FRB243226101_P2-791_1894_001.pdf
Médias
Fait partie de La vie Périgourdine
- extracted text
-
Le numéro
Numéro 1
Périgueux, le 6 Mai 1894
l 0e
La Vie Périgourdine
HEBDOMADAIRE
JOURNAL
PRIX DE L'ABONNEMENT
DIRECTION-RÉDACTION
:
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Bugeaud, S
PÉEIGUEIJX
chez M.
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8
DOMÈGE, libraire,, place Bugeaud, 6, à Périgueux.
Las
bounas
Lenguas.
ImÊÉâmm.
TMKTAMRM
^}--r»:i^.',lii,vW.,y.vr<>rá,,
\\m\i
Ha! te mandas? He viedaze! qu'ei doun quo que lou coucu n'a pas lacha de chanta toute la matìnadoî
—
LA
yiE
PÉRIGOURDINE
'Bravo zent de Périgueux,
bien qu'elle fut à peine châtain-clair.
Le mari, dont on n'a jamais su le
nom de famille, s'appelait simple¬
Quant' oouvireis crèdâ notrè pitit zournâou
Sur notreis boulevards, oou Tôuloun', ô l'Arsâou
ment Jean (lou Djan) et avec le pré¬
du mari et le sobriquet de la
nom
femme on avait fait l'état civil de
rétablissement et on y appelait :
E dins toutas las ruas dè notro bouno viîlo,
chez Jean de la
Nè dizeis pas : enquèro une feuillo inutile!
Car vous troumparias beoucop, ma bravo zent.
clients, soit en français, soit en pa¬
D'aillours, qu'ey mas dous sôous, co faï pas grand arzent,
tois :
E per rirè un moment, zou troubareis pas sar.
Lo
EU'ei plozento, bouno drôlo
i-S ajjJOÌyco^ílt
-
Lou bourzei, Tempjuya, lou noble dèlèsei,
Qué forion Pautard, Eyméri,
Plumodjaou, même Pourquéry,
Pre coseï quis zios 0 lo tripo,
A lèsi la chonsous, lous conteis d'aoutreis co.
L'y veiront deifila touto quello boutiquo
Què loungtemps amuset plusieurs zènèrocious.
Parloren de Dzanton (i), l'hommè dè proucessious
Que vèsions par las ruas, douzucô tout mouilla.
:
Alléluia !
Birolî, lou Zouavè, Borrobas et Tripou,
Biscuit, Zarro- Pètano, FranconÊ, Barzacou,
Par d'habinlas plumas l'y siront présenta.
Un pourro rirè un paou, rirè qu'ei
la santa.
A coûta dè viorlas, troubareis doou seriou
Les maîtres d'hôtel renofhmés du
temps baisseront pavillon devant elle :
Nè siront pas façats dè prènei d'ôou plosei
crèdont
viei,
moun
Et cousinier' au bout d'aou deïs,
El per fa pas la cossorolo
Daïuo lous marmitons d'au rei.
Mas ne parlen de rò, nouma de politique»;
ETouVrier què trimo touzours dins sa boutiquo,
mo
Bloundo, vezei-tu,
Ou'ey lo potrouno d'aou plozei ;
Tous lous zournâo'us d'eici sount bè tous prou bavar,
En soun librè à la
Blonde.
Les mérites culinaires de la Blonde,
étaient volontiers chantés par ses
:
Y'aouro dôous poëteis que chantoront l'eïtiou,
Las flours, lo zoounesso, l'amour et lou bon'vi,
Doous romons, doous dessins coumo n'avez
pas vi.
Ainsi, ma bravo zent, quand l'aouvireis crèda,
Ri bas tous, que pas un manqué de lou cjiata.
La Redaciou.
(1) Dzantou, nom d'un fou qui, par tous les temps, un livre à la main, suivait les rues de
Périgueux en chantant : Alléluia !
Per prépora quis pès blanchis ?
Sei ségur que Louis Philippe
Ne mindjo gro ré de to si.
Les habitués de chez Jean de la Blonde formaient une véritable pléiade
de
Pérîgourdins pleins de talent, d'esprit et d'humeur gauloise, bien dignes
d'être les contemporains de cette génération littéraire et artistique de 1830
la gloire de laquelle nous vivons encore.
Les plus connus d'entr'eux furent : Pierre Magne, qui devint ministre ;
Albert de Calvimont, qui devint préfet; Léonce Sauveroche, qui mourut
sur
proviseur de Louis-le-Grand en 1858; Sabin Lacombe, conseiller de-pré¬
fecture, journaliste industriel, qui est revenu mourir à Périgueux, il y a
quelques années,, dans les fonctions de caissier de la banque de France, et
qui est Fauteur de très spirituelles comédies de Salon ; Chahrière Auguste,
le juge de paix homérique dont la légende reste ; l'architecte Catoire,qui a
fait le palais de -justice ; les professeurs Peyrqt et Granger ; l'inspecteur
Barrière ; Auguste Dupont, qui fut tué en duel par le Dr Chavoix, le 19 août
1852 ; l'avoué Réveilhas ; Raynaud-Minor ; Bernis ; Lacrousille Jules ; Cuménal ; Picon ; Fournier-Laurière, l'avocat mordant; Linard; le médecin
Séguy, etc., etc.
Tous ces hommes à situations graves, oubliant de temps en temps, pour
quelques heures, les soucis de leurs fonctions respectives, attirés par le
charrrie de ces loisirs momentanés et par l'expansion de vieilles amitiés,
redevenaient jeunes et gais comme à vingt ans. On demandait à Sauveroche
des chansons patoises ; il s'exécutait, mais la plupart du temps c'étaient les
amis qui en faisaient les frais. Dans ce genre, il y a le voyage de Granger à
Mareuil qui se termine par la glorification du robuste appétit de ce bon pro¬
fesseur de cinquième :
N'io pen pansé to tchobirous :
Trézé micas, treis millossous,
Maï lou pus béou Dindoude Fronço,
De boun vi-uno pléno foun,
Sé perménen dins quello panso
Coum'un mériller dins Saint-Frount.
Un autre jour, on fête le retour d'Albert de Calvimont
MŒURS
II y
PÉRIGOURDINES
avait à Périgueux, vers 1840-45, dans le quartier de la Cité, une
auberge célèbre par les réunions qu'y tenaient les personnages les plus
importants de la villp. Cette auberge, toutefois, n'avait point d'enseigne
alléchante, point de cheval blanc, pas le moindre lion d'or, mais un très
simple et très modeste br.andon. Elle avait, en revanche, une cuisinière
périgourdine hors ligne > que ses clients avaient baptisée la Blonde,
Dempeï treis meis te crezion mort.
Diou marcé s es laquer' en vito.
Lou Bíoundiers bénissen lou sort
Mais la plus connue,
Que Périgueux té ressuscita.
Perqué tu sès revicoula
Nous volen tous nous~sodoula.
c'est la chanson de l'inspecteur Numéro Deux,
dont le
héros était l'inspecteur primaire Barrière, et que nous donnons
dans, son entier.
Sauveroche était un enfant des Barris. II fut successivement professeur
de rhétorique, principal du collège, proviseur et enfin recteur de l'académie
de la Dordogne. Ce poste ayant.été supprimé un an après sa création, Sau¬
veroche fut nommé proviseur du lycée Louis-le-Grand. C.'est'pendant son
administration que le vieux collège communal subit toutes ses transforma¬
tions et dépouilla sa vieille "carcasse monacale.
Les discours-de Sauveroche, pleins d'élégance et d'érudition, sont des mo
dèles du genre. Le plus apprécié fut celui de 163 5 sur les célébrités du Péri-
gord (1), qui se terminait par le vœu devoir élever sur. nos places les statues
de Montaigne et de Fénelon. Ce fut le point de départ d'une souscription
organisée par M. de Marcillac, maire de Périgueux, qui se fit le propagateur
dévoué de l'idée de Sauveroche, et dont la persévérance en amena la réali¬
sation.
F.
P.
(lj Un petit volume in-18, chez Dupont, avec notes et figur.e8, aujourd'hui introuvable., et qui fut vendu au
profit de la souscription.
AVIS.
On demande des personnes de bonne volonté pour faire les ours sur les allées de Tourny. C'est une ocoasion pour se
débarrasser des bdiles-mères. Ces dernières, en modeste déshabillé, seront enchaînées pour éviter les accidents,
—
LA
VIE
PÉRIGOURDINE
L'inspétour numéro dous
Drôleis
avez vous
vis
Quand éou lou veou véni,
Lou redjen se bot' a blâmi ;
que court lou paysí
Gras coum'un aiitchou,
Naou coum'un bouchou,
Gros coum'un touneou,
Round coum'un péseou.
Quel homé
Trembl'en soludon
Salud'en tremblon.
Lou ventre 11 d o ou
Talemen n'a pooit.
tous, tremblas tous
Qu'ei l'inspétour numéro dous.
.
Or ça, pour commencé
Nous allons lire l'A B C.
Vetzon, Tiennissou,
:
Mais, monsieur l'inspecteur?
L'inspecteur :
Mais, hé bien, monsieur l'instituteur!
Tremblas...
Refrain :
Tremblas
L'instituteur
L'instituteur :
Pour l'ambur de Dieu
Inspectez
un peu
!
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