FRB243226101_P2-447_1791_046.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
JOURNAL
DU
PATRIOTIQUE
DÉPARTEMENT
DE LA
DORDOGNEi
Du Dimanche 20
Novembre
Liberté A Vérité.
Passage du discours de M. Camzle Desmoulins
au
club des
Les nobles ont encore tous les
demens,
toutes
A
Jacobins.
les grandes
comman-
places , & je
n'élève que d'autres nobles à
celles qui ont
été abandonnées. Au lieu de
mettre la
en
royauté
séquestre jusqu'à l'achèvement de la cotisa
^
ïitution , je laisse le roi
disposer encore du
j'accorde au ministre tous les mois
zq &c 30 millions
7
ôc je décrète une con-*
trésor ,
,
frîfcútîon patriotique qui s'élève
à des
sommes
immenses.
point de temps,
son or il corrompra, & avec la
corruption il aura de l'or ; il sème de tous
Le
car
pouvoir exécutif ne perd
avec
les promesses.
Bientôt, pour le mettre en état de tenir
ses promesses infinies, c'est" une émulàtîoft dans
le corps législatif à qui fera le roi la source
de toutes les grâces. Bientôt je proclame
les
côtés l'argent, fur-tout
Louis
XVI le pouvoir
exécutif suprême , le
qui a le veto , le juge
qui se rendent tous les
jugemens, le chef suprême de l'armée & des
gardes nationaux, & jusqu'à l'archivisté su¬
prême ;■ "& pour soutenir le rang de toutes ces
législateur suprême
suprême au nom de
suprématies , je lui donne trente à quarante
millions
de aevenu.
l'entretîen du corps législatif
tout entier ne va pas à sept millions- Rác
cette feule mesurej'efface le pouvoir légiso
Tandis que
3
Jatif devant le
yeux à
vulgaire
à
donne
qui
on
pouvoir
,
exécutif;
celui-!à
un
vaut
car aux
million
un
million.
Puisqu'on donne au roi huit fois
plus de
qu'à rassemblée nationale entière
il
pèse donc lui seul dans la balance
revenu
,
huit fois plus
politique,
que la nation "Sc fes
repréfentans.
La femme da roi
avec ses
quatre millions
de douaire, les deux
frères du roi avec leurs
quatre millions , ces trois
individus
entretenus
plus richement que le pouvoir
législatif tout
entier, ne peuvent que le'regarder en
pitié;
& le ministre
des affaires
étrangères par
exemple, avec ses cinquante mille
écus de
rente, lorsque l'argent est le
représentatif de
,
toutes
fois
les
valeurs, doit s'estimer
plus que le président de
tionale avec ses deux
vingt-cinq
l'astemblée na¬
mille écus de
traitement.
Bientôt le président de
rassemblée natio¬
nale
lui-même, le président Pastoret dira
naïvement au roi ; « Sire
, & nous
auíîì, nous
,
4
Vraîmenty
éprouvons ie uefoin d'aimer un roi
comment la plupart des hommes qui ne se
l'intérêt, n'éprouveroientils pas le besoin d'aimer un homme qui donne
à ses amis cent mille écus à dépenser ; com¬
ment ne par mieux aimer être le subdélégué
meuvent
que par
la nation avec
de
rente 5
que le premier
délégué de cette nation
six à sept mille livrespendant deux, ans?
avec
Et
les
cinquante mille écus de
dès-lors, ne voyez-vous pas que- tous
ambitieux r tous les
intrigans, tous ceux
qui ne suivent d'autre parti que celui qui
enrichir, ^désertent les Jacobins pour courir à
8p, aux
par-tout
Feuillans, chez ljes ministres, &
où j'établis les nouveaux, robinets
de la liste
civile.
Tous ces gens-là sont saisis,
du même
commeTastoret?
besoin d'aimer le roi.
ÍMtsr <q&iîl Pkà
ze t?^ cesse
à
de garnir ses mains de plans &
r
de dignités à conférer,
de remplir ses poches
d'or, de billets rouges, noirs; comme Louis
XVI, je fais ressource de croix de St.-Louís,
■
j'abandonne à la nomination du
les gances d'or,
roi
Je ministère,
tout
toutes
toute
la
diplomatie tous les bureaux toutes les places
de l'armée, c'est-à-dire cent mille récom¬
,
,
,
penses pour les traîtres à la nation
,
cent mille
de
corruption Sc d.e triomphe fur
Ja fragilité humaine.
moyens
Et
de peur que tant de
suffiíent pas encore au
récompenses, ne
grand nombre de toutes
les bouches béantes ,
ciences fur la
roi
& de toutes les cons¬
place, 'je déclare que c'est au
qu'appartiéndra de
du trésor national,
nommer
le ministre
&í de dire à celui-ci;
je vous donne la clef du coffre-fort, mai?
sentez bien que vous ne
pouvez reconnoître d'autre maître, du coffre
que celui qu.
vous en remet la clef.
vous
Toute nation peut se diviser en deux sortes
de gens ; l'une> que vous
appellerez comtne
il vous
plaira
mais que moi j'appelle les
imbéciles : l'autre
que le pouvoir exécutif
,
,
appelle les gens qui ont des moyens.
Quant
blement le
dont
on
premiers , quoiqu'incompara-
aux
plus grand nombre
Vous avez
^
ce sont ceux
le meilleur marché.
aura
vu
avec
quelle facilité j'en aî
paralysé douze à quinze millions ^ fans qu'il
m'en ait couté d'autres frais
que
un
mot
vraiment magique
d'inventer
je les ai appelés
citoyens passifs & ils fe sont crus morts.
,
Je vous expliquerai tout-à-l'heure comment
dans les dix millions de
me
^
citoyens actifs, il ne
fera guère plus difficile de vous débarrasser
de ceux
qui appartiennent à cette première
classe.
Quant à ceux qui ont des moyens , îa
plupart, loin de s'opposer à mon plan , metiront tout en œuvre &
se
disputeront l'infa-
7
.mie pour
le faire réussir.
/
Les uns à qui il
faut des distinctions & des honneurs, voudrotit
comme les
Mounier , les Lally , les Bergaffe ,
jes Lameth , les Clennont-Tonnerre ,
la cour
chambre-haute; les autres à
qui il faut de l'argent , comme les Chapellier ,
les Beaurnetz, les d'Andrés les Desmeuniers,
les Barnave, éprouveront le même besoin
que Pastpret d'aimer un roi qui donne cent,
-des pairs & une
mille livres de
rente.
dans mon fystême^
de Part c'est de faire de ma royauté
coffre pour tous les gens qui ont quelque
Et ne voyez-vous pas que
k coup
un
,
influence ; c'est de
n'avoir fait du roi, avec
millions, que leur receveur, à
qui ils afferment la nation.
ses quarante
Ne voyez-vous
dont il
a
pas qu'avec
la trésorerie
la.clef, :& la liste civile
qui.n'est
que
la bourse commune de tous les traîtres,
ffe
tous
^vons
les mauvais
citoyens, nous ne pou~
jamais en manquer.
v
8
Bientôt Louis
XVI dira
comme
le
roi
George dans son voyage à hebtenham : Le
grand nombre d'amis du roi me ruine ; le
parlement est un gouffre , un abyme fans fond ;
je ne dîne plus en public ; je me fuis rnis en
pension avec la reine
un
mot :
vivre
Mirabeau 9
,
si
& pour tout dire en
bonheur de
tu as le
quelque temps ? je veux que
encore
Louis XVI aille te demander à dîner ;
est la
royauté
telle
constitutionnelle.
Lettre du seizième
régiment de cavalerie a la
société des amis de la conjlitution de Niort•
Citoyens
,
frères
oc amis.
Depuis le commencement de notre immor¬
telle
constitution ,
le patriotisme
a
été le guide des ci-devant officiers de
toujours
fortune,
des sous officiers & cavaliers du seizième
ment de
régi¬
cavalerie/ci-devant Royal-Lorraine.
Leur reconnoiffance
envers
la
société
des
9
amis
constitution de Niort est fans
de la
bornes , & il leur est également
de
des
trouver
pour
vous
expressions
impossible
aísez
fortes
convaincre de Faccueil flatteur
qu'ils ont reçu dans toutes les villes, & des
sociétés
des amis de
la
constitution où ils
passé.
ont
Nous
vous
aussitôt
notre
avons
promis de vous écrire
arrivée ; c'est
un
devoir dont
acquittons avec plaisir, & il nous
fera agréable de
correspondre avec des pa¬
nous
nous
triotes, avec des amis tels que vous.
La destination du
régiment, en partant dé
Niort, étoit pour Givet ; nous voyagions dans
l'espoir d'y arriver, mais notre route a changé.
A
fkier
Signi-l'Abbaye
nous avons reçu de l'oT-
général, commandant en second, un
ordre pour
a
,
changer de route & nous rendre
Mousson , où
nous
sommes
depuis deux
jours fans certitude d'y rester. Pour y arriver
ïà
nous
&
avons
passé par Mezières, .Charleville
Sedan , villes frontières où l'on travaille
avec
la
plus grande activité aux fortifications.
Mais une choie qui nous a singulièrement sur¬
pris & que nous avons vu , ce sont les femmes
portant de la terre dans leurs tabliers,
dames roulant îa brouette ,
& les
chacune se faisant
devoir d'employer toutes ses forces à prou¬
un
ver
Je courage que
donne à des citoyennes
vertueuses Pamour de la liberté.
font
Ces villes
remplies d'ustensiles de guerre de tout
genre,
elles sont garnies de munitions & de
troupes tanî nationales que
de ligne.
premiers s'occuper du matin
au soir, à s'instruire à la tactique,
& sos
troupes de ligne faisant le service avec un
zèle infatigable ; les ordonnances à cheval se
succèdent nuit & jour : en un mot , tout
est dans le plus grand ordre , & la tranquillité
On voit
ces
règne ici comme si l'on étoit dans Pintérieur
du
royaume ;
aristocrates.
ce
qui peut déconcerter les
■fì
II
Maintenant, frères & amis, que npus v'òus
avons fait le
îe
détail de
notre route
,
le devoir
plus cher pour nous, c'est de vous renou¬
&c.
vel ler ,
j4jfémblée nationale.
Du 8 novembre. On fait part
pour empêcher
couverte
d'une dé¬
la falcisication dtS
affignaís, tellement ingénieuse que les artistes
même qui viendroient à
perdre les matrices
qui auroient servi, ne pourroient plus recom¬
mencer.
Renvoyé au comité des assignats.
.Rapport fur la perception des contribu¬
tions publiques. On trouve des
difficultés dans
le projet.
On ordonne que
tous ceux pro-
poíés ieront refondus & rapportés.
On
lit
une
gouverneur de
1 et : te
de
M. Blancbelan.de ^
St.-Doiningue, arrivée de la
Jamaïque., il ccWSinae tous les désastres der;
n
,
52 '
colons., il demande des secours, il est dé¬
pourvu,
Renvoyé au comité.
ft apport sur les
i°. í_,es
émígrans»; on décrète :
Français rassemblés au-delà des
frontières du royaume,
déclarés
2°.
font dès ce moment
suspects contre la patrie.
Seront
réputés prévenus de conspi¬
contre la sûreté générale
ration & de crime
et la
constitution , et seront mis en état d'ac¬
cusation
cçux
dès princes français
et
des
fonctionnaires publics
qui ne seront pas ren¬
trés dans le royaume
à l'époque du premier
janvier prochain.
3°. Dans les quinze premiers jours, là
haute cour nationale 5 s'il y a
ïera
lieu, de nie u*
saisie de la connaissance de ces délits.
Les
revenus
des condamnés, seront
con-'
n
5q« Dès à présent tous les revenus des
princes français absens du
royaume
seront
séquestrés , et aucun payement ne pourra être
fait à leurs mandataires des pensions ou traitemens, fous peine de deux ans de gêne par
les ordonnateurs
et
payeurs,
6. Toutes les
diligences nécessaires pour
la perception & séquestre décrétés par les deux
articles précédens, seront faites à la requête
des procureurs-généraux. íyndics de départe¬
ment
fur la poursuite des procureurs syndics
de chaque district: où seront lefdíts revenus,
,
et
les deniers
en
provenant,
seront versés
dans les. caisses des receveurs de district
en
demeureront
qui
comptables.
Tous fonctionnaires publics qui font
fans cause légitime avant
s'amnistie prononcée par la loi du 15 septembre
7.
absens du royaume
179Tfont déchus de leurs placeset traitemens,
en outre des droits de citoyen actif.
et
24
8. Tous fonctionnaires
publics abfens da
royaume fans cause légitime
depuis ['amnistie
font auffi déchus de leurs places et
et
?
traitemens,
des droits de citoyen
en
outre
y.
Aucun fonctionnaire public, ne pourra
actif.
sortir du royaume
sans un congé du ministre
dans le département
duquel il fera, fous les
peines portées ci-dessus,
i o
Tout officier militaire
de quelque gracie
qu'il soit, qui abandonnera ses fonctions
,
9
fans congé ou démission
acceptée
coupable de désertion
,
soldat
ii«
,
fera réputé
puni comme le
et
déserteur.
Le roi est prié
de former incessamment
les cours martiales dans les lieux les
plus
v en
ables,
Metz
,
Lille
et
Strasbourg
accusateurs 'publics
comme
dans les villes de
et notamment
délits militaires commis
con^
,
pour
juger les
depuis ['amnistie ; les
poursuivront
coupables de vol
,
en
outre
,
les personnes qui
ont
r;
enlevé des effets ou des deniers
appar-
tenans
atfx
régimens français.
Tout Français qui , hors du
royaume,,
embauchera ou enrôlera des
i l.
individus, pour
qu'ils se rendent aux rassemblements énoncés
dans les articles
sera
I
&
du
présent décret 9
puni de mort, La même peine aura lien
contre toute
crime
i z.
en
2
personne qui commettra le même
France.
II sera sursis à la sortie hors du royaume
de toutes espèces
d'armes, chevaux, muni¬
tions Sc ustensiles de
guerre.
Les corps admi¬
nistratifs & les
municipalités
veilleront spé¬
cialement à Texécution de
cet
article.
Les
objets en contravention seront régufièremer;t
saisis & mis en
lieu ;
dépôt par la municipalité du
& elle enverra
,
fans délai, copie des
procès-verbaux au directoire de district,
aussitôt en instruira le corps
qui
législatif.
14. L'ássemblée nationale charge son comité
diplomatique de lui proposer, dans trois jours,
i6
le roi sera prie de prendre*
nom de la nation, à l'égard des puissances
lês mesures que
au
sur leur
territoire le rassemblement des Français fugitifs,
étrangères limitrophes, qui souffrent
i
L'assemblée nationale déroge expressé¬
lois contraires au présent décret.
5.
ment
aux
On propose de décréter qu'il ne
Du 9.
fur
plus permis aux officiers & soldats
les frontières de communiquer avec les émigrés.
sera
soutient qu'il y en a
On
avec
revues
qui vont complotter
le jour des
toucher leurs payes. On arrête que le
eux
^
& qui reviennent
comité de législation présentera
loi dans le
On
un projet de
jour.
dénonce
qu'auprès de TVUubeuge des
soldats français ont été
enlevés par un parti
Y/orms,oùles nobles
fugitifs se sont donnés le cruel plaisir de
autrichien, conduits à
ks
massacrer.
i?
Da 10. Un bataillon
des
gardes nationales
département du Nord en garnison à
Bouchain, offre de s'embarquer
du
,
secours aux colonies.
La
ville
vaisseaux
en
Domingue
,
pour
aller porter
Applaudi.
de Bordeaux
a
quarante » neuf
rade ,
prêts à partir pour St.elle les offre
pour y
des secours.
faire passer
Rapport fur les remplacemens. On
que la moitié
décrète
des sous-lieu tenants
fera prise
dans l'armée de
ligne , & l'autre moitié dans
îa garde nationale
Du
ii.
en
Récit de
général.
Tinsorrection
Caen ; quatre
personnes
ont
été
arrivée à
grièvement
blessées ; & sans la
garde nationale > la ville
eût été un théâtre
de
carnage.
Deux
lieutenans-généraux
MM. du Rosel &
des
armées
d'Merici, qui étoient à
la tête des
ci-devant nobles & des
prêtres^
prisonniers, ainsi que quatre"
vingt autres personnes. On á les preuves d'une
été faits
ont
conspiration entre les citoyens du Calvados,
& d'autres de la Moselle, & des habitans de
Thionville. On demandoic la convocation de
la haute-cour nationale ; mais auparavant on
a
demandé expédition de tous les procès-ver¬
baux
des
interrogatoires, & il a été décrété
font en état d'arrestation , con& que le pouvoir exé¬
cutif dépêcheroit fur le champ un courrier
pour y porter lé décret.
■'*
que ceux qui
tinueroient d'y être,
■
•
✓
On sait
.
.
■
-
•
■
plusieurs dénonciations contre les
émigrés. Le ministre de la justice, accom¬
pagné des autres ministres, se présente en simarre porteur d'un message du roi , par lequel
il annonce que le roi refuse sa sanction au
décret sur les émigrans.
r9
Le véto dont il fait
membre ,
usage prouve, dit ufi
le roi a accepté librement la
constitution, et qu'il use de sa liberté.
que
Lettre
M. Je
vous
au
rédacteur.
prie d'insérer dans votre pro¬
chain n°. la lettre
ci-jointe que je viens de
recevoir de la. part du
juge de paix d'Agen;
Vous obligerez celui
qui se dit fkc.
,
VILLEFUMADE, juge de paix.
Agen ,
ce 30
octobre 1791.
M. Mon confrère, m'a
communiqué
l'ins-
îruction d'une procédure devant
votre tribu
nal de police correctionnelle
, contre le lieute¬
nant-colonel de la gendarmerie nationale
de
votre ville.
Vous êtes,
Monsieur, dans la
loi, et le tribunal de votre district s'en est
écarté d'une manière bien
être exécutée du
étrange ; elle doit
moment
qu'elle est enregif-
2S
trée et
fer dans
Les
publiée ; telle est la manière de petv*~
notre département.
considérations fur lesquelles votre
donnance du 30
à désirer.
or¬
est fondée, ne laissent rien
Je me contente d'observer que les
juges de paix ne font pas moins entrés en
fonctions dans certaines villes, quoique le
tribunal du district
ne
qui devoir y être établi ,
le fût pas encore ; que
si la loi de la
police correctionnelle est le complément de
la justice criminelle, il importe peu à son
exécution que cette justice soit exercée par
jurés ou par le tribunal du district. Les juges
de paix donneront le mandat d arrêt contre
ceux qui seront suspects d'un crime , pour être
jugés par les tribunaux de district , jusqu'à ce
que les jurés soient en activité ; et très-cerîáinement si qiielque citoyen de Périgueux
étoit accusé d'un des crimes mentionnés dans
,
du titre second, le tribunal ne
manqueroït pas de le condamner par voie de
Partiels 35
police correctionnelle. J'ose donc dire que les
n
motifs far lesquels le
jugement du tribunal est:
fondé, font abíurdes et ridicules. Ce jugement
est d'ailleurs
irrégulier parce qu'il est fur re¬
quête , et nul de plein droit, parce
rendu
ce.
qu'il est
tribunal fans autorité
quant â
par un
II est à
désirer, pour les juges qui l'ont
rendu, que la voie de la conciliation vienne
à leur secours.
St.-Phelip, juge de paix, ci-devant
lieutenaut criminel.
-
Depuis le premier octobre
Jour est réuni
au
Mercure
,
le point du
Universel.,
Ce dernier Journal,
composé de \Cpages,
i/z-8o. cl deux colonnes paroit tous les
jours; il contient, dans le plus grand
détail,
gr.
,
les séances de l'affemblée
nationale
velles
,
les nou¬
étrangères, un extrait des séances des amU
de la constitution ,
en un
&c.
On ne néglige rien,
mot, pour en former un
pour la
dépôt précieux
littérature est l'hisioire. Le Mercure
Universel est déjà connu par son impartialité,
la vérité & la célérité des nouvelles. II présente
donc
une
.masse d'intérêts
plus considérable
que celui qui ne traiteroit que
de l'assemblée
nationale , & peut tenir lieu de plusieurs jour¬
à la fois. L'accueil que
le public lui a
fait, met le sieur Cussac dans la possibilité de
faire jouir les abonnés d'un avantage de plus.
naux
La souscription, à compter du premier octobre
fera toujours de 60
liv. par année , ou 5. liv.
par mois, mais en s'abonnant pour un an, on ne
& 27 liv. pour six mois,
également pour lés départemens comme pour
payera que 54 liv.
Paris.
On observe
qu'il sera tenu compte
de la différence du prix à ceux de MM. les
Souscripteurs, dont l'abonnement à l'un ou
des journaux ne seroit point expiré.
on
donnera une table analy-
-5
On souscrit à Paris chez
Cussac
Libraire, au Palais-Royal, n^. Imprimeur
7 & 8, &C
chez les
principaux libraires & tous les maîtres
des
,
poste?»
On
aura
la
précaution d'affranchir le
des lettres & de
On
largent.
peut encore
s'abonner
Dauriac, rue Limogeanne, à
Bureau de
chez
Joseph
Périgueux.
correspondance établi cl Périgueux
Le
Ce bureau se
1.
port
De la
1
9
novembre 1791.
charge .*
liquidation des offices de judica-
ture, charges et emplois militaires
et
de fi«
nance ,
2.
droits d'échange et dîmes
De la
inféodées.
liquidation & du recouvrement
finance, maîrriíes,
perruquiers, brevets & privilèges de charges de
profession.
3. Du rachat
des quittances de
de
tous
droits
féodauxde
la liquidation &
reconstitution de dettes de
compagnies & communautés, recette &
liqui¬
rentes dues
parle cì-devant
& les
clergé
pays d'état.
4. De toutes créances fur
l'état, soit à cause
de l'arriéré des
dation de
la marine, soit
départemens
,
ou de l'arriéré de
encore de celles fur
clergé ou maisons religieuses,
les ci-devanc
24
Du recouvrement des effets royaux
5'
remboursable.
6. De la recette de toutes
sortes de rentes
l'état.
gages fur
et
De la recette dans tous les départemens
7.
districts, de loyers, fermages, rentes fur
et
particuliers, pensions , etc.
8. De la fuite de toutes les affaires des per¬
sonnes qui fè font retirées à la campagne et qui
ont
à Paris des rentes, loyers,
ciers
ou
pensions, créan¬
débiteurs, des comptes à régler, des
locations à renouvelles, etc.
de
contrats, effets
change , bil¬
9. Des rachat et vente
tous
royaux et quittances
10. De la recette des lettres de
lets à ordre et autres remises de place en
î 1. De former des oppositions aux
de finance.
place.
hypothè¬
ques dans tout le royaume , faire faire toutes
assignations oppositions, saisies, significations
autres actes judiciaires dans tous les tribunaux,
mémoires à confulrer et consultations par les
jurisconsultes les plus éclairés.
D'obtenir des lettres de ratification fur
contrats
faire enregistrer tous actes,
,
et
12.
tous
,
lever toutes
expéditions , etc.
S'adreíTer au sieur Lafustière qui tient
bureau , et qui donnera tous
verbalement ou par écrit,
personnes qui lui feront í'honneur de
nécessaires, soit
aux
ledit
les renseignemens
ser à lui, pour quelqu'un
II est logé à Périgueux ,
II faut
s'adres¬
des objets ci-dessus.
rue Jean-Jacques»
affranchir les lettres et paquets»
