FRB243226101_P2-447_1791_034.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
F?. ">4,
JOURNAL
DU
PATRIOTIQUE
DÉPARTEMENÎ
DE LA
DORDOGNE-,
Du Dimanche 28
août
1791%
rjAa ffiinîfîfâtiòn du département.
Xes administrateurs du directoire du dé¬
partement de la Dordogne , viennent de rendre
un
arrêté
relatif
-dans le district de
il ne
nous
imprimé,
aux
troubles
qui existent
Périgueux ; mais coirme
est .pas parvenu,
n'ayant pas été
donner une
nous ne pouvons en
juste idée que par la lettre des administra¬
teurs
du directoire du district
aux
A
officiers
municipaux des communes de leur arron dírsemenr, que nous allons rapporter.
Pengueûx
ce z'i Août 178 í".
messieurs;
Le Directoire du
Départemeut, déterminé
des mesures efficaces pour remédier
qui affligent les bons citoyens 5
atteintes portées au droit sacré de la
à prendre
aux
aux
troubles
.
propriété , a arrêté la réunion d'un nombre
fixe de gardes nationales de chaque district
dans la ville de Périgueux , & qu'un plus
grand nombre seroit également choisi & dé¬
signé pour se tenir prêts à marcher au mo¬
ment où ils en seront requis ;
Que le district de Périgueux fourniroíe
61
AN
hommes à pied
'-à
& 11 à cheval, pour
'
.
'
.
-
fë tendre dans la ville de PéHgueux ait
■■
•
-
jour
qui leur fera incessamment indiqué ; & que
160 hommes à
choisis
pied & 12 achevai íeroienè
&
désignés au présent directoire j
pour être prêts à marcher au moment où ils
v
feront
eh
requis;
du district persuadé du
Le directoire
pa^
gardes nationales des communes
ressort, a ctu que chacune d'elles
s'empresseroit à concourir au maintien de la
tranquillité publique , en donnant force à la
Io!
& a arrêté que chacune d'elles fourniròit
un
nombre d'hommes proportionné à fa
population*
triotifmë des
de son
♦
j§!
""
'
.
•
,
donc bien faire choisir Sc
/ .
.
.
dans votre garde
Vous voudrez
A
désigner
.
nationale pour
«
dans le choix de ces
v.
«
-en observant
hommes de ne jeter les
fur ceux dont une longue absence
puisse pas être trop nuisible à leur famille ?
yeux que
ne
«
par
:|a privation de leur travail, & qu'ils
soient autant
zèle
qu'il fera possible en uniforme.
le bien public, votre
îfmour de la patrie nous font des furs garans
Votre
de
pour
remploi de tous vos efforts pour con¬
courir à
réprimer l'audace coupable des rnalveiilans, dont les manœuvres produiroient la
subversion
totale
toyens ne
leur òppofoient une force capable
de les
de
de l'état, si les bons ci¬
contenir, & ne prenoient des moyens
rappeler les citoyens égarés à l'exécution
de la loi.
Les
Administrateurs ;
le Directoire dù District de
composant
Périgueux.
Sociétés des amis de la constitution*
<
\
A la séance de la société des
amis
de la
constitution de dimanche dernier , il se pré¬
senta une députation de la société deNontronr
/
5
l'drateur dît J que
sa société , instruite des
troubles qui existoient dans notre district; à
du remède extrême que
les corps administra¬
tifs avoient cru devoir y
appliquer, les en»
voyoit pour offrir leur médiation auprès des
citoyens des campagnés pour les exhorter
au
respect: pour les lois &c, II exposa que
,
x
les colons étoient plus
malheureux que cou¬
pables * qu'ils avoient été égarés par quelques
propriétaires ennemis jurés de la constitution,,
qui, dans les vues d'occasioíiner des insur¬
rections ,
leur avoient dit
:
nous
ne
ferons
point de cette année le prélèvement d'usage.;
qu'il existe un décret de Taffemblée
parce
nationale
qui nous défend de le prendre;
d'autres leur
ont
dit
:
nous
vous
en
saisons,
grâce, pourvu qu'il n'en soit point donné à
ces
petits bourgeois" qui vous ont monté la
tête; d'autres les ont totalement' révoltés en
exigeant k dîme en nature, même là paille,
quoique la loi ne Taccorde qu'en valeur.Le président témoigna
/
la reconnoiííançe à
la société
â la députation , &r lui fit part des
mesures infructueuses
tant
par
qui avoient été prifçs
les amis de la constitution que par
les membres du directoire du district.
j4Jsemblee nationale«
Du
I aout
179 r.
La section poissonnière
offre qqatre mille livres pour
soldats
des frontières,
livres par an
tant que
Fçntretien des
& mille soixante-dix
les beíoins de l'état
J'exigeront. Applaudi & reçu.
M.
Victor de
Broglio est élu préfident»
Grandes déclamations, contre les clubs &
les sociétés des amis de la constitution.
Le
ministre de la justice est tenu den poursuivre
les délits & d'employer tous
^primer les coupables-
les moyens poyr
■
1
& de la dépense íè
juillet. xS millions de déficit qui .feront
couverts par la caille de l'e^traordinaire.
Compte de la recette
Discussion sur la constitutioiiï
présomptif de la couronne
L'hèritier
qu'on appeloit ci-devant Dauphin ,
le titre de prince royal.
portera
propose que les autres membres de
la famille royale portent le titre de princes»
& que les actes de leurs mariages soient
déposés dans les archives de la. nation.
.Qn
M. d'Orléans se
tion
leVe & demande la ques¬
préalable ' sur la première1 proposition 5
étant, le titre de prince , aboli par les
comme
décrets.
^
On démande la question préalable,
de la seconde partie on la ren¬
comités. Ainsi il n'y aura de
& à Tégard
voie'
aux
prince en France que le
Du 15,
■f
prince royal.
yn accusateur public annonce qpe
-
y.
-
8
l'évasion de MM.
Champclos & Grandmaî-;
son, répandue dans Paris est fausse.
y.ÍV. "yt-.iJ
V-'
.m. . M v. V
.
v-»^
X'.
-
:
'
■■
M. Biauzat revient avec ion acharnement
ordinaire
contre
les
prêtres réfractaires.
Rapport fur Sainte Geneviève.
tement de
Le dépar¬
Pans elt invite à donner ses
plans
&C devis pour le parachèvement.
Suite de la discussion fur la constitution*
Décrets
fur
la
sanction
royale.
Lés articles de la section 3 , concernan^
la sanction rovate , ont été adoptés. Ceux
de la section, 4 , concernant la
corps
relation du
législatif avec le roi, Pont été pareil¬
lement. L'article fur les ministres est changé.
Les
ministres du roi
Rassemblée nationale
auront
entrée dans
législative ; ils y auront
une
place marquée ; toutes les fois qu'ils de¬
manderont la parole fur les objets relatifs
à leur
administration ,
sont étrangers, ils fieront
8C sur
ceux
également entendus.
Du 16. L'assemblée a décrété
fait
un
fonds de
onze
quî íuî
qu'il seroit
millions à répartir ett
secours fur ceux des
départemens qui ont le
plus grand besoin d'allégissement.
Du 1y.
Lecture de la lettre d'un ecclé¬
siastique qui avoit ci-devant un bénéfice de
quatre mille livres, quiréduit à quinze cents
livres, fait le sacrifice de neuf cent livres ,
pour l'entretien des
gardes nationales & des
frontièresEtablissement
Châlons-fur
-
d'une
école d'artillerie %
Marne.
Décret présenté renfermant un état de
fion sur le nou veau: tarif de là
Les
progresposte aux lettres.
journaux seront taxés à raison de huit
deniers la feuille & quatre deniers la demi«
feuille. Les livres brochés payeront 1C la feuille»
Permis à
l'administration des postes (Pesa*
blir des petires postes dans toutes les villes oà
elles seront
II
n'y
jugées nécessaires.
aura
plus de séance du soir qui
d'après un décret de 1 assemblée. Les
régisseurs des droits fur les eau* de
du Nord & du Pas de-
des départemens
yie
Calais demandent une
aux
tribunaux qui en
indemnité ; renvoyé
doivent connoìtre.
Lecture d'une adresse du département des
instance
prompts secours pour les mettre en état
<lq défendre les frontières menacées par les
Espagnols; le ministre de la guerre mandé à
sujet, assure avoir exécuté ponctuellement
basses Pyrennées, qui demande avec
de
ce
les
ordres deTassemblée : Ma
de Montmorin
ajoute que les Espagnols n'étant pas plus de
íix mille hommes de ce côté , il n'y a rien à
craindre.
Oéçrété qu'il fera envoyé deux commissaire^
•
'v •
'
"
^
-
■
■" ,;A*
i^
tt*
dans les îles de France &c de Bourbon
pour
y
rétablir la pai#.
Rapport fur Par rivée à Saint-Domaingue du
décret du i 5 mai, il a d'abord occasionné
quel¬
fermentation, mais bientôt le calme s'est
que
rétabli.
Décret qui autorise le sieur Barbe â ouvrir
un
canal dans le département de
Décret pour
l'Arriége.
l'ouverture d'un autre canal
d'Orléans à Paris.
II fera donne deux canons à la ville de
Varennes avec un drapeau aux trois couleurs
nationales, fur lequel íeront écrits ces mots:
Aux citoyens de Varennes, la patrie reconnoifsante. Idem Deux
canons
Sainte-Menehould,
à
30000
liv. au sieur
liv. au sieur Sauce, 12000
Proet,
20000
liv.
sieur Gtiïllaftmé,
au
à Clermont, autant
Grand tapage. On demande Pappel nominal,'
Séance extraordinaire vendredi soir
19, pottr
y faire le rapport d'un grand nombre d'adreflês
& de pétitions.
Du 7 y. Lecture de
plusieurs procès verbaux
des derniers séances. Dans celle de mercredi
les adjudicataires
des droits d'octrois avoient
été renvoyés devant les tribunaux
pour obtenir
indemnité 5 s'il y avoit lieu ; fur une observation
faite à ce sujet, l'article est
changé & l'on décrété
le renvoi devant le commissaire
liquidateur.'
Plusieurs décrets pour le payement des dettes
de la maison clu roi.
Sur les réclamations d'une infinité de ci-
devant savoirs , rassemblée les a
contre
ajourné à la
révolution.
Décrété que la nouvelle régie des domaines
nationaux
la
entrera en fonction
15 jours après
publication du présent décret.
©iscuffions fur le remboursement des offices
*3
'e
s
'
seigneuriaux ; elle est fermée fur le
-
■
■
fond, &
le décret
renvoyé à demain.
Un des commissaires
íemèns du haut
toutes les
envoyé dans les dépar-
Lc bas Rhin
, annonce
que
places de cette contrée font dans un
état dé défense formidable.
Le ministre de la
forme rassemblée
30
contribution
publique îtr-
que les pièces de
,
15 & de
fols, & celles fabriquées avec la
des cloches
vont
matière'
être, mises en circulation.
Du 20. Les ouvriers de là
nouvelle Sainte-
Genevieve, offrent
ïoo
un
livres. Applaudi.
don patriotique
Pareille offre d'une somme de
les ouvriers
300
de
liv. par
employés à la construction du baflist
du Havre ; décrété
qu'il en fera fait mention
honorable.
'Suite de la discussion fur le remboursement
fií
t*
I
à offices seigneuriaux. Ajourfié à la seconde
législature.
Décret sur l'organisation de
Fadministratibn
des forets.
Toùs îes bois faisans partie du domaine n'a-»
tional z ceux aliénés à titre de concession , &ca
ceux
possédés en gnìerie
, &c. Les bois possédés
:1
â
!
■
-■
~
v
.
par les communautés, par les maisons d'éduca¬
de charité ? & par Tordre de malte, se
tion ?
ront
soumis à la même administration.
de bois, les gé-.
disposeront à leur volonté.
Les particuliers possesseurs
reront
& en
II y aura une
administration centrale, fous
k s ordres du roi ,'composeé de 7
commissaires.
Le^président fera nommé annuellement.
Les opérations des différens employés seront!
sous la surveillance des corps administratifs.
Le ministre de la guerre informe
rassemblé©
hue íés troupes destinées à la défense des 'frorì
îieres font
en
marche.
Nouvelles du
Le
détachement de la garde
nationale;
parti de cette ville le 21 , est rentré le 23Í
II
a
été renforcé en route
les gardes na¬
tionales de Lille & de Bourdeille
qui íe sont
par
empressées à le seconder. Environ une centaine
de
paysans ont été arrêtés & conduits dans
les prisons de cette ville , où on va faire lé
procès aux plus coupables. On en a élargi
déjà environ cinquante de ceux qui n'étoient
pas chargés par les procès-verbaux des mu¬
nicipalités. Jeudi dernier il est parti un autre
détachement, pour se rendre dans une autre
partie du district, où il s'est fait également
quelques insurrections occasionnées par lés
égaremens dans lesquels les mauvais citoyen^
\6
plu à jetter les malheureux colons.
îe sont
ordre sera bientôt ré^
îabli, en dépit de ceux qui s'attendoient à
On espère que le bon
une" guerre
civile.
avions oublié de parler dans notre
Nous
dernier n°. d'une scène qui mérite cependant
de
trouver
de la
place dans cet ouvrage. L'église
Cité ayant été conservée comme ora¬
paroisse - cathédrale , un des vi¬
l'ëvêque s'y étant transporté pour
dire ia messe fut poursuivi à coups de pierres
par une troupe de femmes, & un officier
municipal fut obligé de s'y transporter avec
une
garde pour rétablir le bon ordre.
toire de la
caires de
missionnaires
compagnie du ci-devant archiprêtre , qui
regardoient malicieusement ce spectacle & aniOn
aperçut un groupe de
en
moient les combattans par
Nous l'avons
leur présence.
toujours dit & nous ne ces¬
serons de le répéter : tant que nous
ferons en¬
vironnés de ces êtres malveiilans, il ne faut
>7
pas èfperër de tranquillité. Nous ferions d'avZZ
qu'on en chargeât un Ou plusieurs vaisseaux SC
qu'on les transportât dans une isle déserte de
F Amérique : plusieurs femmes
qui leur sont
plus attachées qu'à leurs maris, les fuivroient
fans cloute, &
voilà possesseurs en un
nous
moment
d'une nouvelle colonie.
colonie
me
dira-1-on ? ce fera
comme les autres.
dans le
Mais
une
quelle
colonie
C omment les peupla -t- on
principe , de mendians, c!e prisonniers
& de filles de joie ; elles nous
produiient ce¬
pendant aujourd'hui un revenu immense r C'est
ce
qui doit nous apprendre à tirer parti de tout.
Nos billets de la caisse
patriotique n'ont pas
fait fortune ,
grâce aux
ques maiveillans
manœuvres de
qui n'ont
rien
quel-
néglige pour
]es décrier ; cependant le numéraire manque 1
ou
pour mieux
sive&
nous
dire, est d'une cherté exces¬
foule de -
cloches
inutiles. N'eût-il pas été prudent d'envoyer des
tondeurs clans
avons
les
tous
une
départemens pour reB
'
-yà-
-V
i
'
f
■
i
-M
duire ën monnoîe coulée tout ce métal superflu";'
& n'est-il pas, tems que les
cloches qui n'ont
servi jusqu'à présent qu'à déchirer nos oreilles ,
tournent à notre soulagement.
Saint-Malo. II est entré avant hier dans
ce
port un petit bâtiment venant de Grenesey
la veille au soir. Le Capi¬
taine M. le Mœuf rapporte qu'à son arrivée
d'où il étoit parti
il s'est assemblé beaucoup d'habitans dans le port , qui ont applaudi à fort
dans cette Isle5
pavillon national ; & qu'en
descendant à
terre il a vu trois ou quasre cents personnes
portant la cocarde aux trois couleurs. II prenoit d'abord toutes ces personnes pour des
Français, &
a
ne
fa voit ce que cela vouloit
questionné quelqu'un, il
appris que tous les jeunes gens de l'isle
dire ;
mais ayant
à voient arboré
la cocarde , & que les
réfu¬
giés français qui n'y font maintenant qu'en
très-petit nombre,font regardés d'un très mauvais
œil pu: les
habitansv Après avoir satisfait fa
curiosité 6e ce côté, il a été commë ci',
chez le gouverneur
qui P a parfaitement bien
& qui après les questions & cornpli-
reçu,
On m'a dit que
mens
ordinaires lui a dits
»
vous
étiez supérieurement
armés à St-Ma!o ;
mais c'est
ine
une
précaution très-inutile ; vous
ferez certainêment pas attaqué par les An¬
glais, & si vous Pétiez par vos aristocrates,
les jeunes gens de Pisle font disposés à
vóler à votre secours. « Ce capitaine a effec-*
tous
telté éto'it la disposition,
des esprits ; ón lui â de plus assuré que la
moitié des Anglais de la grande terre & tous
les Irlandais avoient la même façon dé penser;
tivement appris que
Bervik viént d'ar¬
river ici. Les papiers publics ont annoncé fa
Naticy. Lé régiment de
désertion ; elle n'est vraie qu'en partie.
meilleurs sujets fidelles à l'honneur íônt
Les
restés,
partie dés soldats,
En entrant dans la ville, les musiciens n'ont
Sc avec eux la plus grande
cessé
2
jouer Pair
bons citoyens ont
ça ira, au quel
tous
le:
répondu par des cris vivent
nos frères
d'armés !
& soldats ont
par
on
li*u
ces
reçu des lettres des
lesquelles on les engage à
transfuges;
paffer le Rhin »
leur promet
argent & avancement.
Au
d'y répondre , ils font
venus remettre
lettres à
fait paffer
lés
Depuis, plusièufs officiers
au
notre
municipalité qui les
a
comité des
reçherches.
Paris. II
n'y a plus qu'une clameur
ministres, fur-tout contre
morin & M.
contre
M. de Mont-
Duportail ; plusieurs adresses des
départemens demandent leur
comprendre dans la
diplomatique. On
renvoi ; l'on veut
proscription tout le corps
le
inoins inutile dans
ce
considère
comme
au
moment, & l'on redoute
que nous ne
soyons le jouet de leur
politique.
Paris est d'un
calme
qui veulent à
Le l 5 août
défpérant pour ceux
chaque instant
des nouvelles»
qui devoit voir la
capitale en feu,
Fa vu paffer
dans la
& la
plus.grande tranquillité,
constitution s'achève
,
seconde législature
s'avance.
l'époque de la
Les
départe-4
Jii
mens
ne
font pas moins
paisibles, & d'une
extrémité de la franco à l'autre
pas le moindre nuage.
bonheur du peuple
II
,
il ne s'élève
ne manque
au
qu'une plus grande circu¬
lation
de numéraire.
Strasbourg. Une nouvelle breti singulière
se répand
dans nos cantons ; on dit le roi de
Suède détrôné. Plût au ciel
que cela fut
vrai',
tous
les pauvres tyrans seroient à
l'agonie;
que
deviendroit cette fameuse ligue
,
si don
Quichotte se trouvoit désarçonné? Rossinante
& Mirabeau
tonneau
ne
seront plus guère à
craindre.
On
nous
assure aujourd'hui
que la Fayette
projette de faire passer le roi à Toul, fous
prétexte de lui faire accepter librement la
constitution française. Nous sommes certains
que beaucoup de régimens Suisses, Irlandais,
Allemands & même
Français dont le patrio¬
tisme est suspect , fe réunissent à Toul & dans
îes environs,
Toutes les routes depuis cette
ville
jusqu'à Châlons - sur-Marne sont eon4
vertes
de
ces
troupes*
Que voudroit-on encore faire ? Les circonftances critiques
jointes à l'apathie des dépar-
îemens, donnent
un
champ vaste à
nos
ré¬
flexions. Veillons & ne cessons de veiller fur
ennemis intérieurs
nos
.*
cç
font
les
plus à
craindre-
Brest.
La commune de Brest fe voit dans
la nécessité de travailler patriotiqueinent un
fleur Cléry ,
commandant de l'artillerie
,
pour
javoir
abusaanstocratiquement de la confiance
qu'elle lui avoit témoignée en s'en rappor¬
tant à lui pour l'armement
urgent de nos cotes/Cet
agent du
pouvoir exécutif, parfaite¬
ment
dévoué avx principes d'une cour
qui
est presque idéale, a voulu nous faire
mar¬
cher
comme
5na!
adressé, & nous allons lui apprendre.^
marcher
les
droits
écrevisses; mais il s'est bien
2?
Nous
savions bien que quand mern e le
parti royaliste feroit parvenu à écarter pour
le moment les écrivains & autres patriote
les plus ardents,
il s'en feroit présenté d'autres
II se trouvera toujours des défen¬
seurs de la cause du peuple pour contrarier
â la charge.
opérations des députés qui ont abandonné
la bonne cause : qu'ils ne s'y trompent pas ;
l'énergie des Français n'est pas toute concentrée à l'aíTernblée nationale; & toutes lés fois
les
que
la
les repréfentans s'écarteront des basés de
il se présentera quelqu'un
constitution ,
pour
le leur remontrer.
Perpignan. Nos gardes nationales témoin
fron¬
gnent le plus grand désir de voler aux
tières. De son côté le gouvernement espagnol
chancelle dans ses. principes ; il semble prévoie
qui le menace ; en général il songe,
plus à se défendre qu'à attaquer. Déjà les.
soldats
espagnols commencent à sentir l'izz
24
fluence de
Pair
français ; ils dansent
fre«»
que m nient la farandole.
Metz.
Une société
formant
partie des juifs établis en
la
cette
majeure
ville, s'est
empressée de seconder le patriotisme des ci¬
toyens qui réparent les fortifications de la
place. Elle fournit tous les jours un nombre
de travailleurs proportionné à fa
Saint-Servan.
La
population.
société des amis de la
constitution de cette ville vient d'écrire à
celle
des jacobins de
Nous
avons
Paris, la lettre suivante :
été informés que deux ex-no¬
bles sont arrivés
depuis quelques jours à 5t.jMalo z ils s'y tiennent cachés & vont clan¬
destinement visiter les ci devant
gentillâtres;
qui résident dans les campagnes; ils les enga.
gent
à venir à Paris renforcer le parti aris¬
tocratique qui doit porter encore un autre
&
M
ci-devant gentils-hommes. Le
signe de
distinction est de porter la cocarde très-haute
de
,
forte
en
corne
qu'elle passe au moins de moitié la
du
Avec
chapeau.
ce
corps de Suisses & de faux gardes
nationaux j ils fe proposent d'enlever le roi
à main armée ,
pendant le tumulte que doit
occasionner lé feu mis dans
plusieurs endroits
de la ville. Nous nous
empressons de vous
découvrir
ce
complot,
pour que vo.us
puis¬
siez en avertir l'asiemblée
nationale & pro¬
voquer toutes les mesures convenables : car
nous
craignons que ces soldats ne portent une
main parricide fur les
défenseurs de la patrie®
Ces
projets font cruels Lc
n'ont cependant pas encore
fiance.
dire
en
On
a
sanguinaires; ils
beaucoup de con*
entendu un vieu.r
partant les larmes
étoit bien
malheureux pour
gentil-homme
y'eux , qu'il
lui à son âge,
aux
<où il croyoit devoir vivre libre
,
de courir
2.6
à une mort certaine pour un
.projet dont !s
très-incertain.
succès est
Nouvelles étrangères.
O
mortel est
fait, le coup
porté aú despotisme Espagnol*
Nos tyrans
ne
Madrid. i§ juillet . C'en est
ils s'inquiètent :
dorment plus ; ils s'agitent ,
pour
calmer leurs terreurs
toujours renaissantes, ils appesantissent
le joug
appercevoir
que c'est le plus sûr moyen d'inviter le peuple
qui tient le peuple asservi , sans
à le briser. Vous jugerez
des alarmes de notro
ministère par le décret sesivant ;
domiciliés devront etre catholiquesl
£k faire serment de fidélité à la religion & au
souverain devant la justice: renonçant à tout:
«
Les
,
union
privilège étranger , & à toute relation,
& dépendance des pays où ils font nés; promet¬
tant de ne point user de leur protection, m
celle de leurs ambassadeurs y
ministres à
x
Y
"
27
consuls ; le tout sous peine de galères, maiíoti
de force, & expulsion absolue de nos royaumes^
& confiscation de leurs biens».;
Ce décret a été .mis en exécution à Madrid
îe 16 de
ce
mois. On n'accorde que
quinze
jours pour sor sir du lieu de la résidence, ou
un mois
pour sortir du royaume , à ceux qui
ne
voudront point se conformer à cette lou
Puisse cet édit' tyrannique être le tocsin de
la liberté
Espagnole !. , .
^
8i nos vœu^- étoient trompés; s'il achevoir
comme il
y a lieu de le croire, de dépeupler
ce beau
royaume, dû moins, généreux Français^
'
'f.rce fera vous
qui vous enrichirez de nos pertes*'
Tous ceux qui voudront jouir de la dignité
de rhoitime, nos ouvriers, nos artistes étrangers
se hâteront de fuir nos géoles inquisitoriales ^
»
1..
v .. v
.
.
•.
::: -,
1
"•
_
:
.
.
pour aller respirer lair de la liberté sur
terre
.
>
votrô
hospitalière.
yarsovie5 25 juillet. Dans plusieurs provinces
-
28
on
écrit contre la révolution
;
est
& ces ecrîìâ
adressés au roi :1a nouvelle
sont
constitution
qualifiée d'une conjuration manifeste d'un
nombre d'individus contre toute la
la
nation. On
préfente comme plus préjudiciable qu'utile
à la liberté
à l'état ; plusieurs nobles
dent même que fa diète sera
bientôt
préten¬
obligée
d'y renoncer.
L'Ukraine est
ble
a
plus tranquille , mais le trou¬
régne dans la Podolie : un gentilhomme
fàit
mille
une
protestation, & a trouvé près de
partisans dans l'ordre de
la
n
obi esté.
Dans la
Volhynie, on a eu intention d'en
imposer aux mécontens par la force militaire.
Cependant les journaux contiennent toujours
des adresses de remerciémens
les ennemis de
au
roi ;
mais
la constitution
assurent que
les
copies en ont été envoyées aux provinces.
Le projet d'enlever le roi mort ou
vif, ne paroít
que trop réel ? &
on a la
liste des conjurés*
.
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icj
A
"Viínâj capitale de la Lithuanie ~
cteâ
réjouissances des fêtes
publiques ont été don¬
?
nées relativement à cette
nouvelle constitution
qui cause ailleurs tant de troubles.
avec
instance
,
déclarer sur son
On presse,
sélecteur de Saxe,
acceptation à la
La Haye. La nouvelle de la
de
se
couronne.
mort
de l'im-
pératrice de Russie , qui s'est
répandue icî
depuis deux jours aurait dû se confirmer
hier
^
au
soir, par le courrier
il n'a rien
d'Allemagne: mais
apporté à ce sujet, au point même
♦tque l'on peut
clouter si Catherine II
malade. On voit
arriver des
toutes
non-feulement dans l'Autriche
& la
mais encore en
a
été
parts,
Prusse,
Hollande des familles
entières
,
de
polonois
qui viennent s'y établir,
fuyant
constitution de leur
pays. Ce sont,
pour la plupart
des nobles
qui ne veulent
pas adhérer à Tadmission
des notables bour¬
geois aux
privilèges de Tordre équestre. On
,
la nouvelle
,
a
quelques raisons de présumer
que des trou-
.
.
\
V
z6
Llthuáîqc. Le prîncë
& la princesse d'Orange , ainsi que toute la
Stadhoudérienne , ont quitté la Haye
hier matin pour se rendre à Loó , d'où unë
partie de la famille partira incessamment pour
Berlin. Touies nos nouvelles d Allemagne
annoncent un plan définitif d'attaquer les
"Français vers la fin de ce mois. 11 se fait des
préparatifs très-considérables dans les environs
du pays de Luxembourg. On n'attend pour
bles s'élèveront, dans la
cour
,
,
commencer , que
le retour de M. Bonillé^
qui est allé en Suède chercher 16
que le
vrance
mille hommes
déli¬
roi de Suède lui confie pour la
de Louis XVI. II est vrai que ces
16,000 hommes
paroissent devoir mettre beau*
à faire lé
plus de temps qu'on lé dit
trajet; ainsi, il est probable que l'attaque
lieu qu'en septembre. Quant à
coup
Ratisbonne
,
il'aura
la diète de
il est certain que jusqu'à
présent, les émìgrans Français
cours
à
en
n'ont aucun se
attendre. Le votum
des deux
grandes puissances, savoir de l'Autricfee & de
^î
la Prusse \ sont en saveur des voies amicales
& des négociations : cependant il ne faut pas
cela que Fempereur & FrédéricGuillaume approuvent en rien la révolution
croire pour
française , mais c'est que le moment de se
déclarer n'est pas encore venu. En attendant,
•on
fait, à n'en pas douter , qu'ils avoient
des hommes depuis le Brisgaw jusqu'au pays
de Luxembourg ; on compte neuf à dix mille
passés récemment. L'argent
pour les solder est tiré d'Amsterdam. Plusieurs
hommes qui y font
maisons ont déjà fourni environ deu.r
million
de florins. La majeure partie des espèces sont
des louis d'or que ces maisons accaparent,
& qu'elles envoient «à Worms & à Coblentz*
On â découvert
ces
destination , par un
envois , ainsi que leur
échec qui vient d'arriver
est l'arrestaîion fk même
l'enleyement à force ouverte, d'une somme
à ces banquiers , qui
très-considérable , fur les confins du pays de
Clèves , sans que l'on sache encore de
part)
quelle
ni qui a mis en oeuvre les ravisseurs;'
M
au
refìe, ces maisons de commerce en font'
un
grand secret.
UW.MI'liWHM — ll'
I
H
lt H
I.IIUHH ll«lll«^
II
DI VERS.
AVIS
enchères, devant le directoîrò
du distiict de Tonneins , des tabacs Manu*
Vente par
qui se trouvent aéìuellement dans
la ci defrant Manufacture royale de Tonneins»
facturés
,
feptembre0
Location pour neuf années , par-devant
le directoire du district de Tonneins, des
objets dépendans de la ci devant manufacture
Elle se fera ie
18 du mois de
se fera
Royale de tabac à Tonneins. Elle
le 18 du mois de septembre.
paroisse
de St. Privât de Double
canton dudit lieu ,
district de Riberâc
département de la DorA vendre.
Un bien situé dans la
,
-
,
détail dans le
prochain ii°. S'adresser à M. Lamarque, juge
dogne. Nous en donnerons le
tribunal du district de Périgueux.
à tous crins, âgé de fix.ans, taille
de 4 pieds 9 pouces. S W., cht^. M\ de^
f B.1B L ! 0 T H F Q
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Un cheval bai,
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