FRB243226101_P2-447_1791_047.pdf
Médias
Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne
- extracted text
-
Du Dimanche
27 Novembre
1791.
Liberté & Vérité.
Proclamation da roi du
J
ce
12.
novembre
1791*
iE ROI n'a
point attendu jusqu'à
jour pour manifester son
improbadou
sur le
mouvement
retient hors du
bre de
is
qui entraîne Ze qui
royaume, un grand nom"
citoyens Français.
après avoir pris les mesures cori"
2,
venables pour
un
,
maintenir la France dans
état de paix & de bienveillance réci¬
proque avec les Puiílances étrangères, 6c
pour mettre les frontières du royaume
,1'abii de toute invasion
,
à
Sa Majesté avoir
qúç les moyens de la persuasion.&
de la douceur seroient les plus propres
cru
à ramener dans leur patrie , des hommes
que les divisions politiques & les querelles
"
d'opinions en ont principalement écartés.
Quoique le plus grand nombre des
Français émigrés n'eût point paru chan¬
ger de résolution depuis les
proclamations
& les démarches du Roi,
elles n ayoienc
cependant pas été entièrement fans effet ;
non-feulement l'émigration s'étoit railentie, mais déjà quelques-uns des Fran¬
çais expatriés étoient rentrés dans le
royaume, & le Roi se flaccoic de les vo;r
3
chaque jour revenir en plus grand nombre;
Le roi
plaçant encore son
mesures, vient de refuser
dans les mêmes
sa sanction à un
Décret de l'Aslemblee
nationale, dont plusieurs articles
reux
lui
rigou
ont
paru contrarier le but
la loi devoir se
proposer, & que réclamoit l'intérêt du
peuple , & ne pouvoir
pas compatir avec les mœurs de
Nation & les
tuf ion libre.
principes d'une
Mais Sa Majesté se
ôc à ceux
que cet acte
de la prérogative
royale pourroit tromper sur ses inten¬
tions, d'en renouveler f expression
rive, & de remplir,
en
autant
qu'
Elle,'l'objet important de la Loi
Elle n 'a pas cru devoir
adopter les moyens.
4
Le Roi
déclare donc à tous ceux
qu'un esprit d'opposition pourroit en¬
traîner
rasiembler ou retenir hors des
,
limites du Royaume ,
qu'il voie non-
feulement avec douleur,
mais avec un
profond mécontentement, une conduite
qui trouble la tranquillité publique, objet
constant de íes efforts, & qui paroît
les Lois qu'il a
consacrées par son acceptation solennelle.
avoir pour but d'attaquer
Ceux-là seroient étrangement trom¬
pés , qui supposeroient au Roi une autre
volonté que celle qu'il a publiquement
manifestée, & qui seroient d'une telle
erreur le principe de leur conduite
la base de leur espoir, de quelque
motif qu'ils ayent pu la couvrir à leurs
n'en existe plus au¬
jourd'hui. Le Roi leur donne, en exer¬
çant sa prérogative fur des mesures de
propres yeux. II
î
rigueur dirigées contre eux ~ une preuve
de fa liberté
qu'il ne leur est permis
ni de méconnoítre, ni de contredire,
&
douter de la sincérité de ses résolu¬
tions, lorsqu'ils sont convaincus de fa
liberté, ce seroit lui faire injure.
Le Roi n'a
point dissimulé la douleur
que lui ont sait éprouver les désordres
qui ont eu lieu dans le Royaume,
&r il a
long-temps cherché à croire
que l'essiroi qu'ils infpiroient, pouvoir
seul retenir hors de leurs
foyers un íî
grand nombre de citoyens ,* mais on n'a
plus le droit d'accuser les troubles de
fa patrie,
lorsque par une absence con¬
certée
des rassemblemens
on
&
suspects
travaille à entretenir dans son sein
ïinquiétude &: l'agitation. II n'est plus
permis de gémir fur l'ínexécution des.
Lois & fur la foiblesie du Gouvernement,
6
lorsqu'on donne soi-même l'exemple de
la déíobéiílance & qu'on ne veut pas
reconnoître pour obligatoires les vo¬
lontés réunies de la nation St de son Roi.
,
Aucun gouvernement ne peut
si chacun
reconnoît
ne
exister,
l'obligation de
particulière à la
volonté publique. Cette condition est
soumettre
sa
volonté
la base de tout ordre social, & la garan¬
qu'on
veuille consulter íes devoirs ou ses inté¬
tie de tous
les droits ; S:, soit
rêts, peut-il en exister de plus réels pour
des hommes qui ont une Patrie, & qui
y laissent
dans son sein leur famille &
d'en respecter
la paix, d'en partager les destinées, &
de prêter son secours aux lois qui veil¬
leur propriété, que celui
lent à ía
sûreté»
La constitution
qui a supprimé les
distinctions &. les titres, n V
point exclu
qui les poslédoient, des nouveaux
moyens d'influence & des nouveaux hon¬
ceux
neurs
qu'elle
a
créés ; & si, loin d'in-
qui été r le peuple par leur absence &
par leurs démarches, ils
s'empreíïoienc
de concourir au bonheur
commun, foie
par la consommation de leurs revenus
au
sein
soit
en
de la
patrie qui les produit,
consacrant à l'écude des intérêts
publics, l'heureufe indépendance des be¬
soins que leur allure leur fortune
ne
feroient ils pas
appelés à tous les avan¬
,
tages que peuvent départir s'estime
que & la confiance de leurs
Qu'ils abandonnent
publi¬
concitoyens ?
d^nc des projets
que réprouvent la raison , le
devoir, le
général & leur avantage personnel.
Français, qui n'avez ccsié de publier
yotre attachement
pour votre Roi",- c èst
bien
lui
qui vous rappelle dans votre patrie;
il vous promet lá tranquillité & la sûreté
au
nom
de la Loi dont f exécution su¬
prême lui appartient ; il vous les garantie
au nom de
la Nation avec laquelle
il est
inséparablement uni , 8r dont il a reçu
des preuves touchantes de confiance &
d'amour. Revenez
chacun
de
vos
:
c'est le
vœu.
de
concitoyens, c'est la
volonté de votre Roimais ce Roi qui
vous
parle en père, & qui regardera
votre retour comme
chement &
de
une
preuve d'atta¬
fidélité, vous déclare
qu'il est résolu de défendre par tous les
moyens que les circonstances pourroient
exiger, & la sûreté de f empire qui lui
est confiée , & les lois au
maintien des¬
quelles il s'est attaché fans retour.
II a~ notifié ses intentions aux princes
9
ses frères ; il en a donné
connoistance
aux
puiíîances fur le territoire desquelles
se sont
formés des rastemblemens des
Français émigrés. II espère que ses instan¬
ces auront
auprès de vous le succès qu'il
droit d'en attendre. Mais s'il
étoit possi¬
ble qu'elles fuslent
vaines, sachez qu'il
n'est aucune
a
réquisition qu'il n'adreste
aux
puislances
aucune loi
ne
étrangèresqu'il n'est
juste, mais vigoureuse, qu'i^
soit résolu
vous
d'adopter, plutôt que de
voir sacrifier
plus long-temps à une
coupable obstination
,
le bonheur de vos
concitoyens, le vôtre & la tranquillité
de votre
pays.
Fait à Paris le douze novembre mil
cent
sept
quatre - vingt-onze. ^Sìgné LOUIS.
Et plus bas, Delessart,
V
Lettres du roi aux princes français , sesfrères♦
Paris, le 16 octobre 1791.
J'aurois
cru
que mes
démarches auprès c!e
& {'acceptation que j'ai donnée à la
vous ,
constitution, fuffifoient, sons un acte ultérieur
de
ma
part, pour vous déterminer à rentrer
dans le royaume, ou du moins à abandonner
les
projets dont vous paroissez être occupés.
devant me
"Votre conduite depuis ce temps
faire croire que irtes intentions réelles ne vous
devoir, à
vous & à moi,
de vous en donner Fassu-
font
pas
íance
de
bien connues, j'ai cru
ma
propre
main.
Lorsque j'ai accepté sons aucune modifica¬
tion la nouvelle constitution du royaume,
,
désir de la paix m'ont
principalement déterminé ; j'ai cru qu'il étoit
temps que les troubles de la France eussent
le vœu du peuple & le
un terme'}
& voyant qu'il étoit en mon pou-
rt
Voir
d'y concourir par mon acceptation
n'ai pas
,
je
balancé à la donner librement &
volontairement : ma résolution est invariable.
Si
les nouvelles lois
exigent
des change mens,
j'attendrai que le temps & la réflexion les
sollicitent ; je suis déterminé à n'en
provoquer
à n'en souffrir aucun
par des moyens con¬
tranquillité publique & à la loi
que j'ai acceptée.
traires à
la
Je crois que les motifs
qui m'ont déterminé j
doivent avoir le même
empire fur- vous ; je
vous
invite donc à suivre mon
exemple. Si
comme
je n'en doute
pas,
le bonheur & la
tranquillité de la France vous
vous n'hésiterez
font
chers^
pas à concourir par votre con¬
duite à les faire renaître : en faisant cesser les
inquiétudes qui agitent les esprits , vous con¬
tribuerez au rétablissement de
Tordre, vouS
assurerez Tavantage aux opinions
sages Sr mo¬
dérées^ & vous servirez efficacement le bien ,
que votre
vous
éloignement Sc les projets qu'on
suppose ne peuvent que contrarier.
'52
donnerai mes foins à ce que tous les
Je
Français qui pourront rentrer dans le royaume*
y
jouissent paisiblement des droits que la loi
leur reconnaît & leur assure.
dront
me prouver
Geux qui vou¬
leur attachement 5 ne ba¬
l'attemìon sérieuse
que vous donnerez à ce que je vous marque,
lanceront pas. Je regarderai
grande preuve d'attachement en¬
vers votre frère, & de fidélité envers votre
comme une
je vous saurai gré toute ma vie de
Toi ; &
m'avoir épargné
la nécessité d'agir en oppo¬
invariable
j'ai annoncé.
LOUIS.
sition avec vous, par la résolution
où je fois de maintenir ce que
Signé
Lettre du
roi à Louis - St anillas - Xavier ,
prince français » frère du roi,
'
'
.
.
'
'
' | ■" W. .
.....
Paris le îi
V,
'"
v-
novembre 3791.
Je vous ai écrit, mon frère ,
le 16 octobre
dernier, & vous avez dû ne pas
douter de
/
n
véritables fentimens. Je fuis étonné
que
ma lettre n'ait
pas produit l'efFet que je devois
mes
en attendre.
Pour vous
!
rappeler à vos devoirs,
j'ai employé cous les motifs qui dévorent le
toucher. Votre absence est
vous
un
plus
prétexte
pour tous
les malveillans
pour toús
les Français trompés, qui croient
,
une
forte d'excuse
me
servir
une
inquiétude & une agitation qui font le
tourment
tenant
en
la France entière dans
de ma vie. Là révolution est
sinie,
la constitution est achevée ; la
France la veut ,
je la maintiendrai í c'est de son affermissement
que
dépend aujourd'hui le salut de la mo¬
narchie. La constitution
droits ; elle
devez
vous
mon
frère ,
droit
vous
vous
a
donné des
mis des conditions
que vous
hâter de
remplir.
a
Croyez- moi
repoussez les doutes qu'on vou-
^
donner fur
ma
liberté.
Je vais
prouver par un acte
une
bien solennel, à dans
circonstance qui vous intéresse
que je
,
puis agir librement. Prouvez-moi
que vous
étés mon frère fk Français, en cédant à mes
14
véritable place est auprès
de moi. Votre intérêt, vos sëntimens3 vous
instances. Votre
conseillent également de
venir la reprendre ;
je vous y invite, &,
s'il le faut, je vous
l'ordonne.
Signé L OUI S.
Lettre du roi
à Charles - Philippe , prince fran4
çais fvere du roi•
,
Paris, ii
Vous avez sûrement
novembre 1791.
connoissance du décret
relativement
rassemblée nationale a rendu
Français éloignés de leur patrie; je ne
crois pas.devoir y donner mon consentement ,
aimant à me persuader que les moyens de
douceur rempliront plus efficacement le but
qu'on se propose, & que réclarríe l'intérêc
que
aux
diverses démarches que j'ai faites
auprès de vous, ne peuvent vous
de l'etat. Les
laisser au¬
cun
doute fur rnes
intentions ni fur mes voeux»
*5
La
tranquillité publique & mon
repòs per¬
sonnel sont intéressés
à votre retour.
ne
pourriez prolonger une
la France &
vos
de concourir à des
contre vous
;
devez
a
manquer à
Epargnez-moi
mesures sévères
consultez vos véritables
laissez-vous guider
votre
par rattachement
intérêts;
que
Français & à celui de votre, roi.
sentimens
vou^
pays, & cédez enfin au vœu
démarche de votre
vos
conduite qui inquiète
qui m'afflige , fans
devoirs les plus
essentiels.
le çegret
des
Vous
part sera
pour moi,
la continuation de
pour vous.
ceux
que
fk
une
Cette
preuve de
assurera
j'ai toujours eus
vous
Signé L O U I S.
Opinion de M. Isnard, membre de
Vassemblez
nationale y sur la loi à
porter contre les
.
prêtres réfractaires.
Les ministres de Dieu
troublent le
de la patrie. L'assembiée
nationale
doit-elle faire une loi
repos
peufc-eile,
pour obvier à ces maux?
\
Quetîe cíl cette loi ? Voila le Vrai point de
la question. Quelques bons esprits ont pensé
qu'il n'y avoit pas lieu à délibérer fur cet
objet.
Voici leur argument : Ou
l'ecclésiastique n'est
qu'hérésiarque 9 ou il est perturbateur du repos
public. Dans le premier cas , vous ne pouvez
faire de loi contre lui , fans blesser la liberté
des consciences. S'il est perturbateur, il existe
des lois communes à tous les citoyens. Vous
n'avez donc qu'à faire exécuter les lois. Ce
dilemme est très-puissant, mais je prétends le
détruire. J'avoue d'abord avec mes adversaires
la liberté des consciences ; mais je pose en
religieux,
principe, que tout ecclésiastique ,
ou ministre de quelque culte que ce
doit pas être classé parmi les
soit, ne
perturbateurs
ordinaires, & que la loi
doit les punir d'autant
ministère ieur donne
plus sévèrement j que leur
de plus puissans moyens de
rer
íéduire d'éga¬
les hommes.
principe est incontestable, comme
le crois
il en résulte que nous devons faire
Si
ce
A
une
loi expresse
pour punir Ces ministres de
Dieu qui troublent le
repos des hommes.
Quelle est cette loi ? voilà le
second point
de la question. Cette
loi est claire
&
simple «
elle consiste à
exiler pendant
cinq ans horS
du
royaume,
bateur du
tout prêtre ou
religieux
pertur¬
repos public.
Le
moyen de faire cesser
l'influence du
coupable , est de le
séparer de ses
prosélytes»
punissant, vous lui laissez la faculté
de
recommencer, puni, il vous fera
Si 5 en le
mal
plus de
qu'absous.
Mais, dit-on,
quoi, oublie
les
-
t - on
85 départemens.
pervers à demi s
il devient le
qu'elle est demandée par
Le
prêtre n'est jamais
plus inique des hommes..
^
plus dangereux que de per*
sécuter les prêtres. Doit
une
est sévère. Et
lorsqu'il cesse d'être vertueux
Mais rien n'est
tion
loi
cette
-
on
appeler persécu¬
juste punition de leurs
crimes?,
à craindre de leur pari ; en
général les prêtres font lâches,
nous ne
sommes plus au temps où ils cherchoient
**
n'y a rîen
J'ai die que les prêtres étoient
lâches en général, car je n'ignore pas que
celui qui a l'honneur de nous présider a son
manteau criblé des balles de la Bastille*
le martyre.
Voici mon
projet de décret :
L'asiemblée considérant que tout
ecclésias¬
tout ministre des
cultes, qui trouble le repos public, doit être
d'autant plus sévèrement puni que son minis¬
tique 9 religieux, ou que
tère lui en
fournit plus de moyens ^ décrète
que tout prêtre ou autre
atteint & convaincu
paroles , ou actions, trou¬
blé le repos public , fera exilé pendant cinq
d'avoir par écrit ,
ou
six ans hors
du royaume.
publics & syndics de
départemens, feront tenus de surveiller les
ministres des cultes, & de poursuivre les clé-.
Que les accusateurs
H
iinquans devant les tribunaux ; que les tribu¬
naux feront tenus de juger dans
l'efpace d'un
mois
& qu'ils seront eux-mêmes poursuivis
devant la liaute cour, s'ils manquoient à cette
,
clause.
Ajsembtie nationale.
13 novembre. On dénonce des insur¬
Du
rections arrivées à Tours, à Caen , à Rennes ,
/
dans, les départemens de Maine & Loire & de
Haute-Marne , toutes suscitées par les prêtres
réfractaires. M. Lamarque fe plaint de ce qu'on
n'a pas voulu faire
profiter de l-amnistie 61
laboureurs, fur le fondement que l'amnistie
n'étoit que pour les révoltés de Coblentz.
Du 14.
D'après la demande du roi contre¬
signée du ministre, & fur la responsabilité de
ce dernier, on décrète
qu'il fera fait un fond
de dix millions 370*91 2 liv. pour les
que
nécessitent
les secours
dépenses
accordés
aux
colonies.
Du
15.
Discussion fur divers objets. M.
Yaublanc est élu
président.
S»W"V
zo
suit :
Du 16.
On décrète ce qui
Dans la
huitaine à compter du jour de la
publication du présent décret, tous les ecclé¬
siastiques autres que ceux qui se sont confor¬
més à la loi du 17 novembre 1790, seront
municipalité du
heu de leur domicile, pour y prêter le ser¬
ment civique dont il sera dressé procès-ver¬
tenus
de se
présenter à la
bal fans fràix.
Du 1 7.
Suite du décret :
l'expirado n du délai ci-dessus', chaque
municipalité fera parvenir au directoire du
A
département, par la voie du district , un ta¬
bleau des ecclésiastiques domiciliés dans son
prêté
le serment civique & ceux qui l'auront refusé*
territoire , en distinguant ceux qui auront
.
Ces tableaux serviront
à former les listes dont
\\ fera parlé ci - après.
culte catholique qui
ont donné Texemple de la soumiffion aux lois5
& d'attachement à leur patrie, en prêtant le
Ceux des ministres du
2?
serment de fidélité, prescrit par le décret du
27 novembre 1790,
& qui ne l'ont pas ré¬
tractés seront dispensés de toute formalité nou-
'í
x
:
velle.
Ils
seront
invariablement maintenus
dans les droits
qui leur avoient été accordés
par les précédens décrets.
Quant
aux
autres
ecclésiastiques,
aucun
d'eux ne pourra désormais toucher, réclamer
ni obtenir de pension ou de
traitement fur le
trésor public, qu'en représentant la preuve de
la prestation
du serment civique, conformé¬
ment à f article ci-dessus.
veurs ou
mens
payeurs,
contre
la
Les trésoriers, rece¬
qui auront fait des paieteneur
du
présent décret
,
seront condamnés à en restituer le monrant ^
&
privés de leur étar.
Du
18.
les prêtres
Nouveaux articles décrétés sur
réfractaires.
Outre la déchéance de tout traitement ou
pension
de
,
les ecclésiastiques qui auront refusé
prêter le serment civique, seront par ce
refus
même, ou par la rétractation., réputés
2.T
suspects Je révolte contre la loî, &i de mau¬
vaises intentions contre la patrie , & comme
tels
plus particulièrement soumis & recom¬
mandés à la surveillance de toutes les autorités.
conséquence, tout ecclésiastique ayant
En
refusé de
prêter le serment civique, ou qul
après savoir prêté, & qui
Tauroit rétracté
se trouvera dans la commune
où il surviendra
des troubles ,
dont les opinions religieuses
seront la cause
ou
le
prétexte , sera éloigné
provisoirement du lieu où les troubles seront
survenus, en vertu d'un arrêté du directoire
celui du district ,
fans préjudice de la dénonciation aux tribu¬
naux
suivant la gravité des circonstances.
du département , fur l'avis de
,
En
cas
de désobéissance à
l'arrêté du di¬
département , les contrevenans
seront poursuivis dans les tribunaux , et pu¬
nis d'une année de détention.
rectoire du
Tout
ecclésiastique qui , par un moyen
quelconque , aura proposé la désobéissance aux
loix A sera puni de deux années de détention.
2?
Da 19.
gieux
ZP
Si à l'oGcasioîi des troubles reli¬
il s'élève dans une commune des íédi-
,
7
tions
qui nécessitent le déplacement de la
force armée , les frais avancés
par le trésor
public pour
les
objet, seront supportés par
cet
citoyens do miciliés de
ois les troubles auront
con.tre
les chefs et les
AVIS
M.
eu
la
commune
lieu , sauf le recours
instigateurs des émeutes.
DIVERS.
Germillac, médecin à Pérîgueûx, a
commencé son cours de
principes de chirurgie
depuis le 10 du courant, dans fa maison rue
,
,
des Lettres. Les élèves
qui font dans Finten-.
tion d'en
profiter,
doivent se hâter de se pré¬
senter chez lui ,
pour profiter des premières
leçons^ indispenfablement utiles pour la fuite
de son
cours ;
les conditions font les mêmes
qu'il a annoncées dans un
de nos
précédens
numéros,
•
'
j
M M; Les membres
,
'
v:;
....
composant le bureau de
2-4
charitable ,
établi près le tribunal judiciaire de la présente
ville, préviennent le public qu'ils tiendront
leurs séances les lundi et mardi de chaque
semaine, ainsi qu'ils faiíoient avant les vacances,
depuis neuf heures du matin jusqu'à midi , et
depuis deux heures de relevée jusqu'à cinq ,
dans une salle de la maison des ci devant
concilation et
de jurisprudence
Augustins.
A
D'excellent vin de
en bouteilles , à 21 f. la bouteille,
VENDRE.
Bordeaux ,
chez M.
domaine
Un
aîné.
exploité par deux paires de
Sauveroche
bœufs, et un borde rage au lieu de la
Seguinie,
pré? ,
maison pour le co¬
paroisse d'Agonac , astortis en vignes,
bois châtaigners et chêne ,
brebis et
cochons; une maison de maître dans une des
lon ,
deux belles granges, parcs à
plus belles positions du bourg, cour,
offices,
jardin , etc. S'adresser à M. Lavergne , no¬
taire à Périgueux. Le vendeur donnera toute
forte de facilités pour le payement.
l-
