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Médias

Fait partie de Journal patriotique du département de la Dordogne

extracted text
JOURNAL
DU

DE

PATRIOTIQUE

DÉPARTEMENT
LAD O R D O G N

Du Dimanche

18 Décembre

Ei

1791»

Liberté 6e Vérité.

Extrait du discours de M.
Isnard
<7

la séance du

WW

Si îa
guerre dont on

zy novembre.

pourrions alors attendre
faire de très

prononcé



%
nous

relative qu'à des intérêts
'

y

menace

n'étoit

pécuniaires, nous
les événemens

,

&C

grands sacrifices > pour épargnes
le
sang des citoyens ; mais dans la circons¬


?

tance actuelle
un

crime de

toute idée de

capitulation seroic
lèse-patrie. Quels font en effet les
9

sont les

ennemis de notre
.

constitution sacrée. Que

prétendent-ils ? Us veulent par la faim, le
fer & le feu nous ravir la liberté , augmenter
la prérogative royale, reffufciter les parìérnens
,

& ramener

noblesse. Quoi ! nous ravir la

la

liberté, cet héritage céleste,
que

plus précieux

Augmenter la prérogative
voudroient - ils donc y ajouter?

la vie?..;

du roi ! Et que

Quoi ! ressusciter les parlémens, ces.

corp.s>

achefoîent le

orgueilleux, sanguinaires, qui
droit de vendre la justice ! Ramener la noblesse !
seul mot doit indigner tout homme cjui
ce

Ramener la

apprécié la dignité de son être.
noblesse! Ah ! plutôt s'ensevelir mille foi-s
fous les décombres de cetrê enceinte.

Mai-»

la terre no u
assaillir, ce temple ne s'écroulera pas ; du
haut de certe tribune , nous électriferons tous

non :
1

dustent tous les nobles de

des
de notre patriotisme ; tous versant
main leur or & tenant le fer de l'autre
combattront cette race orgueilleuse,
la

les Français ;

les plus froids s 'embraieront

Éamiíies

d'une

,

3

forceront d'endurer- le supplice de régaîité.^

L'égalité & la liberté sont devenues au Fran¬
çais auffi nécessaires que Pair qu'il respire. Sous*

fririez«*vous, messieurs, que quelque puissance
au

monde les lqi ravît*

MWAW c U. à
Filon, nous

WZN^W

ne

tromperons pas ainsi la
confiance du peuple. Elevons~nous dans cette
circonstance à toute la hauteur de notre
mií^
ssiom Parlons à nos
à notre roi,
V ministres,
à l'Europe , le
langage qui convient aux
"

.

í

;



> ~

,

J

7

7

repré-

fentans de la Fra,nçe. .Disons aux ministres

jusqu'ici la nation
leur conduite,
choisir
la

entre

vengeance

que

n'est pas très-satisfaite de

que

déformais ils n'pnt qu'à

la reconnoissance

des lois,

publique, ou

que ce n'est pas en

Yain qu'ils oseroient (e jouer d'un
&

que

par

entendons

ht

le

mot

grand peuple,
responsabilité
nous
,

mort.

Disons au roi qu'il est de son
intérêt, de
son très-grand intérêt
,
de défendre de bonne
foi la

constitution; que ía couronne tien? à

Î3L conservation

de

ce

palladium ; disons-fa?

qu'il:n'oublie jamais qúè ce n'est que parle
peuple & pour le peuple qu'il est roi, que
la nation est son souverain ^ .& qu'il est A>jec
de la loi.

Disons à l'Europe que les Français vou»
Soient la

paix , mais que si on les force cîe

fépée, ils en jetteront le fourreau tien
loin, & n'iront le chercher que couronnés
d'u laurier de la victoire ; & que quand même

tirer

ik feraient .vaincus,, leur ennemis ne joui roi en ^
pas du

triomphe, parce qu'ils ne regneroient

l'Europe

que fur des cadavres . Disons à
que
nous
respecterons toutes les constitutions des

maïs que si les cabinets de
cours érrangères tentent cfe susciter une .-guerre
des rois contre la France , nous Teur siisciteronS
úne
guerre des peuples contre les rois. Disons lui
que dix millions de Français, embrasés du feu de

divers empires ;

j.a liberté, armés du glaive
ds
r

de lâ raison,

pourroient seuls, si on les
changer la face du monde, & faire

Féloquence,

rite ,

*sembler tous les tyrans fur leurs tiênes,

Enfin

î

^

.

'

^

â.-

-

^

;

s

/:_ .:-• -- ,

-,

_

_

*)

disons-lui , que tous les combats

qse fe livrent
peuples par ordre des despotes, ressemblent

les
aux

coups que deux amis excités

gateur perfide ,
le

par un insti¬
se portent dans
l'obsctirité
;

jour vient-il à paroître ; ils
s'embrassent & se

armes ,

jettent leurs

vengent de celui

qui les trompoit. De
même, st au
que les armées ennemies lutteront

nôtres, le jour de la philosophie
-

yeux, îes peuples
des tyrans' détrônés
7

& du ciel

moment

frappe leurs,

s'embrasseront à

la face

'

■.

de la

,

les

avec

terre

consolée ,

satisfait.

Assemblée nationale.
Du 4 décembre

1791. En lisent le

verbal , on avoit omis de
M. Fauçhet
,

Lessart.

On

oppose,

on

N

.

-

v

1

'

'



de

ayant dénoncé M. de

qu'il sera expédié sur le

èí

c


procèsnom

propose de le rétablir, on
s'y
passe à l'ordre du jour.

On .décrète
...

comme

citer le



\ í''
?'

' 1
-

1'-" --:v. ; -1;



v
^

>

7

champ

»

»

-

-1

~

~i

,

'

'

.

,r-'...

6
un

courrier à Toul, pour prévenir lo cdurrîér

de la
feront

poste de demain , & que les ehrôleùrs
arrêtés & envoyés à Orléans.

Plusieurs

.

**■

pétitions renvoyées au comité.

de l'assem'
blée les pétitions & les députations , les rapports fur les finances , j'ÍVle décret
-j ' ; fur
: . * les colo;. z
nies. L'assemblée íe décide, attendu que. le
dimanche est consacré à entendre les péti1Íj\
//
' ''l {
" *" V *' '' x
tions & recevoir les députations, à les entendre

Trois choses partagent Tattention
h.i
" ■'
*
'
t
1 •'

»

,

\ì s.j

.

ï . ■ 1 t j

L-.x

& à les recevoir.

On dénonce une

conspiration nouvellement

découverte à.Touj y où
des

jeunes gens,

des-officiers enrôloient

pour

grossir Parmée des

émigrés.

députation des vétérans Lc une dê£
énfans de la garde nationale se présentent, Se
offrent des services dont la soiblessè de le
I/ne

senìblelesdîspènser :ilS'íont très bien accuc
Du

5;

Députation du département

7

Nord, qui vient demander des secours pour
2.88 mille personnes dénuées de
moyens de
vivre.

II s'est vendu

biens du

pour

millions de

40

clergé dans çe département, il y

en a encore

pour 100 millions à vendre. Les
biens du
clergé doivent être

chargés des pau¬

On renvoie au comité

vres.

-«-»*r •

.

-

,

v

-

v

des secours.
s

'. (

Un membre se plaint de l'inertie de

'

M f? fi |

rassem¬

blée,, & lui fait des reproches fur la lenteur
des

opérations, il propose un décret,

ordonne Pimpreffion du discours & du

on

projets

& l'on renvoie au comité de
législation.
Les

administrateurs du département
Finistère font passer un mandement du

du

ci-devant

évêque de Léôn, qui a suscité les paysans
contre
Timposition : un citoyen a été égorgé.
On renvoie

au

comité de surveillance.

Le ministre de la marine
annonce l'état de

l'armement & des secours

envoyés à St.-Do-

mingue, qui consistent en 6700 hommes

9

six mille fusils, & deux cent seize mille piastres
II lit ensuite un mémoire dans lequel il cher-

choit à justifier
de Brest,

la nomination de M. la Jaille

il lui échappé de désigner plusieurs

officiers par le nom de chevaliers ; ces

phrases

inconstitutionnelles font demander l'impreffion
& la remise du

mémoire. 11 s'esquive.

L'on

fois qu'on ordonnera
l'impreffion d'un discours ou d'un mémoire
des ministres, ils seront tenus de les déposer
préalablement sur le bureau.

décrète que toutes les

Un
un

ouvrier, en habit de travail, portant

tablier, s'est présenté à la suite de plu-j

sieurs pétitionnaires: comme

,

il n avoit aucun

papier, le président lui a demandé s'il avòit
dressé fa pétition , quel en étoit l'objet ?
\AIors, d'une contenance assurée , il a dit que
Vêtant promené au champ

de Mars -, le seize

juillet , sans savoir ce qui s'y passoit , il avoit
été constitué prisonnier par des gens qui ont

égorgé des citoyens , fans savoir pourquo? %

9

qui n'ont pas plus respecté la liberté que les
lois : que ì'amnistie lui avoir rendu la liberté ,

qui s'intéressoient auparávant
à lui, ne vouloient plus lui donner d'ouvrage,
le jugeant un scélérat, qu'il vouloir un juge¬
ment & non un pardon. Ma femme, mes

mais que ceux

demande justice,
vous me la deve£ ; mon cœur & mon bras
font à vous, si je fuis coupable , qu'on me
punisse, si je fuis innocent, qu'on me rende

enfans font fans pain , je vous

à la société.

lui répond : votre pétition est
l'expreísion d'un cœur fier & honnête* vocrs
demandez à être jugé, l'aíTemblée prendra
votre demande en considération , elle vous
invite à ses séances. On décrète que la pétition
fera admise
& la voûte de la salle a retenti
Le, président

-I
'mfflr-.

:

,

d'applaudisiemens;
Du

M

6.

Le ministre de Tinférieur annonce

ime inondation

considérable du R-hûne. 11 Ht

trois mémoires 9

l'un explicatif des bateaux de

'

%■:

lO

Saînt-Omer

le second ,

fur Phabillement des
gardes nationales : par Je troisième i! annonc®
que le roi d'Espagne a ordonné à tous
les
,

i

Français d'abjurer leur patrie & la constitution
de

rompre tóute correspondance

& amis

parens

,

ou de

avec

,

leur5

sortir fous huitaine de

(çs états ; soixante-dix mille

Français ont quitté

l'Espagne.; le consul de Malaga a déboursé z 2
mille livres pour les frais du
La

société

transport.

des \Vits constitutionnels

de

Londres , fait passer une adresse
approbative
de* la constitution

française, elle est fort ap¬

plaudie, on en ordonne l'impreffion , & qu'il
sera remis un
exemplaire au roi.

-en

Discussion tré5-vive sur 1 envoi des

M

4

-.



troupes

colonies, grand tumulte, le projet de
M. Brissot a la priorité.
Ajourné à demain.

aux

Du 7.

On demande que la messe de minuit
soit célébrée dorénavant au lever du
soleil.
On

décrète que les -corps administratifs

"JMWr»wnim V—vw

'


Ilk

>■

'

année , fasre fermer Ies
églises Le oratoires , dans les lieux ou ils
pourront ; cette

croiront de leur prudence de le faire.

nommé M. de]
bonne ministre de lagfreHre. Ce ministre vient
Le

roi écrit qu'il'a

assurer rassemblée de son

dévouement.

reprend la- diíctìíîion fur les colonies.
M. Brissòt qui a voit conclu à ce que l'affemblee íkríct'ìoririât le traité entre les gens de
couleur & lès blancs, fe départ de son projet
Oh

le roi soit invité de faire
cesser les troubles de la colonie de St. -Do-

& conclut à ce que

fituatioa

mingué , póur la maintenir .dans la
où elle étoit à l'époque du mois de septembre
dernier ,

fans préjuger fur le concordat entre

les blancs & les hommes de couleur.
ì

Quoique vivement combattu, ce projet est
adopté avec l'amendement que le roi fera
prié de donner des ordres pour arrêter U
révolte des noirs, & fans que les troupès

pnissent être employées directement

pour rien

changer à l'état des hommes de couleur.
Du 8.

Lecture de différentes
adresses St
de plusieurs lettres du
ministre de
l'intérieur,
relatives à quelques

réclamations des corps

administratifs, renvoyées aux comités.
\

Débats au sujet de la
rédaction du décret
d'hier, sur les colonies; quelques membres cher¬

chent à

l'atténuer; on passe à l'ordre du jour.

Lecture de deux

adresses, suivies de plu¬

sieurs feuilles de

signatures, l'une des citoyens
Bordeaux, l'autre des citoyens de Brest.
/

de

'

,

/

•.

;;

'

"

\



Dans là
première, les patriotes Bordelais se.
plaignent de l'infoucianee des Parisiens fondes

outrages qu'un des chefs de la
garde natioylÀ..
y.,,
parisienne., M. Dermilly , à osé. faite à
/

'

~

_

nale

" •

X



plusieurs membres de l'assemblée. Dans la
-V
'
;
seconde, l'assemblée est invitée à -;■ ;
prendre
>

...

-

:

enfin l'attitude fière

& à faire savoir à
nous



y



■,•' >

qui convient à la nation ,
tous

les

peuples

sommes forçé.s. depiendre

que

si

les] armes -,

'

rZ

qukpres avoir purgé
k terre de tous les de/potes. II est fait men¬
les quitterons

no-us ne

tion honorable
I

,



de

ces

deux âdrefjes.
'

•'

'

.

;

V

'

'

' . ... "ï

rassemblée, qu'est

M. Delessart annonce à

fectivement les colonies ont voulu se soustraire
à la domination

française.

Nouvelles discussions fur les petits-assignats»

qu'il en fera fabriqué pour cent
millions de io liv. & cent millions de 25 l!v.

On décrète

On
ceux

ajourne à jeudi prochain le rapport fus
au
dessous de cinq livres.
-

Lettre du ministre de la guerre y
qtri représente a l'assemblée que les cantons
Du 9.

soldats de leur
prêter d'autre ferment que celui que
les capitulations exigent, il íeroit à désirer
que rassemblée prît lés messires nécessaires
pour concilier les traités avec les obligations

Suisses .ayant

défendu

aux

nation de

imposées par la constitution. Renvoyé aus
comités diplomatique 5c militaire.

M

Lecture d'une adresse des

du

district

de

administrateurs

Valençiennes,

au

roi, par

îaqùêlle Sl M. est priée de sanctionner le décret
les

contre

,

.

prêtres réfractaires.

Le curé de Saint -

Cyr informe ['assemblée

de son

mariage cérémonie à laquelle tous
paroissiens ont assisté. On passe à Tordre
du jour.
ses

Admission à la barre d'une
députation des
colons blancs de

Saint-Domingue, qui se

des invectives

permet

contre

les amis de

inhumanité , & notamment contre M.
Brissot ;
elle est refusée victorieusement
àdmis

aussi

par M. Gateraut

à la

barre, qui leur reproche
d'avoir.voulu s'ériger en république, & traiter
de souverain à souverain
v

de

.

;.

.

<

les états unis

TAmérique : on ordonne Timpressioh des

deux discours.
Décrété qu'il ne fera fait
d'aucun objet, faisant
,

avec

de Tétat,

r?

Nouvelle discussion sur [a
les départémens ,

répartition dans

des assignats de cinq livres.

Ajourné à mardi.



s ì

_VY : :

•' *

V'i :■ •

*'.,■> 'I',

v'.y";

"jl-

Nouvelles du jour*
PARIS.

Le directoire d'u département de

présenté hier au soir une lettre au
£oi par laquelle il le prie de vouloir bien
efuser sa sanction au dernier décret rendu
7
Paris , a
,

'

,

sassemblée nationale, contre les pretres

par

réfractaires.

le directoire du département
porté à favoriser la liberté des
cultes.. II a ouvert tous ies temples qui a voient
On sait que

de Paris s'est

ordre de la municipalité , 8c
chacun libre d'uíer de ces édifices

été fermés par
a

laissé

comme
a

il le jugeroit

à propos,

/V'

". v'

.

.

Le dévàtement

a

vu

s.
son plan

^

^

contrarié

t

décret .de i'asseftib.Ié nationale ; ïobjeft
de son adresse est d'en arrêter Tester*

par le

II est cependant vrai de dire que

Tassemblée

nationale n*a pWAMâdd interdire aux prêtres
réfractaires la Faculté

d'adorer Dieu de la

manière qu'ils jugeront

convenable ; mais elle

a

voulu leur

oter

les, moyens de salarier les

prévenir par là le5
excès auxquels le peuple pourroit se porter
contre ces ennemis notoires du bien public.
ennemis de la patrie r &

A


•.

1-''', ;

VENDRE. Bon vin de Bordeaux en
jsV'V..'y
' "f , ''
u.

.

.

bouteilles chez Lestang & Lacaud ,à Périgdeux.

Ils

ont

également un très bel assortiment de

marchandises et tous gentes.
tle

Ils feront jouir

plusieurs avantages ceux qui leur donne-