FRB243226101_P2-447_1791_037.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
«Kg
JOURNAL
DU
DÉPARTEMENT
E
LA D O RD O G N E$
Du Dimanche 18
septembre 179 u1
'Adminl/Irátion dit département,
Comme nous n9avons rien à dire dans tê
moment
de Fadministraîion du
département £
iious
allons continuer ìe discours dont nous
avons
déjà dontlé le préambule^
Dans un ríioriient le plus critique 9 ìe plus;
décisif qui fût jamais,
nation reprenant fa
dans le moment où une
me
constitution , s'est imposée des lois, B.
donne ainsi à
l'univers étonné un magnifique
spectacle & un grand exemple : dans ce moles despotes ses voisins , ébranlés
dans le siège de leur domination
& voyant
iment môme ,
,
déjà de loin le fort qui les attend, ont médité
umâttentaí. Trompés par dés conseils pervers ,
aveuglés par les illusions de leur puissance , &
sur tout enhardis
au
crime qu'ils projettent ,
par les insinuations de quelques hommes, vils
déserteurs de lêur
patrie , dont ils n'ont pu
fans frémir
contempler la gloire & les espé¬
rances! Ces
princes des peuples rassemblent
leurs
années, combinent toutes leurs forces
pour s'opposer au triomphe de la liberté, pour
resserrer les chaînes que le courage a voit bri-
jamais à Thumanité
l'efpoir de reconquérir fes droits originaires.
fées, enfin
pour ôter à
Citoyens français, j'ai vu ma patrie mena¬
cée, j'ai vu par quels ennemis ; je n'ai pas
balancé à publier ce que ma conscience
m'ist-
î
;s:-".
í
,Ì
9Iquoît être utile pour déconcerter îeur audaces
'
^
.
....
ê-^
éclairant les peuples
en
cette
fur les motifs
de
coupable conspiration,
Ecoutez, frères & ámis, là voix d'trá
homme
libre,
La France contre
laquelle sont dirigés tanî
d'efforts $ étoit celle de toutes les
nations dfè
l'Europe
qui, par le nombre prodigieux dé
bras qu'elle peut armer
pour sa défense
le
,
poids redoutable de ses forces
ressources
,
,
pat
par
seè
infinies, devoir la première com-
Foiivragé pénible de lá libération des
peuples ; elle l'a entrepris : depuis ftòis an^
îïiencer
irtées, son courage a surmonté' tòus les obstàcles
ses
plus cruels ennemis recélés danfc
son sein, elle les a confins
bientôt, mais elié
les
:
a
protégés; elle leur a fait partager léS
avantages de son nouveau gouvernement ; ellë
s'est vengée de leurs
ne
tentatives Contre soft
bonheur , que
par des oublis
bientôt
généreux ; Sb
enfin, à travers tous lès orages, elíé;
.
B
.
souche a Tachevement de sa constitution*
Vos tyrans
le voient & ils tremblent: ils
redoutent la fatale époque où elle fera démon¬
trée enfm , cette vérité
de nos plus vertueux
terrible, proférée par un
concitoyens
qu'une nation soit libre
,
,
« que pour
il suffit qu'elle le
veuille ». Us sentent
quel doit
être le résultat
des travaux de l'affemblée nationale de France*
fèc que
le
la révolution opérée parmi nous est
prélude, le signal, le modèle des révo*
lutions
qui fe préparent.
Cependant, frères & amis, dans leur délire
Insensé , ils
ont
vous assez
conçu pour
de
mépris, pour espérer que vous serviriez leurs
horribles projets. Ils ont, dans cette confiance ,
épuisé tous les moyens que leur puissance leur
rendoit
praticables : ils
ont
sévèrement dé¬
fendu
parmi vous la circulation de tous les
écrits sages %qui pouvoient vous
instruire,
principalement de ceux qui vous auroient
donné une idée juste & véritable de la situa-
v-
>
-
-
.
-,
..
,
r-
t
tîon actuelle
de la Francei Ils ont su con¬
traire. favorisé de tout leur pouvoir Introduc¬
tion au milieu de vous de ces libelles infâmes £
de tous ces ouvrages périodiques, oú des-écri¬
vains
sans
pudeur dépeignent journellement
les français avec les couleurs les plus odieuses,
représentent comme des antropophages,'
lorsque leur constitution est essentiellement
humaine & tolérante: comme des régicides,
les
lorsqu'ils fe font choisi librement le gouver¬
monarchique, & qu'ils ont fait tous,
leurs efforts pour se conserver un roi naturel¬
lement boa & vertueux
mais facilement
nement
,
égaré : comme des brigands qui veulent se
rendre la terreur des peuples, lorsqu'ils ont
solemnellement déclaré la paix à toute la terre
& renoncé pour jamais à la guerre offensive®
comme
des hommes avides de
sang, lorsque
leurs milices citoyennes ne veillent que pour
épargner celui même de leurs ennemis, Sç
opposent constamment la douceur aux WiW.
ZL5 p & le zèle à ringratitude»,
_
.
fis ont agi plus perfidement encore : fentréë
<(3e vos climats a été rigoureusement interdite
Z tous les amis de la liberté ; les lâches prô°?
peurs d'un gouvernement qu) payoit leur luxe,
leurs débauches & leurs excès, avec le sang
^es peuples, ils les ont au contraire accueillis
avec empressement : ils se sont flattés aussi ,
qu'en. écartant avec tant de foin de vos con»
îrées le français libre , & ne vous montrant
que le Français qui veut relier esclave, ils
réussiroient à vous faire croire que k révolu--?,
tion n\st
qu'un crime qu'elle n'a pour au.teurs que quelques scélérats
entrepren-ans,
qu'enfin la faine partie de la nation regrette
,
régime vexatoires & désastrueux que nou^
.
ay.ons
éternellement
proscris
C'est
ainsi, frères & amis, qu'ils se fonî
fortifiés dans leur espoir ; c'est ainsi qu'ils ont
Mvaillé pou.r nous rendre nos anciens fers l
§C poiur appesantir davantage sur vos têtes le
mS,
vous |ccablee Çkf n'en douter pas ^
7
fi la France
fuccomboit
dans
le
tombai
qu'ils se proposent de lui livrer, c'en est
fait pour jamais de la liberté des
peuples : ce
que la France aura tenté en vain, il ne fera
plus donné à aucune nation de Tentre®
a
prendre
avec
Et quoi !
pour
succès.
Faut-il donc de si puissans motifs
convaincre les hommes de la réalité de
leurs droits primitifs ?
fans
cesse,
ne
La raison qui leur parle
fera-t-elle jamais entendue f
De
superbes oppresseurs les feront ils long-»
temps encore mouvoir à leur gré, les immoleront-ils encore long-temps à leurs passions
Non , frères & amis, il n'en fera pas ainsi
le sang qui
coule dans vos veines,
ce
sang
donna que pour le
transmettre à la génération qui doit
que la nature ne vous
vous
ne
le verserez pas pour les
caprices de
cours ambitieuses ou corrompues : ce
n'est qu§
pour la conquête de la liberté, pour le
de la
patrie qu'il convient de
5
L'existence de l'homme est tout
pour
fous
îm
l'e-mpire de la liberté ; elle n'est plus
sien s'il faut la traîner dans Pefclavage*
Et nous, nous,
frères & amis, qui fans
habiter le même climat ,
avons
les mêmes
besoins , les mêmes intérêts que vous, nous
traiteriez-vous donc
ennemis, parce que
«les despotes vous Pauroient commandé ?
por¬
en
teriez-vous dans nos foyers le fer & la flamme ,
parce que
des barbares le trouveroient utile
Ah ! nous ne pou¬
à leurs desseins sacrilèges?
vons
le croire : & tel est
d'une pareille pe-nfée ,
éloignement
telle est Par de ut de nos
notre
la prospérité du monde, tel est
notre amour pour vous
qui êtes nos frères y
-que fi jamais leur férocité vous metîoit les
vœux
pour
artftes à la main contre nous,
immolés à
une
après les avoir
juste vengeance, nous vole¬
rions à vous pour vous ferrer dans nos
& pour vous déclarer
que vos tyrans
Doits 2,
nous
n'avons plus d'ennemis*
brasy
étant
Ces
scntimens, frères & atr.ïs, font céùx
de tous
ne
les Français :
contribuât de
il n'en est pas un qui
toutes
fes forces à
votre
bonheur : qui ne
vît en chacun de vous un
ami, un frère ,
un
homme : qui ne vous
prodiguât , dans les circonstances périlleuses
de la vie, tous les secours, toutes les con"
folations qui feroient en son pouvoir : car c'est
auffi ce que nous apprend la constitution.
Nous
gémissons, en apprenant combien
êtes trompés fur notre révolution , com¬
vous
bien vous êtes loin d'en corìnoître , d'en soup¬
çonner tous
les avantages.
console cependant : nous
aurons quelques droits à votre affection],
à
Une pensée nous
votre
reconnoissance , quand le moment mar¬
qué par la providence pour votre liberté fera
arrivé.
que
On vous aura dit souvent jusqu'alors
le Français étoit devenu méchant, cruel i
Féroce, vous ne le croirez plus : vous verrez
qu'il étoit, qu'il a toujours été ce peuple fier y
inaïs sensible, hardi, mais bon
vaus saurez
8c généreux;
alors que , si le théâtre de fa révo¬
lution a été quelquefois enfenglanté , ce crime
fut celui des brigands attirés, envoyés par fes
des désordres, ôc
non le sien :
vous verrez que ses mœurs font
douces & tranquilles ; & ce qui vous le rendra
plus respectacle & plus cher, ces qualités
ennemis pour commettre
il les devra
toutes
à
sa
constitution : son
bonheur , il le devra encore à son attachement
pour cette même constitution.
On vous a souvent entretenus, nons ne signe¬
rons pas
de nos dissentions intestines : on vous a
parlé de nous comme de malheureux habitans
d'unne
terre
livrée
a
toutes
de la discorde ; comme
les convulsions
des citoyens égarés
par des soupçons , des alarmes,
des défiances
continuelles ; en un mot, on vous a dit que
nous
étions déchirés , tiraillés en tous sens 7
partis, 8c qu'entre nous
il ne pourroit jamais exister d'union*
par les factions $c les
Tt
Mais
qu'on vous a dissimule, ce donà
ce
il faut que vous soyez instruits, c'est qu'au
premier mouvement, à la première apparence
d'un
danger, au moindre signal d'une crise
violente ,
tendre,
les
le tocsin de la réunion se fait, en¬
tous
corps
les cœurs, s'enflamment, tous
se serrent,
toutes
les distances se
rapprochent, tous les ressentiments s'oublient 2
c'est
qu'alors le peuple français devient un
faisceau redoutable & majestueux, qu'aucUns
forçe ne pourroit rompre»
Telle est dans toute Inexactitude de la vérités
frères & amis, la situation de la France ; tek
sont les motifs de la coalition
contre
vous
elle.
C'est à
vous
qui se forme
de juger : c'est à
d'examiner s'il est bien conforme au#
lois éternelles de la morale & de, rhumanité ,
de nous vouer des fentimens de haine
que nous
ne méritons
point ; de servir une vengeance
dont les funestes effets reviendroient
jusques
fur yqus;
enfin de
prendre patti dans un#
querelle qui n'est autre chose que le combat
de la liberté
contre
le despotisme, des
prin¬
cipes contre les usurpations , de la raison
contre
la barbarie.
Pour nous,
nous
voici les derniers vœux que
formons.
Notre
révolution a été longue & pénible J
mais elle a été la première. Puissiez-vous, nous
le
désirons ardemment , parvenir au
même
fans éprouver les mêmes
traverser! puissiez-vous n'avoir besoin que
d'élever la voi.r pour qu'elle soit etendue !
puissent vos rois redevenus hommes, plus
éclairés fur leurs propres intérêts, prépa¬
rer eux-mêmes les voies de votre régénération !
elle ne fera pas aussi difficile, elle ne fera
pas moins glorieuse.
bonheur que nous,
,
C'est ainsi que, fournis peut-être â des lois
différentes, mais animés du même esprit J
gouvernés par les mêmes principes, nous
Hk
jouirons des mêmes avantages, 8c nous W
serons plus qu'une feule & même famille.
Et
vous,
que l'orgueil
du pouvoir
,
les
préjugés de la naissance, les adulations des
cours
entretiennent dans cette fausse 8c
déplo¬
yable idée , que les peuples ont été faits
pour
les rois,
qu'ils font condamnés à un asser»
vissement perpétuel , prévenez par de justes
& magnanimes sacrifices,
par d'éclatans hom¬
mages rendus à la raison, le Coup
qui
va
frapper : restituez aux hommes les droits
qu'ils tiennent de la nature , reconnoisséz leur
dignité, 8c méditez souvent cette pensée su¬
vous
blime d'un des
plus vertueux écrivains du
siècle ( Saint-Pierre. ) : « Quand la
politique
humaine attache fa chaîne au pied de
la justice
divine en rive l'autre bout au
du tyran ».
yen
l'efclave>
Français.
cou
J, B» L. L. BlLLECOQ, cito¬
liWL-"sl
Assemblée nationale.
Du
la
septembre. On lit une adresse c!e
municipalité du Havre qui dément une
3
,
autre
des
négocians de Nantes, au sujet des
hommes de couleur. Ellé assure Tassemblée
que le décret du 15 mai a obtenu l'assentiment
général des Colonies, & que les seuls ennemis
áe la chose publique
pourroient Timprouver
en
eft
demander la
réforme. Cette adresse
très-appìaudiei
On
décrété qué 700 hommes s'embar¬
queront pour aller
à
Pondichéry, à l'esset
d'y assurer Tordre & la tranquillité.
On
agite si lés pensions dont jouissent
sieurs Juigné ,
Puységur & Mirepoix, p oui
suppression de leurs régimens seront
sujettes à retenue, elles son jugées devoir
î'être*
îa
M. 6e Montesquìou demandé uhe
íïatïcï
Extraordinaire pour présenter trois tableaux dé
toutes les
opérations de finance de
en trois
rassemblée^
mémoires, l'un avant rassemblée, l'au*
durant fa tenue, & le troisième à fa
sépa*
ration.
tre
Renvoyé aux comités.
On demande
vacance
qu'il soit accordé un temsde
les
pour
juges. Si on ne leur etl
accorde pas dit M. d'André
, ils en
tous
les jours. La
-
proposition est rejette©.
/'
.
On décrète
prendront
■
/ ~7'r
•
plusieurs articles fur ^admi¬
nistration forestière.
On revient siir
l'article* d'hier,
qui est
ainsi décrété.
L'assemblée nationale décrété que la nation
ale droit
imprescriptible de changer sa constitu¬
tion. Considérant néanmoins
avantageux
pour
elle
qu'il est plus
de n'user
que*
des
■SfiT.
constitution, elle déclare
•qu'il y fera procédé par assemblée de révision
ïíiòyens pris dans la
dans la forme suivante.
On
&c.
demande l'infertion dans Pacte consti¬
qui délégué aux jurés
le droit de faire grâce. On passe à l'ordre
tutionnel de l'article
du
jour.
rendus par l'aíìemblée
» seront exécutés comme lois
dans tout lé
Les autres décrets
»
abrogées continueront
»
royaume , &les non
»
d'être exécutées comme par
constitution
est achevée & qu'elle n'y peut plus rien
»
»
»
le pafféo
L'affemblée décrété que la
changer,
»
II fera envoyé aujourd'hui au
roi une dé-
»
putation de soixante membres pour lui pré^,
»
senter l'acte
constitutionnel 5).
\> réassemblée Te constitue en cë moment aàl«
îlëe l^ríTatl^e»
V
.
On décrété que k
î'envoi
83
de
plus prompte impression &
l'âcté constitutionneí seront faits aux
départemens,
pour que
la lecture ën soit
faite aux assemblées*
Parmi les 60 nommés on remarque MM. Pethion
.
Z
Brizòt, Prieur & Màlouëh
Du 4. Ôn sait lecture d'une lettre de M.
Girardini
propriétaire de la terre d'Ermenonville où repose
1
J. Rousseau, qui déclare qu'il ne fait
,
que suivre
les volontés de ce grand homme
qui a désiré être
enterré dans les
bosquets où il
a
été inhumé >
& que
c'est faire outrage à ses cendres précieuses
que de les arracher à la clarté du jour poúr lés
enfermer dans des véûteS- lugubres, &c.
Èn vain cite-t-on que Mirabeau avoit cherche
lin
■
tés
bosquet dans Argentëuil, & que, nonobstant
dispositions, on l'a transféré á Sainte. Gene-.
yieve ; les cendres d'un grand homme appartenant
à k nation. La lettre
est renvoyée au
Comités
ïg
.
D
^
tés directoires des départemens font tenus aë
pourvoir à requippement des gardes nationales
destinées aux frontières;
On accorde 1500
mille livres de secours aux
hôpitaux,,
M. Thoureí rend compte de fa députation au roi-
On décrété des articles fur lé code forestier;
Du 5, Les commissaires chargés de faire un rap¬
port de
meuble,
Tinventaire des meubles & effets du gardeprésenteront en même teins Celui de
^administration du garde-meuble*
Le
département de Far's charge de la perqui-
Stion&eXamen des médailles antiques de Pabbaye
de
au cabinet
S.-Denys &. de leur
des médailles.
dû commerce de Brest deman¬
dent à être entendus pour solliciter 1'exécution
Deux députés
du
colonies ;
n'a point admis ceux qui en ont
décret du
MDM on
15
mars
relatif
aux
5
9
cfémáiídéiá révocation, on refuse de les
sauf à faire droit sur leur
entendre*
pétition.
Rapport sur les testamens, il est décrété ? toute
clause impérative &
prohibitive dans les testamens.
çontraires aux iòix & aux bonnes
mœurs, & qui
pourroit porter atteinte à la liberté des citoyens
les mariages à l'égard des donataires ou
des légataires, & q.ui tendroit à les
priver de la
pour
Jouissance des droits communs à tous les citoyens,
& garantis par
la constitution, est réputée
non
écrite.
Plusieurs articles fur le code rural font
On dénonce une
décrétés®1
contre-façon de l'acte consti¬
tutionnel portant le cachet & la
souscription de
^imprimerie de rassemblée nationale. On décretsque lès auteurs en seront poursuivis.
est chargé de la révision dès
M* Camus,
épreuves
Du 7. Dénonciation
àla situation
revenus
par le ministre de la justiced'Avignon ; le* commissaires errions
Décrets fur de* objets de liquidatiò'ru ^
Lecture d'une lettre de M0 Boullé, membre d^
*4$
:
^
Rassemblée, qui annonce que fordr.e est rétabli
dârií les ' troupes.
t.
'•
■'
'
..
j
r
..
.
.
s.
'
•
>
>
wr.
Du 8. On rend compte que la. garde nationale
<de Verdun a donné Texemple du plu.s ardent pa¬
triotisme, en se proposant toiu de marcher aux
frontières. L3 conscription de^ garde* nationale^
pour le* frontières est stnie.
i' ■ \
'
• *
' ' ' V
Du 9.
Le*
ceux
Le* fonction^ d'électeur* feront gratuites.
députée du corp^ électoral d'Avignon &
de lá municipalité de la même ville, deman¬
dent la réunion du
Du
M. Taleyrand, ci-devant
évêque d'Au-
lit Ton Plan d'éducation publique.
tun,
v
10.
à la France,
comtat
,
-
-
-
»
.
•••
..
S
..
...
.
II
établit de* écoles primaires, -des écoles de
district, & des école* de département, où il adle* çnfan* suivant, leur âge; son projet eÀ
met
fort applaudi;
Lei- soldats du régiment
d' Auvergne se justifient
de l'inculpation du ministre
i»'V
»
—
,
de la guerre*
H
r—":r,
Discours prononcé par M. Joubert, curé de St.-Privais
le
25
canton
août, jour auquel les gardes nationales du
faìsolent célébrer une messe en mémoire de
qu'on devoìt présenter l'aéle constitutionnel au roì0
CITOYENS,
Le
qui vous réunit aujourd'hui fousWWt^
vœu
dard de la patrie & de la religion , est bien digne.
$es senti mens alternatifs que vous ayez fait paçoître dans la révolution ; on vous a vus tourà-tour íoutenir vos droits & ceux du christianisme-,"
avec
cette
force & çe courage qui vous rendra,
dans les fastes de I'histoire,
reculée. Inquiets fur les craintes naissantes
à jamais mémorables
la plus
de vos repréfentans * oa vous a vu les soutenir
&
les seconder dans leurs travaux , les rendre fruc¬
tueux par votre soumission à leurs lois qui font
les vôtres. Agites de toutes parts par le cri fana¬
tique de la religion perdue, cri, qui, écouté dan5
un premier moment d'efferyefcençe religieuse, eût
fait de votre France le plus vaste cimetière, vous
vous êtes
yous
ralliés fous la houlette de votre pasteur;
Tayez jugé digne de vous conduire-, il ose
M
aujourd'hui
vous
assurer qu'il n'a négligé & nch
négligera aucun moyen de mériter votre confiance.
Encore
une
épreuve, & là tranquillité fera gé-
péra'e^ ouï, encore une épreuve; & c'est à ce
grand jour qu'elle doit se faire sentir. Fermes appuis
fur lesquels est] assise la liberté,.'ne perdez pas cou"
rage, le terme de vos.calamités est proche : cette
liberté dont les bornes comme Pétendue se trouvent
dans la loi, est le garant de votre
cette
bonheur dans
partie du globe que vous habitez : je dis dans
partie du globe;, car qui oferòit vous pro¬
mettre que des nations ennemies ne tenteróient
çette
pas de vous l'enlever J qui ofçroit assurer que le
tonnerre du
despotisme qui a grondé sur vos têtes
par un amas odieux de hordes perfides, n'éclatera;
pas ? Vous ne devez p%s vous étonner d'un avenir9
douteux; mais vous devez, déterminés à souffrir,,
voler à une mort glorieuse , pljutôt que de rentrer
fous i'èsclavage qui vous faisoit méconnoitre votre
existence
civique. Ranimez votre courage, vos
forces , pour soutenir le choc inhumain des
tyrans
qui voudraient vous donner des fers;. & c'est dans
votre
énergie, dans votre
pur
dévouement à la
patrie, dam votre force, & fur-tout votre intime
Sslìcm qud vou* trouvereé de* moyen* íur*
pour
you* en
garantir.
Unissez vo* intention* à la mienne dan* le saint
sacrifice que je vai* offrir Ji Dieu
» pdur l'heureui
achèvement de notre constitution;
pour qu'elle se
maintienne, & qu'elle se propage assez pour que
le* peuples de la
terre, à leur tour, puissent
jouir des fruits qu'elle devra produire. You* devez;
tous
le désirer
autant
par religion que par humanité £
pour tou* no* frère* répandu* fur le
globe.
Résumé des opérations de Fassemblée électorale du dépars,
temcni
de la
Dordogúe.i
Le* député* à la première
Pontard ,
législature sont MMl
évêque du département; Taillefer, dií
district de Sárlat ; P-inet aîné, de
de Nontaon;
de
Roux-Fasillac
,
Berg;era£ ; Verneil ^
d'Exideuil; Lacoste;
Montignac; Limousin ; de Riberac ; Delfau ;
de Bqlvè* ; Lamarquê,
de Périgueux ; & Niçola*
Beaupuy, de Mussidan.
Le* suppléan*sont MM»
Limoge*, de Montignac;
Galaup aîné, de Riberac; St-Rome, de Sarlat.
Le* membre* du tribunal criminel sont
M M;
D'alby, de Périgueux
,
président ; Meynard, âq
r->?
.
-. ^.
accusáteíir public ; & "ESBttïSîé^ M
Selvèi-; greffier.
Kïbèrat ;
sont MM. Caváilïofì l
â'Exideûil ; & Mazerác de Nontron.
haiití - jiiré*
Les deux
Voici ìè tableau de* ancià & nouveaux ad~
ílìinistrateurs
,
d^áprè^ ìes changement fait^ :
MM. Chillaud ,
Durand, Gintrac , Pipaud, de
Perigueux; St.-Rome, Lavigerje, Pigeon, Beaulied,
de Sarlat; Couderc, Dumoulin; Bontempt, Ponteri,e, de Bergerac; Boyer, Duchassaing, Forien"
det-PÍacet, Petit-fcheillat, de Nontron; Lidonné,
Thèilac, Debregeat , Versáveaux , d'Exideúîî-;
LàcarÒlie , Ërossard fílt, 6e
Montignac; Galaup ain/; Lacour, Mêynárd, Cour*
celle-Labróiîsse > de Riberac ; Lapleine, Ter.s 9i St.Mártin-Souillac, Lafage, de Belvèt ; Simon, LaDubreuil, Du ta r d
peyriere, Beaupuy- Larichardie , Mòuru de
Lacotte/
de Muffidan.'
Let
membrée
fíui ònt reste dan* le directoire
font MM, Couderc, St.-Róme,
Un courrier
que le roi a
Dubreuil, Galaup.
extraordinaire nous a porte la lettre
ecrite à Passe mblee nationale , portant
ville est
joie; on va faire des réjouissances fan* fin0
acceptation de la constitution. Toute la
en
