FRB243226101_P2-447_1791_039.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
JOURNAL
DU
PATRIOTIQUE
DÉPARTEMENT
DE L A D
ORDOGNEy
Du Dimanche 2
octobre 1791
Liberté & Vérité,
'Administration da département,
Comme nous n'avons
pu donner dans notre'
dernier no. qu'un extrait de
la lettre du
roi,1
nous la
donnons aujourd'hui telle
qu'elle a été
envoyée à l'assemblée ; elle est
trop impor¬
tante dans
d'histoire de la révolution
,
pour
ne
pas la cohfigner dans tous
les
papiers publics»'
du département doriï
nous n'avons rien à dire dans ce moment.
mstration du directoire
MESSIEURS,
J'ai examiné attentivement l'acte
constitu¬
tionnel que vous avez présenté à mon accep¬
tation. Je l'accepte , & je le
Cette
ferai exécuter-.
déclaration eût pu suffire dans un autre
je dois aux intérêts de la
nation, je me dois à moi-même de faire
temps : aujourd'hui
connoître
Dès le
mes
motifs.
commencement
de mon règne Ì
3*di désiré la réforme des abus ; 8c dans tous
les actes du gouvernement, j'ai aimé à prendre
publique. Diverses causes
nombre desquelles on doit placer la situa¬
pour règle l'opînion
au
trône ,
& les frais d'une guerre honorable, soutenue
tion des finances à mon avènement au
long temps fans accroissement d'impôts,
av oient établi une disproportion considérable
entre
les revenus 8c les dépenses de l'état.
z
Frappé de la grandeur du mal, je n'ai pas
cherché feulement les
moyens
d'y porter re¬
mède ;
j'ai senti la nécessité d'en prévenir le
retour.
J'ai conçu le
heur du
projet d'assurer îe bon¬
peuple sur des bases constantes, ôc
d'assujettir fur des règles invariables l'autorité
même
dont
autour
de moi la nation
pour
j'étois dépositaire.
J'ai appelé
l'exécuter.
Dans le cours des événemens de la révo¬
lution , mes intentions n'ont
jamais varié.
Zorfqu'après avoir réformé les anciennes insti¬
tutions, vous avez commencé à mettre à leur
place les premiers essais de votre
ouvrage *
je n'ai point attendu, pour y donner mou
assentiment, que la constitution entière me
fût connue;
parties,
j'ai favorisé rétablissement de fés
avant
même d'avoir
l'enfemble ; & si les désordres
juger
qui ont accom-»
pu en
pagné presque toutes les époques de la révo¬
lution venoient trop souvent
affliger mon cœur,
j'espérois que la loi reprendroit de la force
entre
les mains des nouvelles autorités
; qu'ea
approchant du terme de vos travaux ï chaque
jour lui rendroit ce respect sans lequel le peupie ne peut avoir ni liberté ni bonheur.
J'ai persisté long-temps dans cette espérance jj
&
ma
vu
elle m'a abandonnée
résolution n'a
changé qu'au moment
Que chacun se rappelle le moment
ou
suis éloigné de
Paris : la cons¬
titution étoit près de s'achever ; & cepen¬
je
me
dant l'autorité des loix sembloit s'affoiblir chaque
jour: ['opinion, loin de se fi^er, se subdivisoit
multitude de
partis, JLês avis
]es plus exagérés scinbloient seuls obtenir de
en
une
la faveur ;
la licence des écrits étoit au com¬
ble ; aucun
pouvoir n'étoit respecté.
Je ne pouvois plus reconnoître le caractère
de la volonté
générale dans les lois que je
voyois par-tout fans force & fans exécution.
Alors, je dois le dire, si vous m'euffiez pré¬
senté la constitution
je n'aurois pas cru que
f intérêt du peuple ( règle constante
de ma conduite) me permît de
8c unique
l'accepter. ]e
sentiment ; je ne formai qu'un
seul projet ; je voulus m'ifóler de tous les partis
& savoir quel étoit véritablement le vœu de
n'avois qu'un
la nation.
diíigeoient ne subsistent
plus aujourd'hui : depuis lors, les inconvéniens
& les maux dont je me plaignois vous ont
frappe comme moi ; vous avez manifesté la
les motifs qui me
volonté de rétablir Tordre ; vous avez porté
V.
regards fúr rindifcipline de Tarmée ; vous
avez connu la nécessité de réprimer les abus
de la preste. La révision de votre travail a
vos
mis au nombre des lois réglementaires plusieurs
articles
qui m'avoient été présentés comme
constitutionnels. Vous avez établi des formes
légales
pour
la révision dé
ceux que
vous
placé dans la constitution. Enfin le vœií
du peuple n'est plus douteux pour moi : je l'ai
avez
vu
fe manifester à la fois, ôc par son adhésion.
6
à votre ouvrage,
& par son attachement au
maintien du gouvernement
monarchique.
J'accepte donc la constitution ; je prends
rengagement de la maintenir au-dedans, de
la défendre
les attaques du
dehors,
& de la faire exécuter
par tous les moyens
contre
qu'elle met en mon pouvoir.
Je déclare
qu'instruit de l'adhésion que la
grande majorité du peuple donne à la cons¬
titution
je renonce au concours que j'avois
,
réclamé dans
ce
travail ,
&
que n'étant res¬
ponsable qu'à la nation, nul autre lorsque
j'y renonce , n'auroit le droit de s'en plaindre.
Je
manquerois cependant à la vérité, si
je disois que j'ai aperçu, dans les moyens
d'exécution & d'administration, toute
l'énergie
qui feroit nécessaire pour imprimer le mouve¬
ment
es
!es
& pour conserver l'unité dans toutes
parties d'un si vaste empire ; mais puisque
opinions sont aujourd'hui divisées fur ces
objets, je consens que l'expërîence feule en
demeure
juge. Lorsque j'aurai fait agir avec
loyauté tous les moyens qui m'ont été remis,
aucun reproche ne pourra m'être adressé , Sc
la nation
dont. l'inîérêt seul doit servir de
règle, s'expliquera par les moyens que la
,
constitution
a
réservé.
Mais, Messieurs, pour raffermissement de
1a liberté, pour la stabilité de la constitution ,
pour le bonheur individuel
de tous les Fran¬
çais, il est des intérêts fur lesquels un devoir
impérieux nous prescrit de réunir tous nos
efforts : ces intérêts font le respect des lois,
!e rétablissement de Tordre , &c la réunion de
tous les citoyens.
Aujourd'hui que la constitution est défini¬
tivement arrêtée des Français vivant fous les
mêmes lois, ne doivent connoître d'ennemis
que ceux qui les enfreignent: la discorde ÔC
,
l'anarchie ; voilà nos
ennemis communs.
ï
Je les combattrai de tout
mon
pouvoir : ìî
importe que vous (k vos successeurs me secon¬
diez
avec
énergie ; que fans vouloir dominer
les pensées, la loi
protège également tous ceux
qui lui soumettent leurs actions ; que ceux
que
la crainte des
persécutions & des troubles auroit éloignés de leur
patrie soient certains de
,
trouver,
en y
rentrant, la sûreté & la tran¬
quillité; &
pour
éteindre les haines, pour
adoucir les
maux
qu'une grande révolution
entraîne toujours à fa fuite ;
pour que la loi
puisse, d'aujourd'hui, commencer à recevoir
une
du
pleine exécution , consentons à l'oubli
passé : que les accusations & les poursuites
qui n'ont pour principe que les événemens de
la révolution , soient éteintes dans
une recon¬
ciliation
générale*
Je ne parle pas de ceux
íminés que par
qui n'ont été détçr-
leur attachement pour moi ;
pourriez-vous y voir des coupables? Quant
à ceux qui, par des excès où
je pourroìs appercevoir des injures personnelles, ont attiré
9
íur eux la
poursuite c]e.s lois, j'éprouve à leur
égard que je fuis le roi de tous les
Français.
Signé, LOUIS.
P. S.
J'ai peníé , Mesiie.urs , que c'e'toit
clans le lieu même où la constitution a été
formée , que je devois en
prononcer Facceptation
solennelle : je me
quence ,
rendrai, en consé¬
demain à midi à l'astemblée nationale.
BBSBBaaBMtB
jdjsemblée nationale
Du 18 septembre. Le pouvoir exécutif est:
chargé d'assurer la circulation la plus libre
des subsistances.
Dans le cas où les propriétés des
marchands,
de
grains seroient pillées , la nation en seròit.
responsable, laquelle auroit son recours sur
les
département qui seroient imposés en con¬
séquence, & ceuj^-ci sur les communes qui
ne
se seroient
pas
opposées aux violences 5c
ïd
aux
pillages des grains. Ces deux dispositions
ont
été décrétées à l'unanimité.
Du ip.
On décrète que le trente de ce
mois sera le dernier jour de cette
session, 81
qu'il sera nommé une députation pour porter
au
roi la détermination de Taffemblée.
Les conseils de district se réuniront chaque
année le deux octobre ,
& les conseils de
département le deux novembre.
Néanmoins, en la présente année, la réu¬
nion dés conseils de districts n'aura lieu que
le
quinze octobre, & celle des conseils de
départemens le quinze novembre.
la haute cotír
nationale établi à Orléans est supprimé, atFabolîtion de toutes les procédures quî
Le
tribunal provisoire de
étoient de sa compétence,
mille livi
tK
h vertte des biens
additionnels des
nationaux, & fur les fols
contributions, &c.
Décret qui, à l'effet de faire cesser
des petits aflignats , ordonne
que
Fagiorage
les commis¬
saires , soit de la trésorerie
nationale, soit de
la caisse de
^extraordinaire, feront impri¬
mer
Fétat nominatif de leur
distribution.
Rapport fur la police des ports & arsenaux»
plusieurs articles sont décrétés.
dont
Autre de plus de cent articles fur les
missaires des guerres,
Du 20.
com¬
décrétés.
M. Duport demande
que les mem¬
bres de rassemblée qui ont fait des
protesta¬
tions
contre
la
constitution , soient censés
n'avoir pas prêté le ferment
séquence
,
actifs , &
aucunes
civique ; en con¬
qu'ils soient déclarés citoyens noncomme
tels
incapables d'exercer
fonctions publiques, soit ecclésiastique,
soit civile,
soit militaire, & déchus de tous
traitemens, grâces ou pensions de Fétat.
il'
L'article est décrété avec àpplaudissemens*
Du
2 r.
comme
Madame
veuve
d'un
de Richelieu obtient
Maréchal
de France i
pension de àìx mille livres.
une
M. Defrneuniers fait le rapport fur les hon¬
neurs à
décerner à J. J. Rousseau. On se rappelle
M. Girardin a réclamé la propriété des
cendres de Rouíleau , qui a d'ailleurs voulu
que
être enterré à Ermenonville. On
le ministre de
riumens ;
décrète que
l'intérieur fera élever deux mo-
qu'il donnera le tableau des dépenses
à que le corps législatif décrétera les sommes.
Plusieurs articles décrétés pour les approvisionnèmens de la ville de Paris ; le Mont-
de-Piété ,
Si les Lombards, fur les archives ,
fur les huissiers 8c procureurs.
On crée pour
Paris 24 officiers de police
sous le nom d'officiers de
un
citoyens feront tenus
suivre au nom de la loi.
bâton blanc ; les
de les
paix , ils porteront
1
On
?
propose la peine du
carcan
à
ceux
fcjni dorénavant prendront les titres de baron,
de
marquis ou de comte, &c.
Plusieurs articles décrétés, fur la
marines
fur le mode d'admission aux places de notaire.
Du
2i
au
soir.
La séance a été occupée
par les réclamations de M. de Monaco , auquel
Louis XIV , pour le dédommager
vahiffement qu'a voit fait la cour
de l'en-
fd'espagne
de ses terres en Italie , avoit donné une sou¬
veraineté .en France. On revient contre cette
générosité ; l'affaire
est
renvoyée
une
a
prochaine séance.
Du
22.
M. Gober,
invite l'asisemblée à
évêque de Paris ^
assister
dimanche à
Te Deurn , pour remercier le
tation de
24
la constitution.
un
ciel de d'accep¬
On
décrète que
membres assisteront à la cérémonie.
On
achever
décrète
le
terrier
trente
de la
mille
livres
Corse,
pour
M
Des nominations faites à cîes cures
par le
corps
élctoral de Pont - à - Mousson
déclarées nulles , faute d'avoir été
par
le
,
sont
désignées
procureur - syndic.
Quelques articles décrétés fur les délits
militaires.
On décrète que tout
ment,
citoyen indistincte¬
fera admis à prendre commmunication
des
pièces produites par le comité des finan¬
ces, fur l'état de la situation des finances.
-
On
seront
y
'■
,
décrète que
remboursés
22 au soir.
de la monnoye
• ••
•' •'
\
les offices de notaires
fur le moyen terme
soixante-dix dernières
Du
--
d<es
acquisitions.
Le sieur Souton, directeur
de Pau , a été entendu ^ &
ses réclamations contre îe ministre
le comité
des monnoyes
& autres, n'ont point été ac¬
cueillies : on est passé à Tordre du jour.
Du 23,
On fait lecture d'un testament d'uns
dame
'55
Meîllant,
habitante de
Lava!, qui i
légué à la nation deux terres de la valeur de
cinquante mille livres. Ses héritiers reviennent
le testament &
l'attaquent. La nation
décide qu'elle n'en
peut pas
contre
profiter, &
renonce
au
On
legs.
décrète que les
pistolets, fusils de
chasse, pierres à fusils, font des
objets de
commerce ;
qu'on peut les vendre & les en¬
voyer a
tous
l'e'tranger.
Défenses sont faites
à
corps administratifs &
municipaux d'en
empêcher la libre circulation.
Nouvelle organisation du Comtat
Des commissaires y seront
décrétée,'
envoyés. II y aura
deux districts, l'un à
Avignon, l'autre à Carpentras.
blées
Les citoyens s'astembleront en assem¬
primaires, formeront
leurs
municipa¬
lités, leurs corps administratifs,- nommeront
trois députés à la
prochaine législature, dé¬
termineront à quels
/'
départemens appartien-
dront les deux districts,
vant
le Coffltat ne
jamais être un département.
de la ville d'Arles.'
La conduite du corps électoral est improuvée,
s'étant constituée en assemblée perma¬
On déclare nuls, attentatoires à la cons¬
titution
à Tordre public fes arrêtés ; renvoie
chez elles les gardes nationales qui ont marché
Rapport fur les troubles
comme
nente.
,
contre cette
ville & envoie des commissaires.
M; Barnave
propose la révocation du décret
parle deux
lit un décret révocatoire, il est com¬
battu. On demande Tajournement à la prochaine
du 15 mai,
contre les colonies, il
heures,
Tappel nominal, & à
Tajournement
est rejette & la discussion est continuée.
Du 24. Discussion très-vive & trés* agi¬
tée du décret du quinze mai, fur les gens
législature ; on procède à
une majorité de quelques voix ,
de
couleur ; on
le révoque.
I/assemblée nationale constituante,
avant
de terminer ses
séances, voulant assurer d'une
maniéré inviolable la
tranquillité intérieure des
coIonies, & les avantages que la Francç retire
de
importantes
ces
constitutiónnelíement
possessions ,
.
décrets,
.
Que l'assembiée législative statuera
exclu¬
sivement , avec la sanction du
extérieur des colonies
;
roi, sur le régime
en
conséquence elle
qui règlent les relations commer¬
ciales des colonies, cellesqui en assurent le
maintien
par rétablissement des
moyens de
surveillance la
poursuite, le jugement 6c
la .punition des
contraventions, & celles qui
%
fera des lois
<
-V.
v-
,
,
!
•
'
garantissent l'exécuîio.n des
le commerce Sc
les lois
nies ,
tives
Les
ies
engagements entre
habitans des colonies
;
qui concernent la défense des
colo¬
les parties militaires &
administra*
de la
guerre
8c 'dé la marine.
lois
constitutionnelles des colonies
F
concernant les
personnes de couleur libres y
& réxat des personnes de
couleur non libres
^
zs
les regíe m'en s feront faits par UÉ
assemblées coloniales législatives, & feront
ainsi que
exécutées
provisoirement pendant un an,
dix.huit mois
pour celîés des Indes; elles feron' pour
les isles du levant, &
à la
sanction du roi ^
antérieures puissent en empêcher 1
:
.V
.
N
•
* r-
.
.
exécution»
-J
\ >•
Nouvelles du jour.
Arles. Nous sommes ici dans la plus
consternation. Le feu de ía guerre civile me¬
nace
d'embraser notre ville. Une délibération
département a ordonné que toutes les
armes des citoyens fussent déposées à Thôteí
commun. Cet ordre tyrannique a été ponc¬
tuellement exécuté. A peine les portes dii
du
dépôt étoient-elles fermées, que les'aristo¬
prêtres &í cìideVant, se sont emparés
des officiers municipaux , & les ont précipités
dans un cachot. La ville entière est alors
crates ^
tombée en leur pauvoir ; mais les gardes natio-
'
'
'
'
-
àles du
JB#
.
-
~-
~Z
,
;
& à fihstant
nous
Nous
écrivons, elles assiègent la ville.
craignons de voir renoiiveller les scènes
à Nîmes & de
Carpentras; & pour obtenir
du secours & des
conseils,
nous venons
dVx-
pédier un courrier à rassemblée nationale.
Paris.
plusieurs
contre
la
II paroît une
membres
protestation signée de
de
constitution ;
rassemblée nationale
étoit étonné de
íry point voir la signature de
M. MalOuet.
II
a
on
annoncé
qu'ayant déjà fait cónnòîtfe fa
façon de penser, il- y persistoit
; mais que
IVceptation du roi & ses vœux certains
la
paix
cation.
,
lui interdisoient
podr
toute
II seroit à
désirer que
Ne sont
pas de Tavis général
de se soumettre
à
la loi de lá
autre
expli¬
tous ceux
qui
prissent' le parti
nécessité, pfiitô^
répandre la division par
que
de chercher à
cfes-
protestations inutiles.
M.
.
voisinage instruites de cet attentat *
font accourues à
notre secours
ôù
"
Robert est l'aréonaute
qui
a
tfíòmé]
10
-
:r'
j.
'
dans le ballon dont la nacelle repréfentoît uri
simbole de la France , élevant dans les
airs la constitution représentée par une belle
femme
tenant dans fa main les droits de
Thomme & la constitution
les montrant à
coq,
,
,
tout
Ce ballon s'est arrêté dans fa,
Fu ni vers.
route ,
invité par plus de trente municipalités ,
& est arrivé
en
Brie, à un endroit nommé
Gastines, à une lieue de Nangis, distant de
Patis de quinze lieues.
Mulot, ci-devant victorin
&
l'un des commissaires nommés pour la pacifi¬
cation d'avignon, a été élu 15e. député du
M. l'abbé
département de Paris. M, Goudart est le
seizième.
^
•
'
-.r
'J'" -;
..
"
..-.r.-.:
V:'V'-""-'v-
■'■■■:; f-i:.
.
.
'
•
•
•>
v;" à-
.
.
d'Espremesnil, l'ex-conseiller au parîement
qu'un décret a déclaré avoir la tête
timbrée, vient dit-on, d'écrire au roi au
sujet de son acceptation de la constitution :
vous n'avei pus voulu
être mon Maître, je
fie yeuçc plus être voire sujet.
M.
,
-
Le roî
qui^ été hier à TOpéra ] avoit-
demandé qu'on lui donnât
& le
ballet de
Castor & Pollux
*
Telemaque. On lui a repré¬
senté qu'il étoit
impossible , vu la
quantités
décorations de ces deur
pieces , de les.,
donner en même teins. On lui
avoit proposé,
de donner
Œdipe avec le ballet ; en ce cas 5
dit-il, je veux le spectacle du
peuple 9 & tel quil
Va vu. On lui a
donné Cajlor & Pollux
seul. La reine , le prince
royal, madame
de
Elisabeth, madame de Tourzel
l'accompa-
gnoieiit.
Un cordonnier avoit mis
chandelles , & un
liíbit ,
transparent, sur lequel on
Vive
S 'il
sar-sa fenêtre deux
le Roi
f
est de bonne soi !
Les ennemis de l'affembíee
»
-
nationale voyant
approcher le moment de fa retraite, & celu1
55
chacûn de ses membres à couvert de lá
ou
gloire que les travaux immortels de cette
auguste aíîemblée , vont ; faire rejaillir fur
répandent plus que jamais dans le public,
que ces meilleurs veulent partir fans rendre
compte , quils emportent le chat, que chacun
se dispensera de rendre ce compte ; en disant
eux ,
n'a rien touché , & qu'ils nous laisplus embourbés que jamais dans
que lui,
íeront
nos
tous
finances ; qu'ils ne peuvent pas manquer
aussitôt leur départ;
les membres du comité des
d'amener la banqueroute
que
fur-tout ,
finances ont voulu fait mettre le feu à tous
'
:
les
.
papiers,
demander ,
'
.
pour
J
l.T '-ï''
qu'on ne pût rien leur
& qu'il n'y en a pas un sehl
parmleu* qui rie le retire avec des millions,
Î1 faut être ou bien ignorant ou de mauvaise
ai n fi ; 1 assemblée nationale
en corps ni aucun de fes membres n'ont touché
aucune recette. 11 ne s'est fait ni dans rassemblée
foi pour parler
nationale ni dans ses comités aucune petcep-
non l
pas
n
même d'un écu? Ainsi
pas un fol
de recette,
pas
les trésoriers des
sol de compte ; ce sont
un
deniers publics
qui doivent seuls ces
Les comptes de
dans ses décrets
;
font
qui ont touché,
comptes.
l'asiemplée nationale sont
les comptes de ses
comités
l'e^plication de ce qui a été
fait, de
qui reste des résultats
acquis, de ceux
qu'on veut obtenir des combinaisons
de pré¬
ce
^
voyance-
Ce
mot
choses , qu'on
une
compte
signifie tant de
peut en abuser aisément
constituante a eu le droit de demander
aux
par
équivoque, & l'on en profite. L'aísemblée
uns
de leur
administration, aux
de réexécution de ses
compte
autres
ordres, aux autresením
des fonds qui leur
avoient été confiés- Elle
ri'a
jamais demandé à ses comités
que des
comptes de surveillance
de recherche
,
de travail ; elle les
de débrouiller
,
a
chargés dp fouiller
,
de discuter , de lui
rapporter
des opinions
faites, pour qu'elles fuirent dis,
v
A vendu.
Un bien considérable
dans ía
du bourg,
paroisse de St. f ront d'Alernps, près
maison de maître , cour, offices , beau
pressoir à huile , réservés considérables ,
avec
deux
métairies simples & une double, bois chêne
vignobles, &c. S'adresser à M. Chaumél,
beaux
Curé de
Preffac.
Germillac, médecin à Périgueux '
vend toutes sortes de bandages simples, dou"
bles, à ressort, à soufflet, pour les hernies
qui arrivent aux personnes de tout sexe
Le sieur
de tout âge,
au plus juste
prix.
£j
