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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

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pOl|]íAL PATRIOTIQUE
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DE

DÉPARTEMENT

La

d o r d o g n e.

Ânnéè

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î 79 r,

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U Troi

de la Liberté française.

Par une Société de Gens - de - lettres - Patriotes,

m
m
5ktz

E Journal paroît tons les di¬
manches de chaque semaine ; il est des¬
tiné à rendre compte de toutes les

opérations des corps administratifs &
judiciaires qui existent dans l'éten&ue
de ce département : on y publiera de
même, avec exactitude & vigilance ,
les observations qui seront envoyées
aux rédacteurs
fur les opérations des
corps administratifs; mais on prévient
le public que l'on rejettera ce qui fera
anonyme , de. même que ces produc
5

rions
de

honteuses de

la méchanceté & .

l'envie, qui font des monstres des¬

tructeurs des talens

& de la vertu

,

DU

DE

DÉPARTEMENT

LA DORDOGNE-,
Du Dimanche, 21

août

1791°

Liberté & Vérité.

ADMINISTRATION DU DEPARTEMENT;

Adrejse du directoire du département
de la Dordogrte aux citoyens ■ de ce
département.
CITOYENS,
Des factieux ont

projeté la destruction de
ce.t
empire. Répandus dans les campagnes
ils excitent l'homme simple &c crédule à s'éle-

ver

contre'les décrets de rassemblée natio¬

nale. Les monstres ! ils savent bien que dans

ìe calme & la concorde, dans le respect du

peuple pour les lois , est l'écueii de leur barbare & criminelle espérance.

Âh ! ne laissons
pas se réaliser leurs complots.... Fînfouciance
des bons a fait jusqu'ici le triomphe des méchans.
Que tous ceux qui sont vraiment amis de la
patrie se lèvent; il est temps que leur force
se

déploie ; il est temps qu'ils présentent aux
de la constitution une phalange impé¬

ennemis

nétrable.

...

Pour

nous

que votre confiance

placés dans des postes difficiles, nous y
périrons s'il ìe faut. Les cris de la licence
a

ne

nous

devoir.

feront

..

.

point écarter de îa ligne du

Liberté, sûreté, propriété, voilà

que réclame lë citoyen paisible: contenter,

ce

son

vœu y

voilà Fòbjer-de notre sollicitude,

A Dieu ne plaise cependant que nous regar¬

dions eo

général connue des scélérats, ceux

qui se.font rendus-coupables de'quelques excès,.

,

5

.

A '

.

-

L'ignórance est facîle à séduire ; Sc dans notre
révolution, combien d'individus dont l'unique
ressource est le
teurs ,
ne

mensonge ! Honnêtes cultiva¬
ouvrez les yeux; croyez que celui-là

sauroit être votre ami,

qui vous conseille

tien & le mien sont faciles à
distinguer. Ainsi, Iorsquson vous dit que les cor£

Vin justice : le

ventions entre le propriétaire & le colon ne doi¬

plus être suivies, que ^assemblée nationale
les a détruites, rappelez-vous qu'elle a toujours

vent

sage & bienfaisante. Puis, descendez dans
cœur, vous y trouverez qu'il est de droit
naturel
que chacun dispose à son gré de
Fhéritage de ses pères. . . . Eh , nos amis !
doutez-vous que le nouveau régime ne soit

été

votre

,

préférable à Tancien ? Sous l'ancien régime,
ce

n'étoit guères que parmi vous que régnoient

la candeur

ingénue, les bonnes mœurs, la

probité réelle. Le nouveau va répandre ces

agrestes & sociales au sein des villes
jadis íi corrompues. Et vous , quand tout
d'épuré, quand tqut prend une nouvelle di-

vertus

4

tomberiez dans l'avilissement î
Non
dégagés du joug de l'esclavage , vous
deviendrez meilleurs encore que vous ne fûtes ;
ne ferez point le jouet des perfides insi¬
nuations de ceux qui veulent vous assujettir.
gnité, vous
,

vous

Vous

[voyez' ce que peuvent ces

noirs

despotisme. Ne vous crient-ils
pas aujourd'hui , plus de rentes, plus d'impôts ?

suppôts du

cependant, ces malheureux 9 que
les rentes font une propriété sacrée , qu'elles

Ils savent

représentent Tintérêt d'un capital dont le cen¬
débiteur? ils savent que,si chacun

sitaire est

de lTinpot, les puis¬
sances étrangères qui jalousent la fécondité
de notre sol, qui déjà font contre nous des
préparatifs, nous chasseroient de la ferre na¬
tale
fans qu'il fût en notre pouvoir de les
se refuse

au

payement

,

arrêter ? En

effet, fans argent comment en¬

tretenir des troupes ;
ment

défendre

tions n'étant

nos

& fans troupes, com¬
frontières ? Ces inspira¬

pas en tout

f

accueillies , ils se

5


y; i„

'



.Q 1

£%>ÍSìf£?

.v

replient vers des mesures plus
& la méfiance est celle

.'; 5.. ^

dangereuses ^

qu'ils emploient avec

succès; par elle,, ils provoquent des attentats
contre

la, sûreté individuelle &
publique.

Ils

ne

doutent pas que la
persécution fait naître

les

aigreurs

les reíîentimens ; qu'elle rend
inévitable une guerre de
citoyens â citoyens,
& que dans cet état des
choses, ceux qui les
soudoient, ceux qui n'ont pas rougi de mettre
tin
prix à notre oppression n'ont
qu'à pa,

,

roître &

nous

sommes vaincus.

Chers citoyens, écoutez la voix de

vos admi¬

nistrateurs : organes des
lois, ils le font de la
vérité.

Leur intérêt n'est
pas de vous

ils veulent votre bien

,

votre

veilles seront consacrées à
de

ce

trahir;

bonheur ; leurs

l'accomplissement

désir. Mais si leurs efforts font
vains,

si le désordre continue
;

après des leçons dê
sagesse, ils ne sauroient vous le dissimuler

,

la force

qui íeur est confiée

par

la constitu-

6

tî on, sera mise en

usage : 8c malheur. aux

coupables !
A

Périgueux le

n

août

179 î.

Par les administrateurs
composant le

toire du

direc¬

département de la Dordogne.
D'alby", vice-président.
Lafustière ,

secrétaire

-

général.

Adíniniftratìon des dìjlrìcls.
Ce

jour onze aout mil sept cent quatreVingt-onze , les membres du bureau du direc¬
toire áffembiés, un d'eux a dit :

MESSIEURS,
Témoins des troubles & des fermentations

qui existent dans les campagnes de ce district
nous manquerions à la confiance
publique qui
îlous a placé dans
^administration, si nous
5



cherchions ^ par tous les moyens qui sont

"57

;

en notre pouvoir ?

à en

à en arrêter îe cours , &

prévenir les suites funestes.

Cè n'est pas ,

fans cloute

dans les propos
insensés, dans les imputations
,

vagues que ía

fureur des

partis se prête réciproquement
que nous devons espérer de trouver la véri¬
^

table càuse
un

de

ces

troubles ,

& y chercher
remède; plus propres à enfanter des ca¬

lomnies , qu'à éclairer la vérité

,

vous ne pour¬

riez les

prendre póur guides de votre con¬
vous exposer à attifer le feu
de
ìa discorde, sans vous livrer à
Pinjustice fans
duite , fans

,

compromettre l'autorité dont vous êtes revêtus.
Vous connoissez ,

Messieurs , les-sentîmens

de cette portion de vos
concitoyens
tent

les

campagnes.

qui habi¬
Courbés depuis long¬

temps fous le
du régime

joug de l'oppression tyrannique
féodal, ils ont ft} conserver contre
,

Pufage des esclaves, un caractère doux &
-simple; Vous ne rencontrerez point
eux

de ces hommes de

parmi

sang qui ne respirent

>

>8

le massacre & la destruction de céux
qu'ils regardent comme leurs ennemis. Des
précautions exagérées & naturelles à des
hommes timides à mésians, parce qu'ils ont
toujours été opprimés 3 l'ignorance des bornes
où doivent s'arrêter les précautions qu'exigent
que

la conservation & la défense de leurs droits ?
les entraînent dans des désordres dont on le

toujours fait revenir , quand on a pris le foin
de les éclairer. Voilà leur crime: les dangers

a

n'en sont pas

moins redoutables ; ils doivent

exciter toute votre vigilance ; ils exigent Inap¬

plication de tous vos moyens pour les pré¬
venir & rappeler le bon ordre Lc l'observation. de la loi qui 9 feule, assure les droits
^de tous les citoyens.
Mais 5

qu'il nous soit permis de le dire 7
réduits à ce malheur de n'avoir

en sommes-nous

des mesures hostiles à prendre contre nos
Devons-nous les traiter à l'irííîar des ennemis de la nation
qui se disposent

que

frères égarés ?

7

la patrie, en portant par-tout le
fer & le feu ? Ah ! craignons plutôt de secon¬
à ravager

der

les

desseins de

ces

hommes pervers,

perfides ennemis dé notre constitution ,
qui voudroient en empêcher rétablissement

la destruction de ia nation entière , en
allumant dans ion sein une guerre civile. A d mi"

par

nistrateurs des intérêts de

nos

concitoyens,

tendres visà-vis de leurs enfans qu'ils chérissent, n'em¬
ployer le châtiment_r qu'après que tous les
moyens d'instruction. &: de représentation ont
été épuisés. L'homme ignorant St égaré n'est
censé criminel qu'autant qu'il a été éclairé sur
ses égaremens. Hâtons-nous donc de rappeler
nous

devons ? comme des pères

nos

frères à

leur devoir ; au lieu de nous

armer contr'eux ,

volons dans leur sein ; por¬

tons-leur les instructions qui leur manquent ;

montrons-leur le précipice

dans lequel ils se

jettent ; faiíons-leur connoître les obstacles
qu'ils apportent à rétablissement d'une cons¬
titution qui leur a donné la liberté, qui les

IO

rappelle à Tégallíé des droits ;
leur Ítts-íqut que

base la

apprenons»

la justice est la règle & la

plus solide du bonheur des hómrhés,

qu'elle doit se manifester dans Te^ecution de
toutes

les conventions librement consenties»

& que ceux qui

se coalisent pour empêcher

l'exécution de pareilles conventions, sont les
ennemis de toute société ,

du mépris &

& se rendent dignes

de l'indignation de tous les peu¬

ples de la terre.
Une telle mission n'est

point étrangère à
Nous sommes
préposés pour ins¬
truire autant que pour administrer. (s6 n'est
qu'en répandant les instructions, que nous
devoirs.

nos

pourrons parvenir à rendre

notre

tion utile. Je voudrois donc ,
vous
ou

^rrêtaffiez de

nommer

administra¬

Messieurs

,

que

parmi vous tríi

plusieurs commissaires qui se transporte-

roient

íans retardement

de ce district ,

pour

auprès des communes

leur rappeler les principes

les éclairer, & principalement

n

\

les redevances consenties
par les métayers aux maîtres, & toutes autres

sur ce qui concerne

rentes

ou

moment

Nous
cette

devoirs dont

on

est tenu jusqu'au

du rachat.
ne

dissimulons pas tout ce que

nous

commission peut avoir

e

pénible , la

surcharge de travaux qu'elle vous impose :
mais est-il quelque chose d'impraticable pour
votre zèle & vôtre

attachement au bien public ?

Ne vous y êtes-vous pas entièrement
Le

bonheur d'arracher un seul

dévoués }

individu aux

peines que prononce la loi contre ceux qui
se livrent aux désordres & à la révolte, peut

tandis qu'en le laissant
exposé aux funestes effets de la force publique
réprimante ; tandis qu'en le livrant au glaive
de la justice, vous imprégnez votre vie

vous

dédommager ;

,

d'amertume Sc de douleur.
Le bureau du
nant

en

directoire du district , pre^

considération la motion faitè par l'un

de ses membres ?

à l'effet de nommer un com-

12

mlíïâire pour se transporter
munes

rections

du district

auprès des com¬
qui re livrent à des insur¬
à l'exécution des

contraires

conven¬

tions

particulières, au bon ordre &
.tranquillité publique ; & y délibérant ;
Ouï fur



ce

procureur-syndic ;

A arrêté qu'un de ses membres seroit

de

se

dans celles de

fevinel, Saint

-

Pierre

-

lazac & Razac
,
pour
au
bon
ordre, à la

Treliffat, Champez-liens, Astur, Z ourappeler les citoyens

tranquillité publique,
leur faire connoïtre les véritables dispo¬

sitions de la loi , concernant la
cens

chargé

transporter dans lesdires communes /

notamment

pour

à la

& ^redevances dont les

prestation des
terres

ou

les

colons sont chargés ;

pour leur retracer princi¬
palement les conséquences funestes qui résul-

teroient de leur refus d'exécuter des
tions librement consenties
à la lôi ; & à

cet

effet il

Gtntrac l'un de ses

,

conven¬

& de íe soumettre
a

nommé le sieur

membres»

■M
Anète etl outre que ia présente
délibéra¬
tion

sera

imprimée & envoyée à toutes les
municipalités dépendantes du district.
Fait à

Périgueux

août 1791.

ce onze

,

Signés Jo B, Bourgoin vice-président ;
Reveilhas; Ginrrac; P. E. Pipaud, adminis¬
,

trateurs.

J. B. Gilles 3

secrétaire.

y-ljsemblée nationale.
Du

6

août.

Les

payeurs

de

rente

se

justifient de l'inculpation qui leur avoit été
faite d'être accapareurs de
petits assignats.
M.

Bouche

propose' qu'on

ne

puisse être

admis aux assemblées électorales ,
tifiant du payement des

qu'en jus¬
impositions & de la

contribution patriotique.

Renvoyé au comité.

Plusieurs

articles

des élèves aux ponts

décrétés sur l'admiísion

& chaussées.

M

Beaudoin dénonce qu'un imprimeur a

M.

déjà contrefait le projet de loi sur la consti¬
tution française , & qu'il a mis le sceau de
rassemblée à la tête de ion édition
On décrète que Taccusateur

public dénoncera

&C poursuivra sauteur de ce nouveau
Le

délit.

tribunal du sixième arrondissement,

chargé d'informer fur les délits des 15 , 16
& 17 du mois dernier , demande u îie
ampliation d'attribution.

le comité propose un décret pour
que tous les membjes du corps législatif futur
& ceux des tribunaux soient tenus de justi¬
Du 7.

des deux dernières années
de leurs contributions, avant d'entrer en fonc¬
fier du payement

On passe

tion.

à Tordre du jour.

Plusieurs décrets

proposés par le comité

d'emplâcement font acceptés.

de

ministre
Texécution du projet

accorde cent mille livres au

On

Fintérieur P pour

\

55

d'uniformité
On donne

des

poids

&

des

mesures.

tribunal du sixième

au.

.

arron*

diffenient de Paris
i'ampliation des pouvoirs

qu'il a demandé fur les délits du dix sept juillet
dernier ; & l'on a

renvoyé à celui du premier

arrondissemont l'instraction sur les contrefactions d'assignats dont étoic saisi le sixième.
Du 8.

On discute l'acte constitutionnel.
i
.

M.
charte

Malouet

*

refuse son assentiment à la.

constitutionnelle , demande
l'appel no¬

minal, & que d'abord on rende la liberté au roi.
M.

assez
toutes

Desprémenil, après qúeîqus discussions
tranquilles a fini par protester contre
,

les

entreprises formées depuis deux ^ns

l'autorité royale ; il
frappe du pied, à
l'iust mt, tout le côté droit se lève &
proteste.
contre

On

règle l'ordre

de

la

discussion.

La déclaration des droits de

í'homme est

ló; | -

.

d'abord soumise à l'examen. On n'y change que
le

propriétés qu'on met atì singulier. '

mot

Toute distinction de

naissance est abolie ;

Tégalité de partage dans les successions est
consacrée

de la constitution.

comme base

la liberté de la preste soit
Indéfinie fur les choses St que sur les personnes
On demande que

,

elle

s'étende au droit de dire & dénoncer ce

fait & ce que l'on soupçonne fur les
personnes en place. Là question renvoyée.
que l'on

ne

Du 5?.

On a a fiché dans Paris, que nul

se roi t

éligiblc dans les tribunaux de com¬

C'étoit
exclure d'anciens négocians expérimentés qui,
n'exerçant plus n'ont pas besoin de patentes.

merce

s'il ne juíìifioit de sés patentes.

Uasierribk'e

nationale considérant que les

négocians retirés du commerce ne
peuvent être obligés de se munir de patentes,
décrète que néanmoins ils pourront être
éligibles & non électeurs.

anciens

Discuífions

M
far

la

constitution

Le seul article
important

française.

changé est celui-ci:
qui ont été ci-clevant destinés
à des
d'utilité publique

Les biens
services

appartiennent à la
dation. CeiLV
qui étóient affectés aulr
dépenses
du cuire font á fa
disposition. II a été changé
celui-ci :

cn

Les biens destinés
ou

à

aux

des services d'utilité

tiennent à la nation
; dans
font à fa

dépenses du culte
publique appar¬
tous

les temps ils

disposition. La constitution

garantit'

íës aliénations
qui ont été ou seront
faites dans les formalités
prescrites par les lois.
toutes

II fera Cirée &

secours

organisé un établissement de
publics pour soutenir les enrans
aban¬

donnés, pour soulager les
fournir du travail aux.

manquent ou
Du

10.

ne

pauvres-insirmes &

pauvres valides

qui en

peuvent s'en procurer.

Proposition faite de réduire la
IViTujettwr à la contribution

liste civile
, St de

58

lorsqu'il, s'agita

mobiliaire : renvoyé à discuter

exécutif dans la. revision de la cons¬

du pouvoir

titution. La souveraineté est une,

indivisible ,

imprescriptible; aucune,section
de peuple 9 aucun individu ne peut s'en attri¬
buer Fexercice. La constitution française est
inaliénable ?

représentative; les représentant font le corps
législatif & le roi#

le droit d'élire les mi n li¬
tres de leur cuire. Les t rai terriens des minis¬
du culte catholique , pensionnés, con¬
servés & nommés, seront mis au nombre
•Les citoyens ont

tres

^des dettes

Du

de Fétaf.
On dénonce

il.

guerre qui

les préparatifs de

se font à Genève, qui paroît d'in¬

émigrans. On demande
3000 hommes de troupes pour garnir ce côté.

telligence avec] les

On

supprime Farticle qui ôtoit aux fils des

faillis le
Du
W."

.

droit de citoyen actif.

i 2.

Discussion fur le marc d'argent
.

-,

• >

.

' -

^

T9

renvoyée jusqu'après l'achevement de la re¬
vision de
Du

I

la constitution.

Décrété que les fonctions muni¬

z.

cipales administratives, judiciaires & de com¬
,

mandant de la

garde nationale seront incom¬

patibles avec celles de représentant au corps

législatif, pendant la durée de la législature.

Nouvelles du jour.
P £ RI G U E U X.
Une insurrection faite par

les habitans des

de ce district, à l'occasion des
dîmes, vient de donner lieu à l'arrêtë qui fuit :
campagnes

Les Administrateurs membres du direc¬
toire du district de
Périgueux, n'ont pu

apprendre fans la plus vive douleur, les
portées aux propriétés par une
partie des habitansde la campagne , qui
s'opposent à main armée à ce que ceux
,

atteintes

20

dôht ils cultivent les biens, faíîent, àvâíif

partage, les prélèvernens convenus entrtí

qui se refusent également à leur
payer-la dîme , à servir les rentes seigneu¬
riales qu'ils payoient avant 1789, à qui
soutiennent qu'elles font 'abolies z enfin
qu'ils apportent des obstacles à la libre
circulation des grains.
eux ;

FéiTuaaës que cette, conduite éroit
VcSèt des suggestions des ennemis de îa
constitution 6c qu il écoit de leur devoir
,

les citoyens égarés aux prin¬
cipes immuables de la justice , ils se sont
hâtés de se transporter auprès de leurs
frères, pour les avertir des dangers aux¬
quels ils s'expofoienr.
de rappeler

Pourquoi ne peuvenc-ils dhTimuler une
v.éíité aíireusej la voix des magistrats a
été méconnue quoiqu'ils ne párlaíîènt
,

que lc langage d'un père 5 la loi n'est plus

respectée ; des officiers municipaux établis
ppur; aílurcr son exécution, des gardes
nationales engagées par un serment solen¬
nel à lui prêter leur force., violent leur
ferment, oublient leur institution pour

devenir les soutiens de.
l'oppreíllon &
du désordre s
Mais c'est envain
que ces ennemis:du
,,

bien se persuaderoient
pouvoir en imposer
à leurs
magistrats , ils ne trahiront "ni
saut o rite qui. leur est
confiée, ni les

obligations que leur impose leur dévoue¬

ment

au

bien

public.

Pourroienc-ils, fans se rendre coupa¬
bles de
forfaiture, oublier que les pro¬
priétés étant un droit inviolable Le frété
nul ne

,

privé, &

peut en ctrc

que par

conséquent cette inviolabilité est garantie

la constitution ; ils se croiraient les
plu's pervers des hommes, s'ils écoient
capables d'une opinion qui puisse porter
atteinte à un
ptincipe auíii frcré p iis empat

ployeronc donc toute leur autorité pour
maintenir & le faire
respecter f
Que les séditieux, que ies perturba¬
teurs du
repos public qui pensent impu¬
nément
le

,

attaquer la loi ne s'y méprennent

pas ; c'est en vain qu'ils
présument aíîez
de leurs forces
pour autoriser tous leuts
excès; l'intérêt universel
s'oppose à leur

entreprise; ce motif le plus puiíîantde

52

de rallier tous les
citoyens autour de la loi, puisque la loi
n'est établie que pour l'intérêt général.
Déterminés par des considérations auíïì
importantes , les membres formant le
tous

ne peut manquer

bureau du directoire du district de Pérn-

faits

gueux, délibérant sur les rapports
par
ses commissaires, qui , en vertu de Ion

arrêté, du onze du courant ,

se sont

transportés dans plusieurs communes où
& où ils
se perpétuent ;
Apiès avoir ouï son procureur-syndic;
se sont manifesté des troubles

Vu le décret du z 3 Février 1 790 , qui

charge tous les officiers municipaux d'em¬
ployer tous les moyens que la confiance
publique met à leur disposition pour la

protection efficace des propriétés publi¬
ques, particulières & des personnes ;
Qui ordonne à toutes les municipalités
de se prêter réciproquement main-forte
à leur réquisition respective, & qui les
rend responsables des suites du refus quand
elles s'y refuseront;
Qui rend également les communes
responsables de tous les dommages causés

55


.

..

.^..

v

A

par des attroupèmens, ioríqu elle aura pu
ies empêcher & qu'elle en aura été requise :
Vu le décret du z Juin > 79 0 , qui

enjoint de dénoncer, comme ennemis
de la constitution, tous ceux qui excitent
le peuple à entreprendre sur le pouvoir

législatif- des représentans de la nation ,
proposant des règlemens quelconques
en

fur le prix des denrées, la police cham¬

pêtre, dévaluation des dommages, le prix
& la durée des

baux, & les droits saisis
de la propriété St autres madères ;
La loi du 18 juillet dernier qui déclare

séditieux & perturbateurs de la tranquillité

publique , toutes: personnes qui auront
provoque le meurtre le pillage , l'incen,

die, ou conseillé formellement la déío'béiíïance à la loi par des discours tenus
dans des lieux ou asiemblées publiques :
,

Considérant qu'il n'y a que deux moyens

d'empêcher les désordres, l'un en éclairant
continuellement les citoyens, que les en¬
nemis de la constitution & du bien public

s'efforcent fans cesse de tromper," l'autre
en

opposant aux brigands, d'un côté, des

forces capables de les contenir ,

d'un

sistre .cote une justice

prompte &r sévère

qui puniíleles chefs, auteurs & instigateurs
les méchans qui

des troubles, 6c effraye

pourroient être tentés de les imiter,- que
le premier, de ces moyens a été employé
inutilement :
Arrête i , que toutesles municipalités

qui dépendent de ^administration du
direòtoiic du district de Périgueux : feront
V

tenues de.dênoncer

l.es íaiueuis de troubles

désordres qui ont eu lieu fur leur cet-r
xi coite íous peine .de relier responsables
elles-mêmes, des fuites de ces désordres.
&

r

Que .celles des municipalités qui
justifieront pas de s'être conformées

am

ne

.-K

àeeque leur îfcí
.prescrit
i.a,loi
dans de I.pareilles
i
JiiJw.;,;,
circonstances ni avoir requis les secours
neceuaites
pour axre.ter, ,& dissiper.-k;
jrí- y-



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Si

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■*
.

attroupe mens, restenc.dès à présent respon¬
sables de toutes les fuites des clcfordres qui
se'font commis íous leurs" yeux , & que. les

propriétaires & tous autres qui. ont été
fuite des attroupe mens qui
ont cu lieu dans leíctices
municipalités, font
autorisés à présent à en poursuivre la res¬
ponsabilité contre elles devant les tribu¬
lésés par une

naux,

U

M
30. Que touc pSrtfculiër convaincu
d'avoir participé aux atrroupemens, foie

empêcher la libre circulation des
grain's, soit pour forcer les maîtres^ rendre
à leurs colons la redevance
qu'ils ávoient
coutume de
percevoir, íontreiponsables,
pour

vis-à-vis du

propriétaire

,

& tenus de la

reftitution ; qu'ils feront en outre

poursuivis
des lois fauf aux;
colons qui se croiroienc lèses
par leurs
avec' coure la rigueur

,

maîtres à .recourir aux.voies légales
pour
obtenir la réparation des torts qu'ils pré¬
tendront leur avoir été faits.
,

.

4°. Que tout particulier-colon qui aura

employé la force pour empêcher le pro¬
priétaire.', dont il cultive le bien de préle¬
,

ver la

dîme., conformément à la loi du. 1 t
nias s '-1-791 fera également dénoncé Lc
,

poursuivi suivant la rigueur de la loi.
yQ. Que ceux qui, fans causes autorisées
par la loi, se refuseront à payer les rentes
foncières g feront censés rebelles à la

loi,

usurpateurs du bien d'autrui & poursuivis
,

eò m me'tels.

~<r°.

'Que tout garde national qui aura

refusé d'obéir aux réquisitions des officiers

municipaux, fèracersié fauteur de séditions
tel dénoncé aux tribunaux.
7». Que tous actes pot tant que les
maîtres ne prélèveront plus rien avant par¬
tage , qui otit été íoufents par menaces
dictes par la force a m ce , font nuls par la
compte

force de la loi. U est; de fer. d u à tous mé¬
tayers & colons de se prévaloir deidics
actes. 5 & il est enjoint à rous ceux qu'on

précendroit contraindre à les exécuter,
à dénoncer aux municipalités aux admi¬
nistrations de districts & département,
les fauteurs de pareils désordres.
8°. Que la p resente délibération fera
envoyée , à la diligence du procuieuríyudic ,au directoire du .département, pour
,

être revêtue de son

autorité, & ensuite

municipalité,
par des commissaires assistés d'un fort
être proclamée, dans chaque

détachement de gardes nationales ,

de la

gendarmerie & même des troupes de Iigne>
íî le cas le requiert. Seront lesaits commi¬
ssaires autorisés à recevoir la plainte des

particuliers , à rapporter du tout procèsverbal, pour y être fait droit suivant Fexigenee des cas.

du directoire da
mil
sept cent quatre-vingt-onze , qui ont signé
registre. B O U R G Q ï N, viceprésident; GINTRAC ,-REVEILHAS}
Fait par les membres

district de Périgueux , le dix-sept août

au

P. E.

administrateurs.
J. B. Gilles, secrétaire.

PIPAUD

,

Collacionné & certifié conforme à la

du

minute, par nous secrétaire-commis
directoire du district de Périgueux, ce

dix-sept août mil sept cent quatre-vingtonze.

V allette.

V U l'arrêté

pris par le directoire du

district de Périgueux, le dix-sept aout
mil sept cent quatre-vingt-onze, relati¬
vement

aux

troubles

qui agirent son

territoire,
Le directoire du

département de la
Dordogne , le procureur-général syndic
entendu, loue les vues qui font déterminé,
& les
dispositions qu'il contient, & l'approuve en son entier, pour être exécuté
selon sa forme & teneur.

a8



Fait en directoire du
la

département de

Doidogne. A Pcrigueux

août mil

,

le dix-huit

lept cène quatre-vingt-onze.

D'ALBY, vice-président.
N. BEAU PU Y ;

DUBREUIL
ROME ,• COUDERC ;

;

St. -

CHILLAUD,

administrateurs.
Lafustière Jìcrétaire-gsn ifal.
,

Trois cents volontaires de
notre
tionale font

pour mettre

garde na¬

partis hier avec armes &
cet

bagage,

arrêté à earécution.

Nouvelles étrangères.
O

Le
à

pape

qui-croyois que le roi et'Lit cleja

Luxembourg

,

íutVante que nous
»

vient de lui adresser la lettre
rapportons au long.

A notre très-cher

fiìs en ]0 C. Louis ;

roi dé France très-chrétien
5 le pape

Pie VI.

Le^voilà donc arrivé ce moment après lequel

~9

soupirions avec

stous

d'ardeur ! Nous

tant

apprenons que V. M.,

milieu des

au

hasarde,
dangers, vienr d'échapper,
avec toute fa famille
royale à la rage barbare
des alarmes/ & des

,

!k féroce des
en

panfiens, & qu'elle est enfin

sûreté. La parole

cher fils

en

J.

ne peut

exprimer

,

très-

C, , la vive consolation

qu'à

oaternel 9

certe

répandue dans

mon

heureuse nouvelle ;

cœur

cette

jouissance ne ìrfeít

pas

particulière: Rome énriere l'a partagée,

elie

a

été ressentie par

les ordres.

citoyens de te us
Tous, depuis le r an'? le plus é ! v é

jusqu'au plus abject
voir,

par

les

,

font enchantés de

la protection de Dieu

vous

écha.p; é
plus grands dangers. Nos rues, nos places
publiques retentissent des cris d'allégresse da
,

au.r

peuple romain qui se félicite de votre évasions
Et ne

croyez pas que fexâgere ces senti mens ;

j5ai pour témoins de ces senti ner.s, de cette
joie universelle, nCs très«cheres fìiles en Dieu
les princesses

royales Mane-Adélaïde & Vie-»
rerpectab!es tantes, & notre

toi r é° Marié , vos

,

3<|

le cardinal de Bernis , qui ,
dans^ cet élan universel des cœurs, n'ont pu
retenir leurs larmes. Ma prétention de rempor¬
vénérable frere

le sentiment de
consolation que j'éprouve , est une vérité dont
'il vous sera facile de vous convaincre , vous
qui savez si bien quel a été pour vous mon
amour & monzeleà vous obliger , & combien
fur tous les autres dans

ter

fur-tout

dans ce dernier temps de

douleur ,

d'arìgoisses, de calamité , mon cœur a partagé
vos
»

malheurs.
Cette

nouvelle est pour moi d'autant

plus consolante , que je vois clairement dans
votre départ
la preuve de votre constant
attachement à la religion , à régisse & à presque
tous ces illustres
prélats de France, qui ,

dispersés, montrent dans leur exil une constance
inébranlable dans la foi & dans toutes les
vertus.

Mais que dirai-je de ce nombre

infini

de cette noblesse émigrante
qui fonde fur vous tout ion espoir, & qui

de gens de bien ,

se dévoue entièrement pour vous

1 Ouï, tous

les fentîmens de joie
-



,

'

,





qu'fs ressentent de vouô
-





y.

"•



cbavoir enfin recouvré

voir

enfin

en

liberté

leur

roi,

mon

est rempli , enivré.
pour vous, leur noble espoir

Leurs

vœux

,

cœur en

refluent jusques fur nous. Auíïi me fuis - je em¬

pressé de rendre d'infinies, d'immortelles ac«
îions de grâces au dieu tout bon', tout puissant
à la miséricorde duquel nous devons rapporter
9

ce commencement

de succès ; &

je m'e m presse

de vous témoigner par cette lettre de

félicitations

les te m Mens

de joie & d'attachement dont

est

plein. Elle vous fera remise par

mon cœur

notre

vénérable frere Barthélémy, archevêque

de Dâmiette , notre nonce ordinaire du siège

apostolique sur les bords du Rhin. ( Monsignof
Pacca ) nonce à Cologne.,
Lorsqu'il aura l'honneur de vous la présen¬

»

ter

& de remplir auprès de V,. M. les fonctions

oont nous 1 avons

chargé , nous vous supplions

de le recevoir avec votre royale bonté , & d'a¬
voir
en

en

lui toute la confiance que vous auriez

nous-mêmes. Le rôle que

près de

vous ,

je remplis ici

je le remplis auíïi auprès ce

52.
rorre

très-chere fille en

Dieu, la reine An*»

toinerte , votre chère épouse ,
près
cher fils en Dieu Louis dauphin, &

c!e notre
de route
la famille royale , avec tout le zele & Paffection
dont je íuis capable. Que de vœux f
que de
ptîeres, que de larmes nous offrons pour vous
au
tout-puiffant ; nous lui demandons pour
vous un
prompt, paisible- & triomphant retour
da n s votre royaume : nous lui demandons de
vous
rendre votre ancienne autorité, de

réformer les loix nouvelles ,
de
rétablir dans tous vos droits. Que la

vous

religion

y rame ne avec le brillant cortege des
évoques remontant fur leurs sièges ! Qu'elle
regne avec vous fur les peuples dont elle autá
réprimé Porgueil & la licence & dont elle
aura
plié les cœurs, enfin dociles aux joug
des moeurs
de la piété, de tous les devoirs!
tels font les' voeux
que nous ne cessons d'àdresser pour vous au ciel. Tel est
Punique
objet de nos pensées , de nos désirs, des foinsqui nous occuppent : c'est dans cet esprit
î:rès-cher fils
que du fond de notre cœur
nous vous donnons, à vous
à votre auguste
épouse, à tome la famille royale notre béneediction apostolique. Puisse-1-elle erre pour vous
le
présage & Payant-coureur des bénédictions
divines & des succès qui doivent accompagner
& couronner vos nobles desseins & vos
grandes
entreprises. Donné à Rome, le 6 juillet 179 i«.
vous

,

,

,

,

,

,

-UZW

que

Ton Ébît priver de la lumière.'
juges de ;par&

Les nouveaux tribunaux & les

souvent des décisions utiles Sc

y trouveront

des avis íur leurs importantes fonctions.
Les diverses

sociétés des amis de laçons*

îitution répandues dans ce département auront
aussi , par la voye

du journal, l'avantage de
communiquer le résultat de leurs précieux
Travaux. Enfin ^agriculteur, l'artiste & le
commerçant auront également des droits aux
se

travaux

de la société ;

y trouvera même
qui est relatif à rAssemblée nationale
les événemens
piquans & curieux qui se pas¬
seront dans les autres parties du royaume &
on

tout ce

^

les nouvelles
Ce journal

étrangères.

fera composé de deux feuilles
d'impreífion formant trente-deux pages in
8°. Le prix de ^abonnement fera de ìílivo
?

par an , pour Périgueux , & de 15 live
pour tout le royaume , franc de port.
On tiendra
compte à ceux qui étoient

abonnés
ont

précédent journal de ce qu'ils
payé en raison du tems que leur abon*
au

avoit encore à courir.
On s'adressera pour l'abonnement au sieur

nement

Berger l'un des directeurs dudit journal, &£
au
sieur Dauriac notaire à Périgueux. On),
voudra bien affranchir le prix de rationne¬
ment & la lettre de demande.
Ceux qui désireront y faire inférer quelque
chose peuvent être assurés

qu'ils feront satisfaits^

prenant la précaution de l'adresser aux per¬
sonnes ci-dessus indiquées & d'affranchir leurs
Cn

envois; autrement ils seroient mis au rebut*