FRB243226101_P2-447_1791_026.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
Pi, 2e,
JOURNAL
DU
PATRIOTIQUE
DÉPARTEMENT
DE LA DORDOGNEi
Du Dimanche
z
juillet
1)791.
Liberté & Véritéi
Administration du département*
Le travail des corps
entièrement
aux
administratifs á cédé
importantes opérations que
l'enlèvement du roi a nécessitées. 11s doivent
s'applaudir des succès de leurs sages précau¬
tions ; il est difficile que nulle part on ait Vu
régner autant de tranquillité, autant d'ordre
&í que l'on ait manifesté en même teins
plus
,
maintien de la constitution*
que dans la ville de Férigueùx. Elle est de¬
le refuge de tous ceux que la force
d'ardeur pour le
venue
id.es préjugés
& que les privations, fuite né*
eessaire de la réforme des abus, a voient porté
â tenir .une
foule de propos indiscrets' fur la
révolution , propos qui faisoient suspecter leurs
fentimens, & les exposoient à quelques dis¬
auffi critique : ils y
jouissent de la plus parfaite tranquillité.
grâces dans un. moment
II de voit
arriver ce moment ou-tous le Z.
citoyens de cètte ville seroient unis par le
même sentiment, celui du bien public ; par
le même
esprit, celui qui les feroit tous con-
jcourir à fa recherche ; & ce moment est
çelt^'
danger.
Les haines privées, les intérêts particuliers ont
disparu ; la constitution ou la mort est le seul
cri qui se soit fait entendre ; c'est le ferment
que tous les citoyens se font empressé de faire ;
où la constitution
était le plus en
5
c'est le mot qui a détruit idutës les divisions.
Non, cê n'est point uiie illusion
beaux jours éclairent la
les plus
,
ville de Périguêux ;
depuis ce mdmént, vóús voyez un rappro¬
chement un air de confiance qui donne uné
,
nouvelle vie à ses habitans,
■k'
lé'
'
' ■ •»'.
;
'
Le bonheur des hommes
'
_•
..
-
7
~~
est donc attaché
Légalité ; & cette égalité respective des
droits, lorsqu'elle est la basé d'une constitu¬
tion lorsqu'elle est bien sentie, devient cer¬
tainement lé plus fort garand de la sûreté in¬
à
,
dividuelle.»
Si ceux que nous appèîôhs patriotes & amis
de la constitution n'avoient pas été aufïì pé¬
nétrés de
ce
respect dé l'égalité des droits ^
la liberté
ils se seroient cru autorisés à gêner
de ceux
qui, par légéreté ou par tout autre
motif, vouloient se faire considérer comme
des aristocratës ; mais ils ont senti avec saison
que
les opinions & même la sottise ne sont
pas des crimes ;
qu'il n'y a que des actions
bien
bien circonstanciées qui mé¬
prouvées
ritent d'être
,
punies, & qui puissent enchaîner
la liberté.
Continuons donc à donner cet
modération ,
il
ne
peut
imité & de produire le
ne nous
c'est de
dont
manquer
d'être
plus grand bien. II
restera plus alors qu'une chose à faire,
livrer à
nous
une
noble émulation
Fobjet fera de nous rendre
dignes de la
&
exemple de
confiance de
nos
les
plus
concitoyens 9
d'acquérir le plus de moyens de leur être
utiles.
Quel sera maintenant ITiomme assez auda¬
cieux pour tenter de
troubler Fharmonie
quj
iègne dàns nos murs? Celui-là fera véritable¬
ment un
ennemi de la chose
devons donc
-
'•
,
í
-C'
mettre
'
-
j
publique. Nous
tous nos
efforts à con-
•"
•
?'
server un
ét^t íîavantageex, '& nous ne pou-s
vohs mieux y réussir
qu'en écartant de toutes
actions les airs de prétention & d'intérêt
particulier qui pourroient les souiller.
nos
Fonctionnaires publics, ne soyons en effet
'
que des hommes publics,
me nous
ment
&: continuons com¬
Pavons fait à nous sacrifier entière¬
pour
la chose commune .' Veillons fans
cesse à la conservation du repos, de la tran"
quillité! Couverts du bouclier de la loi, elle
doit être
entre
nos
mains
comme
la tête de
Méduse, & pétrifier ceux qui tenteroient de
l'attaquer, lorsque nous la leur présenterons !
Soldats de la patrie, soyons vigilants, in¬
trépides, infatigables, soumis & prompts à
remplir les ordres de nos chefs : ceux qui sont
établis pour le maintien de Tordre public ,
pour appuyer la loi de leurs forces, doivent
les premiers donner Texemple de ce qu'ils sont
chargés de faire exécuter Z
■ ì's
;
Amis de la constitution, éclairons-nous
3
v
.
prescrit cette
constitution ; gardons-nous fur-tout d'u set de
la liberté de nos opinions pour faire naître
des cabales & produire des distendons
gar¬
dons-nous de porter atteinte à l'autorité que
nous cherchons à faire respecter, ce qui peut
devoirs que
íuellement fur les
arriver, si nous ne mesurons pas assez nos dis¬
cours
pour en
çònnoître la portée & en diri¬
Ecoutons tout fans prévention;
recevons le blâme avec autant de générosité
qfi'on met quelque fois de courage à dénoncer*
Ne dédaignons pas de nous justifier , parce
que Topinion .publique doit être précieuse
à tout liomme, elle est la pierre dç touche
ger les effets !
.
de la confiance & des succès. Cherchons en
\
•
■
•
j,
-
..,
mot
un
.
à rectifier
nos r erreursr
& à nous pré"
munir contre nous-mêmes...» Simples citoyens,
respectons l'autorité, mais unissons-nous pour
prévenir les abus. Dé tous les■ rnjaux qui
Attaquent la liberté , il n'en est pas de plus
dangereux que l'abus des pouvoirs» Les insiifen
4
i
>'•
.
; 'v.
\
•
O.':
* -
■
'
' r.
'
'<-.4 "U' V-./-'-
f
sections, le trouble à la tranquillité publique
réprimés au moment ou ils s'élèvent,1
parce qu'on peut leur opposer des forces, parce
que tout le monde en sent le danger; mais
l'abus du-pouvoir frappe individuellement,1
& ce n'est qu'après quil s'est parfaitement
établi, ce n'est que lorsqu'il a atteint une mu U
tîtude inombrable de victimes qu'on cherche
à lui mettre un frein 6c souvent il n'est plus
temps. Rapportons tout à la loi , & non aux
sont
f
,
,
esprit d'adu¬
lation & de flatterie qui tient trop à la baf¬
hommes ; abdiquons fúr-tout cet
fe fle de i'efclavage dans lequel nous vivions.
-
;
:'jí
II
-■
- »
n'y auroit jamais de despotes s'il n'exis-
íoit de vils flatteurs; ce n'est pas .fhomme-
place qui doit avoir du crédit, c'est la.
loi; siThòmme en place se conduit d'après
en
des
principes de vertu, il rie se reconnoîtra
instrument qui applique la loi ,
lui doit aucune obligation de ce
que par un
èc on
ne
B
pour y
substituer sa volonté, dès lors il pré*
varique, il est digne de mépris. Nous n'en¬
tendons pas
détruire les éloges qui sont dus
à la vigilance ,
à.d'application du magistrats
à son dévouement absolu pour
1
la cause pu-
blique ; mais attendons qu'il soit parvenu à la
fin de fa
carrière -,jj c'est
alors que nous re-
connoîtrons les avantages de fa conduite £c
lui
le tribut qu'il
aura mérité. II suffit
aujourd'hui d'être.appelé
que
nous
•dans
une
payerons
fonction
publique pour se trouver
-récompensé d'avance , puisque sélection est le
fruit de la constance. Le fonctionnaire
public
a donc" un
mons d'encouragement suffisant
pour le dédommager de toutes les peines atta¬
chées à Ion
emploi.
Qu'on nous pardonne ces réflexions, elles
sonr échappées a notre sincère amour
du bien
public. Nous n'avons pu voir fans en être
vivement affecté la réunion qu'a produit l'événement du jour,9 nous désirons
qu'elle se.p&j
,
c
Z
pétue, & nous n'avons pu résister au désir
xTossrir à nos lecteurs
les moyens que nous
croyons propres à cela.
précautions prises par
le directoire du département , de concert avec
les autres administrations ; il seroit difficile d'y
Nous revenons aux
plus de sagesse & plus d'intérêt pour
la constitution. L'effet s'en est manifesté bien
mettre
sensiblement dans la ville de
Périgueux. S'il
le même dans toutes les parties
de son territoire, cela provient d'une exten¬
n'a pas été
générale donnée au décret de l'asi¬
se m blé e nationale
qui ordonne ['arrestation
des armes, argent & effets de ceux qui forsion trop
,
tènt
du royaume. Cette erreur ne peut pas
administratifs s'empres¬
sent à la détruire & à rappeler par-tout
inégalité des droits Si la sûreté individuelle.
subsister 9 & les corps
Parmi
tout
ce
qui s'est passé de relatif à
î'événement du jouf, il n'y a rien qui ait fait
autant
de plaisir aux citoyens que la ré trac-
station de la protestation
faite par ces mem¬
bres de la ci-dévant noblesse contré le décret
qui en prononçoit i'abolition ; nous croyons
satisfaire nos lecteurs en leur mettant cet acttz
fous les yeux.
j4jsemblce nationalea
.
juin. M. Beauharnois , le jeune
On annonce la brûlure de
dix millions d'assignats, ce qui fera en tout
Du
19
est élu président.
yjjo millions,
qu'il fera récréé pour six cents
de nouveaux assignats , pour rem¬
Décrété
millions
placer ceux qui feront supprimés, &í ce n q*
nobstaní ceux de cinq livres, qui ne font
destinés qu'à réchange
des assignats de plus
forte somme.
,v
v
Dû
20.
.
,
«** v
ifs?.
.
Rapport sur la fonte du Meta!
ds5 cloches, pour en
faire du billon.
tï
te il i on apprend le départ du roi
de la
&
famille royale ; rassemblée prend les
plus vigoureux; elle continue fa
séance dans la nuit ; elle rend divers décrets.
arrêtés les
La
garde nationale fera mise en activité
ainsi qu'il suit : Les départemens fur les frony
tières*
d'Allemagne , fourniront le
nombre
d'hommes que leur situation permettra.
s
Les autres
départemens fourniront de deux
à trois mille hommes, les grandes villes pour-,
font
ajouter à leur contingent, suivant le
degré de leur population.
Tout citoyen
qui voudra porteries armes9
se fera inscrire dans fa municipalité.
Les gardes
nationales feront reparties en bataillons & en
compagnies. Les compagnies auront leur ca¬
pitaine & leurs officiers ; les bataillons auront
leur colonel & leurs lieutenans colonels. Cha¬
que garde national 7 recevra à compter
du joûjr
du rassemblement, 15 sols
par
le
capitaine cinq, le
jour ; le fourrier aura deux payes ; le fous-lieutenant trois ;
lieutenant
quatre ; le
lieutenant-colonel six ; le colonel sept.
Chaque compagnie nommera ses officiers Z
les bataillons
nommeront
l'état
major. Les
citoyens à l'instant où leurs services nç feront
plus nécessaires rentreront fans aucune dis¬
,
,
tinction dans leurs
compagnies de gardes na¬
tionaux. II fera fait un règlement
pour ces
troupes.
Le
ministre de la guerre a été autorisé à
acheter 60 mille fusils.
L'assemblée reçoit la
députation de la sec¬
qui jure de lui obéir
comme autorité exéçutrice
depuis le départ
tion de la Croix-Rouge,
du roi.
M.
Rochambeau, plusieurs maréchaux de
prance ÔC officiers généraux viennent prêter
'•
serment à
F
I'assemblée, de leur entier dévoue*
^ la constitution,,
ment
Et de
suite, avec autant de flegme que si
révènement eût été un de ces faits ordinaires
qui ne doivent pas occuper l'aíTemblée au-delà
'
du temps qu'elle
y
consacre , on a pafle à
Tordre du jour , 6c on a discuté le code pénal.
,n>'
«J
/
'
;
>
í.
7= "
*Du 2.2.. La séance interrompue à cinq heures
du matin, a recommencé à neuf heures 6c
demie.
La
une
municipalité de Saîht-CIouá, présente
adreíïe par laquelle elle proteste de mourir
pour la
liberté, quoique le premier fonction¬
naire ait abandonné son poste, elie
espère que la
constitution n'en sera pas moins aflsurée.
Commissaires nommés
pour se rendre
au
garde-meuble pour voir si les diamans y sont
encore ,
& si l'on n'a pas substitué des faux
diamans
aux
véritables.
r
lecture des lettres du ministre d9 Angleterre' J
qui assure que l'escadre de Pamiral Hood a sa
destination pour le nord.
Tous les officiers de la gendarmerie
étant
à Paris, ont ordre de rejoindre : la circonstance
détermine cet ordre.
LVrivoyé de France, auprès de rélecteur de
Mayence, informe le comité diplomatique qu'il
existe une espèce de schisme entre M. d'Artois
& M. de G ondé * que
les gardes dmcorps &
M.
Dautichamp abandonnent ce dernier, St
que l'electeur de Mayence veut demander à fa
diette de Tempire le démembrement de toutes
les provinces conquises par la France.
On
reçoit une députation du
«cassation : le président y répond.
tribunal- de
On propose un autre serment pour
les offi«
ciers, ainsi conçu.
& Je
jure d'employer les armes qui ont été
z?
remises entre mes mains à la défense de la
trie & au maintien de la constitution décrétée
par rassemblée nationale,
& de mourir plutôt
que de souffrir que les ennemis , tant du de¬
hors que
du dedans, fassent aucune entreprise
sur le territoire de France
,
& de ne recevoir
&
ordre que
faire exécuter
aucun
ceux
qui seront émanés des décrets de rassemblée
nationale*
Tous les militaires de rassemblée le
prêtent»
M* la Fayette arrivé on le lui fait prêter.
On ordonne I'appoîition
des scellés fur le$
domaines faisant partie de la liste civile*
La
municipalité de Senlis mande que trois
ont passé hier 5 dans lune étoit un
gros homme brun * dans une autre une femme
voitures
tenant un enfant fur
ses genoux ; d'ans
!a troi«*
flème un seul homme qui a voit l'air de se ca¬
cher. On soupçonne que le roi ,1a reine
sieur ont pris cette route.
;
•
A
e
_
' ■: -.
-• '
-
il suîvoít la riiêmë
route ; il avoit ordre, a-t-il dit, de ie rendre
Un médecin a été arrêté,
à Valenciennes.
Lecture d'une lettre dé S. Quési*
tin, qui mande qu'informé par le président d'une
des sections de Paris du départ du roi
de
la famille royale, la garde nationale a pris,
sur-le-champ les armes, & a arrêté une voi¬
ture où étoit M. Talleyrand*Périgord
& fâ
famille qui fe rendoient à Spa , munis d'un
passe-port contre-signé Montmorin , mais que
ces
voyageurs feront retenus jusqu'à ce que
Du
23.
^
rassemblée en ait ordonné»
M. Duchatelet a prêté son ferment ; d'au¬
tres officiers
généraux envoient le leur par écrit*
Récit de'M»
celui
Mongin , fils d'un député,
qui a apporté la nouvelle de l'arrek
ation du roi.
particularités dorït nous avons
déjà rendu compte, il dit que la garde natioEntr'autres
/
hale tie pouvant arrêter la
voiture
escortée par des
qui éfoit
hussards, elle a menacé de tirer
fur les personnes qui étoient
lors
cette
dedans
& qu'a¬
,
avoir fait son effet.
menace
L'assembìée est informée quë mercredi à
deux
heures -, le roi & la famille
de Sainte
royale ét oient partis
Ménéhouíd pour aller coucher à.
-
ChâlonSé
M. Menou á fait ìecture d'une lettre
à M. de ra
•
M * •% - 5
-
Fayette
-
m
• -t.
la constitution
.
"
,
; -V
de
adressée
par la société des amis de
-v.
q
^
Valeneiennes, qui instriik
le commandant
général,que Monsieur ,frère
du roi. est arrivé à Mons. On. attend
le roi
».
7
i
samedi à Patis j le
peuple est très-calme,
,
î>u 2]
avt 2,4.
MM. Pëfhiori
Latour-
,
Maubòurg & Barnave, commissaires nommés
par
roi
l'assembìée nationale, pour ramener lë
à Paris, ont écrit ,dans le
jour même de
leur
départ, ,à l'assemblée nationale
,
,dl !s
z8
Ferté*sous-îouarre, pour assurer que fur leuf
passagé le peuple n'a cessé de témoigner fa con»
fiance & son respect pour Rassemblée , & qu'il
des ordres qu'ils
cnt donnés pour que le passage du roi fût libre
les a secondés pour Rexécution
& tranquille».
M,
Thouref, dans la crainte qu'un pareil
événement n'arrive encore, saie rendre un dé¬
cret ,
qui déclare.traitres à la nation & àûroí5
qui ont conseillé , aidé & exécuté Renié*
vement du roi, & tous ceux qui pour favoriser
ceux
Rintérêc
du peuple Français qu'à la dignité royale, ten¬
teront d'apporter des obstacles au retour du
ces
desseins pervers, aussi contraires à
roi dans la capitale & à fa
réunion aux repré-
sentans de la nation.
décerne une
couronne civique à M. Mongin, auteur de
M. Rcberfpierre prop'ose qu'on
Rassemblée fenvoye au
comité de constitution , pour savoir dans quelles
circonsianceslacouronne civique sera décernée»
Rarresiation du roi :
w
tJtí courrier expédié
d'Epérnay rapporté
que le roi y a couché la nuit du 23 au i \, &
M M. Barnave j de la Tour & Péthion
que
Pàvoierit rejoint»
Du 24.
,
Décrété qu'il né sera payé par
caisse aucune pension ni créance à tous
aucune
les
Français absens du royaume, ainsi qu'à
qui, quoique non a biens, né font pas
dans ce moment à
leurs'postes ; excepte néan¬
moins des
dispositions du présent décret íes
étrangers pensionnaires ou créanciers de Fétat.
ceux
:
v""■-'
■
'
'
.
'
;
I
-
? 7'' ^
^
^
'
de Eochambeau
ismblée pour
prend congé de Fas»'
se rendre sur les frontières.
L'aíTeuíblée nationale décrète que
la circu¬
lation des choses & dés
personnes continuera
d'être libre ,
& fera protégée par les corps ad¬
ministratifs
&c les
moins
tous
ces
gardes nationales ; néan¬
corps seront chargés de surveiller
les passeport à cinq liéiìe's
de la frtà»
■
tîère, & ils ne souffriront auçune e'mîgratiori
de choses
ou
de
II fera envoyé
les
personnes, &c.
des gardes nationales vers
frontières, & sous les ordres des com»
itiandans qui font
elles
chargés de leur défense i
concourront avec
les troupes de ligne à
repousser toute entreprise hostile* Les com¬
mandais
feront
tenus
de destituer de leurs
places ceux des officiers qui n'auroient pas
prêté le ferment; & fous leur responsabiliséj
ils
pourront casier ceux
qui leur paroîtront
suspects , & ils nommeront à la moitié des
places les citoyens qu'ils jugeront dignes de
les remplir, en observant cependant de ne
prendre pour l'autre moitié que des fous-officiers.
Du
L'asiemblée qui avoir déterminé
de rompre
ses séances pour faire place à la
première législature, dans le courant de juillet,
vu
les circonstances , croit devoir
jusqu'à nouvel ordre, &c.
se proroger
On décrête qu'aussitôt que
îe roi sera arrivé
château des Tuilleries, il lui fera donné
provisoirement une garde qui, sous les ordres
au
,
du commandant- général de
la garde pari-
íîennê, veillera â sa sûreté & répondra de
fa personne. II en sera donné une à la reine
& une autre à M. le Dauphin. Tous ceux
qui ont -accompagné la famille royale feront
mis
état
en
d'arrestation &
interrogés. I e
roi & la reine seront entendus dans leurs décla¬
rations, le tout fans délai
à M.
le
semblée
Dauphin
,
&c. II fera nommé
un gouverneur
par
l'as-
nationale, &c.
Nouvelles -du jour.
Périgueux. Dimanche, à trois heures du
matin, un détachement de la garde nationale,
qui étoit de patrouille , arrêta un courrier
extraordinaire qui demanda Dhôtel du dépar
î2.
îl y fut conduit tout dé suite.
tement;
Ses
(dépêches portoient la nouvelle de l'arresta*
lion du roi &c de la fatiìille
royale
,
à Va«
district de Clermonr, département de
rennes,
}a Moselle, dans la ci-devant province dè
Lorraine
cette
Tout le monde connoît le détail
arrestation.
L'a près-midi,
les gardes nationales se font
assemblées ; les corps administratifs font venus
/
nous annoncer cette bonne
■
nouvelle : ils nous
ont
fait distribuer le détail de l'arrestation du
roi
qu'ils a voient fait imprimer ; ils ont par¬
couru
les rangs,
& M. le procureur général-
syndic portant la parole , nous a exhorté à
Tunion , à la concorde , &c. : il nous a assuré *
de
les
administrateurs, que \q
moment où ils
quitteront leurs pénibles tra¬
vaux pour se
réunir à la garde nationale,
sera le plus doux de leur vie.
au
nom
tous
,
Depuis le moment pù nous avons appris
TU
3
départ du roi, les corps .administratifs Si
municipal, conjointement avec l'état major
le
nationale, ont formé un bureau
d'agence qui ne désempare jamais shekel clu
département. De nombreuses gardes font à
tous les postes ,
tous ceux qui passent
de la garde
font visités très- scrupuleusement.
La société des amis de
ses séances tous les
la constitution tient
jours.; elle y admet in¬
citoyens qui veulent
i'aider de leurs lumières ; il s'en présente
distinctement
tous
les
journellement une foule qui demandent à être
reçus membres. Ensin l'union la plus parfaite
règne entre tous les citoyens de cette ville.
,
Nos ci-devant millionnaires,
rance crasse &
dont l'ignó-
la mauvaise foi ont causé
de maux que la
plus
peste & la guerre, avoienc
tellement propagé leurs principes aristocratie
ques, quç la majeure partie de
ont été dégoûtés de l'état
24
se sont retirés dans leurs, familles
;
que
nos
de sorts
processions de là fête dieu eussent
été trés-mesquines, fans le zèle
qu'y ont ap*
porté tous les bons citoyens : ils ont fourni
leurs eiìfans dont
on
fait de petits anges ;
a
les confréries de
pénitens y ont assisté ; une
quarantaine de jeunes-gens habillés enlévH
,
tes ,
ont fait
Ies'fonctions des abbés du sémi¬
naire, & nos processions
ont
été très-bril¬
lantes, au grand dépit de nos caffards. Ces
illustres prédi.carèurs de la
guerre
eu
la double
mortification de
civile ont
voir le
plus
grand calme régner dans, ce temps orageux %
A de voir les processions irès-fuivies
bien
organisées.
On
louer
le zèle de
M M. les Doctrinaires
y ont tous
ne
aussi trop
fauroit
■'
"p:
'
:
Fin du discours furies droits de
Je n'ai
| '
r -'■
■
qui
assisté très-réguliérement.
..
jy
b
très
;'v"
j.
pétition.
qu'une objection à faire aux parti"
f^ns du décret, mais elle est terrible. Je leur
2?
dis : comment vous défendrez-vous coptre les
abus du corps
'
législatif? Par quels moyens
reviendrez vous contre des loix pernicieuses £
des pétitions insidieuses ? mais il
en faudra des millions; & puis le nombre des
Sera-ce par
pétitionnaires n'étant pas déterminé par la loi,
jamais on ne leur fera droit : il s'écoulera des
années avant qu'une réclamation soit enten¬
due. Cent fois reprise & cent fois étoufîee
elle s'éteindra dans un silence absolu
ou elle
,
ne
prévaudra que par une insurrection générale.
despotisme ou anarchie.
Cruelle alternative J
les
Quoi ! on trouve bien les citoyens pour
assujettir au service personnel, pour leur
faire payer les impositions,
Sc l'on ne veut
pas les reconnoître pour recueillir leurs volon¬
tés : car en
rend nuls les
rejettant les voeux collectifs, on
vœux
partiels, Hc jamais la ma¬
jorité ne pourra s'exprimer. Sans doute la loi
ne doit
pas reconnoître le vœu de toutes les
sociétés de
citoyens qu'ellç n'a
pas
formé*
f.
aS
Maïs le vœu de communes de France
elle le: rejetter ?
peut*
peut-eîle l'anéantir dans ses
9
principes? quelle fera donc notre ressource ;
encore une
fois, contre les attentats du corps
législatif? Eh! doutez-vous qu'il ne puisse fe
corrompre ? Ah! le propre de ceux qui gou¬
vernent ,
est de ne vouloir point de maîtres
ni de furveillans.
Les
législateurs forts de
leur double inviolabilité individuelle & col¬
lective, déchargés du fardeau de la respon¬
sabilité, parce qu'ils formeront un corps puis¬
sant ; devenus hardis
par leurs succès,
énivrés
leur crédit, gagnés par les caresses St l'or
par
du pouvoir
exécutif, ces législateurs
porter
ront le
coup mortel à la liberté; & alors que
ferez-vous ? Eh! citoyens, ne
voyez-vous
pas
qu'il faut que les autorités fe balancent s
une
assemblée législative qui feroit fans frein
feroit le plus terrible des
defpotifmes, parce
que vous auriez une foule de tyrans.
II faut
il faut
âu
corps législatif un frein
tin
maître, la nation, la voix des ccmmu*
salutaire ;
*7
lïj® de France qui le rappelle à foírdr'è, â lá
justice & à la vérité, Et si les communes de
France s'égaroient elles-mêmes un moment !
Les lumières individuelles,
les avis des so¬
ciétés patriotiques, & les instructions même du
gouvernement les rameneroient vers le bien* .
II est temps que les hommes s'unissent pour
leur
bonheur, qu'ils ne soient plus le jouet
des ambitieux ,
nom
de la
& qu'ils effacent jusqu'au
tyrannie.
Le décret sur le droit de pétition est évi¬
demment
la
opposé
déclaration
aux
principes établis dans
des droits,
qui portent que
la souveraineté réside essentiellement dans
nation ; que
lonté
la
la loi est l'expreffion de la vo?
générale. Or si le droit de pétition ne
peut être exercé en nom collectif,
il s'en fuit
qu'il n'y aura plus que des volontés in¬
de volonté générale,
dividuelles & jamais
jamais d'exercice dé souveraineté natiotíaleo
á'Ô
Toutes les assemblées
émettre
Les
un
vœu
nulles
pour
politique.
volontés isolées seront semblables à
étincelles
des
feront
éparses qu'on parviendra aisé-
tte.nt à éteindre,
& qui ne formeront jamais
par leur réunion des foyers
de lumière. Cha-
jque individu sera dans fa volonté comme une
goutte
d'eau séparée, que le
premier souffle
dissipera dans les airs. Les gouttes ne pour¬
ront
se mêler, se former en masses
humides ^
agir collectivement, II sera défendu à
de
l'ëau
couler, parce que si elle couloit elle chas-
seroit les immondices i elle renverseroit tout
qui n'est bâti que fur le fable & la boue ;
elle purifieroit le sol, à le fertiliscroit en
ce
l'arrosant.
Mais on veut arrêter l'eau par des digues
^
de peur d'être entraînés dans son cours.
On empêche
que les
étincelles ne produi-
sent des lumières , de crainte que les lumières
actives n'éclairent les marches
ìbreufes des agens du pouvoir.
trop
Les obstacles seront
on
téné«
vains, je le prédis ; si
l'enchaîne , seau rompra ses digues : si ou
souífìe les étincelles ^ elles s'allumeront, &
finiront par brûler/Il faut que
vérité
la nature & la
Temportent.
II faut que
la liberté triomphe.
Citoyens, souvenezrvous que c'est elle qiie
nous avons conquise le 14 juillet 1789 ; c'est
elle
que nous avons
juré de, maintenir au
champ de la fédération ; c'est pour elle que.
nous devons vivre & mourir.
Àh ! que dirons de nous tdus lés peuples
cíe
Que dira la postérité, si nous avons
laiíîé échapper de nos mains l'étendard de la li¬
berté Lc si nous n'avons pas feulement éu le
la terre?
,
Z6
Courage de rëdemainder les droits qui nóúi óû(
étp enlevés, presque aussitôt que nous les
avions
Ah !
conquis ?
demeurons pas muets : sovons
íe
peuple des francs ; allons tous au nom de la
Commune de Paris, dire à
Paífëmbléë
ne
natio¬
nale que nous voulons être libres
, & qu'elle
efface des tables de la loi le décret du
10 mai.
A cet
vous
exemple à ce^vœu libre de la raison J
,
bientôt se rallier íoúteS les com¬
de France
; elles rentreront dans
verrez
munes
leurs
droits primitifs* La nation
prononcera son voeu
souverain / & le décret ne fera
venir de votre
plus qu'un sou*
gloire*
AVIS.
Correspondance nationale journal corn-'
^
posé de deux feuilies, format in 8°./ca¬
ractère eicero; il paroît à Paris le .mardi &
í*
samedi de chaque semaine. Prix 41 liv.
par
an ,
à
franc de port par la poste : on s'abonne
Périgueux, à l'imprimerie des amis de la
constitution. Ce journal, très-bien écrit, St
dans les bons
principes, nous paroît mériter
la préférence fur bien d'autres
ouvrages pé«
riodiquès,
EXTRAIT
DE
LA
DES
REGISTRES
MUNICIPALITÉ.
Géjourd'hui, 14 juin 1791, la munici¬
palité s'étant rendue au directoire du dépar¬
tement
MM. Pierre-Astier de Saint-Astier
,
Louis Dabzac
-
Ladouze jeune , Louis Chapt-
Rastignac , Henri-Jacques Vuigrin-Taillefer
•Joseph Beaupoil Saint-Aulaire, & Henri
Bayly ont fait annoncer qu'ils alloient fe
présenter aux corps administratifs ; en confé„
quence
ils fe font rendus ; St 'là ,
en pré.
sence des corps administratifs, de la mumcîpálité &. du major de
la garde nationale , ils ont
déclaré , les uns après les autres, qu'ils rétrac¬
tent formellement Padhésion par eux donnée à
la protestation faite contre le décret de rassem¬
blée nationale, du 19 juin 179O , concernant
la ci devant noblesse du royaume , & ont
individuellement prêté le ferment civique pres¬
crit par les décrets * & ont promis fur leur
honneur de maintenir de toutes leurs forces
la constitution décrétée par l'assemblée natio*
nale , & acceptée par le roi, d'être fidelles
à la station , à la loi & au roi 5 de vivre libres
ou mourir, & de se conformer à tout ce qui
seroit décrété par l'astemblée nationale, pen¬
dant la durée des circonstances actuelles, 6C
â toutes les mesures qu'elle poiírroit ordonner ;
& ont demandé acte de leur déclaration. Et
ont
signé, &Cé M. de Mensignae a prêté le
l'après midi*
même ferment
16, MMé d*AbzâC dé
Limeyrat 81
Segonzac, ont prêté le même ser¬
ment, & fait semblable rétractation.
Le
Bardon de
Le premier juillet 5 MM. Dumas & Cosson $
deux décorés de la Croix de St. Louis 9& M. Louis-François Vassal, ont aussi prêté
le serment civique devant la Municipalité.
tous
