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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
9i-3o.

JOURNAL
DU

PATRIOTIQUE

DÉPARTEMENT

DE LA

DORDOGNEy

tDu Dimanche 31 juillet

1791.

Liberté & Vérité;

Administration au département.
Aujourd'hui vingt-deux du mois de juillet
mil sept cent quatre-vingt-onze, le directoire
du département,

informé qu'on s'efrorçoit de

soulever le peuple

St de le porter à de cou¬
pables violences contre les prêtres non-con¬
formistes, Sc particulièrement contre cens
connus

fous le

nom

de millionnaires,

ayant

fait prier M M. les membres du directoire du
A

district, ceux de la municipalité & de l'etatmajor de la garde nationale, de se réunir au
lieu ordinaire de ses séances, pour délibérer
fut les moyens dè

prévenir des,
plus aîlarmans, qu'ils ne
pourroierit manquer d'altérer la tranquillité
publique , si heureusement rétablie dans cette
ville; & leídits membres s'y étant en effet
rendus, on a mis en délibération, i°. si
Padministration étoit en droit de s'emparer
de la maison occupée par lesdits mission¬
naires & de les en expulser , tant fous pré¬
texte que jusqu'à l'époque de la nouvelle or¬
ganisation du clergé , ils ont été chargés de
la direction du séminaire diocésain, quoiqu'ils
pétendent n'en avoir jamais été chargés que
en commun

désordres d'autant

,

volontairement
'

nent

ôt soutien-

que ladite maison leur appartient comme

membrés/d'une

v

ôc gratuitement;

congrégation séculière, sur
íaquelie l'assemblée nationale n'a encore rien
prononcé; que parce qu'ils sont justement
soupçonnés d'avoir des sentimens contraires

à ta

nouvelle Constitution du

de chercher à éti

tOyens qui

inspirer !a

s assemblent en

église § sous prétexte d'y exercer
gieux à leur manière,
Si
les cl devant religieuses, établies dans cette
ville abusant de la jouissance que rassemblée
Nationale leur a laissé des chapelles exté¬
rieures réunies aux maisons qu'elles occupent,
pour y recevoir tous les prêtres non-confor¬
mistes, ainsi que les citoyens qui ont cru devoir
adopter les mêmes opinions religieuses, aux-,
^uels ont tâche pareillement d'inspirer des
íentimens opposés à l'esprit de la constitution^
$

qu'on a la perfidie de leur présenter comme
contraire à la religion 9 tandis qu'elles écartent
avec foin tous les prêtres constitutionnels , 6c
les empêchent

même de célébrer les Saints

mystères dans lesdites chapelles , il n est pas
prendre des mesures efficaces pour
prévenir tes inçonvéniens qui peuygnt résolu
ter de pareilles êi

essentiel de

r-»

4



quoi, après une'très-longue difçufììpnj
íì a été reconnu fur le premier objet,, que
Oií 1
iìti/lIC? íìx iì'-ú'
í
dans le cas où il seroït prouvé que les mis¬
Sur

-r''<"

1

sionnaires font
£-• >:u ,

C

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»

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.

effet

en

une
í* -

5 ' ' 'v. ) 7

.

-j-

;v-

-

-

congrégation
sé^
i

'

culière, oc que la maison qu'ils occupent leur
-

■■
.

r

fj

appartient sous ce rapportFadministration
ne
pouvoit, sous aucun prétexte, s'en empa¬
rer
ni les dépouiller d'une propriété qui ne
,

doit pas être moins inviolable vis-à-vis d'eux
.

-

£ ; • i*. j



..

r...

• *

.

.

1; í ' Z

vis-à-vis de tout autre citoyen 3 avec
plus de raison que la loi du cinq
novembre dernier a déclaré que les biens

que

d'autant

appartenans à des congrégations séculières ne
à présent, & que
par le décret du 2p mai aussi dernier, l'as-

scroient pas vendus quant

semblée nationale s'est réservée de -prononcer
sur

Inexistence

ou

la suppression desdites con¬

grégations séculières sauf dans le cas où lesdits
,

missionnaires se permettroient de tenir

quel¬
discours contre la constitution d'en ins¬
pirer l'aversion aux citoyens, ou de les détour¬
ques

ner

,

par des insinuations secrètes de l'amour

'

5
.

.

.

.

2

;

;

-

qu'ils doivent lui porter, à lez dénoncer à
; 1 ■
l'accusateur public, les faire poursuivre 6c pu«
"

.



.

nir suivant les formes

prescrites parles lois;

& que tous les pouvoirs constitués, ainsi que
tous

citoyens, dévoient

les bons

traire fe réunir pour

au

con¬

empêcher le peuple de

à aucune violence contre qui que
ce soit , & pour lui faire entendre que dan?
aucun cas
fous aucun prétexte, ií ne peut

se porter

ni ne

doit se permettre

d'exercer

utve ma¬

gistrature & une jurifdiction qui n'appartient
qu'aux corps a qúî la: constitution l'a délé¬
guée, Sc que le système xontraire seroitune
source inépuisable de désordres, de confusion
& d'anarchie
dont l'effet infaillible seroit le
,

renversement de la Constitution

la des¬

truction de la liberté.
Sur le second

objet il a été reconnu que

quoique la faculté accordée aux

ci devant

religieuses de rester dans les maisons qu'elles
occupoient leur donne ie droit de jouir des,

6

chapelles qui en dépendent pour lVxercîçë
leur religionlesdites chapelles n'étant

de

que pour

leur usage particulier, ne doivent

point être ouvertes au public, encore moins
servir de retraite à des

pluS suspectes,
quentent

que

assemblées d'autant

les personnes qui les fré¬

manifestent journellement des sen-

îimens peu conformes a la nouvelle
tution du royaume
,

consti¬

il est de la prudencé

de prendre des mesures
promptes

&. efficaces

pour en prévenir l'effet.
En

conséquence, le directoire du dépar¬

tement,

après avoir entendu le procureur-gé-

néral-syndic, arrête ce qui suit : i°. Tous les
missionnaires seront invités à se rendre demain
à cinq heures

9

de l'après midi , à l'hôtel du

département, & à y rapporter tous les titres
en vertu
desquels ils se prétendent proprié¬
'

taires de là maison
qu'ils

occupent, pour être

lefdits titres examinés de

nouveau en

de tous les membres^ de la

présence
présente affêlft*

r»i

I

L

7

...



.

:

,

'"" '

blée, qui demeurent invités á se réunir au

présent lieudemain à ladite heure de cinq
heures, 8c être, 4 la vue d'iceux statué
relativement à la prétention desdits mission¬
naires ce qu'il appartiendra.
,

Soit

que~lesdits missionnaires soient
reconnus ou non
propriétaires de la maison
d ont s'agit, il leur fera fortement recommandé
de se conduire avec plus de prudence St de
; circonspection ;
de ne se permettre aucuns
qui puissent tendre à contrarier la
constitution
ni altérer l'amour & le respect
que tous les citoyens doivent lui porter, 8c
de ne plus souffrir dans leur maison, ni dans
leur église , ces nombreuses assemblées de prê.
tres & autres citoyens non-conformistes
dont
la réunion peut causer des inquiétudes capa¬
bles de compromettre la tranquillité publique,1
ainsi que la leur propre; en lenr représentant
que dans des momens d'agitation , d'inquié¬
propos

,

,

tudes

&

d'effervescence, tout bon citoyen

8

doit faire le sacrifice

d'une

berté* particulière , pour
la

partie de fa li¬
assurer le repos &

tranquillité générale sans laquelle il ne
peut exister de vraie liberté pour personne.
,

5°. Que les chapelles extérieures qui, dans
l'état

actuel

choses , font une

des

dépen-

-dance des maisons dont l'usage est laissé aux
ci-devant

religieuses de Nôtre-Dame, de fa
—Foi, de Sainte-Claire de Saint-Benoît , dé
,

la Visitation & de

servir

Sainte-Ursule, ne devant

qu'à l'ufage particulier des personnes qui

habitent lesdites maisons, ne seront en aûcun
cas

ouvertes

toute

au

publice ;

en

conséquence',

communication extérieure sera fermée ;

extérieures qui ne
-seroient pas nécessaires pòìir Texércice du culte
particulier defdites religieuses, póurront être
mises en vente au profit de la nation , si cela
est jugé convenable, óu seront reíetvees à
toute
autre destination
qui pourroit être
celles desdites chapelle

'

l'effèt
dH quoi, la municipalité demeure chargés "de

déterminée par l'asseinbìée nationale ; à

c

9

maisons desdites reli¬
gieuses , pour y de concert avec elles, régler

se transporter dans les

tout ce

qui fera Convenable à l'exercice de

leur culte , en

íe servant de préférence des

chapelles intérieures de leur couvent ; & s'il
n'y a pas de chapelle intérieure , ladite mu¬
nicipalité pourra, après la visite des lieux,
leur accorder la disposition de la chapelle
extérieure, ou seulement d'une panie de cette
chapelle, si elle se trouve plus grande qu'il
n'est nécessaire pour leur usage particulier,
toujours fous la condition expresse que lesdites
chapelles ne seront point ouvertes au public,
& que toute communication extérieure en
fera exactement fermée,

4°. Tout édifice que des particuliers vou¬
dront destiner à réunir un grand nombre d'm-

'dividus pour l'exercice

d'un culte religieux

quelconque, portera fur la principale porte
extérieure une inscription pour indiquer son
usage, & le distinguer de celui des églises
,

publiques appartenant à la.nation , &C do^t

'



.

10

le service est payé par elle, laquelle inscrip¬

néanmoins être placée qu'a-»
près avoir été vue & autorisée par le directoire du ' département.
tion

ne

pourra

5°. Les maîtres des maisons qui ont déjà

:

des chapelles particulières &

do¬
mestiques seront exempts de rinscription #
auront

ou

pourvu que
.

j

lesdites chapelles ne servent que

pourl'usage intérieur de leurs maisons.

expressément défendu de mêler
aux exercices, de
quelque culte que ce soit,
6°. II est

des

provocations

contre

contre

la

constitution

,

les lois , ou contre les autorités établies.

7°. La municipalité demeure pareillement

chargée d'employer tous ses moyens pour
réprimer efficacement les coupables effets de
l'intolérance, & assurer à tous les individus
la pleine liberté
religieuse, reconnue & ga¬
rantie par

la nouvelle ^constitution; & à cet
effet, elle est.inyîtée à faire une adresse ou

IX

proclamation dans laquelle, après avoir rap~
pelé à tous les citoyens le respect 6c la sou¬
mission qu'ils

doivent à la loi 6c à ses orga¬
nes, elle leur repréíentera que leur plus grand
intérêt est d'être calmes 6c tranquilles, 6c de
se rallier de bonne foi à la constitution qu'ils
ont

juré de maintenir, 6c qui n'a pas de plus

dangereux ennemis que la licence, l'insubordination

6c l'anarchie ; que

seroit inévitable ,
d'exercer par
des

cette anarchie

si le peuple se permettoit

lui-même une magistrature 6c

pouvoirs qu'il a délégués, 6c qui ne

peuvent ni ne doivent être exercés que par
ses

représentant;

que toute

violence parti¬

culière est une oppression

quemment
tout
'

tyrannique , 6c consé¬
destructive de toute ; liberté que

citoyen qu'on opprime, cherchant natu-

rellement à se soustraire à la violence,

s'em¬

presse de fuir une ville où il n'avoit fixé fa
demeure que dans l'espoir
d'y trouver la paix,
'a tranquillité 6c emporte avec lui la sub¬
,

sistance du pauvre , dont toute la ressource est

dans îa consommation que font les gens riches ;
que le seul moyen de les y retenir est de res¬
pecter & de protéger la liberté de tous; que
c'est fur-tout dans ses opinions religieuses ,
que chacun doit jouir de la liberté la plus

entière ; que Topinion ne pouvant se com¬
mander , échappe à toute espèce d'autorité ;
que le plus infaillible effet de la persécution
est de propager le fanatisme ; que le peuple

doit d'autant moins s'alarmer de la diversité
du culte des opinions religieuses, que tout ce

qui n'appartient qu'à la religion , n'a aucun
rapport avec la constitution du royaume, &C
qu'on peut être auffi bon citoyen, en pro¬
fessant la religion Juive ou Mahométane, qu'en
suivant le culte catholique.
8^. Le présent arrêté sera envoyé par l'intermédiaire du district à la municipalité de
la présente ville , pour qu'elle ait à veiller à
son exécution , & il sera imprimé & affiché par¬
tout où besoin sera.

Délibéré à Périgueux, le 22 Juillet 1791.
Par les admìnìjlrateurs,

composant le direàolre du

département de la Dordonne.

D'A LBY,
"

.<

.

vice-président.
"t

f

.

—'V

?'V-

Lafustiere , secrétaire-général.

f/--

5z

jAJsemMée nationale.
Du

16

juillet. L9affem^)léef natioa^e rend
un décret par lequel elle arrête
que les départemens seuls pourront solliciter du
corps lé¬
gislatif, des secours fur les fonds communs 6c
mis en réserve par la

nation, que ces secours

rie seront accordés
;qué

dans les cás extraor¬

dinaires de grêles, de gelée,

incendies, înon

dations , maladies épizodiques & autres fléaux :
elle établit dans
quelles

proportions lès légis¬

lateurs & les départemens doivent y contribuer.

L'assêmblée nationale, il y a
avoir

aussi

fait

un

fond

quelque temps ,

pour

ouvrir dars

chaque département des attèliers de charité ou
des secours pour

refusé dy

la mendicité. Plusieurs ont
participer dans la crainte que ces

atteliers n'occasiónnaffent la
paresse & n'entretinfent la fainéantise, 6c

rassent des vagabonds

qu'ils ne leur atti¬
qui infecteraient leurs

départemens. Ils ont déclaré qu'ils pourvoíaux besoins de leurs infortunés
fans

roient

,

avoir beíoin d'aucun secours,

M. Salles a lu dans

la même séance

une

nouvelle rédaction des articles fur les déchéan¬
ces, à la fuite

desquels l'affemblée a décrété

qui soit :

ce

L'effet du décret du iç

juin, qui soípend

les fonctions royales & celles

du pouvoir exé¬

cutif, subsistera tant que l'acte constitutionnel
entier n'aura pas
En privant le

été présenté.

roi de toutes ses fonctions,*1

n'a rien statué sor

on

fa liberté ; il est tou^

jours en état d'arrestation.
Du 17.

On dénonce à rassemblée le mas¬
particuliers qu'on dit être gardes

sacre de deux

nationaux, au champ de mars, pour avoir
dit qu'il falloit se conformer à
On

propose différentes mesures qui font

renvoyées aux comités.

\

la loi.

M M.

les commissaires

envoyés dans les
départemens des Vosges & du Bas-Rhin se
plaignent que les prêtres cherchent à y semer
la division ; mais que les soldats & les
se réunissaient

A

citoyens

pour déconcerter leurs menées,

Weisiembourg, les protestans & les ca¬

tholiques ont fait chanter Un Te Deum, à
l'o.ccasion de l'arrestation du roi.
Divers décrets fur
îection des

Administration Sc di»

grands pOrts & arlenaux.

Dénonciation des menées du cardinal
de
Rohan , des chanoines de
Strasbourg ; les

moines cherchent fans cesse à
susciter des in¬
surrections. Un membre au nom du

père ^

du fils & de la loi,
tous

demande qu'on délivre

les départemens'de

Décrété

qu'ils seront

ces

perturbateurs.

tenus de s'éloigner

des frontières de trente lieues ,

& de se réunir

dans les maisons qui leur feront

assignées.

16

qu'auffitót que l'on
battra la générale, les membres soient tenus
Ûn membre propose

de fe rendre fur

le champ à l'aíTemblée, ou

qu'il soit indiqué un moyen de réunir tous les
membres dans le péril public.
Décret sur la répartition

des assignats de

sols pour Paris.

c|nt

Bailly rend compte de la journée de
la veille :il résulte du procès-verbal.
M.

Que deux hommes ont été pendus le matin<:?

.

?..

*-■

.

r.

1 ;- . •

-

■r; O • !

Qu'on a tiré à bou,t portant fur M. la Fayette;
le coup a raté, qu'on a arrêté le particu¬
lier mais que le général fa fait relâcher.
que

,

Que le soir il s'est transporté au champ
de

Mars, qu'on a montré des bâtons, lancé

des pierres en criant à bas le
à bas les

drapeau.rouge 9

bay.onnettes; qu'il y a eu onze à

douze morts. dix à onze

blessés.

*7

Deìix chasseurs volontaires oht été àífáfc

fînés , un canonier volontaire égorgé.
On applaudit au

zèle de M. ìe maire à
ceíui de la garde nationale. On accorde dés
récompenses aux veuves & enfans de ceux
-

de la

à

,

garde qui ont péri.

On décrète

que le particulier

la

M. de la

vie

de

qui a attenté

Fayette fera arrêté

& livré aux tribunaux.

Décret contre ceux qui excitent des sédi¬
tions : tout cri tendant à faire baisser íes
armes

On
en

est

cri. de sédition.

un

séparera le cuivré des cloches, pour

faire

de

gros

étant nuisibles.

fols, les

autres

.

JíM. Rabàud de Saint-Etienne a
nom

matières

propósé, au
leger chan¬

du comité de constitution un

décret qui fixoit l'uriiforme des
gardes nationales du royaume. II avoit été

gement au
décrété

que

le collet feroit blanc; il féra
B

i8

8c les retrouffis ;
les paremens blans, la doublure blanche , la

rouge, ainsi que les revers
veste 8c la

culotte blanches, le bouton tel

qu'il a été décrété le 25 décembre dernier.
Du 19. M. Fermont est élu président.
Décrets qui autorisent les directoires des
districts de Louhans, Clamercy 8t Reims à
faire

des

acquisitions pour loger les corps

administratifs.
Autre pour le remboursement des créances

fur l'ancienne

Les

compagnie des Indes.

commissaires envoyés dans les dépar¬
autorisés à se trans¬

tent sus

du Nord font

porter

dans ceux de l'Aisne.

Adresses de la

ville

de Chartres 8c de

celle de Rouen fort applaudies :
en

l'impreffion

est ordonnée.

Lecture

générale de tous les articles ds^
la. police correctionnelle.

Le ministre

des finances rend compte dë

fabrication des sols faite dans les dìffé-

la

rens

hôtels des monnoies.

On

doit procéder à ^adjudication d'une

_

machine nécessaire pour descendre

des

églises.

Du
ont

20.

été

Plusieurs articles du code rural

présentés ; on a agité si l'on con-

íerveroit la

tacite réconduction ; elle

abrogée au premier janvier
droits pour les absens.
Permis de
leur

les cloche 5

tuer

1792,

a

été

sauf les

les volailles à l'instant de

dégât. Les cochons & les chèvres ne

être tués , quoiqu'ils puissent faire
beaucoup de dégâts en peu de temps.
peuvent

Les cultivateurs tenus d'écheniller au moins
une

fois

par

an.

Détention de trois mois

pour ceux qui coupent "de

jeunes arbres. Les

fermiers &: propriétaires 9 les ouvriers & jour¬
naliers ne peuvent se coaliser pour augmen?

'26
fer

diminuer le

ou

prix des fermages oïï

travaux-

A samedi

^

Les

huit la nomination du gou„

de M. le Dauphin,

semeur
^

en

ì

v.

"■



comités

-

''



O1'*- ~

*•

~

vjà«v

d'agriculture & d'économie

présenteront incessamment leurs

vues

fur le

projet du canal du sieur Brûlé qui retient
â Paris

une

foule d'ouvriers y fous l'efpoir de

ks occuper.

Lecture des adresses de Melun & d'amiens
fort

applaudies.

Du

21.

Rapport concernant la discipline

militaire. Peines

qui

reconnoîtront

ne

r-envoyé
Le

proposées contre les soldats

au

pas

leurs officiers ?

lendemain.

régiment de Nassau est étranger ; îi
Bouille de fe ren¬

avoit été commandé 'par
dre à

Montmédi ;

ayant-échoué, il s'étoit

présenté à Toul ; les habitans n'ont pas voulu

$1"

le

recevoir, il s'est retiré à Metz. II demàhde

à changer

de nom

,

& de régiment étranger,'

à être régiment français, tous les soldats, étant

français. Accordé qu'il fera désormais français,
& qu'il prendra rang parmi les autres.
Décret fur

i'organiíation des écoles de la

marine.

Lecture d'une lettre des amis de la consti¬
tution de Valenciennes ,

qui déclarent qu'ils

regarderont plus comme affiliés ceux quj
préfenteroient une morale opposée à la cons¬
titution. Applaudie & imprimée.

ne

,

Du

22.

Rapport fur la robe-courte. II fera

nommé

un

secrétaire-greffier dans la gendar¬

merie. Le

ciers

&

placement des officiers, sous-offi¬

gendarmes fera fait par le ministre

de la guerre.

Quinze mille hommes de réserve feront
placés dans l'intérieur.

M
II sera nommé une commission

pour

d'officiers

visiter les frontières, réparer les for¬
rétablir la discipline de sarmée, &

teresses ,

veiller au recouvrement des impositions.

Duveyrier a rendu compte de fa mis
íioo. II a été insulté, outragé par des offi¬
M

français, & par Bouillé furieux de sarrestation du, roi. Renvoyé au comité mili
taire pour le mode de la réparation de soutra-ge fait à un envoyé de la nation.
ciers

Nouvelles: du jour.
Bordeaux.

On ne fauroit trop publier les

fur-tout quî
mérite d'être connu.^ M. Jones , capitaine
ho no aire de la trente-troisième compagnie

actes de

civilme : en

voici

un

patriotique de Saint-Seurin, apla nouvelle de l'invasion des espa¬

du régiment
Prmant

gnols fur le. territoire fiançais, & du départ
Prochain d'un détachement de la garde natio»

25
mie

bordelaise pour aller les repousser , á

pris sur le champ, rengagement d'habiller &
d'équiper complètement tous les volontaires
de sa
compagnie qui partiroient pour cette
expédition de leur faire quinze fols de haute
paie, par jour, à chacun & d'assurer en
outre cent livrers de pension
^viagère aux
veuves &
orphelins de ceux d'entre eux qu!
périroient dans cette croisade civique..
,

,

Béziers.

Un

ancien curé de

nos

environs

fut invité à dîner chez le maire de la

paroisse ;
s'y fut-il rendu, que son successeur
arriva. Le premier traita d'intrus celui-ci
qui se contenta de lui demander un entretien

à peine

particulier; ils passent dans une pièce voisine £
ils y dissertent fur le serment
; l'ancien curé
avoue
qu'il a suivi davantage les impulsions
étrangères, que ses propres lumières ; il rentre
dans lesallon de
de recevoir son

compagnie, il prie le maire
serment, offrant de servir

de vicaire à son successeur
;
y eut

pas le permettre ;

ce

dernier ne

Sc s'offre pour vicaire

M

de Pancîen curé. Le magistrat du peuple ter*
mine

ce

combat de générosité , en leur faisant

promettre
ger

de vivre ensemble y & de parta-*

leurs traitemens,

Strasbourg. On voit arriver ici plusieurs
familles aisées de l'Allemagne ,
de

dans la vue

s'y établir, 8c selon toute apparence,

elles seront suivies d'autres; elles brûlent

de

patriotisme , 8c s'offrent à défendre notre
constitution au péril dç leur vie.
Paris. On arrêté tous les jours

beaucoup

particuliers inculpés des attentats de la
journée du 17 ; entr'autres un nommé M.
Danton le père Duchesne, l'orateûr du peu¬
ple, M. Buireste des Verrieres qu'on soup¬
çonne être l'auteur de la feuille de Maras.
de

,

reçoit tous les jours
des nouvelles positives de la conduite des
princes, 8c du plan des puissances couronnées
Le comité diplomatique

contre

la France. M. de Montmorin est ins°

fruit à chaque instant de tout ce qui se passe

i5 :

& des dispositions des souverains j
fur la position du roi, tous deux gardent le

en Europe,

plus profond silence. Les journalistes les plus
accrédités -, qui entretiennent des çorrefpon*
dances ont le désagrément de les voir inter¬
,

arrête toutes les lettres au*
dehors, on les décachète, on ne laiíie paííer
que les plus insignifiantes.»
..

rompues : on

i

Périgueux. Notre ville célébré tous les ans
la fête de Sainte Anne qu'elle a choisi- pour

victoire signa¬
à pareil jour, fur les protestans qui furent chastes de son enceinte ,

fa

patronne , en mémoire d'une

lée qu'elle remporta

après s'en êtie emparés,
guerres de religion.
fous

dans le temps des

Cette fête étoit célébrée

l'ancien régime par un repas splendide

que les

consuls donnoient aux dépens de ía

commune ,

6c auquel ils aísistoient avec la

plus grande exactitude»
Mardi
ont

dernier, nos officiers municipaux

célébré cette fête avec la plus grande

<*6-

ïîrtiplîcïté ; î!s ont assisté â la messe, â îa
procession, & autres offices
recueillement

divins, avec le

& la modestie

qui convenoient
cérémonie; &: le soir, ilS ont fait
un
repas frugal, aux dépens de leur bourse.
à

cette

On

a

remarqué qu'il n'y avoit que les officiers

municipaux de la création de la St. Martin
derniere qui y aient assisté.
Tout

respiré ici le paîrotifme le plus ar¬

dent. II vient de se former un bataillon d'en*

fants.

Ces tendres

cher dé la patrie,

rejetons, Tefpoir le plus
font régulièrement le fer
«s

vice , & entendent parfaitement la manoeuvre*

Nos braves volontaires attendent avec
tience le moment où ils
sion d'aller

défendre

âvohs

défruit

crates,

én fermant les

recevront

nos

l'espoir de

impa¬

la permis¬

frontières. Nous
nos

béates aristo¬

églises de nos reli-

parm r nous beaucoup d'union

2?

prêtres furieux

pour nous

troubler nous

oserions nous croire heureux.

Variétés.

des prophéties qu'on devine après
coup ; oh y trouve souvent des passages qui
s'appliquent bien ou mal, suivant qu'on est
affecté. Voici une prophétie d'Ezéchiel 5 cha¬
pitre 17, verset í 5 & suivans, qui sûre¬
ment ne s'attendoit pas que fa prédiction ,
faite en Judée, seroit applicable en France
deux mille ans après. Au reste , voilà vérL.
tablement le merveilleux de la prophétie»
II y a

Prophéties\ :dyEzéchiel.
prince parjure à lui-même, enverra
des émissaires au roi d'Egypte, afin qu'il lui
donne des chevaux & un peuple de soldats ;
mais celui qui s'est ainsi pajuré, réuflira-t-il
dans ses funestes desseins 9 lui qui a violé le
Un

v

2.8

pacte qu'il avoit juré avec son peuple ? Pourra^
t-il jamais s'échapper ?
Non certes,
mené & il

dit le seigneur

mourra

au

milieu

,

il íefa ra¬

de la nation

qui l'a constitué foi, dont il a rompu Pair:
fiance ? en violant le serment qu'il a prêté.
Le roi

Pharaon

viendra pas avec son
armée formidable-, & ses cohortes
conjurées
ne

f

combattre contre celui

que

Babylone a élu roi.

Envahi il aura dressé des terrasses &£
construit

.des bastions & des forts
pour exterminer un

grand nombre de citoyens.
II

a

violé son ferment, afin de rompre le

pacte saint qu'il avoit fait avec son peuple ;
il a donné les mains au

complot affreux de son

évasion & cependant il ne

C'est

pourra s'évader.

pourquoi, dit le seigneur, je ferai

retomber sur ía tête la violation d'un serment

qu'il a enfreint & méprisé, & les peines dues

2?

i U rupture de Palliance qu'il avoit faite avec

peuple.

son

J'étendrai

filet sur lui &

je le for«
Babylone & ià jfentreraj
en jugement avec lui pour le crime de
perfidie
qu'il a commis envers moi.
mon

cerai à revenir à

Tous les fugitifs

?

qui l'accompagnoîent dans

son évasion 8c leurs complices tomberont sous

l'épée 8c les autres seront dispersés & jettés
à tout vent, 8r vous saurez alors que "c'est moi
le seigneur qui ai parlé.
)

Voici

dit encore le Seigneur.
Je
prendrai la moelle d'un cèdre pur & élevé
& la mettrai à part; je cueillerai une jeune
tige

ce

que

& je l'éleverai fur la cime élevée d'une

montagne.
Je le planterai, ce jeune rameau fur la plus
haute montagne d'Israël ;
tons ,

il poussera des rejetil portera de bons fruits ; bientôt ce fera

un beau cèdre , tous

les oiseaux viendront libre*

3 <5
raent

se percher "sur

ses branches, tout ce qtur

vole y établira son nid à l'ombre dés feuilles.
Et tous les arbres de cette terre sauront que

c'est moi qui ai humilié

le grand arbre & qu*

ai élevé le foible rejetton ; que

c'est moi qui a

défféché l'arbre verd , Sc ai fait reverdir l'arbriA
seau

privé de suc...

PROSPECTUS.

peuple , journal qui pa»
roîtra tous les jours : le prix de l'abonnementest, pour Paris, de 30 liv. pour Tan¬
née ; mais pour plus de facilité, on peut
Le défenseur du

liv. & par trimestre
y liv. 10 sols, rendu au domicile bien in¬
diqué. Pour les départemens , le prix de Tan¬
née fera de quarante deux liv. ; celui du se¬
payer par

semestre

15

mestre de 2.x liv. ; & du trimestre de 10 liv,
dix sols.
La souscription est ouverte ehez M,

Dénué.,

3*-

ïibraire ,

galeries du palais-royal, près le
passage du perron.

Conservation des hypothèques.
Diflrìtf de Pérîgueux.
Du z i mars
vente

jarric

vente

Pardevant brugère J

J. B. Gintrac à Jean-René Dudemeurans à Razac^ moyennant quatre

par
,

mille liv.
Du

1791.

Déposé le 4 mai r 791.

8 avril 1791.

Pardevant Beleyme>
par François & Bertrand Mouret de¬

meurant à

Vergt, à Jean Franc demeurant
Montagnen paroisse St. Medar moyennant
1379 ^v. 10 s. z d. Dép. le 5 dudic.

à

,

Du
vente

2

mai

1791.

Pardevant Dubouché,"

François Du jarric demeurant à la
Trimouille, paroisse de Montagnac d'Aube-»
par

roche 1 à

íieur Hirieix Buis, dem. à
Pérîgè.

moyennant 2485 5

liv. Déposé se 9 dudit-

Du 7 avril 1775. Pardevant Reyrnondie ,.

rachat, par Mathieu ' Jalîag

fous

vente

Dumonteil, demeurans à Traitou, pa*
Dép. led. jour»

jean

roisse St. Léon, moy. 100 liv.

a

contrat ci-desiuâ
vente pure & simple §

neuf avril 1791, le

Le

été converti en

moyennant 18 liv. de plus-valeur.
Du

Dép. led. j.

avril 179s. Pard. Desvaux,

ii

pat Jean Faucherie dem. à

Basiìllac, à Jeatfi

à Trigonant , moy. 374 lí
Déposé ledit jour.
Dupuy dem.

25

avril 1791. Pard. ílabiet, ven

par Joseph

Duverneuil à Henri Bagouet , de

Du

ítîeurans

à Brantôme , nioyenant 492 liv

Déposé le 16
Du

par

12

dudit.

triai 1791.

Pard» Fruitier

Jeanne Revnìer, dem. á St.
dem. â Millac drAuberoche

Jean Láboútade

moyennant 300

liv. Dép. le 30 dudit-,