administratifs lui en témoignèrent
authentiquement leur satisfaction.
Cette sage conduite, cet attachement aux

principes & aux bornes des pouvoirs , fut en¬
core professé authentiquement par le directoire
du département deux jours après 5 dans la mai¬
son commune de Périgueux5où il a voit été
invité de se rendre pour
de conciliation

& la garde

entre

concerter un

plan

les officiers municipaux

nationale qu'on prétendoit mal
divisés; & pour éviter, difoiton, à quelques - uns des chefs de ce dernier
corps , le désagrément d'être compromis dans
Témeutè qui avoit eu lieu deux jours avant.
Nous regrettons de ne pouvoir rapporter ic1
les réflexions présentées par M. d'Alby, vice-

à propos être

président du directoire su nom de sost corps J
fur la

nature

de la démarche qu'on lui faiíbh

faire ; elles méritèrent
rale par

approbation géné¬
leur fageíîe & leur vérité. Quant aux
une

gardes nationales elles protestèrent de leur
attachement au bon ordre &

au

maintien de

la loi; elles venoient d'en donner des
preuves
non

équivoques ; elles confirmèrent encore la

haute opinion qu'on avoit
en déclarant

de leurs sentimens ,

que si quelques-uns de leurs chefs

s'étoient compromirS, la justice ne devoit pas

transiger avec eux & qu'ils devoient au con¬
traire être punis plus rigoureusement
que les
,

autrçs coupables.

En payant à cette généreuse

conduite le tribut d'éloge qu'elle mérite,.nous

lâistòns au tems & à la justice à faire connoître
le fondement de l'inculpation

faite à quelques

chefs de la

garde nationale, qui jusqu'à pré-®
fent n'en paioilíent pas fort inquiets.
P, E. PIP A U D,

Administration des districts.
PÉRIGUEUX.

te directoire de ce district

Invite MM. les curés non-affermentés qui ne
se sont pas

présentés pour faire arrêter íeurs
comptes de la gestion de leurs revenus pen¬
dant Tannée 1790, de vouloir bien ne pas
différer plus longtems ; on leur observe que la
chose publique souffre de leur retardement,
& on est persuadé que cette réflexion séra suffi*
santé pour les déterminer à se rendre.

n

V.

P. E- P.

Liste des électeurs de la ville & canton
de Périgueux«
Périgueux, dans son assem-'
biee primaire , a nomifié vingt-cinq électeurs#
Le choix qui a éré fait honore infiniment le
Le canton de

îf

gatrjmîfiîie des citoyens de ce canton, & est
bien propre à rassurer les bons
citoyens íur le
fort de la conflit ution.

Section des Jacobins.
Lamarque, juge du tribunal de district
Périgueux ; Giry , greffièr du tribunal |
Déschamps , capitaine de la garde nationale
Charles dit miguetaud ;
Dusuquet ; Lavergne 9
V

de

,

notaire.

Section du Petit Séminaire.
Gilles

Duroc , commandant

de la

nationale ;

garde

Lagarde fils ; Lábádie comman¬
compagnie de Champfevinel *
Èrugiere notaire juge de paix ; Villefumade
juge de paix ; 5 il ain curé de Trelissac,
dant

,

de la
,

,

,

,

Section de St. Front.
Jean

Reveillas, administrateur de district ;

François Martin j Etienne Beaudet ; Pierre*

Eldonor Pìpaud ,

administrateur de district «|

Gilles Lagrange , notaire , secrétaire du district»

Seclion du Collège.
L'évéque du département de la Dordogne ;
capitaine de la garde nationale ;
Bardet, marchand 6c grenadier.

Chrétien ,

.

>

w-..

' - ■

-

' à

^

^ r

.

- •

*

■'

Seclion deT orageuse assemblée de Notre*
Dame.
Fournîer ? notaire ;

Bardon, officier muni-'

cipal ; Courtois , officier municipal ; Peyssard ,
cldevant garde du roi; Chambon 5 receveur
du district*

AMIS

DE

LA

CONSTITUTION.

Parmi les nombreuses sociétés qui sont dans

département, celle de Muffidant, se dis¬
tingue par son zèle à inspirer Pamour de la
ce

constitution : elle fit
pne

adresse

aux

imprimer dernièrement

habitans de la campagne

Ï5

tendante à propager
elle étoit

les bons principes ; mais

français, & ne pouvois:
conséquent pas remplir le but que lâ

comme

par

en

société auroit eu droit d'en attendre , si nos

laboureurs entendaient la langue française ;
elle en fait
imprimer une dans ce moment,
dans l'idiome du

de faire un

quer

qui ne peut man¬
bon effet, puisqu'elle tend
pays,

à dissiper les craintçs
aux

bonnes gens,

récalcirrans.

La

que s'efforcent

d'inspirer

les prêtres fanatiques &

solidité

du

raisonnement ?

jointe à la simplicité du style , & à la langue
naturelle dans

laquelle elle est écrite

,

sont

très propres à rassurer les bons
citoyens. Nous
nv

saurions trop exhorter les autres sociétés

du -département

à imiter celle de la ville de

Muffidantp

jJJsemblée nationale.
Du

ii

Juin. Décret qui ordonne que les

départemens répartiront entre les districts h

quotité áes contributions mobiliaires & son*
cières, & que les directoires de districts les

répartiront entre les municipalités.
Compte rendu par M. Fréteau , des moudes réfugiés chez l'ttranger, & des
armemens des
puissances.

vemens

En

conséquence il est décrété."
Les

régîmerìs feront portés au pied de
guerre. zQ. Les arsenaux seront approvisionnés»
3°. II fera fait une conscription de toutes les
gardes nationales d'un fur vingt. 49. il fera
notifié ,

de la

part

du roi, à Louis-Joseph

Bourbon de Condé > que fa résidence près des
frontièrès

annonce

des

projets coupables.

59. Que dans quinste jours il sera tenu de ren¬

de s'éloigner des fron¬
en déclarant qu'il n'a aucun projet
contre fa patrie.

trer dans le royaume, ou

tières ,

A défaut de rentrer ou de s'éloigner fans dé-

u
eíaration , dans ledit délai, l'aífemkjée le cíë<*
tiare

rebelle, déchu de tous droits à la cou¬

ronne ,

& en cas qúM se présente armé, en¬

joint à tous citoyens de lui courir fus & de
se saisir de sa personne
■"..

■.

9

ainsi que de ses corn*


-

plices &: adhérens.
LVsiemblée charge les tribunaux d'informés
contre

les

embaucheurs, enrôleurs &c.
,

íí n'y a pas lieu à délibérer fur le

licenciement

deJl'année5ou feulement des officiers de 1 armée.
Les officiers de tout
ront une déclaration

grade en activité, signe*

d'obéir à la loi, au roi &

à la constitution , & de s'opposer à tous les còriï*

plots qu'on, pourroit tramer contre la France.
Tout officier refusant est réformé

,

& le

quárt de son traitement actuel sera celui dé
sa retraite. II est défendu d'insulter

ceux

qií
•ft refuseroientdé fe conformer au présent décrets.

r



K

«w^-;

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A>.

Lettres écrites à M. Pipaud.
Périgueux le 2.0 juin 179 îl
3

MONSIEUR »
Le conseil militaire de la
frVa

garde nationale

charge de vous prier de rendre publqus

la lettre

qu'on a eu Thonneur de vous écrire*

Je fuis , &c<
H I LA I R E

GILLES, comman¬

dant de la
garde nationale de PérigueuXc
P crigueux y

.

le 18 juin 1791c

MONSIEUR,
Le conseil auquel j'ai transmis la
proposition

cjuC vous vous êtes chargé de faire à la
garde
íiationale , a l'honnéur de

vous

serifimens de íêconnoissance

,

rer combien

exprimer ses

& de vous assu¬

elle est sensible à votre
démarche

honnête : après
y avoir délibéré mûrement ,
le vœu général a eíé de
vous assurer
que la

îS

garde natiohale est trop jalouse de conservés
son régime & de suivre en cela les lo.ix que
nos sages législateurs ont faites ; d'ailleurs si elle
y conséntoit, elle seroit d'autant plus fepréhensible qu'elle a toujours été dans Tordre ,
& la discipline la mieux observée ^

l'union

elle démentiroit, par cette conduite, îe zèle

qu'elle a mis dans tous les temps à ne vou¬
loir jamais permettie une innovation qu'on a
voulu introduire au mépris des décrets de ['as¬
semblée nationale. Elle a donc rhonneur dé
vous

assurer qu'elle a résolu;, jusqu'à ce que

le corps législatif en ait ordonné autrement $

de vivre fous le même régime: quand aux crain¬

manifestez , si la réforme que
proposez n'a pas lieu , de voir pour¬
suivre rigoureusement quelques fauteurs secrets
du trouble qui eut lieu le .14 , & qui font dans
tes

que

vous

vous nous

garde nationale : nous croyons
devoir vpus assurer, que c'est fans doute quel¬

cette

même

ques ennemis secrets

du bien public Sc du re.

du citoyen, qui ont pu cherches à Íês

psts

áíre tròuver coupables. S'il y a eu quelques

personnes qui', dans la chaleur du vin , ont

tenir des propos incohséquens ; mais

pu

comme

ils rie sont pas suffi fans, ni assez im-

portans pòur constater un

véritable délit
gardé
nationale n'a rien à craindre des poursuites
de la justice , & la conduite sage qu'elle a
tenu Cette
journée , la met â l'abri dè toute
accusation
& par conséquent rie lui permet
pas dé balancer fur le parti qu'elle a a prendre
sommes

nous

bien convaincus que la

,

én se décidant à

ne

r'iert innover "éheX elle»

Nous avóns l'honriéur d'être , Monsieur ^ avec
sincère

dévouement,

Concitoyens,
composant le conseil militaire de la "garde
nationale de Périguettx ,' Síc*

un

vos

PérigueuXi
Jeudi dernier , à trois heufês de

faprês*»

midi , un courrier extraordinaire est Venií
.

nous

apporter

la fâcheuse nouvelle de l'en--

12
lèvemciit du roi. Aussitôt on

a

battu îa gé*

nérale , & notre garde nationale s'est trouvée
en un instant

composée de plus de deux mille
de la

hommes réunis en armes fur la place

Pelouse, où elle a formé un bataillon carré.
Dans le centre se sont placés les corps admi¬
nistratifs

,

municipaux & judiciaires» M. le

procureur général-syndic du département nous
a

fait lecture des deux décrets que ['assemblée

nationale a rendu à l'occasion de cet

enlèvements

<& de ïa lettre du ministre de l'intériéur. Par
un

de

ces

décrets, rassemblée nationale or¬

donne aux troupes patriotiques, troupes

de

Signe, & à tous citoyens, d'arrêter toutes
voitures, munitions

,

or, argent, vivres, &c,

<qui sortiroient du royaume, &c. Par l'autre ,
elle nous exhorte à la paix & à la

&

nous

fa vigilance,

M. le

tranquillité

9

invite à nous reposer sur ses soins &

de fa prospérité de l'empire,

procureur-général-syndic, en confor*
décrets, nous exhorta à dépolît
toutes haines ôc tout
esprit de parti, & k

mité des

?5

sous le même étendard pour
îe soutien de la liberté. Les corps administratifs
& municipaux renouvéllèrent le ferment
natîs tous réunir

d'être fidelles à la nation, à la loi & au roi,

pouvoir la cons¬
titution & de vivre libres ou de mourir. Le
même ferment fut renouvelle par chaque com¬
de maintenir de tout leur
,

pagnie de la garde nationale, & parla bri.
gade de la gendarmerie. On forma divers
corps de garde fur les avenues ; & depuis'
ce moment

On

il se fait ici un service très-exact.

distingue les portes des bons citoyens,

les mots suivans qu'on y voit écrit en
grosses lettres : La Constitution ou la.
par

Mort.

Le lendemain se présentèrent a la munici¬

palité MM. Saint-Aulaire père & fils, TailleSaint-Astier , Beyly , Mensignac &
Ladouze jfeune, tous ci-devant nobles 5cpro-

fer

,

íestans contre les décrets de Fassemblée na¬

tionale, lesquels abjurèrent leur protestation s

êc ptêtèreat le- serment cìyique,' ajoutant
leur serment

S

expféssiotìs : Nous jurons
de plqs de vivre libres ou de mcsorir, & dp
contribuer de tout notre pouvoir à-1'exécutiop
des ordres ,que pourra donner Fassemblée na°îionale dansles circonstances présentes. L'aprè?®
ces

midi ils vinrent renouyeller

ce

ferment

en

présence dp. la garde nationale , & furent
admis, d^ n s .. les -sangs , chacun dans la cdn\-

pagnie^è son^ quartier» Nous sommes donc
presque assurés aujourd'hui de notre tranquil¬
lité intérieure. Puissent toutes les autres villps
du royaume imiter notre

exemple; vivre dans
l'un ion la plus intime, & nos, ennemis res¬

pecteront nos forces unies í Ce n'est que dp
îîotre division qu'ils attendent des succès»
yìscour$ ï
Uarticlê

du sséeret

qui déclare nulles Sç

juconstirutîonnelles les assemblées de comm^
ms, «ss les

citoyens distYMom des -àH?

-



la nation j}
restreindront pas à des objets
purement municipaux; ce décret, dis - je »
par cette déclaration n'ote-t-il pas aux sssem»
ires g| né raies qui intéresseront toute
à qui ne se

blées.. primaires toute

leur puissance & leur

porçlo.n de souveraineté ; 11 leur interdit la fa¬
culté d'émettre le;ur vœu fur la loi; car la loi

toujours un objet général. Alors ne verra-t-on pas s'élever constamment dans les af*

est

semblées de prétendus amis de la lol,

qui vous

parler de la
des hommes/
"
r
"
'
inconstitutionnel des réfractaires à la loi ,
parce que vous ne vous renfermez pas dans
un objet municipal. Or dire qu'une assemblée

crieront, quand vous voudrez
chose publique , que vous êtes
'

'

-

.

.

,.

^

.

.

..



.

,

est

inconstitutionnelle

,

ce n'est pas seulement

dite' qu'une assemblée est indifférente & sans

effet, mais bien armer la force contre elle , la
force publique. ' Car rien d'inconstitutionnel rie

peut exister dans un état. Quoi ! lorsque l'entiemi fera fur les frontières , quand des départemsns voisins demanderont secours

en avi§ ,'

on ne pourra

pas délibérer à cet égard dans les'

asiemblées des communes, parce que Tobjet ne
fera pas municipal 1

Citoyens, si c'est ainsi qu'on vous traite J
au

milieu des fondemens de la liberté, que

sera-ce dans un temps plus

éloigné, si vous
ne relevez pas les premières atteintes qui vous
sont faites ?

Je soutiens que

celle qui vous est portée
par le décret du dix mai est la plus fatale à
votre liberté. Je ne prétends point ici altérer le
respect dû à la loi; mais la discuter encoreune fois ; ce n'est pas être rebelle à la loi,
c'est en préparer la réformation ; manifester
son opinion fur la loi, c'est taire un acte de
souveraineté, cest êtr^libre. Or je vous le
demande, les opinions sonf-ellës libres ? laiíTezles se propager, & ne soyons pas comme
des enfans pu des sots qui se battent pour des
paroles ; ayons le bon esprit de tout entendrez

m
il n'y a que les actions
qu'il faille
mais les pensées doivent circuler

réprimes

comme l'aitv

Ou la doi est
juste, ou elle ne Test pas.

elle-est sage & utile, la manifestation

Si

des vœujc

particuliers tendant à défaprouver cette loi jJ
loin de lui nuire, raffermiront
parce que le propre

d'avantagej

de la communication des

pensées & du choc libre des opinions, est
d'éclairer les esprits & de les ramener
à la
vérité. Si au contraire la loi est
vicieuse, il
est

indispensable d'en montrer promptemënî

les erreurs, sinon le mal

jettera des racines

profondes qu'on ne pourra plus arracher. Sou¬
venez vous

la vérité,

qu'il n'est qu'un temps pour semer
qu'il n'est qu'un temps pour sonder

4a liberté ; oc
tout

est

quand on a laissé passer ce temps 9
perdu.

En combattant ici

du dix mai,
je

individuellement le décret

Fais qu'user du droit de
pétition qu'il m'accorde. Citoyens , usez-eà
donc avec moi ; réclamez
contre ce décret
<r;v
ne

àts"ttà pas pout îe faire : ali t si vous at¬
tendez, l'esprit public sé rallér.tira , si vouâ
tardez à faire vos justes réclamations, on in¬

terprétera contre vous votre silence. La liberté
est comme l'hdnneur, un rien Fendommage,
la moindre atteinte la détruit : il faut l'avoir
pleine & entière; pour peu qu'on en perde
on ne Ta déjà plus.
Eh bien, citoyens, le
décret du dix mai vous la ravit toute entière
cette liberté ; il enlève aux communes de

le droit de récla¬
mer
contre la loi quand elle bleíFe l'intérêc
France le droit de pétition *

public,
La suite à Vordinaire

prochain„

circonstances
actuelles ont procuré à Pimprimerie , nous

f

'

Le surcroît deZ travail que les

force à nous

réduire, i 24 pages, cl à sup¬

primer les nouvelles étrangères.