FRB243226101_P2-723_1931_001.pdf
Médias
Fait partie de Le Canard périgourdin
- extracted text
-
i*5 ANNEE
N°
DÉCEMBRE
UN FRANC
Prix i
i.
Rédaction - Administration - Publicité
-
AU HALL DE
34, rue des Mobiles,
PUBLICITÉ
PERIGUEUX
II
JOURNAL
HUMORISTIQUE
ET
LITTÉRAIRE BI MENSUEL
paraissant le 10 et le 25 de chaque mois
Abonnement : 24 francs par an
Chèques Postaux Bordeaux 6.776
::
Tous manuscrits ou dessins
mâme nan insérés
ne
sont pas
rendus.
wmímmw,
Célébrité
Périgourdine... AUTARD
I93I
Téiéph,
685
::
LE
PÉRIGOURDIN
CANARD
ORGANISATION
CONSOMMATEURS
au
I
MODERNE
Foie Gras Truffé
SPE CI ALITÉ de
PERIGUEUX
BUREAU
de
MEUBLES
"
â
MACHINES
écrire
MACHINES à calculer,
relier, à adresser, etc.
s
me
RECLAMEZ
Xi.
PÉRIGUEUX
BOUSQUET
I, Place Bugeaud, I
Usine des Arcades
l
lîî II.! I I
"V
-
Téléphone :
O.Í»ï>
ÉTABLISSEMENTS
p: mazeâu &
fìls
KARDEX
»
G.
MORIZE
LIQUEUR
CAULOISE
I
«
PÉRIGUEUX
- -
8e Timbre-Frime
Agence
126, rue Neuve, BERGERAC
CENTENAIRE
Téléphone:
24
Grand GARAGE
Placide Autard-Fráli
Cours
F éne Io n
-PÉRIGUEUX
U
Halte ! Arrêtons-nous ici... Ici on est mieux, qu'en suce.
CIERGES
BOUGIES
ENCAUSTIQUES
lion.
Pour
N
siège le patron. Placide Autard, tour à tour
bistrot, forain, guérisseur, publiciste, orateur, politicien, tombeur et
démolisseur de combinaisons locales (qu'il dit.) ; un bol de tisane à la
main, il pérore devant ses clients.
Derrière son sine,
CIRES
-
la monnaie vérifiée minutieusement, ça com¬
son comptoir. lourd sur de
courtes jambes, le buste long disparaissant dans un ample pantalon.
Sur le tout, une tête taillée rudement, le poil clairsemé, le cou solide et
épais. les bras énormes, nus jusqu'au coude, tournoient dans Vair et
PARQUETS
n'employez cfiae
LAKSOL
c'est la voiture qu'il vous faut
Tout est pagê,
Notre homme sort de derrière
mence.
vos
MÂTHIS
leurs moulinets écrasent des ennemis invisibles.
STATION de
TECALEMiT
ETABLI SSEMENTS
tkeulet & ballas
Les spectateurs écoutent l'orateur dont la voix é'raillée
s'enfle jus.
qu'à ameutes les pai/Sibles passantss. Quel curieux auditoire ! Politiciens
de toutes couleurs, socialistes, communistes, demot rates, anarchistes,
conservateurs, camelots du roi, conseillers, députés, sénateurs, malga¬
-
PÉRIGUEUX
ches, stropiats, chinois, employés, avocats, fonctionnaires, docteurs,
Cyrano !
Que fais-fu là, sur cette estrade î
Veux-íu descendre, vieux gradin !
célébrités authentiques ou de la rue, tout
oient ici boire, voir, écouter
et sourire.
Tour à toiw. Placide ! ! ! Placide Autard a traversé toutes les bou¬
tiques politiciennes de l'endroit. Comme les carabiniers d'Offenbach, il
Un Cadet !
J'acclame Pierre de Lesírade
Et le Canard
Périgourdin !
C'est un succès qui n'est pas terne !
Sitôt ton boniment fini,
Viens
rejoindre à la Taverne
me
Et nous boirons
«
un
Ciníani " !
M. R.
de
Ses ex-camarades communistes Vont baptisé Autartarin. Le mot. est
Mairie,
PERIGUEUX
Son Salon de Thé
mal choisi, car si Tartarin est parvenu, une nuit, à tuer, dans un champ
d'artichauts, un petit âne gris, le prenant pour un lion de l'Atlas, Pla¬
cide Autard n'a jamais tué personne, cet homme qui exige la destruction
immédiate de la "Terre pour puni r tous les buveurs de sang, les exploi¬
teurs, etc., cet homme sl terrible s'est occupé à trouver un remède pour
réunit
guérir les maux de dents. Qu'une dame entre, demande un flacon,
aussitôt la conversation change et Placide redevient placide comme un
désirent passer une
dans
(VOIR
LA
SUITE
PAGE
un
cadre
co¬
ceux,
qui
heure agréable.
3)
RÉGNIER, distillateur, BERGERAC
BâR
LES
chaque jour
quet tous
agneau.
M.
la
arrive toujours trop tard, et il recommence. Radical quand la mode
était aii boleheoisme. bûlchevich alors que c'était mal porté, socialiste
ou anarchiste, il vient de hisser le pavillon travailliste. Naturellement,
le même joui', ses copains anglais coulaient à pic.
Cyrano !
Place
Téléphone
:
2.30
GOURMETS
OURALITHE CHOCOLAT FAVERGER Aux Elégants
RECLAMENT
PARTOUT
LE
Plaques ondulées, lisses
Ardoises
en ciment amiante
Revêtements
et lambris DEKOR
=ELBAUM
R. GAUTHIER
PERIGUEUX
Réservoirs
<•
3, Place Bugeaud, 3
-
COLS,
PULL
CRAVATES,
OVERS,
BAS.
PERIGUEUX
tuyaux gouttières
Articles
pour
Toute
Pièces moulées
Succursale
:
la
i'agriculture
SES
PORTRAITS
PHOTOS
HUILES
Bonneterie élégante
pour dames et messieurs
4, Place ds la Nouvelle-Halle
PERIGUEUX
-
TéléPhone : 65
AQUARELLES
PASTELS
Cours
Montaigne, PERIGUEUX
CANARD
LE
PERIGOURDIN
15, Rue Président- Wilson
—
PÉRIGUEUX
TAILLEUR
A.
MESURE
SUR
l'ENTRESOL
A.
DRAPERIES, CONFECTION, CHEMISERIE
34, Rue Gambetta - PERIGUEUX.
NT VERVIALLE
MEUBLES NEUFS et OCCASIONS à des prix avantageux.
PLACIDE
Chronico de Coincoin Canard
AUTARD-FRÉGOLI
(suite de notre 2°
paçje)
Hélas ! an jour la tarentule politicienne le
mordit jusqu'au sang.
II veut être candidat. Mais qui va pouvoir bien voter pour lui ?
Tous les partis organisés ont leurs électeurs et leurs candidats.
E o ! qu'ei iou Coin-Coin, canard que
vout eicrire. Co m'ei
vengut á l'ideio
i avio bèucop de
K perqué
iou tabé li sirio pas. Co n'ei i'outrè pas
las "plumas que me manquen e n'ai
mas gut meitié de m'en tira uno de
la pouncho de l'alo per pechei eicrire
queto chronico,
au vis
en
dire que
canards dinslousjournaus.
men coueit'ado que dins las tétas plumachadas de las pépus que vous par-
lave, où dins las roujas courno cardiqùauqueis dindons que s'aipien í'à leur rodo e se boten dins
l'idéio que degun pod ri bu à la na u tour
naus de
Le signal est donné ; au premier galop
Ai vicut deijà pas mau e
la
basso-cour
que, au
que me
noum en
béloplaço dins-t-uno revudo,
où be tout dessur lu prumièro í'ellio
d'un librè. Au jou d'ahuei i as talomen
de pepus,
/.'ai an vit dire que poden
pas víure s'en l'à sabei au mounde la
couleur de lurs idéias, où sen drubî
boutû lur cor à deicrubert ; ça que parai mémo que per
í'ûcdelas prenens dóus dé bas blus.
Si co vous fario pas pitat tout porié.
iur poitrèno per
E be iou cbanjarai soutrèpas la cou¬
leur de mas pautas per eicrire ; sabès,
vis cliunjà
mai d'un co, maisei
aimé miei lous leissù dins lou
U n'a pas encore compris !
COLVERT.
Jean
menù ante boun me lai
plasei moun
DISQUES de la QUINZAINE
SÉRÉNADE, Paroles de Victor-Iíugo, Musique de Cli. Gounod — LF 9a.
lur credarai « Frais fóu mouri ».
CHANSON d'AMOUR, Belanger, Musique de F. Schubert — LF 95.
Mas diable m'ei vis que vire dins la
philosophie. Ei tems de m'arêtst que
notre dirétour me coupario belèu
la
voulado
e
co
ANDRÉ D'ARKOR
TENOR du Théâtre Royal de la Monnaie de Bruxelles
RIGOLETTO : Comme la plume au vent — RF 50.
Livret d'Edouard Duprez. — Musique de O. Verdi
sirio meichent per
coumençû. Chabè doun e sinné.
RIGOLETTO
COINCOIN
Sei un cranè canard
de
plumas
Qu'une belle — RF 50.
t Livret deJouy et
CANARD.
negras,
e
.
GUILLAUME TELL. Acte IV, Air d'Arnold :
périgord, \ itit
rousse lardas
LUTHERIE
D'ART,
basso-cour. E ma fè i as belèu mai de
têto roundo
e
Asile Héréditaire » — RFX 22.
Violons,
Alto,
meilleurs
luthiers.
Violoncelles,
Contrebasses des
pour Artistes,
Cordes justes
simpla-
De délicieux
de
>
H. Bis. — Musique de si. Rossini).
LES HUGUENOTS, Acte 1, Romance de Raoul : « Plus blanche que la blanche hermine ».
Livret de Scribe et Deschamps — Musique de Meyerbeer). — RFX 22.
avèque, per relevé l'ensemble quaucas
unas bleuias e verdasque me van pas
tropmausin'encrèsélascanasdenotro
rason dins ma
PÉRIGUEUX
-
coun-
jours de
qu'ei pas iou que
aime mousaiseis, ai perbitudode per-
jabot redoun e moun bè roussèu que
me siert tabè à trapus un limaçon où
uno cagoulho dins un plai, 'qu'à japi
la poule malavesado où lou jau eissalënt que me voudrian cherchâ baralho
NEYRAT
Rue Président-Wilson
tentamen passif lurs darniès
vito sabourouso e
plusieurs concurrents tom¬
bent au premier obstacle. Le gagnant est déjà revenu au poteau. Placide
Au tard n'avait même pas décollé, il avait voulu pour faire une course
avec des purs-sang, s'installer dans ht caisse d'un
cul-de-jatte.
rcspòt que dòve á las damas
léjissen, notro patrouno me
gardé perquè se! un malò de prumièro.
Sabc que riébo la sasou ante notro
troupo vai s'eiclarsî, e au s joùneis,
que soun urons de se veire u 11 à la
panso ù n'en badô lou bé, e á las pitas
doma canas que fan sembla n de
s'eiplamì en dirè que lui' fòjè lur
doùt, pourio bò dire ça que los eipéro
alentour de la Nadau. A que boun!
lou prumié
si rai de segur pas
Six concurrents avaient pris place au poteau de départ. Chacun
croyait en son étoile, encouragé par ses managers. Les favoris piaf¬
fa ien t d'i mpa tien ce.
de lurs barbilbous.
ausèu que se siaiè cnvejat d'aiei soun
E
II
qui ne cotent pas. Ce fut mer¬
veilleux ; les dix mille ne bronchèrent pas et comme ils ne diront proba¬
blement jamais rien, le voici l'élu de ceux qui ne votent pas.
passe outre et se réclame des dix mille
bonbons dans de jolis
toujours plaire.
emballages et vous serez certains
|_0 Confiseur BALLAND, es. à
Téléphone : 495
vos
ordres
15, Cours Montaigne - PÉRIGUEUX
CONFECTIONS
MERCIER
Rue cL© la 3FtépvxRlicjvie -
Frères
PÉRIGUEUX
POUR
DAMES
Silhouettes du Palais (& suivre)
CABINET DE M. LE PRÉSIDENT
CABINET DE M. LE PRÉSIDENT
?
«MM»
<2
<2^-£^1-
Acheter à partir de 39.800
la Voiture du
juste milieu
la Voiture de grande classe
HOTCHKISS
Sa qualité
voisine la perfection. Consultez VAgence directe
Central Auto, Maison Marcel AMOUROUX
11, Rue du Président Wilson, PÉRIGUEUX
VÊTEMENTS
REPUTEE
GAVE
PATISSERIE
en
CONFISERIE
Louis HVIEIVTIOISr
GLACES
-
THÉ
DÉGUSTATION
LA
CHOCOLAT, LAIT, CAFÉ
MAISON
SPECIALITES
DES
domicile
à
—
Télépli,
tous Genres
CONFECTION
MESURE
-
Ancienne Maison SAUTET Frères
Rayon spécial de Produits de Régime
Livraison,
PÉRIGOURDIN
CANARD
LE
A. Barbier J. Robert
O 30
-
2, Cours Montaigne
M.
Téléphone: 1>S5
PÉRIGUEUX
Successeurs
COIFFEUR
POUR
ET
DAMES
TAILLEURS
MESSIEURS
pour
Place
du
Coderc
Dames
Messieurs
et
Spécialités de la Maison :
BOITES
DE
BONBONS
Spécialités : Ondulation permanente, IVTise en plis
SÉCURITÉ
BAPTEMES
-
CHOCOLAT
7, Rue Wilson, 7 - PÉRIGUEUX
A LA TRIBUNE LIBRE
Plot, Joli
Allo
HISTOIRE DE BRIGANDS
L'HUMOUR
par M™ J.
par M. RABOUIN.
Le conférencier a voulu nous entraî¬
dans un voyage en zig-
ner à sa suite
zagau paysdel'Humour. Nous n'avons
circulé autour du pays sans y
pénétrer réellement, car il ne faut pas
confondre l'humour avec une série de
galéjades salées, voir même pimen¬
tées'. Ce sont, Ràboin, les histoires qui
ont déclenché le rire, vous personnel¬
lement vous ne vouliez pas taire dila¬
ter notre rate, vous avez réussi.
que
Puis, quelle omission ! Oublier tout
simplement le Salon des Humoristes,
et plus grave ne pas même mention¬
ner Daumier et forain, un des princes
dessins et ses
légendes, qui. en quelques traits et en
quelques mots, frappait f attention
plus fortement qu'un livre de 12 francs
de l'humour, avec ses
ou une conférence d'une
heure.
Heureusement que nous avons eu,
la personne de M0 de Lacrousille,
un humoriste amateur. Avec sa verve
étincelante, il réclama le droit au rire
et en de beaux arguments eu nous
en
contant quelques savoureuses
res
Al loi...
Plot !
histoi
qu'il semblait tirer comme de vé¬
nérables bouteilles
de
derrière les
fagots.
Rabouin essaya
de se faire pardonner, mais le gaillard
En terminant, M.
G A TULLE-MENDÈS.
Revêtue d'un manteau de gala, une
á la ceinture, Mni° .lane
Calulle-Meiidès se dépêcha de nous
rose énorme
raconter pendant cent minutes tine
bien curieuse histoire toute pleine de
brigands aux noms sonores et macaroniques. Pas un n'y échappa. Caviglíoli, Vendetta, Spaghetti, Spada, Ra¬
violi, Mancini, Caneloni, Tutti Quanti,
tous les habitants du maquis déf ilèrent
au pas de charge à travers un mon¬
ceau de feuillets tournés à coups de
doigts aux ongles rosés.
Parmi les contradicteurs, pas un
seul bandit. M°Desdemaine Hugonest
avocat et nous le lit bien voir. Pru¬
demment, il regardait du côté
CANARD
Qu'il est. joli, la nuit surtout, cligno¬
tant, à 1'angTe de la rue Gambetta et
du Square Daumesnil, notre petit
AU PALAIS, Salle des Pas perdus
milieu des plaideurs, des avocats,
plot perigourdin !
de ses
confrère Ed.
admirateurs,
Un
notre
n'a pour lui que
sourires, regards attendris. Grâce à
lui tout le monde sait que cet œil
verdâtre est protégé par des verres.
Et des méchants ont cassé ces verres
et notre joli plot, ne pouvant
se
.
.
défendre contre ces triples sots, est
au
des
avoués, des gendarmes, des
policiers, des journalistes, des
curieux, passe notre bâtonnier, M"
Et. D
....
g.
II est, vous le savez imposant et sa
robe accuse davantage peut-être sa
rotondité.
devenu borgne.
Autour
Avec notre confrère, nous deman¬
dons la protection de notre
plot,
notre joli plot !. . .
...
de
lui.
tourné,
virevolte
gracieuse et toute menue une jeune
avocate stagiaire.
Un confrère me tire par la manche
et me montrant le petit manège :
Une planète,
dil-il. avec son
—
satellite !...
de la
porte encadrant la silhouette de P agent
de service. A aucun moment, ne se
montra une escopette ; il parla donc,
comme d'habitude, très bien. Mais,
COUAC
pour,-ni contre, lié ! lié ! mettez-
ni
place. Défendre les bandits,
vous à sa
oui, ils peuvent être de futurs clients,
à la rigueur. Songez-vous aux parents
des victimes ? Oui. Alors,c'est la ven¬
L'avocat plaida
procès, le gagna et si na
la pétition pour la révision du procès
detta qui
commence.
son propre
de Madeleine Mancini, en faisant des
vœux tout bas pour que sa signature
passât inaperçue.
P. VAL.
s'est entêté à. ne pas vouloir faire rire.
II est sérieux comme un pape. Ce lut,
mystère
Ma place a son secret, ma scène a son
Theatricule obscur anciennement conçu,
Je ne sers plus à rien, on ne peut plus le taire.
Qui, mais Gadaud répond qu'il ne l'a jamais su !
Ainsi donc plus de droits pour les pauvres perçus
cependant, une page charmante, iro¬
nique mais pas humoristique qu'il
nous donna. Sa diction parfaite nous
A peine visité par quelque solitaire
J'attendrai qu'un grand vent me slclie, un jour, par
Gadaud dira : « Pauvret, comme il s'est mal reçu ! w
fit oublier le souvenir de la voix enchi¬
frenée de M. Bergeret. Au nom de
terre
Puis, bon docteur, que Dieu fit gobeur et très tendre
11 penchera vers moi sa tête pour entendre
Si quelque chose encor peut vivre en mes plairas.
l'abbé Coigniard, bien que vous ayez
prêché gravement, Rabouin eu réprou
vant le rire : allez en paix, ne pêchez
Et soudain « M'sieur Gadaud» pour l'bistoire fidèle
Sexclamera dans un beau geste en forme d'aile
« Notre théâtre est' mort ! » On ne le croira pas !
plus.
DIX DE
CAFÉ
H
demandez.....
'
AU
LIN1
RENAULT
LES
NOUVEAUX
DISTILLERIE
:POILU
Rue
du
PIQUE.
HUBERT
Président-Wilson, PÉRIGUEUX
Etablissements
PRIX :
MONAQUATRE 7 CV. t cylmd.
conduite intérieure 4/5 places..
PRIMAQUATRE 10 CV, 4 cyl.
conduite intérieure, 4/5 places
j O AQO
'
I Q
5QO
' v.w vw
VIVAQUATRE 10 CV, 4 cylind. O A
conduite intérieure 5 places....
.PRIMASTF.LLA 15 CV, 0 cylind. O Q
conduite intérieure 5 places...
Agents
exclusifs*
CQO
53, Rue du Président-Vu ilson
QQQ
PÉRIGUEUX
**
w
CANARD
LE
PÉRIGOURDIN
FIGURES PÉRIGOURDINES
UN GRAND MÉCONNU
Acnille
a vu le jour à Vergt,
Périgord, le 14 mai 1837. II est déeédé à PêrigUeux, le 27 avril, 1928, à
l'âge de 91 ans.
II avait, jusqu'à ses derniers jours,
conservé l'allurejeune, l'esprit enjoué
II sut durant sa vie longue et labo¬
rieuse se procurer des heures de loisir
et, disait-il, le cœur chaud comme à
11 fut peintre,
et poète.
Achille Auché
vingt ans.
Après
un veuvage de quelques an¬
nées, il s'était remarié à 86 ans avec
une jeune et belle femme. La lune de
qui ne furent cependant pas des heu¬
res de repos. Sa tâche de dentiste ter¬
minée, il devenait le prisonnier de
sculpteur, musicien
Sa peinture à fresque est bien con¬
car les murs de sa maison des
Allées de Tourny en étaient couverts.
nue
II a sculpté des ivoires et des bron¬
zes, il a joué sur son pianola, avec
brio, tous les airs connus, il a écrit
un long poème en syriaque ; mais,
II eut utie jeunesse studieuse. De
bonne heure très ingénieux, il fabri¬
tant, nous ne pouvons en parler.
Lors des massacres des
en
Maronites,
1860, qui amenèrent l'intervention
d'un corps de troupes
françaises, son
régiment fit partie de l'expédition et
notre Achille partit pour la Syrie
comme le jeune et beau Danois, en
chantant comme lui : « que j'aime la
plus belle, et sois le plus vaillant ! »
Après quelques mois de campagne
et sans études d'aucunes sortes, il
avouait lui-même qu'il n'en ht ja¬
mais — il parlait le syriaque comme
—
un ancien naturel
du pays.
BELLE JARDINIÈRE
Fart.
miel dura l'espace d'une nuit, dès
l'aurore la séparation se fit à l'arniable ; la jeune épousée se réfugia au
sein de sa famille et le bouillant
Achille resta seul, sans déshonneur.
quait avec un rien, un presque rien,
des jouets charmants, qui faisaient la
joie de ses condisciples.
La conscription le lit soldat et, grâce
â l'habileté native qu'il avait dans les
doigts, il devint bientôt le maître
armurier de son régiment.
Rue Gambetta - PERIGUEUX - Tél. 1-06
Automobiles de location - Matériel irréprochable
AT-JCHÉ
en
Garage G. B0SC0RNUT
hélas, ignorant cette noble langue
nous n'y avons rien compris et, par¬
Son
œuvre
maîtresse
en
BOURGOIN
11, Place Bugeaud
PERIGUEUX
-
Des Vêtements fabriqués avec des matières de premières
une
impeccable, sont notre
coupe
garantie de
qualités,
satisfaction.
dialecte
périgourdin : « La Fille trompée »,
été pour lui un véritable triomphe.
a
La qualité de ce poème est dans la
fraîcheur des vers, la sonorité des
rimes et l'originalité du sujet : Une
jeune fille des champs est trompée,
elle devient mère, elle tue son enfant,
elle passe aux assises, elle est acquit¬
tée avec félicitations du Jury et, enfin,
comme conclusion, elle est couronnée
rosière à Eyvirat.
LA NOISILLE « =
Distillerie
F* é ricjTjL© use
HUBERT
MÈNE-PETIT
11 a écrit des sonnets dans le genre
ceux de Heredia et des pensées
comme Pascal et notre Joubert.
de
Ses œuvres complètes n'ont malheu¬
reusement pas été éditées, mais nous
avons la bonne fortune de posséder
F.
PIED
quelques-uns de
Dès son retour en France, son ser¬
vice militaire terminé, il fonda un
cabinet de chirurgien-dentiste à Péri-
il devint promptement un
praticiens les plus habiles et les
plus renommés de la région.
gueux et
ses manuscrits et
heureux, pour la joie
de nos lecteurs, de reproduire ici un
nous sommes
de ses meilleurs sonnets et quelquesunes de ses profondes pensées.
des
NOUVEAUTÉS
Soieries
Rouennerie
-
-
Confection
Voir la suite page 8
LES BEAUX INTÉRIEURS
meublés par la MAISON
MAURY
sont
Rue Taillefer
Visitez
son
-
PERIGUEUX
Exposlíion
CORSETS
SUR
DAMES
PERIGUEUX
14, Rue des Chaînes
PERIGUEUX
pour
Permanente
MESURE
Ancienne Maison SUZANNE
LAVADD-DEFFARGES
successeur
PERIGUEUX
-
17, Rue Gambetta, 17
-
PERIGUEUX
MESDAMES,
pour
iLXT*
servir des entremets, des places, pour conserver le gibier, le poisson, les légumes, les fruits
FRIGIDABR
M. SOYMIER,
concessionnaire-dépositaire,
rue
Tailleser
-
PÊRIGUEUX
LE
8
TEYSSANDIER
Moïse
Vieux
Auteur de
UN
Pêrigourdin
«
BARBASSE
»
MÉCONNU CROQUIS DE LA RUE Ètrennes à nos Abonnés
GRAND
(Suite de notre page 7).
Dans la copie
Un de nos confrères est parvenu d sa¬
voir à force d'indiscrétion ce que vont
s
Drelin, drelin, drelin...
donnons, tout
ponctuation, syntaxe et orthographe.
que nous
été respecté : accentuation,
a
C'est le matin, les fenêtres s'ouvrent
pour admirer
Sonnet à Mademoiselle Alice
Descendez de l'Olympe ô vous Nymphes charmantes !
le spectacle quotidien.
L'auto de la volerie avance douce¬
ment, pilotée par un international de
rugby. L'équipe municipale commen¬
ce
Sur un tapis de (leurs prenez donc vos ébats
son
jeu d'entraînement. C'est la
valse des poubelles qui commence.
Ah ! les belles passes, courtes, en ci¬
Venez fêter Alice en vos danses fringuantes.
les mains saisissent
l'instrument, lui font décrire des pa¬
raboles en zig-zag, en plein fouet, en
seaux, croisées ;
Et chantez son visage et son superbe éclat.
Ses fossettes surtout qui toujours nous enchante
plongée, toute la gamme à faire sé¬
cher d'envie un artilleur professionnel.
Comme sa jambe fine et son pied délicat,
Ni toi,
belle Vénus, ni toi fière Bacchante,
Non, tu n'auras jamais ce teint rose incarnat.
Si par
hasard un des joueurs rate
poubelle, pas besoin du sifflet d'un
arbitre. Un roulement sourd, caver¬
sa
Déesses, vous aussi. Venez, troupe joyeuse !
Voyez l'étoile au ciel qui brille radieuse,
Dans le fond de nos cœurs, un astre brille aussi.
neux,
c'est manqué, la poubelle s'é¬
crase sur le trottoir
chiens errants.
Cet astre c'est Alice, aux yeux pleins de mystère
Qui nous berce d'amour d'un feu qui nous éclaire
Et don le souvenir nuit et jour nous ravi.
Achille AUCHÉ.
à la
joie des
Chacun referme sa fenêtre et se
félicite d'avoir enfin un service á la
hauteur, que dis je ? inégalable, un
service hors pair, et notre directeur
l'a si bien compris qu'il a fait peindre
derrière l'auto :
Pensées
Quand l'amour est éteint, l'allumëur de reoerbère ne saurait le rallumer.
L'amour à quinze ans n'est qu'un ballon d'essai.
SERVICE DE VOIERIE
N° 1
Achille
vers ne
valaient rien.
Margat, mis ú la porte par Auché
presque tous les matins, rentrait par
la fenêtre l'après-midi ; et cette ini¬
mitié dura, sans aucune interruption,
beaucoup plus de cinquante ans.
M. DELCAYROU : un melon rempli
de cigares.
M.
Georges
BONNET : un porte¬
feuille.
M.
BLOIS,
Combattant :
AUCIIÉ.
dit que l'homme heureux n'a
pas d'histoire. Ce n'est pas toujours
a
vrai.
un
petit
monument.
M. Edme GOYARD : une tribune.. .
occupée.
M. AUTARD : des rages de dents. ..
pour les calmer.
Au G.A.l'. : une belle poule.
M. DESDEMAINE-HUGON :
de vrais Cols.
M. DEFIGEAS : un
1 boîte
vélocipède, une
boite de poudre.
M. FOURNIE R, leitié : 'no bouno
annado, bien accoumpagnado.
M. Robert BENOIT : des bigoudis.
M DIOGÈNE : une lanterne allumée.
Humour !
Après la Conférence de M. Rabouin,
où un homme se marie, il devrait prendre le caractère d'un
pêcheur à la ligne.
,
rateurs et amis, a eu dans sa vie un
grand ennemi intime,le poète Georges
Margat qui, jaloux de ses succès et de
ses bonnes fortunes, disait que ses
sable.
ville de périgueux
Du jour
On
recevoir pour leurs ètrennes quel¬
ques-uns de nos lecteurs et abonnés :
M. Gaston MERCIER : un indéfri¬
Humour !
La lune de miel ressemble à un fromage frais, mais qui, en vieillissant, se
dôchôsse et perd de sa saveur ! ! ! hélas ! ! !
Auché, à côté de nombreux admi¬
PERIGOURDIN
CANARD
Oh ! oui, il est numéro un, notre
service ! n'est-ce pas ?
LE CANARD SAUVAGE
chacun a voulu faire son petit humo¬
riste. Et, dans notre ville, une Ligue
sérieuse fait sa petite folle.
C'est la Ligue des Contribuables.
Une ligue pareille doit s'élever con¬
tre les impôts. II y a du travail.
Et bien ! ces messieurs demandent
une...
subvention pour aller à un
Congrès.
Résultat : centimes additionnels !
N'est-ce point l'histoire du douanier
contrebandier ou vice-versa ?
Achille', toujours satisfait de lui et
de ses productions,
heureux.
fut un homme
Son histoire est cependant longue,
et instructive, comme
ses
variée
poèmes.
Un plus de trente ans.
VLAN.
IMPRIMERIE PÉRIG OURDINE
19, Place Francheville, 19
Le Gérant : Paul LAPUYADE,
