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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
JOURNAL
DU

PATRIOTIQUE

D É P ART E M EN T

DELA D O R.D O G N E-,
Du Dimanche
7

août

1791»

Liberté & Vérité;

Administration du département. ■
Les

citoyens

formant la société dès anils

de la constitution ,

allarmés des conséquences

fâcheuses qui réíulîènt du défaut de numé¬
raire ) en arrêtant le commerce,

exposant les

ouvriers à ne

pouvoir recevoir leurs salaires

9

ni fe pocurer

les choies nécessaires à la vie

,

ont

formé le

de

billets de confiance
.qui, par

plan d'établissement d'une caisse

V

V

leur modi<-

4

-'

2

remplacer le numé¬
raire, fans s'exposer au risque de voir resser¬
rer le peu qui existe. Les avantages qui doivent

cité,' seront propres à

résulter dé rétablissement de cette caisse sont
tellement sentis St tellement désirés, que les

administratifs ont accueilli St protége¬
ront cet établissement formé fur le plan qui soit.

corps

Règlement prcposépar les citoyens de la
société des amis de la conflitution éta¬
blie à Férigueux, relativement h une
c'mijjîon dé billets de consdn'ce.
ARTICLE

PREMIER.

H sera ouvert, dans la ville de Périgueux,

l'autorisation & surveillance des corps

sous

administratifs , une

caisse de billets de con¬

stance pour

l'échange des assignas contre les-

dits billets,

& pour reprendre lefdits billets

échange d'assignats.

en
'

.

'

»

,

'



■■

'

'. .

v" '

~" .

5.
I l.
Pour la
une

sûreté de ladite caisse, il fera saie

souscription de la fomtne de trente mille

livres.
i
II

i

r.

ne

fera pas reçu de souscription au-des-

fous de

cinq-cents livres ; elles se feront à

îa maison commune,
fi

v.

officiers

entre

les

mains des
-

.

municipaux,
IV.

'

Les

souscriptions feront faites quadruples ;
déposé une au directoire du dépar«
tement; l'autre à celui dp district
la troH
sième à la municipalité, Sc la quatrième
il en fera

,

restera

entre

les

mains des administrateurs

de ladite caisse,

v.
La

souscription sera conque dans la forme

suivante.

4

Je soussigné,., [laprofession

] demeurant a..»

déclare cautionner la caisse de confiance éta¬
blis dans la viHe de

de.,,

Périgueux

,

pour la

somme

laquelle je promets de remettre. dans

ladite caisse toutefois
que j'en

ferai requìsau#

peines de droit. A.

»

le

..

VI.
Ladite

somme fera divisée

trois

en

séries

de billetssavoir : de dix

livres, de six livres

& de trois livres;

division ayant paru

plus commode
& la

cette

faciliter les échanges P

pour

proportion fera de

4000 billets de 3 I. montant

2500 de

six livres, v .

500 de dix livres.
fi»

n 1

,

!

1»"

I*

i

à 12,000 liv. '
5,000 liv.

.



9,000 liv.



6400 billets montant en total.. 30,000 liv.
V I I.

Lés billets soront dans la forme

&

ci-jointe,
chaque férie de billets portera son Naì

X



-.'"s

'

-:-v

-

S



depuis un jusqu'à fa fin : ceux de trois livres
feront en

noir, ceux de six livres en bleu9

&

de dix livres en

ceux

rouge.

VIII.
subvenir

Pour

aux

frais

d'impression des

billets, frais de régie & indemnité du tré¬
sorier, il fera prélevé un pour cent lors de

récharrge.

>

I X.

Aussitôt que la souscription sera formée 9
les souscripteurs choisiront
parmi eux six admi¬
nistrateurs &

trésorier, deux desquels,
trésorier, signeront chaque billet y
lesquels feront en outre visés par deux com¬
missaires, dont un membre du directoire du
département, un autre membre de celui du

avec

un

le

district , '& contrôlé
par un

membre de la

municipalité.

í '
Les

,

.

HWW i

six administrateurs nommés
par

les

6

souscripteurs, seront tenus de s'assembler &
visiter la caisse tous les huit

jours, & d'en

certifier 1 état; les

commissaires

administratifs

le même droit, toute¬

auront

fois &c quantes
pour la

qu'ils le jugeront à propos

sûreté publique.
X

Nul

des corps

ne

pourra

I.

être reçu à échanger pour

plus de trois cents livres par jour.
X I I.

Tous les mois il fera fait
compte,

rendit
public, des sommes perçues en bénéfice d'é¬
change , &c distraction faite des frais de bu¬
reau
le surplus fera employé en œuvres
,

de charité.
X ll l.

Lorsqu'il n'y aura plus qu'une centaine de
billets à

retirer ,

le trésorier sera

rembourser le montant de ceux

tenu

de

qui lui seront
présentés, quoiqu'il n'atteigne pas la valeur
d'un assignat.

7

Certifié conforme

de la

amis

les

Poriginal arnêté par

a

constitution ,

par

nous

secrétaires, Chambon jeune, Louis Dabzaç,
secrétaires.
Vu par nous administrateurs composant

le

directoire du

département de la Dordogne.
A Périgueux , le 2.2. juillet 1791»
Dalhy, vice-président ; LapaliíTe, CbiHaud,
St. Rome Ters, Cóuderc
administrateurs#
Lafustière
secrétaire - général.
,

,

,

"'

rr.'



w



iI'wj^xxmíu vitrn

.

,

"

'

n wìV

.

.

.

Arrêté du directoire du

t

.

Vu la



.

-

l..».

département de

la Y)ordonne„

.r'

'

'

'

iì;t •n.-.n

» +

.

ri'*-.

-

pétition présentée par un nombre
citoyens de la ville de Péri-

considérable de

tendante à obtenir l'autorifation des
corps administratifs pour rétablissement dans,

gueux ,

cette

ville d'une caisse de confiance pour l'é-

cbange des assignats
avec des bons
billets de trois, six & dix livres;
,

Sr '■

íiv'sí '

.1
-

'$d"ské

_

ou

-

d'SïzK..

8

Vu le

&

pîatt proposé pour rétablissement

régime de

caisse ;

certe

L'autoriíation donnée à
par

cet

établissement

la municipalité, & l'avis du directoire

du district ,
Le

du vingt - un de ce mois;

directoire

du

département de la Dotdogne , le procureur-général-syndic entendu;
Considérant les avantages qui doivent résul¬
ter

pour

sement de

la ville de Périgueux de. rétablis¬
cette

caisse, dans un temps où la

rareté du numéraire se fait le plus ressentir;

Que cet établissement, par la confiance
qu'il mérite, est'bien propre à ralentir les
effets de d'agiotage ,
une

nouvelle

& à donner au commerce

activité;

Loue le zèle

des

citoyens qui ont formé

Iç projet de cet établissement, & l'approuve
pour être exécuté d'après le plan joint à ladite

pétition , leguel plan fera visé par le directoire ,

9
pour

être annexé à la minute des souscrip¬

tions

qui doit être déposée dans les bureaux

du

département.
Fait

en

directoire du

département de la
Dordogne. A Périgueux le 22 juillet 1791.
Signés, Dalby vice - président ; Ters,"
Chillaud, St. Rome, Couderc, administ.
,

Lafustière ,

secrétaire-général.

u4{semblée nationale.
Du 23

juillet 1791. L'ássemblée nationales

ouï le rapport

des comités militaire &

diplo¬
matique fur les moyens de pourvoir à la dé¬
fense extérieure de

l'état, décrète ce qui suit :

II sera mis sur le

champ en activité quatre-

viîigt-dix-sept mille hommes de gardes natio¬
nales , y

été

compris les vingt-six mille qui ont

destinés à la défense des frontières du

Ï0

soldées et
organisées cpnformémenr aux précédens décrets

Nord ; ces gardes nationales seront

& feront distribuées ainsi qu'il fuit :

Première division. De Dunkerque à Givet,
huit mille hommes fournis par les départemens
de

la Somme,

Pas-de. Calais

de FQife, de

l'Aifne, du

Lc du Nord.

Deuxième division.

De Givet à

Bitelie,

dix mille hommes fournis par les départemens
Marne, des Ardennes, de la Meuse,

de la

de la Meurfhç

6c de la

Troisième division. De

Moselle#
Bitche à Hunìngue

huit mille hommes

& Béfort,

les départemens du Haut

fournis par

& Bas-Rhin.

Quatrièmç division. De Béfort à Beliey,*
fournis par les départe¬

dix mille hommes
mens

des

Vosges, de la Haute-Saône , du

Doubs , du

Jura & de i'Ain.

Cinquième division# De Belley à Entrevaux

rr

úxt le Var,

huit mille hommes soufras par les

départemens de l'Isère, les Hautes Alpes,
les Baffes-Alpes &c la Drôme,
?

.

Sixième division.

De

la

Méditerranée

,

depuis l'embouchure du Var jusqu'à celle da
Rhône, quatre mille hommes fournis par l,es
départemens du Var & des Bouches-du>Rhônef
Septième division. De l'embouchure du
Rhône jusqu'à l'étang de Leucate
hommes fournis par les
de l'Héraut

,

trois mille

départemens du Gard,

& de l'Aude.

Huitième division. De Perpignan à

-

Bayonne,

dix mille hommes fournis par les départemens

desTyrénées'Orientales, de l'Arriége de la
,

Haute

-

Garonne ,

des Baffes

des Hautes - Pyrénées &

Pyrénées.

Neuvième division.

De POcéan ,

depuis

Rayonne jusqu'à l'embouchure de la Gironde,
quatre mille hommes fournis par les dépar¬
temens

des Landes & de la Gironde,

II
'

De Pembouchure de îa

Dixième division.

Gironde à celle de la Loire , trois mille hommes
fournis par les départemens de la Charente
rieure

de la Loire inférieure ,

de la Vendée ,

Sèvres &

des Deux

infé¬

.

Mayenne & Loire.

Onzième division.

De Pembouchure de la

Loire à Saint.-Malo ,

cinq mille hommes four¬

nis par

les départemens du Morbihan, du Fi¬

nistère & des Côtes du Nord,
Douzième division. De Saint-Maîo au Grand-

Yar, trois mille hommes fournis par les dé¬
partemens de Pille
ík de la

& Vilaine , de la Manche

Mayenne,

Treizième division.

Du Grand-Var à Pem»

inuchure de la somme, quatre mille hommes
fournis par
-

les départemens du Calvados, de

inférieure & de PEure#
division,

L'ísle

hommes fournis par

de

Corse ^

le départe-»

}}
Quinzième division. II sera foriiié une .ré¬
serve

de

quinze mille hommes

,
placés sur
SoiíTons & lieux circonvoisins/ Elle fera formée
par les départemens

Seniis, Compiègne

,

ci-après dénommés : .Paris, Seine & Oise
Seine &

FËure

Marne, i'Áube

,

TYonne

,

Loire, POr'ne ja Sarthe
,

9

Loiret,
,

Loire

& Cher , la Nièvre , le
Cher, la Côte-d'Or,
la

Hante-Marne, Tlndre & Loire
Le

champ

,

fíndre.

ministre de la guerre nommera sor

une

commission composée d'officiers

d'artillerie & de génie ,
de, parcourir

lesquels feront chargés

ensemble

ou

séparément

principales frontières do royaume

,

les

de prendre

connoissance de l'étàt des places , des traváusr

qui y ont été commencés, tk dé ceux qui
font nécessaires
pour compléter leur défense

,

de d'onrîer provisoirement des ordres
poiír les

travaux'qu'ils jugeront les plus pressans ,'d'ea
rendre immédiatement
la guerre ,

compte

au

ministre de

qui communiquera à rassemblée les
informations qu'ils lui: auront fait
parvenir. - *

u

millions poufr
póurvoir aux dépenses les plus instantes qu'exige
II fera fait

un fonds de quatre

la continuation des travaux

commencés & la

places. Le ministre rendra
compte de leur; emploi, & présentera l'état
des dépenses ultérieures qui pourroient être

réparation des

nécessaires.

Le nombre des

tillerie fera

chevaux d'équipage d'ar¬

porté à trois mille.

I assemblée nationale
des commissaires ptis dans son sein, pour
aller dans les départemens qui leur feront
II

fera nommé par

désignés, surveiller & presser Texécution , tant
du présent que de ceux qui ont été précé¬
demment rendus pour la défense de l'état ?

le rétablissement de Tordre & de la
discipline dans Tannée , le récouvrement des
impôts , & rendre compte fur tous ces objets
à Tassemblée nationale. Ces commissaires seront

pour

chargés d'instructionsLuniformes.

55

L'assemblée discrète que les
pouvoirs de
M. Rochambeau seront étendus
jusqu'à Bîtchev
Du 24. Les
du premier mai

officiers qui depuis í'époque

dernier, ont abandonné vo¬

lontairement leur corps ou leurs
drapeaux ,
fans avoir donné leur
démission, Se

qui font

ensuite
ment

passés à l'étranger
poursuivis

comme

,

feront incessam¬

transfuges, par les

commissaires auditeurs des
guerres,
par

& jugés

les cours martiales. II en fera de même

à

l'égard des officiers qui , ayant donné leur
démission , font ensuite passés à
l'étranger

,

ss,

dans le délai d'un mois
,
à compter du jour
de la publication du
présent décret, ils 11e
font pas rentrés dans le
royaume.
Les corps

administratifs veilleront à l'exé-'

cution de lois ,

&

fur la sûreté des propriétés

des personnes,

concerne, les

principalement en ce qui

officiers qui

prositeroient du bé?

iiéfice de la loi.
Les officiers

quifans être passés à lotrân,

ï6

abandonné volontairement leurs
drapeaux, sans permission ni congé} seront
censés avoir renoncé pour toujours au service,
&
pourront prétendre à aucun rempla-,
ont

ger ,

ne

cernent

ni

avancement.

Fégard des officiers qui Ont été forcés
en
conséquence de soupçons élevés contre
eux, mais non légalement vérifiés > toutes dé.
nonciations individuelles que voudront faire
A

des sous-offiicers ou
soldats de leur régiment , seront reçues par
les commissaires - auditeurs des guerres qui en

à

leur charge aucuns

plainte , & poursuivront devant îa
cour martiale le jugement des officiers ainsi

rendront

dénoncés.
Ceux desdits officiers contre
aíira

zaine
au

lesquels il. n'y

de dénonciation faite dans la quin¬
de la publication du présent décret ^

pas

commissaire-auditeur, avant aujourd'hui,

la police du corps,

ou contre les quels le pre¬

mier juré n'aura pas

trouvé qui! y ait lieu à accu-

sarioti, ou qui seront absous par îe
définitif des cours

places

,

pourvus

jugement
martiales, reprendront leurs

s'ils lYiment mieux
,
seront

ou ,

de places équivalentes dans

corps, pourvu que
refusé le serment

d'autres

juin dernier

officiers n'aient
pas
prescrit par le décret du ìz
dans le cas oú ils

pas été à portée

de le prêter à leur

ces

n'auroient

régiment,

qu'ils le fassent parvenir sous
quinzaine

ministre de la

guerre

lieu de leur domicile.
Les
tré de

dénonciateurs qui n'auront

preuves
mérite de leurs

au

& à la municipalité du

suffisantes

pas adminis-

pour

établir lè

dénonciations, feront punis

comme calomniateurs :

la moindre

peine qu'ils

pourront encourir fera celle d'être
cassés

déclarés incapables de

porter les
le service de la
patrie.

armes

&

pour

Du 2$. Le calme est
rétabli dans les

dé^

partemens de la Seine inférieure. Le
président

M chargé de témoigner aux

corps adminif-

i8

tratifs & aux gardes nationales,
du zèle qu'ils otií montré pour

la satisfaction P
faire exécuter

la loi.

Décret fur le traitement des employés sup¬

primés : après vingt ans de service , le quart
des appointemens ; après dix, ans le huitième ;
au-dessous de ce temps, un secours en argent»

Amnistie pour les

délits commis avant la

publication du présent décret, excepté pour
désertion, Embauchage, &c.
Du

5.6. Décret sur Fernploi

de la force

publique.

délit
seront conduites devant l'oflicier de police.
Toutes personnes surprises en flagrant

.

Aussitôt que les mots force à la loi seront

prononcés, toutes les forces publiques, tous
citoyens inscrits ou non dans la garde natio¬
nale
seront tenus de porter secours, de ma*
,

Bière que la force demeures

justice.

tp

Sera

réputé attroupement séditieux, &
puni comme tel, tout rassemblement de
plus
de quinze personnes
s'oppofant à Inexécution
d'une loi, d'une contrainte on d'un

jugement.

II sera donné un nouveau mode
de

procla¬

mation de loi martiale
; celle à la voix
pouvant se faire entendre dans lin endroit

Du 2.7.

ne

vaste.

Rapport d'un mémoire de la muni¬

cipalité du Port*au-Prince qui rend compte
des efforts

que faisoit

révolution. Le

M. Mauduit contre la

régiment du Port-au-Prince a

été désarmé,
A propos d'un décret présenté

dation des dettes de M.

pour îa liqui¬

d'Artois, M. Camus

propose qu'on retienne son traitement, ainsi
que ceux de Monsieur & de
Mesdames,
de tous les

&C

émigrans, pour opérer 1e. paiement

de leurs dettes
,

?3ire ,

ne

les plus cruels
qui ont épuisé notre' numépour

ennemis du peuple

comblent

\
\

que

tous

leurs forfaits, en

faisant banqueroute à leurs

créanciers. Adopte»

proclamation de la loi martiale
fera précédée d'un ban de tambour.
Chaque

Tous
fans

les habitans

de Paris íeront tenus

délai de déclarer tous

les Français 5c

chez eux,
peine d'amende du quart du loyer.

étrangers non domiciliés qui logent
fous

Tout

ordre de chevalerie, toute corpo¬

signe extérieur qui suppose des
distinctions de naissance , sont supprimés , &
îl ne pourra à l'avenir en être établi dé pareils»
ration , tout

L'assemblée nationale se réserve de statuer

& commune qui sera
accordée par la suite aux- taïens, aux vertus
& aux grands services, & néanmoins quan-t
à présent, ceux qui ont la décoration militaire

sur la décoration civique

continueront de la porter.
Aucun Français ne pourra prendre

lités

les qua-

supprimées par les précédents décrets 3

Ï1

même

en

autres

équivalents.

y ajoutant

Aucun officier

dans

aucun

les mots cl devant ou

public ne pourra les inférer

acte Sc sous les peines qui feron*

déterminées

le

fur

rapport

des comités de

constitution & de jurisprudence

criminelle.

Tout Français qui demanderoit Tadmiffiott
<

»

ou

^affiliation â un

cònferveroit

ordre de

chevalerie ou à tout autre corporation, fondée

fur des distinctions de noblesse ,

&: établies en

pays étrangers,
il poudra

perdra fa qualité de citoyen ;
néanmoins être admis au service de

la France

comme

Décret fur

tout

étranger.

i'organisation des gardes natio¬
citoyens actifs & fils de ci¬
âgés de 18 ans, seront tenig

nales : Tous les
toyens actifs ,

de se faire inscrire
pour le

service de la garde

nationale, & de se distribuer dans les com*
pagnies qui feront formées sous peine d'être
privés de leur droit de citoyen actif & du
,

droit de porter

les armes.

Sociétés des amis de la conjlitution.
Les

séances de h société des amis de la

constitution deviennent

tous

les jours

plus

nombreuses ôc

plus intéressantes. Elle vient
s'occuper d'une adresse à l'assemblée nationale pour improuver Finfâme déclaration des
de
«

adresse déptssée deux jours fur le
être signée de tous les mem¬
bres
ne F a été que d'un certain nombre.
Pourquoi les non signataires n'ont-ils pas saisi
cette occasion pour donner une preuve qu'ils
deviennent peu à peu dignes d'être décores
du nom glorieux d'amis de la constitution?
290 ; cette

bureau , pour
,

arrêté prisa

Funanimiré , le sieur
Bonneau a été jugé indigne de rester plus
i Par

un

longtemps dans la société; comme elle

se

propose de rendre public un extrait de sa
délibération ce concernant, nous nous abs¬
tiendrons d'entrer daus d'autres détails : ils

seront assez connus de
tous les
de toutes les sociétés de
ce

citoyens 8&

vaste

Dans

ce moment

la société

empire.

s'occupe d'une

adresse à rassemblée
nationale,

pour obtenir

décret qui lève la

un

suspension des assemblées
électorales. Nous regrettons
que les matières
que nous avons à Tordre ne nous
permettent
pas de la transcrire
nous

avons

ici, ainsi que l'autre dont

parlé.

Lettre

au

rédacteur:

V

MONSIEUR,

1} me fa-udroit dans ce moment une plum^

plus hardie que la mienne pour vous dépeindre
le

patriotisme des dames de la ville de Bran¬

tôme ; la carrière où elles viennent d'entrer
leur permet à peine de s'entretenir des maux
fous le

que

poids desquels elles ont gémi avant
le monde fut éclairé de çette lumière

\

54

qui vient de nous vivifier." Voilà ^
Monsieur, quels font leurs entretiens ordinaires :
pure

Servons-nous d'un des grands principes de
de J. J. Rousseau ,
ramper

difent-elles ; cessons de

devant des hommes infectés de pré¬

jugés, ils cesseront de s'élever; ainsi quand
on cesse
d'adorer, il n'est plus besoin d'idole.
Telle est la conversation que j'ai entendu

soir, en

un

me promenant sur la

place pu¬

blique de çette petite ville, située entre la
rivière de Drône & le rocher, où étoient
assemblées les

dames

qui journellement la

décorent. Quel ravissement pour
ger

moi, étran¬

dans ce pays, d'entendre ces entretiens !

Que dis-je, point d'éîanger dans cette ville ;
ces

dames font aux voyageurs les mêmes po¬

litesses , les mêmes honnêtetés

qu'aux naturels

elles exercent l'hofpitalité avec une
bonté & une générosité peu communes.
du pays ;

Le hazard & les circonstances m'engagèrent

à finir avec elles une promenade que j'avois

2;

si heureusement commencée* Je nevousdiraï

Monsieur , quelle fut ma surprise à ce
spectacle nouveau pour moi, d'après ce que
} a vois vu en passant dans votre ville de
Périgueux. La conversation générale ne roula
que sur les agrémens de notre sainte consti¬
pas,

tution : la liberté naturelle se révolte

toujours^

disoient-elles, contre les manières hautes Se

impérieuses; celui qui se les permet est le
seul qui les pardonnePlus

de

distinctions chez les femmes de

petite contrée ; elles se sont réunies par
société, fous les lois de l'égalité : cette égalité est maintenant à leurs yeux
cette

les liens de la

le

lien essentiel de leur

union, & Punique

fondement de leur liberté.

fur un ruban aux trois
couleurs, ces mots qui ònt retenti d'un bout
Elles portent écrit

à l'autre de la
mort

:

c'est

France, la constitution ou la

cet

emblème

qui leur sert de

bouquet, & qu'elles ont placé fur leur cœur :

26

eílés

ne

cessent de

dire ,

fi la constitution

périt, le fer de nos tyrans nòus percera ce
cœur

qui ne respire que pour elle : la cocarde

nationale est le seul ruban

qui leur sert de

guirlande.
D'après ces principes, elles croyoient être,...
autorisées à former une

nomination

société, sous la dé¬

d'amies de la constitution ,

fe

persuadant que la loi est pour tous, & que
chacun doit jouir de

ses bienfaits : dans cette

confiance elles étoient à même d'en demander
la permission aux officiers

municipaux , & de

la former la loi à la main ; elles avoient

bourse commune pour rachat
velles constitutionnelles.

une

Sur

ce

des nou¬

projet digne d'exemple, intervin¬

certaines personnes mal intentionnées
qui

rent

n'ont cesse d'y apporter
Je crois

nier

déjà

-

vous en

des obstacles.

avoir assez dit fur ce der¬

article, afin que vous connoiffiez pour->

quoi

assemblée n'a pas eu lieu : vous

cette

doutez-pas

ne

Monsieur, de la peine que
lorsque ces dames m'en témoi¬
gnèrent leurs justes regrets.

j'ai ressenti

Je fuis
me

r

,

fâché de

ce

que

les circonstances

forcent de rendre public ce dernier

ticle que vous
insérer dans

présente

ar¬

voudrez bien, je vous prie,

votre

prochain n°. ainsi que la
& me croire bien sincèrement, L-cc.

,

'

Nouvelles du jour. \
Muísidan.
du

canton

Le jour où les

de Mustidan

gardes nationales

étoient

rassemblés,

pour députer à la fédération générale du
tement

de

la

dépar¬

Dordogne, lecture faite de

l'arrêté du directoire du
département

qui les
appeloit à Périgueux le 14,juillet, le maire de

la ville de

invita au

Muffidan qui portoit la
parole,

nom

de la

patrie, les gardes natio¬

nales à s'inscrire
pour volçr à la défense de

2.8
nos

frontières ,

Parmi ceux

si elles

et oient

attaquées.'

qui se présentèrent pour l'infcrip-

tion, on remarqua un sexagénaire nommé
Piotai, officier municipal de Muffidan. On
lui représenta que son
âge ôc la loi le dispensoient & même sembloient lui interdire

un

acte auffi

généreux. II répondit que la loi
qu'il avoit assez de forces
pour faire deux campagnes. Et comme on
persistoit à le détourner de fa courageuse réso¬
n'a voit pas
prévu

lution , il
répondit :

si je ne puis à défaut de

forces, remplir rengagement que je contracte,

je me placerai à la tête des gardes nationales >
dans le lieu où il
y aura le
& le

coup que

plus de danger,

je recevrai sauvera la vie à

quelque jeune homme qui pourra être plus
patrie que moi.

utile à la

Paris. M. de Montmorin
comités

a

annoncé

aux

qu'il étoit probable qu'avant la fin

du mois d'août

prochain la France auroit fur

les bras toutes les
puissances confédérées, 5c

29

c'est là

qui a fait prendre à l'assemblée
nationale le parti de faire une
levée de py
ce

mille hommes
pour être en état de seconder
l'armée. Nous allons donner le
tableau de
cette

répartition.

Nous avons pour bons & sidelles alliés
braves suisses ; on cherche à nous les
C'est pour les détacher
a

fait

l'arrété

nos

enlever.

que la diète des cantons

que nous

avons

rapporté ,

d'exiger de i'argent au lieu d'affignats, & de
s'en tenir

au

strict proverbe point
d'argent ,

point de fuisse ; de ne prêter aucun des fermens
exigés pour les militaires français , & de nê
s'affillier à aucun club.

Paris. Un

grenadier de la garde nationale
parisienne marchoit dimanche dernier au
champ de mars avec fa compagnie ; son fils
âgé de x i ans, & soldat du bataillon des
enfans ,

le

fiiivoit armé. A la

première

décharge , le père fut tué à côté du fils.
Cet enfant

jette aussitôt un mouchoir fur la

Zo

tête de son infortuné père , charge

son fusil,

fait plusieurs décharges avec une rapidité supé¬
rieure aux forces de son

âge ; & lorsque ceux
que l'on chaffoit au champ de mars aban¬
donnent le champ de bataille , il les poursuit

seul la bayonnette au bout

du fusil. Après
avoir ainsi satisfait tout-à-la fois à ce qu'exigeojent de lui & le salut de la patrie & la
vengeance filiale, il revient, se jette sur le
corps de son père , fait retentir Tair de ses
cris, baigne le cadavre de ses larmes, &
ne
veut
plus s'en séparer. On a rapporté
à une mère à une épouse désolée, le corps
d'un époux mort, toujours ferré par les dou¬
loureuses étreintes d'un fils qui ne vouloir pas
,

survivre à son malheurux père.

Chinon. il vient
de

patriotisme

.cultivateur

de se

passer ici un trait

sans exemple. M. Collas
ville ,

âgé 96 ans, ap¬
prenant qu'un décret oblige tout citoyen à
monter personnellement fa
garde, s'est préen

cette

/ Zl

sente

au

corps-de-garde en armes, St a Fait

fa faction. Toute la ville
à cet acte de civisme
,

à la postérité la

voulu

applaudir
digne d'être transmis

plus reculée. Le garde natio¬
pénétré du courage de M»

nale sensible &

Collas 9

a

lui en a donné un témoignage écla¬

tant; ce brave & respectable
mis dans

fauteuil &

un

fur des brancards

5

citoyen a été
porté en triomphe

dans fa maison , accompa¬

gné d'un détachement nombreux de la garde
nationale r en armes , préeédé de la

musique,,

Une multitude innombrable
avec

s'y est portée
empressement & avec les plós grandes-

acclamations de

joie.

Paris. Une société de
patriotes Hollandais
v
vient d'acquérir
'

*

.



-

l'abbaye de St.-Martin-desChamps & toutes ses dépendances,
moyen¬
deux

millions deux cent mille livres.
On voit par là que ces
courageux étrangers
nant

croient pas plus aux revenans
que nousmêmes. Le
projet de cette société est de.
ne

faire construire dans cet

emplacement un bâri—

'Z5

PalaiS-soyal ^
mais plus commode & infiniment mieux dis¬
tribué. On y va faire travailler incessamment*
tîment assez semblable à celui du

Ouvrage nouveau.

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