FRB243226101_P2-447_1791_038.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
â- ?s.
JOURNAL
DU
DE
PATRIOTIQUE
DÉPARTEMENT
LA
DORDOGNE-,
Du-Dimanche 2/ septembre 1791-
Liberté & Vérité
!Administration du département.
Aujourd'hui, 14 septembre
1791, le di¬
rectoire du
département de la Dordogne
assemblé dans le lieu de íes
séances, un des
Membres
-
'■
'
dit
a
:
MESSIEURS,
/ í"
.7-,
'
ia disette de blé
qui
;
-
- -
'p
est générale dans le
département,, doit attirer toute l'attention ÔC
tous les foins
de Administration ; si ses désirs
pouvoient atteindre chaque individu , chaque
jnalheureux recevroit une
consolation à ses
peines, & un soulagement à ses maux;
la ferveur de ses maux- ne peut
mais
feule en remplir
l'objet : ainsi fa prévoyance & ses efforts
vent tendre à trouver des moyens qui
doi¬
puissent
procurer au département la quantité de grains
subsistance ; & si toutes les
démarches que Administration a déjà faites
nécessaires à fa
fur le
pouvoient être infructueuses , elle doit
champ en faire de nouvelles auprès de As¬
semblée nationale, par la voie d'un député.
Mais en
recherchant Sc en employant tous
peuvent répandre fur la sur¬
face du département la quantité de blé nécef»
faire à la consommation de fes habitans, oa
ne
peut penser fans frémir aux maux incalcu¬
les moyens qui
qui réfulteroient du plus léger empê¬
chement à la circulation des grains. Puissent
lables
îous
tes
esprits se pénétrer de cette vérité I
5
Et pour
donnet encore plus cle force s'il se
peut au
langage de la raison & de la justice
rappelons ici les expressions de la loi.
Le 29
t
août 1789 , rassemblée nationale
décrété : Que la vente &
circulation des
grains & farines feront libres dans toute
a
Reten¬
due du royaume : le 18
septembre 17^9 elle
a décrété
que toute exportation de
grains &C
farines à l'étranger, & toute
vente
opposition à leur
&C libre circulation
dans l'intérieur du
royaume, seront considérées comme
tats contre
& qu'en
desatten-ì
la' sûreté & la
sécurité du
conséquence
peuple ;
qui. s'en rendront
coupables, íèront poursuivis extraordinairement devant
\
t
,
les
ceux
,
juges ordinaires des lieux t
'
■
comme
Le 5
perturbateurs du repos
public.
octobre 178.9 : X'assemblée nationale
instruite que
plusieurs particuliers, & même
quelques municipalités s'opposoient à l'exéculion des décrets des
29 août & 18
septembre
H
Hernies J au préjudice d'autres municipalités
de
1'intçrêt général du royaume ;
A décrété : Que toutes les municipalités dií
royaume seront tenues d'exécuter & faire executer les décrets des 29 août & 18 septembre
dernier, à peine contre les contrevenans d'être
déclarés
public. En
conséquence autorise toutes personnes Sc no¬
tamment celles qui sont chargées de commis¬
sion de leurs municipalités, pour acheter des
grains & farines, à réclamer les secours du
pouvoir exécutif & la force militaire, pour
procurer la liberté & la sûreté dans les mar¬
chés
& pour faciliter le transport des blés &
farines achetés, à la charge de faire préala¬
perturbateurs du
repos
,
blement constater le refus Sc les contraven¬
tions par
le premier officier public.
X'assernblée nationale
circulation des
a
considéré la libre
grains comme un objet de si
grande importance , qu'indépendamment des
lois sévères qu'elle a faites à ce sujet,
elle
í
j>ugé devoir la mettre sous la fauve-garde spé¬
ciale de toutes les gardes nationales du
royaume,
insérant dans le serment solennel des
en
tés à la fédération
ces
dépu¬
générale du 14 juillet 1750 ,
propres termes :
Nous jurons de protéger conformément aux
lois, la sûreté des personnes & des propriétés y
!a libre circulation des
dans Tintérieur du
grains & subsistances
royaume, & la perception
des contributions
publiques
,
sous quelques
formes qu'elles existent.
C'est par ces
précautions, dictées par la
justice & fondées fur Texpérience, que ras¬
semblée nationale
les temps ,
ne
voulu assurer dans
tous
mais particulièrement dans les an¬
nées disettejnfes ,
comme
a
la subsistance du pauvre
celle du riche.
Quelques personnes égarées , fans doute J
calculant que fur les effets du moment,
ont
pu croire &
persuader aux habitans des
campagnes, que par
dans les
greniers ,
des recherches exactes
des oppositions a U
grains de leur municipalité, enfin
par des persécutions envers les marchands de
blé , ils en préviendront la disette & la hausse.
par
sortie des
Ah ! combien ils se trompent, ceux
qui
présentent de pareilles idées ou exécutent de
semblables projets, ils accumulent fur la tête
du malheureux cultivateur tous les maux qu'en¬
traînent la disette & la cherté des grains ; ils
violent le droit de la
être
propriété,
car il
doit
permis à chacun de disposer à son gré
des productions
qu'il a fait naître ou acquis
par ses travaux; & il ne doit pas plus être
permis de l'enfreindre fur une production
que fur l'autre.
La crainte de manquer de blé ne peut servir
de prétexte pour porrer
atteinte à la liberté
dans
un lieu
il faut nécessairement qu'il se répande
dans les lieux où il manque. Xe besoin de
dû-commerce ; car lorsque le blé abonde
,
?
Vendre est par-tout aufli impérieux que celuî
d'acheter; & par la nature des choses, l'intérét
particulier est ici l'éternelle caution du
bien
général.
momentanés qu'une muni¬
cipalité peut retirer de l'acte d'oppression par
lequel elle s'oppose à la sortie des grains de
son territoire
retient ou s'empare, de ceux
Les avantages
,
qui y passent, sont presque toujours suivis de
la punition que mérite une action injuste en
elle-même, & dont les conséquences sont
aussi manifestement nuisibles au bien public.
Quelques réflexions présentées pour exem .
pie i viendront à l'appui de cette vérité.
Une
municipalité s'oppose à la sortie des
grains de son territoire, & croie conserver.,
par cet empêchement,
une
plus de ressources Sc
subsistance mieux assurée pour les pauvres
ouvriers qu'elle
Ah !
contient dans son enceinte.
combien son espérance est illusoire
j
&
/
'^
■;
/
-
y~i
íj,
■
>
8
sa précaution nuisible à ses véritables intérêts !
S'il ëtoit possible que
eût les objets d'échange
chaque municipalité
nécessaires à tous les
besoins des individus
qui l'habitent, & que
pût se procurer tous ces objets par le
seul moyen de l'échange , fans le secours d'au¬
l'on
cun
signe représentatif de leur valeur fictive,
c'est-à-dire ,
sans argent, alors
cette munici¬
palité pourroit tirer quelques avantages d'une
pareille couduite , parce que ses habitans pour"
roient vivre dans l'aisance ,
seuls, isolés, fans
être
obligés d'avoir recours à leurs voisins ;
mais
comme
cet
ordre de choses
ne
peut pas
subsister ,
& qu'il en est des municipalités
entr'elles,
comme
des hommes en société >
qui ont également besoin les uns des autres,
ík qui ne peuvent vivre réunis fans se.secou¬
rir mutuellement
il faut nécessairement
,
qu'elles s'entr'aident & qu'aucune action
prohibitive ou autre n'arrête ou ne nuise à
,
la libre circulation de
toute
espèce de denrée
,
sous peine aux municipalités qui oublient ces
s
principes, d'être punies de leurs fautes \ pa^
le manquement
absolu des premiers besoins
de la vie.
Une
autre
réflexion bien frappante
vient à
Tappui de celle-ci.
Les
propriétaires ne peuvent payer les
contributions publiques, & faire cultiver leur5
biens, que par le produit qu'ils retirent de la
vente de leurs
productions ; s'ils font privés
de
faculté
par
éprouvent à faite
sortir
cette
l'empêchernent qu'ils
leurs
grains de leur
municipalité, où trouveront-ils de Fargent ?
comment
payeront-ils les pauvres manœuvres,
qui non-feulement ont besoin de blé mais
,
de tous les secours
que
ne
peut fe procurer
■
le plus petit ménage
qu'avec de Fargent f
•
•
l
Dans pareilles
-
'
\ '-yi
conjectures, les propriétaires
non-propriétaires,
font auffi à plaindre que les
différence, cependant, que le poids
gêne & de la misère pèse infiniment plus
avec cette
de la
rtë
quî n'ont rien J parce qu'alors lei
x fans
propriété , qui n'ont d'autres
ressources que leurs bras, se trouvent danS
ceux
Timpuissance de les employer ,. puisque ceur
qui peuvent les faire travailler n'ont aucuns
moyens de payer leur ouvrage.
H résulte de ces
dence
observations, dont l'évî-
est frappante pour tout être
raison¬
nable , que quel que soit le prix du blé , il vaut
mieux le payer cher que
d'en manquer ; qu'il
le commerce , du soin de
débit de l'excédent
de nos denrées de toute espèce ; il sait les
faut se reposer sur
notre
subsistance & du
porter où elles manquent, en procurer
dance ,
l'abon-
mieux que ne feroit le gouvernement
plus habile, fur-tout lorsque le marchand
est sûr d'avoir un bénéfice proportionné à ses
le
peines ; que la plus libre circulation des grains
est
absolument
nécessaire, parce que si le
subsister par la vente
du fruit de ses travaux ; si le propriétaire n'est
laboureur ne peut pas
ti
pas payé,
.
%
s'il ne peut pas se procurer de
l'argent, l'un 8c l'autre cessent de consommer
& de tirer leurs besorris des autres profeffiori^
qui sont pareillement obligées de retrancher
leur consommation ; 8c les- ouvriers sont dans
îa misère faute de travail pour gagner leur pain.
II est donc absolument nécessaire que l'ad-
sninistration emploie tous les moyens que là
loi lui a confié ,
afin que toutes les précautions
prises ou à prendre , pour approvisionner le
département, ayent leur plein 8í entier effet,
par la
plus libre circulation des grains-
Sur quoi, le procureur-général syndic entendu;
Le directoire du
département déclare qu'en
exécution des décrets des 29 août,
j.8 sep¬
tembre 8c 5 octobre 1789, toutes les mu¬
nicipalités sont tenues de surveiller 8c de fa¬
voriser de tout leur pouvoir la libre circula¬
tion des grains Sc farines, sur leur territoire
respectif ; qu'elles doivent considérer c^tt^
ta
obligation comme le premier & le plus im¬
de leurs devoirs; Sc que dans le cas
portant
où, par négligence ou mauvaise volonté, elles
viendroieíit à y manquer a elles demeureront
lesponsables des évènemens.
Les charge de
requérir au besoin, conformément à la dispo¬
sition des décrets cités & de celui des 16 &C
(2,7 juillet dernier, toute la force publique,
notamment
les secours des
gardes nationales;
citoyens inscrits pour en
faire le service
venoient à s'opposer aux or¬
dres donnés par les officiers
municipaux ou
& si un ou plusieurs
,
,
íe
refufoient
d'obéir
à leur
réquisition, ils
demeureront personnellement responsables des
evènemens, 8c seront dénoncés à l'accusateur
public, pour être poursuivis comme réfrac¬
taires à la loi 8c
ennemis du repos
public.
Charge en outre spécialement le procureurgénéral-syndic de veiller à l'exécution du présent
arrêté, lequel sera imprimé, pour, à fa dili¬
gence
être envoyé à tous les directoires de
,
districts & municipalités du département, pour
*3
•y être affiché , lu & publié au prône de la
messe de la paroisse,
pendant trois diman-»
ches
ou
Fait
fêtes consécutives.
directoire du
en
département de \á
Dordogne. A Périgueux, le 14 septem. 1791*
Collationné & certifié conforme aux
•
•'
.
;
.
•
.
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• V '
J
'
.
.
•
,
■
'*.
*
»
,
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^
^
-
registres^
4
"fi
-
f'
Signé, Dalby, vice-président.
Lafustière ,
secrétaire - généra!.
jijsemblée nationale.
Du 1 ï septembre.
dent. Lés
corps
M. Thouret est élu prési¬
alternats pour
Remplacement des
administratifs sent supprimés.
M. Camus fe
plaint de ^accaparement des
billets-assignats de cinq livres , qu'on vend
ensuite à huit pour cent.
Tous les officiers nommés par les directoires
/
*4
des départemens à des places de gendarmeries
font
maintenus dans
le
grade
ou
'
'
ils ont
été élevés.
'
<
M.
'
cation ;
-
-
,
•-> -
Talleyrand reprend son plan d"édu«
il parle sur les écoles de médecine
les écoles militaires , des arts &
de droit ,
des sciences , depuis
la chimie jusqu'aux arts
mécaniques , de la conservation de l'école
de peinture à Rome
d'une école de décla¬
,
mation ,
enfin de i'éducation des femmes.
ministre de
Le
l'intérieur, attendu
que
la récolte manque dans beaucoup de départe-
demandq; à être autorisé à faire des
achats en pays étranger.^
mens
,
Du
M. Goupil fait le rapport fur îa
question de savoir si les personnes décorées
i
z.
de Tordre du
Saint-Esprit continueront à en
porter les marques.
Décrété que
le roi & le prince royal
seuls porteront le cordon bleu.
M. Pabbé Maury dénonce les sieurs VerniH,
Mulot & Le Scene des Maisons com¬
nac.,
missaires
envoyés à Avignon
il les accuse
,
d'une foule de délits. Les commissaires
dent, M. l'abbé
discussion
est
fait que
ne
interrompue
repon-
répliquer; la
par un
message
dont M. le garde des sceaux est venu s'ac*
quitter en fimarre
Le
cette
au
,
roi, at-il dit
,
du roi.
me charge
de remettre
lettre à M. le Président.
M. Thouret la lit ;
les
nom
elle étoit conçue dans
suivans : M. le
termes
examiné attentivement Pacte
que vous
président
,
j'ai
constitutionnel
m'avez présenté ; je l'accepte , &C ;
je vais rendre compte des motifs qui m'ont
déterminé.
Dès mon avènement au
trône, j'avois ma*
ni lesté mon vœu pour le bonheur de la nation?
j'ai soutenu le fardeau d'une longue guerre
sans grever
le peuple de nouveaux impôts
9
'i6
empêcher les finances cTë
s'épuiser. J'ai appelé la nation autour de moi.
jmais je n'aî pu
Je n'ai jamais
varié dans mes intenfions. Je
point attendu pour donner mon assen¬
timent à vos décrets. Je les ai tous sanctionnés ,
n'ai
je n'ai fait que suivre la pente de mon cœur.
J'espérois que la liberté des loix établiroit
l'ordre & feroit le bien général, j'ai donc
fait tout ce qui étoit
en mon pouvoir pour
& j'ai persisté dans
cette résolution jusqu'au moment ou cet eípoir
m'a abondonné. A Tépoquè où j'ai quitté
Paris, j'ai vu la loi fans force, toutes les
autorités méprisées; la licence des écrits, la vio¬
lation de tous.les principes,Timpunité de tous
les délits ne me permettoient pas de consulter
seconder vos travaux ,
de
général dans un lieu où régnoit tant
désordre; pour le connoître je ne voyois que le
le vœu
parti d'aller vivre dans quel
où je pou r rois enfin , isolé de
ranger vers
qu'à fy le écarté ,
rout' parti, me
le plus convenable. Vous avez
nécessité de rétablir l'ordrë;
senti comme moi la
vous
avez
voulu maintenir la discipline
miii-
taire. Nous
ne
nemis que cqux
devons plus connoître
d'en¬
dé Tordre. Je les
recherche
rai, je les combattrai de
ii faut
de France
ver
tout mon
que tous ceu.r qui habiteront
,
pouvoir
le royaume
soient maintenant assurés
la
d'y trou¬
pai.r A la tranquilité. II faut
que lés
témoignages soient écla-tans dans une téconciliation ge'nérale
, & que tous
ceux
qui dans
ces
circonstances font
éloignés du royaume,
s'attendent à Toubli du
passé.
J'ai pensé que c'ctoit au
sein de
Fassembíée
dans le lieu où la
constitution
où j'ai
que
a
été
déja pris rengagement de la
je devois accepter Ta été
Je me rendrai
maintenir^
constitutionnel
donc demain à
midi
acceptation solernnelle.
faite, Sc
V
pour cette
II seroit
impossible
d'exprimer les transports
de joie que
i'aílemblée & le
public on tait
.éclater.
M. là
Fayette a Fait la motion
B
\
que toiítes
58
personnes en ëtac d'arrestation ^ pouï
crime de lèze nation , fussent mis en état
de liberté & que toutes le procédures 8c
les
,
plus
poursuites fussent annullées, afin que le
beau jour de la France fût celui du pardon
& de la
clémence.
Cette motion a été adoptée
à l'unanimite*
demandé qu'une députation
de 60 membres fût envoyée à l'instant vers le
M.
Goupil a
elle a été décrétée.
roi ;
Du 14.
On a repris l'affaîre d'Avignon^
été
décrété qu'Avignon seroit. réuni
& il
a
à la France.
présenté le décret qui an nulle toutes
procédures, & qui accorde une amnistie
On a
:
il
a
été adopté.
les prêtres fussent
'entés du ferment ecclésiastique, & que
Dn
vouloit que tous
.V
-
.
tes
ecclésiastiques
restassent :
On
a
levé :
T9
'
..
on
a
réfractaires
remis à
non-déplacés
clemain.
annoncé le roi. Tout
le
le
monde s'est:
monarque
accompagné de
ministres , se
place à la droite du
,
président,'
& dit
M
E
S
S
-
-
ses
I
E
U R
S,
.
...
.
-
?
ì,
-
'
V '7'.
^
'
î
Je viens consacrer
>
1
solemnellement l'accep»1
íation que
j'ai donnée hier à lacté
tionnel ; en
conséquence je jure d'être sidelle
constitu¬
,
à la nation
,
tout mon
à la loi
& de maintenir
de
pouvoir la constitution
décrétée par
,
l'allemblée nationale.
II s'est
cette
assis, &.se relevant:
puisse dit-ilj
mémorable époque
être le
g-tge dit
bonheur du
peuple , de la réunion de tpus ìès
esprits, & de la prospérité de
l'Empire.
,
<
à6
Des cris
de vîve le roi ont retenti dans
la salle.
toute
le ministre de la justice a
Alors
présente
constitutionnel au roi.... II a signé.
M, Thouret, président, prononce ton discours,
íîgne lacté constitutionnel. Les
ï'acte
secrétaires
en
ont
fait autanr.
rassemblée le reconduit z
ja reine & ses enfans ont assisté à l'acceptation
Le roi part, toute
auguste
cortège, en jouant ; où peut-on être mieux:
du roi :
la musique accompagne cet
qu'au sein de sa famille.
Tout Paris
-NK '■ •
'Du 15.
' -
est dans la
V
joieà
- >
^
On propose de donner la plus
grande solemnité à la publication de I'acte
constitutionnel, & que les ministres soient tenus
de la notifier aux puissances étrangères , dans
le
plus court délai ; qu'il soit fait des
actes
3Î
8 e bienfaisance à cette occasion, non. seulement
à
Paris
,
mais dans toutes les villes Sc
municipalités. *
L'aífemblée nationale décrété que dimanche
prochain , Pacte constitutionnel fera publié
dans Paris ; qu'un Te Deum en actions de,
fera chanté dans Tégliíe cathédrale.'
prisonniers détenus pour mois de
nourrices, feront délivrés & leurs créances
grâces,
Tous les
,
•feront
payées par le trésor public. La même
cérémonie aura lieu dans toutes les villes de
France le dimanche immédiatement placé après
l'envoi de la constitution.
Le
.
comité
de mendicité & de
législation1
présentera demain un projet pour régler le
mode des actes de bienfaisance qui doivent
signaler cette heureuse époque dans toutes les
parties de l'empire.
t
'
■
-•
.
■
•••
,'
.
.
-
,,
Vv;; .
22
M. d'Affri
5
gardes suisses,
la
guerre
9
cet
régiment des
témoigné au ministre de
a
ía sollicitude sur le sort des deux
mille hommes
On
commandant dm
qui composent ce régiment.
décrété qu'il sera fait
objet, &
un
que par provision ,
suisse continuera son service tel
fait , jusqu'à ce
sur
rapport
le régiment
qu'.l l'a toujours
qu'il en ait été autrement or¬
donné,
.
On dénonce plusieurs
suscitant
toutes
prêtres réfractaires
fortes- de
prêtres constitutionnels.
persécutions
On
leur
aux
reproche
même des assassinats; des membres
sollicitent
de nouvelles loix
^
dautres soutiennent qu'elles
^ont inutiles, qu'il en existe contre les
On renvoyé
assassins.
le tout au pouvoir exécutif.
Lecture
générale des. articles décrétés fur
l'organisation des jurés, plusieurs articles ad¬
ditionnels décrétés. Entr'autres ;
2?
Les jures entreront en fonctions au premìeí
janvier 1792. Jusqu'à cette époque , tous les
délits commis antérieurement, seront jugés'
suivant les anciennes lois.
Rapport fur le<> vaccances des tribunaux*1
Elles sont fixées par tout le royaume aux mois
de septembre & octobre , & pour cette
seulement
au
année
mois d'octobre. Le tribunal de
cassation conservera
un
nombre suffisant de
juges pour statuer s'il y a lieu à cassation 9
dansles affaires présentes pendant cet intervalle»
Le haut
juré auprès de chaque tribunal
cesser ses fonctions, & convoquera
les jurés lorsque les circonstances l'exigeront*
ne
t;
pourra
Nouvelles du jour.
Périgueux. Nouz avons célébré avec
la
plus grande pompe la nouvelle de l'acceptaiion del'acte constitutionnel : le son des cloches^
le bruit de l'artillerie ont annoncé la
joie uni¬
garde nationale a assisté au Te
De u m qui a été chanté en
musique dans la
cathédrale, à la fuite duquel on a fait un feu
verselle.
de
La
joie fur la pelouse, où ont assisté tous les
corps
administratifs, municipal & judiciaires.
Za fête
été terminée par une illumination
a
générale , à la clarté de laquelle une bonne
partie de la nuit s'est
passée
en
danses ÔC
Aussitôt que la garde nationale a
a été ins¬
jeux innocens.
autres
truire
des troubles
qui agiroient la ville de
Bordeaux, elle a dépêché un courrier à nos
frères d'armes de
cette
ville, pour leur offrir
le
secours de
que
nous
l'état
major de l'armée bordelaise-
nos
avons
Bordeaux
forces.
reçue
le
Voici
la réponse
des membres
de
septembre 179x»
20
Chers frères d'aripes,
Quelques malintentionnés de notre ville
avoíent
.
-
en
W- ■ 5 "
effet firme
' - Vi
complot
un
.
'
' ■
H
contre
25
îiotre
tranquillité , & à la tête de cette factions
Durfort, ci-devant général de notre
étoit M.
garde nationale ; inais la surveillance des admi¬
notre département & de nos
nistrateurs de
municipaux ont déjoué leur perfidie
& leurs projets par leurs recherches, ils ont
découvert la trame, & fe sont déterminés à
officiers
arrêter, la nuit du vendredi au famed1
faire
de la semaine dernière
,
M, Durfort & un
nommé Joly, chargé de la part du premier de
faire des enrôlemens d'hommes & de les solder.
Sur la
première déposition de quelques uns
enrôlés, les officiers municipaux ont
de
ces
cru
devoir les dénoncer à l'accusateur public.
c
:
'
••
•
'
•
.
Le tribunal ,
•
/c --
-
'
à la vue de ces dépositions,'
n'en voyant qu'une directe contre M. Durfort »
avoic
jugé de ne prononcer qu'une arestation
simple chez lui avec deux sentinelles, tandis
qu'ils avoient constitué le nommé Joly prison¬
nier
,
beaucoup plus chargé, dans les prisons
26
3ir tribunal.
Cependant, d'après Tînstruífiotí
procès qui se continue , il est résulté des
faits graves qui ont déterminé les Juges à pro¬
noncer un décret de prise de corps contre ce
ci-devant général , & il a été conduit la nuit
dernière dans les prisons du palais.
du
Le secret & la promptitude de cette arresta¬
tion, a tellement consterné les málveillans
qu'elle s'est faite fans aucune opposition &£
fans aucun mouvement dangereux;
ainsi dissi¬
pez vos allarmes, puisque nous n'avons nous-?
mêmes
aucune
Recevez ,
crainte.
frères & amis, nos justes remer-
clinens & les
témoignages de notre sincère
Nous n'avons pu encore faire
nationale de l'íntéret que vous
prenez à notre sûreté ; nous allons lui commu-
iquer vos offres généreuses ; mais nous sommes
à l'avance garants qu'elle partagera notre gra-
27
ment
que vous manifestez de venir à
noirs
secours. Nous espérons résister seuls aux efforrs
de nos ennemis ; mais si
contre notre attente ,
la constitution étoit en
danger , nous accep¬
terons alors avec confiance
les secours
que vous
nous offrez
comme nous ferons
toujours prêts
,
à_voler à votre secours
Nous
de la
,
si vous étiez en danger.
sommes toujours avec les sentiment
plus sincère fraternité,
Vos amis & frères
d'armes,
Les officiers de la garde nationale bordelaise,1
Courpon
commandant - général des
gardes nationales du département de la Gironde-.
Guérin ,
,
aide - major - général.
Charles Canolle , aide
major
général.
Dubernet, aide - major - général.
Azema , colonel du treizième
Paris. L'on
régiments
répand qu'il est arrivé ces jours-
ci un courrier de
i'empereur adressé directement
s -
2Z
)
-
•
-
,v. -
•
-
•à la reine, par lequel ion frère la prie înílatfìment
d'engager son époux à accepter la cons-
litution &C à fe contenter l'un & l'autre du
sort que les peuples font dans la disposition de
leur faire. Un billet particulier instruisoit cette
princesse du résultat de la conférence que Léo-pokl a voit eu avec M# d'Artois, dans lequel
celui-ci avoit laissé voir que fes courses, ses
sollicitations, ses démarches réitérées auprès
des puissances étrangères a voient moins pour
objet l'em p ressentent de venir au secours du
roi son frère 6c de fa belle-soeur, que l'en vie
secrète de
profiter de la révolution , pour
servir ses vues d'ambition pour lui & ses
Nouvelles
enfans
trangères.
Bruxelles. On vient de faire ici de Tordre
général Bender une proclamation qui a
excité un grand étonnement chez les èmigrans
qui doit rassurer les patriotes français.
5du
SH
À compter du
premier novembre pro*
chain
les troupes impériales & pruffiennes
feront fur le pied de pan;, & tous les nouveaux
<<
,
corps supprimés ;
les compagnies seront consi¬
dérablement diminuées ,
&c l'on fera deux
régimens de vétérans avec les vieux soldats
qu'on enverra en Toscane. Les troupes hon¬
groises ne seront pas réduites, parce qu'on va
les employer à creuser trois grands canaux qui
traverseront
mée des
0l}
toute
la
Hongrie. Quant à d'ar¬
Pays. Bas, elle resiera fur le pied
elle est, tanr que la tranquillité n'y sera
pas parfaite, &
& paie n'y sera point diminuée,
à raison de la cherté
des vivres, beaucoup
plus grande dans ce pays que dans les autres
états de fa majesté ».
II n'y a en ce moment aucunes troupes en
marche , ni même aucun ordre donné. L'An-
ainsi que la
Hollande, & le Danemarck. Encore un coufe
gleterre désarme de son côte,
3ó
on
n'a rien à craindre des
tent
toujours beaucoup.
émigrés qui s'agi¬
Gènes. Le roi
d'Espagne vient de faire
notifier à notre république des plaintes for¬
melles, de ce qu'on a accepté les lettres de
Tenvoyé de France, huit jours après Farrestation.du roi, de ce que M. Semonville a
paru
au
palais avec la cocarde française, de ce que
envoyé, lors de son entrée, a fait uri
l'amour de la liberté, &
de ce que le doge dans fa
réponse a nommé
cet
discours qui respire
le roi & la nation française ; enfin
, des
égards
que l'on témoigne ici à cet
AVIS
envoyé.
DIVERS.
Le sieur Antoine Germillac
,
docteur
médecine , lieutenant du
du roi ,
en
premier chirurgien
chirurgien major de {'hôpital Sainte-
Marthe de Périgueux , &c. dans les
Finstruction des jeunes élèves
à lexercice de Fart de
vues
de
qui se destinent
guérirf prévient qu'il
sonnera chez lui, à commencer les
premiers
jours de novembre prochain , un cours des
principes de chirurgie & un abrégé de toutes
les
parties de
dans les
cet art,
qui sont enseignées
grandes écoles de Paris & de Mont¬
pellier. Son cours commencera par un abrégé
d'Anatomie
;
il délnontrera les principales
parties du corps humain ; il passera ensuite i
Phisiologie , la Pathologie la Thérapeu¬
la
,
tique & l'Higicine /auxquelles leçons suivront
celles de la matière médicale
,
les opérations
chirurgicales : il expliquera les maladies aux¬
quelles
ces différents secours conviennent.
Le sieur Germillac se flatte
que ses soins
ôt son assiduité à
remplir la tache
pose,
concourront
des jeunes élèves
ment
& les
mettront
à
qu'il s'im¬
efficacement à l'avance-
qui lui seront confiés,
portée de faire des progrès
rapides5 lorsqu'ils iront dans les grandes écoles
où cet art est
enseigné avec tant de sagacité.
Ceux qui désireront
profiter de ces instruc¬
tions feront admis à ses
leçons, en le préve¬
nant
dans le cours du mois d'octobre
prochain^
Z2
5Br en acquittant,
fera de dix mois,
\
f
pour Tannée du cours qui
•
soixante douze livres, lavoir,
& le restant daiís
36 liv. au commencement,
du sixième mois.
le courant
1
II donnera
auffi pendant Thyver un cours
cì'accouchemens, pour Tinstruction
femmes,
des sages-
autorisé par MM. les administrateurs
de département
qui feront venir une élève
de
ins¬
canton, pour profiter
ces
tructions. Cette partie n'est pas moins essen¬
de chaque
tielle aux élèves
en
chirurgie qui seront à
portée d'en prosirer.
Le public est prévenu que le bureau de
liation établi prés le tribunal du district de Périg.
a cessé ses fonctions depuis le 14 du courant,
òc ne les reprendra qu'après la St. Martin,
conci¬
qu'il ne soit question de conciliation
relativement à des créances dont la prescrip¬
à moins
tion
pourroit être acquise d'ici à la Saintprochaine , & que dans cet objet ,
Martin
on
que
tiendra un bureau les mercredis
semaine*
de cha¬
