FRB243226101_P2-723_1932_005.pdf
Médias
Fait partie de Le Canard périgourdin
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-
^
ANNÉE
i
N° 5.
Rédaction - Administration - Publicité
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quand le coup de balai ?
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Chaque fois, et contre la
—
Jean DELCAYROU
société. La femme est un être
faible. Tenez, les femmes savent
que je ne perds jamais
de les défendre.
l'oecasion
est une fleur que
l'on doit cultiver avec soin et res¬
La femme
II n'est pus dans notre région
de personnage pins connu que
lui. Le gamin de lu rue le salue
passage, la bergère
de loin sa 40 chevaux,
au
à Périgueux,
reconnaît
qu'il soit
Agen ou Bergerac,
Pau, on entend :
Lourdes ou
tiens ! voici Delcayrou.
.
square Daumesnil.
Voyez-le s'avancer vers vous,
les
souvent guêtre de cuir fauve,
aux
arrière le
suffisant plus.
le
Certainement
jour de sa
naissance, la fée Carabosse vinl
lui dire :
Tu
seras
candidat.
II fait de la politique, une poli¬
.
Mais Périgueux, c'est son lies.
II esl y légendaire. Voulez-vous le
rencontrer ? Rien de plus facile.
Planiez-vous devant les stalac1 iles de glace des bassins du
mains
Toujours de plus en plus jeune,
il faut qu'il dépense son activité.
Les affaires et les sports ne lui
poches rejetant en
pardessus, les yeux
pétillent de malice, ombragés
par le melon penché un peu à
gauche. La moustache courte et
taillée, la barbiche noire comme
une aile de corbeau et,
plantée
dans le tout, une cigarette énor¬
me, gigantesque, cigarette aux
allures d'un gros cigare, pointant
vers le
votent,
Sa silhouette dévient la provi¬
dence des caricaturistes qui le
mettent A toutes les sauces.
dtì pousser non loin du pays
de d'Artagnan, n'en a-t-il pas un
—
N'avez-vous pas été candi¬
Candidat ! je le suis A cha¬
que élection. Je veux les embêter.
—
Je
aux élections
législatives,
aux
élections cantonales,
aux
élections municipales,
faitement
sénatoriales. Par¬
.
Et même j'ai obtenu 24 voix,
chose point facile, car des profes¬
sionnels n'en ont pas eu autant
ce
jour-lA.
Votre persévérance sera un
nous
région aussi, voici qu'il vient
s'installer en Périgord.
Un beau jour ón
la ville dans
le voit traver¬
un nuage
de
poussière, il n'était plus a pied.
.1. Delcayrou le melon enfoncé en
avant, mâchonnant son cigare
ser
comme le font
les américains au
cinéma, pilotait une super-voitu¬
chevaux, pas moinSs...
re une 40
Dès lors il entre dans l'histoire
locale.
Grands
de passer
Iluin! La femme
d'être éduquée.
—
a
les clubs cyclistes, piloté avec vo¬
fameuse 40 chevaux, les
champions, pourquoi n ètes-vous
pas décoré ?
tre
Iré-
mots Delcayrou se
de joie,
il rit de
bon
cœur, le cigare faiI un grand
cer¬
ces
mousse
cle.
Pourquoi
V o i c i, m o n
vieux. II a plu, un beau jour, des
décorations de toutes sortes dans
les rues de Périgueux. Ce jour—
1A, j'avais mal aux reins, je n'ai
pas pu m'a baisser, ni me courber
pour en ramasser. Comprenezvous, m'abaisser ? Moi ! jamais...
besoin
COLVERT.
Chronico de Coincoin Canard
raconter ses aventures des
réunions publiques, car il adore
parler en public.
Pour être juste, il faut recon¬
naître que ses différents auditoi¬
res le gâtent un peu. Sa présence
suscite toujours un mouvement
de curiosité.
Et la Tribune Libre ?
—
—
Ca, c'est une autre histoire.
J'y fait souvent des contradic¬
tions.
—
Fout que voua counle ça ,'qu'ei ridai,
l'autre inati dédias notro basso-cour.
Eimajas-vous que sur la trois ouras
dou mati, quand tout lou moundè
durmio, las canas acaladas de çai de
lai à moun entour, las pou las enjucadas coumo de bitudo en jous de la
plaço ante se quilbavo lou jau. eima-
jas Vous do un, qu'auven dou brut.
Qu'éro l'en sur, dinslou pijounié que
co se rëmudavo ; un entendu) las pitas
tout d'un co, un gros
que p rouit ta n doù
co marmusavoe
pijou vouiajour
cl a r de luno avio chabat soun v ol de
net, passo soun bò e dit: « M'auvès
drolois ! grando nouvélo. La lennas
van voûta ».
Dins lou tout siau lous moûts toumbèren e à mesuro que davalaven, de
.juca en juca, tout lou poulailler s'eive-
peu la barbichette ? Le petit gars
grand t et devint un rude gail¬ jour récompensée.
lard. Les sports le séduisirent,
ce jo.urAh ! malheureux
Jean fait du vélo, devient cham¬
1A il y aurait quelque chose de
pion. On le voit vice-président du changé car je ne me dégonfle pas.
V.G. Béarnais pendant onze ans ;
Vous verriez-,;A.
dix ans Président au Cyclo-ClubCertainement que Delcayrou
Périgourdin. Pour calmer sa frin¬ dans la salle lambrisée du Con¬
gale sportive il s'engage dans les seil Général ou même dans une
facteurs A pied et grimpa, dévalla',
assemblée municipale tiendrait
trotta,.par monts et par vaux sur sa place et « leur secouerait les
tous les chemins de France et de
puces ». Et notre candidat de
Navarre.
séduisent, notre
sur
pan tas d o us loca taris trepejâ sur lou
planchât en la un pi lit brut d'averso,
totales ou partielles,
—
Les affaires le
éies
professeur tel que
! - Autre chose ? vous qui
avait fait du sport, encouragé
chère.
aux élections
a
vous
premier tour.
lui-mê¬
expliquer çA en rou¬
lant les >' et les épaules. Un
conseil en passant, bien qu'il
ferme quelquefois les yeux il
vous voit, c'est un truc et si son
client sourit, crac, il rouvre les
yeux et lui vend la propriété plus
il fallait seulement y penser.
Delcayrou naquit il y a
plus de 50 ans — je ne vous dirai
pas son Age, Mesdames — cha¬
cun reconnaît à son accent qu'il
au
Laissons lui la parole,
.
Jean
Mais, puisque les femmes
—
me va nous
suis indépendant, moi. Pas
eux. J'ai commencé A poser ma
candidature
cigare; c'était simple peut-être,
.
d'électeurs fidèles.
Bonaparte eut l'idée de léguer
a la
postérité une silhouette : il
prit un chapeau et sa redingote
grise. Delcayrou a su camper sa
.
.
interventions A la Tribune Libre.
dat ?
.
lorsqu'elle vient d'éclore.
Devant un tel lyrisme, il
il est Ires compréhensible le suc¬
cès
obtenu par Delcayrou au
cours de quelques-unes de ses
.
Avec un
A
.
La femme est une fleur que
l'on doit éviter de flétrir, surtout
tique à lui. Tout le monde attra¬
pé. Jean Delcayrou a sa clientèle
ciel ou menaçant la terre
suivant le tour de la conversa¬
tion.
silhouette. A son tour il sut pren¬
dre
un melon et y ajouta le
pect
—
vous
Vous y prenez
.
la défense
.
la lei. Uno pito poulo (jue avio
bien eicarabilhado, coumençavQ
nu¬
per-
quiei'o bien còuntènto de vota,
mas ça que la deil'risavo qu'ero de
dire
à que u Moussue Mandel
que n'ero pas photogénique per dons
sous. Aqui a guet treis clapetamens
d'alas en soun oùnour, e no grosso
/.où deure
cou
pialat qu'ero rasis assegunet
l'assemblado que per soun counte,
balhario jamai sa vou à un députât
que marquario pas bien. Co fuguet
d'alhour lavis de toutas manco d'u n o
grosso cano qu'ero
se
à rasis iou, mas
faguet talomen po.ulhà que barre t
bèc mai boutet pas loutems. A
qui une pouléto blancho qu'avio à la
pouncho de la této 'no bravo tuli'o de
plumas boutet la counversaciu sur lu
coulour qu'aurian las carias d'eiletriças e fuguet décidât que se l'arian rosé
soun
lhavo. Lou prumié, moun counfrai,
lou jau. drubit soun ci round et de sa
vou la mai raucenouso, credet :
saumon.
e i v e 1 b a s - v o u s
no nouvel o que n'ei pas
cussounadoe que vai segur vous la
caqueté jurcinco la cliquetq ».
Aurio fougut leidoun veire co ;
qu'ero piei que dins la chanson de
ipiélo cérémounio et de qualo feiçou
se pourtarian. A qui la discussiu n'en
chabot pus et douas grosses cloucas
agueren uno préso de héc ante se t ra¬
«Au
l'e n n a s
que, veiqui
Barlutrau quante i avio grando revoluciu dins las Bassas-Ruas. Uno gros¬
so clouco qu'ero craqué présidente de
quauco soc i état politico se manquD
eiplamî, boutet soun al o sur soun cor
e virounant soun bèjen
cliausé de
poulo, ça que í'ai que sa u bri as pus si
ero viràdo davant où darnié credet :
Qu'ei lou pus brave jour de ma vito »
Bien entendu l'asio negrè coumo dins
un cledié. E notre vieïbo folio se t'oueitet dins las alas de sa vesinoque manqueteiversà. Mas pau à pau la nou¬
«
vélo
tous
auvio :
da val a vo, de
« Co qu'ei ?
quante l'uguet dit e
qu'ei ribat?». E
tournât dire que
contas
un
Apre co venguêt la questiu de las
plumas ipie foudrio prène per n à à
té re n de vendudas e de
capitalistas, à
plumo blan¬
causo de la nautour d'une
cho à la ri ho d'une al o. Co n'avo pas
miel, un se signes crogut au manège
d'artillario ; uno poulissoto qu'avio
damandat à sa mai si vélo voutario
tahè, fuguet eimourchado deprumièro
em
d'un boun eicoupetat, e qui dessin-
toumbéren d'accord per dire
qu'au jour d'aluiei. i avie pus de meinajeis.
toutas
tau sabbat e
de la
soun cacaraca matinau
per saludà
lou jour que se levavo. La patronne en
drubant la porto, chahet tout.
Jamai pus n'avian vis
.moun ami lou jau, n'aubludavo
E mas me dirés tout aco s'ei
passat
las lennas anaven pecliei un pau
bout à la mo dins lou gouvernanien co
dins t'un poulailler et quelas poulas
on countat tous quis osas.? E Perquè
fuguet bravé. Uno assembla do de
jassas, un régiment de jais dins l'un
jarri n'aurion pas menat un tau sab¬
cos, coumo de las
bat.
de la Femme.
que'balbavò dons rensegnamens sur
Tout lou mounde parlayo au co, un
se countavo
ça
qu'avio dit lou pijou
pas ? Lous omeis pari en hès
dous us
betias. perquè las
betias parlarian pas coumo
omeis... où de las lennas.
dous
COINCOIN CANARD
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CONFECTIONS
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IFRie de le EtéRUÎDliqvie -
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PERIG-UEUX
La
V-al/sïtlu-
remarquable vie de Jean DELCAYROU
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Homme Politique et d'Affaires
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ÇoVftfô laie/w, «avC«aaxLO—
LE
6
A LA TRIBUNE LIBRE
Un de nos graves confrères se
Delcayrou est un type.
indépendant
est
II
.
.
mais de
.
gòche.
II fait
-V
attitude dans l'affaire
Philippe Daudet. Son mot a été
applaudi par tout le monde : J'apporte
Laide d'un papa heureux à un papa
Les Crimes Politico-Judiciaires
Le public semble avoir boudé n ces
vieilles histoires Seraient elles irop
vieilles déjà ?
Goldsky nous accommoda lout
celà à une sauce « invraisemblable ».
Pour lui tout s'explique ; la police
partout et voilà !
C'est un moyen un peu
trouvez-vous pas ? Les
simplet, ne
affaires les
plus ténébreuses deviennent simples,
mais simples ! Quant à celles qui
paraissent simples, ah ! non, il y a
ceci ou celà, et, vous n'en sortez plus.
Lui.
Goldsky, sourit et vous offre la
clef de l'énigme.
Quelle histoire rocamholesque que
bijoux de
tsar, des figurants de théâtre, un pré¬
sident, des boxeurs, des cuisiniers,
des cadavres
aussi.
C'est
un
film
capable de dépasser, et de très loin,
le Collier de la Peine.
malheureux.
Déception sur beaucoup de visages
féminins, le Directeur de Midi-Paris
ne souffla pas un mot de la mort de
Félix Faure.
Quelques contradicteurs : Germinal
tient à présenter le conférencier au
public et lui reproche d'avoir aban¬
donné les milieux libertaires.
Jean
II nous annonce que
rompre son silence
sible. Attendons.
bientôt Malvv
incompréhen¬
La découverte de Méthivier,
sa
sé¬
questration dans les bureaux de la
Guerre Sociale, fournirent à Goldsky
de raconter et d'évoquer quelques
souvenirs qui nous furent aussi per¬
sonnels.
Puisque nous avonscritiquéGoldsky
l'exposé de ses scénarios pour
films américains, félicitons-le pour
dans
mais
.
Pau et
entre
la politique
.
.
.
mais
.
.
mais
II n'aime pas les politiciens.
il est candidat perpétuel.
société
mais
certaine propriété qui lui
fournit un certain petit vin et une
certaine eau-de-vie
II tonne contre la
il
.
.
.
une
a
.
Et l'on
dans
la
.
.
pourrait continuer comme
chanson
du
Petit Navire
pendant quatre vingt-dix-neuf cou¬
ces
qui venait de tomber dans la journée.
répondit qu'il avait été
libertaire à 16 ans,qu'il ne l'était plus;
qu'il prenait la parole dans les meetings révolutionnaires, mais que s'il
y avait une nouvelle guerre il reparArgumentation un peu trop
spécieuse qui passa inaperçue aux
tirait.
STRAPONTIN.
Vendredi
2(1
février :
Marc
CIIA-
romancier couronné
(Eemina-Gringoire). La Tempête sur
DOURNE,
Journaliste, Coiffeur, Aviateur
le
seul écrivain à
par
FIN
le coup
de balai ?
son
mense
incendie, Delcayrou n'est pas
si terrible.
II veut un balai pour chasser les
marchands du Temple, tous ceux
qui tirent sur les mamelles de
vache maigre qu'est le pays.
la
Allez au Manège et vous connaîtrez
son
programme.
Le premier de tous les candidats,
il fait afficher sa proclamation en
double colombier. Les électeurs se
pressent devant ses panneaux ; quelques uns même lisent ou commen¬
tent à haute voix les mots à l'cmporte-
pièce dont Jean Delcayrou a le secret.
Lui...
passe derrière les groupes,
court
les campagnes, caresse les
gosses,
vend des propriétés aux
en
avoir
;
II est journaliste, aussi.
De temps à autre, sélecteur
hommes, sourit aux femmes.
II n'a qu'une haine ; le candidat.
Celui-ci, il le traque, le suit et pense
à son coup de balai.
Comme tous les vrais gourmets J.D.
ost un chasseur
dangereux pour les
lièvres et un pêcheur sans merci pour
les écrevisses.
Sur les bords du Manoire il arrange
balances, accroche ses appâts et
tire de sa poche une petite fiole d'un
ses
philtre magique. Après, c'est la pêche
miraculeuse.
cèpes dans les
pareil pour dénicher
joli cèpe tout jeune dans la mousse
sa trouvaille il sait,
avec
des bourrades amicales, vous mani¬
fester son plaisir.
et fier de
de
cours de la glace.
péri-
Entre deux formules sur la lutte
des classes il a le secret de vous
glisser qu'il a un superbe château
historique à vendre. L'annonce d'un
lotissement « A/faire à enlever » suc¬
cède à un ère internent en règle des
Lundi 7 mars. (Tournées Baret).
Tous les jours 20
les jeudis 14 h. 30,
14 h. et 16 h. 30.
h. 45. Matinées
les dimanches
CINÉ PATHÉ
Tous les jours 20 h. 45. Matinées les
mercredis et les dimanches 14 h. 30.
Rendons à César
Lors de la catastrophe
DANCING DU CASINO
de Ligneux,
Delcayrou lut
un des premiers à se
rendre sur les lieux. Alors que beau¬
coup d'autos de toui istes, de curieux,
étaient là, lui, offrit la sienne, une
toute neuve, pour le transport des
blessés et des sacs de dépêches.
Lui, n'ayant pas le moindre pétasa reçu une
remerciements.
sou,
lettre élogieuse de
Aussi, quand il est bien « tourné »,
il montre ce mot et en le remettant
dans son portefeuille boursouflé de
paperasses
il vous glisse da'ns l'o-
reille ;
Le Dimanche :
apéritif
17 heures. Bal à 21 heures.
dansant,
DANCING SECRESTAT
Pie r rot's-Jazz. Tous les dimanches
à 21 heures. Le 12 mars, Grand Bal
de la MI-CAREME.
DANCING DU BOURGOGNE
Bals samedi et dimanche à
21 h.
DANCING DU TOURBILLON
Bals dimanche 14 h. 30
-
21 heures,
Ils ne peuvent pas, « Eux », en
montrer autant !
—-
«
Eux »! — Ce sont ses concurrents
n'ont
pas voté pour lui.
VLAN.
bonbons dans de jolis
THÉÂTRE MUNICIPAL
CINÉ PALACE
électoraux, les électeurs qui
Mais... quand ?
De délicieux
N'osant pas admirer de près ces
jolies choses, ils empruntent le se¬
gourdin reçoit un journal fait par lui,
avec sa photo dans le coin... gauche.
Alors, laissant ses principes, il ne
craint pas de partager un hon déjeu¬
net avec des personnes qui n'ont de
commum avec lui que le coup
de
fourchette.
II n'a pas son
de charmants
attendant son maître.
Croyez bien que J. Delcayrou ne dé¬
pas que des kilomètres, il aime
un
quins revêtus de chemises, de com¬
personnel autour de lui.
« zing » qui ronronne
GOURMET
Et la cueillette des
bois "ì
dans la
Derrière, le
aussi déguster un hon morceau.
Certains le souhaitent pour voirie
monde actuel crouler dans un im¬
Ils regardent tous les trois
glace le reflet de la vitrine du maga¬
sin d'en face. Dans son étalage se
trouvent en effet quelques m mue-
aéro. II faudrait voir sa photographie,
la casquette en arrière,
le sourire,
vore
C'est son rêve, ce Grand Soir !
d'un.Charles IN ou d'un Richelieu ?
être coiffeur.
parlementaires.
A quand
Devant la vitrine d'un magasin de
chaussures, trois petits vieux, arcboutés sur leurs cannes, sont la bou¬
che bée. Que peuvent-il s bien admi¬
rer? Point sans doute les dernières
créations des bottiers ou la forme
Bientôt, il abandonna le métier de
Figaro et à l'époque où il était terri¬
blement dangereux de grimper dans
une carlingue,
Delcayrou fréta un
parcourue dans tous les sens en traî¬
neau, en voiture, à pied, en bateau,
mais pas en Transibérien.
Sa randonnée dépasse IN.oOO kilo¬
mètres.
s.
attraction.
Eh ! oui.
Jean commença
Le 17 mars : Le journaliste explo¬
rateur TRAN1N-TIIERY nous racon¬
tera son voyage en Sibérie Poupe
qu'il est
pouvaient offrir les amoureux dans
les squares et demandait une sévère
répression de ces écarts à la morale.
Nos rues commerçantes pouvaient
ces
jours-ci donner une nouvelle
Tout âge a ses plaisirs.
le
isie.
plai¬
spectacle que
gnait amèrement du
binaison, de pyjamas,
déshabillés vaporeux.
plets.
histoires, gravement,
demanda une minute de silence pour
honorer le cabinet de Pierre Laval
de toutes
yeux des contradicteurs.
Et les lacets, les oubliez-vous ?
va
II n'aime pas
il en fait,
Delcayrou planant, au-dessus
La mort de Miguel Alntcreyda lui
semble toute naturelle. Cependant,
Goldsky ? Les morts subites sont-elles
vraiment si fréquentes et si naturelles?
jolie villa
une
a
.
.
II n'aime pas les Borçjeois . . . mais
il ne peut les dévorer, il conserve ses
clients.
J. Goldsky
celle de Mmc Steinheil ! Des
le révolutionnaire
Lourdes.
sa courageuse
dseat) GOl<j9Sl<^Y
J.
il
PÉRIG0URD1N
Devanl les íìlaces
MAIS.
OUI..
CANARD
Prière à MM. les directeurs d'établissements de nous communiquer
les changements survenus dans leur
programme.
emballages et vous serez certains
toujours plaire,
Le Confiseur BALLAND
©st, à
15, Cours Montaigne - PÊRIGUEUX
vos
ordres
Téléphone : 495
a
LE
CANARD
PÉRIGOURDIN
UN CHANSONNIER
JANTOU ! !
PÉRIGOURDIN
A UGUSTE NADAUD
Qu'ero pèr la Nadau, .Jaiitou venio
d'avei la pus bè.lo eitreno qu'en n'avei
reibado. Eu
jamai
CINQ
Sous la Tente
A SEPT
Dans le cadre vieillot de notre théa-
trivale, la vie provinciale
semble
se
concentrer, se réfugier un peu tous les
dimanch es.
En effet, des musiciens profession¬
nels ont cu Vidée heureuse de s'y
réunir pour donner
un concert à
l'henre conventionnelle du\ jlirt et du
porto.
Echappant à Vemprise du ja?~ épileptique, du dancing ou des talkics,
Certainement si « liobinson » conti¬
nue il restera seul, sans son fidèle
Vendredi lui-même, sous sa tente.
redéfilé,
encore
redéfilé.
Trois p'tifs tours comme
marionnettes et c'est lini.
font les
Défilé,
Pourquoi les Canaques, Zouìous.
derviches n'existent-iís
que sur les affiches ou sur le pro¬
Rambaras,
gramme ì
N'e vaudrait il pas mieux
les mettre
des musiconianes viennent savourer
quelquefois sur la piste !
II y avait bien assez de places poul¬
deux heures d'horloge, des airs d'opé¬
ies absents.
d'opérette ou des valses év'ocatriees de VExposition l'JOO.
Vieux
messieurs décorés,
daines
instant.
IVorchestre commence et au prélude
d'un morceau connu voici les audi¬
teurs gui. s'installent bien à leur aise
dans le fauteuil. Bientôt le rythme les
Dans la salle la mieux aménagée de
la région, la plus confortable,se presse
clientèle heureuse
d'y
trouver
dancing, théâtre, ping-pong. consom¬
mations de. marque, service impec¬
cable.
mélodie ou le mouvement du morceau
les tètes dodelinent. Sur les lèvres
plainte malgré les coups de trorn-
française de la mu¬
sique de Messager.
Discrets fredonnements même, et
les plumes des chapeaux doucement
et toute la grâce
suivent la cadence.
trois recueils de chansons l icites en
mots amusants et malicieux.
Les
ouvrages ont paru chez M. Bonnet,
libraire, cours Michel-Montaigne.
Touano et lou
Poire, fageireii un jouious revelhou e
decideren d'anà passadoumo fà la
déclaracitt a la iriairario. Mas lou
revelhou durè unoouro tardoe quante
Touano et l'èire qu itéré u loti .lantou,
quatre miras sounaven à Teigleijo.
Touto; quoio journado Jantou
Les vieux périgourdins se rappellent
fort bien ces petites chansons. En
voici une qui plaira. Le sujet n'est-il
pas toujours d'actualité ?
faguè
besougno et, non mas lou soi, après
avei minjat la hrejaudo et l'a cíiahrou
anèchas lou Touano et lou Pèire lou
con Ida pèr lou lendqumo mati e lour
sa
anoucè que souri
drôle devio s'apelâ
M il ou (coumo lou pétri).
Ces jours-ci les journaux sont
rem¬
plis dé détails sur la randonnée effec¬
tuée sur les routes de France. Pour¬
quoi ce tam-tam ?.
Croyez-vous que
les
semelles
d'une pareille
publicité pour taire savoir qu'elles
de merlucho (eiretage d'un
loutoun (ju'eiro à la vilo> oco per se
présenté davant notre mèro... quante
si se boutòrcn
soit s amis fugeren chas
à rire coumo un toumhocaeal.
L'ouro venio, eitabè, lou trois amis,
près avei begul l'aigodevito partiren.
pro¬
un
numéro de danses nègres des tri¬
bus de l'Afrique Equatoriale.
L'Exposition Coloniale a bouleversé
les notions ordinaires de la
géogra¬
phie, ou plutôt est-ce un des Canaques
que personne n'a pu voir qui a rédigé
le programme.
haute.
dépassé la grille, mais
reste prisonnier an milieu de la petite
place.
C'est VArbre de la Liberté de notre
bonne ville.
Taïaut
Les chiens errants de Périgueux ont
une mauvaise presse.
Ma Touano reipoundè : coumo qu'éi
la Nadau e que notre mèro ei religiu,
a vougu (pie dision lou noum don Pal.
Eitabè Jantou. Touano et Pèire fagèren
lou sinne de Crou.
de légî
«Et le
partis pour la chasse...
de casquettes.
resté trop
Propos aigrërdoux entre eux.
Bébé s'approche du Braund de
chez LAGRANGE, 71, rue de Bordeaux
musique de
Toulouse, de Londres ou de Vienne
emplit la salle à manger.
Tout seul, bébé a ramené la paix.
tourne une manette et la
Sous sa fenêtre.
Par la fenêtre,
Montant a Lassant du plaisir,
En triomphateur on pénètre ;
Mais il est fâcheux de sortir
Par la fenêtre.
Sur la fenêtre,
Lecteur, nia petite chanson
Ne t'amusera pas, peut-être ;
Eh bien ! jet te- la sans façon
Par la fenetre.
Auguste NADAUD.
Chère
Madame
L'Avenir nous avait annoncé 1 exis¬
tence de Mlle D.d..r B.h.e.u.
Aujourd'hui, il y a progrès, La
l'rance parle de Madame Bé.L.au.
Alt ! non — cette fois il nous cache
mariage.
Carême
Nous y sommes. Les maîtresses de
maison ne savent comment tout con¬
cilier.
Allez
donc, mesdames,
au
Petit Porte Neuve, ROYÈRE
vous offrira tous les poissons, tous les
ei
boun drôle
au
profit d'une bonne œuvre.
Lette soirée sera mémorable par le
choix du conférencier, le sujet traité,
le Président et les nombreux contra¬
dicteurs inscrits déjà.
Des affiches donneront bientôt tous
les renseignements.
quante veguè la fìguro deicounertado
don Ireis amis
se boulet a sourire
alei doun. faguet la déclaracio.
Spécial
e
e
Mas, dempèi, Jantou que n'a pas
enquero coumprei, quanto trobe un
ami, 11 cliuclietâ : « Notre mèro a la
comprènesou un pau foussadò ! ! ».
P.L.
Annonçant une conférence sur le
Congo mercredi dernier, un de nos
bons confrères donne le prix des
places en ces termes : entrée géné¬
ral :
deux francs,
franc.
11 y
aura
militaires :
Un
encore des grincheux
pour dire qu'un général
est un militaire.
après cela
Et puis, sopt-ils
si nombreux vrai¬
Périgueux les généraux, pour
qu'il soit nécessaire de faire pour eux
un prix s}'
ment à
Pél i te
Correspond a n ce
signent
./. H.
Non, le. UANARD né se trouve pas
(lans les kiosques. Votre Vendeur habituel
peut vous le procurer. II est en vente chez les
principaux libraires. GAI. 42 — Nous ne
pouvons tenir aucun compte de votre lettre,
elle u'est pas signée. — 107. T ne vous eu
faites pas., peur Çá.Çr, ce u'est pas in journal.
Un journal a des lecteurs. Ça ne cherche que
des é.
lecteurs et n'en trouve pas hOaucoup
.
.
ì). P. — Non,
mademoiselle,
n'est pas
vous que le dessinateur a » croquée »
sur la
pagode M. Adrien. Vous n'avez pas reconnu
le tirailleur ? (I est très ressemblant pourtant.
I'eut-ètre ne les connaissez-vous pas tous ?
T. M. — Nous en parierons dans un prochain
numéro.
ce
IL 8. — Merci pour les encouragements.
Nous avons l'inlention de publier ce que vous
dés! rez.
LE VAGUEMESTRE
,
réclamer de la viande.
Prochainement va se dérouler au
théâtre une conférence sensationnelle
Prix
mèro
—
crustacés, tous les coquillages. A leur
dégustation personne ne pensera à
SURPRISE
UNE
un
—
Ce n'est plus de jeu !...
longtemps au café.
àf 'trouve le beefteack. trop cuit.
demourâ dins
seulement
leurs lettres. La réponse se fera à
leur gré, soit ici, soit directement.
son
chez soi.
Mas loti
correspondants
meur
gourdins se souviendront d'avoir pu
admirer ou feuilleter des livres d'art,
reliés par R. Kiefer, tels que le Sca¬
rabée d'Or ou la Mort de Philœ.
—
sucho...!
N. B. — II sera répondu ìi Imites
lettres reçues au journal, que nos
Bonne citasse...
l'impression est liors de pair, n'estpoint l'œuvre du Maître Impri¬
Coulouma. Des illustrations
remarquables illustrent ces ouvrages:
aquarelles, pointes sèches, dessins,
gravures, bois ; les caractères typo¬
graphiques offrent la plus grande va¬
riété sur des papiers les plus rares.
Longtemps les bibliophiles, Péri-
poudeissen
mémo
Tarascon n'avait que des chasseurs
elle
Elle se plaint que lui est
pòs
Municipuliana
demander
Confrères,
aux chiens.
Remercions M. Domège de nous
avoir-offert cette exposition de livres
beaux et rares. Les reliures aux tons
sobres ou éclatants attirent l'œil,
La paix
Lou mèro se dresse), s'eimalit et
disset : La Lèi ne counei pas que treis
et la France vont jusqu'à
leur suppression. Chers
vous voici donc
Beaux Livres.
Aperçoit (les adorateurs
tachai de la quòstiu, se viré vers sous
amis en disen : « Aves entendu ?? ».
Le chêne a
le
Sur sa fenêtre.
Une belle sème des lleurs.
Et se penchant pour les voir naître,
qu'ero counegu coumo lou leberou e
du Père » e lous amis de reipoundre : « l'avon fat tous treis ».
touré d'une grille de fer assez
annonce
A leur fenêtre,
Des galants se sont enflammés,
Et sans avoir rien vu paraître.
Des jaloux so sont enrhumés
A leur fenêtre.
la testo un pau revirado.
Lou mèro qu'avio cl > a bat
la deipaicho dissè à nouvèu :
Sur la place du IV-Septemhre se
Irouve un petit chêpe, tout petit, en¬
Eête à Bagdad »
Qu'íine fenêtre.
bouta
nom
«
Non, rien uo nous fait mieux connaître
Père i »
A quèu moumen lou fatour
1! pourtè uno
deipaicho..? Jantou
France
Liberté
gramme d'un grand cirque, et parmi
les attractions offertes au Kalife, figure
Par laToiièIre
voisine on dit bonjour,
sa
..
Tour de
Tout le monde le sait.
Géographe.
A
A lour entrado, lou mèro l'aguèt a
Jantou un coumplimen e coumencè
las fourmalitas. Se vire vers lou dé¬
clarant e disset : « (Juel est le nom du
sont inusables ?
Barnum
La Fenêtre
Toutes les ruses de l'amour
a
couu
em
Kitien ont besoin
COUAC
loti
Jantou e sous amis se lévèren ma
fanées errent de fugitifs sourires,
n'est-ce point tout le souvenir d'une
jeunesse gui s'estompe discrètement
en entendant une valse de W'alteufeld.
Le violoncelle pleure et fait entendre
honne : mais les sourires reviennent.
Voici Véronique, ses airs si délicats
coumo
moins célèbre que son
Pour être
homonyme, chansonnier lui aussi,
un périgourdin publia en 18(30 et 1870
Mas lou mèro vièi et enrurna, n'ariJiè que tardivamen. No treis omets
anèren chas la Franssou héure uno
boutéího de vi de tras l'ase. A là H.
lou droulichou de la Franssou vinguèt
lour dire que lou mèro mountavo à
la mairario.
Grand Café de Paris-Casino
Direction ô fora.
agrippe, h s dos oscillent et douce¬
ment comme sous la houle d'une lé¬
gère brise, suivant le caprice de la
sa
Eitabè.
sa
une
pal dempòi
Veiqui lou jour e Jantou
ra,
âgées, hommes jeunes et femmes élé¬
gantes et jolies ont fui la ville un
ero
l'ouro ante l'eibranlamen delas cleuchas dins Ion vièi cluchié de notre
vil âge anoucèren la messo de mio-net.
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