FRB243226101_P2-447_1791_044.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
JOURNAL
DU
DE
PATRIOTIQUE
DÉPARTEMENT
LA
DORDOGNEi
Du Dimanche 6
Novembre 1791."
Liberté & Vérité.
Opinion sur la, toi à porter contre les ímigrans.
Tous les bons
cette
citoyens íeconnòissent qud
loi nécessitée par des circonstances
impé*,
rieuses, touche imméd-atement aux bases de
la constitution; qu'elle doit
influencer, peut*
être même commander la situation
'
politique
l'Europe ; qu'elle intéresse essentiellement
1
ordre, la paix & la tranquillité d'où dépend
de
la stabilité du
gouvernement français ;
A
qu'elle
du peuple
sur ses nouveaux représentans : de îà riaîï
fixera enfin Fopînîon encore £ottante
Tidée de fa
grande importance.'
Tous les bonss citoyens
conviennent aussi
doit être Fhommage le plus so¬
lennel rendu par les représentans d'un peuple
libre, aux principes éternels de notre consti¬
tution M qu'elle manqueroit également son
but, oa en offrant des dispositions contraires
à la liberté individuelle garantie comme dr oie
naturel & civil, ou en présentant des mesures
lâches, foibles & purement palliatives : de là
Tihdiípeníabììité de n'admettre qu'un seul
système vrai contre les émigrations.
que cette loi
,
naît
répandre de la clarté fur cette ques¬
tion/il est nécessaire de ne pas s'écarter de
la distinction établie par les orateurs qui ont
successivement occupé sur cet objet la tribune
de l'assem»b!ée nationale : émigrations des
Pour
princes français, des fonctionnaires publics,
des
citoyens privés 5c des
choses : suivons
5
dohc,cette distinction judicieuse dans le'-projet
de loi que
je propose; j'en appuyerai chaqué
àrticle fur des principes incontestables.
Princes français.
Arh î.
sent
Louis-Philippe-Joseph-Xavier, pa«
majeur, premier appelé à la régence^
le Corps législatif de rentfer en
est requis par
France dans la
quinzaine, à partir de la noti¬
fication du
présent décret.
Art. ÍL
Dans le cas où
feph-Xavier
terme fixé par
Louis-Philippe-jo*
ne rentreroit pas en
France au
le précédent article, il fera dé^
elaré déchu de son droit à la
régence»
Principes.
Larticle second de la section III de lai
constitution française porte , ,que
si l'héritief
présomptif est mineur , le parent majeur , pre¬
mier appelé à la régences est tenu de résider
dans le royaume ; que
dans le cas ou il eH
H
rentreroit pas sor la requît
sition du corps législatif> il íera.censé avoir
abdique son droit à la régence.
íeroît sorti &
n y
Cet article dicte &
justifie les deux premiers
loi : il deviendroit de même im¬
pératif à ì'égard des autres princes français qui,
du projet de
fràftce des parents
premiers appelés à la régence y deviéncîroient
susceptibles de ce droit y & par conséquent
assujettis à la réquisition du corps législatif &
d'après la non-entfée en
à la déchéance ,
part
dans le cas de refus
de leur
de rentrer dans le royaume.
A R T.
II I.
Charles - Louis-Joseph de Bourbon ^Louis-
Henri-Joseph de Bourbon-, princes Français f
sont
dans ledit délai do rentrer en France.
-Eâ.
'
ART. I V.
scroient pas rentrés
ils seront déchus de tous
Dans le cas où ils ne
dans ledit
délai ^
& tout payement qui leur fëròìt
serâ considéré & jugé comme crime
Tsíutemëns ,
fait ,
de trahison envers la
patrie.
A R T.
Si
les
vers
eux
des
voie que
ce
V.
princes ci-dessus nommés attirent
citoyens -français,
par quelque
soit ; s'ils s'arment
la
contre
France ; s'ils soulèvent contré elle des
citoyens
français ou des puissances étrangères ils seront
,
criminellement poursuivis pardevant la haute
cour
nationale, & suivant les traités &
le
droit des gens
qui lient entr'Mes toutes les
puissances ; celles dans se m pire desquelles se
trouveront
lesdirs
-princes français, devront
expulser de leur sein & les te me tire à la
justice de la nation française»
les
••
.
Principes*
'i1
'
■
.
'
;
que
^
i
\
:
;
s-.
;
Aucun être doué, dé raison
peut nier
Ses princes franc à émigrés, trahissant à
| '"K" \V
ne
I
-V' Vr/
-v-V'
.
>
-
-
^
s-
'6
la fois tous les devoirs} font les chefs d'un
parti conspirateur contre la constitution & la
patrie. Tcus
connoissent
odieuses
les
leurs
citoyens de L Empire
perfides , leurs
desseins
protestations , leurs infâmes
rôiemens : que
de délits !
que
en-
de crimes !
jugés par la constitution, par
l'arricle 2 z de la section sur le pouvoir judiils
sont
ciaire, qui porte qu'une haute cour natio-,
nale connoîtra des crimes
sûreté
La
qui attaqueront la
générale de í'état,
patrie ne doit de traitement qu'à celui
qui la sert : en accorder, en payer à celui
qui la trahit, est un crime que proscrit Téquité^
naturelle, base de tóuteJégiílation.
Le droit
politique, sur lequel sont fondés
tous les traités des mations, ne permet pas
^
qu'une puisiahce donne asyle & accorde pro¬
tection à un criminel d'état étranger que
poursuivent fos fois de son pays ce droit po.-*
5
7
inique est de tous les temps & appartient à
tous les peuples ; il est le fondement de toute
.association.
Fonctionnaires publics.
Art. h Dans le même délai de
tout fonctionnaire
tenu
de rentrer dans le
A R T.
Tout fonctionnaire
rentré à
dant
en
royaume.
I I.
public qui ne fera pas
traitemens & droit de citoyen
,
actif : il fera de
cer
plus déclaré inhabile à exer¬
France aucune fonction
vingt
,
époque , fera déchu de ses
cette
titres, places
quinzaine
public français, émigré, est
publique pen¬
ans.
A R T.
I I I,
Seront néanmoins
exceptés de la dernière
disposition de l'article précédenr, tous fonc¬
tionnaires publics français
émigrés, q.ui feroient
convaincus d'avoir poi té
les armes contre
patrie, & à leur égard les peines déjà décré¬
tées dans
ce cas
feront exécutées 5
s'ils ren~
îrpient ensuite en France,
Principes.
Tout
fonctionnaire public qui
a
émigré ,
quels que íoient ses projets, s'est rendu cou¬
pable de plusieurs crimes que la constitution
réprouve & que la loi doit punir ces crimes
font la désertion d'un
poste que la patrie lui
àvoit confié, la trahison d'un ferment authen¬
tique / & qui de sa part fut volontaire; le
lâche abandon c!es fonctions qu'ils avoient
acceptées librement, & qu'il savoir l'obliger
à résidence; les peines devant être propor¬
tionnées aux délits ,
elles semblent se multi¬
plier contre leH fonctionnaires publics qui ont
fui la France, pour aller grossir fur une terre
étrangère le nombre de fes ennemis»
J
cependant un terme aux îoix pé¬
nales : la loi n'est sage qu'autant qu'elle est
H faut
e :
après avoir puni le fonctionnaire pu.n
9
bíic, qui peut n'avoir fui fa patrie que par
foibleffe ou par séduction , elle doit fe fouvenir
au cri de fes remords, qu'il est citoyen
Le membre de la grande famille ; mais il a
,
cessé de
l'être, s'il a tourné fes armes contre
le sein de fa mère.
Citoyens privés.
Art.
I.
Tout citoyen privé
a le
droit de
sortir librement du royaume.
art. II.
Si
un
citoyen privé, émigré de France, est
convaincu d'avoir tenté
ou effectué de
trou¬
bler 1 ordre intérieur du
royaume établi par
les loix ,
tet
il
encourt
les peines
décrétées fur
objet.
Prìficìpzs.
La constitution garantit,
-
r
comme
droit na-
turçl Le ciyil, la liberté à tout homme d'aller,
ÎO
de resier ,
de partir, sens pouvoir être ar¬
rêté ni détenu
selon les formes déter¬
que
minées par elle. Porter à ce principe la plus
légère atteinte, c'est compromettre les maxi¬
les plus
sacrées de notre' constitution,
c'est attaquer ce sublime édifice dans ses son u.
mes
demens les
plus assurés.
La> liberté indivi¬
duelle & le respect des.propriétés, font l'arche
d'alliance de la constitution»
Législateurs, craignez, tremblez d'y toucher;
vos
mains
en
pures; elles
Rapprochant ceííeroient d'être
se profaneroient.
Choses.
L'exportation des munitions de guerre,
armes, poudres & salpêtres hors du royaume,
est généralement prohibée.
Principes.
îiç
L'exportation du numéraire hors du royaume
peut pas être défendus» L argent qui naît
\
/
rappelle dans-son
usage le profond respect des propriétés. Tout
propriétaire de fonds, de commerce ou d'industrie, est íe maître de For qui forme ou
son capital ou son revenu ; il ne doit à la pa¬
trie que la portion par laquelle il concourt à
rétablissement public social dont il recueille
les^avaníages & les bienfaits, même daps le
cas oiì il íeroit
absents puisque ses propriétés
sont toujours sous la sauvegarde de la loi.
des productions de ia terre ,
II n'en est pas
de même des munitions de
guerre, armes, poudres & salpêtre.
.sont des propriétés
&
ne
doivent
défense
,
servir à
un
ils
Ces objets
de Fétat ; ils ne peuvent
employés que pour fa
sauroient conséquemment
être
ne
usage contraire.
l'egard des mesures essentielles à prendre
aux puissances étrangères
qui
favorisent les émigrans 8t les rebelles, elles
ont été suffisamment développées dans l'opi-.
nion de J. B. Brissot. Cette opinion ^ forjç
A
relativement
de
principes, de raisonnement & de sait 5
doir préparer la meilleure de toutes les loix
à porter fur les émigrations^
Par Adrien-Marie Dijon ,
mond-Ferrand , membre
citoyen de Cler-
du haut-juré pour le
département du Puy^Je Dôme.
Assemblée nationale.
Du 23
octobre
dénonciations.
1
réclame les
1791.
On sait plusieurs
La section du théâtre français
.
gardes-Françaises. Renvoyé au
comité inilbaiiç.
Les invalides demandent que
de leurs officiercommuniqué
!e rapport
à rassemblée
Oïl dé-»
nationale constituante, soit achevé.
qu'il sera inéessam nient fair.
de
quelques professeurs du
décrète que les institu-
îeurs,
soit ecclésiastiques , lou laïques, des
collèges confiés à la congrégation de IOràfoire , feront
Renvoie
provisoirement maintenus®
au
comiré d'instruction ptìbîiraï
congrégations $
& que les professeurs déplacés fe pourvoi-
la proposition de supprimer lès
devant lés directoires de leurs districts ^
rôtit
jugés contradïctoirement.
pour être
Du 24.
féfractaires.
Grande discussion fur les prêtres
On propose un traité de paix qui
puisse étouffer les haines des deux partis;
Les prêtres constitutionnels font
d'une intolérance qui
aussi accusés
feule occasionne tous les
évêque de la Dor-
M. Pontard,
troubles.
dog'ne, prend leur défense. Rien n'est décidé.
Les'ofÉciers municipaux de Rouíílac,
département de la Charente,informent Passe n>
Du 25.
blee
du nombre prodigieux,d'aristocrates qui
vont
rejoindre Par niée de Condé.
On fe retire dans les bureaux pour la
\
farina*
i4
fíoíì des comités ; on rentre, St Ion reprend
la discussion sur les émigrans.
A cette occasion
député dénonce qu'à Versailles il se faísoic
un
remonte
considérable de chevaux, &
que 500 mille
livres destinées à cet objet
une
arrêtées à Bar-stir-Aube ; que ce sait
ont été
dénoncé comme mille autres
dans lé
comité des recherches.
M. Vergnand
dans
un
on été se perdre
s'est fáit beaucoup applaudir
discours
dans le même genre que
celui de M. Brissot : la discussion est fermée ,
là décision renvoyée
&
au
vendredi.
reprend la discussion sur Iqs
prêtres réfractaires. M- Fauchet s'élève contre
Du 26.
eux
,
On
& conclud à
n'ont pas
ce
que tous
ceux
qui
prêté serment soient privés ,de tous
trairemens.
opinant veut que dans toutes les pa¬
roisses, les prêtres jurent qu'ils ne troubleront
Un
pas
la paix ; que ceux qui se refuseront a
if
prêter ce serment
-,
seront tenus de porter au
bras ces mots : prêtres
suspects de sédition
,
&C
qui refuseront de porter ce signe,
que ceux
seront arrêtés &£ mis en
Du 27.
prison. Ajourné.
On dénonce qu'il y a eu une ré¬
volte
générale des nègres de St. Domingue, qui brûlent, ravagent toutes les habi¬
tations, égorgent tous les blancs,
s'empa¬
rent
de leurs
armes.
Discussion sur les prêtres
réfractaires. Une
adresse du district de
Longwi, annonce Par-
restation d'une voiture
,
une vache
du roi.
contenant
fut laquelle étoît
plusieurs effets aux armes
Renvoyé au ministre de l'întériàr.
Du 28. L'ordre du
jour étoit la loi fur les
émigrans. On fait lecture des projets de décrets ;
çelui de M. Condorcet
obtient la priorité.
M. Girardin demande l'exécution
de Partic le de Pacte
dit que,
constitutionnel, par lequel il est
si rhéritier présomptif est mineur ?
ìè
appelé à la régenèe5 est tenH
de résider dans le royaume, &c. En .consé¬
le majeur, premier
Monsieur soit sommé de rentres
proposition est acceptée.
quence , que
dans le royaume : ía
On fait Me rapport de l'arresta-'
tîon faite des effets de Monsieur.
Du 29.
fait le rapport deá
comité militaire
Le
Huit
reproches faits au ministre de la guerre.
questions positives & détaillées lui ont
faites lorsqu'il s'est présenté ; il y a répondu
d'une manière assez insuffisante : on est passé
été
à l'ordre
du jour.
reprend la discussion sur les prêtres
réfractaires qui est ajournée a lundi.
On
9
-»»»»>"» 1 ■■ ■ - »——»
M»>.» m tW
IM UI■' Mi" ■"*
U
Nouvelles du jour\
otíobre, Nos bons ciIbyent de Bifçhossheim , village à une demiDe Strasbourg, cc 23
lieue de cette ville ,
■
1
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Ì
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' : !
:
'•/''.•M
composé de catholiques ,
l'
'• v. -
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:
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■'
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V'
f
.
''
57
de protestons & de
juifs
se sont réunis pour
,
Faire [éclater leurs scntimens
pour rendre
France
L'on
de
constitution.
une
a
patriotiques* 8c
grâce au ciel d'avoir donné à U
vu
en
cé
jour les enfans
Rome, de Luther & de
d'Israël,
Calvin, s'af
sembler , se confondre
,
se pardonner leurs
anciennes
inimitiés, tuer le veau gras & le
manger ensemble.
Le Te Deam a été
chanté
lique
à l'église catho¬
hymne à la liberté, dans celle des
protestans , & un
cantique analoguè à la
circonstance dans la
,
un
synagogue.
Tous les
citoyens ont
assisté à
actes religieux. Le soir
,
il y a eu
mi nation & bal
chez les
aisés des trois
ces
trois-
grande illu1-»
particuliers les plus
cultes, & la même union s'est
soutenue la nuit
comme
le
jour.
Paris. Une
personne m'écrit qu'Un de ses
amis, après avoir été vainement sollicité
paf
B
«
r
K
ses camarades pour grossir avec etix
la bord'
éínigrans , en reçut , le jour de leu
départ , un joli fuseau garni , comme ui
attribut de sa prétendue lâcheté. Cette per¬
des
ajoute que son ami s'est montré for
sensible à cet affront, Sí qu'il ne sait à.quo
sonne
se déterminer. Dites à votre ami, lui
ai-j.
marqué, de répondre à- ses camarades :« 'lf:
fusée que
vous me
incessamment
laissez , messieurs, -fera
démêlée; &: je
vous promets
qu'avant peu j'irai avec quelques bons fran¬
çais
vous
donner du fil à retordre ».
C'est ainsi que du temps de croisades ^ de
des quenouilles
qui avoient la faine
raison de ne pas imiter leur manie cheva-
nobles fanatiques envoyoient
ou
des fuseaux à ceux
jeresque^ & les obligeoient même à change1"
Ce
fera un admirable pendant au tableau des
croisades religieuses du 12e. siecle, que celui
d'une croisade politique à la fin du 1.8e. Elles
feront également honneur aux lumières & à U
leurs armoiries
en. ces
honteux symboles.
I
philosophie des héros
prises^
>
de ces fameuses entre¬
Vingt-sept familles riches quittent Veva1
& le pays
de Vaud, pour venir s'établir en
France. Cette
émigration subite
,
causée par
^inquisition bernoise & íournoise du canton
a
fait baisser les terres de
est à vendre dans
ce
,
25 pour 100. Tout
pays
qui n'est
,
pour
ainsi dire ? habité
que par des réfugiés français.
■Ils n'atteudoient
que le décret constitution¬
nel rendu par rassemblée
nationale, fur la
rolérance
,
pour
venir habiter la patrie de
leurs ancêtres.
Des lettres de "Westphalie &
annoncent aussi
sieurs maisons de
ces
par
commerce
protestante0. Si
rentrées
continuent, les pertes causées
la révocation de l'édit de Nantes, seront
bientôt
Au
vant
de Hollande
l'arrivée très-ptochaine de plu¬
réparées.
moment
de
où j'écris, un
voyageur arri¬
Lille, a trouvé les
auberges pleines
áq
de
négocians émigrés qui reviennent dan$
leurs comptoirs,
...
^
c
'
11 y a
maintenant 5000 terres à vendre
dans la france. Puisque ce' sont des terres
>
elles
appartenoient à des nobles ; & puis¬
qu'il n'y a plus de nobles elles vont appar¬
tenir à des citoyens. La révolution
<p>
•
.
•;
va
'
'
donc
'
opérer, avec le reste de PEurop'e, un échange
lent & progressif, non
des
mais
encore
des
négocians
reurs ,
^
feulement des fpèces,
personnes. La France aura
des manufacturiers, des labou¬
& l'A Ile magne aura des nobles 5 des
íerfs
des
Trois
girouettes.
personnes font déja nommées pour
la maison militaire du r ci.
M. de Briffa c aura,
je commandement en chef, M. d'Herviily
commandera I infanterie ^ & M, Pont
TAbbé^
cavalerie.
la
On assure que
peu
le. roi ayant voulu faire «n
plus que des proclamations
pour
faire
fesser Immigration, avcit rédigé lui-même urne.
ìettte fulminante pour ses frères; elle
parut
si violente au conseil qu'on
*4 la
engagea Louis XVÍ
modifier, & il l'a retirée.
Pérígúeux* Notre garde nationale vient
d'envoyer une adresse à Fassemblée nationale >
se plaindre dç l'état d'inaction où l'a
laissée Fassemblée constituante
,
en ne la com¬
pour
prenant pas dans la liste de celles
qui doivent
fournir des détachemens
pour les frontières^
& demander à érre
mis de la
patrie. Une foule de jeunes gens
brûlent du désir le
avec
ces
leur patrie
employée contre les enne¬
plus ardent de se meíiuer
ilhstres chevaliers
pour
De Saint
qui
la combattre.
ont
déserté
Yre£ en Itmojin. Toute ' notre
municipalité a émigré & a. quitté
Técharpe
pour passera Coblentz. Elle étoit toute com¬
-
,
posée de nobles ; c'est la patrie de feu MPourçeaugnac l'un de; premiers
^
bourgeois
gentilshommes que nous ayons eu ; presque
^ous en descendent en ligne directe ; ils ont
22
voulu faire voir la
noblesse de leur
sang '? •
pris les mesures justes pour
échapper 3 ils pourroient 3 bien encore être
écharpes une seconde sois.
s'ils n'ont pas
Nouvelles étrangères.
De CobhjïtUn de
ces
braves qui vcmfc
A Coblentz, arrivé il y a quelques jours danS
Coblentz ; on le félicite de son zèle,
eourage ; on lui demande
quatre mille livres,
ce
répond-il
de son.
qu'il apporte ?
,
& de temps,
à autres on m'envtrra, d'autres fonds.
Voilà
qui est bien, lui disent ceux qui
Fentourent ; tu porteras demain cet argent à
ía caisse on te donnera un reçu en bonne
forme, & tant par jour pour ta dépense.
,
Le
cet
nouvel
émigrarrt ne sattendoît pas à
usage, il veut réclamer ; nous n'y pouvons
plus rien; nous savons que su apportes quatre
-
ifïiîíle
francs,
nous
îZ-
sommes
conscience
en
obligés de te dénoncer ; quand tu recevras
d'autre argent, tu
n'en pas parler.
pourras
L'émigrant feint de fe consoler ; eh bien !
ajoute-t il, avant de
porter mon argert à la
caille, dépenfons-en une partie
aujourd'hui,
toujours temps demain. II Jes retient,
les traite
bien, il les enivré ; chacun re¬
.
il fera
il
tourne
chez
soi ;
mais dans la nuit même
l'émigrant demande des chevaux
revient à
,
Paris, & y rapporte ses quatre mille francs,
-,.
7
-
i
?;
'
ì
.
Le
•
V
'
-
vin est
,
si
•
^
?
.
' '
.
.
T$ * K
cher à
Coblentz, que la
plupart des éjriigrans ne peuvent s'en procurer
'
-
^
.
o
■
-
.
.
'
;
-
."
..
ils boivent de l'eau
éguisée avec du. vinaigre.''
--
'
..v
'
'
•'
-
-
'
•
-
s
De
ireur
ì
'
'
'
■
;
)
.
•:
.
Prague. Dans le séjour .que fit Tempes
'
-
'
/' 5
'L' :1"
dans cette ville à l'occasion de
son cou¬
ronnement ,
quelques grands seigneurs Bohé¬
miens lui adressèrent des
représentations en
faveur du rétablisiément de la
par
f
\
son
servitude abolie
prédécesseur, í< ces bons seigneurs
tu?
j
24
fe font
efforcés d'en prouver lés avantages»4
Plusieurs princes s'établirent les défenseur
droits de
des
Thumanité, & déterminèren
sà majesté impériale en
faveur de la liberté ei
termes ;
ces
fait pour le bien de
rhumanité, doit être maintenu dans tous
domaines
plutôt avec extension que
Ce que mon frère a
mes
,
restriction.
joseph ÎI difoit un jour : La servitude
contradiction, parce que
la prerniere exclut toute envie de travail &
faisanee impliquent
de- fortune*
Nôus avons
déjá annoncé Pimmortel ou¬
de Fra-Paolo» II fera prêt au premier
du mois de janvier prochain* Ptix z liv. broché*
vrage
